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    Le budget d’Elon Musk pour Twitter est le même que celui des États-Unis pour le climat

    news.movim.eu / Numerama · Thursday, 28 April - 10:31

Elon Musk va dépenser sans compter pour racheter Twitter, avec lequel il entend « s'amuser ». Un budget aussi énorme est celui que d'autres accordent à des enjeux cruciaux, comme le climat. [Lire la suite]

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    Marine le Pen veut arrêter l'énergie éolienne, un pari triplement risqué

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 18 April - 09:10 · 9 minutes

ENVIRONNEMENT - Elle ne veut plus en voir une seule. Le sort des éoliennes, dans le programme de Marine le Pen est sans ambiguïté: tous les projets de constructions seront stoppés, si la candidate du Rassemblement National est élu, et le parc existant sera entièrement démantelé. Le solaire, de son côté, s’en sort un peu mieux, avec un moratoire sur les constructions à venir.

“Aberration” s’est exclamé Emmanuel Macron sur France Bleu jeudi 14 avril. Le président candidat s’est de son côté engagé à développer massivement l’éolien en mer, avec cinquante parcs en service en 2020: cela correspondrait à 40 gigawatts produits, soit 20% de la consommation nationale d’électricité. Un programme ambitieux... Pour la France, qui avec 8% d’électricité éolienne aujourd’hui est notoirement en retard sur le sujet par rapport à ses voisins européens.

Les éoliennes, un délit de ‘pale gueule’

Le projet de Marine le Pen est donc d’aller en sens inverse de cette expansion, en faisant tomber la production d’électricité éolienne de 7,9% du mix énergétique français à rien du tout à l’horizon 2030. Une disparition pure et simple de la filière qu’elle n’est pas la seule candidate à avoir dans son programme, Éric Zemmour ayant également annoncé arrêter “toutes les éoliennes” s’il remportait l’élection, avant d’échouer au 1er tour.

Pourquoi tant de haine? La candidate d’extrême droite possède plusieurs arguments pour abattre les grands arbres de métal, au nombre de 8000 aujourd’hui dans l’Hexagone. En premier lieu celui de leur capacité de production. Une éolienne, c’est en moyenne 3 mégawatts/heure produits, mais le vent ne souffle pas en permanence. On estime ainsi que ces dernières fonctionnent 75% du temps, c’est ce que l’on appelle le facteur de capacité.

Puissance installée des éoliennes en France Puissance installée des éoliennes en France

C’est précisément cette intermittence qui fait, pour la candidate, la principale raison de disqualifier les éoliennes. Une énergie qui, à l’inverse du thermique, de l’hydraulique mais encore du nucléaire n’est pas pilotable, ce qui signifie que lorsque le vent s’arrête, la production chute, et lorsqu’il augmente, c’est l’inverse, et l’on n’y peut rien.

L’argument ne tient pas debout pour François Cauneau, professeur à l’école des Mines de Paris: “La probabilité pour qu’il n’y ait du vent nulle part sur l’ensemble du parc éolien européen est de zéro. C’est-à-dire que ça ne se produit quasiment jamais. L’intermittence d’une éolienne localement est toujours compensée par la redondance:  il y en aura toujours une qui va produire de l’électricité quelque part et c’est cette électricité qui va ensuite être dispatchée sur le réseau.”

Mais ce n’est pas la seule critique: la présidente du Rassemblement national évoque également le “saccage irréversible de nos paysages”, la perte de valeur du foncier environnant les hélices, ou encore le prix à payer par les Français pour faire marcher la filière. Marine le Pen veut ainsi “rendre aux ménages les cinq milliards versés en subventions” aux énergies vertes, et en premier lieu aux éoliennes.

À court terme, un retrait possible en théorie...

Sus donc aux moulins de métal. Marine le Pen pourrait-elle, durant le mandat qu’elle vise, désengager la France de l’énergie du vent sans que la tension sur le réseau soit trop forte? “Le système électrique français est aujourd’hui largement exportateur”, constate le Réseau de Transport d’Electricité (RTE), ce qui permettrait en théorie de supporter ce manque à produire... Mais en théorie seulement.

Le Pr Cauneau est en effet catégorique: “Il n’est pas possible dans l’état actuel du réseau électrique français de fermer l’éolien à court terme de manière indolore. Une centrale, on ne peut pas l’allumer et la faire monter en température tout de suite. Il faut au mieux quelques dizaines d’heures.” Pour lui, la proposition de Marine Le Pen n’est donc “pas viable d’un point de vue technique parce qu’une éolienne offre une flexibilité que n’offre pas une centrale nucléaire en matière d’adéquation en fonction de la demande.”

Par ailleurs, RTE précise qu’“au-delà de l’horizon 2030-2035, la progression des usages électriques combinée au début de la fermeture des réacteurs nucléaires les plus anciens conduirait progressivement la France à manquer d’électricité bas-carbone pour couvrir les besoins”, alerte l’autorité. Or EDF estime que la première paire de réacteurs EPR ne pourra pas être livrée avant 2035-2040... Les 8% d’un parc éolien, même tout juste maintenu en l’état, manqueraient alors cruellement. Non seulement à la production française, mais aussi aux engagements pris.

... Et à rebours de tous les engagements français

Si elle est élue, Marine Le Pen a été claire: “Je commencerai par geler les projets en cours, notamment les projets offshore puis j’entamerai le chantier du démantèlement des éoliennes existantes”, voilà le projet qu’elle décrit lors d’une interview à BFMTV , le 1er mars dernier. Mais l’État peut-il retourner sa veste du jour au lendemain alors que des contrats ont été signés ? Dont certains tout récemment, comme le chantier du parc éolien flottant de Port-la-Nouvelle, dans l’Aude.

“Il est évident que ça alimenterait un contentieux très important avec des conséquences financières redoutables pour l’État français”, explique Bernadette Ferrarese, co-directrice du master Droit de l’énergie à l’université Lyon 3. “La quasi-totalité des parcs éoliens bénéficient de régime d’aide de la part des pouvoirs publics, une aide économique qui a été contractualisée et qui s’appuie sur des dispositifs légaux. Donc porter atteinte du jour au lendemain à leur activité les conduirait à dire qu’ils subissent un préjudice économique très important et dont ils demanderaient réparation à l’État.”

Par ailleurs, une directive de l’Union européenne entrée en vigueur en 2018 impose aux pays membres l’objectif suivant: 32% de la consommation finale d’énergie doit être composée de renouvelable. Si on ajoute à cela la suppression du parc éolien, ce but “serait difficilement atteint”, admet Bernadette Ferrarese. Cependant, la professeure de droit précise que même si “ce sont des règles fixées dans le marbre de la loi [art.100-4 du code de l’énergie] , très fréquemment le législateur ne respecte pas ses propres dispositions. Donc il est tout à fait possible de ne pas atteindre les objectifs en question”

En échange, le pari risqué du tout nucléaire

Coûteuses, inefficaces, moches... Quel qu’en soit le prix, Marine le Pen veut mettre les éoliennes aux oubliettes. Au prix de bousculer sérieusement le mix énergétique français et ses objectifs pour les années à venir. Dans son plan de développement décennal, RTE prévoit ainsi une multiplication par cinq du nombre d’éoliennes terrestres en 15 ans, pour un mix électrique ou les renouvelables dans leur ensemble atteignent 50% de la production en 2035.

Pour compenser cet abandon, le programme présidentiel du RN prévoit un recours massif au nucléaire, avec la prolongation de la durée de vie de tous les réacteurs jusqu’à 60 ans, la réouverture de la centrale de Fessenheim, et la construction d’une vingtaine de réacteurs EPR d’ici à 2036. Ce programme ambitieux a un nom: Marie Curie. Mais il a aussi des détracteurs. À commencer par les acteurs français du nucléaire eux-mêmes.

Le mix électrique français envisagé par Marine le Pen. Le mix électrique français envisagé par Marine le Pen.

RTE a ainsi développé plusieurs scénarios, dans lesquels la production d’électricité nucléaire prend une place variable dans le mix électrique en fonction de la part des énergies. Son scénario le plus “nucléarisé”, qui anticipe que l’atome fournira 50% de notre électricité en 2050, repose sur la construction de 14 EPR ainsi que plusieurs mini-centrales (“SMR”).

Pousser les centrales jusqu’à 70 ans

Ce scénario suppose également sur une exploitation maximale des capacités déjà installées: “Cela implique d’exploiter le plus longtemps possible le parc nucléaire existant, et de développer de manière volontariste et diversifié le nouveau nucléaire”, alerte le rapport. Autrement dit, garder une production nucléaire confortable dans l’hexagone demandera déjà un engagement aigu des pouvoirs publics. Dans ces conditions, celui de Marine le Pen donne le tournis.

La candidate à la présidente prévoit en effet de porter entre 75% et 80% la part du nucléaire dans le mix électrique français, contre 67% aujourd’hui. Un plan “tout nucléaire” qu’aucun scénario développé par les autorités en charge de la gestion du parc n’a envisagé pour l’instant.

Un think tank très pronucléaire, le Cérémé, a pourtant imaginé un avenir où la même proportion est attribuée à l’atome, soit 80% du mix électrique en 2050. Mais dans son enthousiasme, le rapport précise tout de même qu’il faudra prolonger la durée de vie des centrales existantes jusqu’à 70 ans, et non 60 comme le souhaite Marine le Pen. Pas sûr que l’Autorité de Sûreté Nucléaire, déjà inquiète de l’état du parc français, valide de tels plans.

L’environnement, grand perdant

Mais la dette la plus importante risque bien d’être envers l’environnement, n’en déplaise au mouvement d’extrême droite qui revendique un mix “100% décarboné” à terme. Bien sûr, l’énergie nucléaire dispose d’un net avantage sur le gaz et le charbon, c’est celui de ne pas émettre, une fois en fonctionnement, de CO2 ou de microparticules. Mais cela ne fait pas tout, comme le note le think tank Shift Project, qui a noté les projets élyséens.

“Ces mesures sont en désaccord avec la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) qui recommande une diversification du mix électrique via le développement des énergies renouvelables et la mobilisation de la biomasse”. Autrement dit, ne pas diversifier notre mix énergétique, mais au contraire le resserrer encore plus, est en contradiction avec toutes les stratégies de développement durable, et RTE ne dit pas autrement.

L’autorité s’inquiète ainsi du pari qu’incarnerait le recours au tout-nucléaire tout comme d’ailleurs un passage au 100% renouvelable, en expliquant qu’un tel scénario impose “un grand nombre de prérequis techniques” qui pourraient ne pas être au rendez-vous. Se reposer sur un mix électrique déséquilibré, c’est faire un pari sur l’avenir, et si ce dernier était perdu, il faudrait alors recourir pour compenser aux énergies fossiles.

“Renoncer au principe de diversification technologique dans le mix de production électrique”, conclut RTE, est un “risque de non-atteinte de l’objectif de neutralité carbone à la date rapprochée de 2050.”

À voir également sur Le HuffPost: Cette éolienne-sextoy pourrait devenir votre source d’énergie d’appoint

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    L'éolien dépasse le charbon et le nucléaire pour la première fois aux Etats-Unis

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 April - 08:52 · 2 minutes

L L'énergie éolienne a dépassé le nucléaire et le charbon le 29 mars dernier aux Etats-Unis.

ÉNERGIES - C’est une étape énergétique encore symbolique à ce stade, mais tout de même importante. L’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a déclaré ce jeudi 14 avril que les éoliennes avaient produit plus que le charbon et l’énergie nucléaire le 29 mars dernier. Avec  2017 gigawattheures d’électricité, elles ont en effet produit ce jour-là environ 19% de l’énergie américaine.

De son côté l’énergie nucléaire a également produit 19 % de l’électricité, tandis que le charbon en a produit 17 %. Ainsi, l’énergie éolienne n’a seulement été dépassée que par le gaz naturel (31 %). Il s’agit là d’un événement, puisque jamais l’énergie éolienne n’avait toisé le charbon et l’énergie nucléaire conjointement.

Cette nouvelle vient témoigner de la part croissante de cette énergie aux États-Unis, alors que le parc éolien américain est en croissance . C’est notamment ce qui a permis à l’éolien de dépasser en termes de production électrique le nucléaire depuis 2019. Cependant, son utilisation reste intermittente. Le facteur de charge, c’est-à-dire le taux moyen de fonctionnement était par exemple de 35% en 2021 , contre 93% pour le nucléaire précise l’EIA.

Combinaison de divers facteurs

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer la raison de cette production accrue à la fin du mois de mars. Tout d’abord, comme l’explique l’EIA, la vitesse du vent culmine souvent au printemps aux États-Unis. Ainsi, le 29 mars plusieurs centres électriques comme le Southwest Power Pool (qui couvre des parties du Dakota du Nord jusqu’à l’Oklahoma) et le Electric Reliability Council of Texas ont rapporté des records de vent.

Dans le même temps, l’EIA rappelle que la demande d’électricité diminue  généralement au printemps et à l’automne, conduisant à une moindre production d’énergie nucléaire et de charbon.

Une énergie encore peu développée

Cette nouvelle, aussi positive soit elle ne doit pas masquer tout le travail qui reste à faire. Si l’énergie éolienne dépasse régulièrement le nucléaire depuis 2019, cette dernière produit généralement plus d’électricité en raison des différences technologiques à l’éolien. Il faut aussi prendre en compte le fait que le nucléaire n’est pas d’une énergie particulièrement développée aux États-Unis, au contraire du gaz naturel.

Au final, l’EIA ne s’attend pas à ce que l’énergie éolienne dépasse la production au charbon ou nucléaire au cours d’un mois en 2022 ou 2023. La donne est néanmoins différente à plus long terme.

L’agence américaine d’information sur l’énergie prédit en effet que les énergies renouvelables (éolien et solaire) produiront 44% de l’électricité des États-Unis d’ici 2050, contre 21% actuellement. Reste néanmoins à voir si cela est suffisamment ambitieux pour faire face au réchauffement climatique et répondre aux récentes recommandations du GIEC .

À voir également sur le HuffPost: Avec le sable du Sahara, ce n’est pas la radioactivité qui est dangereuse

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    Pourquoi le gestionnaire du réseau électrique appelle à faire tourner nos lessives ce week-end

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 2 April - 13:19 · 2 minutes

View of laundry room with washing machine and laundry basket with dirt clothes

ÉLECTRICITÉ - Faites tourner le lave-linge plutôt ce week-end. Le gestionnaire du réseau électrique RTE prévoit une situation tendue dans la matinée de ce lundi 4 avril en raison du froid et appelle donc entreprises et particuliers à freiner la consommation à ce moment là.

Dans un communiqué, publié ce samedi, “RTE demande aux entreprises et collectivités de modérer leur consommation lundi matin (en particulier entre 07h00 et 10h00) et demande aux Français qui le peuvent de décaler leur consommation d’électricité à ce week-end plutôt que lundi en ce qui concerne l’usage d’appareils électroménagers”.

Ce signal national Ecowatt “orange” (qui peut aller jusqu’à rouge) du gestionnaire du réseau intervient en raison de la baisse des températures, qui doit faire augmenter la consommation d’ électricité .

Elle sera ”élevée” lundi et pourrait atteindre 73.000 MW vers 09h00. La production nationale devrait être de seulement 65.000 MW au même moment, mais la France devrait pouvoir importer jusqu’à 11.000 MW pour passer ce cap, selon RTE. Il estime que la situation pourrait toutefois être “tendue”.

Le système électrique français sous tension

“RTE n’envisage toutefois pas de coupure d’électricité lundi matin, sauf si des aléas devaient survenir ce week-end”, précise l’entreprise, qui actualisera ses analyses dimanche.

Les gestes d’économie (éteindre les appareils en veille ou des ampoules, baisser le chauffage...) sont présentés sur le site monecowatt.fr.

“Ces gestes peuvent avoir un véritable impact”, selon RTE, qui explique que “si tous les Français éteignent une ampoule, cela entraîne une économie de consommation d’électricité de 600 MW soit environ la consommation d’une ville comme celle de Toulouse”.

Le système électrique français est sous tension cet hiver en raison notamment de la faible disponibilité du parc nucléaire, liée à un calendrier de maintenance chargé, en outre perturbé par les confinements de 2020. Actuellement, 27 réacteurs nucléaires sont indisponibles sur 56.

La centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle) vient en outre de fermer, même si elle pourrait éventuellement être remise en fonction l’hiver prochain.

À voir également sur Le HuffPost : L’audition du patron de Total pour une “Europe verte” perturbée au son de l’hymne ukrainien

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    Essence, RSA, terrasses... Ce qui change au 1er avril 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 31 March - 17:01 · 3 minutes

Parmi ce qui change ce vendredi 1er avril, la

CONSOMMATION - À dix jours du premier tour de l’élection présidentielle , différentes mesures et dispositions continuent d’entrer en mesure. Ainsi, ce vendredi 1er avril , plusieurs évolutions d’importance sont à noter car concernant de nombreux Français.

C’est notamment ce 1er avril que la “ remise carburant ” promise par le gouvernement face à la flambée des prix doit voir le jour, que les expulsions de locataires pourront reprendre et que certaines prestations sociales vont connaître des augmentations.

  • La “remise carburant” entre en vigueur

C’était la grande promesse du gouvernement de Jean Castex face aux effets de la guerre en Ukraine : la remise d’au moins 15 centimes à la pompe entre en vigueur ce vendredi, et pour quatre mois.

La ristourne , qui coûtera environ trois milliards d’euros aux finances publiques, ira jusqu’à 18 centimes par litre en France métropolitaine, hors Corse.

Dans la même veine, le “chèque énergie” adressé à 5,8 millions de Français commence à être envoyé à partir de ce vendredi. Son montant va de 48 à 277 euros en fonction des revenus des bénéficiaires.

  • Fin de la trêve hivernale et reprise des expulsions

Les expulsions de locataires, suspendues sauf cas exceptionnels depuis cinq mois, vont pouvoir reprendre. La trêve hivernale , qui vise à éviter de mettre à la rue des personnes quand il fait trop froid, ne sera pas prolongée cette année comme elle l’avait été en 2020 et 2021 à la faveur de la pandémie de Covid .

Il redeviendra également possible de couper l’électricité et le gaz aux ménages en cas d’impayés.

EDF, fournisseur historique d’électricité, s’est toutefois engagé à ne pas procéder à de telles coupures. Le groupe, qui n’a pas encore été suivi par ses concurrents, procédera à la place à une réduction de puissance permettant d’assurer un “service minimum” (lumière, réfrigérateur, recharge de téléphone).

  • Encadrement des loyers

Dans les territoires où l’encadrement des loyers s’applique (Paris, Lille, Lyon, Villeurbanne, 18 communes de Seine-Saint-Denis et bientôt Bordeaux ainsi que Montpellier), les professionnels de l’immobilier devront désormais mentionner dans leurs annonces le loyer maximum autorisé pour chaque bien.

  • Des prestations sociales revalorisées

Plusieurs prestations vont augmenter de 1,8%, pour rester en ligne avec l’inflation, a fait savoir le ministère des Solidarités et de la Santé dirigé par Olivier Véran.

Le RSA (revenu de solidarité active) versé aux personnes d’au moins 25 ans qui n’ont pas de ressources pour leur assurer un niveau minimum de revenu, est concerné. Ce dispositif, qu’Emmanuel Macron a promis de bouleverser en cas de réélection, atteindra désormais 575,52 euros par mois pour une personne seule sans enfant.

La prime d’activité, qui a quant à elle pour objectif d’inciter les travailleurs les plus précaires à reprendre une activité professionnelle, augmentera aussi de 1,8%. Le montant forfaitaire pour une personne seule atteindra donc 563,68 euros par mois.

À noter que l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), les pensions d’invalidité et l’ensemble des prestations familiales sont elles aussi concernées par cette hausse de 1,8%.

  • Le démarchage téléphonique des assurances encadré

Le démarchage téléphonique dans le secteur de l’assurance sera encadré de façon plus stricte.

Après avoir décliné leur identité et précisé le caractère commercial de l’appel, les démarcheurs téléphoniques devront obligatoirement recueillir le consentement du prospect pour poursuivre la conversation.

La discussion devra être enregistrée et elle sera conservée pendant deux ans si un contrat d’assurance est conclu.

  • La fin des terrasses chauffées

La mesure est attendue depuis des mois, mais elle a été repoussée du fait de la fragilité financière des professionnels dans l’après-Covid. Depuis un décret paru ce jeudi 31 mars au Journal officiel, il est désormais interdit pour des restaurateurs de proposer une terrasse chauffée. Ce dispositif est effectivement jugé trop polluant depuis la loi Climat votée à l’été 2021.

Les contrevenants peuvent s’exposer à des amendes allant jusqu’à 1.500 euros, et même 3.000 en cas de récidive.

À voir également sur le HuffPost : Le prix du carburant en hausse, il se rend au travail à cheval

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    Avec la guerre en Ukraine, la centrale à charbon de Saint-Avold pourrait rouvrir

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 31 March - 15:25 · 3 minutes

La centrale à charbon de Saint-Avold ferme 31 mars 2022, mais pourrait rouvrir cet hiver.

ÉNERGIES - Une bonne nouvelle pour l’environnement... peut-être pas pour longtemps. Ce jeudi 31 mars, l’avant-dernière centrale à charbon française située à Saint-Avold, en Moselle , ferme ses portes après 74 ans de service. Mais l’approvisionnement en énergies étant mis à mal à cause de la guerre en Ukraine , cette fermeture pourrait ne pas être définitive.

Pour produire son électricité, la France utilise plusieurs moyens, notamment les centrales nucléaires ou thermiques (alimentées par le charbon, le gaz, ou le fioul). Le premier représentait 67% de la production en 2020, contre 7,5% pour le deuxième, selon les chiffres communiqués par RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.

Cependant, le parc nucléaire français connaît actuellement des difficultés pour répondre à la demande en raison de travaux de maintenance dans plusieurs centrales: 26 réacteurs sont en maintenance sur les 56. “La disponibilité d’ensemble du parc se situe, depuis plusieurs semaines, en deçà des minima historiques”, prévenait RTE dès décembre 2021.

Réduire sa consommation d’électricité

À cela s’ajoute le contexte international, qui a fait augmenter les prix du gaz et du pétrole dont dépend partiellement la France. L’accès aux énergies est aussi plus difficile puisqu’elles viennent notamment d’un pays mis au ban de la communauté internationale , la Russie. Paris se prépare d’ailleurs à un arrêt des livraisons de gaz venu de Moscou, qui exige de se faire payer en rouble.

Face à ces difficultés, les centrales à charbon ont été davantage sollicitées cet hiver. En effet, en application de la loi énergie climat, une limite de production équivalent à 700 heures de fonctionnement par centrale est fixée depuis cette année pour les centrales à charbon. Cette contrainte sur les heures de fonctionnement a été assouplie pour sécuriser le passage de l’hiver, à 1000 heures pour la période de janvier-février, puis 600 heures sur le reste de 2022.

La guerre en Ukraine a encore fait accélérer le rythme. “Avant que le conflit éclate, la centrale (de Saint-Avold) cessait de produire pendant les week-ends. Depuis le début de la guerre, elle tourne tous les jours sans interruption”, relatait quelques jours avant la fermeture Camille Jaffrelo, porte-parole de GazelEnergie, propriétaire de la centrale, dans l’Obs.

Si les tensions sur l’approvisionnement durent après la fermeture de la centrale à charbon mosellane, il faudrait cette fois agir sur la consommation, prévient-elle dans une autre interview accordée à la Tribune : “Si on réduit l’arrivée du gaz en France, il faut réduire les usages, qui se répartissent entre la consommation des ménages, celle de l’industrie et la production électrique à partir de gaz.” Dans le cas contraire, il faut trouver une solution alternative.

Les centrales à charbon, la promesse non tenue de Macron

Le gouvernement envisage donc se tourner vers le charbon et de rouvrir Saint-Avold pour l’hiver 2022-2023. Cette dernière viendrait épauler la dernière centrale encore en service, celle de Cordemais située en Loire-Atlantique. Ce serait un nouvel échec pour le président Emmanuel Macron, qui avait annoncé lors de sa campagne en 2017 son intention de se passer du très polluant charbon d’ici à 2022. La fermeture de la centrale de Cordemais a déjà été repoussée à 2024 voire 2026.

La réouverture de Saint-Avold est conditionnée aux travaux du gestionnaire RTE, qui “pourraient conclure à l’opportunité d’autoriser le redémarrage ponctuel de cette centrale”, a précisé la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, et à un audit mené par EDF pour identifier les leviers permettant d’optimiser la disponibilité du parc nucléaire et recouvrer des marges sur le système électrique. Les résultats sont attendus d’ici fin mai.

Avec ou sans prolongation temporaire de Saint-Avold, “la production d’électricité à partir de charbon restera extrêmement marginale en France (moins de 1%)”, affirme toutefois le ministère. Et de rassurer que le fonctionnement éventuel de la centrale l’hiver prochain, “lié à un contexte exceptionnel, ne remettrait pas en cause la trajectoire globale de sortie du charbon de la France”.

La France n’est pas un cas isolé et plusieurs autres pays européens pensent à se tourner plus massivement vers ce combustible. C’est le cas de l’Italie ou de l’Allemagne , beaucoup plus dépendantes que la France au gaz russe, qui envisagent un report de la sortie du charbon.

À voir également sur Le HuffPost: Les images de l’intérieur de la centrale nucléaire ukrainienne attaquée

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    Le gaz payé en rouble? La France refuse le chantage de Poutine

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 31 March - 14:28 · 2 minutes

Ce 31 mars, Vladimir Poutine a menacé les pays occidentaux ne disposant pas de comptes en roubles de ne pas leur livrer de gaz.

GUERRE EN UKRAINE - Alors que Moscou exige, à partir de ce vendredi 1er avril, d’être payée en roubles pour ses livraisons de gaz (y compris à l’Europe), la France et l’Allemagne ne prévoient pas de céder à Vladimir Poutine . Et cela même si les Européens se retrouvent contraints de déclencher des plans d’urgence. Voilà ce qu’a expliqué ce jeudi 31 mars le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

“Il peut y avoir une situation dans laquelle demain, dans des circonstances très particulières, il n’y aura plus de gaz russe (...) c’est à nous de préparer ces scénarios là, et nous les préparons”, a-t-il détaillé, lors d’une conférence de presse avec le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck.

De son côté, le chancelier allemand Olaf Scholz a fait savoir que l’Europe continuerait de payer son gaz à la Russie en dollars ou en euros, “comme c’est écrit dans les contrats”. Lors d’une conférence de presse avec son homologue autrichien, Karl Nehammer, il a ajouté: “J’ai dit clairement au président russe que cela resterait ainsi” et “les entreprises veulent pouvoir payer en euros et le feront”.

Le coup de pression de Poutine

Ces déclarations interviennent après une sortie de Vladimir Poutine, plus tôt ce jeudi, dans laquelle il expliquait que les pays “inamicaux” qui souhaitent acheter du gaz à la Russie devront, dès ce 1er avril, avoir des comptes en roubles et régler leurs achats avec la monnaie nationale russe. Une réponse claire aux sanctions prises par l’Occident contre son pays et un bon moyen de tenter d’endiguer la chute du rouble.

“Ils doivent ouvrir des comptes en roubles dans des banques russes. Et de ces comptes ils devront payer le gaz livré et cela dès demain”, a déclaré Vladimir Poutine à la télévision après avoir signé un décret en ce sens. Il a ajouté qu’en cas de refus, “les contrats en cours seront arrêtés”. “Si ces paiements ne sont pas effectués, on considérera que ce sera une infraction aux obligations de la part de l’acheteur, et cela aura toutes les conséquences qui s’imposent”, a-t-il encore insisté.

Plusieurs pays ont d’ores et déjà commencé à se préparer en vue d’un possible arrêt des livraisons . L’Autriche et l’Allemagne par exemple, ont activé le premier niveau d’un plan d’urgence (sur 3) et mis en place une cellule de crise. Ce plan ne prévoit toutefois pas de rationnement en direction des entreprises avant le 3e niveau.

Les deux pays veulent néanmoins être prêts à faire face dans l’éventualité où la Russie n’honorerait pas ses prochaines livraisons. De la même manière, l’Italie est passée au stade “pré-alerte”, qui permet un suivi accru des ressources nationales. En France, des coupures de gaz ciblées chez des consommateurs importants et un décret permettant d’organiser le délestage sont déjà prévus.

À voir également sur le HuffPost : L’Europe va acheter le gaz comme elle a acheté les vaccins

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    Ukraine: Le PDG de Total répond à Jadot et brandit une photo d'employés devenus soldats

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 23 March - 09:10 · 4 minutes

POLITIQUE - Le PDG de TotalEnergies est “en colère” contre ceux qui critiquent le maintien de l’entreprise en Russie, et en particulier contre Yannick Jadot. Le candidat écologiste fait partie des plus critiques contre le géant de l’énergie français et ses activités en Russie . Il avait ainsi régulièrement tancé l’entreprise, la jugeant  Total “complice” de “crimes de guerre” contre l’Ukraine. De quoi provoquer l’indignation de Patrick Pouyanné.

“Monsieur Jadot accuse les 100.000 salariés de Total de complicités de crime de guerre. C’est gravissime, c’est une insulte”, a déclaré le PDG du géant de l’énergie sur RTL ce mercredi 23 mars.

Pour prouver l’engagement de son entreprise, il a présenté la photo de deux soldats ukrainiens, qui étaient, avant le début de la guerre, employés de Total. “Ce sont les deux héros de notre entreprise aujourd’hui”, assure Patrick Poyanné. Avant d’ajouter, cinglant: “Monsieur Jadot passe son temps à dire du mal de mon entreprise. Ça le fait baisser dans les sondages. Il ferait mieux de s’occuper de sa campagne et d’arrêter de nous insulter.”

Le 11 mars dernier à Bordeaux, Yannick Jadot avait fustigé devant les journalistes le maintien des activités de l’entreprise française en Russie. “C’est une honte, c’est une honte pour notre pays qu’un grand groupe national soit complice de crimes de guerre. Donc je demande au président de la République d’imposer le retrait de la Russie à Total”, réclamait-il. Il réclame non seulement l’arrêt des activités pétrolières, mais aussi gazières.

Dans un tweete ce mercredi, il a d’ailleurs répondu au patron de Total, maintenant ses propos: “TotalEnergies, soutenu par E. Macron, fait quelques concessions mais maintient l’essentiel de ses activités en Russie (...). Oui c’est être complice! J’appelle P. Pouyanné, PDG de Total, à débattre avec moi”, a réclamé le candidat écologiste.

La passe d’armes a pris un tournant juridique par la suite, lorsque TotalEnergies a indiqué avoir engagé “sans délai une action en diffamation” à l’encontre du candidat écologiste à la présidentielle. Dans une déclaration transmise à l’AFP, TotalEnergies a dénoncé des “propos inacceptables”, “extrêmement graves et infondés”, ajoutant continuer “ses opérations d’achat de gaz en Russie pour le revendre, notamment en Europe pour le bénéfice des consommateurs européens”.

“On ne peut pas se substituer aux gouvernements”

Le 22 mars, Patrick Pouyanné a annoncé l’arrêt, d’ici fin 2022, d’achat de pétrole russe. Une “décision forte” qu’il explique avoir prise en responsabilité et non pas sous “la pression”. “On ne peut pas prendre des décisions à l’emporte-pièce sans savoir quelles sont les conséquences. Pour nous, la question était de savoir si on pouvait remplacer ce pétrole russe”, a détaillé le dirigeant.

Une solution de repli a pu être trouvée avec le gouvernement allemand - un des bénéficiaires des importations russes - mais aussi pour la France “qui importe 30% de son diesel de Russie”. “On va prendre le diesel saoudien pour l’envoyer en France plutôt qu’en Asie”, explique Patrick Pouyanné.

Mais il ajoute: “Si hier j’ai annoncé sur le pétrole, c’est parce que je sais le remplacer. Le gaz, je ne sais pas le faire”. “J’ai des contrats de 25 ans et je ne sais pas sortir de ces contrats. (...) Si j’arrête le gaz russe, je paie des milliards immédiatement aux Russes”, a-t-il indiqué.

Et de renvoyer la balle aux États, les seuls à même de prendre des décisions aussi lourdes de conséquences. “Sans gaz russe, on arrête une partie de l’économie européenne. Et moi je vais décider tout seul parce que je suis PDG d’un grand groupe?”, interroge Patrick Pouyanné. “On ne peut pas, nous, entreprise TotalEnergies, se substituer aux gouvernements quand on parle d’approvisionnement énergétique.”

La question d’un embargo sur le gaz et le pétrole russe a été évoquée à de nombreuses reprises par les dirigeants depuis le début de l’invasion russe. Toutefois, aucun compromis n’a été trouvé à ce stade. Des sommets de l’OTAN, du G7 et de l’Union européenne vont s’enchaîner à partir de jeudi, avec la question de la souveraineté énergétique au cœur des discussions. Joe Biden, qui y participera, devrait “annoncer une action commune pour renforcer la sécurité énergétique de l’Europe” et réduire sa dépendance au gaz russe, selon son conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan.

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