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    Ce gouvernement abîme la Démocratie

    news.movim.eu / Reflets · 4 days ago - 20:30 · 1 minute

Éric Dupond-Moretti adepte des Alternative facts, Marlène Schiappa égale à elle même...

On a beau répéter "pas en notre nom", les membres du gouvernement, dans le sillage d'Emmanuel Macron font honte. Par leurs actes, par leurs paroles. Plus grave, ces actes et ces paroles abîment la démocratie, comme Trump, avant eux, a contribué (aux États-Unis) à détruire ce qui fait société.

big.jpeg?1638389989 Un salarié de la fameuse "entreprise privée" lacère une tente de migrant à l'aide d'un Opinel à Grande-Synthe, le 29 décembre 2020 - © Louis Witter

C’est une expression inventée aux États-Unis pour justifier des mensonges de la période Trump. Au lieu de concéder que l’on ment lorsque les faits le prouvent, on parle d’ alternative facts . Des faits alternatifs. Un peu comme les écoutes « alégales » inventées par les services de renseignement et ressorties ensuite par les politiques, qui pourtant ont fait du droit et savent que quelque chose est légal ou illégal. Il n’y pas pas de milieu. Après le décès de 27 réfugiés qui tentaient de rejoindre la Grande-Bretagne, le garde des Sceaux était interviewé par France5 et s’est offusqué : « Je veux vous dire que le gouvernement, naturellement, n’a aucune posture hostile en ce sens que l’on permettrait impunément -rendez-vous compte!- de lacérer des tentes, et même qu’on l’encouragerait et qu’on ne distribuerait pas de vivres à ces migrants… (…) Je ne veux pas qu’il y ait un seul téléspectateur qui ce soir puisse penser une chose pareille ».

Cela fait pourtant des mois que les associations documentent, photos et vidéos à l’appui les lacérations de tentes, de réservoirs à eau, la disposition de rocher pour empêcher les associations de déposer des containers d’eau… Louis Witter, photojournaliste a rendu compte de ces exactions permanentes au fil des mois. Checknews avait d'ailleurs rédigé un article sur cette pratique honteuse en décembre dernier. Cela fait des années que cette pratique existe en France.

Et pourtant... Pour le garde des Sceaux, l'affaire est entendue : « ...

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    Entretien avec Maïlys Khider, auteur du livre Médecins cubains : les armées de la paix

    news.movim.eu / Reflets · 5 days ago - 10:22 · 1 minute

“Les médecins cubains interviennent peu importe la couleur politique du pays”

Ils sont envoyés en mission dans le monde entier pour aider les populations à faire face à des catastrophes ou des épidémies. Depuis les lendemains de la révolution, dans les années 1960, Cuba forme des brigades médicales, vitrine d’un système de santé unique au monde. La journaliste indépendante Maïlys Khider leur consacre un livre, Médecins cubains : les armées de la paix, publié le 25 novembre chez LGM éditions. Entretien.

big.png?1638267761 Médecins cubains : les armées de la paix

Reflets : Pour la première fois en 2020, des médecins cubains sont intervenus en France et en Italie, afin de pallier la pénurie de médecins face au Covid-19. Est-ce ce qui vous a motivée à enquêter sur ces "armées de la paix" ?

Maïlys Khider : Oui, entre autres. Lorsque des médecins cubains arrivent en Italie, j’apprends que c’est la première fois qu’ils interviennent en Europe. En France, la loi "Ma santé 2022" a autorisé des médecins ne provenant pas de l’Union européenne à intervenir dans les territoires ultra-marins français, mais les médecins cubains ne bénéficiaient pas de cette autorisation. Pendant le Covid-19, le problème des déserts médicaux en outre-mer s’aggrave, on manque de respirateurs, de spécialistes, de places de lits d’hôpitaux. Deux sénateurs demandent au gouvernement français d’autoriser les Cubains à intervenir, ce qu'ils obtiennent. Depuis, les élus locaux d’outre mer discutent avec l'ambassadeur cubain pour faire venir de façon pérenne les médecins cubains.

Lors de mes précédents voyages à Cuba, des médecins m’avaient raconté leurs missions à l’étranger. J’avais compris à ce moment-là que Cuba envoyait des médecins un peu partout dans le monde. J’avais l’idée d’écrire ce livre et j’ai commencé à le faire avec le Covid-19, parce qu’ils sont intervenus non seulement en Europe mais dans une trentaine de pays qui n’avaient pas assez de médecins ou ne savaient pas comment faire face à cette pandémie.

Comment fonctionnent...

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    Haut Karabakh : le jardin noir du Caucase

    news.movim.eu / Reflets · Wednesday, 24 November - 15:50 · 2 minutes

Un an après la guerre du Karabakh, un "accrochage" fait 15 morts

A l’automne 2020 il avait suffi de six semaines pour que l’armée azerbaïdjanaise, suréquipée, écrase les forces arméniennes. A la fin des hostilités, les Russes ont installé checkpoints et force d’interposition. Aujourd’hui, les Arméniens reconstituent leur stocks d’armes, et les Azéris continuent de parader. Et d’un coté comme de l’autre, les déplacés, les « réfugiés de l’intérieur », continuent de payer l’habituel tribut des civils à la guerre. Reportage.

big.png?1637767736 Safiqa Rustamova et son fils Arzu avec le portrait de l'ainé, disparu pendant la première guerre du Karabakh © Isabelle Souquet - © Reflets

Pour se rendre dans le Haut Karabakh, mieux vaut passer par l’Arménie. Venant de France, - terre d’accueil d’une grande partie de la diaspora - et en tant que journaliste, on y est plutôt bien accueilli. Coté azerbaïdjanais, l’hospitalité est sensiblement différente. Il faut accepter d’être pieds et poings liés, cornaqués en permanence par des agents du gouvernement. Mais parfois, pour pouvoir faire un reportage il faut accepter d’être « embedded » littéralement « au lit » avec la puissance invitante. Des confrères l’ont fait avec l’armée américaine en Irak, d’autres pour pouvoir aller passer une tête en Corée du Nord. L’Azerbaïdjan n’est pas inaccessible, mais il reste impossible d’y travailler ouvertement comme journaliste sans être dûment accrédité, et à Bakou, accréditation égale « embeddment ».

J’ai tenté l’expérience. Après tout, je suis une journaliste indépendante, je n’ai de compte à rendre à personne si je ne « ramène » rien comme reportage, j’en serai alors juste un peu de ma poche. Et puis, aller voir ce qui se passe – même sur invitation - permet de raconter éventuellement que l’on ne vous laisse rien voir, quand c’est le cas. Ou de dire que l’on n’est jamais forcé d’accepter la relecture d’un papier avant publication. Et, finalement, qu’il y a toujours quelque chose à sentir, quelque chose qui filtre, même en dictature.

La toute première image qui frappe en arrivant à l’aéroport Heydar Aliyev de Bakou – du nom de feu le président azerbaïdjanais - c’est la...

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    Greenfucking

    news.movim.eu / Reflets · Tuesday, 23 November - 09:02 · 1 minute

Après le bilan décevant de la Cop 26, il faut inventer un nouveau mot

Le cynisme politique atteint des sommets tels que les mots existants ne suffisent plus pour le décrire

big.jpg?1637658357 6 novembre 2021 - COP26 Global Day of Action - Photo Roo Pitt - Wikipedia - CC BY 2.0

Du « bla bla bla », c’est ainsi que Greta Thunberg qualifiait le bilan de la Cop 26. Clairement, la bouteille du «Pacte de Glasgow» adopté le 13 novembre est plus vide que pleine. Alok Sharma, le président britannique de la conférence mondiale pour le climat, avait les larmes aux yeux en commentant l’accord et il s’est dit « profondément désolé ».

Limiter le réchauffement climatique à 1,5C prévu dans les accords de Paris: pas garanti.

Aider les pays pauvres déjà victimes du réchauffement climatique: refusé. Les pays riches s’étaient déjà engagés à soutenir les pays pauvres au travers d’une aide climat de 100 milliards par an à compter de 2020. Ils n’ont pas tenu leurs promesses et parlent désormais d’une aide à partir de 2023.

« Élimination progressive » du charbon: refusé. L’Inde a exigé que l’on parle d’une «réduction progressive». Il faut dire aussi que 503 lobbyistes du charbon, du pétrole ou du gaz hantaient les couloirs et représentaient en taille la première délégation internationale!

Relever les engagements de réductions des émissions de gaz à effet de serre plus régulièrement que prévu dans l'accord de Paris: oui, mais il peut y avoir des aménagements pour « circonstances nationales particulières ». Autant dire que les États ne vont pas manquer d’inventivité pour ne pas remplir leurs obligations.

Le terme « greenwashing » a été inventé pour désigner cette technique abondamment utilisées par les entreprises et les gouvernements qui consiste à parler en utilisant...

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    Le géant de la biométrie Idemia tisse sa toile

    news.movim.eu / Reflets · Saturday, 20 November - 12:51 · 1 minute

Son pourvoir augmente à mesure qu'il engrange vos données personnelles.

Si la pandémie a freiné l’économie, elle a révélé des opportunités dans le domaine de la biométrie. Au fil des contrats que l’entreprise Idemia décroche partout sur la planète, parfois de manière douteuse, son pouvoir se concentre inexorablement. Mais, au-delà de cette réussite commerciale, l'industrie du contrôle et de la surveillance pose la légitime question de la sécurité du dispositif, et donc de la protection des données personnelles collectées... au nom de la sécurité.

big.jpg?1637352471 La biométrie est à la mode... - Image Pixabay

Une nouvelle société du tout-numérique se dessine chaque jour plus distinctement. Au sein du marché de la biométrie, le leader autoproclamé de « l'identité augmentée » Idemia , enchaîne les contrats parmi une multitude d’autres acteurs. Derniers en date: la carte eSIM nouvelle génération compatible avec les réseaux 5G pour l’automobile connectée; des cartes SIM 5G pour le principal opérateur de télécommunications de Singapour, M1 Limited , ou sa technologie de reconnaissance faciale MFACE pour contrôler l’identité des voyageurs en partance depuis l’aéroport d’Oakland en Californie. Mais ces récents contrats ne sont qu’une infime partie de l’œuvre tentaculaire du géant de la biométrie. D’après Mathieu Rigouste, chercheur indépendant auprès de la plateforme enquetecritique.org , « Idemia profite du développement continu du business des frontières, des catastrophes et des grands événements .» Son pouvoir se concentre à mesure qu’il tisse sa toile sur la planète et que ses baies de stockage engrangent vos données personnelles.

Les solutions numériques sont là pour nous protéger. Idemia ne cesse de le marteler. Son vice-président chargé de l’Afrique, Olivier Charlanes ne déclarait-il pas lors d’un entretien accordé à Jeune Afrique en 2018: « Notre société vend de la sécurité, donc de la confiance ». Mathieu Rigouste rappelle qu’« Idemia était l'un des principaux sponsors du Milipol 2021, salon mondial des industries militaro-sécuritaires françaises organisé par le ministère de...

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    Olivier Doire se bat pour que le meurtre de son frère soit élucidé

    news.movim.eu / Reflets · Thursday, 18 November - 10:55 · 1 minute

Une émission de télévision pourrait relancer l’enquête sur cette affaire datant de 1995

À l'époque du meurtre l'enquête s'était complètement enlisée et finalement, personne n'avait été inquiété. De nouveaux éléments redonnent espoir au frère de la victime dont la vie a été totalement bouleversée.

big.png?1634724915 Olivier Doire, dans le documentaire Cold Case, à la recherche du coupable.

Une émission de fait-divers contribuera-t-elle mettre fin à un énigme vieille de vingt-six ans? L’unique émission de Cold case, à la recherche du coupable diffusée sur C8 le 9 mars pourrait avoir fourni des éléments permettant d’élucider le meurtre de Christophe Doire, un jeune homme de 28 ans, marié et père de famille, sauvagement tué près de Vichy. Selon nos informations, les gendarmes sont venus saisir l’intégralité des images tournées pour l’émission. Contacté en juillet, Christophe Neveu, le procureur de Cusset, confirmait que « de nouvelles investigations sont en cours » et qu’il réservera ses premières déclarations à l’avocate de la famille Doire. Mais depuis, Olivier Doire, frère de la victime, n'a toujours pas eu la moindre nouvelle.

L’affaire remonte au 16 décembre 1995. Ce soir-là, Christophe est venu regarder un match de football chez son frère cadet, Olivier. Il repart chez lui vers 23H30 au volant de sa voiture. Personne ne le reverra vivant. L’enquête révélera qu’il est repassé chez lui.

Le 17 décembre au petit matin, Françoise, la mère de Christophe découvre son véhicule abandonné sur un parking de Cusset, à trois kilomètres de son appartement. La Renault 18 est ouverte. Mais aucune trace de son fils. Et puis, étrangement, la façade de son autoradio est présente alors que Christophe ne s’en sépare jamais de peur qu’il ne soit volé. On retrouve aussi son fusil de chasse dans l’habitacle. Prise d’un mauvais pressentiment, la famille signale sa disparition...

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    Souriez, vous êtes manipulés !

    news.movim.eu / Reflets · Wednesday, 10 November - 17:40 · 1 minute

Un livre brosse le portrait de vingt « maîtres de la manipulation »

David Colon enseigne l’histoire de la propagande et des techniques de la communication persuasive à Sciences-Po Paris. Son dernier livre nous fait entrer dans le laboratoire de la « fabrique du consentement ». Il montre que plus la technicité des moyens de communication est grande, plus fort sera l’impact des messages délivrés.

big.jpeg?1636453097 Les maîtres de la manipulation, un siècle de persuasion de masse, Tallandier, 2021

Ils sont publicitaires, cinéastes, lobbyistes, ingénieurs, – américains pour la plupart d’entre eux, les États-Unis étant dans ce domaine, souligne David Colon, « l’atelier du monde » – , tous ont pour point commun d’avoir forgé ou utilisé des outils pour influencer l'opinion, voire même pour modifier ses décisions, en fonctions d’intérêts économiques ou politiques. Ces personnalités n’ont pas été choisies au hasard. Elles réunissent plusieurs – au moins trois – des quatre critères qui définissent selon l’auteur un maître de la manipulation : « L’intention de manipuler les masses dans un but précis », « La capacité de le faire à grande échelle, La volonté d'entreprendre une démarche de science appliquée », « produire un effet mesurable ». Pour que la persuasion puisse produire ses effets, il faut que ces critères puissent s’articuler les uns aux autres, sous l’action combinée des « principes tirés de la psychologie » et « des nouveaux médias ». Et quand s'invitent des événements historiques tels que deux guerres mondiales censées combattre différents périls, dont celui du spectre totalitaire, tous les moyens d'influence semblent alors permis.

Que s’agit-il de défendre ? Relevons, comme le fait remarquer avec pertinence David Colon dans chacun de ses portraits, que ce n’est pas la promotion des grands idéaux – démocratique en particulier – qui justifie dans l’histoire récente l’interventionnisme des magnats de la communication. Certes, c’est ce qui est bien...

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    Devrait-on pouvoir frapper un nazi ?

    news.movim.eu / Reflets · Tuesday, 9 November - 09:27 · 1 minute

Leur mésusage du droit pose question

Les tenants d'une idéologie rance, prônant la haine et l'exclusion se retranchent souvent derrière le droit pour se protéger lors de leurs sorties de route. Se laisseraient-ils autant aller s'ils risquaient à tout moment de prendre une droite dans le nez ?

big.png?1636115448 2017 : un homme reçoit un coup de poing après avoir fait un salut nazi à Charlottesville (USA) - D.R.

Que l'on se comprenne bien, il ne s'agit pas ici d'appeler à la violence, l'extrême-droite le fait suffisamment chaque jour. Non, il s'agit plutôt d'une réflexion philosophique sur l'usage que certains peuvent faire du droit, ce contrat social qui nous éloigne de l'ère des hommes des cavernes. Ce contrat est-il une bonne réponse et, question éternelle pour les étudiants de droit : « jusqu'où la démocratie doit-elle accepter que ses ennemis l'utilisent pour la détruire » ?

L'injonction « punch a nazi in the face » (frappez un nazi à la figure) fait son chemin aux États-Unis où la liberté d'expression érigée en droit constitutionnel sans véritable contrepoids pousse bon nombre d'Américains à aller très loin dans l'abomination. En France la question se pose de manière moins radicale. Il y a d'autres manières de faire taire les discours d'extrême-droite. Le droit permet de faire condamner des personnes qui se laisseraient aller à des propos racistes, homophobes, qui nieraient l'existence de la Shoah, etc. Éric Zemmour en a fait les frais. Mais à quel prix et à quel horizon ? Le processus judiciaire est souvent très long et très coûteux. Et le résultat est aléatoire.

Le portrait d'Éric Zemmour « Veni, vidi , Vichy » diffusé jeudi 4 novembre sur France 2 aura dévoilé la face non cachée d'un vilain petit bonhomme, sûr de son fait, agressif, violent, ne respectant absolument pas ses adversaires politiques....