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    Edouard Philippe ne sera pas dans le prochain gouvernement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 18:07 · 1 minute

Edouard Philippe a joué les consultants auprès d’Élisabeth Borne, sans proposer de nom de son parti Horizons.  Edouard Philippe a joué les consultants auprès d’Élisabeth Borne, sans proposer de nom de son parti Horizons.

POLITIQUE - Si les rumeurs annonçaient un retour de l’ex-Premier ministre d’ Emmanuel Macron dans le futur gouvernement d’ Elisabeth Borne , le principal intéressé a assuré que ce ne serait pas le cas.

Dans un extrait de l’émission “Complément d’enquête”, enregistrée mercredi et diffusée ce jeudi 19 mai sur France 2, Edouard Philippe a confié qu’il ne serait pas membre du gouvernement Borne, dévoilé dans les prochaines heures.

“On ne m’a rien proposé et ça me va très bien!”, assure le maire du Havre qui dit ”être plutôt bien” là où il est. “Il y a des phases dans la vie où on est dans l’action très intense et puis il y a des phases dans la vie où on est dans la réflexion, dans l’apprentissage de nouveaux thèmes, de nouveaux sujets, de nouveaux endroits. Je suis plutôt dans cette phase-là”, développe encore l’ancien Premier ministre .

Un rôle de consultant auprès de la Première ministre

Dans cet extrait, le fondateur du parti Horizons indique aussi avoir rencontré la nouvelle Première ministre au cours d’une “discussion très agréable d’ailleurs, très sympathique, très chaleureuse”, mais assure “ne pas avoir parler de la composition du gouvernement” avec elle.

Toutefois, il indique qu’Elisabeth Borne lui a demandé son avis sur des “personnalités qui avaient de l’appétence et de la compétence” pour faire partie du futur gouvernement.

Ce jeudi, la nouvelle Première ministre a demandé de la patience avant l’annonce de la composition du premier gouvernement du second mandat d’Emmanuel Macron: “On n’est pas en train de traîner, mais on prendra le temps qu’il faut”.

À voir également sur Le HuffPost: Au Havre, Édouard Philippe se paye la “culture woke”

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    Remaniement: Castex va démissionner... mais après quelle longévité?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 10:53 · 3 minutes

Comparez la longévité de Castex à Matignon avec celle de ses prédécesseurs Comparez la longévité de Castex à Matignon avec celle de ses prédécesseurs

POLITIQUE - Au football, on serait dans le temps additionnel de la prolongation. Jean Castex s’apprête à remettre sa démission à Emmanuel Macron , en ce début de semaine, pour permettre au président de la République de nommer son successeur à Matignon ... et débuter, réellement, son deuxième mandat.

“C’est une nouvelle ère qui s’ouvre”, commente celui qui s’est auto-proclamé “Premier ministre de l’intendance” après 20 mois passés dans les habits de chef du gouvernement. Avant que tous les regards se portent sur l’Élysée, et le futur homme fort ou la future femme forte de la Macronie, retour, en graphique, sur le passage de Jean Castex au 57 rue de Varennes.

Jean Castex sur les talons de Jean-Marc Ayrault

L’énarque de 56 ans sera resté à Matignon pendant 681 jours. Ou 682 si le suspense venait à durer jusqu’à mardi. Une longévité, d’un peu moins de deux ans, qui le classe dans le dernier tiers du classement des anciens Premiers ministres, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Il fait un peu mieux que Laurent Fabius (entre 84 et 86) mais moins bien (pour quatre jours) que Jean-Marc Ayrault, le premier chef du gouvernement sous François Hollande.

C’est Georges Pompidou et (dans une moindre mesure) François Fillon qui caracolent en tête. Le premier est resté plus de six ans (2279 jours) à son poste, quand le second peut se targuer d’avoir tenu les rênes de Matignon pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Au fond du classement, ce sont les socialistes qui brillent par la brièveté de leu passage. Bernard Cazeneuve détient le record du Premier ministre le plus éphémère avec 160 jours passés à Matignon. Celui qui avait remplacé (fin 2016) un Manuel Valls en partance pour la primaire du PS, est dépassé, de peu, par Edith Cresson.

Elle est la seule à avoir occupé la fonction. Nommée en 1991 par François Mitterrand, elle este 323 jours à son poste, soit moins d’un an, avant de faire les frais des mauvais résultats du PS aux élections intermédiaires et de son impopularité grandissante.

Une femme attendue

Trente ans plus tard, c’est donc une femme qui est attendue à Matignon; cette hypothèse souhaitée par 74% des Français (sondage Ifop pour Le JDD du 15 mai) a été confirmée ce lundi par François Bayrou ce franceinfo Si c’est le cas, Edith Cresson lui souhaite “beaucoup de courage” avec une classe politique “machiste”.

Après ceux de la ministre du Travail Elisabeth Borne et de l’ex-ministre de la Santé Marisol Touraine, le nom qui revient avec insistance est celui de Catherine Vautrin, ancienne ministre de la Cohésion sociale de Jacques Chirac, qui avait apporté son soutien à Emmanuel Macron avant le 1er tour de la présidentielle.

Pointe aussi le nom de la vice-présidente du Sénat Valérie Létard, estampillée “bébé Borloo” pour avoir débuté en politique à Valenciennes au coté du centriste Jean-Louis Borloo, avant d’être secrétaire d’Etat chargée des technologies vertes dans son ministère de l’Ecologie de 2009 à 2010, au sein du gouvernement Fillon.

Le choix est d’autant plus attendu qu’il viendra confirmer ou non l’orientation qu’entend se donner le chef de l’Etat, qui a promis de tenir compte de la colère exprimée par de nombreux Français pendant la crise des “gilets jaunes” et lors de l’élection présidentielle, et de changer de méthode.

À voir également sur le HuffPost: La cohabitation et ses anecdotes racontées par un historien

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    Législatives: Blanquer, Attal, Woerth, Valls... LREM dévoile ses premiers candidats

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 5 May - 18:56 · 2 minutes

Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer est candidat investi par la majorité présidentielle pour les législatives. Tout comme plusieurs de ses collègues au gouvernement. Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer est candidat investi par la majorité présidentielle pour les législatives. Tout comme plusieurs de ses collègues au gouvernement.

POLITIQUE - Le camp autour d’Emmanuel Macron veut se montrer uni. Mais pas sans un pluralisme assumé et revendiqué. Ce jeudi 5 mai, la majorité présidentielle a dévoilé une première liste de 187 candidats investis par sa “confédération” baptisée “Ensemble!” pour les élections législatives des 12 et 19 juin.

Lors d’une conférence de presse dans l’après-midi, Édouard Philippe (Horizons), François Bayrou (MoDem) et Richard Ferrand (LREM) ont tout fait pour afficher leur unité. “Notre ambition est de donner une majorité stable, dynamique et vivante” au président de la République, assure l’ancien Premier ministre. “Ensemble!” regroupe donc les trois piliers de la majorité, Horizons, le parti d’Édouard Phillipe, le MoDem de François Bayrou et LREM.

Plusieurs membres du gouvernement ont été investis: le ministre de l’Éducation nationale Jean Michel Blanquer dans la 4e circonscription du Loiret: le porte-parole Gabriel Attal dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine; Amélie de Montchalin dans la 6e circonscription de l’Essonne; Élisabeth Borne dans la 6e circonscription du Calvados; Olivier Dusspot , dans la 2e circonscription de l’Ardèche; Gérald Darmanin dans le Nord.

Richard Ferrand, est candidat à sa succession dans le Finistère. Éric Woerth , transfuge LR récemment rallié à Emmanuel Macron sera lui candidat dans l’Oise (4e). L’ancien ministre socialiste Manuel Valls obtient également l’investiture dans la 5e circonscription des Français de l’Étranger, malgré un imbroglio avec le député sortant .

58 circo’ pour le parti de Philippe, une centaine pour le MoDem

Selon Richard Ferrand, il y aura un candidat de la majorité dans “pratiquement” toutes les circonscriptions. À l’exception de quelques cas “qui ne se comptent que sur les doigts d’une main” selon lui, où les “extrémistes” sont très “implantés”. Présenter un candidat risquerait de “leur simplifier la vie”, selon le président de l’Assemblée nationale.

Plus de la moitié des investitures sont données à des députés sortants, contre 86 nouveaux candidats, dont la moitié est issue de la société civile. La parité hommes-femmes est respectée, avec 94 candidates et 93 candidats.

Le détail des investitures par parti n’a pas été dévoilé. Mais selon des sources d’Horizons et du MoDem à l’AFP, le parti de l’ancien Premier ministre a obtenu 58 circonscriptions et une centaine pour celui de François Bayrou.

Chacun des trois piliers pourra donc former son groupe à l’Assemblée, mais dépendra d’une association de financement commune qui répartira ensuite les subsides. “Nous sommes ensemble car nous ne sommes pas identiques. Mais ces différences sont de toute évidence un atout pour construire quelque chose en commun”, a assuré Édouard Philippe.

“Il n’y a pas de concurrence entre nous”, abonde François Bayrou. Pas de concurrences, mais pas non plus de “bloc” unique auquel le patron du MoDem “ne croit pas”. Il plaide pour “un pluralisme maîtrisé” qui a donc pris la forme de la confédération co-présidée par Richard Ferrand et lui.

À voir également sur Le HuffPost: Emmanuel Macron réélu: le soulagement et la joie de ses militants

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    Aux législatives, Macron et Philippe en chiens de faïence

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 2 May - 10:18 · 5 minutes

Emmanuel Macron et Edouard Philippe photographiés au Havre le 14 avril  Emmanuel Macron et Edouard Philippe photographiés au Havre le 14 avril

POLITIQUE - “Aucune circonscription pour Horizons, ce sont des cons”. Non, Emmanuel Macron n’a pas insulté Édouard Philippe et ses troupes sur fond de tensions provoquées par les législatives , assurait vendredi 29 avril au HuffPost l’entourage du chef de l’État, apportant un démenti ferme et direct à cette anecdote relatée par Europe 1. Réel ou non, ce feuilleton témoigne de l’ambiance délétère qui règne entre les macronistes et les philippistes, en vue des élections du mois de juin.

En cause, les prétentions du maire du Havre et de son parti Horizons qui seraient, aux yeux du locataire de l’Élysée, bien trop élevées et surtout révélatrices des ambitions personnelles de l’ancien Premier ministre, soupçonné en interne de vouloir se tailler un espace politique sur mesure, en vue de l’élection présidentielle 2027.

Résultat, des noms d’oiseaux échangés par “offs” interposés. Illustration encore ce lundi dans Le Parisien , où un proche du président de la République parle de “taqiya philippiste”, en référence à la pratique de la dissimulation prônée par les jihadistes avant de commettre un attentat. Ambiance. Mais comment en sont-ils arrivés là? Un coup d’œil dans le rétroviseur s’impose.

Depuis la création de son parti Horizons au mois d’octobre, Édouard Philippe donne l’impression de jouer sa propre musique , malgré une loyauté revendiquée et répétée à l’égard d’Emmanuel Macron, pour lequel il a fait campagne (à sa façon) durant l’élection présidentielle. Or, un parti autonome a besoin de financement et d’élus pour s’implanter durablement.

“Il faut trouver un truc qui nous lie, sans que ce soit la guerre. Un ministre au HuffPost

Si Horizons peut compter sur de nombreux maires, dont certains sont influents, comme Christian Estrosi (Nice) ou Christophe Béchu (Angers), l’échéance des élections législatives est cruciale puisque, théoriquement, Emmanuel Macron compte sur une majorité élargie sur sa droite comme sur sa gauche pour ce second quinquennat.

Pour assurer la pérennité de son parti, l’ex-Premier ministre mise sur l’investiture d’au moins 50 candidats, seuil à partir duquel une formation politique est éligible au financement public. Avec la possibilité de l’élection d’une trentaine de députés, ce qui permettrait au moins à Horizons de disposer de son propre groupe.

Éviter les frondeurs

Or, c’est précisément sur ce point que les ambitions du maire de Havre entrent en friction avec celles d’Emmanuel Macron qui, marqué par l’épisode des frondeurs sous François Hollande, n’a aucune envie que son action soit parasitée par des sensibilités trop bruyantes.

“Il faut trouver un truc qui nous lie, sans que ce soit la guerre. On doit consolider le centre et laisser les sensibilités s’exprimer, à gauche comme à droite, sans que ce soit le bordel: un orchestre symphonique et non cacophonique”, schématisait récemment un ministre au fait des négociations.

Reste alors à délimiter l’espace dont pourrait bénéficier Édouard Philippe et ses troupes au sein de cette majorité. Une équation rendue encore plus compliquée par la cohorte de députés LR prêts à rejoindre Emmanuel Macron, sans forcément passer par le sas que pourrait constituer Horizons. D’autant que la Macronie a fixé une ligne rouge: pas touche aux députés sortants.

Entre un député LR et nous, quelle est la place pour le candidat Horizons? Conseiller de l'exécutif, au "HuffPost"

Mais le parti de l’ancien Premier ministre ne compte visiblement pas se contenter de circonscriptions de conquête. Illustration avec la 5e circonscription du Morbihan où l’actuel député LREM, Gwendal Rouillard, ne se représente pas. Sans attendre les accords nationaux, le maire de Ploemeur, Ronan Loas s’est lancé pour Horizons, alors qu’une autre candidate potentielle, Lysiane Métayer, brigue l’investiture de la majorité présidentielle avec l’aval de Jean-Yves Le Drian . Un coin à surveiller...

En face, la Macronie ne semble pas disposée à faire le moindre cadeau. À l’image de la candidature de Jean-Michel Blanquer dans la 4e circonscription du Loiret , où le LR sortant, Jean-Pierre Door, élu depuis 2002, ne se représente pas. Problème: Christophe Bouquet, référent local pour Horizons a aussi fait acte de candidature. Dans La République du Centre ce lundi, il juge “incompréhensible” ce parachutage “abracadabrantesque”.

A part Christophe Béchu à Angers, qui ils ont chez Horizons? Un conseiller de l'exécutif au "HuffPost"

Différents points de tensions qui expliquent les attaques relatées ci et là dans la presse ces derniers jours. Mais pourraient-elles se convertir en réelles divisions, au point de voir des candidats Horizons face à des LREM? Auprès du HuffPost , un conseiller de l’exécutif doutait en fin de semaine dernière de la capacité du parti d’Édouard Philippe à franchir cette ligne: “Je ne vois pas trop leur intérêt à partir seul, entre un député LR et nous, quelle est la place pour le candidat Horizons?”.

Alors que la formation philippiste tend à se revendiquer plus ancrée localement que le parti présidentiel souvent décrit comme peu implanté sur le territoire, le même nuance: “à part Christophe Béchu à Angers, qui ils ont ?”

Du côté d’Horizons, alors que les tensions sont montées d’un cran ces derniers jours, l’heure est désormais à l’apaisement. “On ne réagit jamais à ce genre de choses. Ce sont des propos rapportés qui semblent bien nébuleux. Ce n’est pas un souci”, assure l’entourage d’Édouard Philippe, alors que le dialogue n’est pas rompu entre les différentes équipes.

Il y a quelques jours, Édouard Philippe et Richard Ferrand se sont vus pour discuter de cet épineux dossier. L’ex-Premier ministre a même déjeuné à la table du chef de l’État avec François Bayrou mercredi 27 avril, rapporte Le Monde . De quoi permettre d’apaiser les tensions et d’éviter des divisions? Une source proche des négociations veut encore y croire: “les discussions avancent, après, à quel rythme, c’est autre chose”.

À voir également sur Le HuffPost: Emmanuel Macron peut-il changer de méthode ?

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    Législatives: Horizons "surpris" de ne pas avoir davantage de "discussion" avec la majorité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 April - 22:50 · 2 minutes

Emmanuel Macron et Édouard Philippe, au Havre, le 14 avril 2022. Emmanuel Macron et Édouard Philippe, au Havre, le 14 avril 2022.

LÉGISLATIVES - Horizons, le parti d’Édouard Philippe, se dit “surpris” de ne pas avoir davantage de “discussion” avec ses partenaires de la majorité en vue des législatives des 12 et 19 juin, ont déploré à l’AFP certains de ses cadres, à l’issue d’un bureau politique.

“La discussion avec les partenaires de la majorité, que nous avons sollicitée, n’a pas eu lieu. Nous en sommes surpris. Et nous attendons qu’elle ait lieu”, a fait savoir un membre d’ Horizons .

Alors que devrait bientôt être dévoilée une première salve d’investitures de la majorité, un autre cadre souligne que “le dispositif n’est pas calé, pas tranché” entre alliés. Et que s’il y a eu “des échanges préparatoires” avant le premier tour de la présidentielle, Horizons est depuis “dans l’attente que ça reprenne”, quand bien même se mènent en parallèle “des discussions entre La République en marche et le MoDem”.

En toile de fond, se dessinent les crispations récurrentes entre Édouard Philippe et Emmanuel Macron, qui semblaient pourtant être mises entre parenthèses durant la présidentielle, le maire du Havre ayant notamment accueilli le président candidat dans son fief du Havre dans l’entre-deux tours. Selon Le Parisien , l’ancien Premier ministre n’a par exemple toujours pas félicité le chef de l’Etat pour sa victoire à la présidentielle .

Édouard Philippe viserait “30/40 députés”

Mais le chef de l’État s’active lui-même pour débaucher à droite, et pourrait nouer directement des pactes avec des députés Les Républicains favorables à la majorité présidentielle. Une façon pour Emmanuel Macron de contourner et réduire l’influence d’Édouard Philippe qui viserait “30/40 députés” selon un parlementaire du parti.

En bureau politique ce mardi, l’ancien Premier ministre a déclaré en retour, selon plusieurs participants: “Je ne suis jamais tenu par un deal que je n’ai pas passé”. Sous-entendant que, sans concertation, Horizons pourrait présenter des candidats y compris dans les circonscriptions concernées par un accord entre la majorité et ces députés LR .

“On a beau tendre la perche, il y a parfois des comportements un peu irrationnels vis-à-vis d’Édouard Philippe”, déplore un cadre du parti, notant que le patron du MoDem François Bayrou avait publiquement appelé à ce “qu’il y ait Édouard Philippe autour de la table”.

L’ancien locataire de Matignon a aussi fermé la porte à l’hypothèse d’un parti unique évoqué par Emmanuel Macron, en déclarant que cela ne lui “semble pas envisageable”. “Un parti allant de Rebsamen (socialiste) à Abad (LR, non encore rallié), il y a de quoi se claquer les adducteurs”, observe un cadre d’Horizons.

À voir également sur Le HuffPost : À peine les résultats révélés, les élections législatives sont sur toutes les lèvres

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    Mélenchon rencontre Édouard Philippe et "la droite élégante" au Salon du livre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 22 April - 17:47 · 2 minutes

Jean-Luc Mélenchon lors de sa visite au Salon du livre à Paris ce vendredi 22 avril. Jean-Luc Mélenchon lors de sa visite au Salon du livre à Paris ce vendredi 22 avril.

POLITIQUE - Rencontre entre opposants mais en toute élégance au milieu des ouvrages. Au détour d’un stand du Salon du Livre qui se tient actuellement à Paris, Jean-Luc Mélenchon a fait une rencontre fortuite ce vendredi 22 avril, quelques jours à peine après ses déclarations sur ses intentions de devenir “Premier ministre” après les législatives de juin prochain .

En pleine séance de dédicace, Édouard Philippe a eu la surprise de voir le candidat, arrivé en troisième position au premier tour de la présidentielle, dans la file d’attente pour obtenir une signature de l’ancien Premier ministre pour son dernier livre Impressions et lignes claires.

Selon les journalistes présents sur place au moment de cette rencontre surprise, Édouard Philippe a même eu la courtoisie d’offrir un exemplaire de son ouvrage au leader de La France Insoumise. “On ne sait jamais, il paraît que ça intéresse”, aurait même lâché le maire du Havre après ce cadeau.

L’échange s’est prolongé avec une “franche poignée de main” et quelques “anecdotes” sur leur passé commun sur les bancs de l’Assemblée nationale. Suite à cet échange littéraire, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi ironisé sur cette situation au détour d’un tweet, qualifiant même son ancien adversaire politique de figure de “la droite élégante”.

Jean-Luc Mélenchon s’en est allé, non sans une dédicace personnalisée de la part de l’ancien locataire de Matignon et de son co-auteur Gilles Boyer, par ailleurs conseiller spécial d’Édouard Philippe lors de son passage au gouvernement.

“Pour Jean-Luc, ces impressions et lignes claires sur ce que gouverner veut dire! Affectueusement”, a écrit non sans humour Édouard Philippe dans le livre offert à Jean-Luc Mélenchon.

À voir également sur Le HuffPost: Cette phrase du discours de Mélenchon a inspiré les plus jeunes sur Tiktok

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    Avant le second tour de la présidentielle, la Macronie se mobilise contre le risque de l'abstention

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 19 April - 11:02 · 3 minutes

Ce que cherche la Macronie avec son Ce que cherche la Macronie avec son "rien n'est joué"

PRÉSIDENTIELLE - Cinquante nuances de précaution. Nombreux sont les soutiens d’ Emmanuel Macron à alerter, ce mardi 19 avril, sur tout risque de relâchement dans la dernière ligne droite de la présidentielle , à l’heure où le président-candidat semble prendre l’avantage dans les enquêtes d’opinion.

Il est actuellement mesuré autour des 54,9%, comme vous pouvez le voir dans notre compilateur de sondages ci-dessous , quand sa rivale d’extrême droite, Marine Le Pen, plafonne à 45%. Une marge assez nette. Pourtant, “rien n’est joué”, martèlent plusieurs poids lourds de la Macronie... au premier rang desquels Jean Castex , Édouard Philippe ou François Bayrou.

Une façon d’entretenir le suspense, de maintenir la tension dans cet entre-deux-tours, et de placer chaque électeur face à sa propre responsabilité. Car si le locataire de l’Élysée possède une avance non-négligeable dans les sondages, il n’est pas à l’abri ni d’un faux pas, ni d’une importante mobilisation de l’électorat anti-Macron, ni d’une forte abstention de la part de ceux qui pensent que l’élection est jouée d’avance.

Le spectre de l’abstention

“Je suis extrêmement mobilisé”, a ainsi répondu d’emblée Jean Castex, ce mardi sur France Inter, interrogé sur son esprit à l’orée de ce sprint final. “En écoutant autour de moi, en regardant ce qui se passe, je pense que rien n’est joué et qu’il ne faudrait surtout pas tirer de chiffres (des sondeurs, NDLR) l’idée que le match est plié”, a ainsi fait valoir le Premier ministre, avant d’insister: “Il ne l’est pas, il ne l’est jamais.”

Mêmes mots, ou presque, dans la bouche de son prédécesseur à Matignon. “Rien ne me paraît joué car beaucoup d’inconnues pèsent sur le scrutin, à commencer par l’abstention”, juge Édouard Philippe dans les colonnes du Figaro , dans un entretien publié lundi 18 avril au soir. Pour lui, ”à l’évidence, le front républicain n’est plus un réflexe naturel, par lassitude sans doute”. Quitte à dire l’inverse de ce qu’il affirmait une semaine plus tôt.

On comprend qu’il s’agit, désormais, de l’un des principaux éléments de langage dans l’entourage du chef de l’État. Gabriel Attal, lui aussi, explique de plateau en plateau que les dés ne sont pas jetés à quelques jours du second tour. “Dimanche soir, à vingt heures, un des deux visages s’affichera sur les écrans. Et ça peut-être le visage de l’extrême droite, celui de Marine Le Pen”, a ainsi estimé le porte-parole du gouvernement, ce mardi sur CNews, en illustrant son propos avec ce cas de figure imagé.

La Macronie agite le Brexit

Dans le même esprit, certains n’hésitent pas à se référer au passé ou à nos voisins pour démontrer que les résultats des élections sont toujours incertains. Et pour inciter les électeurs à se mobiliser. C’est le cas de François Bayrou. “On a déjà vu des peuples faire des choix qu’avec le regard de l’historien on trouve insensés. Mais ça peut arriver”, prévient le patron du MoDem dans La République des Pyrénées.

Emmanuel Macron est encore plus clair en braquant les regards sur les Anglo-Saxons. “Repensez à ce que les citoyens britanniques disaient quelques heures avant le Brexit ou aux États-Unis avant que le vote Trump n’arrive: je ne vais pas y aller, à quoi ça sert? Je peux vous dire que le lendemain ils ont regretté”, a-t-il lancé, lundi soir sur France 5, entre autres appels à la mobilisation.

En réalité, le chef de l’État martèle le même message partout: aux urnes citoyens! S’adressant notamment à ceux qui hésitent à voter dimanche parce que leur seule motivation est de faire barrage à l’extrême droite, il a insisté: “La vie en société, c’est le fruit de compromis. Si vous voulez éviter l’impensable, choisissez pour vous-même.” Il reste trois jours -et un débat- au président-candidat pour achever de convaincre ces indécis.

À voir également sur Le HuffPost: “Je trouve ça très bien les charentaises!”, Marine Le Pen répond à Gabriel Attal

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    Mélenchon, qui renvoie Macron et Le Pen "dos à dos", jugé "irresponsable" par Philippe

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 19 April - 03:30 · 2 minutes

Édouard Philippe, ici au Havre, le 10 avril 2022. Édouard Philippe, ici au Havre, le 10 avril 2022.

PRÉSIDENTIELLE 2022 - Durant l’entre-deux-tours de cette élection présidentielle, les élus ou anciens élus politiques de poids ont appelé l’un après l’autre à voter Emmanuel Macron au second tour le 24 avril, comme Nicolas Sarkozy , François Hollande ou Benoît Hamon .

L’ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui avait lui appelé dès le soir du premier tour au vote Macron tout en annonçant “faire campagne activement” pour le président sortant, a lui jugé “irresponsable” la position de Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième avec 22% des voix le 10 avril. L’insoumis avait appelé le soir-même à ne pas accorder “une seule voix” à l’extrême droite, mais sans jamais annoncer de voter pour Emmanuel Macron.

“Renvoyer dos à dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron, c’est irresponsable. Tout comme envoyer la consigne ‘pas une voix à Marine Le Pen’, ce qui laisse la porte évidemment ouverte à toutes les abstentions”, a jugé le maire du Havre dans une interview au Figaro publiée ce lundi 18 avril .

“Beaucoup d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon l’ont soutenu par attachement à la dimension écologiste de son programme”, poursuit Édouard Philippe. “Que l’on m’explique ce qu’il peut y avoir de commun sur ce sujet entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Rien! Si on vote pour des idées, alors il faut être cohérent. Il y a, chez les responsables politiques qui ne distinguent pas les deux candidats, une errance.”

“Le front républicain n’est plus un réflexe naturel”

″À l’évidence, le front républicain n’est plus un réflexe naturel, par lassitude sans doute. Il a baissé en intensité, mais je ne crois pas à sa disparition”, estime encore le président du mouvement Horizons . Pour lui, “beaucoup de gens voteront pour le président de la République sans enthousiasme, sans en partager le programme, mais ils le feront parce qu’ils considèrent que la France irait bien plus mal avec Marine Le Pen.”

Jean-Luc Mélenchon, qui a consulté sa base d’environ 300.000 personnes pour lui demander ce qu’elle comptait faire au second tour, a publié les résultats ce week-end .

L’Insoumis en chef n’avait pas proposé l’option “Marine Le Pen” et proposait à ses troupes trois options: vote blanc ou nul, abstention ou vote pour Emmanuel Macron. Les résultats sont sans appel: sur 215.292 participants au vote, 37,65% d’entre eux ont choisi le vote blanc ou nul et 28,96% disent qu’ils s’abstiendront. Seulement 33,40% glisseront donc un bulletin Macron dans l’urne dimanche.

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