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    Présidentielle: Bertrand répond aux "postures martiales" de Macron sur la sécurité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 September - 13:18 · 3 minutes

Xavier Bertrand photographié lors du déplacement d

POLITIQUE - Xavier Bertrand contre-attaque. Alors qu’Emmanuel Macron est venu sur ses terres des Hauts-de-France faire des annonces sécuritaires à l’occasion de la clôture du Beauvau de la sécurité mardi 14 septembre, le candidat déclaré à l’élection présidentielle a répliqué sur ce thème cher à la droite. L’occasion pour le président de région de fustiger les “postures martiales” et de promettre “la fin de l’impunité”.

Pour ce faire, Xavier Bertrand a dévoilé un arsenal de mesures ce mercredi 15 septembre et dit tout le mal qu’il pense des annonces présidentielles. “Nous ne relèverons pas la France si on ne met pas comme préalable la restauration de l’autorité dans notre pays”, a-t-il affirmé, estimant qu’“Emmanuel Macron l’a oublié”.

Car “sans expérience d’élu local, il est impossible de comprendre toutes les formes d’insécurité qui aujourd’hui fracturent notre pays” et de “ressentir ce que vivent les Français”, a-t-il affirmé, visant sans le nommer le chef de l’État, lequel avait annoncé la veille une rallonge budgétaire de 500 millions pour la police en 2022 et donné les grandes lignes de son action à venir, comme le doublement des effectifs policiers sur le terrain. Un “plan Marshall sans lendemain”, pour le candidat de droite.

″Éviter” la “guerre civile”

Se posant en défenseur des forces de l’ordre qui “sont devenues des cibles”, il a étrillé la proposition du chef de l’État, qui a annoncé un nouvel outil de contrôle des policiers. Un dispositif qui, selon lui, “participe à cette mise en cause généralisée des forces de l’ordre”. “L’heure est grave. J’entends l’exaspération et la colère de nos concitoyens. Demain, si l’on ne fait rien, certains se feront justice eux-mêmes. Et après-demain, ce serait la guerre civile. Le rôle d’un Président, c’est de tout faire pour l’éviter”, a-t-il affirmé.

Parmi ses axes de travail, il a assuré que “toute personne qui commet un délit ou un crime doit avoir la certitude qu’elle sera sanctionnée”, avec diverses mesures: majorité pénale ramenée à 15 ans, peines minimales obligatoires pour les récidivistes, “un an de prison ferme” pour les agressions des forces de l’ordre...

Pour que les peines prononcées “soient vraiment exécutées”, il a promis 20.000 places de prison supplémentaires et d’expulser “systématiquement” les délinquants étrangers en fin de peine. Pour que les peines prononcées “soient vraiment exécutées”, il a promis 20.000 places de prison supplémentaires et d’expulser “systématiquement” les délinquants étrangers en fin de peine.

Pour les amendes pénales, il a proposé qu’elles “soient saisies directement sur les salaires ou, le cas échéant, sur certaines prestations sociales, comme le RSA”. Xavier Bertrand a également plaidé pour “lutter contre le phénomène des bandes qui installe l’ultra-violence au cœur de nos villes et, de plus en plus, de nos campagnes” en combattant le trafic de stupéfiants. Enfin “les auteurs d’attentats terroristes ne seront plus libérables avant 50 ans”, a-t-il affirmé, en appelant à “faire évoluer le droit pour combattre l’islamisme”.

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