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    Gims s'excuse pour sa vidéo sur la "bonne année" et va redemander la nationalité française

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 23 January - 10:53 · 3 minutes

MUSIQUE - Il n’avait pas réagi depuis les critiques survenues après la diffusion d’une vidéo où il appelait, le 1er janvier en tant que musulman, ses 2,9 millions d’abonnés sur Instagram et Snapchat à “ne pas lui souhaiter la bonne année” . La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, lui avait demandé de s’expliquer, c’est désormais chose faite après 3 semaines de mutisme.

​“Cette vidéo, je la regrette totalement. C’était un ovni, je ne communique pas comme ça habituellement. Je ne voulais pas blesser des gens. La foi, ça relève de l’intime”, explique l’artiste dans une interview accordée au Journal du dimanche (JDD) . “Il ne faut pas que les réseaux sociaux soient un tremplin pour parler de ça. Ça ne change en aucun cas mes relations avec mon public, animiste, ­bouddhiste, catholique, musulman… Cette vidéo a été faite avec spontanéité, tard le soir. Je suis vraiment désolé”.

Ne pas être Français, “l’un de (s)es plus grands regrets”

La star du rap Gims, Congolais ayant vécu en France presque toute sa vie, compte également redemander la nationalité française qui lui a été refusée. “Je referai une demande de nationalité. Je suis quelqu’un de très patient, pas du genre à baisser les bras”, a-t-il déclaré à l’hebdomadaire.

L’auteur-compositeur-interprète, né Gandhi Djuna à Kinshasa en 1986, est arrivé en France à l’âge de deux ans, de parents qui fuyaient à l’époque le Zaïre du président Mobutu Sese Seko. Ne pas être Français, “c’est l’un de mes plus grands regrets. Tous mes souvenirs sont en France (...) Quand je voyage au Qatar, aux États-Unis... je me présente comme un artiste français. Pas congolais”, explique-t-il. “Il me manque ‘le papier officiel’. Mais ça, ça ne dépend pas que de moi. Apparemment le refus est lié à un délit que j’aurais commis quand j’étais mineur. Mais mon casier est vierge”, détaille le rappeur.

“Je ne peux pas voter!”

Le quotidien Le Parisien , qui publie une enquête sur “la face cachée” du rappeur, présente toutefois une autre version. Sa première demande de naturalisation est déposée en 2013, mais “la procédure s’enlise”. Selon “un ancien ministre de l’Intérieur” interrogé par le journal, le refus finalement essuyé en 2017 est dû à “des défauts de paiement d’amendes pour des délits routiers et son incapacité à établir en France le centre de ses intérêts matériels”, le chanteur résidant une bonne partie de l’année à Marrakech (Maroc). Gims aurait relancé sa demande en 2018, évoquant le sujet auprès de l’épouse du président Brigitte Macron, sans plus de succès, d’après le quotidien.

Interrogé par le JDD sur sa proximité avec la candidate à l’élection présidentielle Valérie Pécresse , Gims a également précisé qu’il ne soutenait pas la candidate LR. “On a ressorti une vieille vidéo tournée à l’époque où elle n’était pas candidate. Je soutiens sa démarche, en tant que présidente de la Région Île-de-France, pour les jeunes talents [le chanteur est parrain depuis 2019 du Marathon des talents, une opération lancée par le conseil régional francilien]. Je l’aurais fait avec tous les autres politiques, sauf avec les extrêmes”, explique-t-il. Dans cette vidéo, les gens pensent que j’appelle au vote, alors que je n’ai pas la nationalité française. Moi-même je ne peux pas voter!”

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