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    Ligue des champions: les supporters de Manchester United chahutés à Madrid

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 23 February - 17:51 · 2 minutes

LIGUE DES CHAMPIONS - Manchester United affronte l’Atletico Madrid ce mercredi 23 février au Wanda Metropolitano. Un huitième de finale aller de Ligue des champions sous tension qui a débuté la veille avec des affrontements entre les fans des deux clubs, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Des violences ont éclaté entre les supporters des deux équipes dans la nuit de mardi à mercredi 23 février. Les incidents ont eu lieu au centre-ville de Madrid , près de la Puerta del Sol. Aucun blessé n’a été recensé pour le moment.

Les supporters anglais avaient débuté la soirée dans une ambiance festive, mais les choses ont vite dégénéré. Plusieurs individus cagoulés vêtus de noir se sont mêlés à la fête pour les agresser. Le Daily Mail suppose qu’il s’agissait d’ultras espagnols, mais leur identité n’a pas été confirmée.

Les images capturées sur place montrent de nombreux jets de chaises et de tables, dans une rue étroite remplie de bars et de restaurants. Les spectateurs paniqués ont été contraints de fuir les lieux aussi vite que possible.

Un dispositif de sécurité renforcé

La police madrilène a renforcé son dispositif de sécurité pour éviter que de nouveaux incidents éclatent avant le match. El Mundo précise que 300 agents, l’unité d’Intervention de la police, la Cavalerie et la Brigade d’investigation de la police ont été réquisitionnés pour surveiller les abords du stade.

Cet important dispositif devrait être rejoint par 87 agents de la police municipale de Madrid, 10 agents de la garde civile, et 735 agents de la sécurité privée du club de Madrid, toujours selon “ El Mundo ”.

Quelque 3500 supporters britanniques sont attendus pour assister à ce huitième de finale de Ligue des Champions sous haute tension. Cristiano Ronaldo sera bel et bien présent pour affronter une équipe de l’Atletico madrid qu’il connait bien. En 9 ans passés au Real Madrid , il a joué 32 derbys madrilènes contre les Colchoneros et a trouvé 22 fois le chemin des filets.

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    Madrid: une fête réunit 25.000 étudiants malgré l'interdiction liée au Covid

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 19 September, 2021 - 06:47 · 3 minutes

Une fête réunit 25.000 étudiants à Madrid malgré l

ESPAGNE - Près de 25.000 personnes ont participé à une fête en plein air pour marquer la rentrée dans une université de Madrid, sans respecter les consignes anti-Covid , a indiqué samedi 18 septembre la police, en reconnaissant avoir été prise de court.

Selon les médias espagnols, il s’agit du plus grand rassemblement de ce type depuis le début de la pandémie, quand les regroupements en extérieur ont été interdits .

“Il y avait des milliers de personnes sur le campus de l’université Complutense, environ 25.000” dans la nuit de vendredi à samedi, a expliqué dans un communiqué la police municipale, précisant que l’événement semble avoir été organisé via Whatsapp.

Des images postées sur les réseaux sociaux montrent une foule compacte de jeunes buvant et dansant, presque sans aucun masque.

“Sans avertissement préalable de l’université, ni le temps de préparer une opération adéquate, disperser un rassemblement de quelque 25.000 personnes est une tâche presque impossible”, a dit la police, ajoutant n’être arrivée sur place qu’après minuit.

Éviter tout incident grave

Appuyée par des drones et en restant sur le campus jusqu’à l’aube, la police s’est donc contentée de veiller à maintenir le calme et éviter tout incident grave, notamment sur les routes d’accès et dans les transports publics.

Les week-ends, la police madrilène déploie régulièrement 200 agents supplémentaires pour disperser les soirées de beuverie en plein air, appelées “botellones”.

Rassemblement de 8000 personnes à Barcelone

Un rassemblement similaire a eu lieu la même nuit à Barcelone, où environ 8000 jeunes ont participé à une fête sur le campus de l’université autonome de la ville, a déclaré le recteur à la radio catalane RAC1.

Bien que l’ Espagne ait levé un grand nombre de restrictions anti-Covid, les gens doivent toujours porter un masque en extérieur s’ils ne sont pas en mesure d’être à au moins 1,50 mètre de leur entourage. Et les grands rassemblements restent interdits , même si le nombre de participants varie d’une région à l’autre.

Mais certaines personnes ont baissé la garde, du fait du rythme rapide de la campagne de vaccination, plus des trois quarts des 47 millions d’habitants du pays étant désormais complètement vaccinés.

Malgré une nouvelle vague d’infections cet été due au variant Delta, le nombre de nouveaux cas a continué à diminuer. Le taux d’incidence national, 91 cas pour 100.000 personnes, est le plus bas depuis plus d’un an.

Selon les derniers chiffres publiés vendredi, l’Espagne a enregistré 3.222 nouveaux cas et 44 décès au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total d’infections depuis le début de la pandémie à 4.929.546 et le nombre de décès à 85.783.

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    Le meurtre d'un jeune homme gay choque l'Espagne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 6 July, 2021 - 06:59 · 2 minutes

LGBTQI+ - “Justice pour Samuel”. Le meurtre d’un jeune homme battu à mort le week-end dernier a secoué l’ Espagne où se sont déroulées lundi 5 juillet d’importantes manifestations pour dénoncer un “crime homophobe ”.

Samuel, un aide-infirmier de 24 ans, a été retrouvé inconscient aux abords d’une discothèque de la Corogne, dans le nord-ouest de l’Espagne, après avoir été passé à tabac. Les secours ne sont pas parvenus à le réanimer et il est mort samedi matin, racontent les médias espagnols.

“L’homophobie et le fascisme c’est la même chose”, clamait une gigantesque banderole tenue par des manifestants partis lundi soir de la célèbre place de la Puerta del Sol à Madrid, a constaté l’AFPTV. Une foule de plusieurs milliers de manifestants, dont certains brandissaient le drapeau des Fiertés, avait ainsi répondu à l’appel de nombreux collectifs LGTBQI+ réclamant “Justice pour Samuel”, comme le criaient les participants.

“Tout ce que je veux, c’est vivre”

“Ce ne sont pas des coups, ce sont des assassinats”, a scandé la foule. “Stop homophobie”, “Tout ce que je veux, c’est vivre” ou encore “Ils sont en train de nous tuer”, pouvait-on lire sur certaines pancartes. Depuis sa mort, ses proches dénoncent un crime homophobe, quelques jours seulement après la fin de la semaine des Fiertés en Espagne, un haut-lieu des festivités LGTBQI+.

Des manifestations ont eu lieu lundi soir dans d’autres villes espagnoles, comme à la Corogne, rassemblant souvent plusieurs centaines de personnes, d’après les photos et les vidéos postées sur les réseaux sociaux.

Lundi, le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Larlaska a souligné qu’il n’y avait eu aucune arrestation pour le moment et qu’“aucune piste n’était écartée, ni celle délit de haine ni aucune autre”.

“Je suis convaincu que l’enquête de la police trouvera bientôt les auteurs de l’assassinat de Samuel et fera toute la lumière sur les faits. C’est un acte sauvage et sans pitié. Les droits et les libertés ne reculeront pas. L’Espagne ne le tolèrera pas”, a tweeté lundi soir le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.

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    Les élections régionales du 4 mai 2021 à Madrid ont été un big-bang féminin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 18 May, 2021 - 15:13 · 5 minutes

Le 4 mai 2021 était un mardi, jour ouvrable, et il fallait faire le pied de grue pour pouvoir entrer et glisser son bulletin dans l’urne, des files parfois interminables ceinturaient les pâtés de maisons, distance de sécurité oblige. C’était la quatrième élection à laquelle les Espagnols se rendaient depuis le début de la pandémie . Certains octogénaires se souvenaient avec émotion de leur première fois en 1978, après une interminable et sanglante dictature. 81% de participation dans le quartier du Retiro (le jardin du Luxembourg madrilène), 80,5% dans le quartier huppé de Salamanca où se trouvent les boutiques de luxe, 82% à Moncloa, 83% à Chamartin et 69,7% seulement à Puente de Vallecas, l’une des zones les plus modestes. En tout ils ont été 76% à aller voter malgré les contraintes de travail, la pandémie et la multiplication des scrutins.

Et c’est la candidate sortante qui a triomphé ce 4 mai 2021. C’était elle qui avait convoqué les élections. Un choix jugé risqué qui lui a pourtant permis de remporter 177 circonscriptions sur 179. Isabel Diaz Ayuso incarnait depuis des mois l’opposition aux socialistes en critiquant systématiquement chacune des décisions du gouvernement. Elle avait fait de Madrid le bastion de résistance à l’exécutif. L’Espagne est en effet un État qui se divise en Autonomies possédant chacune leur propre Parlement et édictant, entre autres, leurs propres politiques régionales.

À gauche, Monica Garcia a tenu tête à Pablo Iglesias dans un tweet: “Nous sommes fatiguées, nous les femmes, de faire le sale boulot pour qu’ensuite on nous écarte dans les grands moments historiques.”

Une victoire qui peut sembler surprenante lorsque l’on sait que le taux de mortalité a explosé dans cette région (+43%). Entre mars et juin 2020, ce taux a même atteint +140%, selon les chiffres du site du Ministère de la Santé. La région gouvernée par Ayuso détient un autre triste record: 8000 personnes âgées y sont mortes en 2 mois et le journaliste Manuel Rico dans son livre “Vergüenza! El escándalo de las residencias a dénoncé avec véhémence la spéculation et la privatisation dans la gestion des EHPAD de l’autonomie gouvernée par Ayuso. Le Service de la Santé serait allé jusqu’à empêcher le transfert des personnes âgées dans des hôpitaux.

Triste bilan qui n’a pas empêché Isabel Diaz Ayuso de soutenir la réouverture des cafés et des hôtels car, selon elle, “rien ne prouve que l’hôtellerie cause des contaminations”. Ayuso, dont le discours est parfois qualifié de “trumpien”, est célèbre pour ses accusations à l’emporte-pièce. Elle n’a pas hésité à affirmer: “Sans le gouvernement, j’aurais déjà vacciné 100% des habitants”. Ce qui n’est pas tout à fait conforme à la vérité étant donné que selon les chiffres officiels elle n’avait utilisé que 87,5 % des doses reçues.

Et pourtant elle a remporté 65 sièges, frôlant ainsi la majorité absolue. Ce qui a fait le succès de Diaz Ayuso c’est un discours décomplexé sur la “liberté” (son slogan de campagne) qu’elle a décliné sur tous les registres. L’une de ses promesses de campagne était une baisse fiscale de l’ordre de 30 millions d’euros sur les donations et les successions. Une certaine conception de la “liberté” dont certaines phrases ont été glosées. Selon elle Madrid est une ville où “tu peux changer de conjoint et ne plus jamais le rencontrer”, une ville où “tu peux changer de travail et ne plus jamais rencontrer ton ex patron”.

Mais le big-bang madrilène et la surprise générale ne s’arrêtent pas là. En effet, le principal adversaire d’Ayuso n’est pas celui que l’on aurait pu attendre. Elle s’appelle Monica Garcia, est médecin anesthésiste à l’hôpital 12 de Octubre de Madrid, et c’est elle qui s’est dressée au Parlement madrilène contre chacune des mesures ou omissions de la cheffe de la région. En 2012 elle était entrée en politique pour défendre les hôpitaux publics madrilènes que le Parti Populaire (la droite) voulait privatiser. C’était sans compter sur la Marée blanche , vaste mouvement social de défense de la santé publique. Monica Garcia a été le porte-parole de l’Association des Médecins spécialistes de Madrid. Cette figure inconnue du grand public, tête de liste de Más Madrid, a obtenu autant de sièges que les socialistes (24), et a fait ainsi de son parti la première force de gauche en nombre de votants. Ce résultat est le fruit de la ténacité de Monica Garcia et des militants d’une formation qui ne disposait que de 500.000 euros pour faire campagne.

Pablo Iglesias voulait une liste commune dont il serait le candidat, mais l’anesthésiste n’a pas voulu être mise de côté: “Ne rajoutons pas à l’irresponsabilité d’Ayuso davantage de frivolité, de spectacle et de testostérone”. Elle a donc tenu tête au leader de Podemos dans un tweet qui avait fait couler beaucoup d’encre: “Que las mujeres estamos cansadas de hacer el trabajo sucio para que en los momentos históricos nos pidan que nos apartemos”. (“Nous sommes fatiguées, nous les femmes, de faire le sale boulot pour qu’ensuite on nous écarte dans les grands moments historiques”).

Les femmes ont-elles été meilleures? Pas sûr. Ce qui l’est en revanche, c’est qu’elles ont su s’imposer.

Mais la déflagration politique réside peut-être surtout dans le fait que les hommes politiques espagnols semblent avoir soudain disparu du paysage madrilène. Pablo Casado, chef de file du PP (parti conservateur), s’est trouvé relégué à l’arrière-plan, faisant pâle figure à côté d’Isabel Diaz Ayuso. Angel Gabilondo, le candidat du PSOE madrilène, a quitté la scène. Et Pablo Iglesias a annoncé son retrait de la politique, laissant sa place au gouvernement à Yolanda Diaz, du parti communiste.

Les femmes ont-elles été meilleures? Pas sûr. Ce qui l’est en revanche, c’est qu’elles ont su s’imposer.

Le 4 mai 2021, un tsunami féminin a balayé les relents du machisme. Une nouvelle ère semble s’ouvrir, une ère où les femmes espagnoles se lancent dans l’arène politique sans espérer le soutien des hommes et en se laissant guider par leur instinct et leur intelligence tactique. Ces élections semblent sonner le glas d’une tradition qui les reléguait aux rôles ingrats.

Nous, les femmes, sommes fatiguées de faire toujours le sale boulot.

Qu’on se le dise.

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    Au Masters 1000 de Madrid, Benoît Paire transcendé par le retour du public

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 5 May, 2021 - 08:47 · 3 minutes

TENNIS - “Se retrouver dans une ambiance de Coupe Davis, ça m’a fait chaud au coeur”: éteint par le tennis sous pandémie, Benoît Paire a enfin renoué avec la victoire mardi 4 mai aux Masters 1000 de Madrid.

Le Français s’est imposé 6-4, 7-5 aux dépens du Géorgien Nikoloz Basilashvili (31e mondial), titré dimanche à Munich (Allemagne). À l’issue de la rencontre, il a célébré avec ses supporters bruyants ce premier succès en plus de deux mois, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

Lui qui traîne son spleen depuis plusieurs mois sur le circuit étriqué par les contraintes sanitaires et souffre en particulier du huis clos souvent mis en place depuis l’été dernier, a pu cette fois compter sur une petite colonie française bienveillante, vite rejointe par la centaine de spectateurs installés en tribunes du modeste court N.4, qui a donné de la voix, frappé des mains, tapé des pieds et même sorti la corne de brume pour lui mettre du baume au coeur. Du premier au dernier point. Même Pierre-Hugues Herbert, battu en trois tie-breaks plus tôt dans la journée (par Davidovich Fokina), l’a accompagné tout du long depuis un coin du terrain.

″Ça me fait aimer de nouveau le tennis”

Pour Paire, ça a indéniablement fait la différence. “Se retrouver dans une ambiance de Coupe Davis, ça me fait du bien, ça me fait aimer de nouveau le tennis, c’est pour ça que je joue, ça m’a fait chaud au cœur”, se réjouit-il, lui qui déclarait après sa défaite au premier tour à Monte-Carlo mi-avril “ne plus avoir l’étincelle”.

Jusque-là, l’Avignonnais, qui fêtera ses 32 ans samedi, avait perdu dix des onze matches qu’il avait joués en 2021. Et même ses sept plus récents. Son unique victoire remontait à fin février au premier tour du tournoi de Cordoba (Argentine), face au Chilien Nicolas Jarry.

Pire, ses écarts de conduite des derniers mois lui ont valu d’être privé de sélection pour les JO de Tokyo par la Fédération française de tennis (FFT) il y a une dizaine de jours.

Dans ce contexte, Paire voit deux explications à son succès du jour. Ses vacances revigorantes aux Maldives, où il n’a “pas fait de physique” ni “touché une raquette pendant dix jours”. “C’est de me sentir bien dans ma tête qui me fait bien jouer au tennis” et “pas de m’entraîner comme un acharné pendant dix heures”, lance-t-il.

Et le fait de rejouer devant du public, même en petit comité. Évidemment tout n’a pas été parfait, loin de là. La partie a même été particulièrement décousue.

Paire pense que c’est “un renouveau”

Avec côté Paire, un service en dents de scie -14 aces et neuf double-fautes, dont deux dans le jeu où il a servi pour le match à 5-3-, des placements parfois suspects, mais aussi des jolies inspirations comme ces amorties payantes la plupart du temps et, surtout, aucune crise de nerfs.

On a forcément tremblé quand, au service pour le gain de la rencontre, quatre fautes enchaînées à vitesse grand V l’ont offert blanc à son adversaire.“J’avais tellement envie de bien faire que ça m’a paralysé, raconte-t-il. Mais le positif, c’est que je suis resté concentré, positif, ce que je n’avais pas fait depuis très longtemps.”

“C’est un renouveau, estime Paire. Une victoire qui fait vraiment énormément de bien.”Le voilà seul Français rescapé du premier tour à Madrid. Il va s’attaquer au Grec Stefanos Tsitsipas (5e) au tour suivant. Ni plus ni moins que le joueur le plus régulier de la première partie de saison.

À voir également sur Le HuffPost: Les supporters de Manchester United envahissent Old Trafford

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    Pablo Iglesias annonce son retrait de la politique après la déroute de la gauche à Madrid

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 5 May, 2021 - 06:38 · 1 minute

Pablo Iglesias à Madrid le 18 avril 2021.

REVERS - Pablo Iglesias, le leader controversé du parti de gauche radicale Podemos , partenaire du Parti socialiste au sein de la coalition au pouvoir en Espagne , a annoncé son retrait de la vie politique après la déroute de la gauche aux élections régionales mardi 4 mai à Madrid.

“Nous avons échoué”, a-t-il affirmé devant un groupe de militants de son parti, disant avoir l’impression d’être “le bouc émissaire qui mobilise les sentiments les plus obscurs, les plus contraires à la démocratie”.

“Je crois qu’il est évident qu’aujourd’hui (...) je ne contribue pas à rassembler”, a poursuivi Pablo Iglesias, 42 ans, fondateur et jusqu’alors chef de file de Podemos.

“J’abandonne toutes mes fonctions”

Pour cette raison, a-t-il ajouté, “j’abandonne toutes mes fonctions, je quitte la politique dans le sens de politique partisane, politique institutionnelle”, afin de ne pas être “un obstacle à une rénovation de la direction qui doit se produire dans notre force politique”.

Pablo Iglesias a également qualifié de “tragédie” le triomphe du Parti populaire (PP, droite conservatrice), qu’il a décrit comme “la droite trumpiste”, du nom de l’ancien président américain Donald Trump, et le bon score du parti d’extrême-drotie Vox.

Selon des résultats quasi définitifs, Isabel Diaz Ayuso, ferme opposante aux strictes restrictions sanitaires, a doublé son score du dernier scrutin régional de mai 2019, en totalisant plus de 44% des voix et 65 sièges sur 136 au parlement régional.

Le PP, qui dirige la région depuis 26 ans, ne disposant pas de la majorité absolue, il devra s’appuyer sur le parti d’extrême droite Vox, qui soutenait déjà Mme Díaz Ayuso depuis deux ans et a indiqué mardi soir qu’elle pouvait compter sur ses voix.

Arrivés en tête en 2019 dans la région, les socialistes (24 sièges) perdent 13 députés régionaux, tandis que la gauche dans son ensemble ne totalise que 58 sièges.

A voir également sur Le HuffPost: Coup de théâtre en Espagne où le leader de Podemos quitte le gouvernement

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    L'Espagne veut exhumer les restes des victimes de la guerre civile, après la dépouille de Franco

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 30 March, 2021 - 21:42 · 2 minutes

Un groupe de partisans de Francisco Franco, ici sur le site mausolée du dictateur à San Lorenzo de El Escorial, près de Madrid en Espagne, en novembre 2019.

ESPAGNE - Un an et demi après la dépouille de Francisco Franco, l’ Espagne a décidé d’exhumer les restes des victimes de la guerre civile enterrées dans l’ancien mausolée du dictateur près de Madrid, où ils ont été gardés dans des cryptes inaccessibles.

Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé ce mardi 30 mars investir 665.000 euros afin de sortir ces restes de “plus de 33.000 personnes originaires de toutes les régions d’Espagne” conservés derrière les murs d’une imposante basilique creusée dans la roche, à une soixantaine de kilomètres de la capitale.

Réclamée par “plus de 60 familles” ainsi que par “des institutions internationales et des organismes locaux”, l’opération permettra d’offrir une “réparation morale et familiale” pour ceux “qui ont souffert des persécutions et des violences pendant la guerre civile et la dictature”, a expliqué la porte-parole du gouvernement Maria Jesus Montero en conférence de presse

C’est dans cet endroit, el Valle de los Caidos (la Vallée de ceux qui sont tombés au combat), que reposait, jusqu’en octobre 2019, la dépouille de Franco, avant qu’elle n’en soit exhumée et transférée dans un cimetière du nord de Madrid.

Construit entre 1940 et 1958 par des prisonniers faits dans les rangs des républicains, qui avaient perdu la Guerre civile (1936-39) face aux franquistes, ce site ne devait abriter au départ que les corps des combattants des forces victorieuses.

Des cryptes actuellement murées

Mais, en 1959, les restes humains appartenant aux deux camps avaient été retirés des fosses communes puis transférés dans la Valle de Los Caidos, où ils avaient été inhumés dans les cryptes du mausolée, dans des columbariums nichés dans les cavités des chapelles de la basilique.

Ces cryptes ne sont actuellement pas accessibles puisqu’elles ont été murées et sont demeurées fermées depuis, explique le gouvernement qui ajoute que les travaux permettront d’avoir accès aux ossuaires.

Depuis 2007 et la loi de réhabilitation des victimes du franquisme, les rassemblements de nostalgiques de la dictature de Franco sont interdits dans la Valle de los Caidos.

Devenu Premier ministre en 2018, Pedro Sanchez avait fait de l’exhumation de la dépouille de Franco une priorité de son gouvernement, malgré les critiques de la droite et la guérilla judiciaire livrée par les héritiers du dictateur.

Outre el Valle de los Caidos, l’Espagne veut se pencher sur les fosses communes qui existent sur tout son territoire.

À voir également sur Le HuffPost : La dernière statue de Franco en Espagne a été retirée

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    En Espagne, les images de touristes français "venus se saouler" ne passent pas

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 27 March, 2021 - 12:10 · 6 minutes

Des personnes assises en terrasse à Madrid, le 12 mars 2021 (photo d

CORONAVIRUS - “Ça n’a pas de sens de nous demander de faire des efforts et en même temps de transformer le pays en bistrot de l’Europe!“. Cette critique du député d’opposition de la région de Madrid, Íñigo Errejón, décrit bien l’incompréhension et la colère de nombreux Madrilènes et Espagnols face à la présence de nombreux touristes dans les rues de la capitale ces derniers jours.

Une colère également résumée par le célèbre chef basque, Karlos Arguiñano, dès le weekend dernier lors de son émission de cuisine sur Antena 3. “Vous pouvez m’expliquer pourquoi nous n’avons pas le droit d’aller saluer nos grands-parents, mais que les Français viennent chez nous se pinter comme des ours?”

L’ambiance hier soir (le vendredi 26 mars au soir) dans la rue Espoz y Mina, dans le centre de Madrid, où des dizaines de touristes, pour la plupart français, faisaient encore la fête après le couvre-feu, partagé par le quotidien espagnol El Pais le 27 mars 2021.

Déjà première destination touristique des Français, l’Espagne a renforcé son pouvoir d’attraction en écartant, dès janvier et en plein rebond épidémique, tout nouveau reconfinement en raison “des dommages économiques, sociaux et mentaux” qu’il pourrait engendrer. Les bars et les restaurants sont ouverts jusqu’à au début du couvre-feu fixé à 23h dans plusieurs grandes villes, ainsi que les musées et les théâtres.

Madrid s’est ainsi transformée en refuge pour les touristes étrangers, cela alors que paradoxalement les déplacements sont désormais interdits entre les 17 régions espagnoles - sauf vers les Îles Canaries ou force majeure - jusqu’au 9 avril pour éviter un rebond des contaminations à l’occasion de la Semaine Sainte, véritable institution dans le pays. “On a quitté la France pour venir à Madrid et c’est surréaliste de boire une bière en terrasse, quand je pense qu’on est confinés à Paris ... c’est magique!”, témoignait vendredi à l’AFP un étudiant de 22 ans, arrivé deux heures plus tôt à l’aéroport de la capitale espagnole.

Car comme le notent beaucoup d’Espagnols sur les réseaux sociaux, les touristes sont plus là pour faire la fête que pour profiter du soleil et visiter les lieux culturels de la ville, au point que le hashtag #turistasfranceses se partagent de plus en plus sur Twitter pour diffuser les images des Français “venus se saouler” sans respecter les gestes barrière et les restrictions de regroupement en extérieur. Et ils le font le plus souvent avec un pointe d’ironie.

“Des touristes français enthousiastes à l’idée d’aller au théâtre de Madrid.”

“Des touristes français, admirant les peintures de Rubens dans le Prado.
Merci d’être venu.”

“Ici un groupe de tourisme culturel français recréant ‘La Liberté guidant le peuple’ d’Eugène Delacroix dans les rues de Madrid.”

“Deux touristes français épuisés de fatigue, visitant 25 musées à Madrid en une journée.”

Un enjeu devenu politique à Madrid

Face à ce deux poids deux mesures, plusieurs personnalités politiques se sont fait entendre. Le député d’opposition, Íñigo Errejón, a notamment dénoncé une situation “absolument incompréhensible” où un Espagnol ne peut pas “aller voir son grand-père à Santander” mais “un Allemand de Düsseldorf, lui, peut se rendre à Majorque”.

“La présidente de la communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso doit arrêter de poser le tapis rouge aux hordes de Français qui viennent se saouler”, a elle demandé Mónica García, candidate aux élections régionales du 4 mai prochain dans la communauté de Madrid, parlant d’un “tourisme d’ivresse”. “On demande aux Madrilènes d’être responsables, on ne peut pas aller voir notre famille mais dans les appartements d’à côté se tiennent des fêtes illégales”, a-t-elle ajouté.

Car ces soirées organisées dans des appartements touristiques, loués sur des plateformes type Airbnb et où se rendent parfois plusieurs dizaines de personnes sans respect des gestes barrières, sont celles qui attirent tous les regards. Le maire de droite de Madrid, José Luis Martinez-Almeida, a beau défendre ces étrangers venus non pour “boire” mais “pour nos théâtres, nos cinémas, notre opéra, profiter de la culture”, les Madrilènes vivent très mal cette situation.

L’un des porte-paroles de la Commission européenne, Christian Wigand, a lui demandé à Madrid plus de “cohérence” dans ses mesures de restriction. “Ce que les touristes ont le droit de faire, les Espagnols doivent pouvoir le faire aussi”, a-t-il expliqué.

L’ambassade de France en Espagne a, elle, d’abord temporisé avant d’annoncer ce samedi 27 mars que des tests PCR négatifs de moins de 72 heures seraient demandés aux voyageurs arrivant par la route depuis la France, cela à compter de mardi prochain. C’est la première fois qu’une telle exigence est imposée à ceux qui franchissent la frontière terrestre entre les deux pays. Jusqu’à présent, cela n’avait été exigé que pour des arrivées par les airs.

Seules les personnes travaillant dans le transport routier et les travailleurs transfontaliers seront exemptés, ainsi que les personnes qui vivent dans la zone frontalière tant qu’elles restent dans un rayon de 30 kilomètres autour de leur domicile.

Après une chute spectaculaire des cas de contamination et du taux d’incidence depuis le début du mois de février, l’Espagne voit ses chiffres recommencer ces dernières heures avec 7.586 nouveaux cas en 24 heures vendredi.

Aux Baléares, où les touristes majoritairement allemands et anglais sont attendus ces jours-ci notamment à Majorque, l’inquiétude monte également poussant l’un de ses hauts fonctionnaires, à demander au pouvoir central l’interdiction des visiteurs pendant les vacances de Pâques en raison des craintes d’un pic d’infections à Covid.

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