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    CPU Ex0173 Relayer les alertes

    news.movim.eu / LinuxFRJournaux · 2 days ago - 09:03

Dans cette release de CPU, dans la série situation critique : Une sonnerie inhabituelle, sidération, stupéfaction et réflexes conditionnés.

Nous recevons Gaël "RatZillaS" Musquet , co-fondateur de l'association Hackers Against Naturel Disasters. Ceci est la deuxième partie de l'interview dont la diffusion fut commencée la semaine dernière , elle est disponible en version longue.

Podcast, écoute libre, transcripts, documents, liens et archives : https://cpu.pm/0173

Chapitres :

La semaine prochaine : on revient au simple… basique…

Agenda : Bientôt les 40 ans de Radio FMR, venez nous rejoindre pour une soirée au Bikini, samedi 27 novembre

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    Sortie de Grails 5.0.0

    news.movim.eu / LinuxFRJournaux · 3 days ago - 17:48 · 1 minute

Grails est un framework applicatif à l’ancienne, utilisant le langage Groovy (donc la JVM) et basé sur Spring Boot. À l’inverse des frameworks type "Microservice", beaucoup de dépendances sont incluses par défaut, aidant à la mise en route rapide. L’injection de dépendance est faite à la compilation en utilisant Micronaut (qui est un Microservice) depuis la version 4. La persistance des données est réalisée par Gorm, qui permet d'utiliser Hibernate, GraphQL, Cassandra ou MongoDB.

Le principe de Grails est “convention over configuration”. Le rôle d’une classe sera déterminé par son répertoire. Une telle classe sera dite “artéfact” dans la terminologie de ce framework.

Exemples d’artéfacts :
- job pour planifier des tâches, les classes seront définies dans le répertoire job ;
- service classes qui s’instancient automatiquement et peuvent être injectées dans d’autres artéfacts ;
- controllers pour grouper les actions accessibles depuis le Web (petit goût de MVC);
- domain pour les objets persistants utilisés par Gorm ;
et d’autres.

On peut utiliser le langage Java si besoin, mais l'annotation de classe @GrailsCompileStatic offre déjà de bonnes performances.

Les applications Grails utilisent depuis la version 3 Gradle pour la gestion du build et des dépendances.

La version 5.0.0 est une mise à niveau des principales dépendances : passage à Groovy 3.0.7, gradle 7.2, Gorm 7.1, Micronaut 3 pour l’injection. Les versions testées de l’OpenJDK vont du 1.8 à la version 14. Le support de la version 17 du Jdk sera effectif avec Groovy 4, donc pour on sait pas vraiment quand.

J’allais oublier de préciser que la source d’inspiration plus ou moins évidente est RoR (Ruby on Rails).

Grails (page en anglais)
page de Gorm
Guide utilisateur en anglais

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    Un réseau offline "delay-tolerant" avec NNCP

    news.movim.eu / LinuxFRJournaux · 3 days ago - 08:45 · 2 minutes

Cher journal,

Je m’intéresse particulièrement à la création d’un réseau décentralisé, offline et "delay-tolerant".

Un réseau offline ou "delay tolerant" ? Kezako ?

C’est un réseau sur lequel les nodes ne se connectent que ponctuellement. L’accès aux données n’est pas immédiat et 2 nodes peuvent communiquer même s’ils ne sont jamais connectés ensembles. (il existe d’autres noms comme "sneakernet", je ne maitrise pas toutes les subtilités).

Lowtech en parle dans la seconde partie de cet article :
https://solar.lowtechmagazine.com/2015/10/how-to-build-a-low-tech-internet.html

De manière étonnante, je trouve assez peu de logiciels pour créer ce genre de réseau de manière assez transparente. Pire : la plupart de nos logiciels exigent désormais une connexion permanente. Même un protocole comme l’email, qui est asynchrone par nature, est difficile à mettre en place de manière structurelle en mode delay-tolerant (les clients mails s’attendent désormais à une connexion IMAP et SMTP permanente sous peine d’erreurs, aucun client graphique ne supporte plus le format local Maildir nativement, etc).

J’ai cependant découvert une suite logicielle très intéressante appelée NNCP. NNCP est une série d’outils qui servent à transmettre et synchroniser des fichiers entre des ordinateurs rarement connectés ensemble voire même air-gapped (pas de connexion physique du tout, la synchronisation se faisant avec une clé USB).

http://www.nncpgo.org/index.html

Le problème de NNCP c’est que la documentation est pour le moins minimaliste. NNCP nécessite également un routing manuel. Si je veux synchroniser A et B, je dois manuellement indiquer que C sert d’intermédiaire. Pas de routing automatique donc.

Le développeur Debian John Goerzen s’est passionné pour le sujet et a écrit plusieurs articles qui servent d’à peu près unique documentation du bazar.

Il a notamment imaginé combiner NNCP et Syncthing :
https://changelog.complete.org/archives/10219-a-simple-delay-tolerant-offline-capable-mesh-network-with-syncthing-optional-nncp

ou NNCP et Git
https://changelog.complete.org/archives/10274-distributed-asynchronous-git-syncing-with-nncp

Le tout semble quand même assez périlleux à mettre en place.

Je me demandais donc si vous connaissiez des solutions dédiées à la création de réseaux delay-tolerant. Intuitivement, des briques logicielles existantes comme git pourraient jouer un rôle mais, en creusant, le problème se révèle assez rapidement complexe : notion d’intégrité d’un fichier (pour qu’il ne soit pas altéré par un intermédiaire), notion de routing, etc.

QQn a déjà creusé le sujet ici ?

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    Le pétrole, le GPL, la voiture électrique, et mon portefeuille

    news.movim.eu / LinuxFRJournaux · 4 days ago - 21:27 · 3 minutes

Très cher journal,

Je t'écris ces quelques lignes car je suis perplexe. Permet-moi en plus d'être fouilli et de mettre ici mes impressions pêle-mêle. Et pardonne-moi pour le hors-sujet et le fait qu'on ne soit même pas vendredi.

Voilà, le prix de l'essence à la pompe atteint des prix délirants. On en est à (grosso modo) plus de 1,5€/L pour la plupart des breuvages: SP95, SP98, Gazole. Je trouve des articles sur le site du Monde disant que l'un des problèmes principaux, c'est le prix du brent qui a flambé (+10% depuis Septembre).

Est-ce que le journaliste a oublié qu'en mars 2012, le même brent valait 128€, alors qu'il vient seulement de repasser la barre des 80€ ? Qu'en 2018, il avait déjà (re)touché ce pic de 80€. Et que pourtant, jamais ô grand jamais on n'avait eu un prix à la pompe aussi faramineux.

Je sais ; le prix de l'essence ne dépend pas que du cours du brent. Soit. Il y a aussi les taxes étatiques, les marges des distributeurs, raffineurs, etc. Et côté état, l'objectif n'est certainement pas d'encourager à maintenir les habitudes de circulation de ces 50 dernières années : il faut réduire l'usage du véhicule personnel - à tout prix. Et côté distributeur/raffineur, l'objectif est de s'en mettre plein les poches, tant que quelqu'un est prêt à payer.

Néanmoins, et j'en arrive au sujet de ce journal, quelles sont les alternatives ?

Les transports en commun sont malheureusement revenus à leur même niveau de fréquentation pré-COVID. Personnellement, j'y reste attaché, et le télétravail me permet de ne plus en souffrir tous les jours, mais je suis effaré de voir qu'on est tous dans le métro, et que les routes sont plus saturées que jamais. Il faut dire qu'on n'est pas si nombreux à avoir un métier qui permet le télétravail, mais quand même ! Je m'attendais pas à un retour si rapide, alors même que la pandémie n'est pas officiellement finie.

Les carburants alternatifs (GPL & E85) n'ont pas "tout pour eux". Le E85, ça reste de la production agricole qui si elle devait s'envoler aurait potentiellement des effets néfastes. Le GPL… ben en fait j'en sais rien. Pourquoi le GPL n'est pas plus répandu ? Quand on lit l'article GPL sur Wikipedia , on se dit que c'est une bonne alternative. Moins de pollution au CO2, moins de particules fines, on réutilise les déchets ménagers, et ceux de la production d'essence… Alors, c'est quoi le soucis ? Si vous recherchez des informations sur "GPL et écologie", vous aurez du mal à trouver des liens récents. Aucun constructeur n'a encore conçu de véhicule optimisé, et il y a toujours peu de pompes disponibles. Mais pourquoi ? Pourquoi si peu de publicité autour du GPL, alors qu'on continue à vendre des voitures à essence ?

Les voitures électriques. Alors, en dehors du coût prohibitif des modèles haut de gamme, on est là aussi dans l'inconnu écologique. Rouler à l'électrique, c'est zéro émission de CO2 par le véhicule en fonctionnement. Mais la production de l'électricité ? La fabrication de la batterie ? Son recyclage ? Et la disponibilité des métaux nécessaires si on continue à tous migrer au 100% électrique ? D'après Wikipedia , la voiture électrique, c'est bien, c'est bon, mangez-en. Mais a-t-on le recul nécessaire ? Quelle est la durée de vie réelle de ces bestiaux ? (sachant qu'en thermique, ben c'est pas toujours génial, hein)

Et la pile à combustible, me direz-vous ? Y'a rien à portée du consommateur lambda aujourd'hui. Et aux dernières nouvelles, la production d'hydrogène liquide de façon industrielle, c'est surtout beaucoup d'électricité. Cela dit, si la France arrive à faire valider que le nucléaire, c'est de l'énergie renouvelable, on va nous envier nos centrales.

Bref, un journal pour ne rien dire, puis poser des questions et faire qu'il aurait été mieux placé dans le forum. Vous pensez quoi vous ? Vous avez quoi comme source d'information pour vous faire un avis ? En dehors du cyclimse, c'est quoi le transport du futur des 2/3 prochaines années ? Et dans 10 ans ?

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    opensara: un nouveau jeu libre

    news.movim.eu / LinuxFRJournaux · 7 days ago - 11:31 · 2 minutes

Bonjour Nal,

Après Newton Adventure et Ned et les maki, je me lance dans le développement de nouveaux jeux libres.

Ayant plusieurs projets en tête, j'avais décidé de faire des prototypes pour tester mes idées de gameplay. Le premier était shmuprpg, le deuxième underthief et le troisième bomberned. L'excellent moteur de recherche de linuxfr te permettra de retrouver les journaux où j'en parle et tu peux toujours y jouer sur mon site .

Je reviens aujourd'hui avec un projet plus complet: opensara

opensara logo

Le jeu

Opensara mets en scène des aventures de Sara, la mascotte du très bon site opengameart.org consacré au partage de ressources pour les jeux vidéos libres.

Il s'agit de petites aventures, à jouer pendant une pause café, un peu comme on lit une bande dessinée en une page à la fin d'un journal. Petites, mais pas de tout repos: Sara va être empoisonnée, faite prisonnière d'un vampire et forcée à combattre des monstres pour la République Populaire de Grande Asie.

On choisit son aventure et on recommence autant que l'on veut. Sans être du casual gaming, le jeu est fait pour être terminable par un (jeune) enfant sans trop de mal.

Selon l'aventure, le gameplay est celui d'un jeu de plateforme ou d'un shoot them up.

gameplay

Le code et les assets

Opensara est écrit en Javascript vanilla pour brouteur. Le rendu graphique est fait avec l'API Canvas et le son avec Web Audio.

Comme une quête secondaire de ce projet était de voir ce que le Javascript moderne a dans le bide, j'ai mélangé joyeusement les styles de programmation impératifs, fonctionnels et objets 🙈 🙉 🙊 .

Les sprites ont été fait majoritairement avec Libresprite , avec un soupçon de Gimp et de Krita.

libresprite

Les bruitages ont été créés avec jsfxr .

jsfxr

Les niveaux sont éditables avec Tiled .

tiled

Le code source est bien sûr sous licence libre (MIT). Les graphismes et les bruitages aussi, mais je vais les re-licencier bientôt en CC-BY et OGA-BY quand je les mettrais sur opengameart.

Les musiques sont "empruntées" (CC-BY) au génial Centurion_of_war .

Jouer !

A toi de jouer maintenant Nal* en utilisant les touches fléchées et la barre d'espace de ton clavier ou une bonne manette:

Jouer à opensara

*: soit patient le temps de chargement peut être long. Avec mon petit serveur, Sara est longue à venir.

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    GPX2Video - GPS & Vidéo

    news.movim.eu / LinuxFRJournaux · 7 days ago - 08:33 · 2 minutes

Pendant quelques années, j'ai utilisé une GoPro Hero 5 Black pour filmer quelques activités sportives. Je n'ai trouvé aucun logiciel sous Linux pour effectuer mes petits montages vidéos et y insérer les données de télémétries (issues du GPS de la caméra ou d'un GPS externe).

La seule solution que j'ai trouvée est de me tourner sous Windows avec finalement très peu de solution gratuite : GoPro Quick for Desktop ou encore Garmin Virb Edit.

L'application Garmin Virb Edit n'est pas très pratique car elle ne sait pas lire les données du GPS issues de la caméra. Et par conséquent, la synchronisation des données d'un GPS externe avec la vidéo est assez approximative !

L'application fournie par GoPro a l'avantage d'être simple mais elle ne sait lire que les données du GPS interne et il est impossible de les compléter avec les données d'un GPS externe !

Depuis mon passage à la GoPro Hero 9 Black (et en fait ça concerne tout ce qui sont passés à la GoPro 8 et suivantes…), GoPro Quick ne supporte plus ces caméras et surtout n'est plus maintenu par GoPro !

N'ayant au final aucune solution idéale et surtout aucune solution sous Linux, j'ai fini par prendre mon clavier et commencer à écrire un petit outil réalisant cela.

La première étape consiste à incruster les données GPS dans l'image sans en modifier les propriétés. Puis de faire le montage vidéo.

Les objectifs du développement (qui seront en C++) :

1°/ Ajouter en overlay les données issues du GPS sur la vidéo. Cet outil en ligne de commande conservera les propriétés du format de la vidéo. Les données GPS devront être fournies au format GPX (il existe déjà pour cela plusieurs outils permettant d'extraire les données d'une GoPro)

2°/ Synchroniser automatiquement la vidéo & les données GPS. A ma grande surprise, l'heure de la GoPro n'est pas synchronisée à l'heure du GPS !!! Idéalement, il faut configurer l'heure de la GoPro depuis l'application sur le téléphone, sinon on ne peut pas configurer les secondes ! Le problème est que l'heure de la caméra dérive avec le temps, il faut donc faire cela de temps en temps. La GoPro ne connait pas non plus les fuseaux horaires…
On a donc l'heure approximative de création de la vidéo.
Et dans les données GPS on a l'heure exacte.
=> A partir de là, je serai capable de connaitre l'offset entre les deux.

Bien sûr, il sera possible d'indiquer un offset manuellement, si jamais la caméra n'a pas acquis le signal GPS, ou encore si ce n'est pas une GoPro :)

3°/ Paramétrer la position et la taille des jauges.

4°/ Incruster la cartographie et la trace GPS.

5°/ Modifier le format de la vidéo (encodage, taille, durée…)

6°/ Pourquoi pas l'intégrer dans une application de montage vidéo (afin de profiter de l'interface graphique)

Vous trouverez ici un début :
http://progweb.com/gpx2video-tool.zip

Le binaire a été construit sous Debian buster. Je fournirai prochainement l'application packagée pour Debian. Puis dans un second temps, les sources devraient être disponibles quand j'aurai nettoyé un peu le code.

$ ./gpx2video --media ./my-videos/my-video-clip.mp4 --gpx ./my-data/activity.gpx --output video.mp4

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    DIGIKAM gestion évoluée de photos

    news.movim.eu / LinuxFRJournaux · Friday, 8 October - 10:51 · 8 minutes

Sommaire

'lut 'nal,

L’autre jour j’étais avec un pote, Apple addicted, qui me disait qu’il gérait ses photos avec Photos iCloud et qu’avec cet outil il bénéficiait de la reconnaissance faciale et d’une manière générale de certaines fonctions avancées qui lui permettent facilement d'indexer, de classer et de retrouver ses photos. Alors bien sûr j’ai été piqué au vif, comment était-il possible que sous Linux il ne soit possible de faire la même chose !

Touché dans mon orgueil, ni une, ni deux, je me suis mis à chercher un équivalent sous linux. Après une recherche rapide, j'ai identifié que digikam offre ce genre de fonctionnalités.
Jusqu’à présent je me contentais de gérer ma photos sous forme d’arborescence par année avec un système de nommage du style année-mois-jour-libellé facilitant le tri. Je trouvais les outils comme digikam usine à gaz et je me satisfaisais amplement d’un outil basique comme geeqie , la capacité de recherche étant très limitée.

L'installation et la configuration

J’ai installé digikam en utilisant le package standard de ma Mageia 8, mais malheureusement quand on lance la détection de visages, ça plante avec une sombre erreur de symbole indéfinie. Je ne m’attarde pas, je supprime illico le package et je pars dans la compilation de la dernière version 7.3.0 que je retrouve sur le site de digikam . Je vous passe le détail de la compilation et de la configuration, pour cette dernière on retiendra qu'il faut indiquer le ou les répertoires où se trouvent les photos, et un répertoire où on placera la base de données de digikam , pour le reste j’ai activé l'option d'accélération matérielle avec OpenCL et laissé tous les autres paramètres par défaut.

Les fonctionnalités

La reconnaissance faciale

Une fois que la collection de photos est alimentée, on peut passer à la détection des visages, pour cela il existe un onglet vertical nommé Personnes . On sélectionne Détecter les visages et on clique sur le bouton Analyser une collection pour chercher des visages. J’ai une collection de près de 9000 photos, en gros deux décennies de photos numériques, donc autant dire que ça prend un certain temps, ça a tourné à peu près toute la nuit et un peu plus encore. Vous vous retrouvez ensuite avec une collection de visages dans la catégorie Inconnus , la détection marche remarquablement bien avec quelques rares faux positifs comme des statues (ci-dessous) ou des visages issus de tableaux.

Titre de l

Comment ça marche ? Digikam utiliser un modèle d'apprentissage de deep learning basé sur des fonctionnalités de réseau de neurones de la bibliothèque OpenCV avec un modèle préalimenté de données qui permet de détecter des visages nommé Yolo (You only look once). De fait la phase d'apprentissage est réduite au minimum et l'algorithme peut détecter un visage dans différentes orientations, positions, expositions et aspects (soleil, ombre, de profil, de face, yeux rouges, flou) même s'il est partiellement masqué avec des objets comme des lunettes de soleil. Il est même capable de détecter la bobine de nos amis les bêtes.

Commence alors une manip assez longue, il faut identifier les personnes et les nommer (tag), on va créer ainsi toutes nos personnes connues qui apparaitront dans l’espace à gauche sous Inconnus . Pour chaque personne, en théorie une seule photo suffit, mais il est préférable pour un meilleur résultat de taguer plusieurs occurrences différentes de la même personne dans des configurations différentes. C'est d'autant plus vrai si la personne a changé, c'est notamment le cas de mes enfants qui sont passés du stade bébé à adulte. On retiendra que plus il y a d’occurrences meilleurs sont les résultats, car ce faisant on entraîne le réseau de neurones.

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De fil en aiguille, on arrive avec une liste de personnes, avec un certain nombre d’occurrences du visage pour chaque personne sélectionnées manuellement.

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C’est là que ça va devenir intéressant, à partir de cette base de visage connu et identifié, digikam va la compléter automatiquement. Pour cela il suffit de sélectionner Reconnaitre les visages puis Analyser une collection pour chercher des visages. Le réseau de neurones va scruter alors tous les visages inconnus et les comparer avec ceux connus. C’est beaucoup plus rapide que pour la détection des visages, ça prend à peine quelques minutes pour ma collection de quelques milliers de photos. Dans le cas ci-dessous les nombres des nouvelles occurrences des visages détectés apparaissent en gras. Ça marche plutôt bien avec très peu de déchets, c’est vraiment bluffant !

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Pour chaque personne les visages restent néanmoins à confirmer, ils sont entourés de vert. Si c'est la bonne personne, on valide, sinon on peut indiquer le bon nom (éventuellement en créant une personne) ou les ignorer purement et simplement. On retrouvera les personnes ignorées dans la catégorie Ignoré et ne seront plus utilisées par l'algorithme pour les recherches futures. Le système est itératif, on peut relancer autant de fois que désiré la reconnaissance de visage, on pourrait penser que le réseau de neurones apprend et devient de plus en plus performant mais j'ai pu constater que ce n'était pas forcément le cas, en revanche quand on relance une détection de visages sur la même collection, il va trouver des nouveaux visages qu'il n'avait pas trouver au premier passage.

La recherche de photos similaires

Autre fonctionnalité que j'ai découverte, la recherche de similarité, elle consiste comme son nom l'indique à rechercher des images similaires. Ça marche comment ? En fait, digikam va balayer toute la collection et prendre une empreinte numérique de chaque photos, il va comparer ensuite ces empreintes pour évaluer les similarités.
Dans la pratique on va cliquer sur l'onglet vertical Similarité , il faudra d'abord lancer une recherche d'empreinte en cliquant sur le bouton Mettre à jour les empreintes de l'onglet horizontal Doublons . Pour ma collection de presque 9000 photos, ça a pris quelques heures. On se balade ensuite dans la collection et avec le menu contextuel on lance la recherche de similarités. On peut jouer sur l'échelle de similarité, en mettant une fourchette entre 90% et 100% les empreintes devront être très proches, donc autant dire que les photos seront quasi identiques. Avec une fourchette plus grande ça donnera davantage de photos, pas totalement identiques mais assez proches. Si la fourchette est trop grande, ça donnera des résultats plutôt surprenants avec des photos qui n'ont strictement rien à voir à première vue.

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Cerise sur le gâteau grâce à cette prise d'empreinte, il sera possible également d'identifier les photos doublons, qui sont donc identiques.

La géolocalisation

Pour ceux qui disposent d'un APN doté d'un GPS intégré (et pour les autres aussi), l'onglet vertical Carte permet de visualiser les photos en fonction de l'endroit où elles ont été prises sur la planète. Vous avez également la possibilité pour les photos non géoréférencées d'indiquer après coup leur localisation.

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Autres fonctionnalités

Digikam ne se limite pas aux fonctionnalités citées plus haut, il en possède d'autres plus classiques, comme l'édition avancée d'images, la table lumineuse pour comparer des photos côte à côte, le traitement de photos en mode batch, le gestionnaire d'étiquettes ou des fonctions d'import/export vers des services web que j'ai choisies de ne pas détailler dans ce journal.

En synthèse

Digikam finalement l'essayer c'est l'adopter, je n'avais jamais réellement compris l'intérêt d'un tel outil jusqu'à présent, j'ai totalement redécouvert ma collection de photos sous un autre jour.
Pour terminer une dernière précision, certes digikam a été développé initialement pour l'univers KDE, mais il marche très bien sur n'importe quel environnement !

Des liens utiles pour aller plus loin

je suis désolé pour les sites en anglais, mais je n'ai pas trouvé de site en français pertinent sur le sujet, mais je vous laisse volontiers compléter cette liste dans les commentaires.

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    Health Data Hub

    news.movim.eu / LinuxFRJournaux · Thursday, 7 October - 16:16 · 5 minutes

J'ai reçu un courriel de la mutuelle Malakoff Humanis m'informant que les données de remboursement vont être transmises à la plateforme technologique du Health Data Hub hébergée dans les centres de données Microsoft.

Le courriel précise qu'on peut s'y opposer en répondant au message avec la mention "opposition à l'étude ARAC" dans le corps du message. Mais l'adresse de réponse Noreply@communication.malakoffhumanis.com ne marche bien sûr pas.

Je suis aussi étonné qu'on soit mis devant le fait accompli. Suivant le RGPD, il faut d'abord donner son consentement et il faut qu'il soit libre, spécifique, éclairé et univoque, non ? J'ai posé cette question à dpo@malakoffhumanis.com , j'ai reçu un accusé réception d'Islande (le DPO serait Microsoft ???) pour l'instant mais pas de réponse.

Autre question, les données sont apparemment anonymisées mais est-ce suffisant ? L'excellent reportage d'Élise Lucet explique très bien comment des données anonymisées peuvent facilement et de façon automatisée être recoupées pour retrouver le nom des personnes concernées.

Auriez-vous d'autres informations sur cette étude ?

Le contenu du courriel :

Connaitre le reste à charge en soins de ville et à l’hôpital

Si cette page n'apparaît pas correctement à l'écran, consultez la version en ligne.
Malakoff Humanis
santé, prévoyance, retraite, épargne

Participez à une étude sur les restes à charge

À l’attention de xxxxxxx

Malakoff Humanis a été sélectionné par le Ministère des Solidarités et de la Santé pour travailler sur la nouvelle plateforme gouvernementale des données de santé appelée " Health Data Hub ".

Ce projet de recherche vise à évaluer les conditions de prise en charge des patients, afin de permettre de mieux comprendre le financement des soins en France et d'identifier le reste à payer pour l'individu, une fois les prises en charge (Sécurité sociale et mutuelle) déduites.

Les conditions sociodémographiques d'accès aux soins seront analysées sur 4 ans (2016-2019). À cet égard, l'étude que nous allons mener s'appuie sur les données et les remboursements de soins en ville et à l'hôpital issus de la Sécurité sociale, auxquels seront associés ceux de la complémentaire santé.

Pour constituer la base de données de l'étude, une clé d'identification est créée par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie à partir de votre numéro de sécurité sociale (NIR), auquel est appliqué un double processus de chiffrement. Vos données de complémentaire santé seront associées aux données de l'assurance maladie par l'intermédiaire d'un tiers de confiance, qui n'aura accès ni à vos noms ni à vos NIR, et seront ensuite agrégées afin de les rendre totalement anonymes. Cette étude, qui revêt un caractère d'intérêt public, est menée en partenariat avec un expert scientifique rattaché à l'Ecole d'Economie de Paris, qui n'accèdera qu'à des données anonymes. Vos données permettront ainsi, en toute sécurité, de contribuer à l'amélioration de la connaissance des restes à charge et de l'accès aux soins. C'est pourquoi, les données anonymisées pourront être rendues accessibles à d'autres utilisateurs (chercheurs et pouvoirs publics).

La plateforme technologique du Health Data Hub est hébergée dans les centres de données Microsoft situés en Union Européenne, certifiés " Hébergeur de données de santé ". Compte tenu du contrat passé avec son sous-traitant et du fonctionnement des opérations d'administration de la plateforme technologique, il est possible que des données techniques d'usage de la plateforme (qui ne révèlent aucune information de santé) soient transférées vers des administrateurs situés en dehors de l'Union Européenne. Ces transferts de données sont encadrés par les clauses contractuelles types adoptées par la Commission Européenne dont une copie peut être obtenue auprès du Délégué à la protection des données du Health Data Hub.

Les données personnelles ne seront conservées auprès du tiers de confiance que pour une durée maximale de 2 ans.

En application de la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 modifiée, jusqu'au début de l'étude prévue en janvier 2022, vous disposez d'un droit de demander l'accès, la rectification, la limitation ou l'effacement de vos données. Vous disposez également d'un droit de vous opposer à ce que vos données soient utilisées dans cette étude en précisant spécifiquement " opposition à l'étude ARAC " dans le corps du message.

Une fois l'étude commencée, la réidentification à partir du seul NIR étant impossible, nous ne pourrons plus satisfaire l'exercice de vos droits. Vous pouvez toutefois nous fournir des informations complémentaires qui pourraient nous aider à prendre en compte l'exercice de vos droits. Ces droits peuvent être exercés directement sur notre site via nos formulaires, par email à dpo@malakoffhumanis.com ou par courrier à Malakoff Humanis, Pôle Informatique et Libertés, 21 rue Laffitte 75317 Paris Cedex 9 ou encore par téléphone au 3932.

En cas de réclamation relative à la protection des données, il vous est possible, le cas échéant, de saisir la CNIL à l'adresse suivante : 3 Place de Fontenoy - TSA 80715 - 75334 PARIS CEDEX 07.

Pour plus d'informations sur notre politique de protection des données personnelles, rendez-vous sur notre site internet Malakoff Humanis .

Nous vous remercions de transmettre cette notice d'information à l'ensemble des ayants droit rattachés à votre contrat (conjoint, enfants) afin de leur permettre notamment d'exercer leurs droits d'opposition. Si vos ayants droit sont mineurs, il convient de vous assurer que le deuxième parent a également bien été destinataire de cette notice.

ASSOCIATION DE MOYENS ASSURANCE DE PERSONNES (AMAP) : Association régie par la loi du 1 er juillet 1901 - N° ORIAS : 19000811 - Siège social : 21 rue Laffitte 75009 Paris - Siren n° 840599930 • MUTUELLE MALAKOFF HUMANIS : Mutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la mutualité - Siège social: 21 rue Laffitte, 75009 Paris - SIREN 784 718 256 • Des organismes du groupe Malakoff Humanis - Siège social : 21 rue Laffitte 75009 Paris - malakoffhumanis.com

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