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    La personnalité des "connards" expliqué par la science

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 April - 13:09 · 3 minutes

Les personnes colériques, manipulatrices ou agressives sont pour beaucoup considérées comme des Les personnes colériques, manipulatrices ou agressives sont pour beaucoup considérées comme des "connards".

SCIENCE - Il n’est jamais bon d’utiliser des insultes, sauf peut-être quand la raison est scientifique, et c’est bien le cas dans cet article. S’il n’est pas rare de qualifier de noms d’oiseaux une personne désagréable ou détestable (nous ne sommes pas là pour juger) quelles sont les caractéristiques psychologiques qui nous poussent à qualifier certains individus de “connards” ?

C’est la question à laquelle des chercheurs de l’université de Georgie ont tenté de répondre en menant une expérience visant à identifier les types de comportements que les gens associent à cette insulte. Le but était également de déterminer ce que ce terme, “ asshole ” en anglais, communique sur la personnalité perçue d’un individu.

Publiée dans la revue Collabra: Psychology le 23 février dernier, cette étude de scientifiques de l’université de Géorgie a ainsi questionné près de 400 personnes. L’équipe de recherche, dirigée par le chercheur en psychologie clinique Brinkley Sharpe a alors demandé aux participants de leur décrire le “plus gros connard” qu’ils connaissaient personnellement.

Il est facile de les identifier

La tâche a semblé relativement aisée pour les différentes personnes interrogées. En effet, comme l’affirme Brinkley Sharpe , dans un communiqué, “les gens n’avaient aucun mal à déterminer qui était le ‘plus gros connard’ de leur vie”. Pour plus d’un tiers d’entre eux, les “connards” (35,26 %) étaient des personnes actuellement dans leur vie, comme des partenaires romantiques, mais aussi des collègues ou des amis.

Toutefois, près de la moitié des personnes visées ne faisaient plus partie de la vie des participants (50,13 %), “ce qui est qui est logique, car ces personnes sont décrites comme ayant des comportements assez aversifs” comme l’explique Brinkley Sharpe.

Des personnes désagréables et en colère

Une fois identifiés, les chercheurs ont demandé quelles étaient selon les participants les caractéristiques propres à la personne à laquelle ils pensaient. Les réponses allaient de plaintes apparemment insignifiantes comme le fait de mal ranger des décorations et bibelots de maison, à des plaintes plus graves. “Certaines des réponses ont été assez violentes, précise Brinkley Sharpe. Nous avons eu un couple où l’individu avait clairement fait quelque chose de criminel.”

À partir de ces informations, des traits communs ont émergé. En effet, les chercheurs ont découvert que la plupart des “connards” étaient considérés comme des personnes manipulatrices ou agressives, désagréables et colériques. Ces traits, ainsi que d’autres caractéristiques communes comme l’irresponsabilité, ne caractérisent pas seulement les “connards” ordinaires.

En effet, certains de ces traits sont aussi associés par les experts à des troubles de la personnalité psychopathique, antisociale et narcissique. Bien évidemment, les chercheurs précisent que ces similitudes ne signifient pas nécessairement que la cible de vos insultes souffre de troubles de la personnalité.

Tout le monde a le potentiel pour en devenir un

Les “connards” identifiés dans l’étude étaient principalement des hommes, généralement d’âge moyen. Néanmoins, ces recherches démontrent que tout le monde a le potentiel apparent d’être un “connard”. Ne pas en être un aujourd’hui ne veut donc pas dire que vous ne le serez jamais, et vice versa.

Par ailleurs, les “connards” semblent bien au courant qu’ils sont la cible d’insultes. C’est ce qu’affirme Brinkley Sharpe, car tout simplement, ”[ils  ne soucient] pas vraiment de ce que les autres pensent”. Selon lui, cette étude témoigne de l’importance des insultes, utilisées de manière assez diverse: “Nous voulons dire certaines choses en les utilisant ou nous les associons à certaines caractéristiques”.

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    Les ruraux ont un meilleur sens de l'orientation que les urbains, c'est désormais prouvé

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 30 March - 17:10 · 3 minutes

Entre citadins et ruraux, le sens de l

SOCIOLOGIE - En grandissant à la campagne on s’oriente mieux. En effet, le sens de l’orientation d’un adulte est influencé par le type d’environnement dans lequel il a grandi, selon une étude qui donne en la matière un avantage aux personnes originaires d’un milieu rural par rapport à celles issues d’un milieu plutôt urbain .

Les scientifiques s’intéressent depuis longtemps à l’influence de l’environnement sur les capacités cognitives de l’être humain. Ils apportent ici la première confirmation expérimentale de son influence sur l’acquisition du sens de l’orientation dans une étude parue dans Nature,  ce mercredi 30 septembre.

Des expériences avec les rongeurs ont montré qu’en faisant grandir des souris dans des cages avec des parcours plus ou moins compliqués, “certaines capacités cognitives dans leur cerveau, dont la navigation spatiale, étaient également modifiées”, explique à l’AFP Antoine Coutrot, chercheur CNRS au LIRIS (Université de Lyon).

Le problème est qu’avec “les humains, c’est beaucoup plus compliqué à quantifier, dans la mesure où on ne peut pas les enfermer dans des cages”, ajoute ce spécialiste des sciences cognitives et principal auteur de l’étude parue dans Nature .

Pour contourner l’obstacle, l’équipe qu’il a dirigée avec le professeur Hugo Spiers, du University College de Londres, a utilisé la base de données d’utilisateurs d’un jeu vidéo pour mobile, Sea Hero Quest (SHQ) , créé en 2016 pour la recherche en neurosciences sur la maladie d’Alzheimer .

Le jeu permet de mesurer le sens de l’orientation des participants, qui doivent mémoriser un parcours de canaux fluviaux, de difficulté croissante. Sea Hero Quest compte à ce jour plus de 3,9 millions d’utilisateurs adultes, dont les chercheurs ont extrait les données de 400.000 participants de 38 pays, sélectionnés pour leur utilisation sérieuse du jeu et leur fourniture d’informations démographiques.

On s’oriente mieux en grandissant à Paris qu’à Chicago

Les chercheurs ont observé un effet de l’environnement tel qu’en moyenne, “les personnes ayant grandi dans un milieu rural ont un meilleur sens de l’orientation que celles ayant grandi dans un milieu plutôt urbain”, dit Antoine Coutrot.

Ce qui s’expliquerait par le fait que “la campagne est un environnement plutôt complexe, dans la mesure où c’est très peu organisé, avec de plus grandes distances, impliquant de davantage mémoriser un itinéraire”, poursuit-il.

Cette différence entre ville et campagne tend à s’effacer pour les personnes ayant grandi dans une ville “complexe”, comme Paris ou Prague, qui compte beaucoup moins de croisements à angle droit qu’une ville construite sur un plan quadrillé, comme Chicago par exemple, montre l’étude.

Comparatif visuel entre le plan

Pour mesurer précisément cet effet, l’équipe d’Antoine Coutrot et Hugo Spiers a établi un indice d’entropie, ou de complexité, du schéma de pas moins de 380 villes. L’étude constate que la capacité d’orientation acquise en grandissant ”évolue ensuite peu en fonction de notre âge et des différents déplacements qu’on va effectuer, comme un déménagement”, dit Antoine Coutrot.

Rien n’interdit pour autant à un natif de Chicago de travailler son sens de l’orientation une fois adulte. Mais “c’est un peu comme l’apprentissage d’une langue vivante, qu’il sera beaucoup plus facile de parler si on l’a apprise en étant jeune qu’en étant adulte”, ajoute le chercheur.

Autre constat, de bon sens mais confirmé par l’expérience: on s’oriente toujours mieux dans un cadre familier. Pour le vérifier, les chercheurs ont développé une version urbaine du jeu, et constaté que les personnes originaires d’une ville en quadrillage avaient un léger avantage pour s’y orienter, selon un communiqué du University college.

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    La dernière ligne droite de Parcoursup valait le détournement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 29 March - 14:02 · 3 minutes

sur la plateforme d'admission post-bac Parcoursup.' src='https://img.huffingtonpost.com/asset/6242f0071e00005a541b157f.jpeg?cache=wmt1bhavDS&ops=scalefit_630_noupscale' >

ÉTUDES - Ca y est. Le compte à rebours est lancé. Les lycéens ont jusqu’à minuit ce mardi 29 mars pour formuler leurs vœux d’études sur Parcoursup. Ils pourront ensuite finaliser leur dossier candidat jusqu’au 7 avril inclus. Les premiers résultats commenceront à arriver à partir du 2 juin sur la plateforme d’admission post-bac.

À défaut de les aiguiller dans leurs vœux, ces dernières heures cruciales ont largement inspiré les futurs étudiants sur Twitter. Plutôt du genre à s’affairer dans tous les sens ou à prolonger le déni?  Beaucoup ont en tout cas rivalisé de créativité pour détourner avec humour cette date clé de l’année de terminale ...

Plusieurs semblent en tous cas s’y être pris au dernier moment...

“J’en sais rien, j’ai pris n’importe quoi”

L’important étant surtout de compléter ses vœux dans les temps demandés. Et c’est encore possible jusqu’à minuit.

Multiples tentatives

Les élèves de terminale ne sont pas les seuls sur la plateforme d’admission post-bac. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers d’étudiants reviennent sur Parcoursup pour se ré-orienter . Une étape pas forcément agréable à retrouver.

Beaucoup d’étudiants ont néanmoins déjà terminé cette première étape de Parcoursup. Il ne leur reste plus qu’attendre le stress des résultats d’admission. Et espérer voir les vœux d’études se réaliser.

Rendez-vous ensuite le 2 juin prochain pour le début de la phase d’admission principale, qui se clôturera le 15 juillet 2022. Les futurs étudiants pourront y consulter les réponses des formations et y répondre au fur et à mesure.

Les lycéens n’ayant pas reçu de proposition favorable pourront, quant à eux, rejoindre la phase d’admission complémentaire à partir du 23 juin et formuler jusqu’à 10 nouveaux vœux dans les formations où des places seront encore disponibles. Cette étape complémentaire prendra fin le 16 septembre.

À voir également sur Le HuffPost: “Jean-Michel Blanquer justifie le report des épreuves de spécialité du bac”

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    Les bébés sont bien protégés du Covid si la mère enceinte est vaccinée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 16 February - 09:53 · 2 minutes

“En résumé, la vaccination maternelle est un moyen très important d’aider à protéger ces jeunes bébés”, a déclaré lors d’un point presse la chercheuse des CDC Dana Meaney-Delman. 

CORONAVIRUS - Les bébés nés de mères vaccinées durant leur grossesse ont environ 60% de risque en moins d’être hospitalisés du Covid-19 , selon une nouvelle étude américaine publiée mardi 15 février. Les chercheurs pensent que cette protection vient notamment d’un transfert d’anticorps contre le virus entre une mère enceinte et son bébé, via le placenta.

Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) américains ont mené une étude comprenant des bébés ayant jusqu’à six mois, hospitalisés entre juillet 2021 et janvier 2022. L’efficacité de la vaccination des mères durant la grossesse pour empêcher l’hospitalisation des bébés après la naissance s’est révélée de 61%, selon l’étude.

La mère du seul bébé décédé durant l’étude n’était pas vaccinée. Et 84% des bébés hospitalisés en raison du Covid-19 étaient nés de mères non vaccinées. Seules les femmes ayant reçu les deux doses ou leur deuxième dose de Pfizer ou Moderna pendant leur grossesse ont été incluses.

Un risque de complications plus élevé

Comme le rappelle une autre étude de Nature , le risque de complications est plus élevé chez les femmes enceintes non vaccinées. 19,5% des grossesses de ces dernières ont été associées avec une hospitalisation. Les auteurs de l’étude, parue en janvier 2022, “remarquent que les bébés couraient des risques accrus de naissance prématurée ou de mort périnatale lorsque la mère n’était pas vaccinée”.

“En résumé, la vaccination maternelle est un moyen très important d’aider à protéger ces jeunes bébés”, a déclaré lors d’un point presse la chercheuse des CDC Dana Meaney-Delman.

Si Pfizer doit soumettre les résultats d’essais cliniques pour un vaccin dès 6 mois dans les prochaines semaines, un vaccin pour les bébés de moins de 6 mois n’est “pas en vue”, a souligné la chercheuse.

L’étude a par ailleurs montré que la protection était plus élevée pour les bébés dont les mères avaient été vaccinées plus tard durant leur grossesse. Une indication qui semble cohérente avec le fait que les niveaux d’anticorps diminuent dans les mois suivant les injections.

Mais Dana Meaney-Delman a souligné qu’il était important que la vaccination intervienne à n’importe quel stade de la grossesse, afin de protéger la mère d’un possible cas grave de la maladie après une infection, également dangereux pour le bébé dans son ventre.

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    La myopie touchera une personne sur 2 en 2050, selon ces projections

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 27 January - 15:34 · 3 minutes

“Aujourd’hui, 40% de la population est myope, avec 5 à 10% de myopes forts”, a alerté jeudi lors d’une conférence de presse Ramin Tadayoni, chef de service d’ophtalmologie à l’Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild. “Ces deux proportions sont en augmentation et, surtout, il y a de plus en plus d’enfants myopes”, a-t-il relevé.

VISION - Après l’Asie, la myopie se développe à bas bruit dans tous les pays développés et pourrait toucher la moitié de la population mondiale dans 30 ans, dont 10% très sévèrement, alertent des experts qui appellent à en faire un enjeu de santé publique. Une épidémie qui avance lentement mais sûrement.

Ce trouble de la vision est lié à un allongement excessif de l’œil (une distance entre la cornée et la rétine trop importante) qui entraine une vision floue au-delà d’une certaine distance.

“Aujourd’hui, 40% de la population est myope, avec 5 à 10% de myopes forts”, a alerté jeudi lors d’une conférence de presse Ramin Tadayoni, chef de service d’ophtalmologie à l’ Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild . “Ces deux proportions sont en augmentation et, surtout, il y a de plus en plus d’enfants myopes”, a-t-il relevé.

Selon les projections actuelles, en 2050 la moitié de la population mondiale sera myope. Une publication dans The Lancet, il y a dix ans, évaluait la prévalence de ce trouble de la vision chez les jeunes asiatiques à près de 90%. Au Japon, en Chine ou en Corée du Sud, neuf élèves sur dix portent des lunettes. “Nous avons un décalage de quinze ans avec l’Asie”, a souligné Ramin Tadayoni.

Rôle crucial de l’environnement

Comment expliquer une telle progression dans les pays développés? Si les facteurs génétiques et héréditaires existent - la présence de la myopie chez l’un des parents multiplierait par deux le risque pour ses enfants - l’ environnement semble jouer un rôle crucial dans le développement et l’aggravation de la myopie.

Les chercheurs s’accordent sur le fait qu’elle est favorisée par l’augmentation du temps passé en intérieur, le manque d’exposition à la lumière naturelle ou encore une sollicitation excessive de la vision de près. Avec un mode de vie citadin, le risque d’être myope est “maximal”, a ainsi souligné Gilles Martin, ophtalmologue à l’Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild.

“Il nous faut une politique de santé publique”

“La meilleure prévention chez l’enfant reste de privilégier les activités en extérieur, de réduire les activités prolongées en vision de près, et de réaliser des dépistages réguliers”, a prôné Gilles Martin. Les chercheurs expliquent aussi qu’il faut privilégier la lecture et le travail à la lumière du jour.

Ainsi, parmi les enfants pratiquant plus de 14 heures de sport en extérieur par semaine soit 2h par jour, “le risque de développer une myopie devient identique quels que soient les antécédents familiaux”, a-t-il détaillé. Ce risque peut ainsi être diminué par trois. “Il nous faut une politique de santé publique” sur cette question, a plaidé Ramin Tadayoni, en annonçant la création en 2023 d’un “Institut de la myopie”.

Plusieurs pays asiatiques, dont Singapour et la Chine, ont déjà ouvert la voie en se dotant de centres exclusivement dédiés à la prise en charge médicale et à la recherche sur la myopie pathologique. En France, l’Institut sera adossé à une association de patients destinée à éviter “l’errance thérapeutique”. “En France, peu de travaux concernent spécifiquement la myopie, rendant cette maladie parfois moins bien connue et prise en charge que certaines maladies rares”, regrette Ramin Tadayoni.

À voir également sur Le HuffPost: À l’occasion du Téléthon, cette maman témoigne de la “renaissance” de sa fille après un traitement

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    La solitude touche toujours autant les Français que pendant les confinements

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 23 January - 06:10 · 2 minutes

Un Français sur cinq explique souffrir de solitude, selon cette étude de l

SOLITUDE - L’épidémie de solitude ne connaît pas de levée des restrictions. Les multiples confinements, les restrictions de déplacement et la fermeture des lieux de sociabilité comme les restaurants ou les cafés ont fragilisé la capacité des Français à créer du lien social.

Pour la troisième année consécutive, le sondage de l’Ifop pour l’ association Astrée fait ainsi état du sentiment de solitude des Français. En décembre 2021, ils étaient 19% à se sentir “toujours ou souvent seuls”. Cette proportion d’un Français sur cinq est la même qu’un an plus tôt.

Cette solitude s’explique à la fois par des raisons indépendantes à la crise sanitaire et d’autres directement liées à la pandémie de Covid-19 . Pendant deux ans, beaucoup de lieux comme les cinémas, les musées, les restaurants, et aussi les salles de concert étaient fermés . Les Français ne s’y sont pas beaucoup rendu. Ces lieux fermés ont engendré un sentiment de solitude chez les jeunes. Parmi les 19% des Français se sentant souvent ou toujours seuls, 28% ont entre 18 et 24 ans.

Autre conséquence de la crise: le télétravail. Car si parmi ces Français souffrant de solitude, il y a surtout des personnes qui habitent seules, qui n’ont pas beaucoup de moyens et qui sont demandeurs d’emplois, ceux qui travaillent de chez eux au moins trois jours dans la semaine sont ainsi 34% à souffrir de ce mal invisible toujours ou très souvent.

Parler de sa solitude est devenu plus difficile

Et depuis le début de la crise de Covid-19, certains Français estiment souffrir davantage de la solitude. Mais cette situation progresse avec la lueur de fin des restrictions. En 2021, ils sont 39% à faire face à toujours plus de solitude, 12 points de moins qu’en 2020, à la suite des confinements. De plus, cette amélioration notoire s’accompagne d’une volonté de s’en sortir plus renforcée.

En 2021, les Français sont 60% à trouver qu’il est facile de remédier au sentiment de solitude contre 56% en 2020 en pleine crise. Néanmoins, pour 32%, quand la solitude se profile, ils ne trouvent pas facile d’y remédier et une certaine partie n’arrive même pas à en parler.

Pendant le confinement, parler de sa solitude était beaucoup plus acceptable . Entre la lumière mise sur l’isolement et les dispositifs mis en place, les Français concernés étaient 32% à exprimer leur sentiment de solitude en 2020. En 2021, ils ne sont plus que 27%. Et peut-être en parlent-ils moins, car il y a moins de personnes prêtes à les écouter, plus disposés que nous sommes à fréquenter les lieux fermés pendant les confinements de 2020.

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    60% des femmes ont déjà renoncé à des soins gynécologiques

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 17 January - 21:36 · 2 minutes

Parmi toutes les personnes interrogées (1.003 femmes âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population française), 76% renoncent à des dépistages et des visites de contrôle.

FEMMES - Aller chez le gynécologue peut devenir un vrai parcours du combattant. Entre manque de temps et délais d’attentes trop longs, les soins gynécologiques ne sont certainement pas les préférés des Françaises . Selon la dernière étude, parue ce mardi 18 janvier, de l’ Ifop pour Qare , un spécialiste de la téléconsultation, 60% des femmes ont déjà renoncé à des soins gynécologiques (dépistages, visites de contrôle,...), soit en les reportant, soit en les annulant.

L’étude permet aussi de comprendre les raisons de cet abandon de soins , malgré leur importance “tout sauf accessoire”, pour Julie Salomon, directrice médicale de Qare. Parmi ces 60% de femmes, beaucoup sont jeunes (entre 25 et 34 ans) et d’autres sont des femmes avec enfants. Les raisons de leur renoncement sont pourtant bien différentes.

Chez les jeunes, 33% se déclarent mal à l’aise avec leurs corps. Par ailleurs, 31% des 18-24 ans déclarent ne jamais avoir été chez un gynécologue, un constat alarmant selon l’étude. Chez les plus de 35 ans, c’est une course contre la montre. Elles sont 40% à estimer que les délais pour prendre un rendez-vous sont trop longs.

Beaucoup de femmes avec des enfants décident également de faire passer la santé des autres avant la leur. Un “sacrifice” que retranscrit l’étude. Les mères de famille sont 23% à se consacrer à la santé des autres. Et le chiffre augmente à 29% chez les mères de deux enfants et plus et 27% chez les mères d’enfants de moins de 8 ans. En plus des enfants, elles sont 43% à déclarer ne pas trouver le temps d’aller chez le gynécologue à cause de leur emploi du temps familial et professionnel , des contraintes qui éloignent (encore plus) les femmes de l’accès aux soins.

Des alternatives face aux obstacles

Selon l’étude, 1 femme sur 3 n’est pas allée chez le gynécologue depuis 2 ans. Certaines Françaises décident de se tourner vers des alternatives plus rapides et plus accessibles. La solution la plus privilégiée est d’aller voir leur médecin généraliste (38%). La deuxième solution: Internet pour 16% des femmes qui renoncent aux soins gynécologiques. Sur Internet, de nombreux sites sérieux peuvent permettre l’autodiagnostique. Mais attention aux réseaux sociaux et aux forums .

Face au manque de temps et à l’appréhension d’un rendez-vous, les Françaises sont 9% à consulter un autre professionnel de santé comme un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme. Les autres, qui représentent, 40% de celles qui renoncent aux soins, ne savent pas vers qui se tourner car elles ignorent à qui en parler ou encore où chercher de l’information.

Face à ce parcours du combattant que peut devenir le rendez-vous auprès d’un professionnel de santé, l’étude de l’Ifop et Qare, déclare que 61% de leurs interrogées seraient, quand même, prêtes à faire de la téléconsultation pour un motif de santé gynécologique.

À voir également sur Le HuffPost: Polémique Maeva Ghennam: Marlène Schiappa saisit l’ordre des gynécologues

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    Le nombre d'habitants en France s'élevait à 66.988.000 au 1er janvier 2019

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 December - 11:11 · 2 minutes

Un homme devant la Tour Eiffel (photo d

POPULATION - La croissance de la population française continue de faiblir, principalement à cause d’un solde naturel (nombre de morts soustrait au nombre de naissances) moins important, selon des chiffres portant sur 2019 publiés mercredi 29 décembre par l’ Insee .

La population française s’est accrue de 0,4% chaque année entre 2013 et 2019, contre 0,5% entre 2008 et 2013, selon cette étude. Au total, au 1er janvier 2019, la France -hors Mayotte- comptait donc officiellement 66.988.000 habitants.

“C’est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé”, explique l’institut de la statistique. Le solde migratoire contribue encore pour 0,1% de croissance, mais le solde naturel a perdu 0,1 point pour s’établir à 0,3% par an entre 2013 et 2019.

D’une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, “aux exceptions notables de la Guyane et de PACA. C’est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var”, a détaillé auprès de l’ AFP Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l’Insee.

Des territoires plus dynamiques que d’autres

Si certains territoires sont très dynamiques, notamment l’Île-de-France (1% de croissance chaque année pour la Seine-Saint-Denis) et la façade Atlantique (1,2% pour la Loire-Atlantique), 20 départements ont perdu des habitants chaque année en France, contre 11 lors de la précédente période.

“Ils sont principalement situés dans la diagonale du vide, et Paris”, note Valérie Roux. “Dans les territoires ruraux autonomes très peu denses, la baisse de population est plus due au solde naturel qu’au solde migratoire: c’est l’effet du vieillissement de la génération du baby-boom et de la baisse du nombre moyen d’enfant par femme”, ajoute-t-elle.

Les territoires les plus porteurs de la croissance démographique sont situés en périphérie des grandes villes, comme Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux. “La croissance est en effet élevée lorsque les communes rurales sont sous forte influence des pôles (+0,7 % en moyenne par an)”, précise l’Insee dans son étude.

Valérie Roux relève que “les métropoles de province sont très dynamiques, notamment Bordeaux avec une très forte croissance annuelle de 1,4%”.

Paris, elle, voit sa population diminuer chaque année (-0,5%) malgré un fort dynamisme natal qui persiste (+0,7% de solde naturel). Cette chute est due aux départs de la ville, qui lui font perdre chaque année un peu plus d′1% de population. Néanmoins, “6 ménages sur 10 quittant Paris restent en Île-de-France”, note Valérie Roux.

Les chiffres déclarés pour 2019 constitueront la population légale française à partir du 1er janvier prochain.

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