close
  • Hu chevron_right

    Le démarrage de l'EPR de Flamanville encore repoussé à 2023

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 12 January - 10:56 · 1 minute

Le réacteur nucléaire de nouvelle génération qui doit être mis en service à Flamaville dans la Manche a encore été repoussé, voyant son coût d

NUCLÉAIRE - Un éternel serpent de mer. EDF a annoncé ce mercredi 12 janvier de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR en construction à Flamanville, dans la Manche, dont le démarrage est repoussé à l’an prochain, en raison notamment de la pandémie de covid-19 .

“La date de chargement du combustible est décalée de fin 2022 au second trimestre 2023. L’estimation du coût à terminaison passe de 12,4 milliards d’euros à 12,7 milliards”, indique le groupe dans un communiqué .

Contrecoup pour la stratégie française

En chantier depuis 2007, l’EPR a accumulé les déconvenues , avec dernièrement un important problème sur des soudures.

Le nouveau calendrier annoncé mercredi tient compte “de l’état d’avancement des opérations et de la préparation du démarrage dans un contexte industriel rendu plus difficile par la pandémie”, explique EDF.

Cette annonce intervient alors que le France s’apprête à lancer un nouveau programme de construction de réacteurs nucléaires, comme l’a annoncé le président Emmanuel Macron le 9 novembre .

Des difficultés aussi en Chine

Pour autant, le ministère de la Transition écologique, dirigé par Barbara Pompili , a tenu à se montrer rassurant après l’annonce de nouvelles difficultés ce mercredi. “Le gouvernement sera vigilant à ce qu’EDF tire les leçons des différents retards qu’a connu ce chantier afin d’améliorer son processus industriel”, a indiqué à l’AFP le ministère.

L’EPR de Flamanville est actuellement le seul construit en France. Trois réacteurs EPR sont déjà entrés en fonctionnement dans le monde: deux en Chine, à Taishan, et un en Finlande.

Un incident avait conduit en juillet à l’arrêt de l’un de ces réacteurs EPR à Taishan. EDF explique mercredi qu’il a subi “un phénomène d’usure mécanique de certains composants d’assemblages” et que cela “ne remet pas en cause le modèle EPR”.

À voir également sur le HuffPost : Voitures électriques, hydrogène vert, industrie décarbonée... les promesses écologiques de Macron pour 2030