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    Nouvelle Première ministre, Élisabeth Borne attaquée sur ses bilans du premier quinquennat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 13:57 · 1 minute

POLITIQUE - À peine nommée, déjà attaquée. Ancienne ministre des Transports, de la Transition écologique mais aussi du Travail, Élisabeth Borne arrive à Matignon avec un bilan que l’opposition n’a pas tardé à étriller . Nombreux sont ceux qui ont rappelé (et dénoncé) les principaux chantiers mis en œuvre sous sa houlette, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

C’est d’abord sa réforme ferroviaire , qui avait notamment mené au changement de statut des cheminots et à l’ouverture à la concurrence de la SNCF, qui est pointée du doigt. Sur le plan social, la gauche rappelle aussi la réforme de l’assurance-chômage entrée en vigueur en décembre 2021. “C’est elle qui a modifié l’assurance chômage avec des mobilisations importantes notamment dans le spectacle, et les salariés du spectacle ont de quoi s’inquiéter”, s’est agacé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

Chargée de la “planification écologique” selon les promesses du candidat Macron, la Première ministre est aussi mise face à son bilan à la tête du ministère de la Transition écologique entre juillet 2019 et juillet 2020. Dans un discours prononcé lundi soir, Jean-Luc Mélenchon a notamment rappelé qu’elle avait “reporté de dix ans le début de la fin du nucléaire”. “C’est elle qui a supprimé 2000 équivalents temps plein au ministère de l’Écologie”, a étrillé Adrien Quatennens, député LFI du Nord.

Si le bilan d’Élisabeth Borne à la tête de ce ministère reste maigre, rappelons qu’elle a mené à bien certains chantiers comme la mise à l’arrêt définitif de la centrale de Fessenheim ou encore l’arrêt du projet EuropaCity, au nord de Paris.

À voir également sur Le HuffPost: Les 3 questions que soulève la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon

Intégrer la vidéo Les 3 questions que soulève la nomination d'Élisabeth Borne à Matignon Lecture auto ON OFF
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    Le déficit commercial de la France plonge à un niveau «jamais atteint»

    eyome · news.movim.eu / souverains · Saturday, 15 January - 12:01 edit · 1 minute

Le bilan économique que doit défendre Macron et Lemaire 😂

Quelques extraits savoureux et à la fin, une devinette, vous allez adorer 😉

> En novembre, l’écart entre les exportations et les importations françaises a abouti à un déficit de 9 milliards d’euros, largement dû au renchérissement des matières premières. Plus inquiétant, le pays a dû importer de l’électricité.

> Les Douanes précisent qu’en novembre, le déficit cumulé sur 12 mois s’élève à 77,6 milliards d’euros , «soit 2,6 milliards de plus que le déficit annuel record de 2011» . Sur le même mois, le montant des importations atteint «la somme historique» de 52,5 milliards d’euros. Si elles n’ont augmenté que de 2,6% en volume depuis le début de l’année, elles ont bondi de 20,1% en valeur.

> La fin d’année a en outre connu un «pic inhabituel des importations d’électricité», ainsi qu’une «croissance dynamique des approvisionnements en gaz et pétrole».

Il va falloir souffler plus fort sur les éoliennes les amis…

Bon, du coup, j’ai voulu m’assurer que c’était “pire ailleurs”, (private joke avec un collègue dont cette phrase est le leitmotiv pour toutes nos descentes aux abysses).

Alors je suis tombé sur des stats de l’Insee. Du lourd, du sérieux quoi, de l’officiel !

Heure de la devinette que vous attendez tous :

“Où qu’elle est la France ?”

#France, #Politique, #fr, #BalanceCommerciale, #Economie, #Bilan, #JaimeLesBilans, #Drôle, #Souverains, #Souverainisme

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    En Afghanistan, des dizaines de morts et de disparus après une crue-éclair

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 31 July, 2021 - 19:13 · 2 minutes

Des personnes face à des habitations endommagées suite aux crues dans la province du Nuristan province, en Afghanistan, le 31 juillet 2021.

CRUES - Au moins 113 personnes ont péri dans une crue-éclair survenue dans la nuit de mercredi 28 au jeudi 29 juillet dans la province du Nouristan, dans le nord-est du l’ Afghanistan , où 110 personnes restent portées disparues, selon un nouveau bilan communiqué samedi à l’ AFP .

Le bilan de cette crue-éclair, déclenchée par des pluies torrentielles, dans le district de Kamdesh, à environ 200 km au nord-est de Kaboul, “atteint désormais 113 morts”, a déclaré dimanche à l’ AFP Tamim Azimi, porte-parole du ministère afghan de la gestion des catastrophes.

En outre, “110 personnes restent portées disparues, 173 maisons ont été totalement détruites, ainsi que dix commerces et six ponts”, a-t-il ajouté.

Un précédent bilan vendredi faisait état de 60 morts et 180 disparus.

Le district de Kamdesh, frontalier du Pakistan, est une zone montagneuse et difficile d’accès.

“La zone est sous le contrôle des talibans (...) mais nous avons pu envoyer des équipes de secours avec celles du Croissant-Rouge afghan”, a précisé M. Azimi, ajoutant que les opérations de recherches des disparus se poursuivaient.

Saeed Momand, porte-parole du gouverneur de la province, a confirmé à l ’AFP le bilan de 113 morts, ajoutant que le nombre exact de disparus était inconnu à l’heure actuelle. Il a précisé que 11 km de routes avaient été détruits.

Des précédents

Les catastrophes de ce genre ne sont pas rares dans le pays et font de nombreuses victimes chaque année, en particulier dans les régions rurales pauvres, où les maisons sont souvent fragiles et bâties dans des zones à risque.

En août 2020, une crue a fait une centaine de morts dans la ville de Charikar, capitale de la province de Parwan, à une soixantaine de km au nord de Kaboul.

Les opérations de sauvetage et d’acheminement d’aide après des catastrophes naturelles, notamment dans les zones isolées, sont souvent entravées par le manque d’équipements et d’infrastructures dans ce pays appauvri par 40 ans de guerre.

Cette catastrophe intervient alors que le gouvernement peine à contenir une offensive tous azimuts des talibans qui se sont emparés de vastes zones rurales du pays ces trois derniers mois.

L’Afghanistan, dont le système de santé reste extrêmement précaire malgré le soutien de donateurs étrangers, fait également face à une troisième vague de Covid-19.

À voir également sur Le HuffPost : À Kaboul, des attentats près d’une école pour filles font 50 morts

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    FDJ, Mr Bricolage, Nicolas, Foncia... Les bons (et mauvais) élèves de l'égalité femmes/hommes au travail

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 8 March, 2021 - 12:10 · 3 minutes

Cette année, 70% des entreprises de plus de 50 salariés ont publié leur note contre 59% l’année dernière (photo d

INÉGALITÉS - De plus en plus d’entreprises respectent l’obligation de publier leur index d’égalité femmes/hommes . C’est ce que montre le bilan publié ce lundi 8 mars par le ministère du Travail , à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Cette note comprend cinq critères: l’écart de rémunération femmes-hommes (40 points), l’écart dans les augmentations annuelles (20 points), l’écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points).

Depuis 2019, les entreprises de plus de 250 salariés ont l’obligation de publier leur note globale sur 100. Pour les entreprises de 50 à 250 salariés, l’obligation date de mars 2020. Cette année, 70% des entreprises de plus de 50 salariés ont publié leur note contre 59% l’année dernière.

″Ça progresse insuffisamment”

En dépit de la crise, “les entreprises ont été au rendez-vous et plus nombreuses à avoir renseigné leur indicateur dans les délais”, s’est réjouie la ministre du Travail, Élisabeth Borne, ce lundi 8 mars sur RTL . Mais ”ça progresse insuffisamment”, a-t-elle tempéré, citant une note moyenne qui monte seulement de 84 à 85 sur 100, et soulignant que seules 2% des entreprises obtiennent la note de 100.

Cela veut dire que “98% des entreprises ont des marges de progrès”, a souligné Élisabeth Borne. Elle a confirmé “parmi les bons élèves”, les enseignes Brioche Dorée, Nicolas et La Française des Jeux. A contrario, Mr Bricolage, Havas Voyages, Foncia groupe ou Mondial Pare brise figurent parmi les entreprises les plus mal notées.

La note globale de l’unité économique et sociale Foncia est de 83 points, et “la seule entité du groupe sous les 75 points est ‘Foncia groupe’ (500 collaborateurs sur plus de 10.000 que compte l’entreprise), qui enregistre toutefois une progression de 20 points par rapport à l’année dernière”, avec une note de 55 en 2021 contre 35 en 2020, s’est défendu une porte-parole auprès de l’ AFP .

Bientôt des sanctions ?

53 entreprises de 250 à 1.000 salariés (aucune de plus de 1.000) enregistrent une note inférieure à 75 points pour la troisième année consécutive, ce qui les exposera en mars 2022, si elles n’ont pas corrigé le tir, à des sanctions pouvant aller jusque 1% de la masse salariale, soit jusqu’à “plus d’un million d’euros” voire beaucoup plus, selon Élisabeth Borne.

Deux indicateurs sont à la traîne, dont celui des augmentations au retour de congé maternité, une obligation depuis 2006 qui n’est pas respectée dans 13% des cas, soit 3.000 entreprises selon le ministère, qui prévoit davantage de contrôles.

11 pénalités depuis 2019

Autre point négatif: seules un quart des entreprises ont une quasi-parité dans leurs dix plus grosses rémunérations. 43% des entreprises de plus de 1.000 salariés (contre 37% l’année dernière) ont même moins de deux femmes dans ces dix salaires. La ministre a souhaité “la mise en place d’un nouvel indicateur pour mesurer la part des femmes parmi les cadres à plus fortes responsabilités”.

Depuis 2019, le ministère et l’inspection du Travail ont réalisé 17.500 interventions en entreprise pour non-publication de l’index ou non-respect de l’augmentation au retour du congé maternité. Cela a entraîné 300 mises en demeure et 11 pénalités échelonnées de 0,3 à 1% de la masse salariale.

Les notes globales des entreprises de plus de 250 salariés sont publiées sur le site internet du ministère . Un décret va obliger les entreprises à publier d’ici le 1er juin “de manière lisible” les sous-composantes de leur note.

À voir également sur Le HuffPost: Le discours puissant de Rihanna sur l’égalité des chances

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    La Nintendo Switch a dépassé le total des ventes de la Nintendo 3DS

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Monday, 1 February, 2021 - 10:58 · 2 minutes

Crédits : Sharan_Vijayagopal via Pixabay

Nintendo a publié son bilan financier et a constaté une augmentation globale de ses ventes par rapport à l’année précédente. Cette augmentation reflète la vie confinée du monde entier en 2020, la pandémie permettant aux gens de trouver le temps de se divertir tout en restant à la maison. Ce bilan financier est surtout représentatif du succès de la Nintendo Switch . Nintendo a vendu plus de Switch en moins de quatre ans que de 3DS depuis sa sortie. Près de 80 millions de consoles ont été transportées depuis son lancement.

La Switch est ainsi devenue la cinquième console la plus vendue de Nintendo après la Nintendo DS, avec 154 millions de ventes, la Game Boy avec 118,7 millions, la Nintendo Wii avec 101,6 millions et la Game Boy Advance avec 81,5 millions d’unités écoulées. Considérant que la Switch est encore assez récente, on peut s’attendre à ce qu’elle grimpe les marches du podium au fur et à mesure. Les 24 millions de consoles Switch vendues en 2020 se divisent entre la console originale avec 16,7 millions d’unités vendues, et la Nintendo Switch Lite qui cumule 7,3 millions de ventes.

La vente de jeux a elle aussi augmenté en 2020 avec plus de 176 millions d’unités vendues à travers le monde, ce qui représente une augmentation de 43% par rapport à l’année précédente. La sortie du jeu Animal Crossing : New Horizon y est pour beaucoup car il s’est vendu à plus de 31 millions d’exemplaires depuis son lancement en mars dernier. C’est une vente qui arrive presque à la hauteur du jeu Mario Kart 8 Deluxe, qui comptabilise quant à lui 33,4 millions de ventes, avec 8,6 millions d’exemplaires vendus au cours des neuf derniers mois. Depuis sa sortie en mars 2017, 532 millions de jeux ont été vendus sur Switch, ce qui place la console juste derrière la Nintendo DS, avec 948 millions de jeux et la Nintendo Wii avec 921 millions de jeux. Autrement dit, 2020 a été une excellente année pour Nintendo, qui est très fier d’avoir atteint ses objectifs financiers et qui compte vendre d’autant plus de consoles et de jeux d’ici mars 2021.

Nintendo Switch avec paire de Joy-Con Rouge Néon et Bleu Néon

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La Nintendo Switch a dépassé le total des ventes de la Nintendo 3DS

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    Pour une politique de « hauts de bilan » solides

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Saturday, 23 May, 2020 - 03:20 · 4 minutes

hauts de bilan

Par Patrick Renault .

La crise sanitaire que nous traversons sera bientôt une crise économique sans précèdent par temps de paix. Elle laissera durablement des traces dans les familles, dans des secteurs entiers de l’économie mais aussi dans certains métiers surexposés qui auront été les soldats de cette guerre sanitaire.

Une chose est certaine : le monde économique ne sortira pas indemne de cette crise brutale et violente à laquelle personne n’était préparé. Et quoi qu’en disent certains, nous étions et nous sommes tous débutants face à une telle situation inédite dont les impacts restent encore peu connus à moyen et long terme, tant au niveau économique que sociétal.

Mais nous pouvons déjà en tirer certaines conclusions relatives au monde de l’entreprise et constater que nos entreprises pour la plupart sont dans l’incapacité de faire face à une perte d’activité de plus 30 jours, soit 8 %…

L’une des raisons de cette incapacité, est la faiblesse de leurs « hauts de bilan », qu’elles soient petites ou grandes, puisque l’État sera intervenu quelle que soit leur taille pour apporter sa garantie lors du déblocage de prêts (PGE) en soutien de leur fonds de roulement et donc leur permettre de survivre.

Des entreprises fragilisées

Mais à pointer du doigt la défaisance du « haut de bilan », revient à remettre en cause un certain nombre de rouages du monde de l’entreprise.

— Son financement lors de l’amorçage ou lors de son développement : jamais je n’ai vu une seule banque demander à un dirigeant de modifier ses statuts avant un financement pour y intégrer statutairement la constitution de fonds propres de sécurité prenant en compte les risques et besoins de l’activité financée parfaitement connus et identifiés par le monde de la banque.

Pourtant cette sécurité serait bien plus pertinente pour un banquier financeur que de demander la caution personnelle du dirigeant que celui-ci signe tout en sachant qu’il sera dans l’incapacité de rembourser la dette en cas de défaillance de son business.

— La solidification de la structure bilancielle d’une entreprise : elle n’est possible qu’après avoir payé l’impôt sur les résultats de la société et éventuellement distribué des dividendes. Je n’entre pas dans la polémique de la distribution des dividendes, sachant que s’ils étaient considérés comme la juste rétribution d’un risque assumé par un financeur, la vision du grand public serait peut-être différente.

Toujours est-il qu’avec ou sans dividendes il apparait que l’incitation à la solidification de l’entreprise n’existe pas, alors qu’il est bien entendu évident qu’un haut de bilan solide renforce la valeur de l’entreprise lors d’une cession mais que surtout cela lui permettrait, tout en préservant sa valeur, de faire face plus facilement à des crises comme celle que nous traversons , sans en ressortir criblée de dettes, ce qui en condamneront un grand nombre à terme, une fois que le filet étatique sera retiré.

Ce volet aurait pu et aurait dû être inscrit dans l’agenda de la Loi Pacte, car l’incitation à une gestion prudentielle à long terme ne peut qu’être plébiscitée par l’ensemble des acteurs économiques de notre pays : banques, État, investisseurs et bien entendu l’ensemble des salariés… car in fine bien moins coûteuse pour la collectivité puisque que solidifiante.

Alors, comment inciter l’entrepreneur à ce renforcement du « haut de bilan » ? l’investisseur de ne pas réclamer des dividendes trop tôt ? à repousser les fonds vautours à l’affut d’une croissance feu de paille sans lendemain pour l’entreprise ?… et surtout permettre au chef d’entreprise d’avoir du temps long pour redéfinir une stratégie, un axe de développement ou une réorientation de son activité ?

L’incitation fiscale au secours

Comme souvent dans notre pays où l’État-providence est omniprésent, il faudra en passer par l’incitation fiscale. Il parait donc urgent qu’un groupe de réflexion puisse être lancé sur une réforme statutaire ayant pour objectif le renforcement des fonds propres des entreprises qui serait soutenu par une réforme proposant une fiscalité avantageuse de tout ou partie des résultats de l’entreprise affectés en capital ou réserves à long terme incitant ainsi chaque chef d’entreprise à se discipliner, soit par obligation statutaire, soit par anticipation prudentielle.

Si cette mesure peut paraitre coûteuse de prime abord pour les finances publiques à court terme, elle sera sur le long terme un formidable amortisseur aux changements mais aussi aux à-coups conjoncturels, permettant un pilotage plus serein mais aussi et surtout une meilleure agilité pour nos entreprises donc nos emplois et les finances publiques.

Au moment où il est question de la dette laissée à nos enfants, sachons dès à présent construire aujourd’hui un tissu économique structuré et solide fort de nos expériences pour leur léguer une économie en capacité de faire face à l’avenir.

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    Emmanuel Macron : trois ans de présidence et beaucoup de dégâts

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Saturday, 16 May, 2020 - 03:45 · 8 minutes

Emmanuel Macron

Par Claude Robert.

Même avant d’être élu président, Emmanuel Macron s’est distingué en conseillant François Hollande sur la fiscalité puis en devenant son ministre des Finances. Avec les résultats que l’on sait. Le bilan ici dressé couvre d’ailleurs l’ensemble de cette période. Voici les faits.

La France, seul pays à avoir manqué la reprise d’après crise bancaire

Alors qu’en fin de crise économique il est impératif de laisser les ménages et les entreprises se refaire une santé, François Hollande décide d’augmenter fortement la pression fiscale .

À l’époque, Macron est l’un des responsables de sa cellule économique puis devient son ministre des Finances, jusqu’au mois d’août 2016. Macron est naturellement considéré comme co-responsable de cette erreur contra-cyclique dont les conséquences vont se révéler funestes.

Alors que l’économie mondiale repart sur les chapeaux de roues, le seul pays européen qui ne bénéficie pas de ce rebond est la France. Quelques chiffres donnent une idée de l’ampleur des dégâts : pendant le mandat de Hollande, la France voit son nombre de chômeurs s’accroître de +1,132 millions tandis que les Allemands et les Anglais en perdent respectivement -500 000 et -400 000. Le nombre d’emplois précaires augmente de 700 000 alors qu’il reste stable chez nos voisins. Les salaires reculent de -2,1 % par rapport à ceux de nos voisins.

Quant à la dette publique, elle flambe de +4,1 % par rapport à la moyenne européenne. Appelons un chat un chat : ce bilan est une véritable débâcle sociale pour le pays.

Un an et trois mois de révolte des Gilets jaunes

Depuis qu’il est président, Macron aura soulevé la rue, les Gilets jaunes en l’occurrence, sur une durée record de 65 semaines, à raison d’un blocage des principaux centres urbains et de nombreux péages autoroutiers les samedis 1 , battant le triste record d’Alain Juppé.

Déclenché par l’anachronique limitation à 80 km/h , perçue comme du racket pur et dur, puis renforcé par les hausses de taxes notamment sur les carburants, ce mouvement protestataire révèle à grande échelle un climat social terriblement dégradé.

Car à la différence des grèves conduites par les syndicats d’extrême gauche arcboutés sur la défense pavlovienne des privilèges de certaines corporations de fonctionnaires, les Gilets jaunes sont issus de la vraie vie . Celle dans laquelle travailleurs du privé et petits entrepreneurs luttent tous les jours contre une pression fiscale de plus en plus confiscatoire . Celle dans laquelle les chômeurs et les laissés pour compte se débattent avec de moins en moins d’espoir.

N’étant pas du bon côté, les Gilets jaunes n’auront bénéficié d’aucune pitié de la part d’un Macron qui leur répondra au contraire avec une brutalité inouïe. Une brutalité qui incitera Amnesty International à lancer une alerte pour « de nombreux cas de recours excessifs à la force » contre les manifestants (le 17/12/18). Une brutalité qui incitera également le Conseil de l’Europe à demander au gouvernement l’arrêt de l’utilisation des LBD (le 26/02/19).

De multiples plaintes ont été déposées contre le gouvernement et la police à l’occasion de violences qui ont fait au total plusieurs centaines de blessés graves et pas moins de 8500 interpellations 2 .

Incapable de calmer les émeutes, Macron les aura même exacerbées par des déclarations malheureuses, en particulier celle prononcée à l’arrivée du Tour de France : « on a commencé l’année avec les Gilets jaunes, on l’a finie avec le maillot jaune » 3 . Ainsi le président est-il devenu peu à peu l’une des motivations de l’insurrection, un grand nombre de Gilets jaunes réclamant désormais sa tête.

À ce jour, alors qu’il est sur le point de se relancer maintenant que le confinement a pris fin, ce mouvement de révolte sociale particulièrement solide aura coûté la bagatelle de 2,5 milliards d’euros à la collectivité 4 . Un splendide échec à la fois humain, sociétal et économique.

La non-réforme ruineuse de la SNCF

Difficile de faire pire en matière de réforme du mastodonte SNCF , en se mettant à dos dès le départ les syndicats pour pratiquement rien en contrepartie, si ce n’est l’arrêt du recrutement sous statut de fonctionnaires. Ce qui s’apparente à une réforme, le changement de statut de l’entreprise, n’en est en fait que le degré zéro.

Car strictement rien n’aura permis d’améliorer les méthodes de travail et l’efficience de la SNCF afin qu’elle soit capable d’affronter le marché concurrentiel exigé par la Communauté européenne. C’était pourtant l’objectif escompté…

Rien que pour la SNCF elle-même, ces 36 jours de grève auront coûté 790 millions d’euros , sans compter les conséquences induites sur l’économie. Un nouveau ratage cinglant dont le pays, hélas, n’avait pas besoin.

Une tumultueuse réforme des retraites

La réforme des retraites fournit un autre exemple de la façon dont Macron chef d’État envisage le dialogue social. À force de débats particulièrement opaques et maladroits, le gouvernement Macron a fait l’unanimité contre lui, déclenchant ainsi d’interminables grèves (SNCF, RATP, Air France, trafic aérien, etc.) qui auront paralysé le pays pendant plus d’une quarantaine de jours.

Au-delà de la rancœur qu’elle aura suscitée et que les citoyens ne sont pas prêts d’oublier, cette longue agonie de réforme qui s’achève momentanément sur un passage en force (49.3) et donc sans le moindre consensus, aura coûté plus de 15 milliards d’euros à l’économie hexagonale , en plus des respectivement 200 et 850 millions d’euros perdus pour la RATP et la SNCF.

Saluons là aussi un magnifique échec à l’actif du président. Un échec qui risque de se prolonger lorsque la réforme, gelée pour cause de pandémie, reprendra son cours.

Des résultats économiques constamment inférieurs à ceux de l’UE

Après avoir totalement manqué le rebond économique post crise bancaire, la France du président Macron conforte des résultats systématiquement moins bons que ceux de l’UE (28 pays) en matière de croissance, de taux de chômage, de prélèvements obligatoires et, ô surprise, de dette publique.

En matière de dette publique, on assiste même à une détérioration, cette même détérioration constatée avec Hollande et qui pose toujours la même question : où passe donc l’argent de l’accroissement de l’endettement s’il n’aide même pas à améliorer les principaux indicateurs économiques que sont les taux de croissance, de chômage et de prélèvements obligatoires ?

En réalité, malgré des discours trompeurs et un flux ininterrompu de promesses, force est de constater que Macron a échoué sur le plan économique et ne fait que poursuivre , à un rythme simplement moins flagrant, le travail de sape de son prédécesseur.

Une gestion paradoxale de la pandémie de covid-19

Dernier ratage en date, il n’en demeure pas moins le plus sordide car il touche non seulement à l’économie du pays, mais à la santé des Français. Et de ce côté-là, le bilan humain est assez dramatique.

Alors que le confinement a été levé, la population attend toujours l’indispensable campagne de dépistage et les dotations en masques de protection . Macron a imposé un confinement relayé par 100 000 policiers et l’obligation d’un formulaire de justification de déplacement digne d’une dictature. Mais il n’a pas brillé par les mesures de prévention, celles qui pouvaient éviter à la fois un nombre important de décès et un arrêt quasi généralisé de l’économie.

Il suffisait pourtant de considérer la façon dont les pays asiatiques (en avance sur le cycle de la contagion) les plus performants s’y sont pris pour connaître les bonnes pratiques à observer : dépistage de masse , port de masque généralisé, toutes ces mesures de bon sens tellement efficaces qu’elles ont même parfois permis d’éviter le confinement de la population.

Pire, la communication du président, de son ministre de l’Intérieur et de la porte-parole du gouvernement aura été à la fois paradoxale et dangereuse en ce qui concerne le port du masque. À tel point que le Premier ministre ainsi que l’ancienne puis le nouveau ministre de la Santé ont fait l’objet de plusieurs plaintes en justice notamment de la part d’un collectif de plus de 600 médecins. Les motifs évoqués dans ces recours, mensonges et mise en danger des personnes, sont révélateurs du niveau de défiance actuellement atteint vis-à-vis du gouvernement.

La France se situe dans le top 7 mondial du nombre de décès par millions d’habitants. On compte à ce jour 5 27 425 morts du coronavirus, soit 420 morts par million d’habitants. Un chiffre 4,4 fois plus élevé que chez nos voisins allemands, pour ne citer qu’eux.

Avec, en prime, la plus forte récession européenne, double conséquence du confinement non ciblé et de la très rapide et paradoxale incitation au chômage partiel 6 , ces deux mesures imposant une mise en rideau radicale et plus forte que nécessaire de l’économie du pays ! Un fiasco de plus.

Les leçons à tirer pour nous citoyens

On peut toujours espérer d’un peuple qu’il considère enfin les actes plutôt que les promesses, enfin les résultats plutôt que les discours. Le bilan est là, dans toute son âpreté. Il est essentiel qu’il soit connu de l’ensemble des citoyens…

Sur le web

  1. Il semble d’ailleurs que la révolte sociale ne s’est interrompue que pour des raisons de pandémie et qu’elle reprendra dès qu’elle le pourra.
  2. Source France TV Infos 16/03/2019.
  3. Emmanuel Macron 25/07/19.
  4. Estimation du gouvernement (RTL 15/11/20).
  5. Worldometer 14/05/20.
  6. Le Figaro 04/05/20.
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    Pour ce psychiatre, le confinement a permis de soigner des cas très graves

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 10 May, 2020 - 02:41 · 1 minute

SANTÉ - Alors que nous nous dirigeons vers une première phase de déconfinement et que les soignants commencent à peine à reprendre leur souffle, certains médecins voient déjà la pratique de leur métier transformée par ce qu’ils ont vu pendant les moments forts de l’épidémie de coronavirus .

Pour Jean de Lépinau, psychiatre et chef de clinique à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, c’est le moment de regarder en arrière pour conserver les bonne habitudes que nous avons acquises pendant le confinement. C’est aussi le  moment d’observer les effets du confinement sur les uns et les autres, comme il nous l’explique dans la vidéo en tête d’article .

“Pendant une crise, il y a deux vagues, précise le psychiatre au HuffPost, celle qui implique un traumatisme direct, comme lors d’une catastrophe naturelle par exemple. Et une deuxième vague de traumatisme qui survient après. Une étude récemment publié dans The Lancet souligne que 20 % des personnes confrontées aux épidémies ont des syndromes de stress post-traumatique.”

Ce chiffre semble très élevé au médecin et il ne compte pas le prendre à la légère. Aux côtés des autres psychiatres, il se prépare déjà à accueillir les premiers patients montrant des signes de stress post-traumatique.

À voir également sur Le HuffPost: Elle raconte le confinement à 6 personnes, dans un 30m2 insalubre à Paris