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    Jacques Bouthier, ancien patron d'Assu 2000, visé par une nouvelle plainte au Maroc

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 16 July - 19:27 · 2 minutes

Jacques Bouthier, l'ancien PDG d'Assu 2000. (image non datée) Jacques Bouthier, l'ancien PDG d'Assu 2000. (image non datée)

MAROC - Une nouvelle plainte a été déposée contre l’ex-patron français Jacques Bouthier et ses collaborateurs au Maroc , pour “harcèlement sexuel”, et un septième suspect, de nationalité française, placé en garde à vue, ont annoncé ce samedi 16 juillet les avocats de plaignantes.

“Au total, sept plaintes sont déposées contre (Jacques) Bouthier et ses complices. Les victimes ont décidé de briser la loi du silence et d’autres suivront aussi”, a déclaré à l’AFP Me Abdelfattah Zahrach lors d’une conférence de presse à Tanger. Jusqu’à aujourd’hui, six Marocaines avaient porté plainte.

“Un septième suspect de nationalité française a été placé en garde à vue. Il sera présenté dans la journée (samedi) devant le procureur général du roi”, a indiqué de son côté Aïcha El Guella, avocate et présidente de l’Association marocaine des droits des victimes (AMDV) qui a organisé la conférence de presse.

Le 6 juillet, cinq collaborateurs de Jacques Bouthier avaient été mis en détention à la suite de plaintes d’anciennes employées de succursales du groupe Assu 2000 (rebaptisé Vilavi) à Tanger. Un sixième inculpé a été laissé en liberté.

Ils sont notamment accusés de “ traite d’êtres humains ”, “harcèlement sexuel”, “attentat à la pudeur” et “violences verbales et morales”, selon les avocats des plaignantes.

L’enquête en cours “va révéler d’autres victimes et d’autres complices”

Les faits présumés se sont produits entre 2018 et avril 2022 dans des filiales marocaines du géant du courtage en France.

“Jacques Bouthier et ses collaborateurs sont en réalité une bande criminelle organisée”, a affirmé ce samedi Me El Guellaa.

L’enquête en cours “va révéler d’autres victimes et d’autres complices”, a-t-elle assuré.

Plusieurs plaignantes ont fait état de harcèlement sexuel systématique , de menaces et d’intimidations au sein de l’entreprise française à Tanger.

Lors de la conférence de presse, les jeunes femmes -témoignant sous couvert de l’anonymat, leur identité protégée par des lunettes noires- ont dénoncé une “campagne d’intimidation dans les médias et sur les réseaux sociaux” menée par “le clan Bouthier”.

“Le cauchemar continue, ils nous ont menacé, insulté et même tenter de nous soudoyer mais sans succès!”, a dit l’une d’elles.

Jacques Bouthier, riche homme d’affaires de 75 ans, a été mis en examen en mai à Paris à l’issue d’une enquête préliminaire ouverte mi-mars, avec cinq autres personnes, notamment pour traite d’êtres humains et viols sur mineure.

À voir également sur Le HuffPost : De LREM au RN, le soutien quasi unanime de la classe politique à Coquerel

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    Espagne: mort de 18 migrants à Mellila, Madrid accuse "les mafias" de passeurs

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 25 June - 18:03 · 3 minutes

Des migrants arrivent sur le sol espagnol après avoir traversé les clôtures séparant l'enclave espagnole de Melilla du Maroc à Melilla, en Espagne, le vendredi 24 juin 2022. Des migrants arrivent sur le sol espagnol après avoir traversé les clôtures séparant l'enclave espagnole de Melilla du Maroc à Melilla, en Espagne, le vendredi 24 juin 2022.

ESPAGNE - Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a accusé ce samedi 25 juin “les mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains” d’être responsables du “violent assaut” à la frontière avec le Maroc à Melilla qui a entraîné la mort de 18 migrants sub-sahariens vendredi.

“S’il y a un responsable de tout ce qui s’est passé à la frontière, ce sont les mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains. Par conséquent, il s’agit d’une attaque contre l’intégrité territoriale de notre pays”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse dans la capitale espagnole.

Selon un dernier bilan des autorités marocaines, 18 clandestins ont trouvé la mort vendredi lors de la tentative d’entrée de près de 2.000 migrants dans Melilla , enclave espagnole au Maroc. Les 18 migrants qui ont péri ont trouvé la mort “dans des bousculades et en chutant de la clôture de fer” qui sépare cette enclave du territoire marocain, lors d’“un assaut marqué par l’usage de méthodes très violentes de la part des migrants”, a souligné une source des autorités de la province de Nador.

Ce bilan de 18 morts, qui n’est que provisoire, est -de très loin- le plus meurtrier jamais enregistré lors des nombreuses tentatives de migrants subsahariens de pénétrer à Melilla et dans l’autre enclave espagnole de Ceuta, qui constituent les seules frontières de l’UE avec le continent africain. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, spécialiste des migrations entre l’Afrique et l’Espagne, le bilan s’élèverait en réalité à 27 morts.

Au total, 130 migrants sont parvenus à entrer vendredi à Melilla. Un seul d’entre eux restait hospitalisé, selon des sources de la préfecture espagnole. Par ailleurs, u n premier bilan des autorités faisait état de cinq morts et 76 blessés, dont 13 grièvement, parmi les migrants, et de 140 policiers blessés, dont cinq grièvement.

Demande d’une enquête indépendante

Pour sa part, la principale organisation marocaine de défense des droits humains a demandé ce samedi “l’ouverture d’une enquête rapide et transparente” sur cette “tragédie” sans précédent au Maroc, selon les déclarations à l’AFP de Mohamed Amine Abidar, le président de la section de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) à Nador (nord du Maroc).

En Espagne, une députée européenne du parti de gauche radicale Podemos , allié des socialistes au sein du gouvernement minoritaire de Pedro Sánchez, lui a fait écho samedi. “Une enquête est nécessaire pour éclaircir les faits et les responsabilités”, a déclaré dans un tweet Idoia Villanueava, responsable de Podemos pour les affaires internationales.

De nombreux témoignages mettaient en avant la violence de part et d’autre lors des événements de vendredi. “C’est la tentative” d’entrer à Melilla “la plus violente que j’ai jamais vu”, a confié à l’AFP Rachid Nerjjari, serveur dans un café situé en face de la clôture qui marque la frontière dans le quartier marocain de Barrio Chino. Il a assuré avoir vu “des migrants armés de bâtons et de barres de fer, une première dans la région”.

Tout en reconnaissant que l’assaut des migrants avait été “violent”, Eduardo de Castro, le président (maire) de Melilla et plus haute autorité politique de cette ville autonome, a ainsi dénoncé une “réponse disproportionnée” du Maroc à la tentative de passage en force des clandestins.

“Le Maroc se permet certaines choses qui ne seraient pas acceptables” en Espagne, a-t-il dit. Sur les lieux, le calme est revenu samedi à Nador, cité limitrophe de l’enclave espagnole, ainsi qu’aux alentours de la haute clôture de fer qui sépare le Maroc de Melilla, selon des journalistes de l’AFP.

A voir également sur Le HuffPost: Face aux migrants, Pedro Sanchez chahuté à son arrivée à Ceuta et Melilla

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    Après le choc, le Maroc enterre le petit Rayan

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 7 February, 2022 - 18:06 · 3 minutes

INTERNATIONAL - Après le choc et l’émotion qui ont accompagné sa mort , le Maroc enterre lundi le petit Rayan, coincé pendant cinq jours au fond d’un puits dans une région pauvre du nord du royaume, un drame qui a tenu le monde en haleine.

Les funérailles de l’enfant se sont déroulées ce lundi 7 février près du village d’Ighrane, où a eu lieu le drame. Des villageois nettoyaient en début de matinée les alentours du vieux cimetière du Douar Zaouia, situé au milieu des bois à 6 km du village, afin d’accueillir la foule des participants.

La mort de Rayan a déclenché une émotion considérable, amplifiée par les réseaux sociaux, au Maroc et dans le monde entier. “La chute d’un enfant a rappelé au monde les valeurs de l’humanité”, a commenté dimanche le site de la télévision publique SNRT. À l’étranger, le pape François a salué “tout un peuple (marocain) qui s’est rassemblé pour sauver Rayan”, lors de la prière de l’Angélus célébrée au Vatican. “Ils ont tout tenté, malheureusement il n’a pas survécu. Mais quel exemple. Merci à ce peuple pour ce témoignage”, a dit François.

Signe de la vague de sympathie provoquée par le drame, c’est le cabinet royal qui a annoncé samedi soir le décès de l’enfant. Le roi Mohammed VI en personne a appelé les parents de Rayan pour présenter ses condoléances, et ces derniers ont remercié, émus, le souverain, les autorités et tous les sauveteurs.

Puits clandestins ?

Des travaux ont commencé dimanche pour combler les tunnels de secours forés par les sauveteurs ainsi que le puits. “C’est une catastrophe, espérons que l’âme (de Rayan) repose en paix. Souhaitons à ses parents et à toute sa famille patience et réconfort”, a résumé un habitant de Rabat. Tous ont rendu hommage aux efforts acharnés des sauveteurs. Leur course contre la montre a été suivie en direct par d’innombrables internautes.

Dès l’annonce du décès, les hommages sur les réseaux sociaux ont afflué en provenance du monde entier, de l’Algérie voisine jusqu’en France ou aux Etats-Unis, dans toutes les langues.“Petit ange, tu t’es battu jusqu’au bout, un héros”, a salué un internaute sur Twitter. “Il aura réussi là où des dirigeants, des médias ont failli. Il a réuni les peuples autour de lui”, a opiné un autre internaute. Même le président français, Emmanuel Macron a fait part de ses condoléances.

Rayan était tombé accidentellement mardi dans un puits asséché de 32 mètres, étroit et difficile d’accès, creusé près de la maison familiale à Ighrane. Entrés dans une brèche horizontale samedi, les sauveteurs avaient continué leur travail centimètre par centimètre, creusant à la main pour éviter tout éboulement. Jusqu’à vendredi, les secouristes se sont efforcés de faire parvenir de l’oxygène et de l’eau jusqu’à Rayan, sans certitude qu’il puisse les utiliser.

Dès le déclenchement du drame, des milliers de sympathisants avaient accouru en signe de solidarité et campé sur place, dans cette zone montagneuse du Rif, à près de 700 mètres d’altitude. Si le drame a rassemblé les Marocains dans un élan d’unité, le quotidien arabophone Assabah a dénoncé lundi la prolifération de puits clandestins et non sécurisés dans cette région qui serviraient à irriguer les cultures, y compris celle du cannabis, selon le journal.

Cet accident a fait écho à un drame survenu début 2019 en Andalousie (Espagne), où Julen, deux ans, avait péri après avoir chuté dans un puits de 25 centimètres de diamètre et de plus de 100 mètres de profondeur.

À voir également sur Le HuffPost: Le petit Rayan, tombé dans un puit au Maroc, est mort

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    La mort de Rayan au Maroc ravive le drame Omayra Sanchez de 1985

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 6 February, 2022 - 02:50 · 4 minutes

La tentative de sauvetage d

INTERNATIONAL - Le petit Rayan tombé accidentellement dans un puits dans le nord du Maroc est mort malgré les efforts acharnés des sauveteurs déployés depuis cinq jours pour extraire cet enfant de cinq ans.

Peu avant 22H00 ce samedi 5 février, des journalistes de l’AFP ont vu le père et la mère, le visage défait, entrer dans un tunnel creusé par les secouristes et communiquant avec le puits, d’où a été sorti par la suite l’enfant.

Ils sont ressortis peu après et partis à bord d’une ambulance, sans dire un mot, la mère montant à l’avant, les yeux perdus dans le vague. Après un moment de confusion, la foule, amassée depuis des jours, s’est alors dispersée dans un silence lugubre.

Le sort de l’enfant a ému tout le royaume et bien au-delà, et rappelé à certains à l’annonce du décès l’histoire tragique d’Omayra Sanchez en novembre 1985. Sur Twitter, des internautes du monde entier ont expliqué être renvoyés au souvenir de ce drame.

Le volcan Nevado del Ruiz, qui culmine à près de 5400 mètres d’altitude dans le centre-ouest de la Colombie, était entré en éruption le 13 novembre 1985, après des décennies de silence. Ses neiges éternelles avaient alors fondu sous la chaleur et déclenché une avalanche qui avait dévasté Armero, une ville de près de 50.000 habitants.

Une jeune Colombienne, Omayra Sanchez, emprisonnée dans la boue jusqu’au cou pendant trois jours et trois nuits, était devenu le symbole de cette tragédie qui fait plus de 25.000 morts et presque autant de sinistrés. Les images de la jeune fille de 13 ans dont l’agonie a été filmée par les caméras du monde entier, avaient alors bouleversé la planète.

Tous les efforts des secouristes pour débloquer son corps, coincé au-dessous de la ceinture par de gros madriers pris dans la boue, avaient été vains, et Omayra avait fini par mourrir d’épuisement le 16 novembre.

Puits asséché de 32 mètres

Dans le cas de Rayan, il a fallu cinq jours aux secouristes pour parvenir jusqu’à l’enfant car ils ont dû d’abord forer une énorme crevasse en profondeur puis un tunnel en horizontal. Leur progression a été fortement ralentie par la nature du sol, certaines couches étant rocheuses et d’autres très sableuses.

Vers 20H00 samedi, l’un des nombreux ingénieurs mobilisés pour secourir le garçonnet avait prédit plusieurs heures de forage, pour parcourir les 80 derniers centimètres qui séparaient les sauveteurs de la poche où il se trouvait.

Rayan était tombé accidentellement mardi dans le puits asséché de 32 mètres, étroit et difficile d’accès, creusé près de la résidence familiale dans le village d’Ighrane, dans la province de Chefchaouen, dans le nord du royaume.

Entrés dans une brèche horizontale samedi d’après-midi, les sauveteurs avaient continué leur travail centimètre par centimètre, creusant à la main pour éviter tout éboulement.

Les secouristes s’étaient efforcés de faire parvenir de l’oxygène et de l’eau à travers des tubes et bouteilles descendus jusqu’à Rayan, sans certitude qu’il puisse les utiliser.

#SauvezRayan

Le sort de Rayan a suscité énormément de sympathie sur les réseaux sociaux à travers le monde, du Maghreb jusqu’en Irak, au Yémen, au Canada ou aux Etats-Unis, dans toutes les langues.

Le hashtag #sauvezrayan continuait samedi de caracoler en tête des principales tendances de Twitter au Maroc.

Cet accident fait aussi écho à un drame survenu début 2019 en Andalousie (Espagne), où Julen, deux ans, avait péri après avoir chuté dans un puits de 25 centimètres de diamètre et de plus de 100 mètres de profondeur.

Son corps avait été retrouvé après 13 jours de recherches d’une ampleur exceptionnelle.

À voir également sur Le HuffPost: De l’Algérie au Maroc, la colonisation cachait aussi un grand marché sexuel

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    Mort de Rayan, sorti du puits où il était tombé au Maroc par les secouristes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 5 February, 2022 - 21:12 · 1 minute

Au Maroc, les sauveteurs proches d

INTERNATIONAL - Les derniers efforts des secouristes marocains qui tentaient le tout pour le tout pour sauver le petit Rayan, un enfant de cinq ans tombé dans un puits profond il y a cinq jours, n’ont pas suffi. Le petit garçon a été extrait dans la soirée, mais n’était plus en vie, ont annoncé les autorités.

Le garçonnet était “apparu allongé sur le côté, de dos” sur les images d’une caméra d’inspection intégrée au puits exigu où il est tombé mardi, mais était est “impossible d’affirmer qu’il est vivant avec certitude”, avait expliqué un chef sauveteur, Abdelhadi Tamrani, plus tôt.

Tous espéraient l’extraire vivant de ce trou étroit et profond de 32 mètres, creusé près de la résidence familiale à Ighrane, non loin du village de Bab Berred, dans la province de Chefchaouen.

Les secouristes se s’étaient efforcés de faire parvenir de l’oxygène et de l’eau à travers des tubes et bouteilles descendus jusqu’à Rayan, sans certitude qu’il ait pu les utiliser.

Foule présente dans le froid

Les travaux de forage à la main d’un tunnel horizontal de quelques mètres avançaient à pas de fourmi dans cette localité déshéritée du nord du Maroc. Le principal défi est d’éviter les éboulements.

Des milliers de sympathisants sont accourus ces derniers jours, certains de loin, en signe de solidarité, et campent sur place malgré le froid glacial de cette zone montagneuse du Rif, à près de 700 mètres d’altitude. Des barrières métalliques ont été disposées depuis vendredi pour contenir la foule.

Cet accident fait écho à un drame survenu début 2019 en Andalousie (Espagne), où un enfant de deux ans avait péri après avoir chuté dans un puits de 25 centimètres de diamètre et de plus de 100 mètres de profondeur.

Le corps du petit Julen avait été retrouvé après 13 jours de recherches d’une ampleur exceptionnelle.

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    Rayan tout près d'être extrait par les sauveteurs au Maroc

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 5 February, 2022 - 15:42 · 2 minutes

Au Maroc, les sauveteurs proches d

MAROC - Dénouement imminent. Au Maroc, tous les regards sont braqués vers le puits où un petit garçon de cinq ans, Rayan, est coincé depuis cinq jours . Ce samedi 5 février après-midi, après une lutte acharnée des secours pour accéder à l’enfant, ce dernier était sur le point d’être extrait par les sauveteurs.

Les secouristes sont entrés dans le tunnel qui conduit à la poche où se trouve le petit Rayan, 5 ans, qu’ils espéraient retrouver vivant cinq jours après sa chute dans ce puits profond. Ils étaient accompagnés par une équipe médicale mais il n’était pas possible de savoir dans l’immédiat quand ils ressortiront, selon des journalistes de l’AFP sur place.

A l’entrée du tunnel, un groupe de pompiers se tenaient fin prêts ainsi qu’une ambulance pour intervenir. Les parents du garçon étaient à l’intérieur de l’ambulance. Un hélicoptère médicalisé était également en attente. D’autres pompiers ont acheminé du matériel, notamment médical, à l’intérieur du tunnel.

Sur les dernières images envoyées par une caméra d’inspection, le garçonnet était “apparu allongé sur le côté, de dos” mais il était “impossible d’affirmer qu’il est vivant avec certitude”, a expliqué dans la matinée à l’AFP un chef sauveteur, Abdelhadi Tamrani. Le responsable gardait toutefois “de très grands espoirs” de l’extraire vivant de ce trou étroit et profond de 32 mètres.

Opération délicate

L’opération était très complexe en raison de la nature du sol, car certaines couches sont sableuses et d’autres rocheuses. Les risques d’éboulement étaient donc accrus.

Le garçonnet, dont le sort a ému tout le pays et au-delà, est tombé accidentellement mardi après-midi dans le puits asséché, étroit et difficile d’accès, creusé près de la résidence familiale dans un village non loin de la localité de Bab Berred, dans la province de Chefchaouen.

“Dans un moment d’inattention, le petit est tombé dans le puits”, a témoigné le père du garçon. En attendant son sauvetage, de l’eau et de l’oxygène lui ont été acheminés jusqu’au fond du puits exigu.

Des milliers de sympathisants ont accouru ces derniers jours, certains de loin, en signe de solidarité, et campaient sur place malgré le froid glacial de cette zone montagneuse du Rif, à près de 700 mètres d’altitude.

À voir également sur Le HuffPost: Au Maroc, les secours s’activent pour sauver Rayan, 5 ans, coincé dans un puits

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    Ryan: au Maroc, les opérations pour tenter de le sauver se sont poursuivies toute la nuit

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 5 February, 2022 - 08:20 · 4 minutes

Au Maroc, les opérations pour tenter de sauver Rayan se sont poursuivies toute la nuit (Photo by Jalal Morchidi/Anadolu Agency via Getty Images)

MAROC - La terrible et angoissante attente. Engagés dans une course contre la montre de plus en plus pressante, les secouristes marocains ont œuvré toute la nuit de vendredi à ce samedi 5 février pour tenter de sauver le petit Rayan, un enfant de cinq ans tombé dans un puits profond il y a cinq jours, dont le sort émeut le royaume et bien au-delà.

Mais les travaux de forage continuent très lentement dans ce village d’une région déshéritée du nord du Maroc . Les deux derniers mètres pour atteindre le garçonnet au fond du trou de 32 mètres sont les plus difficiles en raison des risques d’éboulement.

Aucune information n’a filtré sur le sort du petit Rayan, mais plus les heures avancent, plus le doute s’installe sur les chances de le retrouver vivant.

Creuser un tunnel à l’horizontal

Selon les autorités locales, les sauveteurs -sapeurs du génie et topographes- creusent un tunnel horizontal de trois mètres, en parallèle de la sécurisation du périmètre par les équipes techniques, pour approcher de la poche où est coincé l’enfant.

Dans des conditions difficiles, ils ont travaillé sans interruption ces dernières heures à la lueur de puissants projecteurs, apportant une touche lugubre sur la scène du drame, selon des journalistes de l’AFP. Les communications sont très mauvaises dans cette cuvette isolée.

Des renforts de police ont été déployés et quelques mouvements de cohue ont entravé parfois le travail des secouristes et des journalistes.

“On ne partira pas avant qu’il soit sorti du puits”

Des milliers de sympathisants sont accourus ces derniers jours, certains de loin, en signe de solidarité, et campent sur place malgré le froid glacial de cette zone montagneuse du Rif, à près de 700 mètres d’altitude.

“Nous sommes venus prêter main-forte aux secouristes. Rayan est un enfant de notre région, on prie Dieu pour qu’il soit sauvé”, témoigne un volontaire. “On ne partira pas avant qu’il soit sorti du puits”.

“On y est presque. On travaille d’arrache-pied”, a expliqué un conducteur de travaux. “La fatigue se fait sentir mais toutes les équipes de secours résistent malgré les imprévus.”

Garder l’espoir

Le garçonnet a chuté accidentellement mardi après-midi dans un puits asséché de 32 mètres, étroit et difficile d’accès, creusé près de la résidence familiale dans le village d’Ighrane, près de Bab Berred, dans la province de Chefchaouen.

“Je garde espoir que mon enfant sortira de ce puits vivant”, a déclaré vendredi soir le père de Rayan à la télévision publique 2M. “Je remercie toutes les personnes mobilisées et celles qui nous soutiennent au Maroc et ailleurs.”

Le drame s’est déclenché avec la disparition de l’enfant mardi vers 14h. “Toute la famille s’est mobilisée pour le chercher jusqu’à ce qu’on apprenne qu’il était tombé dans le puits”, a raconté à la presse locale la mère de l’enfant, les yeux embués de larmes.

“Tiens bon petit Rayan, tiens bon s’il te plaît”

L’accident de Rayan a suscité énormément de sympathie et de solidarité sur les réseaux sociaux à travers le monde.

“Les sauveteurs sont en train de littéralement bouger une montagne pour sauver le petit #Rayan, j’espère que leurs efforts ne seront pas vains et que tous ceux qui ont prié pour lui verront leurs prières exaucées”, a opiné un internaute. “Tiens bon petit Rayan, tiens bon s’il te plaît”, implorait une autre internaute sur Twitter.

Une équipe se tient prête pour porter secours à l’enfant depuis la brèche horizontale, dès sa sortie, ont indiqué à l’AFP les autorités locales. Un hélicoptère médicalisé est en standby pour le prendre en charge.

“Nos coeurs sont avec la famille et on prie Dieu pour qu’il retrouve ses proches au plus vite”, a assuré le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, qui a exhorté la foule présente ”à laisser les secouristes travailler pour sauver cet enfant”.

Cet accident fait écho à un drame survenu début 2019 en Espagne, en Andalousie. Un enfant de deux ans avait trouvé la mort après avoir chuté dans un puits abandonné de 25 centimètres de diamètre et plus de 100 mètres de profondeur, creusé pour trouver de l’eau. Le corps du petit Julen avait été retrouvé au bout de treize jours de recherches d’une ampleur exceptionnelle.

À voir également sur Le HuffPost: De l’Algérie au Maroc, la colonisation cachait aussi un grand marché sexuel

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    Au Maroc, les secours s'activent pour sauver Rayan, 5 ans, coincé dans un puits

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 4 February, 2022 - 09:08 · 2 minutes

Les opérations de secours pour sauver Rayan, 5 ans, près de la localité de Bab Berred dans la province rurale de Chefchaouen, le 3 février 2022.

MAROC - Depuis quatre jours, le Maroc retient son souffle. Les opérations de secours se poursuivent, ce vendredi 4 février, pour sauver le petit Rayan, 5 ans, coincé, depuis mardi, dans un puits profond d’un village du nord du royaume . Le ballet des engins mécaniques déployés pour déblayer le terrain autour du puits de 32 mètres de profondeur n’a pas cessé toute la nuit, a constaté l’AFP.

Selon les autorités locales, les bulldozers ont déjà creusé jusqu’à 28 mètres de profondeur et les préparatifs sont en cours pour creuser une brèche horizontale de quelques mètres en direction du puits pour atteindre le petit Rayan.

Un puits étroit et difficile d’accès

Mais la phase est délicate vu le risque d’ éboulement , ont-elles ajouté. L’opération est très complexe en raison de la nature du sol, car certaines couches sont sableuses et d’autres rocheuses.

Le garçonnet, dont le sort émeut tout le pays et au-delà, est tombé accidentellement mardi après-midi dans le puits asséché, étroit et difficile d’accès, creusé près de la résidence familiale dans un village non loin de la localité de Bab Berred, dans la province de Chefchaouen.

“Dans un moment d’inattention, le petit est tombé dans le puits”, a témoigné le père du garçon. Pour l’heure, on ignore s’il est toujours vivant mais de l’eau et de l’oxygène lui ont été acheminés jusqu’au fond du puits exigu.

Vive émotion sur les réseaux sociaux

Une équipe médicale a été dépêchée sur les lieux afin de “réaliser les examens initiaux et les interventions de réanimation à l’enfant une fois secouru”. Un hélicoptère médicalisé est également sur place pour le prendre en charge.

L’épreuve du petit Rayan suscite énormément de sympathie et de solidarité sur les réseaux sociaux. Pour le deuxième jour consécutif, le hashtag #sauvezrayan (en arabe) figure parmi les principales tendances de Twitter au Maroc.

Le footballeur Houssem Aouar, qui évolue à l’OL, a publié une photo de l’enfant sur Twitter en adressant ses prières à l’aide de l’émoji mains jointes. Dans une story sur Instagram, l’international marocain du PSG Achraf Hakimi a également eu une pensée pour Rayan.

En outre, les habitants de la région sont aussi nombreux sur le lieu de l’accident, ce qui entrave parfois le travail des équipes de secours. Le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas a exhorté, jeudi, la population ”à laisser [les secours] travailler pour sauver cet enfant”.

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