close
  • Hu chevron_right

    Le hastag #BalanceTonPorc n'est pas diffamatoire, tranche définitivement la justice

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 19:18 · 3 minutes

Le hastag <a class=#BalanceTonPorc n'est pas diffamatoire, tranche définitivement la justice. Pierre Joxe et Eric Brion ont été définitivement déboutés des poursuites contre les femmes qui les accusent respectivement d’agression et de harcèlement sexuels. (Photo de Pierre Joxe en janvier 2010 par REUTERS/Charles Platiau (FRANCE - Tags: POLITICS OBITUARY)" src="https://img.huffingtonpost.com/asset/627c0a661e000050c71b4756.jpeg?cache=Z8zQjrX69y&ops=scalefit_630_noupscale" /> Le hastag #BalanceTonPorc n'est pas diffamatoire, tranche définitivement la justice. Pierre Joxe et Eric Brion ont été définitivement déboutés des poursuites contre les femmes qui les accusent respectivement d’agression et de harcèlement sexuels. (Photo de Pierre Joxe en janvier 2010 par REUTERS/Charles Platiau (FRANCE - Tags: POLITICS OBITUARY)

JUSTICE - La Cour de cassation a rejeté ce mercredi 11 mai les pourvois de l’ex-ministre Pierre Joxe et de l’ancien patron de la chaîne Equidia Eric Brion , définitivement déboutés de leurs poursuites en diffamation contre les deux femmes qui les accusent respectivement d’agression et de harcèlement sexuels.

Dans ces deux affaires emblématiques de la vague #Metoo de dénonciations des violences sexuelles, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a estimé que la cour d’appel avait eu raison de considérer que les propos des deux accusatrices reposaient “sur une base factuelle suffisante” pour leur reconnaître “le bénéfice de la bonne foi”.

Dans ses arrêts, la Cour ajoute que les propos incriminés, qui datent d’octobre 2017, contribuaient bien à “un débat d’intérêt général sur la dénonciation de comportements à connotation sexuelle non consentis de certains hommes vis-à-vis des femmes”.

#BalanceTonPorc, ouverture des vannes

L’affaire impliquant Pierre Joxe a débuté le 18 octobre 2017, trois jours après le lancement de #Metoo, lorsqu’Ariane Fornia, fille d’Eric Besson, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, a publié un billet sur internet dans lequel elle affirmait avoir été victime d’agressions sexuelles dans sa jeunesse de la part d’un “ancien ministre de Mitterrand”.

L’autre dossier examiné par la Cour de cassation a éclaté le 13 octobre 2017, quand la journaliste Sandra Muller a lancé le mot-dièse #BalanceTonPorc sur Twitter en appelant les femmes à dénoncer ceux qui les avaient harcelées dans le cadre professionnel.

Dans la foulée, elle avait ouvert le bal, écrivant : “Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit. Eric Brion ex patron de Equidia #BalanceTonPorc”.

En première instance, le tribunal avait donné raison aux deux plaignants qui s’estimaient diffamés, condamnant leurs accusatrices à des dommages et intérêts . Mais la cour d’appel de Paris avait ensuite infirmé ces jugements, le 31 mars et le 14 avril 2021, estimant que les dénonciations relevaient de la liberté d’expression.

“Tout n’est plus permis [...] sous prétexte qu’on a une situation sociale”

Lors de l’audience à la Cour de cassation, le 5 avril, l’avocate générale s’était prononcée pour la cassation des deux arrêts. Tout en rappelant “l’importance de la liberté fondamentale d’expression”, elle avait appelé à préserver “un équilibre” avec “la protection des droits individuels des citoyens” et à “insister sur la nécessité” de disposer d’”éléments de preuve permettant de caractériser la vraisemblance des faits rapportés” pour bénéficier de l’exception de la “bonne foi”.

“On comprend enfin que la situation en 2022 (...) n’est plus la même, que tout n’est plus permis à l’égard des jeunes femmes sous prétexte qu’on a une situation sociale” et qu’“on doit pouvoir être en mesure de faire valoir sa position”, a réagi auprès de l’AFP Emmanuel Piwnica, avocat d’Ariane Fornia.

“Ce n’est pas satisfaisant du tout”, a commenté au contraire Claire Waquet, avocate de Pierre Joxe. “Il y avait des raisons de considérer” que la conception de la cour d’appel d’une “base factuelle suffisante” était “un peu légère”, a-t-elle estimé, ajoutant qu’elle trouvait “inquiétant pour une accusation grave, niée par l’intéressé, qu’on ne prenne pas en compte que la mémoire peut se recomposer”.

Pour Sandra Muller, “c’est un énorme soulagement”, a indiqué son avocat Cyril Lesourd, qui se réjouit que la Cour de cassation se soit “alignée” sur la “conception souple” de la “base factuelle suffisante” prônée par la Cour européenne des droits de l’homme, “en faisant primer la notion de liberté d’expression”.

Eric Brion “est très déçu”, a réagi son conseil, Nicolas Bénoit, soulignant que “l’avocate générale avait requis de manière assez puissante et argumentée la cassation”.

À voir également sur Le HuffPost: Inceste:“J’ai été agressée de 3 à 9 ans par un multirécidiviste”

  • Hu chevron_right

    Contre la "drogue du violeur" en discothèques, une campagne anti-GHB lancée par le gouvernement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 15 February - 09:28 · 2 minutes

“Drogué(e) malgré toi”, dit l’une de ces affiches, lettres blanches sur fond orange, qui seront distribuées dans les discothèques et bars de nuit partenaires de l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH).

DROGUE - Depuis septembre, le hashtag #MeTooGHB libère la parole sur les ravages de la “drogue du violeur” dans le milieu de la nuit. Alors que les discothèques rouvrent leurs portes le 16 février, le gouvernement a lancé ce mardi 15 février une campagne de sensibilisation contre le GHB à travers des affiches et des dépliants.

“Drogué(e) malgré toi”, dit l’une de ces affiches, lettres blanches sur fond orange, qui seront distribuées dans les discothèques et bars de nuit partenaires de l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH).

Les posters mentionnent la possibilité pour les victimes d’échanges “individualisés” et anonymisés “avec un gendarme ou un policier spécialement formé”. Un QR code permet en effet, une fois scanné, d’accéder  à un tchat en ligne gratuit et ouvert 24h/24 et 7j/7.

#MeTooGHB, #Balancetonbar

À l’automne, les témoignages de femmes victimes de viol ou d’agressions sexuelles dans des bars ou discothèques de France s’étaient multipliés sur les réseaux sociaux, mettant en cause le GHB, surnommé la “ drogue du violeur ”.

La procureure de Paris avait annoncé l’ouverture d’une enquête après avoir reçu plusieurs plaintes de personnes affirmant avoir été droguées dans des bars ou des discothèques de la capitale. Même si “sur le plan policier, il n’y a pas de vague à Paris”, il y a en revanche “une libération de la parole” dans la capitale vis-à-vis de “problèmes de comportement”, estime l’élu Génération.s qui a tenu vendredi 11 février son Conseil de la nuit sur le sujet.

La campagne gouvernementale instaurée ce mardi s’inscrit dans celle plus large de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Trente-deux policiers et trente-trois gendarmes spécialement formés sont “exclusivement dédiés à la plateforme” arretonslesviolences.gouv.fr , indique le ministère. Ils sont basés respectivement à Guyancourt (Yvelines) et Rennes. “L’usage de la ‘drogue du violeur’ constitue désormais une circonstance aggravante en matière de viol et d’agressions sexuelles”, souligne le ministère dans un communiqué.

Il précise aussi précise qu’actuellement 404 intervenants sociaux sont répartis sur le territoire en commissariat pour aider les victimes.

Le GHB (gamma-hydroxybutyrate de sodium) est normalement prescrit comme anesthésique et dans le traitement de la narcolepsie. Il est classé comme stupéfiant en France depuis 2001. Si son utilisation à des fins récréatives est fréquente, cette substance est beaucoup plus rarement utilisée à des fins criminelles dans le cadre de tentatives de soumission chimique, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

À voir également sur Le HuffPost: #MeTooPolitique: pourquoi la parole peine à se libérer

  • Hu chevron_right

    4 ans après #MeToo, les stéréotypes sur les violences sexuelles commencent enfin à reculer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 31 January - 23:01 · 5 minutes

Manifestation à Lyon, le 27 novembre, 2021, à l

VIOLENCES SEXUELLES - Le 5 octobre 2017 devait créer un avant et un après, mais une enquête réalisée en 2019 par l’association Mémoire Traumatique et Victimologie montrait que l’impact de #MeToo sur les mentalités était tout sauf évident . Ce mardi 1er février, un an après la sortie du livre de Camille Kouchner puis du mouvement #MeTooInceste , l’association a décidé d’enquêter à nouveau sur les représentations des Français sur le viol et les violences sexuelles. Et cette fois-ci, même s’il reste du chemin à parcourir, des évolutions positives sont à constater.

Selon cette étude réalisée par l’institut Ipsos auprès de 1035 personnes représentatives de la population française, du 15 au 17 novembre 2021, les Français sont désormais une écrasante majorité à qualifier de manière adéquate ce qu’est un viol, par rapport à deux études, la première, menée en 2015 , l’autre en 2019.

Par exemple: en 2015, ils étaient 79% à estimer “qu’avoir un rapport sexuel avec une personne qui dit clairement être non consentante mais qui cède quand on
la force” est un viol. Aujourd’hui, ils sont 86%. En 2015, ils étaient 76% à penser que “forcer une personne à avoir des contacts bucco-génitaux (fellation, cunnilingus, etc.) alors qu’elle refuse et ne se laisse pas faire” est un viol. Aujourd’hui, ils sont 83%.

Pour autant, sur 11 affirmations semblables à celles-ci, et décrivant un viol, moins de la moitié (44%) les associe toutes à un viol.

Recul des stéréotypes sur les violences sexuelles

Les stéréotypes autour des violences sexuelles continuent eux aussi de reculer, même s’ils restent très répandus au sein de la population française. Plus de deux tiers (69%) sont par exemple d’accord avec l’affirmation selon laquelle “dans la vie, de nombreux événements sont ressentis comme violents par les femmes alors qu’ils ne le sont pas pour les hommes”. C’est toutefois moins qu’en 2021 (76%).

La moitié des personnes interrogées (51%) pense toujours que “pour un homme, c’est plus difficile de maîtriser son désir sexuel que pour une femme”. Mais ils étaient près de deux tiers (63%) à le penser en 2015.

Globalement, parmi onze affirmations semblables, toutes reculent dans les mentalités. Néanmoins, 96% des personnes sondées sont d’accord avec au moins l’une de celles-ci. Et certaines idées reçues suscitent l’adhésion, parfois autant des femmes que des hommes, même si elles sont plus répandues chez ces derniers.

En faveur d’une évolution des lois

Les Français sont également de moins en moins enclins à déresponsabiliser les violeurs et à leur trouver des circonstances atténuantes. Ils sont par exemple encore 36% à juger qu’une attitude provocante de la part d’une femme en public (dans un restaurant, dans une boîte de nuit) déresponsabilise le violeur, c’est toutefois 6% de moins qu’en 2019. De même, 33% des personnes interrogées continuent de croire qu’une femme qui a flirté avec le violeur mais ne voulait pas avoir de relations sexuelles avec lui est un facteur de déresponsabilisation. En 2019, elles étaient 40%.

Preuve, aussi, que les mentalités évoluent progressivement, une large majorité des personnes interrogées se disent en faveur de l’extension des délais de prescription pour certaines situations. 61% se prononcent ainsi en faveur d’une imprescribilité pour les viols sur mineurs et sur les personnes vulnérables. Au total, 90% y sont favorables. La grande majorité est aussi favorable à plusieurs mesures visant à améliorer la protection des mineurs victimes de violences sexuelles.

Si l’association semble se réjouir de voir “pour la première fois une amélioration avec un net recul de l’adhésion des Français aux stéréotypes sexistes et à la culture du viol”, un point en particulier suscite de l’inquiétude.

Inquiétude concernant les jeunes

Il s’agit, pour la tranche des jeunes de 18 à 25 ans, et plus précisément des jeunes hommes de 18 à 24 ans, d’une adhésion plus forte que les autres tranches d’âge à une "vision sexiste et à une sexualité violente sans respect du consentement”.

20% des 18-24 ne qualifient par exemple pas l’affirmation suivante comme relevant d’un viol: “Forcer une personne à avoir un rapport sexuel alors qu’elle refuse et ne se laisse pas faire”, contre 8% de la population en général. De même, ils sont 30% à ne pas qualifier la proposition suivante de viol, contre 18% des Français en général: “forcer sa conjointe ou sa partenaire à avoir un rapport sexuel alors qu’elle refuse et ne se laisse pas faire”.

L’hypothèse avancée par l’association pour expliquer ces écarts de chiffres est “le fait que cette tranche d’âge a été la plus exposée dès l’enfance à des contenus pornographiques , avec des contenus souvent violents et dégradants envers les femmes et une érotisation de la haine et de la violence envers les femmes, ainsi qu’à des jeux en ligne mettant en scène des stéréotypes sexistes, une culture du viol et des scènes des violences sexuelles envers les femmes et étant associé à une communauté de joueurs qui véhicule une culture fortement sexiste.”

À ce titre, ils sont plus nombreux que les autres catégories d’âge (34% contre 19%) à déclarer que la pornographie est un moyen comme un autre pour faire son éducation sexuelle. “Il est préoccupant qu’une majorité de Français·e·s reste dans une méconnaissance de la loi, de la réalité des violences sexuelles, de la notion de consentement et des conduites à tenir ainsi que des ressources concernant les violences sexuelles”, note l’association Mémoire traumatique et victimologie.

À voir également sur Le HuffPost: En Afghanistan, les femmes victimes de violences abandonnées à leur sort

  • Hu chevron_right

    Non-lieu requis pour Gérald Darmanin, accusé de viol

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 13 January - 14:00 · 4 minutes

Accusation de viol: non-lieu requis pour Gérald Darmanin

JUSTICE - Le parquet de Paris a confirmé ce jeudi 13 janvier avoir requis un non-lieu pour le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin , accusé de viol depuis 2017 par Sophie Patterson-Spatz . Les avocats de l’ancien maire de Tourcoing (Nord), Me Mathias Chichportich et Pierre-Olivier Sur, ont indiqué ce jeudi prendre “acte de ce réquisitoire de non-lieu” et attendre “la décision définitive du magistrat instructeur”.

Selon toute logique et sauf revirement, la juge d’instruction qui a placé le ministre sous le statut de témoin assisté , en décembre 2020, puis clôturé le dossier en septembre sans engager de poursuites, devrait prononcer un non-lieu.

Une nomination critiquée

Une telle décision viendrait lever une épée de Damoclès pesant sur Gérald Darmanin, qui avait été critiqué dès sa nomination au gouvernement à l’été 2020 par de nombreuses voix, notamment féministes, encore persistantes aujourd’hui . Il a porté plainte pour dénonciation calomnieuse.

L’écoféministe, Sandrine Rousseau, avait par exemple affirmé lors d’un débat de la primaire écologiste que c’était cette nomination, malgré les accusations de viol, qui l’avait convaincue d’être candidate.

La plaignante, Sophie Patterson-Spatz, n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter, pas plus que son avocat, Me Yann Le Bras, a rapporté l’AFP. Depuis une première plainte de 2017, elle accuse Gérald Darmanin de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance.

Échange de SMS

L’histoire commence en 2009, au siège de l’UMP, ancêtre de LR, quand la plaignante s’était adressée à l’élu, alors chargé de mission au service des affaires juridiques du parti, pour obtenir un soutien alors qu’elle voulait faire réviser une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants à l’égard d’un ex-compagnon.

Selon elle, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui auprès de la Chancellerie via une lettre, en échange de faveurs sexuelles qu’elle aurait acceptées après un dîner et une sortie dans un club libertin, se sentant contrainte de “passer à la casserole”, selon son expression devant les enquêteurs.

Échange-clé du dossier, dans la nuit du 17 décembre 2009, Sophie Patterson-Spatz lui écrit ce SMS: “Abuser de sa position. Pour ma part, c’est être un sale con (...) Quand on sait l’effort qu’il m’a fallu pour baiser avec toi. Pour t’occuper de mon dossier.” Moins de deux heures après, celui-ci répond: “Tu as raison, je suis sans doute un sale con. Comment me faire pardonner?”

Une première plainte classée sans suite

Elle dépose plainte une première fois en juin 2017, classée sans suite par le parquet de Paris car elle ne répond pas aux convocations des enquêteurs. En janvier 2018, une enquête est ouverte à la suite d’une nouvelle plainte de Sophie Patterson-Spatz. Celle-ci est entendue trois jours plus tard. Convoqué en audition libre, Gérald Darmanin confirme avoir eu une relation sexuelle avec elle, mais selon lui librement consentie et à l’initiative de la plaignante. “Il n’y a eu aucune contrepartie”, a-t-il assuré. L’enquête est classée moins d’un mois plus tard pour “absence d’infraction”.

En mars 2018, la plaignante dépose plainte avec constitution de partie civile et élargit ses accusations: abus de confiance, extorsion de consentement sexuel, escroquerie au consentement sexuel, viol, harcèlement sexuel. Une juge d’instruction refuse, en août suivant, de reprendre les investigations, estimant l’enquête préliminaire déjà menée suffisante pour écarter les accusations.

Un dossier repris par une nouvelle magistrate

Après de longs démêlés procéduraux, la cour d’appel de Paris la contredit, ordonnant en juin 2020 la reprise des investigations sur cette accusation de viol, estimant que la magistrate instructrice “ne pouvait se fonder uniquement sur les résultats de l’enquête préliminaire” pour rendre un non-lieu. Depuis l’été 2020, une nouvelle magistrate a pris en main le dossier.

“Il faut quand même mesurer ce que c’est que d’être accusé à tort, de devoir expliquer à ses parents ce qu’il s’est passé parce que, c’est vrai, j’ai eu une vie de jeune homme”, avait expliqué le ministre de l’Intérieur en juillet 2020 à La Voix du Nord .

Accusé d’abus de faiblesse par une habitante de Tourcoing qui affirmait avoir été contrainte à des relations sexuelles en échange d’un logement et d’un emploi, Gérald Darmanin, alors ministre des Comptes publics, avait bénéficié d’un classement sans suite de l’affaire en 2018.

À voir également sur Le HuffPost : #MeTooPolitique: pourquoi la parole peine à se libérer

  • Hu chevron_right

    Charlotte Arnould, qui accuse Gérard Depardieu de viol, s'exprime

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 17 December - 09:02 · 2 minutes

Pour la première fois, la jeune femme qui accuse Gérard Depardieu de viol a pris la parole publiquement, s

VIOLENCES SEXUELLES - “Continuer à me taire, c’est m’enterrer vivante...” Jeudi 16 décembre au soir, sur ses réseaux sociaux, l’actrice et danseuse Charlotte Arnould a publié un court texte à l’occasion d’un sombre anniversaire pour elle: celui de la deuxième plainte pour viol déposée un an plus tôt contre Gérard Depardieu .

Une première prise de parole publique pour une jeune femme qui était jusqu’à présent restée anonyme dans cette affaire, débutée en 2018. C’est cette année-là, au mois d’août, que celle qui est la fille d’un ami de l’acteur alors âgé de 69 ans dit avoir été violée à deux reprises dans l’hôtel particulier du VIe arrondissement de Paris que possède l’interprète de Cyrano de Bergerac.

“Aujourd’hui, j’ai besoin de vivre dans la vérité”, écrit Charlotte Arnould pour expliquer ce qui l’a poussée à rompre le silence. “Je vis cachée et dans le silence, ce n’est plus supportable. J’ai besoin de m’exprimer.”

À l’inverse, dénonce la jeune femme, Gérard Depardieu vit sans être inquiété en dépit de sa mise en examen. “Il travaille pendant que je passe mon temps à survivre.” Pendant ce temps, elle voit sa “vie” lui ”échapper depuis 3 ans”.

Une situation à laquelle elle espère mettre fin en dévoilant son identité en ce mois de décembre: “Cette prise de parole risque d’être une secousse immense dans ma vie, je n’y gagne strictement rien si ce n’est l’espoir de récupérer mon intégrité”, écrit-elle.

Après un premier classement de l’enquête à l’été 2019 , l’affaire avait été relancée en décembre 2020, à la suite du dépôt d’une nouvelle plainte . Dans un premier temps, le parquet avait expliqué que ses neuf mois d’enquête préliminaire n’avaient “pas permis de caractériser les infractions dénoncées dans tous leurs éléments constitutifs”. Mais la deuxième plainte a permis la désignation d’un juge d’instruction et donc la reprise des investigations.

Depuis le début de l’affaire, Gérard Depardieu a toujours nié les accusations portées contre lui par Charlotte Arnould. En février dernier, dans les colonnes du journal italien La Reppubblica , il avait assuré: “Il n’y a aucune preuve, il n’y a rien contre moi et donc je suis très serein.” Et d’affirmer attendre un éventuel passage au tribunal pour y “réaffirmer (son) innocence”.

À voir également sur le HuffPost : Depardieu dit “fuir les dictateurs”, enfin presque...

  • Hu chevron_right

    Les candidats à la présidentielle 2022 interpellés sur le viol par un collectif #MeToo

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 11 December - 01:55 · 2 minutes

Un collectif des différents <a class=#MeToo interpelle les candidats à la présidentielle sur le viol (photo d" src="https://img.huffingtonpost.com/asset/61b3ecb6280000927c7ec70f.jpeg?cache=VANPF4KzAG&ops=scalefit_630_noupscale" />

POLITIQUE - Un collectif rassemblant des personnes soutenant ou participant aux différents mouvements #MeToo dans les médias, la politique , la culture ou encore l’éducation a publié ce vendredi 10 décembre dans Libération une tribune destinée aux candidats à la présidentielle 2022 .

Le texte, intitulé “Qu’allez-vous faire pour que les hommes cessent de violer ?”, interpelle celles et ceux qui aspirent à s’installer à l’Élysée au printemps sur ce que sont leurs “engagements fermes, concrets pour apporter des réponses ”.

“La campagne pour l’élection présidentielle commence. Les mouvements #MeToo réunis interpellent les candidat·e·s et leur posent une simple question: qu’allez-vous faire pour que les hommes cessent de harceler, d’agresser et de violer ?”, résument les signataires en fin de tribune.

“Grande promesse non tenue”

Le collectif, qui rassemble #MeTooMedias #MusicToo #MeTooPolitique #MeTooInceste #BalanceTonCirque #MeTooEP #MeTooVin #PayeTonTournage #PayeTonPinard #MeTooTheatre #MeTooGay #MeTooESR #PayeTaFac, rappelle que “longtemps, nous n’avons pas voulu faire de vague, nous sommes resté·e·s isolé·e·s, nous avions honte, nous avons gardé le silence. (...) Avant de nous rendre compte que nous étions des dizaines, des centaines, des milliers, à enfin oser dire ‘moi aussi’. Moi aussi j’ai été harcelé·e, moi aussi j’ai été agressé·e, moi aussi j’ai été violé·e”.

“Depuis cinq ans que la parole se propage au prix de risques parfois immenses pour les victimes, peu d’agresseurs ont été inquiétés, quelques-uns ont été promus, presque aucun n’a été condamné”, se désole le collectif. “Alors que nos souffrances peinent encore à être entendues, certains de nos agresseurs continuent de disposer de leur place de pouvoir, certains trinquent ensemble, s’applaudissent au théâtre, s’invitent dans les médias, se soutiennent et trouvent un soutien plus large encore dans le dénigrement constant de nos paroles, le mépris de nos vécus”.

“Ce quinquennat est celui d’une grande promesse non tenue concernant la lutte contre les violences sexuelles”, jugent les signataires qui veulent savoir ce qu’il “en sera du suivant ”. “Il est plus que temps que les pratiques changent, que les coupables, les complicités et les complaisances soient sanctionnés, juridiquement, professionnellement et socialement.”

À voir également sur Le HuffPost: Avec #MeToo politique, la démission de Darmanin réclamée par ces manifestantes

  • Hu chevron_right

    L'avocat Alex Ursulet mis en examen pour "viol par personne ayant autorité”

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 10 December - 17:07 · 3 minutes

Le célèbre avocat Alex Ursulet a été mis en examen pour

VIOLENCES SEXUELLES - La “suite logique” d’une affaire emblématique du #MeToo qui vise la profession d’avocat . Le célèbre pénaliste Alex Ursulet , accusé de viol par une ancienne stagiaire, a été mis en examen jeudi 11 décembre pour “viol par personne ayant autorité” et placé sous contrôle judiciaire, a appris l’AFP ce vendredi 10 de source judiciaire, confirmant une information de Mediapart .

Ce pénaliste réputé, défenseur du meurtrier en série Guy Georges ou de l’ancien maire de Grenoble Alain Carignon et personnage people pour son mariage avec Anne de Bourbon des Deux-Siciles, est visé depuis le 25 septembre 2019 par une plainte pour “viol” et “harcèlement sexuel” déposée par une femme qui avait effectué un stage dans son cabinet parisien en janvier 2018.

Dans sa plainte, la jeune femme raconte y avoir été violée par Alex Ursulet, après un déjeuner où ce dernier se serait montré pressant et qui se serait déroulé le 30 janvier 2018. Elle rapporte avoir été questionnée de manière très intime au cours de ce repas avant de subir des humiliations et donc un viol une fois de retour au cabinet. Elle produit pour étayer ces accusations des attestations de témoins et des copies de SMS.

Chacun campe sur ses positions

Maître Ursulet, aujourd’hui âgé de 65 ans, avait de son côté porté plainte pour “dénonciation calomnieuse”, mais aussi pour “faux” et “tentative d’escroquerie au jugement”.

Après deux jours de garde à vue en juin 2020 et une confrontation avec la plaignante où “chacun (était) resté sur ses positions”, selon le commentaire à l’époque d’une source proche du dossier, le parquet avait ouvert une information judiciaire pour “viol par personne ayant autorité” et demandé sa mise en examen.

L’avocat était ressorti libre de l’interrogatoire devant le juge d’instruction, sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mise en examen.

La mise en examen de jeudi “est la suite logiquement attendue de ce dossier. Il est important que la juge puisse continuer à mener son instruction sereinement”, a indiqué à l’AFP maître Thibault Laforcade, avocat bordelais de la plaignante. Désormais, Alex Ursulet n’a plus le droit d’entrer en contact avec la plaignante.

Radié du barreau de Paris, il a fait appel

“La mise en examen pour viol, c’est dans l’air du temps. Peu importe qu’il n’y ait aucun élément nouveau depuis dix-huit mois ou d’innombrables contradictions et impossibilités, peu importe que rien ne justifie cette mise en examen, ni l’urgence ni le dossier ni rien, c’est comme ça!”, a critiqué maître Marie Burguburu, l’une des avocates de maître Ursulet au côté de maître Frédérique Pons et de l’ancien bâtonnier de Paris Christian Charrière-Bournazel. “L’avantage, c’est que cette mise en examen donne à la défense d’Alex Ursulet des droits qu’elle n’avait pas avant (...) Il va donc enfin pouvoir se défendre”, a-t-elle ajouté, son client continuant de nier farouchement les accusations.

Le Conseil de l’ordre, saisi des faits, avait radié Alex Ursulet du barreau de Paris le 31 décembre 2019. Comme l’a rapporté Mediapart , le Conseil de l’ordre avait été particulièrement clair dans son arrêté, évoquant “un comportement inapproprié vis-à-vis d’une stagiaire, qui s’est manifesté par une manipulation, une domination, un harcèlement, aux fins de procéder à des agissements de nature sexuelle suffisamment graves pour ne pas être dévoilés par Alex Ursulet mais masqués par des propos incohérents et mensongers”.

L’intéressé avait immédiatement fait appel, ce qui lui a depuis permis de continuer à exercer. Une audience sur l’appel de cette décision aura lieu le 20 janvier prochain à la cour d’appel de Paris.

À voir également sur le HuffPost : Ces manifestantes #NousToutes font le bilan de la “grande cause du quinquennat” de Macron

#Metoopolitique: trois élues locales sur quatre disent subir du sexisme selon une enquête

#METOO - Une semaine après la diffusion d’accusations d’agressions sexuelles et de viol visant l’ancien ministre Nicolas Hulot , les récits d’agressions sexuelles et sexistes en politique vont-ils se multiplier? “On en est encore à un tout petit stade de dévoilement”, affirme le collectif #MeTooPolitique , alors qu’une enquête du réseau Élues Locales dévoile ce vendredi 3 décembre que les trois quarts des élues des collectivités territoriales ont déjà subi des remarques ou comportements sexistes.

“Le monde politique est gangrené par cette question-là”, a expliqué l’élue EELV Alice Coffin lors d’une conférence de presse ce même jour. La majorité de ces comportements interviennent en effet dans les locaux où ces élues exercent leurs fonctions, lors des conseils municipaux, pendant les permanences, au sein de leurs équipes ou sur le terrain. La plupart du temps, il s’agit d’interruption de parole, de remarques paternalistes ou de “blagues” sexistes. Et la quasi-totalité de ces comportements sont le fait d’autres collègues élus, révèle l’enquête.

Près de mille témoignages dans 99 départements

Pour obtenir ces résultats éloquents, 966 représentantes politiques ont été interrogées dans 99 départements et 81% d’entre elles sont élues à l’échelle communale. L’ampleur des chiffres recueillis dépeint un environnement hostile pour ces femmes engagées en politique. La fondatrice du réseau n’en est pas surprise. Au Parisien , Julia Mouzon explique que “cela fait dix ans qu’elles nous livrent ces témoignages. Il s’agissait aujourd’hui de quantifier le phénomène”. “Désormais”, ajoute-t-elle, “cette étude doit être un électrochoc pour les collectivités locales”.

Les témoignages de ces femmes élues qui dénoncent des propos sexistes et patriarcaux se succèdent ces derniers mois sur les réseaux sociaux. Preuve que peu à peu, ces élues locales, le plus souvent invisibilisées et isolées, osent prendre la parole sur le sujet.

La publication de la tribune de 300 femmes appelant dans Le Monde à ”écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes” de la vie politique et à mettre fin à “l’omerta” a permis de démuseler la parole.

Exemple parlant cette année, la maire de Paimpol avait rendu public en février le comportement sexiste d’un membre de l’opposition à son égard. ”“Maîtresse”, “ma cocotte”, tutoiement... “On en est encore là en 2021”, avait-elle dénoncé exaspérée, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessous .

À voir également sur Le HuffPost #MeTooPolitique: pourquoi la parole peine à se libérer