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    À l'internat du CHU de Toulouse, une fresque jugée "pornographique" découverte

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 October - 07:12 · 2 minutes

Une fresque jugée sexiste a été accrochée sur le mur du réfectoire de l

PORNOGRAPHIE - Une dizaine de corps nus dans des positions lascives, une femme aux couettes blondes et tenue rose à quatre pattes, une autre qui écarte les jambes. C’est ce que représente une fresque , caricature du tableau La Liberté guidant le peuple , accrochée au mur de la cantine de l’internat de médecine de l’hôpital Purpan, qui dépend du CHU de Toulouse .

“Dégradante”, “sexiste”, voire “ pornographique ”, l’œuvre qui représente des personnels travaillant dans l’établissement choque les associations et syndicats; son retrait a été exigé. Elle a été remarquée par une membre du collectif “Jeudi11-2” (un collectif d’usagers de l’internat créé en 2018), qui l’a signalée à Osez le Féminisme 31. Dans la foulée, le syndicat SUD du CHU de Toulouse a déposé une procédure d’alerte pour danger grave et imminent auprès de la direction de l’établissement vendredi 22 octobre. L’inspection du travail a aussi été saisie, précise France 3 Haute-Garonne .

Le syndicat Sud Santé Sociaux du département a également réagi sur Twitter, dénonçant le “machisme” et le “sexisme à l’hôpital”.

Interpellée, la direction de l’hôpital Purpan a indiqué lundi 25 octobre dans un communiqué que “le CHU et les facultés de santé rappellent leur attachement le plus strict à la lutte contre toute forme d’atteinte à la dignité des personnes”, rapporte BFM TV. Et d’ajouter: “Un courrier a été adressé au président de l’association de l’Internat, lui demandant le retrait immédiat de cette toile.”

”Ça fait partie du folklore”

La fresque n’est pas signée, mais elle serait apparue durant l’été 2021, après les travaux de rénovation de la cafétéria. Les internes interrogés par France Bleu ne semblent pas choqués par cette fresque, bien que la peinture représente des chefs de service et des médecins de leur hôpital. ”Ça fait partie du folklore de médecine”, estime l’un d’eux au micro de la radio.

“La pratique de l’humour carabin, qui remonte au 19 e siècle dans les salles de garde des hôpitaux, visait à transcender, à renverser le sacré, la mort, en étant dans la subversion. Aujourd’hui, tout cela est excessivement sexualisé. Nous ne voyons pas où se trouve la subversion”, estime de son côté Frédérique, membre d’Osez le féminisme, interrogée par la Dépêche .

Le CHU de Toulouse n’en est pas à sa première polémique sur le même thème. En 2018, l’association Jeudi11-2 avait déjà signalé une fresque jugée sexiste accrochée sur le mur de la salle de garde de l’hôpital. Elle avait été retirée après quelques jours.

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