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    Maroc: Une enquête ouverte après la mort d'une Française, tuée sur un marché

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 15 January - 23:44 · 1 minute

Une vue aérienne d

MAROC - La police marocaine a ouvert ce samedi 15 janvier une enquête sur la mort d’une Française, tuée sur un marché dans le sud-ouest du royaume , a rapporté l’agence de presse nationale MAP qui a fait état de l’arrestation d’un suspect.

Selon la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), la victime a été identifiée comme “une ressortissante française âgée de 79 ans, résidant dans un camping proche de la ville de Tiznit”, au sud d’Agadir.

La police a arrêté ce samedi soir à Agadir un homme âgé de 31 ans et des investigations sont en cours pour déterminer les motifs de son acte, ajoute la DGSN, qui ne précise pas quand la femme a été tuée.

La police avait indiqué plus tôt qu’une enquête judiciaire avait été ouverte pour interpeller un “suspect présumé dans une affaire de coups et blessures à l’aide de l’arme blanche, ayant entraîné la mort d’une ressortissante étrangère”.

Le suspect avait été admis dans un hôpital psychiatrique

Selon les données préliminaires de l’enquête, le suspect a causé la mort ”à l’aide d’un objet tranchant alors qu’elle se trouvait au marché municipal de Tiznit”, indique la DGSN, ajoutant ne pas exclure “l’hypothèse d’une agression pour vol”.

Le suspect est soupçonné d’avoir commis “un meurtre prémédité et une tentative d’assassinat”, selon la même source.

Il “a été arrêté après avoir tenté d’agresser physiquement les clients d’un café sur la côte d’Agadir, dont une victime belge qui a été transportée à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires”.

Il est par ailleurs précisé que le suspect avait auparavant été admis dans un hôpital psychiatrique “du 25 septembre au 25 octobre 2021”.

À voir également sur Le HuffPost : Né sans jambes ni bras, ce coach de football marocain est surnommé “l’entraîneur miracle”

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    Cet coach de football marocain né sans membres est "l'entraîneur miracle"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 5 January - 16:41 · 1 minute

SPORT - “L’entraîneur miracle” donne de la voix pour arranguer ses troupes. Abdelkhalek El-Ouardi est né sans membres , mais sa passion pour le football lui a permis de devenir entraîneur, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Il a commencé à jouer en tant que gardien de but à l’âge de 7 ans, avec d’autres enfants de son village. En grandissant, Abdelkhalek El-Ouardi s’est rendu compte de ses qualités d’observation, et a commencé à donner des conseils à ses partenaires.

C’est à ce moment-là que “ l’entraîneur miracle ”, comme le surnomment ses collègues, a songé à se reconvertir dans le coaching. Il a débuté sa carrière en 2010 , avec des équipes de quartier locales.

“De 2010 à 2014, j’ai acquis une expérience significative en tant qu’entraîneur, et j’ai participé à des tournois locaux et régionaux. Dieu Merci, l’année dernière, j’ai été désigné pour diriger le groupe U15 de l’équipe, souligne le coach auprès de Reuters. Il officie avec les moins de 15 ans du Club Jeunesse Ben Guerir, qui évolue en deuxième division marocaine.

L’ambition d’aller plus haut

Abdelkhalek a la réputation d’être ferme mais juste avec ses joueurs, comme en témoigne son assistant Omar el-Wardi. “En dehors du terrain, Abdelkhalek a un coeur aimable et pur, une personne à la morale élevée. Sur le terrain , il est le même mais en plus strict avec moi et les joueurs. Il n’aime pas le chaos et la négativité”, clarifie son assistant.

Le jeune homme de 26 ans ne compte pas en rester là, et espère avoir l’occasion d’entraîner des équipes de plus haut niveau. C’est aussi ce qu’espère Wafae Tara, collègue d’Abdelkhalek El-Ouardi.

Il loue la capacité de l’entraîneur à cultiver le talent sur le terrain, et souhaite que “la Fédération royale marocaine de football [aide] les personnes handicapées à obtenir des diplômes en formation et en gestion du sport”.

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    Le Maroc referme ses frontières après un cas du variant Omicron

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 December - 19:48 · 2 minutes

Des avions de la compagnie Air France à l

FRONTIÈRES - Le premier cas d’infection au variant Omicron du coronavirus a été détecté au Maroc , qui va refermer prochainement ses frontières partiellement rouvertes face à la propagation “fulgurante” du nouveau variant, selon les autorités marocaines .

“Ce premier cas de contamination par la nouvelle souche Omicron a été détecté chez une citoyenne marocaine dont l’état de santé est stable et ne suscite pas d’inquiétude”, a indiqué ce mercredi 15 décembre le ministère de la Santé dans un communiqué diffusé par l’agence MAP .

La patiente a été placée sous supervision médicale dans un hôpital de Casablanca, la capitale économique du royaume, ajoute le communiqué sans autre précision.

Les autorités ont par ailleurs décidé de mettre fin à partir du 23 décembre au dispositif mis en place pour permettre aux Marocains bloqués à l’étranger de regagner leur pays.

Une levée “partielle” annoncée lundi

Cette décision a été prise en raison de “la propagation fulgurante du variant Omicron au niveau planétaire et sa progression préoccupante dans le voisinage européen du Maroc”, selon le comité interministériel de suivi du Covid.

Annoncée lundi 13 décembre, la levée partielle de la fermeture des frontières aériennes du Maroc, effective depuis le 29 novembre, était destinée à permettre ”à titre exceptionnel” aux Marocains coincés à l’étranger de rentrer dans leur pays via le Portugal, la Turquie et les Emirats arabes unis.

A partir du 23 décembre, les vols de passagers à destination du royaume seront à nouveau interdits, précise le comité de suivi de la pandémie.

Le gouvernement autorise cependant des vols spéciaux de rapatriement vers les pays étrangers, notamment vers l’Europe.

“Les autorités marocaines continueront à placer la préservation de l’intégrité physique et la santé des Marocains, avant toute autre considération”, conclut le communiqué.

Inquiétude des professionnels du tourisme

Toutefois, les professionnels du tourisme s’alarment de l’impact dévastateur de la fermeture des frontières sur ce secteur vital pour l’économie du royaume, déjà miné par une crise sans précédent depuis bientôt deux ans.

Mardi, le ministère marocain de la Santé a exhorté la population à respecter les mesures de prévention et à se faire vacciner pour éviter toute détérioration de la situation épidémiologique.

Cet appel intervient en réaction ”à l’abandon, par un grand nombre de citoyennes et de citoyens, des principales mesures préventives du virus ainsi que suite à la tendance à la hausse de la courbe épidémiologique durant les deux dernières semaines”, s’est inquiété le ministère dans un communiqué.

Au Maghreb, la Tunisie a fait état de son premier cas du variant Omicron dès le 3 décembre, tandis que l’Algérie a rapporté son premier cas mardi.

L’OMS a averti mardi que le variant Omicron se propageait à un rythme inédit et exhorté les pays à agir rapidement pour freiner la transmission du virus.

À voir également sur Le HuffPost : Véran exclut un confinement ou un couvre-feu contre la 5e vague

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    Covid-19: le Maroc suspend les vols à destination et en provenance de France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 25 November - 19:24 · 2 minutes

Des avions de la compagnie Air France à l

MAROC - Le Maroc a décidé de suspendre les vols réguliers à destination et en provenance de France en raison de la reprise de la pandémie de Covid-19 , a-t-on appris ce jeudi 25 novembre auprès du ministère marocain des Affaires étrangères.

“Cette décision entrera en vigueur à partir du 26 novembre 2021 à 23h59, et ce jusqu’à nouvel ordre”, précise un communiqué officiel relayé par l’agence de presse MAP.

L’annonce “intervient afin de préserver les acquis du Maroc en matière de gestion de la pandémie de la Covid-19 et pour faire face à la dégradation de la situation sanitaire dans certains pays du voisinage européen”, note le Comité interministériel de suivi du Covid.

Face à une cinquième vague de la pandémie de coronavirus, le gouvernement français a annoncé ce jeudi un renforcement des mesures sanitaires, sans envisager un reconfinement ni un couvre-feu.

La France est de loin le premier partenaire économique du Maroc. Les liens culturels et humains sont également étroits: plus de 1,3 million de Marocains vivent en France et près de 80.000 Français résident au Maroc.

Il y a près de deux semaines, le royaume a renforcé les contrôles à ses frontières en raison de la hausse des cas de contaminations au Covid-19 en Europe.

Caméras thermiques, thermomètres électroniques et tests antigéniques

Dorénavant, outre le pass sanitaire obligatoire et des tests PCR négatifs, à l’arrivée au Maroc, les voyageurs passent par un double contrôle, par caméras thermiques et thermomètres électroniques et par des tests antigéniques, détaille le communiqué.

Tout passager testé positif à l’arrivée sera renvoyé immédiatement dans son pays d’origine, à la charge de la compagnie de transport aérien ou maritime, à l’exception des résidents permanents au Maroc.

Ces mesures concernent toutes les personnes en provenance des pays dits de “la liste B”, soit la France, plusieurs pays de l’Union européenne ainsi que le Royaume-Uni, l’Algérie et la Tunisie, selon la dernière actualisation du ministère des Affaires étrangères.

Le mois dernier, les autorités marocaines avaient déjà suspendu les vols depuis et vers l’ Allemagne , les Pays-Bas , le Royaume-Uni et la Russie à cause de l’évolution de la situation sanitaire dans ces quatre pays.

Si au Maroc la situation épidémiologique est en amélioration constante, ayant permis la levée début novembre d’un couvre-feu nocturne national en vigueur depuis des mois, l’Europe est redevenue cet automne l’épicentre mondial de la pandémie.

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    Sofiane Hambli, baron de la drogue et ancien indic', interpellé après 7 mois de cavale

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 25 October - 15:22 · 4 minutes

Le trafiquant de drogue Sofiane Hambli, baron français du trafic de stupéfiants, a été arrêté au Maroc après une énième cavale de plusieurs mois (capture d

GRAND BANDITISME - Un chapitre de plus dans la vie rocambolesque de Sofiane Hambli. Le trafiquant de drogue de haut vol , en cavale depuis le mois de mars, a été arrêté vendredi 22 octobre dans une clinique de Tanger au Maroc où il avait été admis après avoir été agressé dans les rues de la ville, a-t-on appris ce lundi 25 de sources policière et proche du dossier.

Sofiane (aussi orthographié Sophiane) Hambli, est un personnage-clé du scandale de l’importation en France de sept tonnes de cannabis en 2015, qui avait abouti à l’éviction de l’ex-patron de la lutte antidrogue François Thierry ainsi qu’à la refonte de l’office de lutte contre le trafic de drogue. Ce dernier aurait en effet eu recours pendant des années aux réseaux d’Hambli pour mener des opérations de surveillance.

Cette fois-ci, il était recherché dans le cadre d’une autre affaire d’importation de stupéfiants, a-t-on indiqué de même source, confirmant une information de L’Obs .

Repéré dans une clinique marocaine

Le Français d’origine algérienne, âgé de 46 ans, s’est présenté à la clinique sous de faux papiers allemands “avec une plaie de 20 centimètres à la joue” causée par “un sabre ou une machette”, selon la source proche du dossier, précisant que son pronostic vital est encore “réservé”.

La Direction Générale de la Sûreté Nationale marocaine (DGSN) avait annoncé samedi dans un communiqué avoir arrêté “un ressortissant français d’origine algérienne, pour son implication présumée dans le trafic international de drogue dans le cadre d’un réseau criminel organisé transnational”, sans préciser son identité.

“Le suspect blessé subit actuellement les soins nécessaires à l’hôpital, dans l’attente de l’enquête judiciaire qui sera menée”, tant sur ses activités de trafic de stupéfiants que sur les auteurs et les motifs de son agression, ajoutait le communiqué. “Dès qu’il sera rétabli, on ira le chercher”, a indiqué une source proche de dossier côté français.

En cavale depuis mars

Sofiane Hambli, surnommé “La Chimère” pour sa capacité à s’évaporer dans la nature et “La Hyène”, est soupçonné par la justice française d’avoir perçu 2,5 millions d’euros pour organiser la logistique de l’importation de quatre tonnes de cannabis, des accusations qu’il avait démenties en mai via son avocat Hugues Vigier. Sollicité par l’AFP, ce dernier n’était pas joignable dans l’immédiat.

Placé en détention en novembre 2020 dans ce dossier, puis libéré sous contrôle judiciaire en mars dernier après une décision favorable de la Cour de cassation, le trafiquant de drogue s’est vu décerner peu après un mandat de dépôt par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

Ne s’étant pas présenté à la justice et la police ne l’ayant pas retrouvé, Sofiane Hambli était depuis considéré en cavale et Interpol avait émis un mandat d’arrêt international à son encontre, via une notice rouge, à la demande des autorités françaises.

Parrain français

Né à Mulhouse, le trafiquant au lourd casier judiciaire est coutumier de la cavale. Il avait notamment été interpellé en 2004 en Espagne après son évasion l’année précédente de la prison de Metz. En 2009, c’est encore en Espagne qu’il avait été arrêté alors qu’un tribunal français l’avait condamné par défaut à 18 ans de prison. Et c’est à cette occasion là, en échange d’une remise de peine, qu’il était devenu “l’indic” de François Thierry .

Il est aussi connu pour la violente rivalité qui l’a opposé à Moufide Bouchibi , un autre gros bonnet du trafic de drogue vers la France avec lequel il a d’abord été en affaires avant de se brouiller méchamment, jusqu’à ce que le conflit prenne la forme de règlements de comptes terribles.

Ces dernières années, alors qu’il était censé avoir cessé toute activité criminelle à la suite de son début de collaboration avec les autorités françaises, son train de vie luxueux avait rapidement mis les enquêteurs sur la piste d’un regain d’activité. Un doute rapidement confirmé avec la saisie de plusieurs tonnes de haschich qui avait poussé le trafiquant alsacien à se remettre en cavale, alternant à nouveau les condamnations et les périodes de fuite.

À voir également sur le HuffPost : En Espagne, des trafiquants de drogue arrêtés grâce à... des baigneurs

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    La France limite les visas accordés à l'Algérie, au Maroc et à la Tunisie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 28 September - 07:52 · 2 minutes

Au micro d

INTERNATIONAL - Paris a décidé de durcir les conditions d’obtention des visas à l’égard du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie qui “refusent” de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France, a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal ce mardi 28 septembre sur Europe 1.

“C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France”, a-t-il justifié, confirmant une information de la radio .

L’attitude de ces pays “freine l’efficacité des reconduites effectives” à la frontière une fois les obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées, a-t-il déploré. “Il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces. Aujourd’hui on met cette menace à exécution”, a-t-il expliqué.

La France veut plus de coopération

Soulignant les visites sur ce sujet dans ces trois pays du Premier ministre Jean Castex et de membres du gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, ainsi que les réunions avec les ambassadeurs des pays concernés, il a estimé qu’”à un moment quand les choses ne bougent pas, nous faisons appliquer les règles”.

Interrogé sur la durée d’application de cette mesure, temporaire ou pérenne, le porte-parole du gouvernement français a indiqué qu’elle avait été “décidée il y a quelques semaines” et “va être mise à exécution” pour “pousser les pays concernés à changer de politique et accepter de délivrer ces laissez-passer consulaires”.

“On souhaiterait que la réaction soit davantage de coopération avec la France pour qu’on puisse faire appliquer nos règles migratoires”, a insisté Gabriel Attal.

Réagissant à cette annonce sur France Inter, le président par intérim du Rassemblement national, Jordan Bardella a affirmé qu’“on jugera le résultat” , déplorant qu’Emmanuel Macron ne soit pas parvenu, comme promis selon lui en campagne en 2017 à “100% d’exécution des OQTF (ordre de quitter le territoire français, ndlr)”. La candidate du RN Marine Le Pen doit présenter mardi après-midi son projet de référendum sur l’immigration.

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    Maroc: l'homme d'affaires Aziz Akhannouch nommé chef du gouvernement par le roi

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 10 September - 20:06 · 2 minutes

Aziz Akhannouch, ici à Rabat au Maroc, le 2 septembre 2021.

MAROC - L’homme d’affaires marocain Aziz Akhannouch a été nommé ce vendredi 10 septembre chef du gouvernement et chargé de former le nouvel exécutif par le roi Mohammed VI après la victoire de son parti libéral aux élections législatives au détriment des islamistes au pouvoir.

Le monarque “a reçu vendredi 10 septembre 2021 au Palais royal à Fès M. Aziz Akhannouch (...) que le souverain a nommé chef de gouvernement, et l’a chargé de former le nouveau gouvernement”, selon un communiqué du palais.

Le parti d’Aziz Akhannouch, le Rassemblement national des indépendants (RNI), grand vainqueur du scrutin, a empoché 102 sièges au Parlement sur un total de 395, loin devant le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré) qui n’en a obtenu que 13, selon les résultats du ministère de l’Intérieur après dépouillement de l’ensemble des bulletins.

Le RNI est dirigé depuis 2016 par Aziz Akhannouch, une des premières fortunes du royaume et ministre de l’Agriculture depuis 2007.

Ce parti considéré proche du palais a pris part à toutes les coalitions gouvernementales depuis 23 ans, sauf pendant une brève période entre 2012 et 2013.

Déroute historique du parti islamiste

Pour la première fois, les quelque 18 millions d’électeurs marocains ont choisi leurs 395 députés le même jour, mercredi, que leurs représentants communaux et régionaux.

La formation d’Aziz Akhannouch est également arrivée en tête des communales avec 9995 sièges (sur un total de 31.503) et régionales avec 196 sièges (sur 678).

La déroute historique du parti islamiste aux législatives au Maroc s’est confirmée avec les élections communales et régionales où il est passé de 5021 sièges à 777 aux communales et a aussi dégringolé aux régionales avec 18 sièges contre 174 lors des précédentes élections locales en 2015.

Le parti islamiste était à la tête du gouvernement au Maroc depuis 2011 dans le sillage du Printemps arabe, sans contrôler les ministères clés.

À cette époque, le Maroc avait adopté une nouvelle Constitution accordant de larges prérogatives au Parlement et au gouvernement.

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    Maroc: Le gouvernement islamiste subit une déroute terrible aux législatives

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 September - 05:52 · 4 minutes

Alors que les Marocains étaient appelés aux urnes mercredi 8 septembre pour les législatives, le gouvernement islamiste au pouvoir depuis une décennie a subi un terrible revers face aux partis libéraux (photo prise à Casablanca).

MAROC - Le parti islamiste PJD, à la tête du gouvernement marocain depuis une décennie, a subi une spectaculaire déroute, au profit de partis libéraux considérés comme proches du palais royal , lors des élections législatives qui se tenaient ce mercredi 8 septembre dans le royaume.

Le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré) s’effondre, passant de 125 sièges dans l’assemblée sortante à 12, a indiqué le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, durant un point presse.

Il arrive loin derrière ses principaux rivaux, le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti Authenticité et Modernité (PAM), tous deux de tendance libérale, et le Parti de l’Istiqlal (centre-droit), avec respectivement 97, 82 et 78 (sur 395 députés).

C’est le roi qui nommera le chef du gouvernement

Le RNI, qui appartient à la coalition gouvernementale, est dirigé par un homme d’affaires fortuné, Aziz Akhannouch, décrit comme proche du palais. Et le PAM, principale formation de l’opposition, a été fondé par l’actuel conseiller royal, Fouad Ali El Himma, en 2008 avant qu’il n’en démissionne en 2011. Plus ancien parti du Maroc, le parti de l’Istiqlal (Indépendance), de centre-droit, fait un retour remarqué avec un gain de 32 siège.

L’ampleur de la défaite des islamistes est inattendue dans la mesure où, malgré l’absence de sondages, médias et analystes pensaient que le PJD jouerait encore les premières places. Longtemps cantonné dans l’opposition, le PJD espérait briguer un troisième mandat consécutif à la tête du gouvernement.

Il reviendra au roi Mohammed VI de nommer un chef du gouvernement, issu du parti arrivé en tête du scrutin législatif, qui sera chargé de former un exécutif pour un mandat de cinq ans. Il succèdera au secrétaire général du PJD, Saad-Eddine El Othmani. Les résultats définitifs devraient être connus jeudi.

Un Parlement plus puissant, mais...

Le taux de participation a atteint 50,35% au niveau national, selon le dernier chiffre donné par le ministre de l’Intérieur. Il avait plafonné à 43% lors des précédentes législatives en 2016 et à 53% lors des dernières élections locales en 2015.

Mais c’est la première fois que les quelque 18 millions d’électeurs choisissaient leurs 395 députés le même jour que leurs représentants communaux et régionaux. Ce qui a réduit l’abstention. La participation a notamment été élevée dans les régions du Sud qui englobent la partie du territoire disputé du Sahara occidental contrôlée par le Maroc.

En 2011, le Maroc s’est doté d’une nouvelle Constitution accordant de larges prérogatives au Parlement et au gouvernement. Toutefois, les décisions et les orientations dans des secteurs clés continuent d’émaner d’initiatives du roi Mohammed VI.

Polémiques en série

Plus tôt dans journée, les islamistes avaient fait état de “graves irrégularités”, dont “la distribution obscène d’argent” à proximité de bureaux de vote et des “confusions” sur certaines listes électorales, des citoyens n’y trouvant pas leur nom. Les opérations de vote se sont déroulées “dans des circonstances normales”, a néanmoins assuré Abdelouafi Laftit, hormis “des cas isolés”.

La fin de la courte campagne électorale, marquée par l’absence de grands meetings politiques pour cause de covid-19 , avait déjà été empoisonnée par des accusations d’achat de voix.

Une vive polémique a d’ailleurs opposé ces derniers jours le PJD au RNI. L’ancien chef du gouvernement et ex-secrétaire général du PJD Abdelilah Benkirane avait tiré à boulets rouges sur le chef du RNI Aziz Akhannouch, jugeant qu’il fallait “une personnalité politique intègre” à la présidence du gouvernement.

Ministre de l’Agriculture depuis 2007, Aziz Akhannouch avait rétorqué que les critiques des islamistes étaient “un aveu d’échec” et “ne visaient qu’à semer la zizanie”. Le ministre, à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, a déjà joué un rôle clé dans le précédent gouvernement, contrôlant des portefeuilles importants comme l’Economie et les Finances ou l’Industrie.

Les petits partis favorisés

C’est la première fois depuis la tenue des premières élections au Maroc en 1960 que la répartition des sièges à la Chambre des représentants était calculée sur la base du nombre d’électeurs inscrits et non des votants.

Ce nouveau mode de calcul devait favoriser les petits partis au détriment des grandes formations. Mais seul le PJD s’y était opposé, s’estimant déjà “lésé”. La compétition électorale a été caractérisée par l’absence de polarisation bien définie sur les choix politiques.

Après le scrutin, les partis politiques seront invités à adopter “un pacte” découlant d’un “nouveau modèle de développement”, qui préfigure une “nouvelle génération de réformes et de projets”, comme l’a promis récemment Mohammed VI.

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