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    Échange tendu entre Macron et Bertrand sur le dossier Ascoval

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 19 November - 20:08 · 2 minutes

Xavier Bertrand et Emmanuel Macron lors d

ÉCONOMIE - “C’est pas ça la solution!” Xavier Bertrand a interpellé avec insistance Emmanuel Macron ce vendredi 19 novembre sur l’avenir de l’aciérie Ascoval , sauvée d’une délocalisation en Allemagne mais toujours menacée, selon lui, par un manque de compétitivité.

C’est en accueillant le chef de l’État au Familistère de Guise (Aisne) que le président de la région Hauts-de-France , candidat à l’investiture LR pour la présidentielle, a eu avec le chef de l’État un dialogue un peu tendu de quelques minutes, lui coupant parfois la parole pour réclamer une solution plus durable.

“La solution retenue n’est pas satisfaisante. C’est le tarif de l’électricité le problème. Tant qu’on aura la concurrence des Allemands avec le charbon, ils (Ascoval) ne seront pas compétitifs. Il faut leur accorder le tarif préférentiel, c’est la seule façon de les sortir d’affaire durablement”, a lancé Xavier Bertand.

“Comme vous le savez, cher président du conseil régional, la ministre (chargée de l’Industrie) y a passé sa journée et sa nuit”, lui a rétorqué le chef de l’État, l’invitant à “en parler” à Agnès Pannier-Runacher, qui a annoncé que le contrat liant Ascoval à EDF allait changer au 1er janvier pour “stabiliser” le coût de l’électricité.

“Je veux sauver cette usine”

Ce vendredi, le groupe allemand Saarstahl, après une réunion à Bercy, a renoncé à transférer une partie de la production de l’aciérie de Saint-Saulve (Nord) en Allemagne, où les hauts fourneaux tournent au charbon, bien moins cher que l’électricité dont les prix flambent. Mais le gouvernement n’a pas précisé les garanties accordées.

“Je veux sauver cette usine. Vous aussi?”, a insisté Xavier Bertrand.

“Ils ont à ma demande dès hier convoqué l’entreprise”, a répliqué Emmanuel Macron. “Je vous dis que c’est pas ça la solution”, l’a interrompu le président de région, en exigeant “des garanties” sur le tarif de l’électricité accordé à l’usine qui emploie 270 salariés.

“Vous savez peut-être mieux que tous les autres”, s’est énervé Emmanuel Macron.

“Le problème n’est pas de savoir qui a raison de nous deux, prenez en compte le point de vue dont je suis le porte-parole”, a rétorqué son interlocuteur.

Le chef de l’État a coupé court en concluant: “Je vous remercie d’être aux côtés des autres élus qui œuvrent pour le territoire. Avec moi vous avez un président de la République qui se bat pour l’industrie sur le terrain”.

À voir également sur Le HuffPost: Depuis l’ISS, Thomas Pesquet alerte Emmanuel Macron sur l’accélération des catastrophes climatiques

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    Ascoval fait marche arrière et garde sa production en France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 19 November - 07:28 · 3 minutes

Le propriétaire allemand d

ENTREPRISE - Le propriétaire allemand de l’emblématique usine Ascoval de Sainte-Saulve (Nord) a renoncé à transférer une partie de son activité en Allemagne , a annoncé Bercy jeudi 18 novembre dans la soirée, après s’être mobilisé pour éviter un revers à cinq mois de l’élection présidentielle .

À l’issue d’une réunion jeudi soir au ministère de l’Économie avec Saarstahl, faisant suite à plusieurs autres rencontres, “Saarstahl a indiqué son accord pour renoncer à son projet de transfert d’activité d’Ascoval vers son site allemand”, a indiqué à l’AFP le cabinet de la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

Cette annonce semble refermer une séquence de deux jours dans laquelle s’est engouffrée l’opposition.

Mercredi, les représentants des syndicats CGT et CFDT du site racheté il y a quatre mois par Saarstahl , groupe sidérurgique allemand, avaient affirmé que l’aciérie pourrait voir 40% de sa production temporairement transférée en Allemagne. En cause: la hausse des prix de l’électricité qui alimente le site à la pointe en matière environnementale.

Saarstahl n’avait pas confirmé, affirmant n’avoir pris “aucune décision”, mais reconnu qu’il étudiait des “options temporaires” pour “limiter les effets négatifs” de cette hausse, quand ses hauts fourneaux en Allemagne tournent au charbon, bien moins cher.

Veto de Bercy

Le gouvernement avait rapidement réagi, après plusieurs années de mobilisation pour sauver le site et encore un récent prêt de 20 millions d’euros en début d’année pour payer les salaires.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait affirmé jeudi matin qu’il n’était “pas question” que l’aciérie voie son activité délocalisée “définitivement” en Allemagne.

Rappelant qu’il s’était “battu avec beaucoup d’énergie” pour sauver cette usine employant 270 salariés et produisant des barres d’acier dédiées à la fabrication de rails, notamment pour la SNCF, et lui trouver un repreneur, il avait assuré que le gouvernement n’avait pas l’intention de “la laisser tomber”. “Nous travaillons à des solutions”, avait-il ajouté.

À en croire Bercy, le branle-bas de combat a même débuté il y a “plusieurs semaines” pour alléger les coûts des entreprises touchées par la hausse des prix de l’énergie, avec notamment l’annonce début novembre d’une aide aux entreprises les plus consommatrices d’électricité, dont Ascoval.

Préoccupations sociales et environnementales

Les réactions politiques n’avaient pas tardé, en pleine pré-campagne électorale, alors que le gouvernement a fait de la réindustrialisation et de la décarbonation de l’industrie un de ses objectifs prioritaires.

Dès mercredi, le député du Nord et candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel avait écrit à Bruno Le Maire pour lui demander “d’intervenir sans délai”. Les candidats à l’investiture des Républicains Valérie Pécresse et Xavier Bertrand étaient eux aussi montés au créneau, la première fustigeant une délocalisation “scandaleuse et ubuesque, surtout quelques jours après la COP26 de Glasgow”.

Cette menace tombait en effet mal pour l’exécutif qui affiche l’ambition de faire de la France une terre de production industrielle et décarbonée, grâce à une électricité nucléaire faiblement émettrice en CO2.

“Il faut que le gouvernement accède à la demande d’Ascoval sur le tarif de l’électricité”, avait réclamé jeudi Xavier Bertrand, l’actuel président de la région des Hauts-de-France, en marge d’une séance du conseil régional. “Quand on veut, on peut. Le président de la République vient demain dans la région? Eh bien, il faut que lui-même apporte la réponse très clairement”, avait ajouté Xavier Bertrand, alors qu’Emmanuel Macron se rend dans le Nord et l’Aisne ce vendredi pour un déplacement sur le thème du développement des territoires.

Le sujet est sensible, tant le sort d’Ascoval a mobilisé ces dernières années le gouvernement et Emmanuel Macron, à la fois comme ministre de l’Économie sous François Hollande, puis depuis son arrivée à l’Élysée. Lors du rachat par le groupe sidérurgique allemand, validé en août dernier, Bruno Le Maire avait salué “une très bonne nouvelle pour l’avenir de la filière sidérurgique française et pour les salariés”.

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    Ascoval réfléchit à délocaliser pour des hauts-fournaux moins chers et plus polluants (et ça ne passe pas)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 18 November - 09:48 · 5 minutes

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ENTREPRISE - L’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) projette de délocaliser temporairement 40% de sa production sur des sites “plus polluants” en Allemagne à cause des prix de l’énergie , ont indiqué mercredi 17 novembre des syndicats, son propriétaire et Bercy assurant qu’aucune décision n’avait été prise. Mais les possibles conséquences sur l’emploi français, ainsi que le poids écologique de cette annonce ont provoqué la colère de responsables politiques.

Cette annonce a été faite mardi par la direction, selon des représentants de la CGT et de la CFDT, confirmant une information de La Voix du Nord .

“Nous n’avons pris aucune décision”, a cependant déclaré Ute Engel, la porte-parole du groupe sidérurgique allemand Saarstahl, propriétaire d’Ascoval. “Les prix de l’énergie ont explosé” et le groupe étudie “toutes les options temporaires (...) pour limiter les effets négatifs”, a-t-elle ajouté. L’entreprise affirme maintenir sa stratégie de développer la production d’“acier vert” à Ascoval.

Selon un représentant CFDT -qui souhaite rester anonyme- le transfert d’activité doit débuter “fin décembre” et “jusqu’au mois de mars”. Mais “on a connu par le passé des délocalisations temporaires qui sont devenues définitives”, a-t-il ajouté.

“Cette décision survient quatre mois après notre reprise” par le groupe Saarstahl, a rappelé Cyril Morelle, élu CGT, dans un communiqué à l’AFP. Il craint “des semaines de sous-activité et de chômage”.

Moins cher et plus polluant

Tandis qu’Ascoval est équipé de fours électriques, l’acier produit par le groupe en Allemagne utilise des hauts-fourneaux alimentés au charbon.

“Un haut-fourneau a toujours été beaucoup moins cher qu’une aciérie électrique mais avec l’inflation, on est beaucoup moins rentables qu’avant”, explique le représentant CFDT. “La filière électrique se trouve donc mise de coté pour préférer une filière bien plus polluante (...) Une aberration”, déplore Cyril Morelle.

Parmi les premiers à réagi, le député et candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a dénoncé une “inacceptable décision” de Saarsthal et écrit mercredi au ministre de l’Économie Bruno Le Maire pour lui demander “d’intervenir sans délai”.

“Aucune décision n’a été prise par Saarstahl à ce jour mais nous serons extrêmement vigilants à ce qu’Ascoval soit le moins impacté possible par la conjoncture”, a réagi le ministère de l’Économie, précisant que des discussions étaient en cours avec l’entreprise. “Nous saurons aussi rappeler à Saarstahl les engagements pris dans le cadre de la reprise d’Ascoval et d’Hayange en août dernier. Ces engagements comprennent notamment un volume de commande minimal annuel d’Hayange à Ascoval”, a ajouté Bercy, rappelant avoir mis en place des mesures pour aider les entreprises qui consomment beaucoup d’électricité.

Sur franceinfo ce jeudi 18 novembre, la ministre déléguée à l’IndustrieAgnès Pannier-Runacher a tenté de rassurer sur le maintien de l’emploi salarial sur le territoire, en cas de délocalisation. “Si c’est temporaire, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour l’emploi. Ça veut dire qu’on peut maintenir les effectifs”, a-t-elle assuré. ”Ça peut être aussi du chômage partiel, ou de l’activité partielle ou du ralentissement de cadence.”

“Scandale social et environnemental”

Le rachat par Saarstahl de l’aciérie Ascoval à Liberty Steel, en difficulté, avait été validée par la justice le 2 août. Le conseil régional des Hauts-de-France avait voté l’abandon d’une partie du prêt de 12 millions d’euros accordé à l’aciérie afin de finaliser cette reprise. Mais le montant abandonné doit être décidé le 23 novembre, a indiqué la région.

L’Etat français s’était impliqué pour soutenir Ascoval avant sa reprise, notamment en débloquant un prêt de 20 millions d’euros pour payer les salaires.

Avec 270 salariés, Ascoval produit des “blooms” (barres d’acier) pour Hayange (430 salariés), qui fabrique des rails en acier ensuite destinés aux principaux réseaux ferrés européens, notamment SNCF Réseau et la RATP. Créée en 1975, Ascoval se présente, après 150 millions d’investissements ces dernières années, comme “l’une des aciéries les plus modernes et ‘écologiques’ d’Europe”.

Le possible recours plus massif au charbon a donc provoqué une indignation générale, notamment au regard de la Cop26 et des ses avancées minime s. “C’est absurde (...) de fabriquer de l’acier dans des usines qui polluent plus pour une question ponctuelle de prix d’électricité, alors qu’on a un instrument qui s’appelle Ascoval, qui fonctionne à l’électricité, qui produit de l’acier vert, qui est une pépite au sein du groupe Saarstahl”, a regretté Agnès Pannier-Runacher.

Le député du Nord de la France Insoumise Ugo Bernacilis a lui dénoncé un “un scandale social, environnemental et une claque monumentale donnée au gouvernement français”. “Entre fabriquer de l’acier en émettant PLUS de gaz à effet de serre ou MOINS, il choisit d’en émettre plus parce que c’est moins cher!” s’est aussi indignée Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière à la présidentielle.

“Il semble impensable que l’on fasse le choix du charbon allemand”, a aussi réagi mercredi soir le cabinet du président de la région, Xavier Bertrand, contacté par l’AFP. Pour le candidat à l’investiture à droite, “il est indispensable que des tarifs préférentiels soient accordés à Ascoval”, a ajouté son cabinet, qui rappelle que cette aciérie “n’est évidemment pas la seule” concernée par la hausse des coûts de l’électricité. “C’est scandaleux et ubuesque”, a abondé sa rivale à la primaire de droite Valérie Pécresse.

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    Ascoval/Hayange: la justice valide la reprise par Saarstahl

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 3 August - 01:05 · 2 minutes

Des ouvriers debout devant l

JUSTICE - Le tribunal de commerce de Paris a validé ce lundi 2 août l’offre de reprise du groupe sidérurgique allemand Saarstahl portant sur les sites français en difficulté d’ Ascoval et d’ Hayange , a-t-on appris de sources concordantes.

“L’accord de conciliation a été homologué par le tribunal de commerce de Paris”, a affirmé à l’AFP un porte-parole de Saarstahl.

“On se réjouit, c’est une grande satisfaction de se retrouver dans le groupe Saarstahl, qui est quand même un groupe industriel lourd. On est à peu près certain que cela assurera la pérennité des sites”, a affirmé à l’AFP Gérard Glas, président de Liberty Rail Hayange (Moselle), précisant que les actes de vente ne seront pas signés avant mercredi.

Pour Nacim Bardi, délégué CGT d’Ascoval (Nord), cette décision est un “soulagement”. “Nous sommes très heureux d’être repris par un Européen qui connaît le métier, qui a une expérience approfondie dans l’acier, dans la métallurgie, ce sont de vrais industriels. Maintenant à nous de faire le travail et à eux de tenir leurs engagements”.

“On espère qu’être repris par un tel groupe, de cette envergure, va nous permettre une certaine stabilité, un groupe sidérurgiste qui s’intéresse à nous c’est une aubaine”, a ajouté Nicolas Lethellier, également délégué CGT d’Ascoval.

Cette décision “clôt deux ans et demi de travail et apportera un actionnariat stable et puissant à ces deux sociétés”, a réagi auprès de l’AFP la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher .

700 salariés

“Le soutien à une filière rail recyclé et les investissements que nous avons financés pour ce faire, conjugués à l’engagement exceptionnel des salariés qui ont transformé leur outil de production dans une période extraordinairement difficile, paient”, a-t-elle estimé.

Le groupe sidérurgique allemand Saarstahl avait confirmé le 2 juillet la conclusion d’un accord de principe pour le rachat de ces deux sites.

En mai, Liberty Steel, propriétaire depuis moins d’un an de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) et de l’usine de rails d’Hayange (Moselle), avait annoncé chercher des repreneurs, du fait de difficultés financières rencontrées par son patron, le magnat britannique Sanjeev Gupta, et sa holding familiale GFG Alliance.

Le groupe cherche désespérément des fonds depuis la faillite en mars de la société financière Greensill Capital, son principal créditeur.

Avec 270 salariés, Ascoval produit des “blooms” (barres d’acier) pour Hayange (430 salariés), qui fabrique des rails en acier ensuite destinés aux principaux réseaux ferrés européens, notamment SNCF Réseau et la RATP.

Trois groupes, Saarstahl, ArcelorMittal et Beltrame avaient à l’origine présenté des offres de reprise, au cours d’une procédure gérée par le conciliateur Marc Sénéchal.

Créée en 1975, Ascoval se présente, après 150 millions d’investissements ces dernières années, comme “l’une des aciéries les plus modernes et ‘écologiques’ d’Europe”.

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