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    Covid: Le port du masque redevient obligatoire à Nice

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 07:51 · 2 minutes

Le masque redevient obligatoire dans les transports de Nice et sa métropole. Le masque redevient obligatoire dans les transports de Nice et sa métropole.

CORONAVIRUS - À compter de lundi 11 juillet, les usagers des transports de la métropole de Nice sont priés de se couvrir de nouveau le nez et la bouche. Face à la remontée des cas de Covid-19 , le maire de Nice Christian Estrosi a confirmé, ce mercredi 6 juillet, que le port du masque allait redevenir obligatoire dans les bus et le réseau de tramway.

“J’ai pris mon arrêté avec d’autres maires de la métropole de Nice”, a indiqué Christian Estrosi dans la matinale de RTL. Ce retour obligatoire du masque dans les transports de la métropole de Nice est la conséquence de la septième vague de Covid qui déferle actuellement sur la France.

200.000 cas en 24 heures

Si le gouvernement ne fait que recommander, à ce stade, le port du masque dans les transports à l’échelle nationale, Christian Estrosi estime “qu’il serait obligé d’y venir parce que 200.000 cas de plus en moins de 24 heures, on voit bien que nous sommes sur une septième vague qui monte en flèche”. Cette hausse des contaminations “nous amène vers une rentrée scolaire à haut risque”, ajoute l’ancien LR.

Mardi, le ministre de la Santé François Braun a annoncé que la France avait franchi un cap plus atteint depuis trois mois dans l’épidémie de Covid. En effet, en 24 heures ce sont plus de 200.000 cas qui ont été recensés, a annoncé François Braun en ouverture d’une discussion sur le projet de loi de veille et de sécurité sanitaire ”.

Le ministre a invité de nouveau la population à porter le masque “dans les lieux bondés, comme ici par exemple, les transports en commun, les transports pour les vacances” et incité au deuxième rappel vaccinal pour les plus fragiles. Il n’a, pour l’heure, toutefois pas évoqué d’obligation.

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    Après 7 vagues de Covid, y a-t-il des gens qui ne l'auront jamais?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 14:41 · 8 minutes

Y a-t-il des gens qui échapperont éternellement au Covid? La question se pose alors que la septième vague continue à gagner en ampleur en France (photo d'illustration prise en Espagne). Y a-t-il des gens qui échapperont éternellement au Covid? La question se pose alors que la septième vague continue à gagner en ampleur en France (photo d'illustration prise en Espagne).

CORONAVIRUS - “Deux ans que ça dure, et je n’ai toujours pas eu le Covid.” Pendant que la septième vague de coronavirus continue à prendre de l’ampleur, portée par les variants BA.4 et BA.5 , sur les réseaux sociaux certains se réjouissent: ils auraient échappé à la pandémie depuis 2020. Mais alors que 200.000 cas positifs ont été détectés ces dernières 24 heures (chiffres au 5 juillet) selon le ministre de la Santé François Braun , y’a-t-il vraiment des gens qui n’attraperont jamais le virus?

“Est-ce qu’il y a des gens qui n’ont jamais développé de symptômes depuis le début de la pandémie? Oui. Est-ce qu’à terme, il y a des gens qui n’auront jamais le Covid? Non.” Sur ce sujet, voilà ce que répondait au HuffPost , au printemps dernier, le virologue et membre du Conseil scientifique Bruno Lina . Et catégorique, il l’est toujours trois mois plus tard: “Je vous dirai la même chose: je ne pense pas que ce soit possible d’échapper au virus.”

Pour autant, détaille le médecin, plusieurs facteurs expliquent ce ressenti d’une partie de la population, persuadée de n’avoir jamais été infectée. Des gens qui font sûrement fausse route s’ils se croient définitivement immunisés.

Pour commencer, Bruno Lina évoque ainsi la proportion de Français qui ont été contaminés par le Covid-19 sans développer de symptômes. Parce qu’ils ont été infectés avant la généralisation des tests et qu’ils n’ont donc pas été comptabilisés parmi les plus de 30 millions de Français déclarés positifs depuis le début de la pandémie, ou simplement parce qu’ils ne se sont pas fait tester quand ils étaient porteurs du virus. “Il va forcément y avoir des gens qui vont demeurer asymptomatiques, et qui auront le sentiment qu’ils n’ont jamais été infectés”, précise ainsi le scientifique.

À terme, impossible d’échapper à la contamination

Son deuxième argument est de dire que le virus est extrêmement transmissible, et qu’il devient par conséquent de plus en plus délicat d’y échapper vague après vague. C’est notamment cette capacité de transmission très élevée qui cause, à chaque relâchement collectif des mesures barrières, de nouveaux pics de contamination. “Avec des virus qui circulent autant dans la population, on voit bien qu’ils finissent par toucher tout le monde.” Tant et si bien que pour Bruno Lina, ”à terme, pour ne pas l’attraper, il faudrait être isolé, ne rencontrer personne.” Et le virologue de conclure: “Il y a peut-être des endroits sur la planète où le virus mettra plus de temps à arriver, mais il y arrivera.” Surtout si l’on prend en compte la baisse de l’immunité liée à des injections de vaccin et des infections passées qui protègent de moins en moins avec le temps.

Au passage, Bruno Lina démonte une idée qui revient régulièrement, à savoir qu’il serait une “bonne chose” de contracter le virus maintenant de manière à être protégé pour la suite de l’été et ainsi ne pas gâcher ses vacances. “Chaque fois que l’on peut éviter une infection, même si elle est bénigne, c’est mieux”, insiste-t-il. “Il n’y a jamais d’avantage sur le court terme à être infecté par un pathogène.” Ce qu’il résume avec simplicité: “L’avantage d’être infecté, c’est que l’on est protégé contre ce pathogène. Mais si l’on n’est pas infecté, on est protégé aussi.”

La seule nuance qu’apporte le membre du Conseil scientifique est de dire qu’il est en effet moins risqué “d’être infecté par un pathogène dont on sait qu’il est moins dangereux que les autres”. À l’image du variant BA.2 , qui provoquait au printemps beaucoup moins de formes graves que ses prédécesseurs du début de l’épidémie. Et il en va de même avec les formes du virus qui circulent actuellement, qui envoient certes à l’hôpital des personnes âgées ou souffrant de comorbidités, comme le notait l’infectiologue Karine Lacombe sur France Inter , mais qui ne provoquent aucunement la même mortalité que les virus de 2020 et 2021. Et cela aussi grâce à l’immunité développée en 30 mois.

Des atouts génétiques?

Voilà pour les considérations générales sur une pandémie qui a, depuis deux ans et demi, aisément prouvé sa capacité à gagner du terrain. Mais d’autres éléments méritent d’être versés au dossier car au niveau individuel, certains organismes pourraient aussi être mieux dotés pour faire face au Sars-CoV-2. “Des cas tout à fait exceptionnels”, insiste d’emblée Bruno Lina, évoquant “des individus avec de meilleures défenses, à la marge”, mais aucunement des vastes groupes de population qui serait totalement immunisé.

Pour illustrer cette idée, le médecin rappelle que certains rotavirus (responsables de la gastro-entérite) ne parviennent par exemple pas à infecter des groupes sanguins bien particuliers. “Mais pour l’heure, que ce soit sur le génome, le système HLA ou le groupe sanguin, on n’a pas trouvé de preuve de cela en ce qui concerne le covid-19”, assure-t-il, alors que cette piste avait été envisagée dès les premières heures de la pandémie, en 2020 .

Vient dès lors une autre série d’hypothèses, évoquées en avril dernier pour Le HuffPost par Cecil Czerkinsky , immunologiste et directeur de recherche émérite à l’Inserm. Lui imaginait toute une série de cas devant encore être prouvés et dans lesquels des mutations génétiques ou une réponse immunitaire spécifique rendraient certains individus plus prompts à éliminer le Covid. Ce qui ne veut pas dire qu’ils seraient immunisés, mais qui pourrait expliquer qu’ils ne développent jamais de symptômes voire qu’ils ne soient pas testés positifs.

Lymphocytes T, protéine Spike... Des individus peut-être inégaux face au virus

Ce sont ces pistes que développait récemment Zania Stamataki , une chercheuse spécialiste du Covid qui n’a jamais été testée positive en dépit d’un environnement où le virus a beaucoup circulé. Dans une tribune publiée par The Guardian , cette immunologue balaie rapidement la possibilité de n’avoir jamais été en contact avec le virus, ce qui l’amène à se pencher sur l’idée d’une réponse plus efficace de certains organismes.

Elle évoque ici une première théorie, celle de lymphocytes T qui auraient déjà développé une forme d’immunité en combattant par le passé d’autres coronavirus que le Sars-CoV-2. Cette mémoire se révélerait ensuite efficace contre le Covid. Zania Stamataki rappelle que c’est ainsi que le corps apprend à lutter contre le rhume, qui devient une infection banale d’infections en infections. En l’espèce, ces défenses préexistantes, renforcées par une première victoire de l’organisme sur le Covid, puis les différentes doses de vaccin, pourraient lui avoir fourni tout un “arsenal” la protégeant contre le Covid, avance-t-elle.

L’autre piste qu’évoquent conjointement Cecil Czerkinsky et Zania Stamataki suit, elle, un autre raisonnement et s’intéresse aux protéines Spike sur lesquelles le Sars-CoV-2 se fixe. Certains organismes en auraient moins à la surface de leurs cellules, ce qui diminuerait le nombre d’attaches potentielles du virus. Cela rendrait les individus moins vulnérables à une infection. Pour appuyer sa réflexion, la chercheuse cite le fait que les enfants, qui possèdent moins de ces protéines, aient moins développé de formes graves que les adultes.

Les réponses scientifiques sont toujours attendues

Et Zania Stamataki va même plus loin, en avançant une hypothèse subsidiaire: et si certains organismes -dont le sien- avaient des protéines sur lesquelles le virus ne peut même pas se fixer? Ce serait le fait d’un polymorphisme, soit l’expression différente de certaines protéines chez des individus. Une piste creusée dans un article de la revue Nature , avec des éléments probants malgré l’échantillon restreint d’individus testés. Il convient d’ailleurs de rappeler que c’est du fait d’un polymorphisme rare sur la protéine CCR5 que certaines personnes sont immunisées au virus du Sida.

Des cas particuliers donc, qui doivent encore être étayés par la science, mais qui ne permettent aucunement une généralisation. “Il n’y a pas de groupe génétique identifié de personnes dont on ne sait pas si elles seront jamais infectées, résume Bruno Lina. Et puisque l’on n’est pas capables d’identifier un marqueur qui immunise, cela signifie que tout le monde peut-être infecté.”

Il n’en reste pas moins que des chercheurs internationaux sont toujours à la recherche d’individus ayant échappé au virus pour tenter de comprendre dans le détail leur résistance, si tant est qu’elle soit prouvée. En attendant, en l’absence de données robustes, Bruno Lina note lui que l’on ne se base pour l’heure que sur des ressentis et des intuitions pour expliquer le fait de n’avoir jamais contracté le virus.

Et le membre du conseil scientifique d’ajouter que depuis le début de l’année 2022, “beaucoup d’individus qui avaient échappé au virus jusqu’alors n’y échappent plus”, le fait selon lui d’un relâchement certain des mesures sanitaires lié notamment à une “lassitude” généralisée vis-à-vis des gestes de protection. “Or la protection collective est la somme de protections individuelles. Donc si le contexte général est au relâchement, certaines personnes peuvent se faire rattraper...”

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    Covid: Plus de 200.000 cas en 24 heures, annonce François Braun

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 14:27 · 1 minute

Le ministre de la Santé François Braun a annoncé qu'environ 200.000 contaminations au Covid allaient être enregistrées ce mardi 5 juillet, un pic qui n'avait plus été atteint depuis trois mois. Le ministre de la Santé François Braun a annoncé qu'environ 200.000 contaminations au Covid allaient être enregistrées ce mardi 5 juillet, un pic qui n'avait plus été atteint depuis trois mois.

CORONAVIRUS - Cela faisait trois mois qu’un tel cap n’avait plus été atteint. Le nombre de contaminations au covid-19 “devrait légèrement dépasser les 200.000” sur les dernières 24 heures, a annoncé ce mardi 5 juillet le nouveau ministre de la Santé François Braun au cours d’une audition à l’Assemblée nationale.

La septième vague épidémique “augmente ces derniers jours” et “nous enregistrons de l’ordre de 120.000 cas (par jour) en moyenne cette dernière semaine, avec un nombre de cas qui devrait légèrement dépasser les 200.000 ce soir”, a déclaré François Braun en ouverture d’une discussion sur le projet de loi de veille et de sécurité sanitaire ”. L’occasion pour le successeur de Brigitte Bourguignon d’inviter les Français à porter de nouveau le masque.

Plus d’informations à suivre...

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    Covid: Le Conseil scientifique s'arrête, pas le suivi de la 7e vague

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 11:16 · 4 minutes

Le conseil scientifique dédié au covid-19, qui était présidé par le professeur Jean-François Delfraissy, va cesser ses activités à la fin du mois de juillet 2022. Il sera remplacé par un nouveau comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (photo prise au cours d'une audition au Sénat en juillet 2021). Le conseil scientifique dédié au covid-19, qui était présidé par le professeur Jean-François Delfraissy, va cesser ses activités à la fin du mois de juillet 2022. Il sera remplacé par un nouveau comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (photo prise au cours d'une audition au Sénat en juillet 2021).

CORONAVIRUS - La pandémie n’est pas terminée, mais le Conseil scientifique, lui, a fait son temps. Voilà ce qu’explique l’instance dans un avis rendu le 23 juin dernier et publié ce mardi 5 juillet. Alors que la septième vague de Covid ne cesse de prendre de l’ampleur en France (son pic est attendu fin juillet), portée par les variants BA.4 et BA.5 , cette réunion d’une trentaine de spécialistes présidée par Jean-François Delfraissy et qui aura conseillé l’exécutif depuis le début de la crise sanitaire va cesser ses activités.

Mais Emmanuel Macron et le gouvernement ne vont pas pour autant se retrouver seuls à devoir anticiper les prochains mois. Car si le Conseil scientifique s’arrête, c’est parce qu’il devrait être remplacé par un nouveau “comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires” auprès des ministres de la Santé François Braun et de la Recherche Sylvie Retailleau, comme le prévoit un projet de loi sanitaire qui arrive à partir de ce mardi en commission à l’Assemblée nationale.

Fin du conseil scientifique le 31 juillet

Ainsi, puisque ce nouveau comité est amené à “formuler des recommandations qui seront transmises aux autorités”, écrit encore le Conseil scientifique, ce dernier “mettra fin à ses activités le 31 juillet”. D’ici là, il invite toutefois les deux instances à coopérer au mieux, entre elles et avec les Autorités régionales de santé, dans un contexte de propagation de l’épidémie, et alors que les appels à l’injection d’une quatrième dose de vaccin aux personnes âgées et des seniors immunodéprimés sont martelés.

En outre, le Conseil scientifique insiste sur les leçons tirées de la crise et qui devront être mises en œuvre par la nouvelle instance. “Le Conseil scientifique insiste sur l’importance de la multidisciplinarité (il était composé de virologues, épidémiologistes, infectiologues, modélisateurs, mais aussi psychiatre, anthropologue, vétérinaire, NDLR) qui doit demeurer au sein de ce nouveau comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires”, peut-on notamment lire dans l’avis publié ce mardi.

Un texte dans lequel le Conseil précise que les futurs avis seront transmis aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, et invite à ce qu’ils continuent à être rendus accessibles au public “dans les meilleurs délais” après transmission aux autorités. “Au regard de son expérience, le Conseil estime que la connaissance la plus large possible du contenu des avis ou recommandations en matière de veille et d’anticipation est d’intérêt général au regard des effets recherchés dans la gestion de l’épidémie auprès de l’ensemble de la population et de ses différentes composantes, publiques et privées, et pas seulement au sein des pouvoirs publics.”

Une septième vague sous surveillance

Par ailleurs, concernant l’avenir de l’épidémie, le Conseil scientifique suggère que des dispositions de veille soient maintenues jusqu’au 31 mars 2023, de manière à ce que les pouvoirs publics soient en capacité de réagir en cas de “rebond au cours de l’automne ou de l’hiver”, surtout si celui-ci était “accompagné de mutations du virus”. Il juge en outre “proportionné” le fait de pouvoir recourir au pass sanitaire à l’arrivée aux frontières de l’Hexagone, en Corse et en Outre-mer, et espère même que le dispositif serait pensé, le cas échéant, au niveau européen.

Enfin, face à cette septième vague dont l’ampleur est probablement sous-estimée du fait d’une “lassitude à la déclaration des différents acteurs”, le Conseil scientifique note que son ampleur est difficile à prévoir. Plusieurs points de vigilance sont toutefois déjà pointés: un niveau élevé “pour la saison” des hospitalisations, une situation à surveiller de près en Martinique et plus généralement aux Antilles, et enfin une mortalité importante chez les plus de 80 ans au Portugal, pays frappé avant la France par la vague en cours.

En attendant de voir l’évolution de la situation, le Conseil scientifique propose par mesure de précaution de réintroduire les gestes barrières, d’améliorer le suivi hospitalier de l’évolution de l’épidémie et donc de pousser au deuxième rappel pour les plus fragiles. Et insiste sur cet éventuel rebond au sortir de l’été, qui doit inciter à la vigilance et au maintien de capacités de réaction rapide.

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    Covid: pourquoi la 4e dose pour les plus de 60 ans n'a rien de superflu

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 04:30 · 4 minutes

COVID - Un risque inutile. En France, la 7e vague de coronavirus se confirme un peu plus chaque jour, sans signe de ralentissement. Comme toujours depuis le début de la pandémie, les personnes les plus à risque de développer une forme grave de la maladie sont les seniors et les individus en situation d’immunodéficience . Des publics qui, depuis le mois d’avril, traînent des pieds pour aller se faire à nouveau vacciner.

Depuis le printemps, en effet, les plus de 60 ans sont éligibles à un nouveau rappel vaccinal si leur dernière injection date de plus de six mois. Une protection dont pouvaient déjà bénéficier les plus de 79 ans depuis le début du mois de mars. Mais voilà, la campagne de vaccination n’avance que très lentement, alors que les départs en vacances d’été devraient encore ralentir -voire stopper- ce mouvement vers la vaccination facultative.

“La couverture vaccinale pour les doses de rappel reste notablement insuffisante”, alerte ainsi Santé Publique France dans son dernier rapport hebdomadaire. “Au 20 juin”, précise le rapport, “environ un tiers des 60 ans et plus éligibles à la seconde dose de rappel l’avaient effectivement reçue”. Des chiffres faibles, avec un rythme de vaccination bien timide, n’atteignant pour le moment jamais les 50.000 vaccinations quotidiennes, malgré une augmentation depuis plusieurs jours.

Les Français, en tous cas ceux concernés par ce second rappel, boudent donc le retour de l’aiguille. Mélange de lassitude devant une pandémie qui n’en finit pas et de confiance devant le faible nombre de décès depuis l’hiver 2022? Face à la maladie, la prudence en tous cas devrait être de mise.

“Aucune raison de procrastiner”

“Je ne vois aucune raison de procrastiner pour recevoir son vaccin si l’on est éligible à un rappel”, alerte ainsi l’épidémiologiste Antoine Flahault au HuffPost . D’abord pour une raison simple: le 2e rappel, ça marche. “Il y a de solides données scientifiques aujourd’hui montrant que les hospitalisations pour formes graves de Covid-19 ainsi que la mortalité par Covid-19 sont largement prévenues par les schémas vaccinaux complets (3 doses) associés à un deuxième rappel chez les personnes les plus vulnérables”, précise le spécialiste.

“La 4e dose augmente le taux d’anticorps neutralisants”, précise le vaccinologue Cecil Czerkinsky. Un renforcement de l’immunité particulièrement nécessaire chez les personnes âgées: la protection du vaccin, au bout de six mois, baisse significativement. Pour la population générale, on est plus proche de douze mois d’efficacité.

Dans quelle mesure cette nouvelle injection sera-t-elle la barrière qui contiendra la 7e vague en cours? Pour le moment, il reste difficile d’en juger. “Les effets de cette nouvelle dose ne sont pour le moment documentés qu’en laboratoire”, prévient Cecil Czerkinsky. Un certain flou demeure donc sur la durée de protection apportée par cette nouvelle dose. Car en face, il ne s’agit plus du variant Delta, mais d’Omicron, et en particulier de ses sous-variants BA.4 et BA.5.

Des études sont en cours sur le comportement de ces sous-variants, responsables de la nouvelle poussée épidémique. Mais ce que l’on sait désormais, c’est qu’ils sont extrêmement contagieux... Et nettement plus résistants aux anticorps neutralisants que BA.2. D’où l’importance de maintenir une réponse immunitaire forte, qui permettra à un individu infecté de ne pas voir sa situation empirer.

Attendre la rentrée, un calcul dangereux

L’intérêt de la vaccination est donc réel. Mais quand passer par la piqûre? Si l’on se base sur les deux années passées, l’automne 2022 a de grandes chances de correspondre à une forte remontée épidémique . On pourrait alors être tenté d’attendre la rentrée pour se faire à nouveau vacciner, et bénéficier d’une protection maximale.

D’autant qu’une nouvelle version, plus efficace, des vaccins Pfizer et Moderna, devrait être approuvée par les autorités de Santé avant la fin de l’année. Des vaccins actualisés, dits “bivalents”, avec la souche ancestrale du virus, mais également le variant Omicron, pour une réponse immunitaire améliorée. Mais attention à ce genre de calcul, alors que le Covid-19 reprend du poil de la bête.

“C’est risqué, juge Cecil Czerkinsky. On est quand même dans une vague exponentielle, avec des variants très contagieux”. Un avis partagé par Antoine Flahault. Selon lui, “pour ne pas avoir à gâcher ou même écourter ses vacances, pour ne pas risquer des formes graves”, c’est maintenant qu’il faut aller se faire à nouveau vacciner lorsqu’on est éligible. Si la populationg énérale peut se permettre d’attendre, les plus fragiles ne doivent pas prendre ce risque.

À voir également sur Le HuffPost: Face au Covid, l’immunité ce n’est pas tout ou rien

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    Variants, Omicron, symptômes, vaccins... Face à la 7e vague, posez-nous vos questions

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 09:47 · 1 minute

(image d'illustration) (image d'illustration)

CORONAVIRUS - Vacances scolaires ça rime avec R. Alors que l’été a bien entamé sa course, la 7e vague de Covid aussi: entre fin mai et fin juin, le taux de reproduction du virus a été multiplié par deux. Selon le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, le pic de la vague devrait être atteint fin juillet.

Faut-il s’inquiéter d’un été gâché par le coronavirus? A priori pour le moment, non, dit aussi Jean-François Delfraissy qui rappelle qu’une majorité de Français sont désormais vaccinés.

Dans ce contexte, vous vous posez certainement des questions: le masque va-t-il redevenir obligatoire, comment reconnaître les symptômes des nouveaux variants, faut-il me faire tester plus régulièrement...?

Autant d’interrogations auxquelles Le HuffPost se propose de répondre dans de prochains articles. Envoyez-nous vos questions à l’adresse: vosquestions.coronavirus@huffpost.fr

En attendant, voici quelques articles, qui permettront, nous l’espérons, d’éclairer certains points:

À voir également sur Le HuffPost: Les liens entre variole du singe et Covid ne sont pas ceux auxquels vous pensez

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    Les chiffres et cartes du Covid-19 en France au 1er juillet 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 08:16 · 7 minutes

Le nombre de cas quotidien de Covid-19 continue d'augmenter en France, provoquant une 7e vague de contaminations. Le nombre de cas quotidien de Covid-19 continue d'augmenter en France, provoquant une 7e vague de contaminations.

SCIENCE - Jusqu’où va-t-elle monter, et avec quelles conséquences? Après une forte baisse des contaminations pendant plusieurs semaines, la 7e vague de Covid-19 est bel et bien là. Le nombre de cas en France repart à la hausse depuis début juin, entraînant derrière lui une hausse des indicateurs hospitaliers.

Pour bien suivre l’évolution de cette 7e vague, portée par les variants BA.4 et BA.5, ainsi que par la baisse de notre immunité, Le HuffPost , vous propose de regarder les derniers chiffres du Covid-19 , mais surtout leur évolution en cartes et en courbes. Un point important à bien avoir en tête avant de poursuivre votre lecture: les données sont toujours publiées dans la soirée. Ainsi, les chiffres à jour ce vendredi 1er juillet sont ceux publiés la veille, soit jeudi 30 juin.

Il faut également savoir que ce ne sont pas les chiffres du jour, mais ceux à J-1 pour le nombre d’hospitalisations et le nombre de nouveaux cas confirmés. Pour l’incidence et le taux de positivité, ce sont les chiffres du dépistage à J-3 (à la date de réalisation du test) qui sont utilisés.

Suivi de l’incidence et des réanimations

Le nombre de cas, et donc le taux d’incidence, est en forte hausse depuis la mi-juin. Vendredi 1er juillet, la Direction générale de la Santé recensait 133.346 nouveaux cas, contre 79.852 une semaine plus tôt.

Si l’on regarde la moyenne sur une semaine (la courbe bleue), on voit qu’elle augmente fortement, avec 92.773 cas recensés contre 57.943 le 22 juin.

Les chiffres à J-1 sont pratiques pour suivre au plus près l’évolution de l’épidémie, mais sont susceptibles de varier d’une semaine à l’autre en fonction de la rapidité de remontée des résultats.

Pour bien s’assurer des tendances, il est préférable de regarder les données publiées par Santé Publique France, qui montrent le nombre de cas à la date du dépistage, avec un retard de trois jours.

C’est notamment à partir de ces données qu’il faut regarder l’évolution du taux d’incidence. Comme prévu, on voit que celui-ci est en croissance exponentielle, suivant très clairement l’évolution du nombre de cas recensés.

Le graphique ci-dessous, en plus de l’incidence, permet d’analyser en un coup d’oeil la situation des différents indicateurs de suivi du Covid-19.

Comme on peut le voir, tous les chiffres sont soit en hausse, soit en stagnation. La baisse est belle et bien finie.

Signification des différents indicateurs

  • Taux d’incidence : c’est le nombre de cas détectés pour 100.000 habitants. Il est très utile, car il donne un état des lieux de l’épidémie en quasi-temps réel (quelques jours de décalage pour l’apparition des symptômes, voire avant leur apparition pour les cas contacts). Mais il est dépendant des capacités de dépistage.
  • Taux de positivité : c’est le nombre de tests positifs par rapport aux tests totaux effectués. Il permet de “contrôler” le taux d’incidence. S’il y a beaucoup de cas dans un territoire (taux d’incidence), mais que cela est uniquement dû à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. À l’inverse, s’il augmente, cela veut dire qu’une part plus importante des gens testés sont positifs, mais surtout que les personnes contaminées qui ne sont pas testées, qui passent entre les mailles du filet, sont potentiellement plus nombreuses. Pour autant, cette dynamique est rendue difficile à lire depuis la généralisation des autotests, non-comptabilisés.
  • Taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid-19 : C’est un chiffre scruté, car il permet de savoir si les hôpitaux sont capables de gérer l’afflux de patients. Il est très utile, car il y a peu de risque de biais: il ne dépend pas du dépistage et les occupations de lits sont bien remontées aux autorités. Son désavantage: il y a un délai important entre la contamination et le passage en réanimation, d’environ deux à trois semaines.
  • Entrées en réanimation et nouvelles hospitalisations : moyenne lissée sur 7 jours des personnes entrant à l’hôpital
  • Décès à l’hôpital : Comme les réanimations, c’est un indicateur plutôt fiable, mais avec un délai important.
  • R effectif : cet indicateur représente le “taux de reproduction du virus” réel, c’est-à-dire le nombre de personnes infectées par un cas contagieux. Il est calculé par des épidémiologistes et a lui aussi un délai important.

La progression des variants BA.4 et BA.5

Cette 7e vague est, comme toutes les autres, multifactorielle. Pour autant, les coupables principaux sont tout désignés: BA.4 et (surtout) BA.5, les sous-variants d’Omicron. Depuis le mois de mai, ils progressent lentement en France, prenant petit à petit le pas sur BA.2, la version qui était dominante jusqu’alors.

Mais comme le montre le graphique ci-dessous, BA.4 et BA.5, même s’ils explosent et s’imposent en France, ne sont pas les seuls fautifs. Les cas soupçonnés d’être liés au variant BA.2 ne baissent plus depuis début juin, voire augmentent doucement à nouveau.

La piste principale des épidémiologistes: la baisse de notre immunité face à l’infection, qu’elle provienne du vaccin, de la maladie ou des deux cumulés.

Les entrées à l’hôpital et en réanimation

La 7e vague est bien là, mais ce qui compte, c’est jusqu’où vont monter ces indicateurs et à quelle vitesse. Pour comprendre, il est important de regarder la vitesse de croissance ou de décroissance des cas et des indicateurs hospitaliers, en observant l’évolution sur une semaine, en pourcentage, de ces chiffres:

Si les taux d’incidence et de positivité ainsi que les entrées à l’hôpital augmentent fortement (entre 30 et 60% ces derniers jours), on voit que le nombre de personnes hospitalisées ou en réanimation (le stock) augmente bien plus faiblement, avec des hausses de 9,2% et 10,7%. Mais cette croissance est de plus en plus importante de jour en jour.

Il est important de préciser que pour les réanimations, mais surtout pour les hospitalisations conventionnelles, une part non négligeable de patients sont hospitalisés pour une autre pathologie, mais sont positifs au Covid-19, comme on peut le voir ci-dessous.

Avant le mois de janvier, la part de ces personnes hospitalisées avec Covid était faible, mais comme on le voit, elle a explosé avec Omicron et ses sous-variants. Attention, le fait de ne pas être hospitalisé pour Covid ne veut pas dire que la maladie ne peut pas aggraver la situation du malade.

Carte du taux d’incidence par départements

Si l’on regarde l’évolution de l’épidémie de manière plus locale, on voit que l’incidence augmente dans tous les départements.

Avec l’arrivée des vacances d’été, la circulation du virus dans les zones très touristiques devra être surveillée de près. Comme on peut le voir ci-dessous, le taux d’incidence est surtout élevée en Île-de-France et sur tout les pourtours méditerranéen et atlantique.

Le graphique ci-dessous permet d’analyser plus en détail la situation dans votre département (y compris dans les départements et régions d’outre-mer).

La carte du taux d’occupation en réanimation

Entre la campagne de vaccination et l’immunité acquise dans les précédentes vagues, la proportion de formes graves est plus faibles que pour les premières vagues du Covid-19. Le graphique ci-dessous permet de s’en rendre compte. Il compare le nombre actuel de cas, hospitalisations et réanimations par rapport au maximum de chacun de ces indicateurs en novembre dernier.

Avec Omicron en janvier, le nombre de cas a explosé le record de la deuxième vague, mais les hospitalisations ont simplement été égalées. Quant aux réanimations, elles n’ont pas dépassé les 80% de l’ampleur de la deuxième vague.

Mais si le taux d’occupation des services de réanimation est pour l’instant faible , cet indicateur reste à surveiller de près, alors que l’hôpital est en crise et se prépare à un été particulièrement tendu dans les services d’urgence.

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    Covid-19: Delfraissy prévoit un pic de la 7e vague "fin juillet"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 07:52 · 2 minutes

Delfraissy prévoit le pic de la 7e vague de Covid Delfraissy prévoit le pic de la 7e vague de Covid "fin juillet"

COVID - La septième vague de Covid-19 ne devrait “pas gâcher l’été”, mais le système de soins pourrait être de nouveau sous tension vers la fin juillet, a estimé ce jeudi 30 juin le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy sur RTL , et qui table pour un pic de l’épidémie à ce moment-là.

“Ça ne va pas gâcher l’été car nous sommes vaccinés”, a-t-il dit. “Je crois que nous allons tenir à condition de reprendre la vaccination chez les plus âgés et se réinterroger sur un certain nombre de recommandations pour limiter les contaminations ”, a toutefois ajouté le président du conseil scientifique.

“Il y a devant nous une vague mais il faut raison garder”, a-t-il estimé. Le virus n’“est pas plus sévère” qu’avec les précédents variants, les symptômes “pas plus violents”.

Une “balance difficile fin juillet-début août”

La Première ministre Elisabeth Borne a demandé mardi aux préfets et autorités sanitaires d’encourager le port du masque dans les lieux clos . Jusqu’à présent, il s’agit de “recommandations”, sans obligation. Pour Jean-François Delfraissy, “le gouvernement a eu raison de ne pas le rendre obligatoire car dans cette crise il faut être évolutif”.

“Là où est la difficulté pour cet été, c’est qu’on a une poussée avec le nouveau variant (BA.5) - et on s’attend à 1500 admissions quotidiennes à l’hôpital d’ici une semaine - c’est-à-dire comme au mois de mars, alors que l’offre de soins est plus faible”, a-t-il toutefois relevé.

“Il suffit qu’il y ait une bascule d’un nombre d’hospitalisations plus grand lié au Covid sur un système de soins fatigué et il va y avoir une balance difficile fin juillet-début août” au moment du pic, a-t-il prévenu.

Delfraissy quitte le conseil scientifique

Jean-François Delfraissy a par ailleurs annoncé qu’il allait quitter le conseil scientifique, instance qui guide le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire, une fois que la loi de crise sanitaire aura été discutée au Parlement.

“Je ne pense que Covid depuis 24 mois, il est temps qu’il y ait une vision nouvelle, c’est le moment de passer la main”, a-t-il jugé.

De son côté Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale français, a de nouveau incité les plus fragiles (plus de 60 ans et immunodéprimés), sur France Inter, à faire une 4e dose de vaccin.

Un quart des personnes éligibles ont reçu leur second rappel vaccinal contre le Covid, taux “clairement insuffisant”, selon le gouvernement. Parmi les plus jeunes, “un certain nombre n’ont toujours pas reçu de 3e dose, il faut au minium un premier rappel”, a plaidé Alain Fischer.

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