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    Crise des urgences à l'hôpital: première mobilisation du nouveau quinquennat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 7 June - 05:55 · 3 minutes

Des infirmiers des services de réanimation des hôpitaux en grève pour la revalorisation de leurs salaires rassemblés devant l'entrée de l'hôpital Edouard Herriot le 11 mai 2021 à Lyon. Des infirmiers des services de réanimation des hôpitaux en grève pour la revalorisation de leurs salaires rassemblés devant l'entrée de l'hôpital Edouard Herriot le 11 mai 2021 à Lyon.

MANIFESTATION - En pleine crise des urgences et à quelques jours des législatives, neuf syndicats et collectifs hospitaliers organisent une journée de mobilisation ce mardi 7 juin, pour réclamer des hausses de salaires et d’effectifs sans attendre le résultat de la “mission flash” commandée par Emmanuel Macron .

Pour cette première journée d’action du second quinquennat Macron , la CGT et ses alliés ont prévu des rassemblements dans au moins cinquante villes. À Paris, les manifestants sont attendus devant le ministère de la Santé à partir de 13h30.

D’autres actions sont annoncées, souvent devant les hôpitaux, à Grenoble, Marseille, Nantes et Toulouse, mais aussi dans de plus petites localités comme Aurillac, Epernay ou Cherbourg, où Emmanuel Macron est venu la semaine dernière annoncer une “mission flash” sur les services d’urgences.

Car c’est bien là que le feu couve: faute de soignants, au moins 120 services ont été forcés de limiter leur activité ou s’y préparent, selon un décompte fin mai de l’association Samu-Urgences de France. C’est d’ailleurs son président François Braun qui devra rendre les conclusions de la “mission flash” au chef de l’État d’ici fin juin.

La crainte d’un été sous haute pression aux urgences

Un délai justifié afin de “regarder service d’urgence par service d’urgence et Samu par Samu, territoire par territoire où il y a des besoins”, a expliqué Emmanuel Macron d ans un entretien à la presse régionale vendredi, promettant de “prendre des décisions d’urgence dès juillet”.

Mais ses opposants y voient surtout un stratagème pour “repousser les décisions après les législatives ” des 12 et 19 juin, alors que le système de santé est déjà “en situation de catastrophe”, a dénoncé l’urgentiste Christophe Prudhomme, de la CGT-Santé, lundi sur RFI.

“On s’attend à un mois de juillet particulièrement difficile et un mois d’août horrible” et “cette mission flash, c’est un peu une insulte pour nous”, a même estimé Pierre Schwob-Tellier, du collectif Inter-Urgences, lors d’une conférence de presse jeudi.

La critique vise aussi le choix de M. Braun, chef des urgences du CHR de Metz et référent santé du candidat Macron lors de la récente campagne présidentielle. L’intéressé a assuré mercredi sur Franceinfo qu’il n’entendait pas produire “un énième rapport” mais bien “rédiger l’ordonnance” attendue par les hospitaliers, ajoutant avoir “déjà des pistes”.

Certaines figurent dans un courrier envoyé à la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, le jour de sa nomination et publié sur le site internet de Samu-Urgences de France.

Elles sont parfois consensuelles, comme la revalorisation du travail de nuit et du weekend, “très pénible” mais majoré de seulement un euro de l’heure pour les infirmières, ce qui est “complètement aberrant”, a-t-il souligné.

D’autres idées inquiètent, comme l’obligation d’appeler le 15 pour filtrer l’accès aux urgences, mise en oeuvre à Cherbourg ou à Bordeaux. Un scénario “injouable” pour Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), qui prédit une explosion des appels vers des Samu “déjà débordés”. Avec un risque de perte de chance pour les patients.

À voir également sur Le HuffPost: Au CHU de Rennes, un service d’urgences ”à bout” se met en grève

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    Emmanuel Macron confronté à une triple grève qui révèle les défis du quinquennat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 2 June - 05:00 · 5 minutes

Emmanuel Macron photographié à l'Hôtel des Invalides jeudi 1er juin 2022. Emmanuel Macron photographié à l'Hôtel des Invalides jeudi 1er juin 2022.

POLITIQUE - Une concomitance des luttes qui résonne d’une façon particulière. Ce jeudi 2 juin, Emmanuel Macron voit deux secteurs à haute portée symbolique se mettre en grève: les diplomates du Quai d’Orsay et les professionnels des secteurs de l’électricité et du gaz. Des préavis auquel s’ajoutera vendredi celui déposé chez Orpea , alors que le secteur de la dépendance est en crise.

Un agenda social qui révèle les défis du quinquennat qui s’ouvre, puisque ces mouvements mettent le doigt sur des dossiers à très fort potentiel polémique. Parmi eux, la suppression du corps diplomatique qui avait fait couler beaucoup d’encre durant l’entre-deux tours. Un décret datant du samedi 16 avril et publié un jour après, le dimanche 17, au Journal officiel , entérine la suppression de deux corps constituant la hiérarchie du ministère des Affaires étrangères : celui des conseillers des affaires étrangères et celui des ministres plénipotentiaires.

Crise diplomatique

Ce qui ne passe du tout chez les fonctionnaires concernés qui, sur les réseaux sociaux, s’alarment du démembrement du corps diplomatique via le hashtag #diplo2metier . En plus de provoquer des remous au sein du prestigieux ministère, où l’on ne transige pas avec l’appartenance au corps diplomatique , cette réforme avait provoqué un tollé sur le plan politique. “La France voit détruire au bout de plusieurs siècles son réseau diplomatique. Le deuxième du monde. Les copains de promo vont pouvoir être nommés. Immense tristesse”, avait notamment réagi Jean-Luc Mélenchon.

Pour faire simple, on craint en interne que le savoir-faire diplomatique reconnu à travers le monde disparaisse au profit du copinage. “Il est vital de renoncer à la réforme, car elle va transformer profondément le corps diplomatique, à partir du moment où les plus beaux postes seront attribués pour des raisons non diplomatiques, au risque d’une grande politisation”, s’alarme l’ancien chef de la Diplomatie Dominique de Villepin. Plus inquiétant pour l’exécutif, plusieurs ambassadeurs ont fait savoir qu’ils participeraient à la grève. Ce qui n’est pas forcément le meilleur signal à envoyer au monde en pleine guerre en Ukraine.

De l’avis de plusieurs observateurs, la nomination au poste de ministre des Affaires étrangères de Catherine Colonna, ex-ambassadrice à Londres, peut être interprétée comme un gage donné aux diplomates après une première levée de boucliers. Reste que le dossier ne manquera pas de réveiller les procès en copinage déjà instruit au Quai d’Orsay à l’encontre d’Emmanuel Macron.

En août 2018, le gouvernement avait nommé par décret l’écrivain Philippe Besson (proche du chef de l’État) au poste prestigieux de consul de Los Angeles. Décision cassée par le Conseil d’État . La raison? Le poste est dévolu aux diplomates de carrière. Un précédent qui ne sera pas de nature à calmer les esprits des détracteurs de cette réforme, qui vise justement à faire sauter ces verrous.

Salaires et inflation

L’autre dossier qui perturbe ce début de second quinquennat est celui mis sur la table par les professionnels des secteurs de l’électricité et du gaz. Ce qu’ils veulent? Des négociations salariales dans le contexte de forte inflation observé ces dernières semaines. Comme nous l’écrivions mardi , l’inflation dépasse les 5%. Du jamais vu depuis 1985. Un dossier qui n’est d’ailleurs pas décorrélé des questions diplomatiques citées plus haut, puisque les sanctions contre la Russie (et plus précisément l’embargo sur le pétrole russe ) ne devraient pas arranger la situation.

Les professionnels de ces secteurs entendent donc faire pression sur EDF et ses filiales Enedis et RTE pour obtenir gain de cause, sans forcément affecter les usagers sur les factures. “On demande une revalorisation de la grille du salaire national de base pour que les salariés de la branche des IEG (industries électriques et gazières) ne perdent pas en pouvoir d’achat, d’autant que les premiers niveaux de rémunération sont passés en dessous du Smic”, a indiqué à l’AFP Amélie Henri, secrétaire nationale CFE-Unsa énergies pour EDF. Ce qui intéressera forcément l’exécutif, doublement impliqué au titre de la lutte en faveur du pouvoir d’achat et de la maîtrise des prix de l’énergie.

Orpea et crise la dépendance

Enfin, la grève annoncée vendredi 3 juin dans les Ehpads Orpea, devrait (encore) jeter une lumière crue sur la crise de la dépendance en France. Un secteur toujours ébranlé par la sortie du livre-enquête Les Fossoyeurs, qui a provoqué un scandale et une prise de conscience nationale, au regard des bénéfices monstres engrangés par le géant du secteur au détriment de l’accueil (et parfois de la dignité) de ses pensionnaires.

La raison de ce préavis? Le non-versement de la prime d’intéressement. “Sacré culot pour cette nouvelle direction et ce nouveau DRH que d’agir ainsi face à des personnels aux petits salaires qui ont tant donné et continuent de donner”, s’indigne auprès de l’AFP Dominique Chave, secrétaire général de la CGT “santé privée”. Au-delà du seul cas d’Orpea, ce mouvement rappellera que le secteur est toujours en crise. Et pour cause, le Synerpa, principal syndicat des Ehpad privés, a réclamé ce mercredi au gouvernement un plan d’urgence pour que le secteur puisse recruter suffisamment de personnel, dans le but de pouvoir répondre à la demande cet été.

“Nous savons que dans ces périodes pré-estivales c’est très compliqué de recruter du personnel soignant, nous avons besoin et demandons des mesures fortes dès aujourd’hui”, a déclaré Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa, promettant un été “difficile”. Un dossier sensible de plus à ajouter sur la pile, déjà bien haute, d’Emmanuel Macron.

À voir également sur Le HuffPost: Mort d’un journaliste français en Ukraine : “Ce sujet ne peut pas rester impuni”, affirme Emmanuel Macron

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    À la CGT, Philippe Martinez veut passer la main à Marie Buisson

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 31 May - 10:49 · 1 minute

Philippe Martinez photographié en 2020 à l'Élysée (illustration) Philippe Martinez photographié en 2020 à l'Élysée (illustration)

POLITIQUE - Les moustaches les plus célèbres du dialogue social s’apprêtent à tirer leur révérence. Ce mardi 31 mai, le journal Les Echos rapporte que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez , ne briguera pas un autre mandat à la tête du syndicat lors du prochain congrès qui se tiendra en mars 2023.

En fonction depuis février 2015, le technicien métallurgiste compte effectivement passer la main, alors que les sujets ne manqueront pas ces prochains mois, du projet de loi pouvoir d’achat à la réforme des retraites .

Toujours selon les informations du quotidien économique, confirmées à l’AFP, Philippe Martinez propose aux membres de la Commission exécutive confédérale (CEC) que Marie Buisson, actuellement secrétaire générale de la fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture (FERC), lui succède.

Une intention qui confirme ce que Philippe Martinez a déclaré la semaine dernière sur franceinfo, annonçant qu’il souhaitait que son poste revienne “le plus rapidement possible” à une femme.

Si tel était le cas, Marie Buisson deviendrait la toute première femme à diriger ce syndicat depuis sa fondation en 1985. Comme le souligne le journal Les Echos , le prédécesseur de Philippe Martinez, Bernard Thibault, avait échoué à faire valider l’option Nadine Prigent lors du comité confédéral national (CCN).

C’est finalement Thierry Lepaon qui avait repris le flambeau, avant qu’il ne soit poussé à la sortie sur fond de scandale interne , laissant ainsi le poste à Philippe Martinez.

À voir également sur Le HuffPost: 1er mai : le convoi de la CGT cible des manifestants place de la Nation

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    Deliveroo est bien coupable de travail dissimulé, selon la justice

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 19 April - 14:55

Deliveroo

375 000 euros d'amende infligés à Deliveroo, quelques centaines de milliers d'euros de dommages et intérêts à verser aux syndicats, et trois ex-dirigeants condamnés. La justice a sanctionné lourdement la plateforme pour du travail dissimulé. [Lire la suite]

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    Les dangers du télétravail mal géré par l'employeur dénoncés par la CGT

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 6 September, 2021 - 22:45 · 3 minutes

Les dangers et dérives du télétravail pointés du doigt par une large enquête de la CGT (photo d

TÉLÉTRAVAIL - Les dangers du télétravail sur la santé des salariés, l’égalité hommes/femmes, le fonctionnement des collectifs de travail doivent inciter l’État et les entreprises à davantage de régulation, a réclamé ce lundi 6 septembre l’Ugict-CGT, en publiant sa deuxième enquête annuelle sur le sujet.

Selon cette enquête réalisée en interrogeant en ligne 14.830 salariés du public et du privé, le “ télétravail en mode dégradé du premier confinement reste la norme”, écrit le syndicat des cadres, ingénieurs et techniciens CGT.

En 2021, le temps et la charge de travail ont augmenté pour 47% des répondants; et 60% des employeurs n’ont pas mis en place de dispositif pour garantir le droit à la déconnexion (contre 78% en 2020). 75% d’entre eux n’évaluent ni la charge de travail ni le temps de travail des salariés en télétravail.

La séparation entre vie professionnelle et vie personnelle s’estompe, deux tiers des répondants déclarant recevoir des sollicitations durant leurs périodes de congés, dont 10% systématiquement.

S’occuper des enfants

Huit parents sur 10 ont télétravaillé tout en s’occupant de leurs enfants. Les femmes sont davantage concernées (25% disent que cela a été fréquent, 20% des hommes), et 61% des femmes disent avoir dû assumer cette charge seules contre 31% des hommes. Pourtant, elles ont moins de latitude pour adapter leurs horaires. “C’est la double peine en matière d’égalité femmes/hommes”, note Sophie Binet, co-secrétaire générale de l’Ugict.

Les entreprises participent encore trop peu à la prise en charge de l’équipement de leurs salariés: seuls 10% des répondants disposent d’un siège ergonomique financé par l’employeur, 40% d’un écran adapté financé par l’employeur, si bien que 40% des personnes interrogées se plaignent de troubles musculosquelettiques (TMS) ou de migraines oculaires.

Autre victime du télétravail, le collectif de travail: pour plus de la moitié des répondants, notamment les manageurs, l’esprit d’équipe s’est dégradé. Deux tiers disent avoir senti de l’isolement en télétravail. Près d’un sur cinq (19%) présente un symptôme dépressif d’après l’échelle définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pourtant, moins de 2 managers sur 10 ont eu accès à une formation au management à distance.

La pandémie “instrumentalisée”

Près de 7 répondants sur 10 affirment que leur employeur ne participe pas, même partiellement, aux frais liés au télétravail, et 19% ont perdu la participation de l’employeur aux frais de repas. Dans le même temps, quasiment un tiers souligne que leur entreprise a engagé une réorganisation des lieux de travail (open space, flex office).

“En un an, un tiers des employeurs ont eu le temps de réorganiser les locaux pour faire des économies. On est dans une forme de stratégie du choc du télétravail: même en plein Covid, la priorité est toujours financière et la pandémie est instrumentalisée pour accélérer les réorganisations”, a fustigé Mme Binet, dénonçant aussi une “forme de far west du télétravail”.

L’Ugict réclame une négociation collective obligatoire avant la mise en place du télétravail, le maintien d’un principe de volontariat et de réversibilité, la prise en charge de l’ensemble des équipements et frais professionnels et une participation au loyer du salarié, un droit à la déconnexion et le maintien d’un poste de travail pour chacun.

L’Union exige également que le télétravail ne dépasse pas un mi-temps et que les organisations syndicales puissent informer les salariés via leurs messageries professionnelles.

À voir également sur Le HuffPost: Comment le Covid-19 s’échappe de votre masque et contamine tout l’open space

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    L'intersyndicale appelle à une journée de mobilisation le 5 octobre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 30 August, 2021 - 19:30 · 1 minute

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SYNDICATS - Une intersyndicale réunissant la CGT, FO, la FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse Fidel, Unef et UNL a appelé ce lundi 30 août à une journée de mobilisation le 5 octobre, pour la défense des salaires, des emplois, des conditions de travail et d’études.

Ces organisations “s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salariés et des jeunes”, écrivent-elles dans un communiqué lu au cours d’un point presse au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ce lundi soir.

“L’élargissement et l’accélération indispensable de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’ hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer et non de sanctionner les salariés”, poursuivent-elles.

La CFE-CGC n’a pas souhaité s’associer à cette journée

La CFE-CGC, qui a participé à la réunion organisée ce lundi à l’invitation de la CGT, n’a pas souhaité s’associer à cette journée de grève et de manifestations. La CFDT avait pour sa part décliné l’invitation de la centrale de Montreuil.

L’ intersyndicale met en garde dans son communiqué contre le “retour de la réforme des retraites” et contre “la réforme de l’ assurance chômage ”.

Si le gouvernement temporise sur les retraites, il prévoit une mise en œuvre dès le 1er octobre de la réforme de l’assurance chômage, les signaux étant selon lui au vert pour l’emploi.

La ministre du Travail, Élisabeth Borne, a promis la semaine dernière sur BFM Business de revenir prochainement “vers le Conseil d’État avec un nouveau décret”, de manière à “avoir un texte opérationnel au 1er octobre”. La plus haute juridiction administrative avait suspendu le 22 juin une partie de la réforme en raison des “incertitudes sur la situation économique”.

À voir également sur Le HuffPost : Florian Philippot et les antivax en soutien à Didier Raoult à Paris

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    À Massy, le corps de l'ingénieur SNCF mort dans un éboulement retrouvé 5 jours après

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 30 July, 2021 - 15:45 · 1 minute

Eboulement à Massy-Palaiseau le 25 juillet 2021.

ACCIDENT - Le corps de l’ingénieur SNCF, mort enseveli lors d’un éboulement sur un chantier à Massy (Essonne) dimanche 25 juillet , a été retrouvé cinq jours plus tard, a indiqué ce vendredi 30 juillet à l’ AFP la procureure d’ Evry , Caroline Nisand.

La recherche du corps a été compliquée par l’environnement difficile et dangereux du lieu de l’accident, selon les sapeurs-pompiers de l’Essonne et le parquet.

Une instruction a été ouverte pour “recherche des causes de la disparition” de cet ingénieur de SNCF Réseau , enseveli dimanche par l’éboulement d’un chantier de forage à proximité des voies, sur le chantier SNCF d’un pont au niveau de la gare de Massy-Palaiseau.

“Au regard des expertises réalisées, le juge d’instruction verra s’il y a lieu de modifier les qualifications”, a précisé la procureure d’Evry.

“Le milieu ferroviaire est très dangereux”

Cet accident mortel avait entraîné l’interruption du trafic des TGV dimanche en fin d’après-midi entre la gare de Paris-Montparnasse et le Sud-Ouest. Le trafic avait repris dimanche soir avant de revenir à la normale dès lundi matin.

Dans un communiqué diffusé lundi, la CGT-Cheminots a souligné que “le milieu ferroviaire est dangereux” et que “la sécurité doit demeurer une priorité absolue”. De son côté, l’Unsa ferroviaire a exprimé “sa peine” et “exige que les enseignements soient tirés parce qu’elle n’acceptera jamais la fatalité”.

À voir également sur Le HuffPost : Dans le train de nuit Paris-Nice, le message du chef de cabine Jean Castex aux passagers

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    La CGT n'est "pas favorable" à la vaccination obligatoire des soignants contrairement au Medef

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 5 July, 2021 - 09:15 · 2 minutes

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez lors d

VACCINATION - Une voix discordante dans un concert de soutiens. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a indiqué, lundi 5 juillet, qu’il n’était “pas favorable” à la vaccination obligatoire des soignants contre le Covid-19 , expliquant qu’il préférait “convaincre plutôt que contraindre” ceux qui “s’interrogent ou hésitent”.

“Il faut voir pourquoi une partie des soignants ne veut pas se faire vacciner, il y a certainement des raisons, donc il vaut mieux discuter plutôt que d’imposer”, a déclaré le syndicaliste sur LCI, invitant à “plus respecter les soignants”. La CGT est le premier syndicat dans la fonction publique hospitalière.

Lui-même vacciné et “favorable à la vaccination”, Philippe Martinez a estimé que les soignants “sont les mieux placés” pour aborder le sujet et que certains “pensent que les effets secondaires (du vaccin) peuvent poser des problèmes”. “Ce sont ces interrogations qu’il faut lever”, a-t-il ajouté.

Divergence avec la CFDT et le Medef

Depuis une semaine, le gouvernement, des médecins, mais aussi le Medef et la CFDT ont pris position en faveur de l’obligation pour les soignants, encore trop peu vaccinés dans les Ehpad et les hôpitaux.

“Nous sommes attachés à deux principes: le volontariat et le secret médical. Le premier peut toutefois connaître des exceptions pour les salariés au contact du public au nom de l’indispensable protection des autres”, expliquaient Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, dans une tribune commune publiée par le Journal du Dimanche , samedi 3 juillet.

Également à rebours des sondages d’opinion , Philippe Martinez soutient qu’“on ne peut pas les (soignants) montrer du doigt aujourd’hui après les avoir applaudis toute l’année dernière”. Selon lui, “quand on est à l’extérieur, on peut avoir un avis, mais c’est mieux d’écouter ceux qui sont à l’intérieur et qui ont beaucoup donné”.

Face à la tentation de l’exécutif de légiférer sur le sujet, il a considéré que “quand on veut passer des choses en force, alors qu’on n’arrête pas de parler de discussion, de concertation, c’est un manque de respect”.

Alors que la décrue épidémique se poursuit en France, les autorités médicales avertissent de la possibilité d’ une quatrième vague en raison de la diffusion rapide du variant Delta . Le Premier ministre Jean Castex doit recevoir cette semaine les chefs de file du Parlement et des élus locaux pour aborder, entre autres, la question de la vaccination obligatoire.

À voir également sur Le HuffPost : À Montreuil, la vaccination au pied des immeubles des quartiers populaires