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    Après sa proposition sur les transferts d'argent, Montebourg dit s'être "mal exprimé"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 8 November, 2021 - 20:30 · 2 minutes

Arnaud Montebourg (ici en 2017) a annoncé qu

POLÉMIQUE - Le candidat à la présidentielle Arnaud Montebourg a regretté lundi 8 novembre s’être “mal exprimé” et reconnu une “incompréhension”, après ses propos polémiques en faveur du blocage des transferts d’argent privé vers les pays qui refusent d’accueillir leurs ressortissants visés par une mesure d’expulsion.

“J’ai voulu viser les Etats, je ne souhaite pas toucher ces familles qui travaillent dur, envoient de l’argent dans leurs familles de l’autre coté de la Méditerranée”, a-t-il insisté sur LCP .

“J’ai ressenti beaucoup d’émoi, beaucoup d’émotion, chez mes propres amis, dans ma famille, certains pratiquent ce soutien, cette entraide par-delà les frontières. (...) Je me suis fait engueuler par des gens que j’aime. J’ai compris que je m’étais mal exprimé”, a indiqué l’ancien ministre socialiste de l’Economie.

“J’ai voulu dire: maintenant il va falloir taper aux portefeuilles, mais de qui ? Des Etats d’abord, ce sont les Etats qui sont en cause. Dans la recherche d’un rapport diplomatique il est nécessaire que les Etats bougent”, estime Arnaud Montebourg.

“Je dirais que c’est une incompréhension (...) Une élection présidentielle, c’est fait pour rechercher des solutions et en débattre, pas pour mettre la poussière sous le tapis”, selon lui.

“Le président de la République a proposé la restriction des visas, j’ai l’impression que ça ne fonctionne pas... ll n’y a pas de propositions sur le sujet, il faut en trouver une”, considère Arnaud Montebourg.

Un “débat un peu insubmersible”

“J’ai voulu rappeler un débat qui est un peu insubmersible, qui revient régulièrement à toutes les élections présidentielles, c’est un débat un peu interdit, c’est le débat de la recherche de solutions efficaces pour que des personnes condamnées qui n’ont pas la nationalité française et qui ne l’auront jamais vu leurs comportements délictueux soient renvoyées dans leurs pays une fois qu’elles ont purgé leur peine”, a-t-il encore indiqué.

Dimanche 7 novembre, Arnaud Montebourg avait proposé de bloquer “tous les transferts” d’argent, “11 milliards qui passent par Western Union”, aussi “longtemps qu’on n’a pas un accueil de coopération”.

“Ces transferts d’argent privé sont une manne pour ces pays et nous avons besoin aujourd’hui de dire: ça suffit”, avait-il déclaré dans le grand jury LCI/RTL/Le Figaro .

Ses déclarations ont suscité une série de réactions indignées à gauche.

À voir également sur Le HuffPost: Candidat à la présidentielle, Montebourg promet une “remontada” industrielle, salariale et écologique

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    Aung San Suu Kyi "en bonne santé" et en personne au tribunal, une première depuis le putsch

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 24 May, 2021 - 11:34 · 4 minutes

Aung San Suu Kyi le 17 juillet 2019 à Yangoon.

PROCÈS - L’ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, inculpée à de multiples reprises par la junte, a comparu ce lundi 24 mai pour la première fois depuis le coup d’Etat en personne devant la justice , défiante face aux généraux qui l’ont renversée.

Les forces de sécurité avaient été déployées en nombre pour l’occasion autour de l’enceinte du tribunal, mis en place spécialement dans la capitale Naypyidaw pour juger l’ancienne cheffe du gouvernement, selon un journaliste de l’ AFP .

Aung San Suu Kyi, 75 ans, assignée à résidence et qui n’avait pas été vue en public depuis son arrestation le 1er février, semble “en bonne santé”, a déclaré à l’ AFP l’avocate Min Min Soe, autorisée à la rencontrer pendant 30 minutes avec d’autres confrères.

Avant l’audience, elle s’est montrée défiante face à la junte, affirmant que “son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) existera tant que le peuple existera, car il a été fondé pour le peuple”, selon des propos rapportés par son avocate.

Les généraux birmans menacent de dissoudre la formation, qui a remporté massivement les élections législatives de 2020, alléguant de fraudes lors de ce scrutin.

Une décision pourrait être annoncée prochainement, la commission électorale, proche du régime, ayant indiqué que son enquête était quasiment achevée.

Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix 1991 pour sa longue lutte contre les précédentes dictatures militaires, fait partie des plus de 4.000 personnes détenues depuis le coup d’Etat.

Inculpée à six reprises depuis son arrestation, elle fait face à de nombreuses accusations allant de la possession illégale de talkies-walkies à l’incitation aux troubles publics et à la violation d’une loi sur les secrets d’État.

Si elle était reconnue coupable, elle pourrait être bannie de la politique, voire condamnée à des années de prison.

Une prochaine audience est prévue le 7 juin, a déclaré Min Min Soe qui a également rencontré l’ex-président de la République Win Myint, arrêté en même temps qu’Aung San Suu Kyi.

Pour Richard Horsey de l’ONG International Crisis Group, le fait de l’avoir enfin autorisée à rencontrer ses avocats montre que “le régime se sent plus confiant, malgré l’ampleur de la crise et de la résistance en cours”.

Violents combats entre armée et insurgés

Manifestations, économie en partie paralysée par des grèves massives: la Birmanie est en ébullition depuis le coup d’Etat.

Ce vent de fronde est réprimé dans le sang par les forces de sécurité qui ont tué ces derniers mois au moins 818 civils, dont des femmes et des enfants, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

Des dizaines de milliers de Birmans ont aussi été déplacés en raison d’affrontements entre l’armée et des milices ethniques, très nombreuses dans le pays.

Dimanche, de violents combats ont éclaté entre les militaires et l’une de ses factions: le Parti national progressiste karenni (KNPP), établie notamment dans l’État de Kayah (est).

L’armée a utilisé des hélicoptères et des chars contre les insurgés, tirant au mortier, et les combats se sont poursuivis jusque dans la nuit de dimanche à lundi, selon un responsable du KNPP.

Quatre personnes réfugiées dans une église ont été tuées dans les bombardements, selon le porte-parole d’un groupe local qui coordonne les évacuations.

La répression sanglante de l’armée a également conduit des opposants à la junte à former une “Force de défense du peuple” (PDF), composée de civils dotés d’armes artisanales.

Au moins une trentaine de militaires et de policiers ont été tués ce week-end dans des affrontements dans l’est du pays avec la PDF, d’après plusieurs membres de cette organisation, sous couvert d’anonymat

“Aucune idée”

En attendant, le chef de la junte Min Aung Hlaing reste aux manettes.

Interrogé sur ses projets par la chaîne de télévision de Hong Kong Phoenix TV, il a assuré n’en avoir “aucune idée”.

Mais, d’après un médial local, le régime vient de supprimer la limite d’âge pour la mise à la retraite des généraux, ce qui lui permet de rester en fonction même après ses 65 ans en juillet.t

Min Aung Hlaing assure que, depuis son coup d’Etat, seuls 300 civils et 47 policiers ont été tués.

À voir également sur Le HuffPost: En Birmanie, cette religieuse à genou devant les militaires est devenue un symbole de la résistance

https://upload.movim.eu/files/7b4a27eed4cd52381dd25ae94920402e838b41d3/Z6LftbAsgRUeG6LAgrmb0iug7gTQzwf9051Lrnqf/Pancarte-contre-la-loi-securite-globale-illustration-488081.jpg
#Toulouse : nouvelle #manif contre la loi dite de #SécuritéGlobale !

Manifestation jeudi 3 décembre 2020 à 18h
Monument des combattants de la Haute Garonne
Allées Forain-François Verdier (Métro François Verdier)

On continue à leur mettre la pression. Nous n’aurons que ce que nous arracherons par la lutte.

Appel unitaire (la #CNT 31 est signataire) : http://www.cnt-f.org/cnt31/spip.php?article1231

#lutte #liberté #répression #capitalisme #état #capitalisme #police #drone #surveillance #manifestation #actu #actualité #social #société #politique #HauteGaronne #syndicalisme #autoritarisme #fascisme #syndicalisme
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    Contact publication

    CNT 31 · Tuesday, 17 November, 2020 - 15:09

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106 organisations contre la « sécurité globale »
Contre la #loi « sécurité globale », défendons la #liberté de manifester

Nous nous opposons à la proposition de loi « sécurité globale ». Parmi les nombreuses propositions dangereuses de ce texte, trois articles risquent de limiter la liberté de manifester dans des proportions injustifiables, liberté déjà fortement restreinte sur le terrain et de nouveau remise en cause par le Schéma national du maintien de l’ordre…

https://www.laquadrature.net/2020/11/12/55-organisations-contre-la-securite-globale/

La #CNT 31 est signataire.

#répression #police #actu #actualité #autoritarisme #état #capitalisme #lutte #société #social #politique
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    Améliorer l'univers informatique

    pubsub.gugod.fr / hashtagueule · Sunday, 11 October, 2015 - 22:00 · 10 minutes

Bonjour à tous ! Ce post au titre ambitieux va traiter de quelques problèmes fréquents que vous avez pu rencontrer, et de leurs solutions par les gentils du net. Les thèmes abordés seront le "logiciel libre" dans l'éducation, les "télécom" en tant qu'infrastructure, et "l'informatique" pour le commu...

Bonjour à tous !

Ce post au titre ambitieux va traiter de quelques problèmes fréquents que vous avez pu rencontrer, et de leurs solutions par les gentils du net.

Les thèmes abordés seront le "logiciel libre" dans l'éducation, les "télécom" en tant qu'infrastructure, et "l'informatique" pour le commun des mortels (tout le monde sait qu'un pseudo UNIX est immortel ;) ).

Les idées de l'article sont indépendantes, puisqu'il s'agit-là d'une compilation de problèmes.

Le logiciel libre et l'éducation

Ce premier paragraphe vient faire écho à cet article (traduit) de Richard Stallman (rms). Dans la lignée du scandale Volkswagen qui invite à l'utilisation des logiciels libre, rms explique l'intérêt de la préférence du libre dans les écoles.

Je n'ai pas le niveau pour me comparer à rms (ni à l'excellent Eben Moglen), mais les idées développées par la fsf - quoique fondamentalement utiles pour le progrès du monde libre, et l'accessibilité de l'informatique à tous - sont généralement ou blanches ou noires.

Les deux différences entre "l'open-source" et "le libre", sont la philosophie qu'il y a derrière, et la licence.

  • La philosophie du libre impose le partage. Si vous utilisez du logiciel libre que vous améliorez, il faut qu'il y ait des retours pour la communauté du libre. Le libre est un bien commun, en somme, une base sur laquelle on peut bâtir son petit bout de code.
  • La licence -- la GPL par exemple -- qui va avec est donc différente d'une licence BSD. On peut fermer une branche de code sous BSD et s'approprier tout ce qu'on a construit dessus, la GPL dit qu non, et qu'il vaut mieux contribuer, puisqu'on a eu de l'intérêt pour du code ouvert que parce qu'il est de bonne qualité, à jour, compétitif industriellement parlant.

C'est pourquoi les licences ouvertes (libre ou open-source) sont a privilégier en termes d'éducation :

  • l'ouverture incite à l'apprentissage et/ou la bidouille ;
  • l'ouverture diminue les barrières à l'entrée ;
  • les applications ouvertes sont l'exemple de ce qui se fait dans l'industrie (même Microsoft utilise Ubuntu !) ;
  • l'école n'a pas à se soucier de licences ou droits d'auteurs qui :
    • coûtent des sous ;
    • posent des problèmes de compatibilité (pour C# disponible sur windows®), d'utilisation (pour les droits d'auteur), etc.

L'utilisation de solutions non-ouvertes posent plusieurs problèmes supplémentaires :

  • dépendance des élèves à une plateforme ;
  • dépendance des enseignants à un outil.
  • risque de ne pas être assez général dans le domaine et ne parler que de l'outil propriétaire étudié (parler uniquement de Microsoft Access en cours de bases de données alors que MySQL de Oracle, et PostgreSQL ont une part de marché plus importante).

C'est pourquoi il devrait y avoir (sinon une exclusivité par trop utopique) une préférence marquée pour l'univers ouvert (libre ou open-source).

TL;DR : L'ouverture apportée par les logiciels libres (ou open-source) est bonne pour l'apprentissage, pour les élèves, pour les enseignants, pour donner une perspective et ne pas être enfermé dans un outils propriétaire, et partant, devrait être encouragée fortement.

Les réseaux : une infrastructure d'État

Vers la fin du XIXème siècle, la construction de l'infrastructure de réseau de chemin de fer a mobilisé jusqu'à 1/3 de l'épargne des français. Il s'est agit d'une entreprise complexe où cohabitèrent les directives de l'État, ses ingénieurs des Ponts-et-Chaussées, les entreprises privées -- chargées de la construction, du respect des normes et du tracé -- et enfin des capitaux actions des Français.

Le numérique est une révolution du même type, mais d'un ordre supérieur. Du même type, il s'agit entre autres d'une infrastructure réseau (fibre optique, réseau cuivre, antennes GPRS, EDGE, 2G, 3G, 4G, faisceaux hertziens...). D'un ordre supérieur, le numrique permet l'acheminement d'informations plus vite que la poste combinée au train et à l'avion. Mais le numérique n'est pas limité à l'infrastructure réseau, il implique aussi d'immenses espaces de stockages (bases de données, datacentres, fichiers de boîtes mails, etc.) et une intelligence au bout, l'ordinateur.

Le réseau de transport (ferré, routier, aérien...) n'a pas changé la nature de ce que l'on voulait changer : biens, personnes, objets à vendre ou vendus, etc. Le numérique si. Le numérique s'oppose à ce qui est analogique. Ce qui est numérique n'existe que sous forme de 0 et de 1. L'enjeu de la transformation entraîné par le numérique est donc beaucoup plus grand.

  • Les gens font des albums photos, mais ils ne tiennent pas un serveur de photos en ligne avec une liste de permissions afin qu'untel puisse y accéder, mais qu'un autre se voie refuser cette possibilité. Ils utilisent facebook.
  • Les films montrent la manière dont nos ancêtres (ça y est j'ai l'impression d'être vieux) géraient leur conversations épistolaires. Ils regroupaient les lettres par conversations et les rangeaient. Ça fait même l'objet de drames lorsqu'il y a du contenu compromettant dans l'une d'entre elles. Mais nous ne tenons pas de serveurs de mails. On utilise le webmail de son FAI, ou de Google, de Microsoft, de Yahoo...

Les exemples comme ceci sont légion. Mais le numérique a fait plus que cela. Avant le numérique, le coût d'une photo était bien plus grand. Une fois la photo prise avec son Kodak, il en restait une de moins sur la pellicule, que celle-ci fût réussie ou pas. On peut désormais les effacer. De plus les disques durs ont rendu le stockage bon marché.

Tout ça pour dire qu'il y a un changement de paradigme du fait du numérique, mais que certaines habitudes d'avant l'ère numérique n'ont pas subsisté. Parfois c'est une bonne chose, et parfois non. Et que d'autres habitudes on subsisté. Qui parfois sont utiles, parfois nuisibles dans ce "nouveau monde". (J'y reviendrais dans un prochain article, d'ailleurs).

Voyons où se situe le problème à l'aide de ces analogies (dont on a bien précisé qu'elles sont approximatives). Si la poste avait eu un service de bijoux concurrent de Baccarat, ou s'était associé à un concurrent de Baccarat, et qu'elle ralentissait de plusieurs mois l'acheminement des produits Baccarat, on trouverait cela intolérable, et cette pratique serait taxée de déloyale et non-concurrentielle. Sur un autre registre, si demain La Poste égare ou délaye l'envoi de tracts du PS, mais accélère celui du RPR (pardon de l'UMP) ce serait un scandale. L'existence même du CSA sert à garantir une forme d'équilibre du temps de parole à la TV des politiques, ce qui n'est rien d'autre qu'une égalité des chances de parler aux citoyens, étant donné que le nombre de chaînes hertziennes de TV est limité.

Eh bien dans le monde numérique -- notre monde, le nôtre à tous, sans peut-être que vous vous en soyez rendu compte -- La Poste, ce sont nos FAIs (Orange, Bouygues, SFR, Numéricâble, Free...), et le concurrent de Baccarat ce sont les grands hébergeurs du web. Google, Facebook, Microsoft, Apple, Twitter, Amazon. Le fait qu'un FAI privilégie le trafic vers un hébergeur plutôt qu'un autre pose le même problème qu'avant. Problèmes de censure, d'accès à l'information, de pratique déloyale et non-concurrentielle.

Empêcher cela porte un non : La neutralité du net. La neutralité du net préserve l'accès à l'information. Préserve la concurrence.

Vous pouvez souffler un peu, on a déjà fait un gros bout, mais la neutralité du net n'est même pas l'objet de cet article, même s'il est essentiel d'en comprendre les enjeux pour la suite.

J'en reviens au tout début de cette seconde partie : l'infrastructure qu'est un réseau de communication. Si ce sont des entreprises qui vendent du contenu qui créent les infrastructures qui délivrent le produit, ça pose problème. Imaginez que le premier marché de La Poste fût la vente de bijoux et non pas d'être un réseau de transport. Du jour ou La Poste devient un moyen de transport d'objet et est le seul moyen de véhiculer les objets, Baccarat a un problème. ce problème existe maintenant, il prend deux formes :

  • l'association de certains opérateurs avec des boîtes pour leur garantir, moyennant finance, une priorité dans leur réseau ;
  • le fait que des distributeurs de contenus se lancent dans le réseau informatique. Je pense bien évidemment à Google Fiber, pour l'occident, et aux drones de Facebook pour leur projet internet.org (qui vient d'être renommé), et aux ballons stratosphériques de Google. Ces deux derniers projets permettent à des pays en voie de développement d'accéder à l'internet, ce qui est une bonne chose, tant que l'on légifère dessus. Pour chaque pays.

Vous le voyez, le passsage au numérique est un sujet complexe, mais il existe des moyens pour s'en sortir bien. En ce qui concerne cette partie, les solutions (à choisir dans une gamme de solutions) ressemblent à pas mal de neutralité du net, plus une pincée de législation sur l'investissement pour les infrastructures réseau. Que Google et Facebook s'enrichissent en proposant un service d'hébergement et un service de FAI, pas de problème. Tant qu'il y a des garanties apportées. Elles sont synonymes d'une très grande transparence. À l'inverse, un État informé pourrait faire un choix plus souverainiste. Mon but étant toujours un choix informé.

TL;DR : Entre opérateurs réseaux et fournisseurs de contenu, il y a un grand enjeu pouvoir de distribution de l'information et de concurrence. L'un des aspects importants est la neutralité du net, l'autre la nécessité d'une loi par État régissant leurs rapports, et l'évolution de l'infrastructure.

La responsabilité sociale de l'univers informatique

Les gens ne gèrent plus leurs mails ? Très bien. C'est dommage, mais c'est ainsi. Les gens ne gèrent pas d'albums photo en ligne ? Très bien. C'est vraiment dommage, mais c'est ainsi.

De nombreux acteurs sont nés du numérique, et ce domaine s'est complexifié -- on a vu tout à l'heure que le numérique pris largement regroupe le réseau, le stockage, le logiciel, l'informatique... De cette complexité et cette richesse provient l'ignorance relative du vulgus pecum en matière de numérique. Plus qu'aucune autre discipline spécialisée, un contrat social est nécessaire entre les utilisateurs et "les adminsys" (plutôt les décideurs des grandes plateformes du web).

Les parallèles, c'est bien, ça fixe les idées. Allons-y.

Si je me fais arnaquer par mon banquier (ou si vous criez à la tautologie), la confiance que je vais accorder dans les métiers liés à la finance, etc. va baisser.

De même, si les personnes qualifiées (ou douées) dans des domaines IT sont les seules à pourvoir échapper à certains abus que l'on rencontre sur le web, la confiance générale diminuera.

On peut voir ceci de deux manières :

  • soit sous forme d'un équilibre, les gens se font avoir, puis commencent à se méfier, et continuent à utiliser l'outil, mais moins. De même, les non-banquiers se font roulers, les agents immobiliers festoient comme des vautours sur les non-initiés, etc. et chaque profession pratique son propre corporatisme.
  • Soit on essaie d'établir une sorte de renouveau de contrat social, où chacun se voit attribuer un traitement équivalent.

À mon avis, tout ceci tient toujours de l'équilibre. Mais on peut faire plus ou moins d'effort dans la transparence.

La raison pour laquelle ce contrat social est si important pour le domaine informatique est qu'il touche littéralement toutes les professions, en plus de tous les gens.

TL;DR : notion de responsabilité d'une profession envers les non-initiés, au moins a minima. afin de préserver un équilibre, un certain contrat social et éviter un corporatisme des professions.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, long article qui m'a pris pas mal de temps. Des bouts de cette réflexion se retrouveront dans un prochain article, n'en doutez pas ;). N'hésitez pas à commenter l'article, les idées à rajouter des exemples qui vous paraîtraient pertinents. Bonne journée !

Motius

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    pubsub.gugod.fr / atomtest · Sunday, 11 October, 2015 - 22:00 · 10 minutes

Bonjour à tous ! Ce post au titre ambitieux va traiter de quelques problèmes fréquents que vous avez pu rencontrer, et de leurs solutions par les gentils du net. Les thèmes abordés seront le "logiciel libre" dans l'éducation, les "télécom" en tant qu'infrastructure, et "l'informatique" pour le commu...

Bonjour à tous !

Ce post au titre ambitieux va traiter de quelques problèmes fréquents que vous avez pu rencontrer, et de leurs solutions par les gentils du net.

Les thèmes abordés seront le "logiciel libre" dans l'éducation, les "télécom" en tant qu'infrastructure, et "l'informatique" pour le commun des mortels (tout le monde sait qu'un pseudo UNIX est immortel ;) ).

Les idées de l'article sont indépendantes, puisqu'il s'agit-là d'une compilation de problèmes.

Le logiciel libre et l'éducation

Ce premier paragraphe vient faire écho à cet article (traduit) de Richard Stallman (rms). Dans la lignée du scandale Volkswagen qui invite à l'utilisation des logiciels libre, rms explique l'intérêt de la préférence du libre dans les écoles.

Je n'ai pas le niveau pour me comparer à rms (ni à l'excellent Eben Moglen), mais les idées développées par la fsf - quoique fondamentalement utiles pour le progrès du monde libre, et l'accessibilité de l'informatique à tous - sont généralement ou blanches ou noires.

Les deux différences entre "l'open-source" et "le libre", sont la philosophie qu'il y a derrière, et la licence.

  • La philosophie du libre impose le partage. Si vous utilisez du logiciel libre que vous améliorez, il faut qu'il y ait des retours pour la communauté du libre. Le libre est un bien commun, en somme, une base sur laquelle on peut bâtir son petit bout de code.
  • La licence -- la GPL par exemple -- qui va avec est donc différente d'une licence BSD. On peut fermer une branche de code sous BSD et s'approprier tout ce qu'on a construit dessus, la GPL dit qu non, et qu'il vaut mieux contribuer, puisqu'on a eu de l'intérêt pour du code ouvert que parce qu'il est de bonne qualité, à jour, compétitif industriellement parlant.

C'est pourquoi les licences ouvertes (libre ou open-source) sont a privilégier en termes d'éducation :

  • l'ouverture incite à l'apprentissage et/ou la bidouille ;
  • l'ouverture diminue les barrières à l'entrée ;
  • les applications ouvertes sont l'exemple de ce qui se fait dans l'industrie (même Microsoft utilise Ubuntu !) ;
  • l'école n'a pas à se soucier de licences ou droits d'auteurs qui :
    • coûtent des sous ;
    • posent des problèmes de compatibilité (pour C# disponible sur windows®), d'utilisation (pour les droits d'auteur), etc.

L'utilisation de solutions non-ouvertes posent plusieurs problèmes supplémentaires :

  • dépendance des élèves à une plateforme ;
  • dépendance des enseignants à un outil.
  • risque de ne pas être assez général dans le domaine et ne parler que de l'outil propriétaire étudié (parler uniquement de Microsoft Access en cours de bases de données alors que MySQL de Oracle, et PostgreSQL ont une part de marché plus importante).

C'est pourquoi il devrait y avoir (sinon une exclusivité par trop utopique) une préférence marquée pour l'univers ouvert (libre ou open-source).

TL;DR : L'ouverture apportée par les logiciels libres (ou open-source) est bonne pour l'apprentissage, pour les élèves, pour les enseignants, pour donner une perspective et ne pas être enfermé dans un outils propriétaire, et partant, devrait être encouragée fortement.

Les réseaux : une infrastructure d'État

Vers la fin du XIXème siècle, la construction de l'infrastructure de réseau de chemin de fer a mobilisé jusqu'à 1/3 de l'épargne des français. Il s'est agit d'une entreprise complexe où cohabitèrent les directives de l'État, ses ingénieurs des Ponts-et-Chaussées, les entreprises privées -- chargées de la construction, du respect des normes et du tracé -- et enfin des capitaux actions des Français.

Le numérique est une révolution du même type, mais d'un ordre supérieur. Du même type, il s'agit entre autres d'une infrastructure réseau (fibre optique, réseau cuivre, antennes GPRS, EDGE, 2G, 3G, 4G, faisceaux hertziens...). D'un ordre supérieur, le numrique permet l'acheminement d'informations plus vite que la poste combinée au train et à l'avion. Mais le numérique n'est pas limité à l'infrastructure réseau, il implique aussi d'immenses espaces de stockages (bases de données, datacentres, fichiers de boîtes mails, etc.) et une intelligence au bout, l'ordinateur.

Le réseau de transport (ferré, routier, aérien...) n'a pas changé la nature de ce que l'on voulait changer : biens, personnes, objets à vendre ou vendus, etc. Le numérique si. Le numérique s'oppose à ce qui est analogique. Ce qui est numérique n'existe que sous forme de 0 et de 1. L'enjeu de la transformation entraîné par le numérique est donc beaucoup plus grand.

  • Les gens font des albums photos, mais ils ne tiennent pas un serveur de photos en ligne avec une liste de permissions afin qu'untel puisse y accéder, mais qu'un autre se voie refuser cette possibilité. Ils utilisent facebook.
  • Les films montrent la manière dont nos ancêtres (ça y est j'ai l'impression d'être vieux) géraient leur conversations épistolaires. Ils regroupaient les lettres par conversations et les rangeaient. Ça fait même l'objet de drames lorsqu'il y a du contenu compromettant dans l'une d'entre elles. Mais nous ne tenons pas de serveurs de mails. On utilise le webmail de son FAI, ou de Google, de Microsoft, de Yahoo...

Les exemples comme ceci sont légion. Mais le numérique a fait plus que cela. Avant le numérique, le coût d'une photo était bien plus grand. Une fois la photo prise avec son Kodak, il en restait une de moins sur la pellicule, que celle-ci fût réussie ou pas. On peut désormais les effacer. De plus les disques durs ont rendu le stockage bon marché.

Tout ça pour dire qu'il y a un changement de paradigme du fait du numérique, mais que certaines habitudes d'avant l'ère numérique n'ont pas subsisté. Parfois c'est une bonne chose, et parfois non. Et que d'autres habitudes on subsisté. Qui parfois sont utiles, parfois nuisibles dans ce "nouveau monde". (J'y reviendrais dans un prochain article, d'ailleurs).

Voyons où se situe le problème à l'aide de ces analogies (dont on a bien précisé qu'elles sont approximatives). Si la poste avait eu un service de bijoux concurrent de Baccarat, ou s'était associé à un concurrent de Baccarat, et qu'elle ralentissait de plusieurs mois l'acheminement des produits Baccarat, on trouverait cela intolérable, et cette pratique serait taxée de déloyale et non-concurrentielle. Sur un autre registre, si demain La Poste égare ou délaye l'envoi de tracts du PS, mais accélère celui du RPR (pardon de l'UMP) ce serait un scandale. L'existence même du CSA sert à garantir une forme d'équilibre du temps de parole à la TV des politiques, ce qui n'est rien d'autre qu'une égalité des chances de parler aux citoyens, étant donné que le nombre de chaînes hertziennes de TV est limité.

Eh bien dans le monde numérique -- notre monde, le nôtre à tous, sans peut-être que vous vous en soyez rendu compte -- La Poste, ce sont nos FAIs (Orange, Bouygues, SFR, Numéricâble, Free...), et le concurrent de Baccarat ce sont les grands hébergeurs du web. Google, Facebook, Microsoft, Apple, Twitter, Amazon. Le fait qu'un FAI privilégie le trafic vers un hébergeur plutôt qu'un autre pose le même problème qu'avant. Problèmes de censure, d'accès à l'information, de pratique déloyale et non-concurrentielle.

Empêcher cela porte un non : La neutralité du net. La neutralité du net préserve l'accès à l'information. Préserve la concurrence.

Vous pouvez souffler un peu, on a déjà fait un gros bout, mais la neutralité du net n'est même pas l'objet de cet article, même s'il est essentiel d'en comprendre les enjeux pour la suite.

J'en reviens au tout début de cette seconde partie : l'infrastructure qu'est un réseau de communication. Si ce sont des entreprises qui vendent du contenu qui créent les infrastructures qui délivrent le produit, ça pose problème. Imaginez que le premier marché de La Poste fût la vente de bijoux et non pas d'être un réseau de transport. Du jour ou La Poste devient un moyen de transport d'objet et est le seul moyen de véhiculer les objets, Baccarat a un problème. ce problème existe maintenant, il prend deux formes :

  • l'association de certains opérateurs avec des boîtes pour leur garantir, moyennant finance, une priorité dans leur réseau ;
  • le fait que des distributeurs de contenus se lancent dans le réseau informatique. Je pense bien évidemment à Google Fiber, pour l'occident, et aux drones de Facebook pour leur projet internet.org (qui vient d'être renommé), et aux ballons stratosphériques de Google. Ces deux derniers projets permettent à des pays en voie de développement d'accéder à l'internet, ce qui est une bonne chose, tant que l'on légifère dessus. Pour chaque pays.

Vous le voyez, le passsage au numérique est un sujet complexe, mais il existe des moyens pour s'en sortir bien. En ce qui concerne cette partie, les solutions (à choisir dans une gamme de solutions) ressemblent à pas mal de neutralité du net, plus une pincée de législation sur l'investissement pour les infrastructures réseau. Que Google et Facebook s'enrichissent en proposant un service d'hébergement et un service de FAI, pas de problème. Tant qu'il y a des garanties apportées. Elles sont synonymes d'une très grande transparence. À l'inverse, un État informé pourrait faire un choix plus souverainiste. Mon but étant toujours un choix informé.

TL;DR : Entre opérateurs réseaux et fournisseurs de contenu, il y a un grand enjeu pouvoir de distribution de l'information et de concurrence. L'un des aspects importants est la neutralité du net, l'autre la nécessité d'une loi par État régissant leurs rapports, et l'évolution de l'infrastructure.

La responsabilité sociale de l'univers informatique

Les gens ne gèrent plus leurs mails ? Très bien. C'est dommage, mais c'est ainsi. Les gens ne gèrent pas d'albums photo en ligne ? Très bien. C'est vraiment dommage, mais c'est ainsi.

De nombreux acteurs sont nés du numérique, et ce domaine s'est complexifié -- on a vu tout à l'heure que le numérique pris largement regroupe le réseau, le stockage, le logiciel, l'informatique... De cette complexité et cette richesse provient l'ignorance relative du vulgus pecum en matière de numérique. Plus qu'aucune autre discipline spécialisée, un contrat social est nécessaire entre les utilisateurs et "les adminsys" (plutôt les décideurs des grandes plateformes du web).

Les parallèles, c'est bien, ça fixe les idées. Allons-y.

Si je me fais arnaquer par mon banquier (ou si vous criez à la tautologie), la confiance que je vais accorder dans les métiers liés à la finance, etc. va baisser.

De même, si les personnes qualifiées (ou douées) dans des domaines IT sont les seules à pourvoir échapper à certains abus que l'on rencontre sur le web, la confiance générale diminuera.

On peut voir ceci de deux manières :

  • soit sous forme d'un équilibre, les gens se font avoir, puis commencent à se méfier, et continuent à utiliser l'outil, mais moins. De même, les non-banquiers se font roulers, les agents immobiliers festoient comme des vautours sur les non-initiés, etc. et chaque profession pratique son propre corporatisme.
  • Soit on essaie d'établir une sorte de renouveau de contrat social, où chacun se voit attribuer un traitement équivalent.

À mon avis, tout ceci tient toujours de l'équilibre. Mais on peut faire plus ou moins d'effort dans la transparence.

La raison pour laquelle ce contrat social est si important pour le domaine informatique est qu'il touche littéralement toutes les professions, en plus de tous les gens.

TL;DR : notion de responsabilité d'une profession envers les non-initiés, au moins a minima. afin de préserver un équilibre, un certain contrat social et éviter un corporatisme des professions.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, long article qui m'a pris pas mal de temps. Des bouts de cette réflexion se retrouveront dans un prochain article, n'en doutez pas ;). N'hésitez pas à commenter l'article, les idées à rajouter des exemples qui vous paraîtraient pertinents. Bonne journée !

Motius