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    Soldat tué au Mali: "Le risque fait partie du métier", expliquaient les militaires sur place

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 23 January - 17:27 · 2 minutes

GAO - Un 53ème soldat français a été tué au Mali. Lors d’une attaque au mortier ce samedi 22 janvier contre le camp de Gao , dans le nord du Mali, le brigadier Martin, grièvement blessé, a succombé à ses blessures. Neuf autres soldats français ont été “légèrement blessés” mais “leur état n’inspire aucune inquiétude”, a précisé l’état-major des Armées dans un communiqué.

Le camp de Gao a été la cible peu avant 17h, heure de Paris, de “plusieurs tirs indirects” d’obus de mortiers, partis d’une position située à une distance de “cinq à six kilomètres au nord-est”, a indiqué le porte-parole de l’état-major des Armées, le colonel Pascal Ianni, à l’AFP.

Mi-décembre, Le HuffPost s’était rendu cette base militaire , où 2.500 militaires sont affectés. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus , un monument aux morts au Mali est présent dans le camp, sur la place d’armes.

“Le risque zéro n’existe pas”

Des officiers de l’état civil gèrent toute l’administration des militaires... Qui peut aller parfois jusqu’au décès. Un risque qui est présent dans l’esprit des soldats en opération extérieure. Car s’ils estiment être bien préparés à faire face à tout type de menace, le risque zéro n’existe pas. Avant de partir, ils ont la possibilité de mettre par écrit leurs souhaits si le pire devait arriver. Chacun évoque cette éventualité, ou non, avec ses proches.

Au Sahel, il s’agit du 53e militaire français tué au combat depuis 2013. Trois l’avaient été l’an dernier, un quatrième soldat étant mort accidentellement. Alexandre Martin, âgé de 24 ans, était engagé depuis septembre 2015 dans l’armée de Terre. Après des missions en Guyane, en Martinique et à Djibouti, il participait depuis le 19 octobre à l’opération Barkhane.

Quatre soldats français ont déjà été blessés mardi au Burkina Faso lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule. Les relations exécrables entre la junte au pouvoir à Bamako et Paris posent la question du maintien d’une présence française et européenne au Mali, même si l’option d’un retrait est peu évidente, entre campagne présidentielle et présidence française de l’Union européenne.

À voir également sur Le HuffPost : En patrouille avec les militaires de Barkhane au Mali