close
  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: la Russie continue de progresser dans l'est, le Donbass proche de tomber

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 05:50 · 4 minutes

Un bâtiment endommagé à Lyssytchansk, dans la région de Lougansk (photo prise le 5 juillet 2022). Un bâtiment endommagé à Lyssytchansk, dans la région de Lougansk (photo prise le 5 juillet 2022).

GUERRE EN UKRAINE - Les forces russes continuent de progresser ce mercredi 6 juin dans le Donbass , où les habitants de Sloviansk , prochaine cible de Moscou , sont appelés à évacuer face aux intenses bombardements.

Mardi soir, “de violents combats ont lieu (...) près de Lyssytchansk ”, a précisé le gouverneur de la région de Lougansk Serguiï Gaïdaï. Les forces russes “essaient constamment de construire des passages pour transférer encore plus de matériel” vers la région de Donetsk. Au 133e jour de la guerre en Ukraine , Le HuffPost fait le point sur la situation.

  • À Sloviansk, les civils appelés à évacuer

“Mon principal conseil: évacuez!”, a lancé mardi soir le gouverneur de la région de Donestk Pavlo Kyrylenko à l’adresse des habitants de la ville de Sloviansk, ajoutant que “pendant la semaine, il n’y a pas eu un jour sans bombardement”. Il avait annoncé quelques heures plus tôt deux morts et sept blessés dans des frappes qui ont notamment visé le marché de la ville.

Rouslan, un commerçant interrogé par l’AFP deux heures après le bombardement, peinait à retenir ses larmes alors qu’il regardait son magasin brûler. Il a dénoncé un “génocide” perpétré par les forces russes, assurant que de tels bombardements visaient à “faire peur aux gens, afin qu’ils fuient” la ville.

“Une fois encore, les Russes visent intentionnellement des endroits où se rassemblent les civils. C’est du terrorisme pur et simple”, a dénoncé Pavlo Kyrylenko.

  • La quasi-totalité de la région de Lougansk contrôlée par les forces russes

Avec la chute dimanche de Lyssytchansk, les forces russes contrôlent la quasi totalité de la région de Lougansk et cherchent désormais à faire de même dans celle de Donetsk pour occuper ainsi l’entièreté du Donbass, que les séparatistes pro-russes contrôlaient partiellement depuis 2014.

“De violents combats ont lieu (...) près de Lyssytchansk”, a précisé mardi soir le gouverneur de la région de Lougansk Serguiï Gaïdaï. Les forces russes “essaient constamment de construire des passages pour transférer encore plus de matériel” vers la région de Donetsk.

Invasion de l'Ukraine: la situation dans l'est du pays au 5 juillet Invasion de l'Ukraine: la situation dans l'est du pays au 5 juillet

Sloviansk, qui comptaient 100.000 habitants avant la guerre, et Kramatorsk deviennent alors les nouveaux points clé des combats. Mardi, les troupes russes se trouvaient à une dizaine de kilomètres de Siversk, qu’elles pilonnent depuis plusieurs jours, et donc à une cinquantaine de kilomètres de Sloviansk.

  • Moscou dénonce des tortures sur ses soldats

La Russie a annoncé mardi avoir lancé une enquête sur des tortures que disent avoir subies ses soldats capturés par les forces ukrainiennes et libérés lors d’un échange de prisonniers avec Kiev. L’Ukraine et la Russie, qui ont procédé à plusieurs échanges de prisonniers, s’accusent mutuellement de mauvais traitements et de tortures sur des prisonniers.

Le ministère russe de la Défense a aussi accusé mardi soir des “nationalistes ukrainiens” dans la région de Donetsk de préparer “une provocation avec l’utilisation de substances toxiques”: de grandes quantités de chlore amenées dans une station de filtration minée, selon le ministère.

Il a ajouté que l’armée ukrainienne utilisait des infrastructures chimiques pour y baser ses hommes et ses armes, créant “les conditions préalables à des accidents pouvant entraîner la mort de milliers de civils”.

  • La reconstruction de l’Ukraine au cœur d’une conférence

Mardi soir, s’est achevée une conférence internationale de deux jours à Lugano (Suisse) organisée pour tenter de dessiner les contours de la reconstruction de l’Ukraine, dont Kiev évalue le coût à 750 milliards de dollars.

Dans une déclaration adoptée mardi soir, les pays alliés, des institutions internationales et le secteur privé “s’engagent pleinement à soutenir l’Ukraine tout au long de son parcours”, appelant à un “processus de rétablissement transparent et responsable”.

L’utilisation de ces milliards de dollars inquiète dans un pays perclus de corruption. Dans son rapport 2021 sur la corruption, l’ONG Transparency International classait l’Ukraine 122e sur 180 pays, et la Russie 136e. “Quand nous disons que nous sommes prêts à aller vite, nous voulons vraiment dire vite”, a voulu rassurer le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal, venu à Lugano.

  • Kiev veut faire pression sur les compagnies maritimes

L’Ukraine appelle ses alliés à faire pression sur les compagnies maritimes pour qu’elles cessent de faire du transport de marchandises pour la Russie et de l’aider à écouler ses productions.

Le Zhibek Zholy, un cargo battant pavillon russe, est ainsi ancré depuis cinq jours au large de la Turquie, en mer Noire. L’Ukraine, qui accuse la Russie de voler ses récoltes de blé, affirme que le navire en transporte 7000 tonnes obtenues illégalement. Une source diplomatique turque a affirmé mardi à l’AFP qu’une “inspection” était en cours à bord.

  • Bilan humain

La Haute commissaire aux droits de l’homme de l’ONU Michelle Bachelet a dénoncé mardi le bilan civil “intolérable” du conflit (près de 5000 civils tués confirmés, dont 335 enfants, une estimation sans doute bien en-dessous du bilan réel) et les nombreuses violations des droits humains visant la population.

“Au nom de chaque victime de cette guerre absurde, les exécutions, la torture et les détentions arbitraires doivent cesser”, a-t-elle lancé devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève.

À voir également sur Le HuffPost: Boris Johnson et ses homologues du G7 se moquent de l’image virile de Poutine

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: Lyssytchansk, ville capitale dans la guerre du Donbass

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 14:17 · 4 minutes

Cette photo fournie par l'administration militaire de la région de Lougansk donne à voir les stigmates de la ville de Lyssytchansk ce dimanche 3 juillet 2022. Cette photo fournie par l'administration militaire de la région de Lougansk donne à voir les stigmates de la ville de Lyssytchansk ce dimanche 3 juillet 2022.

GUERRE EN UKRAINE - Au 130e jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la guerre prend un nouveau tournant. La Russie a affirmé ce dimanche 3 juillet qu’elle avait conquis la ville de Lyssytchansk et qu’elle avait ainsi procédé à “la libération de la République populaire de Lougansk”.

Dans l’est de l’Ukraine, la prise de la ville de Lyssytchansk, au cœur d’intenses combats depuis plusieurs longues semaines, est vue comme une avancée potentiellement clé dans la bataille du Donbass .

Le ministre de la Défense russe “Sergueï Choïgou a informé” le président Vladimir Poutine “de la libération de la République populaire de Lougansk ”. Les forces russes et leurs alliés séparatistes ont pris “le contrôle complet de Lyssytchansk et d’autres villes proches dont les plus notables sont Belogorovka, Novodroujesk, Maloriazantsevo et Belaïa Gora”, selon un communiqué officiel cité par les agences de presse russes.

Conquête d’une région largement russophone

Lyssytchansk, qui comptait 100.000 habitants avant le début de l’ invasion russe le 24 février serait désormais aux mains des troupes russes, même si l’Ukraine n’a pas encore confirmé cette information. Auprès de la BBC , Yuriy Sak, porte-parole du ministère de la Défense ukrainien, a assuré que la ville n’était pas sous le “contrôle total” de l’ennemi.

Carte localisant les avancées des forces militaires russes autour de Lyssytchansk, au 2 juillet à 19 heures. Carte localisant les avancées des forces militaires russes autour de Lyssytchansk, au 2 juillet à 19 heures.

Malgré cette absence de confirmation bilatérale, la Russie semble passer une étape importante dans sa volonté de prendre des territoires considérés comme russes dans l’est de l’Ukraine. Largement russophone et en partie contrôlée par les séparatistes prorusses depuis 2014, Lyssytchansk était l’une des cibles prioritaires de Moscou après la prise de la ville voisine et tout aussi stratégique de Severodonetsk.

Séparée de Lyssytchansk par la Donets -principal affluent du fleuve Don-, Severodonetsk avait été entièrement conquise le 25 juin, ainsi que trois localités voisines: Borivske, Voronove et Syrotyne. Les forces d’Ukraine avaient choisi de se retirer de cette localité fin juin pour mieux défendre sa voisine Lyssytchansk.

Pourtant, après plus d’une semaine d’intenses combats entre forces ukrainiennes et milice populaire de Lougansk (l’armée séparatiste), la ville proche de laquelle est décédé le journaliste français Frédéric Leclerc-Imhoff le 30 mai est tombée.

Avec cette nouvelle prise stratégique -et à haute valeur symbolique- la Russie consolide ses positions dans l’Oblast de Lougansk, région la plus à l’est de l’Ukraine et qui partage près de 700 kilomètres de frontières communes avec la Russie.

Cap sur l’oblast de Donetsk pour la Russie?

Depuis Lyssytchansk et Severodonetsk, les forces russes vont dorénavant pouvoir avancer plus à l’ouest. Parmi les objectifs de Moscou dans cette direction: l’oblast voisin de Donetsk, qui forme avec l’oblast de Lougansk la région du Donbass .

Dans cette zone, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Lyssytchansk se trouvent deux villes de tailles similaires aux deux villes voisines récemment conquises. Il s’agit de Sloviansk et Kramatorsk.

Plan de situation dans les oblasts de Lougansk et Donestk en juin, avant la prise de Severodonetsk et Lyssytchansk. Plan de situation dans les oblasts de Lougansk et Donestk en juin, avant la prise de Severodonetsk et Lyssytchansk.

Deux localités déjà fortement impactées par le conflit russo-ukrainien depuis 2014. Sloviansk, ville d’un peu plus de 100.000 habitants est déjà sous le feu de l’artillerie russe et fait face à une intensification des bombardements ces dernières semaines. Avec l’avancée des troupes de Moscou depuis le nord, la ville a perdu son approvisionnement en eau et en gaz.

L’autre ville visée par la Russie est Kramatorsk. Avec un peu plus de 150.000 habitants, elle se situe à une quinzaine de kilomètre de Sloviansk et vit également au rythme quotidien des sirènes d’alerte et des bombardements. Ce dimanche, cette ville qui sert de centre administratif du Donbass sous contrôle ukrainien, a été touchée pour le deuxième jour consécutif par des roquettes Smertch, selon le maire de la ville Oleksandr Gontcharenko.

Une femme âgée marche dans les décombres d'un bâtiment endommagé par une frappe nocturne de missiles russes à Sloviansk, en Ukraine, le mercredi 1er juin. Une femme âgée marche dans les décombres d'un bâtiment endommagé par une frappe nocturne de missiles russes à Sloviansk, en Ukraine, le mercredi 1er juin.

Dès ce dimanche, Vadim Liakh, le maire de la ville de Sloviansk a observé une multiplication des tirs au lance-roquettes sur sa ville, “les plus importants depuis longtemps” selon ses propos partagés dans une vidéo Facebook. Des tirs qui ont fait “de nombreux morts et blessés” ce jour et provoqué “quinze incidents”.

Au média ukrainien Suspilne, Tetiana Ignatchenko, porte-parole de la région de Donetsk a réitéré l’appel des autorités aux habitants pour qu’ils quittent la région, alors que la ligne de front n’est plus qu’à quelques kilomètres de Sloviansk selon les derniers rapports.

À voir également sur Le HuffPost: Le Donbass ravagé par une bataille acharnée, Severodonetsk menacée

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: Lyssytchansk au cœur des combats dans le Donbass

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 14:32 · 4 minutes

Un bâtiment résidentiel fortement endommagé par la frappe de missiles russes ce vendredi 1er juillet, alors que l'attaque de la Russie contre l'Ukraine se poursuit dans le village de Serhiivka, dans la région d'Odessa. Un bâtiment résidentiel fortement endommagé par la frappe de missiles russes ce vendredi 1er juillet, alors que l'attaque de la Russie contre l'Ukraine se poursuit dans le village de Serhiivka, dans la région d'Odessa.

GUERRE EN UKRAINE - La guerre se poursuivait ce samedi 2 juillet en Ukraine , notamment dans le sud où un tir de missiles a fait au moins 21 morts à Serguiïvka, selon les autorités ukrainiennes.

Dans le même temps, la situation reste très confuse autour de la ville plus que stratégique de Lyssytchansk dans l’est du pays. Le HuffPost fait le point sur la situation après 129 jours de guerre en Ukraine.

  • Situation confuse autour de la ville de Lyssytchansk

L’armée ukrainienne a affirmé ce samedi que Lyssytchansk, ville de l’ est de l’Ukraine au cœur d’intenses combats ces derniers jours, “n’est pas encerclée” contrairement aux affirmations des séparatistes soutenus par l’armée russe ce même jour.

“Les combats font rage autour de Lyssytchansk. Heureusement, la ville n’est pas encerclée et elle est sous contrôle de l’armée ukrainienne”, a déclaré à la télévision ukrainienne Rouslan Mouzytchouk, porte-parole de la Garde nationale de l’Ukraine, démentant une information donnée plus tôt par un représentant de l’armée séparatiste de Lougansk.

En effet, les séparatistes soutenus par l’armée russe ont affirmé avoir “totalement” encerclé Lyssytchansk“. Aujourd’hui, la milice populaire de Lougansk (l’armée séparatiste) et les forces armées russes ont occupé les dernières hauteurs stratégiques, ce qui nous permet d’affirmer que la localité de Lyssytchansk est totalement encerclée”, a indiqué un représentant de l’armée séparatiste de Lougansk, Andreï Marotchko, cité par l’agence de presse russe TASS.

Carte de la situation en Ukraine au 1er juillet. Carte de la situation en Ukraine au 1er juillet.

Lyssytchansk est la dernière grande ville de la région de Lougansk contrôlée par l’armée ukrainienne. Elle est jumelle de celle de Severodonetsk , conquise la semaine dernière par Moscou après le retrait des forces ukrainiennes à l’issue d’une bataille de plusieurs semaines. Les deux villes sont séparées par la rivière Donets.

La prise de Lyssytchansk permettrait à l’armée russe d’avancer ensuite vers Sloviansk et Kramatorsk, deux autres grandes villes de la région industrielle du Donbass, que Moscou cherche à conquérir.

À une soixantaine de kilomètres plus à l’ouest, à Sloviansk, proche des villes d’Izioum et de Lyman déjà aux mains des forces russes, un tir de roquettes a touché des maisons habitées vendredi soir, provoquant la mort d’une femme qui était dans son jardin et blessant son mari, a raconté samedi matin un voisin à un journaliste de l’AFP. Sloviansk subit depuis au moins une semaine des tirs de roquettes jour et nuit touchant des quartiers résidentiels.

  • Au moins 21 morts près d’Odessa après des frappes russes

L’Ukraine a dénoncé une “terreur russe délibérée” et renouvelé ses appels pour obtenir des systèmes antimissiles occidentaux après des frappes meurtrières dans la région d’Odessa.

Selon les autorités militaires et civiles ukrainiennes, 21 personnes au moins, dont un garçon de 12 ans, ont été tuées vendredi avant l’aube par trois missiles russes ayant détruit “un grand immeuble” et “un complexe touristique” à Serguiïvka, localité sur le littoral de la mer Noire, à environ 80 km au sud-ouest d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine.

“Il s’agit d’une terreur russe délibérée et non de quelques erreurs ou d’une frappe de missile accidentelle”, a dénoncé tard vendredi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky , alors que les autorités locales assurent qu’“il n’y avait pas la moindre cible militaire” à l’endroit des frappes.

En réponse aux accusations ukrainiennes, le Kremlin a assuré que “les forces armées de Russie n’opèrent pas sur des cibles civiles” en Ukraine, réaction qualifiée d’“inhumaine et cynique” par Berlin.

Selon Kiev, les frappes sur Serguiïvka ont fait 38 blessés, parmi lesquels cinq enfants, dont deux dans un état grave.

“J’appelle nos partenaires à fournir à l’Ukraine des systèmes de défense antimissiles aussitôt que possible. Aidez-nous à sauver des vies”, a plaidé une nouvelle fois sur Twitter le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, qualifiant la Russie d’“État terroriste”.

Sur le front sud, selon Igor Konachenkov, porte-parole du ministère de la Défense russe,  l’armée russe a atteint avec des tirs d’artillerie ou des frappes aériennes 39 centres de commandement et deux dépôts de munitions près de Mykolaïv.

À voir également sur Le HuffPost: À Odessa en Ukraine, des plages minées et interdites aux touristes

Ukraine : notre équipe à #Lysychansk, au coeur du #Donbass, à la rencontre des civils qui attendent les #Russes.

Cette bande de débiles profonds à FranceTV. Ils sont stupéfaits de voir les habitants du Donbas attendant l'armée russe... Quand Bonnel disait ça elle était accusée d'être à la "solde de Poutine"...

Bande de crétins...

#France, #Politique, #fr, #Ukraine, #Russie, #OTAN, #Bonnel

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: La ville de Severodonetsk sous contrôle russe "en grande partie"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 June - 03:40 · 4 minutes

Des bombardements dans la ville de Severodonetsk, dans la région ukrainienne orientale du Donbass, le 7 juin 2022. Des bombardements dans la ville de Severodonetsk, dans la région ukrainienne orientale du Donbass, le 7 juin 2022.

GUERRE EN UKRAINE - L’Ukraine a émis mercredi 8 juin l’hypothèse de se retirer de Severodonetsk , ville clé de l’est du pays désormais largement contrôlée par les forces russes et soumise à des bombardements constants.

Kiev vise pour autant toujours une victoire “sur le champ de bataille” avant toute négociation avec Moscou, a déclaré mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, répétant que son pays avait besoin d’au moins “autant d’armes que les Russes”. Mais à l’heure actuelle, “nous ne pouvons pas avancer de façon puissante” sans subir de lourdes pertes, a-t-il souligné.

Voici un point de la situation à l’entame de ce 106e jour de la guerre à partir d’informations des journalistes de l’AFP sur place, de déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales, d’analystes et d’organisations internationales.

Front est

Les forces ukrainiennes devront peut-être quitter Severodonetsk pour des positions mieux fortifiées, a déclaré mercredi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï. Mais il a assuré qu’un retrait n’équivaudrait pas à abandonner définitivement cette ville cruciale pour le contrôle de l’ensemble du bassin minier du Donbass , objectif prioritaire de leurs ennemis russes. “Il y a des bombardements partout, 24 heures sur 24” et la Russie concentre toutes ses forces dans la région, a-t-il souligné.

Severodonestk est “en grande partie” tombée sous contrôle russe, tandis que la ville jumelle de Lyssytchansk a subi “d’énormes destructions”, a indiqué dans la soirée le gouverneur.

La situation dans la région de Severodonetsk au 8 juin 2022. La situation dans la région de Severodonetsk au 8 juin 2022.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait revendiqué mardi le contrôle de l’ensemble des zones résidentielles de Severodonetsk, ajoutant que les combats se poursuivaient pour la zone industrielle et les localités voisines.

Severodonetsk est la plus grande agglomération encore aux mains des Ukrainiens dans le Lougansk, l’une des deux régions du Donbass, où les soldats russes ont progressé laborieusement ces dernières semaines.

“Environ 800 civils se sont réfugiés dans les abris de l’usine chimique d’Azot, propriété du Group DF” du magnat ukrainien Dmytro Firtach, a indiqué un avocat de ce dernier. “Parmi ces 800 civils figurent environ 200 des 3000 employés de l’usine et environ 600 habitants de Severodonetsk”, a-t-il précisé, soulignant qu’une partie du personnel restait pour “assurer la protection des produits chimiques hautement explosifs encore sur le site”.

Les positions russes en Ukraine au 8 juin 2022. Les positions russes en Ukraine au 8 juin 2022.

Front alimentaire

La Turquie juge “légitime” la demande de Moscou de lever les sanctions frappant les exportations agricoles russes pour faciliter les exportations ukrainiennes, a indiqué le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, après avoir reçu à Ankara son homologue russe Sergueï Lavrov.

“Nous sommes prêts à garantir la sécurité des navires qui quittent les ports ukrainiens (...) en coopération avec nos collègues turcs”, a ensuite déclaré M. Lavrov, arrivé mardi soir à Ankara pour discuter de l’instauration de corridors sécurisés afin de permettre les exportations de céréales ukrainiennes via la mer Noire.

“Les prochaines semaines seront cruciales pour débloquer la situation. Nous attendons de la Russie des signaux clairs et concrets, car bloquer les exportations de blé signifie tenir en otage et condamner à mort des millions d’enfants, de femmes et d’hommes”, a déclaré de son côté le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

Dizaines de milliers de morts

Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. Pour la seule ville de Marioupol , tombée en mai au terme d’un terrible siège, les autorités ukrainiennes évoquent un bilan de l’ordre de 20.000 morts.

Sur le plan militaire, des sources militaires occidentales évoquent 12.000 à 15.000 soldats russes tués, quand Kiev affirme avoir abattu plus de 30.000 militaires ennemis.

Les forces ukrainiennes perdent chaque jour entre 60 et 100 soldats au combat, avait indiqué la semaine dernière le président Volodymyr Zelensky au média américain Newsmax , sans fournir de total.

Échange de corps

Kiev a annoncé mercredi un nouvel échange de corps de soldats russes et ukrainiens. “Un nouvel échange de corps de militaires tués a eu lieu. 50 héros tués ont été rendus”, a annoncé le ministère ukrainien de la Réintégration. “Sur nos 50 défenseurs, 37 sont des héros (de l’aciérie) d’Azovstal”, qui était l’ultime poche de résistance à Marioupol.

L’échange a eu lieu sur la ligne de front dans la région de Zaporijjia “selon la formule 50 contre 50”, selon la même source, qui avait déjà annoncé un premier échange de 160 corps de part et d’autres organisé le 2 juin.

Un tiers des Ukrainiens déplacés ou réfugiés

Plus de huit millions d’Ukrainiens sont déplacés à l’intérieur de leur pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR). S’y ajoutent 6,9 millions qui ont fui à l’étranger, dont près de la moitié -3,6 millions- en Pologne.

Avant l’invasion russe, l’Ukraine comptait 37 millions d’habitants dans les régions contrôlées par Kiev.

À voir également sur Le HuffPost : Mort d’un journaliste français en Ukraine: “Ce sujet ne peut pas rester impuni”, affirme Macron

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: À Kiev, plusieurs "explosions" ressenties

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 5 June - 07:08 · 3 minutes

Le maire de Kiev Vitali Klitschko a fait savoir que plusieurs explosions avaient été ressenties ce dimanche 5 juin au matin dans la capitale de l'Ukraine (photo d'archive prise en mars à Kiev). Le maire de Kiev Vitali Klitschko a fait savoir que plusieurs explosions avaient été ressenties ce dimanche 5 juin au matin dans la capitale de l'Ukraine (photo d'archive prise en mars à Kiev).

GUERRE EN UKRAINE - Un nouveau coup de pression russe. Ce dimanche 5 juin au matin, des “explosions” ont secoué Kiev , a affirmé le maire de la capitale de l’Ukraine et ancien champion de boxe Vitali Klitschko dans un message publié sur la messagerie en ligne Telegram.

“Plusieurs explosions dans les quartiers de Darnytsky et Dniprovsky de la ville. Les services sont en train d’éteindre” le feu, a écrit l’édile de la capitale ukrainienne. Il précise que ces “explosions” ont fait au moins un blessé après une nuit au cours de laquelle un journaliste de l’AFP explique que les sirènes d’alerte ont retenti vers 2 heures du matin.

“L’agresseur (la Russie, ndlr ) continue de lancer des missiles et de mener des frappes aériennes sur les infrastructures militaires et civiles de notre pays, en particulier à Kiev”, a écrit de son côté l’état-major de l’armée ukrainienne sur sa page Facebook.

Une ville-clé au cœur des combats dans le Donbass

La capitale, autour de laquelle l’étau russe s’est desserré fin mars début avril, avait été notamment frappée le 28 avril , le jour de la visite du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, “cinq missiles” s’étaient alors abattus sur Kiev.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des alertes aux raids aériens ont résonné dans de nombreuses autres villes du pays. Dans le même temps, des combats de rue se déroulent dans la ville de Severodonetsk, ville au cœur de l’offensive russe dans le bassin minier du Donbass. Cette région orientale est sous le contrôle partiel de séparatistes prorusses depuis 2014 et Moscou espère la conquérir en intégralité.

“La situation à Severodonetsk, où les combats de rue continuent, reste extrêmement difficile”, a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée dans la nuit de samedi à dimanche, déplorant des “raids aériens, tirs d’artilleries et de missiles constants”.

La Russie a affirmé samedi que des soldats ukrainiens se retiraient de la ville. “Des unités de l’armée ukrainienne, ayant subi des pertes critiques au cours des combats pour Severodonetsk (jusqu’à 90% dans plusieurs unités), se replient vers Lyssytchansk”, une localité voisine, a assuré le ministère russe de la Défense.

Des craintes humanitaires dans les zones occupées

Mais Kiev affirme combattre pour reconquérir la ville. Les troupes russes “ont réussi à entrer dans la ville et à s’emparer d’une bonne partie de celle-ci, en la divisant en deux. Mais nos militaires sont parvenus à se redéployer, à construire une ligne de défense. Actuellement, nous faisons le nécessaire pour rétablir le contrôle total” de Severodonetsk, a déclaré Olexandre Striouk, maire de la ville, évoquant des “combats de rue”.

Un peu plus tôt, le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï assurait également que “de premières informations indiquent qu’ils (les Russes) ont réussi à prendre le contrôle de la majeure partie de la ville. Mais nos forces les repoussent maintenant”. Et d’ajouter ce dimanche matin que les troupes du Kremlin ont “perdu du terrain”. Les Russes “font sauter les ponts afin que nous ne puissions pas envoyer de renforts à nos gars, qui sont à Severodonetsk”, a précisé le gouverneur.

Par ailleurs, sur le front méridional, dans la région de Kherson, Moscou “continue de bombarder les territoires occupés et les positions de l’armée ukrainienne”, a annoncé la présidence ukrainienne, qui craint une crise humanitaire dans les zones aux mains des Russes.

Crimée, Donbass, sud de l’Ukraine: au total, la Russie a triplé, depuis le début de l’invasion, la superficie de territoire ukrainien sous son contrôle atteignant 125.000 km², soit 20% du pays, selon Volodymyr Zelensky.

À voir également sur le HuffPost : Après la mort d’un journaliste français en Ukraine, Macron affirme que: “Ce sujet ne peut pas rester impuni”

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: Combats à Severodonetsk, volontaires étrangers tués... Le point sur la situation

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 4 June - 16:22 · 5 minutes

Severodonetsk, le 2 juin 2022. Severodonetsk, le 2 juin 2022.

GUERRE EN UKRAINE - Les combats de rue continuent de faire rage à Severodonetsk (est de l’Ukraine), ce samedi 4 juin, selon les autorités ukrainiennes qui affirment pourtant avoir fait reculer les forces russes dans cette ville clé de la région du Donbass , dont la conquête totale est un des buts de guerre affichés de Moscou .

En outre, les propos d’ Emmanuel Macron selon lesquels il ne faut “pas humilier la Russie” n’ont pas plus au chef de la diplomatie ukrainienne qui, ce samedi, a estimé que “les appels à éviter d’humilier la Russie ne peuvent qu’humilier la France ou tout autre pays”.

Au 101e jour de la guerre en Ukraine, Le HuffPost fait le point sur la situation.

  • La Russie “jette tout son poids” dans la bataille de Severodonetsk

“La situation dans toute la région est extrêmement difficile. Les combats se concentrent actuellement à Severodonetsk car, d’après ce que nous avons pu comprendre, l’armée russe a jeté tout son poids et ses réserves” dans cette bataille, a déclaré le gouverneur de la région de Lougansk , Serguiï Gaïdaï, dans une interview sur ses réseaux sociaux officiels.

“De premières informations indiquent [que les Russes] ont réussi à prendre le contrôle de la majeure partie de la ville. Mais nos forces les repoussent maintenant”, a-t-il assuré.

De son côté, dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a affirmé samedi que des unités militaires ukrainiennes se retiraient de Severodonetsk, “vers Lyssytchansk”, une grande ville voisine, de l’autre côté de la rivière Donets. Il n’a pas donné d’indication sur le nombre de militaires ukrainiens qui battraient en retraite vers Lyssytchansk. L’AFP n’a pas été en mesure de vérifier ces déclarations de source indépendante.

La conquête de Severodonetsk permettrait à la Russie d’assurer son emprise sur le Donbass, un bassin minier partiellement occupé par des séparatistes prorusses depuis 2014.

Invasion russe de l'Ukraine: la situation dans l'est du pays au 3 juin 2022 Invasion russe de l'Ukraine: la situation dans l'est du pays au 3 juin 2022

“L’usage combiné de frappes aériennes et d’artillerie sont un facteur clé des récents succès de la Russie dans la région”, note le ministère britannique de la Défense. “L’augmentation (du nombre) des munitions non guidées a conduit à une destruction de vaste ampleur de zones construites dans le Donbass et a certainement entraîné d’importantes pertes civiles”, ajoute-t-il.

  • La région de Kherson sous les bombardements

Dans la région de Kherson (sud), “des habitants ont quitté le village de Trudolyubivka” et les forces russes “continuent de bombarder les territoires occupés et les positions de l’armée ukrainienne”, a assuré la présidence ukrainienne, mettant en garde contre une crise humanitaire de plus en plus urgente dans les zones sous contrôle russes.

Toujours dans le sud, Kiev a fait état d’un missile de croisière russe qui a frappé une entreprise agricole dans le grand port d’Odessa : “des entrepôts ont été endommagés”. Selon les premières informations, l’attaque a fait deux “victimes”.

Moscou pour sa part affirme avoir détruit un “point de déploiement de mercenaires étrangers” près de Datchnoe, dans la région d’Odessa, et deux centres de commandement ukrainiens ainsi que six dépôts de munitions dans l’est.

  • Quatre volontaires étrangers tués

Kiev a annoncé samedi la mort de quatre volontaires étrangers allés combattre les troupes russes. Un Allemand, un Français, un Australien et un Néerlandais ont été tués selon la Légion internationale de défense de l’Ukraine, qui n’a pas précisé où et quand.

Paris a confirmé vendredi la mort d’un Français , qui a péri, selon la presse, dans la région de Kharkiv (nord-est). L’Australie avait également confirmé en mai la mort d’un de ses ressortissants.

  • Kiev fustige les appels de Macron à “ne pas humilier la Russie”

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a fustigé samedi les appels du président français Emmanuel Macron à ne pas “humilier” la Russie, jugeant que cette position ne pouvait “qu’humilier la France” .

Le président français a répété vendredi qu’il ne fallait “pas humilier la Russie” - des propos très mal perçus dans l’est de l’Europe - “pour que le jour où les combats cesseront, nous puissions bâtir un chemin de sortie par les voies diplomatiques”.

  • Bilan humain, déplacés et crise alimentaire

Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. Pour la seule ville de Marioupol (sud-est), les autorités ukrainiennes parlaient de 20.000 morts il y a plusieurs semaines.

Sur le plan militaire, des sources occidentales évoquent quelque 12.000 soldats russes tués. Une source militaire française a donné à l’AFP une estimation proche des 15.000. Ces pertes sur trois mois avoisinent celles enregistrées en neuf ans par l’armée soviétique en Afghanistan, note le ministère britannique de la Défense.

Les forces ukrainiennes perdent chaque jour entre 60 et 100 soldats au combat et quelque 500 autres sont blessés, a assuré mercredi le président Zelensky au média américain Newsmax, sans fournir de bilan global.

Par ailleurs, “en un peu plus de trois mois, près de 14 millions d’Ukrainiens ont été contraints de fuir leur foyer, la majeure partie étant des femmes et des enfants”, un phénomène “sans précédent dans l’histoire”, a dénoncé vendredi le coordinateur de l’ONU en Ukraine, Amin Awad.

Plus de huit millions d’Ukrainiens ont été déplacés à l’intérieur de leur pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR). S’y ajoutent 6,8 millions qui ont fui à l’étranger, dont plus de la moitié - 3,6 millions - en Pologne. Avant l’invasion russe, l’Ukraine comptait 37 millions d’habitants dans les régions contrôlées par Kiev.

L’ONU s’inquiète également des risques de crise alimentaire, particulièrement en Afrique qui importe plus de la moitié de ses céréales d’Ukraine et de Russie. Leur prix sur ce continent a déjà dépassé les niveaux atteints au moment des crises du printemps arabe en 2011 ou des émeutes de la faim en 2008.

Le président en exercice de l’UA Macky Sall a rencontré vendredi Vladimir Poutine qui a assuré qu’il n’y avait “pas de problème” pour exporter les céréales bloquées en Ukraine.

À voir également sur Le HuffPost: L’hommage du président ukrainien au journaliste français mort en Ukraine

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: contrôle russe dans l'Est, un réservoir d'acide nitrique touché

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 31 May - 19:07 · 6 minutes

Une épaisse fumée monte dans le ciel de la ville de Severodonetsk, théâtre de violents combats entre les troupes ukrainiennes et russes dans la région du Donbass le 30 mai 2022. Une épaisse fumée monte dans le ciel de la ville de Severodonetsk, théâtre de violents combats entre les troupes ukrainiennes et russes dans la région du Donbass le 30 mai 2022.

GUERRE EN UKRAINE - Nouveau nuage rougeâtre dans le ciel d’ Ukraine . Ce mardi 31 mai, un réservoir d’acide nitrique a été touché par des frappes russes dans l’est de l’Ukraine , alors que les combats redoublent d’intensité dans cette partie du pays, principale priorité territoriale de la Russie .

Les combats à Severodonetsk semblent laisser croire que l’armée russe a conquis “la majeure partie” de cette ville-clé, où un journaliste français a été tué lundi , touché par un éclat d’obus au cours d’un reportage pour BFMTV.

Au 97e jour de la guerre en Ukraine, Le HuffPost fait le point sur la situation.

  • Un réservoir d’acide nitrique touché par les Russes à Severodonetsk

Un “réservoir d’acide nitrique” d’une usine chimique de Severodonetsk , dans l’est de l’Ukraine, a été “touché” ce mardi par une frappe russe, a annoncé le gouverneur de la région Serguiï Gaïdaï en appelant les habitants à ne pas sortir des abris anti-aériens.

“Ne quittez pas les abris” et “préparez des masques pour le visage trempés dans une solution de soude”, a écrit le gouverneur sur Telegram en rappelant que l’acide nitrique pouvait notamment provoquer des lésions aux poumons ou une perte de vision.

Les séparatistes prorusses ont de leur côté indiqué qu’un conteneur avec de l’acide nitrique avait “explosé” dans l’usine Azot à Severodonetsk.

″À l’usine chimique Azot, un conteneur avec des produits chimique s a explosé. Selon des informations préliminaires, c’est de l’acide nitrique. Le territoire de l’usine est toujours contrôlé par des formations du régime ukrainien”, a écrit sur Telegram Rodion Mirochnik, représentant de la république séparatiste Lougansk en Russie.

La ville de Severodonetsk, centre administratif de la région de Lougansk pour les autorités ukrainiennes est l’épicentre depuis plusieurs jours de combats acharnés entre les armées russes et ukrainienne. “Malheureusement, aujourd’hui, les soldats russes contrôlent la majeure partie de la ville”, a déclaré Serguiï Gaïdai, dans une vidéo postée mardi soir.

  • Contrôle russe dans l’est de l’Ukraine

“La majeure partie” de Severodonetsk, ville de l’est de l’Ukraine en proie à de violents combats entre Russes et Ukrainiens, est désormais sous contrôle de l’armée russe, a annoncé mardi le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï.

“Malheureusement, aujourd’hui, les soldats russes contrôlent la majeure partie de la ville”, a-t-il indiqué à la télévision ukrainienne, estimant Severodonetsk “détruite à 90%”. Il précise que “les combats se déroulent au cœur de la ville”.

Malgré une situation de plus en plus compliquée pour les soldats ukrainiens face à la poussée russe, “nos militaires ne seront pas encerclés”, a-t-il assuré dans son intervention. “Nos soldats sont sur la défensive mais tiennent leurs positions”, a-t-il encore fait valoir.

Carte de la situation en Ukraine au 31 mai à 7h GMT Carte de la situation en Ukraine au 31 mai à 7h GMT

“Toutes les infrastructures critiques sont complètement détruites”, et “60% du parc de logements ne pourra pas être restauré”, a indiqué Gaïdaï, précisant une nouvelle fois qu’“il n’y a plus d’approvisionnement en eau, gaz ou électricité”.

L’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW) suggère pour sa part que les Russes contrôleraient le nord-est et le sud-est de la ville et poursuivraient leur progression. Les combats font rage selon lui au sud de la ville, à Toshkivka, Ustynivka, Voronove, Borivske et Metolkine.

L’institut juge crédible la thèse d’une prise de contrôle russe de la rive sud de la rivière Siverskyi Donets, à l’exception de la partie qui traverse Severodonetsk.

  • Kiev attend Macron en Ukraine avant la fin de la présidence française de l’UE

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a souhaité mardi que le président français Emmanuel Macron, qui ne s’est pas rendu en Ukraine depuis le début de l’invasion russe, visite Kiev avant la fin de la présidence française de l’UE le 30 juin, dans une interview à la chaîne française LCI.

“Il est le bienvenu, peu importe quand. Il serait bon qu’Emmanuel Macron vienne pendant la présidence française de l’UE, et le meilleur serait qu’il vienne avec d’autres livraisons d’armes pour l’Ukraine, voici l’aide la plus précieuse que nous pouvons recevoir de la France”, a déclaré Dmytro Kouleba.

Une demande qui arrive au lendemain d’une première visite de la ministres des Affaires étrangères Catherine Colonna dans la capitale ukrainienne. Interrogé sur le sujet lors d’un déplacement au Centre hospitalier public du Cotentin, Emmanuel Macron a une nouvelle fois affirmé qu’il se rendrait “en temps utile” en Ukraine.

  • Un premier navire commercial russe quitte Marioupol

Un premier navire commercial, chargé de métal, a quitté le port ukrainien de Marioupol , conquis par les forces russes, pour rejoindre Rostov-sur-le-Don en Russie, a annoncé mardi le dirigeant séparatiste prorusse Denis Pouchiline.

“C’est un port très important sur la mer d’Azov et le seul où l’on peut transborder tous types de marchandises y compris en hiver”, a-t-il expliqué.

Les forces ukrainiennes ont affirmé néanmoins regagner du terrain notamment dans la région autour de Kherson, ville proche de la Crimée passée sous contrôle russe début mars. “L’ennemi a quitté le village de Mykolaïvka, dans le nord de la région de Kherson”, affirme un bulletin de l’armée ukrainienne.

L’armée russe a découvert les corps de 152 combattants ukrainiens dans l’aciérie Azovstal à Marioupol (sud-est), où les combats ont duré quasiment trois mois. Moscou est prête à les remettre à l’Ukraine, a déclaré mardi le ministère russe de la Défense.

  • Deux soldats russes condamnés en Ukraine

Un tribunal ukrainien a condamné mardi à 11 ans et demi de prison deux soldats russes accusés d’avoir bombardé au lance-missiles multiple deux villages de la région de Kharkiv (nord-est).

Ils ont été reconnus coupable de “violation des lois et coutumes de la guerre”, selon l’agence Interfax-Ukraine qui affirme qu’ils ont “totalement reconnu leur culpabilité”.

La justice ukrainienne a par ailleurs identifié “quelques milliers” d’affaires de crimes de guerre présumés dans le Donbass, a déclaré sa procureure générale Iryna Venediktova en visite à La Haye, évoquant de soupçons de transferts de personnes, adultes et possiblement enfants, dans différentes parties de la Russie.

À voir également sur Le HuffPost: L’hommage du président ukrainien au journaliste français mort en Ukraine