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DÉCÈS - Triste nouvelle pour les fans de “Malcom”. Cloris Leachman, qui incarnait l’une des grand-mères les plus incontournables du petit écran dans la série télévisée , s’est éteinte à l’âge de 94 ans. L’ actrice est décédée ce mercredi 27 janvier à son domicile, situé dans la ville côtière d’Encinitas, en Californie. D’après son agent Monique Moss, la comédienne est morte de causes naturelles, dans son sommeil, aux côtés de sa fille Dinah Englund.

Cloris Leachman était connue pour sa prestation hilarante dans “Malcom”, une série télé américaine diffusée entre 2000 et 2006 sur Fox et créée par Lindwood Boomer. C’est dans l’épisode 15 de la seconde saison qu’elle apparaît pour la première fois dans le rôle d’Ida. La comédienne a incarné le personnage de la méchante grand-mère Ida, alcoolique, fumeuse, hypocrite, méprisante, manipulatrice et surtout qui détestait ses petits-enfants.

Frankie Muniz, qui a joué le personnage principal de la série “Malcom”, a témoigné de sa profonde tristesse sur son compte Instagram comme visible ci-dessus . “ Je suis très triste d’apprendre la nouvelle de Cloris Leachman. C’était une battante avec qui travailler parce qu’elle n’avait pas peur d’essayer quoi que ce soit sur le plateau.” Et d’ajouter: “Ne pas rire et ruiner les tournages était toujours extrêmement difficile. Elle était incroyablement gentille avec tout le monde. RIP grand-mère.”

Cloris Leachman avait aussi la capacité d’interpréter des personnages tous aussi différents les uns des autres. À la fin des années 1940, après ses débuts à Broadway, l’actrice multiplie les rôles à la télé. Elle s’est notamment fait connaître en incarnant la mère de Timmy dans la célèbre série “Lassie” sortie en 1954. Elle a également joué le personnage d’une prostituée de la frontière dans le film “Butch Cassidy and the Sundance Kid” de 1969.

D’ autres se souviennent probablement d’elle dans le film “Frankenstein Junior” où elle interprétait le rôle de Frau Blücher ou encore pour son personnage de la voisine égocentrique Phyllis dans la série télévisée “The Mary Tyler Moore Show”.

De nombreux prix

Cloris Leachman a notamment obtenu l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour sa prestation en tant que femme au foyer dans le film “La dernière séance” de 1971. Ce prix n’a fait que confirmer ses talents et lui a permis d’enchaîner les expériences. Au cours de sa carrière, la comédienne a aussi remporté huit statuettes, des BAFTA ou encore des Golden Globes .

Dès l’annonce de son décès, les hommages se sont multipliés sur les réseaux sociaux. De Lynda Carter au réalisateur Mel Brooks en passant par sa manager Juliet Green ou l’acteur Steve Martin, tous ont tenu à exprimer leur profonde tristesse d’avoir perdu “l’une des actrices les plus intrépides de notre époque” selon Juliet Green.

″ Cloris Leachman était la reine des Amazones et de l’industrie, bravant les barrières et inspirant les femmes du cinéma et de la télévision pendant des décennies. Elle était une douce maman à la télé et une battante avec qui travailler. Tu vas me manquer ainsi que tes sourires et les rires que tu as amenés partout où tu es allée, Cloris.

“Une si triste nouvelle. Cloris était incroyablement talentueuse. Elle pouvait vous faire rire ou pleurer en un rien de temps. Toujours un tel plaisir de l’avoir sur un plateau. Chaque fois que j’entendrai un cheval gémir, je penserai à l’inoubliable Frau Blücher de Cloris. Elle est irremplaçable et nous manquera beaucoup.”

“Hommage à Cloris Leachman, qui a apporté les mystères de la comédie sur grand et petit écran.”

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Une crocodile au Zoo d

AUSTRALIE - Le réflexe qui sauve. Alors qu’il se baignait ce jeudi 28 janvier dans un parc situé non loin de la grande ville australienne de Cairns, un homme de 44 ans fut la malheureuse victime d’une attaque de crocodile . Mais armé de courage, ce dernier s’est finalement sauvé en desserrant  à mains nues la mâchoire du reptile, l’un des animaux vivants aux mâchoires les plus puissantes .

C’est en nageant que l’Australien aurait “senti quelque chose étreindre le sommet de sa tête”, pour enfin comprendre qu’il s’agissait d’un crocodile, rapporte à l’AFP Paul Sweeney, l’un des secouristes du Queensland. Il raconte alors que le quadragénaire a “mis ses mains dans la mâchoire (du crocodile) pour dégager sa tête et quand il l’a eu fait, la mâchoire s’est refermée sur son index gauche”.

Hors des dents du reptile, l’Australien aurait alors parcouru une longue distance à la nage afin d’atteindre le rivage, avant que le crocodile ne s’intéresse à nouveau à lui. L’équipe de secours a décrit un homme ”étonnamment calme” à leur arrivée dans le parc.

Aujourd’hui sain et sauf grâce à son bon réflexe, le quadragénaire, qui aurait eu “beaucoup de chance” selon Paul Sweeney, ne souffrirait que de quelques blessures “au niveau de la tête, du visage, de l’épaule et de la main”. “C’est une personne assez robuste qui a dit qu’il reviendrait bientôt nager. Donc, un homme plus courageux que moi”, a même plaisanté le secouriste.

Si les crocodiles sont nombreux dans les eaux salées de la région, les attaques ne sont pas si fréquentes.

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Demi Moore, ici lors du défilé Fendi, mercredi 27 janvier, à Paris.

MODE - À 58 ans, Demi Moore ajoute une corde de plus à son arc. Alors que la semaine de la mode se tient actuellement dans la capitale, l’actrice américaine a, elle, foulé les marches d’un podium pour la première fois, celui de la griffe italienne Fendi .

Elle était habillée d’un ensemble en soie noir. Le haut, dénudé aux épaules. Le bas, large et fluide. À ses oreilles pendaient de très longues boucles à formes géométriques. Ouvrir ce défilé au coeur du palais Brogniart, c’était comme “réaliser un rêve d’adolescente”, a-t-elle confié sur Instagram un peu plus tard ce mercredi 27 janvier.

Important à ses yeux, ce moment l’était aussi pour la marque fondée en 1925. Il s’agissait du premier défilé de son nouveau directeur artistique, Kim Jones. Celui-ci, également à la tête des collections homme de Dior depuis deux ans, a pris les rênes de la maison romaine au mois de septembre dernier, un an et demi après la mort de son prédécesseur, Karl Lagerfeld.

Reconnu pour avoir su introduire les codes du streetwear dans l’industrie du luxe, comme le rappelle l’AFP, Kim Jones avait ici un défi de taille, à savoir débuter chez Fendi avec une collection Haute Couture, symbole de la sophistication et de l’artisanat de mode.

Il est allé chercher dans ses origines au coeur du Sussex, région au sud de l’Angleterre où il a passé une partie de son enfance, pour nourrir son inspiration. Celui-ci, qui a grandi à deux pas du cottage de Virginia Woolf, a choisi de transmettre, ici, sa passion pour le Bloomsbury, un groupe d’intellectuels fondé par l’écrivaine, et de l’intégrer dans les codes de Fendi, maison longtemps tenue par les femmes de la famille.

Kate Moss et sa fille, Cara Delevingne, mais aussi Bella Hadid, Naomi Campbell et Christy Turlington. Aux côtés de Demi Moore, plusieurs mannequins de renom étaient là pour marquer le coup.

Kate Moss et sa fille, Lila Moss.

Chacune leur tour, elles ont déambulé dans les rangées avant de rejoindre des box en plastique décorés de plantes et feuillages. Certaines ont pris la pose à la manière de sculptures romaines. D’autres, ont ouvert l’un des rares livres du Bloomsbury rassemblés spécialement pour l’occasion.

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La série

GAME OF THRONES - L’univers de “Game of Thrones” ne cesse de s’étendre. Selon les informations exclusives de Variety , une série animée tirée de l’oeuvre romanesque de G.R.R Martin serait en préparation sur HBO MAX . Aucun détail n’a pour l’instant été révélé concernant l’histoire, le casting ou la date de sortie. Mais ce qui semble certain, c’est que HBO souhaite à tout prix exploiter au maximum le filon “ Game of Thrones ”.

“C’est certainement une excellente ressource que nous avons et un monde incroyable. Donc, je ne pense pas que ce sera juste la seule [série] pour le reste de sa vie”, avait d’ailleurs déclaré Casey Bloys, le directeur de contenu de la plateforme de streaming, au magazine américain en décembre dernier.

Le premier spin-off de “Game of Thrones” est prévu pour 2022

La semaine dernière, Variety révélait également qu’un autre spin-off tiré de la série de nouvelles de G.R.R. Martin “Tales of Dunk and Egg” était en développement sur HBO. L’histoire devrait se dérouler 90 ans avant les péripéties de Jon Snow et Daenerys.

Ces deux projets, qui n’en sont qu’à leurs balbutiements, s’ajoutent à celui d’ “House of Dragons”, adapté du roman “Feu et Sang” et prévu pour 2022. Il reviendra sur la chute de la dynastie Targaryen 300 ans avant l’intrigue principale. Les premières images avaient d’ailleurs été dévoilées en décembre dernier. Deux visuels publiés sur le compte Twitter officiel de la série, montrant les premières esquisses des dragons, si propres à la famille Targaryen.

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Comme il le fait régulièrement (ici le 7 janvier), Olivier Véran tiendra une conférence de presse ce jeudi mais il n

CORONAVIRUS - Un point d’étape qui sera particulièrement scruté dans un contexte où un reconfinement menace. Ce jeudi 28 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran tiendra une conférence de presse à 14 heures pour faire le point sur l’épidémie de coronavirus .

Selon les informations de BFMTV , confirmées au HuffPost , le ministre et le directeur général de la santé Jérôme Salomon livreront les derniers chiffres disponibles et répondront aux questions des journalistes.

Pour autant, pas question pour le binôme d’annoncer de nouvelles restrictions, le chef de l’État ayant informé les membres du gouvernement qu’ils avaient jusqu’à vendredi pour fournir des analyses complémentaires, alors qu’il est désormais admis que le couvre-feu à 18 heures est insuffisant .

“Prendre en compte tous les paramètres”

En parallèle, le premier Jean Castex mène une série de consultations, comprenant les associations d’élus, les parlementaires et les syndicats. L’idée, selon un conseiller de Matignon sollicité par Le HuffPost , est de  “prendre en compte tous les paramètres”, avant de trancher, alors que l’exécutif a souvent été taxé de décider sans concertation et sans prendre en compte nombre de situations locales et particulières.

Rien ne devrait donc sortir de cette conférence de presse, si ce n’est la préoccupation du gouvernement sur la situation épidémiologique. ”À date d’aujourd’hui, on travaille sur différentes options qui ne sont pas arrêtées. Il est encore trop tôt pour dire ce qu’il en sera”, ajoute l’entourage de Jean Castex.

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BANDE DESSINÉE —Pour la première fois de son histoire, le festival d’ Angoulême n’aura pas lieu fin janvier pour le grand public. Les organisateurs espèrent pouvoir décaler l’édition 2021 au mois de juin , si le contexte sanitaire le permet. L’absence de ce rendez-vous annuel incontournable tant pour les professionnels que pour les lecteurs n’éteindra pas la passion, d’autant que les bonnes sorties cet hiver sont nombreuses. Voici une sélection de lectures parmi les meilleures nouveautés.

“Ne m’oublie pas” — Alix Garin (Le Lombard)

Lors d’une visite à sa grand-mère en maison de retraite, Clémence prend une décision subite et irréfléchie : l’enlever pour l’emmener une dernière fois dans la maison où elle a grandi, puisque la vieille dame qui souffre de la maladie d’Alzheimer replonge de plus en plus souvent en enfance. “Ne m’oublie pas” est un road movie cocasse, qui raconte la fugue d’une personne âgée qui n’a aucune conscience de ce qu’elle fait, et emporte le lecteur jusqu’à le bouleverser. La maladie est dépeinte avec justesse (croire très âgé que l’on est à nouveau un enfant est un syndrome classique d’Alzheimer), ce qui s’explique par le fait que l’histoire - bien que fictionnelle - est inspirée de l’expérience familiale de l’auteure. La beauté de cette bande dessinée tient dans la relation entre les deux femmes : comment continuer d’aimer quelqu’un qui ne vous reconnaît plus ? Comment partager des expériences avec une personne qui n’en gardera aucune mémoire ? Comment faire ses adieux à celle qui a compté dans votre vie au point de vous permettre d’accepter qui vous êtes ? “Ne m’oublie pas” est un album d’une tendresse et d’une sensibilité hors norme, une de ces œuvres qui font venir les larmes au coin de l’œil.

“Le Labo” - Hervé Bourhis & Lucas Varela (Dargaud)

Au fil des albums, Hervé Bourhis trace un chemin singulier dans le paysage de la BD francophone, entre livres érudits sur la musique ( “Le Petit livre Rock”) et bandes dessinées humoristiques mordantes (“Le Teckel”), qu’il écrit et met en images. Son nouvel ouvrage : “Le Labo”, dont il n’est que scénariste, raconte comment l’ordinateur individuel a été inventé en France bien avant Apple et Microsoft, par un jeune héritier qui voyait le futur à chaque fois qu’il mélangeait fromage de chèvre et ganja californienne. Bien que délirant dans son pitch, “Le Labo” propose une histoire alternative de l’informatique tout à fait crédible, qui s’inspire de nombreux événements réels (la création du concept de souris informatique par un américain en 1968 bien avant l’ordinateur, les débuts de la Silicon Valley, l’âge d’or du jeu vidéo au Japon) pour les remixer dans une fiction échevelée. A la source de cette histoire se trouve une anecdote tout à fait exacte : la France a failli inventer Internet quand Louis Pouzin développa le protocole TCP/IP, utilisé dix ans plus tard aux États-Unis après que les financements de ses travaux aient été interrompus par un État français préférant investir dans le concept inexportable du minitel. Cette BD psychédélique qui oppose quinqua franchouillards bourrés au Pastis et boomers hippies défoncés à l’herbe n’oublie pas de balancer une critique bien sentie des mouvements culturels des années 1970 (sexisme, mépris de classe, narcissisme des babas cool). Le dessin de Lucas Varela, aux limites de la caricature, sert parfaitement l’histoire, hilarante de la première à la dernière page.

“Yellow Cab” - Chabouté (Glénat / Vents d’Ouest)

Robert de Niro aurait passé de longs mois comme chauffeur de taxi à New York pour préparer son rôle dans le film “Taxi Driver”. Le réalisateur français Benoît Cohen, installé depuis peu dans la ville, se décide à faire de même pour prendre le pouls de la ville et puiser l’inspiration de son prochain film dans lequel l’héroïne conduirait elle aussi un taxi jaune. La matière de cette expérience n’a finalement pas donné un film mais un roman, puis une bande dessinée magnifiquement mise en images par Chabouté. L’histoire relatée est celle du long parcours du combattant avant de pouvoir obtenir une licence, puis le portrait de la ville en creux à travers celui de ses habitants embarqués dans le taxi. Ce qui suscite surtout l’enthousiasme dans cet album, c’est le dessin amoureux de la ville de New York, cosmopolite et animée, si graphique et si belle, parfois lors de longues séquences sans texte qui sont en soi un véritable voyage. Une seule envie après avoir fermé l’album : y retourner, vite.

“Tomino La Maudite” (volume 1) - Suehiro Maruo (Casterman)

Suehiro Maruo est la star du genre “ero guro”, une branche tellement déviante du manga qu’elle est souvent considérée comme infréquentable, et dépasse rarement en diffusion le petit cercle d’initiés qui en saisit la dimension provocatrice et comique (personne ne s’étonnera que Moebius fut le premier à l’éditer en France dans la revue “A suivre”). Si les titres les plus extrêmes de cet auteur sont (courageusement) édités par les éditions IMHO, d’autres, plus grands publics, sont disponibles chez Casterman. Deux de ces albums : “L’Enfer en Bouteille” et “L’Île Panorama” sont incontournables au lecteur curieux. Il faudra désormais ajouter un troisième titre à cette liste : “Tomino la maudite”, qui marque le grand retour de Maruo dans les librairies françaises. L’histoire est celle de deux jumeaux abandonnés par leur mère et vendus à un cirque dans les années 1930. Sur des thématiques proches de celles des films “Freaks” et le “Tambour”, “Tomino la Maudite” est un manga qui ne respecte aucune convention. On y retrouve les obsessions de l’auteur pour la difformité, la sexualité, l’enfance sacrifiée, et la grande liberté formelle qui caractérise son style unique.

“Pacific Palace” - Le Spirou de Christian Durieux (Dupuis)

Si les personnages de Spirou et Fantasio ont pu être réinterprétés par divers artistes dans la série canonique où officia notamment le grand Franquin, c’est dans une série parallèle : “Spirou vu par…”, que les auteurs profitent de la plus grande liberté créative. En l’absence de cahier des charges, il leur est proposé de composer des histoires indépendantes, en principe en un seul volume (Émile Bravo faisant exception), et à leur manière. “Pacific Palace” de Christian Durieux (scénariste et dessinateur) propose pour le nouvel épisode de cette collection un Spirou très politique. Dans un hôtel français confiné pour quelques jours, un ex-dictateur des Balkans : Iliex Korda (très inspiré des bouchers serbes de la guerre de Yougoslavie) pose ses valises. Pour empêcher la curiosité des media, seule sa famille occupe les lieux, entourée d’une équipe réduite pour les servir. Spirou et Fantasio y occupent le poste de groom, ce qui leur permet d’assister à un ballet de politiciens autour d’une négociation qui révèle quelques secrets d’État que certains aimeraient voir oublier. Au-delà de la dimension morale de ce conte politique très contemporain, “Pacific Palace” est aussi une touchante histoire d’amour impossible. Cerise sur le gâteau : le groupe Cocoon a composé une bande originale de deux chansons à écouter en lisant l’album.

“Trenchfoot (Doggybags one shot)” - Mud & Ghisalberti (Ankama)

Les fans de bis, de cinéma de genre et de bandes dessinées mal élevées connaissent bien la série “Doggybags”, qui fut le temps de treize albums collectifs une joyeuse collection d’histoires courtes modernisant le concept des “Eerie”, “Creepy” et autres “Contes de la Crypte” qui firent les belles heures de la bande dessinée horrifique aux États-Unis il y a cinquante ans. Irriguée de références pop, influencée par la littérature pulp, la série s’est relancée sous forme de hors-séries et d’albums “one-shot”, comme ce “Trenchfoot” qui est une belle réussite. Autour d’un magnifique portrait de loser redneck de Louisiane qui se trouve sans doute être le seul américain à ne pas être obsédé par l’argent, Mud & Ghisalberti composent une histoire qui sent le soufre, la sueur et le sang. Les codes de “Doggybag” sont respectés à la lettre : ton grinçant, violence graphique et narration très cinématographique.

“Cineramdam”- Witko & Karibou (Fluide Glacial)

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Le chef d’une tribu barbare harangue ses troupes avec un discours galvanisant, jusqu’au moment où son armée s’interroge sur l’utilité de mourir pour la gloire, et déserte en masse. Un détective anglais réunit les suspects d’un meurtre pour annoncer la résolution de l’énigme, et se trompe quatre fois. Deux cowboys se font face armes au poing, prêts à démarrer un duel, avant de tomber amoureux. Voilà trois clichés de cinéma, parmi de nombreux autres, qui sont détournés par Karibou (scénario) et Witko (dessin) dans un album qui retourne les situations classiques des films. Aucun genre n’est épargné, du film de guerre à la science-fiction. Sans atteindre le génie sur cette même idée que l’indépassable “Cinémastock” de Gotlib et Alexis (qui - mazette ! - vient de fêter ses 50 ans), “Cineramdam” fait beaucoup rire. L’album apporte une nouvelle preuve que l’écurie Fluide Glacial, après des temps plus moroses, renoue depuis quelques années avec une étonnante capacité à se régénérer et se moderniser autour d’une véritable pépinière de jeunes talents comiques.

“L’École buissonnière” - Patrice Ordas & Alain Mounier (Grand Angle)

Pour finir cette sélection, un album plutôt destiné aux adolescents, consacré à l’histoire d’un groupe de bacheliers résistants en 1943. L’immense succès commercial de la série “Les Enfants de la Résistance” semble avoir fait des émules, ici avec une approche et un dessin plus réalistes. Un incident à la sortie du lycée lors d’un contrôle d’identité pousse un groupe de quatre amis dont trois s’apprêtent à passer leur Bac, à s’enfuir, ce qui déclenche une série d’événements qui vont bouleverser leurs vies. Contraints de prendre la fuite, ils rejoignent la résistance. L’histoire racontée dans “L’École buissonnière” est directement inspirée de la vie du père du scénariste de l’album, engagé dans le maquis avant d’être arrêté et torturé à l’âge de 17 ans. Elle rappelle que l’âge moyen des 100.000 résistants français était de seulement 20 ans...

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Les viols et violences intra-familiales en forte hausse en 2020 (Photo prétexte Getty Images)

VIOLENCES - Les viols (+11%) et les violences intra-familiales (+9%) ont été en forte hausse en 2020 , pour la troisième année consécutive, indique ce jeudi 28 janvier le premier bilan annuel de la délinquance publié par le ministère de l’Intérieur.

Ces franches augmentations contrastent avec la baisse de la plupart des autres indicateurs de la délinquance en cette année marquée par la pandémie et les deux périodes de confinement, selon l’analyse de la délinquance 2020 du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI).

>> Plus d’informations à venir...

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    Yannick Bestaven remporte le Vendée Globe et raconte sa joie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 09:54 · 1 minute

SPORT - “C’est une victoire historique” a déclaré Yannick Bestaven tout juste descendu de Maître Coq, le bateau qui l’a conduit à ce succès. Arrivée après Charlie Dalin , le navigateur qui a remporté le Vendée Globe grâce au système de compensation a raconté sa joie devant les nombreuses caméras qui l’attendaient devant la ligne d’arrivée, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article .

Alors qu’il avait déjà participé à la course il y a 12 ans, Yannick Bestaven a cette fois réussi à arriver en première place, bien qu’il ne s’était fixé comme seul objectif d’aller au bout de la course.

Vainqueur alors qu’il n’a pas été le premier à franchir la ligne d’arrivée, le navigateur a bénéficié d’un système de compensation pour avoir participé au sauvetage spectaculaire de Kevin Escoffier dont le bateau pris dans une vague s’est brisé en deux pendant la course.

Compensations

Arrivé 07 heures, 53 minutes et 59 secondes derrière Charlie Dalin, le jury du Vendée Globe avait décidé qu’une fois la ligne d’arrivée franchie, le temps de course de Yannick Bestaven serait décompté de 10 heures et 15 minutes.

L’Allemand Boris Herrmann (SeaExplorer-Yacht Club de Monaco) bénéficie lui aussi d’une compensation de six heures après ce sauvetage mais il a heurté un bateau de pêche mercredi soir et devrait désormais arriver “entre 10H00 et 11h00” jeudi, selon l’organisation de la course.

Le 8 novembre, 33 skippers avaient pris le départ. Huit ont abandonné durant cette course marquée par une météo difficile qui n’a pas permis de battre le record de 74 jours et 3 heures établi en 2017 par Armel Le Cléac’h.

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