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    À Bruxelles, l'autre procès du 13-Novembre s'ouvre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 19 April - 06:53 · 4 minutes

Les anciens locaux de l Les anciens locaux de l'Otan reconvertis en tribunal. C'est là que ce déroulera le procès "bis" des attentats du 13 Novembre 2015.

PROCÈS - Le “procès bis” commence. Alors que les suspects principaux des attentats du 13-Novembre 2015 sont jugés à Paris, un tribunal belge se saisit à son tour ce mardi 19 avril du tentaculaire dossier pour établir les responsabilités de 13 hommes et une femme jugés pour avoir apporté une aide, même minime, aux commandos .

Il s’agit de suspects qui ont été écartés de la procédure française, mais sont soupçonnés par la Belgique d’avoir transporté, hébergé ou aidé financièrement certains auteurs des attaques de Paris et Saint-Denis qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés. Tous comparaissent libres.

Ces attaques, revendiquées par le groupe État islamique , ont été préparées en bonne partie depuis le territoire belge où la cellule djihadiste disposait d’une demi-douzaine de planques.

Après l’équipée sanglante du Stade de France, des terrasses et la tuerie de la salle parisienne du Bataclan, la justice antiterroriste belge avait très rapidement ouvert une enquête, dont ce procès à Bruxelles est l’aboutissement.

Jugés pour “participation aux activités d’un groupe terroriste”

Le procès, qui s’ouvre à 14h à l’ancien siège de l’Otan placé sous haute protection policière, doit se poursuivre jusqu’au 20 mai à raison de deux ou trois journées d’audience par semaine. Sauf imprévu le tribunal compte rendre son jugement le 30 juin au plus tard.

Onze hommes, dont un est présumé mort, doivent répondre de “participation aux activités d’un groupe terroriste”, ce qui peut leur valoir jusqu’au cinq ans de prison. Un autre suspect, considéré par l’accusation comme “dirigeant” de ce groupe, encourt lui jusqu’à 15 ans ferme. Il s’agit du Belgo-ivoirien Sammy Djedou, jugé par défaut car il serait également mort en Syrie où il comptait parmi les hauts responsables de l’EI.

Enfin deux des 14 prévenus se voient reprocher des délits connexes: l’un d’eux est jugé pour des infractions aux lois sur les armes et les explosifs, et l’autre ―la seule femme du dossier― pour la fourniture de faux papiers aux membres de la cellule à l’origine des attentats de Paris et Bruxelles (32 morts en mars 2016).

“Les prévenus sont tous suspectés d’avoir un lien avec les auteurs des attentats, la plupart sont soupçonnés d’avoir participé aux activités du groupe terroriste, de leur avoir apporté une aide avant ou après la commission des attentats. Cette aide était-elle donnée en connaissance de cause?” Voici ce que devra trancher le tribunal à l’issue du procès, résume dans le Monde le juge Olivier Mallinus.

Proches d’Abdeslam, Abaaoud et des frères El Bakraoui

Pour la plupart, les suspects gravitaient dans l’entourage de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos du 13 novembre, d’Abdelahamid Abaaoud, le coordinateur des attentats, et des deux frères El Bakraoui, les cousins du “cerveau” Oussama Atar qui se sont fait exploser dans le métro et à l’aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016.

L’un d’eux, Abid Aberkane, est jugé pour avoir caché Salah Abdeslam au domicile de sa mère, à Molenbeek, les derniers jours précédant l’arrestation du djihadiste français, le 18 mars 2016. Ibrahim Abrini, le frère de l’homme au chapeau des attentats de Bruxelles Mohamed Abrini. Il est accusé d’avoir fait disparaître des éléments compromettants.

Un autre, Youssef El Ajmi, a accompagné deux fois son ami Ibrahim El Bakraoui à l’aéroport à l’été 2015, d’abord à Amsterdam-Schiphol puis un mois plus tard à Paris-Roissy. Selon l’accusation il ne pouvait ignorer qu’El Bakraoui voulait à tout prix rejoindre la Syrie à partir du sol turc, ce que son avocat va contester.

“C’est une mascarade”

“Il n’était pas marqué sur son front qu’il (El Bakraoui) allait combattre en Syrie, combien de Belges savaient à l’époque que le califat avait été proclamé là-bas ?”, questionne Me Michel Bouchat. “Après coup, conduire un copain à l’aéroport est devenu participer à un groupe terroriste, c’était facile de faire des procès d’intention”, grince le défenseur d’El Ajmi.

“Le parquet fait les fonds de tiroir et poursuit ceux pour lesquels la France n’a pas demandé d’extradition. Pour moi, c’est une mascarade. La plupart des prévenus ne savaient rien des attentats. Mon client, c’est un joueur de bingo, alcoolique, qui est totalement à l’ouest et qui risque cinq ans de prison. Et ce n’était certainement pas le genre d’El Bakraoui de partager des informations sur ses intentions”, dénonce aussi dans le Monde Sébastien Courtoy, l’avocat de Smaïl Farisi, qui aurait sous-loué son studio à Ibrahim El Bakraoui

À ce stade sept personnes se sont constituées parties civiles au procès. Parmi elles figurent les parents et une sœur d’Elif Dogan, une Liégeoise d’origine turque tuée à 27 ans sur la terrasse du bar Le Carillon à Paris le soir du 13 novembre. “Pour ne pas raviver des souvenirs trop douloureux, ils ne comptent pas venir témoigner au tribunal”, a dit à l’AFP leur avocate, Julie Henkinbrant.$

À voir également aussi sur le Huffpost: Commémorer le 13-Novembre en plein procès, un moment “historique” pour les rescapés

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    À Bruxelles, heurts lors d'une manif "européenne" anti-pass

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 23 January - 17:37 · 4 minutes

CORONAVIRUS - Plusieurs milliers de personnes, venues pour certaines d’autres pays européens, ont défilé ce dimanche 23 janvier à Bruxelles pour protester contre les pass sanitaire et les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 . Lors d’une manifestation organisée par plusieurs collectifs anti-pass de plusieurs pays européens.

En marge de la marche dont le parcours traversait la capitale belge, des heurts avec la police ont éclaté. Devant le Siège du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) d’abord, puis à l’arrivée du cortège, parc du Cinquantenaire. La police bruxelloise a fait usage de canons à eaux, de gaz lacrymogène et d’un véhicule blindé. Parfois à quelques mètres du Parlement européen .

Des policiers pris à partie

À plusieurs reprises, des policiers isolés ont été mis en difficulté et ont dû reculer devant la pression des manifestants. Comme en attestent des images prises par des journalistes français indépendants, présents sur place. De quoi réveiller la colère de certains syndicats français de policiers qui ont fait part de leur indignation sur Twitter.

Au moins un drapeau européen a été brûlé.

Des drapeaux néerlandais, polonais ou encore roumains

Des manifestations contre le certificat sanitaire -exigé pour accéder aux restaurants et aux événements culturels notamment- ont lieu régulièrement depuis plusieurs semaines dans la capitale belge. Certains des précédents rassemblements avaient déjà été marqués par des heurts avec les forces de l’ordre.

Mais ce défilé de ce dimanche était plus garni que les précédents, rassemblant des anti-pass de plusieurs pays européens. Parmi les organisateurs, on retrouve des mouvements tels que World Wide Demonstration for Freedom et Europeans United for Freedom ,

“Ce qui s’est passé depuis 2020 a permis aux gens de se réveiller”, a déclaré Francesca Fanara, venue de Lille dans le nord de la France. Fustigeant “une dictature sanitaire”, Adolfo Barbosa, arrivé du Portugal, a déclaré que “cela réchauffe coeur de voir ces gens ici”. Des drapeaux néerlandais, polonais ou encore roumains étaient visibles dans le cortège. Ainsi que des Gilets jaunes.

Selon la police, il y avait 5000 participants, rapporte la RTBF . Les organisateurs ont, eux, avancé un chiffre de 20.000 à 25.000 personnes. Selon les journalistes sur place, il y avait environ 10.000 personnes.

Une levée progressive des mesures restrictives

Cette manifestation intervient alors que certains gouvernements s’acheminent vers une réduction des restrictions sanitaires , malgré la persistance du variant Omicron du Covid-19. Omicron est désormais dominant dans l’Union européenne et dans l’Espace économique européen, a annoncé l’agence de santé européenne vendredi.

La Belgique a connu un bond des cas quotidiens supérieur à 60.000 la semaine passée, les autorités évoquant un “tsunami”. Mais les effets moins délétères du variant Omicron et un taux élevé de vaccination ont permis au système de santé d’être moins sous pression que lors des précédentes vagues. Dans ce contexte, le Premier ministre a annoncé vendredi 21 janvier que les restaurants et les bars pourraient allonger leurs horaires d’ouverture - les discothèques resteront, elles, fermées.

En France, le gouvernement a annoncé jeudi 29 janvier au soir la levée, courant février, de la plupart des restrictions prises pour freiner l’épidémie: fin du port du masque en extérieur et du télétravail obligatoire, réouverture des discothèques et retour des concerts debout. Le pass vaccinal fait lui son arrivée à partir de ce lundi.

À voir également sur Le HuffPost : Pour lutter contre l’alcool au volant pendant l’Euro, ce spot belge est redoutable

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    Contre les violences sexistes, le mouvement #BalancetonBar appelle au boycott des bars de Bruxelles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 8 November, 2021 - 15:29 · 3 minutes

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VIOLENCES - Un collectif féministe appelle à une soirée de boycott des bars et à une manifestation vendredi à Bruxelles , jugeant que la question des agressions sexuelles dans ces lieux de sortie n’est pas assez prise au sérieux, selon un communiqué publié ce lundi 8 novembre.

A l’origine du hashtag #Balancetonbar, qui suscite depuis un mois sur Instagram une vague de témoignages de victimes d’agressions, ces militantes interpellent dans un courrier les 19 bourgmestres (maires, ndlr) de la région de Bruxelles.

Elles demandent le soutien du monde judiciaire et du milieu de la nuit pour lutter contre ce qu’elles présentent comme des “violences sexuelles systémiques” dans les bars et clubs de la capitale belge.

“Nous exigeons de vivre sans le poids d’être en danger perpétuellement et en tous lieux. Nous voulons un changement radical et immédiat, car ce fléau sévit depuis de trop nombreux siècles et nous ne pouvons plus le tolérer”, écrit dans cette lettre le collectif baptisé “Union féministe inclusive et autogérée” (Ufia), mêlant associations et activistes défendant les femmes et les minorités de genres (LGBTQIA+).

“Ce n’est plus tolérable”

Les autorités doivent notamment pouvoir “identifier, ficher et sanctionner systématiquement les établissements et membres du personnel problématiques” dès qu’un signalement de violences sexuelles leur est fourni, estime l’Ufia.

“Ces mouvements nous disent que ce n’est plus tolérable : c’est ça le point de bascule, a réagi auprès du Monde la secrétaire d’Etat à l’égalité des genres, Sarah Schlitz. C’est quand les victimes n’ont plus peur de parler, qu’on avance vers une société moins violente. Et il faut que la réponse sociétale et étatique soit à la hauteur”.

Quant à l’appel au boycott pour vendredi 12 novembre, il est justifié ainsi dans une vidéo où une membre du collectif s’adresse, visage caché, à un patron de bar: “la seule manière de te faire réagir est de toucher à ton précieux porte-monnaie”. Le rassemblement est prévu à 20h vendredi dans le centre de Bruxelles.

Ce mouvement, qui a essaimé en France, est né au début de l’automne en Belgique quand ont été rendus publics plusieurs cas d’agressions contre des femmes dans deux bars d’un quartier étudiant d’Ixelles, non loin du campus de l’Université libre de Bruxelles.

Un phénomène qui dépasse les frontières belges

Car “le phénomène dépasse les frontières de la Belgique”, estime Léa, qui confie au Monde avoir été droguée et violée en 2012 à Barcelone. Dans un article de franceinfo publié ce lundi 8 novembre, plusieurs femmes à travers la France racontent avoir été droguées à leur insu, la plupart au GHB, dite “la drogue du violeur”.

Certaines femmes soupçonnent leur agresseur présumé, barman ou membre du personnel, de les avoir droguées à leur insu avant de passer à l’acte. Et nos confrères assurent que ce phénomène est en hausse: ”À Montpellier, par exemple, 50 témoignages ont été reçus en quelques semaines par l’association générale des étudiants montpelliérains”, assurent-ils.

Plusieurs plaintes ont été déposées, a indiqué le mois dernier le parquet de Bruxelles, qui a ouvert une enquête. Sollicité lundi par l’ AFP , le parquet a refusé de s’exprimer sur les investigations en cours.

Comme pour chaque plainte concernant des infractions sexuelles, les enquêteurs travaillent de manière “approfondie et minutieuse” en respectant la présomption d’innocence du ou des suspects, avait dû se justifier le parquet dans un communiqué le 20 octobre. La justice était alors déjà accusée de ne pas traiter les plaintes suffisamment sérieusement.

À voir également sur Le HuffPost : Macron salue “l’esprit de responsabilité” de l’Église après le rapport Sauvé

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    La Pologne condamnée à verser un million d'euros par jour à l'UE

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 October, 2021 - 12:55 · 2 minutes

La justice de l

UNION EUROPÉENNE - Une décision choc. La Pologne a été condamnée ce mercredi 27 octobre à payer à l’UE une astreinte d’un million d’euros par jour pour ne pas avoir mis fin aux activités de la chambre disciplinaire de la Cour suprême, institution clé d’une réforme controversée du système judiciaire polonais , a annoncé la justice européenne.

Cette sanction financière avait été demandée le 7 septembre par la Commission européenne, à qui cette somme devra être versée. La décision s’inscrit dans le lourd contentieux entre Bruxelles et la Pologne sur l’État de droit et l’indépendance de la justice.

Une institution qui fait polémique

Le chef du gouvernement conservateur nationaliste polonais, Mateusz Morawiecki, s’est engagé à abolir la chambre disciplinaire, dont la suppression avait déjà été annoncée en août par Varsovie mais qui continue à fonctionner. Cet organe est accusé par Bruxelles de saper l’autonomie des magistrats.

Le 14 juillet, la Cour de justice de l’UE (CJUE) avait ordonné à la Pologne de faire cesser immédiatement les activités de cette chambre. Cette décision n’ayant pas été respectée, l’exécutif européen avait réclamé à la CJUE d’imposer des sanctions, estimant que “les systèmes judiciaires de l’UE doivent être indépendants et équitables”.

“Le respect des mesures provisoires ordonnées le 14 juillet est nécessaire afin d’éviter un préjudice grave et irréparable à l’ordre juridique de l’Union européenne ainsi qu’aux valeurs sur lesquelles cette Union est fondée, notamment celle de l’État de droit”, a affirmé mercredi la CJUE, basée au Luxembourg.

Un conflit qui s’éternise

Ce manque d’indépendance de la justice polonaise et la primauté du droit européen sur le droit national ont été l’un des sujets dominants du sommet européen des Vingt-Sept à la fin de la semaine dernière.

Varsovie est en conflit avec Bruxelles depuis plusieurs années à propos des réformes judiciaires engagées par le parti conservateur nationaliste au pouvoir (PiS), accusées de saper l’indépendance des juges.

Les tensions se sont accrues depuis une décision le 7 octobre du Tribunal constitutionnel polonais, qui a décrété certains articles des traités européens incompatibles avec la Constitution nationale. Une décision dénoncée par Bruxelles comme une attaque sans précédent contre la primauté du droit européen et la compétence de la CJUE.

À voir également sur le HuffPost : Contre un “Polexit”, des dizaines de milliers de Polonais ont défilé dans les rues

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    Angèle dévoile le clip de "Bruxelles je t'aime"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 21 October, 2021 - 15:46 · 1 minute

MUSIQUE - Angèle a signé son retour sur le devant de la scène ce jeudi 21 octobre en dévoilant son nouveau titre “ Bruxelles je t’aime” accompagné d’un clip, à découvrir en tête de cet article.

La chanteuse belge y déclame son amour pour Bruxelles “Je ne pense qu’à toi. Quand mon pays et ma ville me manquent moi je ne t’oublie pas”, chante-t-elle à bord d’un train. Un choix de mise en scène qui fait référence aux nombreux voyages réalisés par l’artiste, qui vit désormais à Paris mais se rend à Bruxelles pour rendre visite à sa famille et à ses amis d’enfance.

“Pour développer l’univers du clip, nous nous sommes amusés à réveiller notre âme d’enfant afin d’imaginer les univers propres à chaque wagon”, explique la société Partizan Paris qui a réalisé le clip, précisant que le Trans Europe Express leur a servi d’inspiration pour la base du décor.

Le clip est aussi truffé de références à Bruxelles, comme cet Atomium miniature avec lequel joue une petite fille, ou encore le journal d’un voyageur évoquant le palais de justice toujours en rénovation.

Pour Angèle, il s’agit d’un premier titre depuis “Fever”, duo électrisant avec Dua Lipa sorti le 29 octobre 2020. La chanteuse belge avait auparavant connu le succès avec son album “Brol” sorti en octobre 2018, certifié disque de diamant.

Par ailleurs, la chanteuse avait déjà déclamé son amour pour Bruxelles dans une publicité pour Thalys en 2018.

Le nouveau titre d’Angèle porte également une dimension politique. La question de l’indépendance de la Flandre est abordée dans les paroles: “Et si un jour elle se sépare (la Belgique, ndlr ) et qu’on y a choisi un camp ce serait le pire des cauchemars, tout ça pour une histoire de langue. J’ai vécu mes plus belles histoires en français et en flamand.”

À voir également sur Le HuffPost: Ces Sud-Coréens manifestent en tenues de “Squid Game” et ça n’est pas anodin

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    En Pologne, trois régions "sans idéologie LGBT" font marche arrière

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 27 September, 2021 - 21:19 · 2 minutes

Trois régions polonaises renoncent à être des zones

INTERNATIONAL - Trois régions polonaises ont renoncé lundi, à la suite de pressions de Bruxelles, à être des “zones sans idéologie LGBT” .

À la mi-juillet, la Commission européenne a entamé une procédure d’infraction contre la Pologne pour ces “zones sans idéologie LGBT” décrétées par nombre de régions, de communes et d’autres collectivités locales.

L’exécutif européen, qui a dénoncé le caractère discriminatoire de ces mesures à l’encontre des personnes LGBT+, a envoyé à la Pologne une lettre de mise en demeure. Bruxelles a en outre suspendu les négociations avec cinq régions concernées sur le versement de fonds du programme de soutien à la reprise en faveur de la cohésion REACT-UE.

Lundi, les régions de Cracovie (sud), de Rzeszow (sud) et de Lublin (est) ont décidé de revenir, comme l’avait fait la semaine dernière celle de Kielce (sud), sur leurs déclarations selon lesquelles elles étaient des “zones sans idéologie LGBT”, les remplaçant par d’autres textes.

“Zones sans humanité”

Les députés de la région de Rzeszow ont notamment souligné dans leur nouveau texte leur opposition à “toutes les tentatives de haine et de discrimination sur le fondement du sexe, de l’âge, de la race, du handicap, de l’origine ethnique, de la religion, des croyances ou de l’orientation sexuelle”.

Les trois régions ont également souligné leur attachement à la tolérance, au christianisme et au rôle traditionnel de la famille dans la vie de la société polonaise.

En Pologne, au total une centaine de collectivités locales avaient adopté depuis 2019 une résolution “anti-idéologie LGBT” ou une “charte des droits des familles”. Elles constituent environ un tiers du territoire polonais et sont principalement situées dans le sud-est et l’est, des zones traditionnellement très catholiques.

À la suite de ces déclarations, Bruxelles avait appelé au respect de la dignité et des droits humains qui sont “des valeurs fondamentales de l’UE” et avait assuré que la Commission utiliserait tous les instruments à sa disposition pour défendre ces valeurs. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait, quant à elle, fustigé des “zones sans humanité” qui “n’ont pas leur place” dans l’UE.

À voir également sur Le HuffPost: Von der Leyen plaide pour la reconnaissance des familles LGBT en Europe

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    Salah Abdeslam et 9 inculpés dans les attentats de Bruxelles en 2016 renvoyés aux assises

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 17 September, 2021 - 12:41 · 1 minute

Photo prise à Bruxelles en février 2018, au début du procès de Salah Abdeslam et Soufiane Ayari pour les attentats de 2016. T(Emmanuel Dunand, Pool Photo via AP)

TERRORISME - Le Franco-marocain Salah Abdeslam et neuf autres hommes soupçonnés d’être impliqués dans les attentats jihadistes perpétrés le 22 mars 2016 à Bruxelles ont été renvoyés ce vendredi 17 septembre devant la cour d’assises de la capitale belge, a annoncé le parquet fédéral.

“Dix inculpés (ont été) renvoyés ce jour devant la cour d’assises par la chambre des mises en accusation de Bruxelles”, a tweeté Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral.

Six de ces dix hommes dont Abdeslam, sont actuellement jugés à Paris pour les attaques du 13 novembre 2015 , également revendiquées par le groupe terroriste Daech.

Plus d’informations à venir...

À voir également sur Le HuffPost: Le début du procès du 13 novembre raconté par notre reporter

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    Loi anti-LGBT en Hongrie: l'UE va lancer une procédure d'infraction

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 14 July, 2021 - 12:51 · 2 minutes

Photo taken in Örebro, Sweden

DROITS - L’Union européenne va déclencher ce jeudi 15 juillet une procédure d’infraction contre la Hongrie pour contraindre le Premier ministre Viktor Orban à renoncer à une loi jugée discriminatoire pour les personnes LGBT+ , a-t-on appris mercredi de source européenne.

La Commission européenne “met ses menaces à exécution” et va adresser jeudi une lettre de mise en demeure aux autorités hongroises, a indiqué cette source à l’AFP.

“Si la Hongrie ne corrige pas le tir, la Commission fera usage des pouvoirs qui lui sont conférés en sa qualité de gardienne de traités”, avait averti début juillet la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

La loi adoptée le 15 juin par le Parlement hongrois interdit la diffusion de contenus sur l’homosexualité auprès des mineurs. Ursula von der Leyen a qualifié cette loi entrée en vigueur la semaine dernière de “honte”, mais le gouvernement hongrois a rejeté les critiques et les demandes de l’exécutif bruxellois.

La lettre de mise en demeure est la première étape d’une procédure qui peut mener à la saisine de la Cour de justice de l’UE et à des sanctions financières.

La Commission européenne doit par ailleurs publier le 20 juillet son rapport sur l’État de droit dans l’UE avec une évaluation de la situation dans chaque pays et des recommandation dont le respect est une condition pour l’accès aux financements européens selon un nouveau mécanisme.

L’examen du plan de relance présenté par la Hongrie butte sur cette exigence. Budapest doit bénéficier de 7,2 milliards d’euros d’argent européen pour soutenir son économie face à la pandémie.

“Les mêmes critères s’appliquent à tous les États membres. La Commission évalue si le plan présenté par la Hongrie répond aux recommandations sur l’Etat de droit et prévoit la mise en place d’un mécanisme de contrôle pour les fonds européens ”, a expliqué un de ses porte-parole.

Bruxelles reproche depuis plusieurs années à la Hongrie un manque de transparence sur la passation des marchés publics, une lutte insuffisante contre la corruption et le manque d’indépendance de son système judiciaire.

“L’analyse du plan hongrois sera terminée quand nous serons satisfaits sur les onze critères prévus”, a souligné le porte-parole de l’exécutif européen. La Hongrie pourrait demander à bénéficier d’un délai de deux mois pour poursuivre les discussions avec Bruxelles. “L’ambiance n’est pas à une approbation du plan hongrois les yeux fermés”, a confié une source européenne.

À voir également sur Le HuffPost: Manifestation en Hongrie contre une loi anti-LGBT devant le parlement