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    Proche de Poutine, Gerhard Schröder privé de ses avantages d'ex-chancelier

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 13:26 · 2 minutes

Les deux hommes en septembre 2005 lors d'une conférence de presse germano-russe après laquelle Poutine et Schröder ont signé un accord germano-russe sur la construction d'un gazoduc au fond de la mer Baltique. Les deux hommes en septembre 2005 lors d'une conférence de presse germano-russe après laquelle Poutine et Schröder ont signé un accord germano-russe sur la construction d'un gazoduc au fond de la mer Baltique.

ALLEMAGNE - L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder , proche de Vladimir Poutine et détenteur de plusieurs mandats dans des groupes russes, a été privé d’une partie de ses avantages d’ex-dirigeant, dont l’attribution de bureaux, a-t-on appris ce jeudi 19 mai de source parlementaire.

“Les groupes parlementaires de la coalition ont tiré les conséquences du comportement de l’ancien chancelier et lobbyiste Gerhard Schröder face à l’invasion russe en Ukraine ”, indique la commission budgétaire du Bundestag, la chambre basse du parlement allemand. Lâché ces derniers mois par une partie des ses collaborateurs, l’ancien dirigeant social-démocrate, âgé de 77 ans conserve cependant sa protection policière et sa pension de retraite d’ex-chancelier (1998-2005).

La coalition au pouvoir justifie aussi cette décision par le fait que “l’ancien chancelier Schröder n’assume plus aucune obligation continue liée à sa fonction”. En tant qu’ancien chancelier , il a droit encore à plusieurs bureaux à la chambre des députés et à un budget pour du personnel. Un privilège, qui coûte 400.000 euros par an aux contribuables.

Plus globalement, la commission budgétaire demande au gouvernement de veiller désormais à ce “que la dotation de fonction des anciens chanceliers fédéraux se fasse en fonction de l’obligation continue découlant de leur fonction et non en fonction de leur statut”. Gerhard Schröder n’est ainsi pas exclusivement concerné et Angela Merkel elle-même, au pouvoir entre 2005 et 2021, pourrait à l’avenir voir rogner une partie de ses avantages.

Schröder, une figure politique encombrante outre-Rhin

L’ancien chancelier est sous pression depuis l’invasion russe de l’Ukraine. Contrairement à la plupart des anciens dirigeants européens présents, avant la guerre en Ukraine, dans les instances dirigeantes des entreprises russes, il n’a pas démissionné.

Gerhard Schröder reste ainsi président du comité des actionnaires de Nord Stream AG , le gazoduc controversé entre la Russie et l’Allemagne suspendu en février, et président du conseil de surveillance de Rosneft, premier groupe pétrolier russe.

L’ex chancelier allemand, privé de distinctions honorifiques par plusieurs villes et ciblé par des appels à son éviction du parti social-démocrate SPD, avait fait savoir en avril qu’il n’avait aucune intention de démissionner, sauf si Moscou venait à cesser ses livraisons de gaz à l’Allemagne . Un scénario auquel il disait ne pas croire.

À voir également sur Le HuffPost: “Satan II”: la Russie met en scène un essai de son missile Sarmat

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    À Cannes, Serebrennikov et "La femme de Tchaïkovski" embrasent les discussions

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 11:21 · 4 minutes

Le réalisateur russe Kirill Serebrennikov en compétition avec Le réalisateur russe Kirill Serebrennikov en compétition avec "La femme de Tchaïkovski", le jeudi 19 mai 2022INI / AFP)

FESTIVAL DE CANNES - On le décrit souvent comme “l’enfant terrible du cinéma russe”. Assigné à résidence depuis près de 5 ans à Moscou, Kirill Serebrennikov -né d’une mère ukrainienne- a pu (enfin) quitter le pays de Vladimir Poutine au début de la guerre. Quelques semaines plus tard, le voici sur le tapis rouge du Festival de Cannes avec son film romanesque et sombre La femme de Tchaïkovski .

Les deux dernières fois que Kirill Serebrennikov présentait des films en sélection à Cannes ( Leto en 2018 et La Fièvre de Petrov en 2021), le cinéaste avait brillé par son absence. Dans le Palais des festivals, le fauteuil frappé de son nom était symboliquement resté vide, tandis que ses acteurs et producteurs affichaient des badges à son effigie. Accusé par le gouvernement de détournement de fonds et jugé coupable par un tribunal moscovite en 2017, le réalisateur qui a toujours clamé son innocence a vu son assignation à résidence prendre fin le 28 mars dernier.

Rien d’un biopic ni d’un film en costume

Ce mercredi 18 mai, il a donc enfin pu fouler le tapis rouge pour présenter La femme de Tchaïkovski , avec lequel il tire de l’ombre l’histoire d’Antonina Milioukova, la femme du compositeur de génie, épousée pour cacher son homosexualité. Et le long-métrage, qui se déroule dans les années 1870 en Russie, n’a rien d’un ennuyant film historique en costume ni d’un biopic destiné aux fans de musique classique.

“Ce n’est pas un biopic, Tchaïkovski n’est pas le personnage principal. C’est un film sur quelques épisodes de sa vie et sur une femme qui était obsédée par lui”, décrit ainsi à l’AFP Kirill Serebrennikov. “Ca montre sa version des évènements et c’est intéressant car Antonina Milioukova est un personnage complètement oublié”. Le film sombre, parfois onirique, explore pendant 2h23 la vie et les souffrances de cette femme, jouée par l’actrice magnétique Alena Mikhailova à qui on voudrait presque déjà donner la Palme de l’interprétation féminine.

Ekaterina Ermishina, héroïne de Ekaterina Ermishina, héroïne de "La femme de Tchaïkovski"

Si l’homosexualité du compositeur était connue depuis longtemps, des passages de lettres de Tchaïkovski, publiés sans censure pour la première fois en 2018, dévoilaient ses chagrins d’amour ou ses désirs pour des hommes. Et Antonina Milioukova? Longtemps, les biographes lui ont imputé toute la souffrance de Tchaïkovski, la qualifiant de folle -lui-même l’a qualifiée de “vipère”-, mais aujourd’hui les recherches sont plus nuancées.

Roman Abramovitch parmi les financeurs

Il y a quelques années, alors que Serebrennikov cherchait un financement public pour ce film, l’ex-ministre de la Culture Vladimir Medinski (actuellement chef de la délégation russe aux négociations avec l’Ukraine), “voulait que nous suivions la version soviétique” de la vie du compositeur, raconte-t-il. “Or ce film est un terrible mensonge”. En Russie, “Tchaïkovski est un monument qui n’a pas souffert, qui n’a pas eu de vie privée”, précise-t-il. Pour lui, sa vie intime reste “inconnue des Russes tout comme (celle de) Tchekhov, Dostoïevski ou Tolstoï”.

C’est finalement grâce, entre autres, à l’homme d’affaires Roman Abramovitch et sa fondation Kinoprime que le film a été financé -comme les précédents. Le nom de l’oligarque russe, sanctionné par l’Union européenne et le Royaume-Uni en raison de sa proximité avec Vladimir Poutine, parmi les producteurs de La femme de Tchaïkovski interroge. “Roman Abramovitch aide l’art contemporain depuis très longtemps. Il joue un rôle de mécène et c’est en partie grâce à lui qu’on du cinéma d’auteur en Russie. Et croyez-moi ce ne sont pas des films de propagande, bien au contraire”, a rétorqué Kirill Serebrennikov lors d’une conférence de presse ce jeudi 19 mai.

“Non à la guerre!”, a aussi déclaré, ému, le cinéaste sous des applaudissements nourris à l’issue de la projection de son film. “Je suis absolument convaincu que les gens de la culture sont capables de faire que cette guerre cesse... Cette fin va arriver et on vivra dans la paix”.

Tant que la guerre en Ukraine durera, le rendez-vous mondial du cinéma refuse d’accueillir “des représentants officiels russes, des instances gouvernementales ou des journalistes représentant la ligne officielle” russe. Mais s’est toujours dit prêt à accueillir les voix dissidentes, à commencer donc par celle de Kirill Serebrennikov.

À voir également sur Le HuffPost: Pour ou contre Netflix à Cannes? Les festivaliers sont encore divisés

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    Google n’a plus de présence en Russie, mais reste sur le web russe

    news.movim.eu / Numerama · Yesterday - 11:08

Google

Google réduit la voilure en Russie : son personnel a été relocalisé à l'étranger, tandis que sa filiale dans le pays est déclarée en faillite. Mais les services et les produits de l'entreprise américaine restent accessibles à la population. [Lire la suite]

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    Guerre en Ukraine: à quoi joue la Turquie?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 16:33 · 6 minutes

(Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine le 29 septembre 2021 à Sochi en Russie par Vladimir Smirnov, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP) (Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine le 29 septembre 2021 à Sochi en Russie par Vladimir Smirnov, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)

INTERNATIONAL - Le jeu d’équilibriste d’Erdogan. La Finlande et la Suède ont soumis leurs demandes d’adhésion à l’Otan ce mercredi 18 mai et des consultations sont en cours entre les Alliés pour lever l’opposition de la Turquie à l’intégration des deux pays nordiques dans l’Alliance. Le président Erdogan a affirmé lundi 16 mai au soir que la Turquie ne “cèdera(it) pas” sur l’adhésion de la Suède et de la Finlande, or tout élargissement est soumis à l’approbation unanime des membres de l’Alliance .

Pourtant, depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, la position de la Turquie dans cette affaire a été saluée par l’Otan puisqu’Ankara a montré ouvertement son soutien à l’Ukraine, désapprouvant l’acte de guerre commis par son allié russe. Mais d’un autre côté, elle a également refusé d’appliquer les sanctions décidées par les Occidentaux contre Moscou, et n’a cessé de jouer la carte de la médiation .

Ankara a communiqué des arguments officiels pour justifier cette levée de boucliers envers les deux pays nordiques . “Mais il y a d’autres raisons qu’on peut subodorer”, note auprès du HuffPost Jean Marcou, professeur à Science-Po Grenoble, spécialiste de la Turquie. Et la principale est qu’Ankara souhaite garder cette position ambivalente qu’elle tient depuis des mois, entre Russie et Otan. La question de l’adhésion à l’Otan n’est d’ailleurs qu’un des points sur lesquels la Turquie maintient sciemment le flou dans ce conflit. On vous explique à quel jeu joue Recep Tayyip Erdogan.

La Turquie grogne contre la Suède et la Finlande pour “capitaliser”

Le 13 mai dernier, la Turquie a dit ne pas être dans “un état d’esprit positif” concernant l’adhésion de la Suède et de la Finlande , mais n’a pas clairement annoncé qu’elle allait mettre son véto. Et cette situation de “flou” peut lui profiter de bien des manières.

“La Turquie doit penser avoir trouvé un levier pour obtenir des avantages. On peut penser notamment à l’achat d’avions de combat américains, puisqu’actuellement Ankara ne peut pas moderniser sa flotte de combat”, note le professeur à SciencePo Jean Marcou. En effet, Washington a décrété un embargo après l’achat par le gouvernement turc de missiles de défense aérienne russe S-400.

Pour Carole André-Dessornes, géopolitologue et chercheuse associée à la FRS contactée par Le HuffPost , cette tactique de souffler le chaud et le froid permet aussi à Ankara d’être en position de négocier avec la Suède et la Finlande au sujet des Kurdes du PKK, considérés comme “terroristes”, que les deux pays du Nord refusent d’extrader. Ou encore de demander à la Suède de lever la suspension de ventes d’armes de 2019, décision prise en représailles à l’opération turque dans le nord de la Syrie.

Aussi, il ne faut pas perdre de vue la dimension de la politique intérieure, puisque les élections présidentielles et législatives auront lieu en juin 2023, en plein centenaire de la République turque. “En créant cette crise artificielle, Erdogan cherche aussi à atteindre sa base électorale et montrer qu’il ne se laisse pas faire”, analyse la spécialiste.

“Erdogan est connu pour souffler le chaud et le froid, pour au final se rallier au consensus. Non sans avoir entre-temps capitalisé sur la situation. Et c’est ce qu’il fait ici, il capitalise sur la guerre en Ukraine pour servir ses intérêts”, poursuit Carole André-Dessornes. Aussi, pour Jean Marcou, il serait de toute façon très risqué pour Ankara de dégainer la carte “veto”, sous peine d’être mise au ban de l’Otan. “Je ne suis pas sûr qu’elle peut se permettre une telle manœuvre, Ankara n’est pas dans un bon rapport de force politique, être isolée ne ferait que la desservir”, explique-t-il.

En équilibre sur une (étroite) ligne de crête

Ménager la chèvre et le chou, la Turquie le fait depuis le 24 février. Soutenir l’Ukraine, ne pas froisser la Russie , rester en bons termes avec l’Otan: telle est sa très étroite ligne de crête.

La diplomatie turque a qualifié d’“inacceptable” et de “grave violation du droit international” l’invasion de l’Ukraine. Quatre jours plus tard, Ankara a accédé à la demande de Kiev de reconnaître le conflit comme une guerre. Conformément à la convention de Montreux de 1936, la Turquie a alors fermé l’accès, pour la plupart des navires de guerre, aux détroits du Bosphore et des Dardanelles.

Parallèlement, elle s’est toutefois opposée aux sanctions occidentales contre Moscou et a notamment déclaré que les oligarques russes restaient “bien sûr” les bienvenus en Turquie et libres d’y faire des affaires, dans le respect du droit international. C’est d’ailleurs là qu’ont trouvé refuge plusieurs yachts possédés par des milliardaires russes tels que Roman Abramovitch.

Pour ce nouveau volet sur la Suède et la Finlande, la réponse de la Turquie a été plusieurs fois saluée par la Russie, ainsi que son refus d’appliquer les sanctions. Du côté ukrainien, l’implication turque est également chaleureusement saluée: “Nous apprécions l’appui, humanitaire, diplomatique, moral, militaire, offert par la Turquie, quand bien même elle n’applique pas les sanctions. Pour soutenir l’Ukraine, elle a fait plus que n’importe quel autre pays de l’OTAN”, explique au Monde un diplomate ukrainien en poste à Ankara, sous couvert d’anonymat. Et les deux camps ont tout intérêt à rester en bons termes avec elle, aucun ne voulant perdre le soutien relatif qu’elle leur apporte.

Garder ses alliés et faire la paix

Évidemment, pour la Turquie, l’enjeu est également de taille puisqu’elle a des intérêts économiques et politiques aussi bien avec l’Ukraine qu’avec la Russie.

Kiev représente 15 % des importations de blé d’Ankara, ce qui en fait son deuxième plus gros fournisseur après la Russie. L’Ukraine est aussi la troisième source de tourisme de la Turquie: quelque 2 millions de personnes y sont venues en vacances en 2021. Aussi, parmi les multiples partenariats avec Ankara, Kiev a construit sur son sol en 2021 une usine pour la coproduction du drone de combat Bayraktar TB2 – conçu par la société Baykar, dont le directeur de la technologie est le gendre de Recep Tayyip Erdogan. Ces drones sont d’ailleurs utilisés aujourd’hui en Ukraine contre la Russie. Kiev a également signé des contrats pour la fabrication de moteurs qui serviront à la fois aux nouveaux modèles du drone TB2 et à un futur hélicoptère militaire turc.

Concernant la Russie, cette dernière fournit à Ankara 45 % de sa consommation de gaz naturel et 70 % de son blé. Les Russes sont aussi importants pour le secteur du tourisme turc : 4,7 millions de visiteurs (soit 19 % du total en 2021) s’y sont rendus l’année dernière, note France 24 .

Enfin, la Turquie peut également profiter du conflit pour améliorer ses relations avec l’Otan, notamment avec Washington. “En se positionnant comme médiateur de ce conflit, Ankara sort d’une longue période d’isolement. Avec la guerre en Syrie notamment, est entrée dans une période d’isolement régional et a amorcé des relations conflictuelles avec plusieurs pays, nous explique Carole André-Dessornes. Cette guerre en Ukraine est un ticket d’entrée pour améliorer ses relations avec l’Occident”.

À voir également sur Le HuffPost: À Marioupol, l’aciérie d’Azovstal frappée par une “pluie de feu” russe

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    Guerre en Ukraine: Le gymnaste russe Ivan Kuliak forcé de rendre sa médaille

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 10:20 · 2 minutes

Le gymnaste russe Ivan Kuliak à la coupe du monde de gymnastique artistique en mars 2022. Le gymnaste russe Ivan Kuliak à la coupe du monde de gymnastique artistique en mars 2022.

GUERRE EN UKRAINE - Retour à l’envoyeur. Le gymnaste russe Ivan Kuliak, qui avait affiché son soutien à l’armée russe pendant la Coupe du monde de gymnastique artistique à Doha en mars dernier, va devoir remettre sa médaille .

La Gymnastics Ethics Foundation , qui assure la sécurité et l’éthique de ce sport, a rapidement ouvert une procédure disciplinaire, et a fait part ce mardi 17 mai de sa décision finale. “Le gymnaste russe a été sanctionné par la commission disciplinaire pour avoir violé les règles de la fédération en portant la lettre ’Z’” sur son maillot , peut-on lire dans un communiqué.

Non seulement disqualifié de cette édition, Ivan Kuliak “n’est plus autorisé à participer à aucun événement ou compétition organisés par la fédération, pendant un an à partir d’aujourd’hui”, est-il écrit.

Un symbole de soutien à l’invasion russe en Ukraine

L’athlète avait décroché une médaille de bronze durant l’épreuve des barres parallèles, à l’issue de laquelle l’Ukrainien Kovtun Illia avait remporté l’or. Ce résultat avait donné des images surréalistes sur le podium, montrant l’athlète ukrainien à côté du Russe affichant fièrement le “Z” plaqué sur son torse. Dans une ambiance très tendue, les deux athlètes se sont fuis du regard, et ne sont jamais serré la main.

La lettre Z est chargée en symbolique depuis le début de la guerre en Ukraine . Aperçue sur les chars et autres véhicules de l’armée russe, elle est interprétée comme un symbole de soutien aux troupes russes, même si aucune explication officielle n’a validé ces hypothèses.

Après son action, l’athlète n’a exprimé aucun regret. “On nous a dit de recouvrir notre drapeau. C’est ce que j’ai fait, écrivait-il sur le réseau Telegram en mars dernier. “J’ai juste voulu montrer d’où je suis, c’est tout et rien de plus. Je n’ai jamais eu peur des conséquences et je ne veux de mal à personne. Ce signe ‘Z’ signifie ‘pour la victoire’ et ‘pour la paix’”, ajoutait-il.

“Les Ukrainiens étaient enroulés dans leur drapeau et ils criaient ‘Gloire à l’Ukraine’ sur le podium. D’après les règles de la compétition, ce n’était pas autorisé, mais personne ne leur a rien dit. Ils ont aussi réclamé que nous les Russes soyons exclus alors que l’on n’avait rien dit ou fait contre qui que ce soit”, expliquait également l’athlète après la polémique créée par son geste.

À voir également sur Le HuffPost: Ce gymnaste russe affiche son soutien à la guerre (et est battu par un Ukrainien)

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    En Ukraine, la Cour pénale internationale déploie 42 enquêteurs et experts pour une mission historique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 13:40 · 2 minutes

Cette mission est Cette mission est "la plus importante" en termes d'effectifs déployée en une seule fois dans l'histoire de la Cour pénale internationale.

GUERRE EN UKRAINE - Mission historique en Ukraine. Le déploiement en Ukraine d’une équipe de 42 enquêteurs et experts a été annoncé ce mardi 17 mai par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI). Il s’agit à ce jour de la plus importante mission en termes d’effectifs jamais envoyée, afin d’enquêter sur les crimes commis pendant l’invasion russe .

“Je confirme qu’aujourd’hui, mon bureau a envoyé une équipe composée de 42 enquêteurs, experts en criminalistique et autre personnel d’appui en Ukraine”, a déclaré dans un communiqué Karim Khan, ajoutant qu’il s’agissait de “la plus importante mission en termes d’effectifs jamais déployée sur le terrain en une seule fois”.

Le procureur de la CPI, créée en 2002 pour juger les pires crimes commis dans le monde, avait ouvert le 3 mars une enquête sur des allégations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Ukraine , après avoir reçu le feu vert de près de 40 États parties.

Karim Khan s’est rendu en Ukraine en avril, notamment dans la banlieue de Kiev, à Boutcha , où au moins 20 corps ont été découverts le 2 avril. “Grâce au déploiement d’une équipe d’enquêteurs, nous serons mieux à même d’exploiter les pistes et de recueillir les témoignages se rapportant à des attaques militaires qui pourraient être constitutives de crimes visés dans le Statut de Rome”, traité fondateur de la CPI, a-t-il déclaré.

Le procureur de la Cour pénale internationale a par ailleurs remercié le gouvernement néerlandais pour sa coopération, avec le déploiement d’un “nombre important d’experts nationaux” en appui à la mission de la CPI, qui siège à La Haye, aux Pays-Bas. “Nos activités en matière d’enquête et de criminalistique sur le terrain gagneront en efficacité grâce à cette collaboration”, a-t-il ajouté.

Un premier procès pour crime de guerre à Kiev le 18 mai

Près de trois mois après le début de la guerre déclenchée par Moscou en Ukraine, Kiev jugera pour la première fois un soldat russe pour ses exactions sur le sol ukrainien. Il s’agit de Vadim Chichimarine, 21 ans.

Ce jeune russe est accusé d’avoir tiré avec une kalachnikov par la fenêtre à bord d’une voiture dans laquelle il circulait, abattant un civil de 62 ans qui n’était pas armé. Dans une vidéo publiée début mai par les services secrets ukrainiens, l’accusé disait être venu combattre en Ukraine pour “soutenir financièrement sa mère”.

Concernant les accusations à son encontre, il expliquait: “J’ai reçu l’ordre de tirer, je lui ai tiré dessus une fois. Il est tombé et nous avons continué notre route”. Son procès, reporté, débutera le 18 mai au tribunal de district Solomiansky de Kiev.

La procureure générale d’Ukraine Iryna Venediktova  faisait état le 28 avril de “plus de 8000 cas” de crimes de guerre présumés commis en Ukraine, dans un entretien, publié par le média allemand Deutsche Welle .

À voir également sur Le HuffPost: À Marioupol, l’aciérie d’Azovstal frappée par une “pluie de feu” russe

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    Ukraine: près de 300 combattants évacués d'Azovstal, fin de la résistance ukrainienne à Marioupol

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 05:50 · 3 minutes

Un combattant ukrainien de l'aciérie Azovstal évacué du site, le 16 mai 2022. Un combattant ukrainien de l'aciérie Azovstal évacué du site, le 16 mai 2022.

GUERRE EN UKRAINE - Des départs qui signent la fin progressive de la résistance à Marioupol , dans le sud de l’ Ukraine . Près de 300 combattants ukrainiens ont été évacués de l’immense aciérie Azovstal - ultime poche de résistance face à l’armée russe dans le port stratégique - était en cours ce mardi 17 mai selon Kiev.

Les soldats de la garnison stationnée à Azovstal, dont plus de 260 ont déjà été évacués ce lundi, ont “rempli leur mission de combat”, a salué l’état-major de l’armée ukrainienne dans un communiqué, et ordre a été donné à leurs commandants de “sauver la vie” de ceux qui restent.

“Malheureusement, aujourd’hui, l’Ukraine ne peut pas débloquer Azovstal par des moyens militaires”, a expliqué de son côté le ministère de la défense ukrainien sur Telegram.

“L’Ukraine a besoin de héros ukrainiens en en vie”

Dans une vidéo publiée sur Facebook, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué ce mardi 17 mai le travail des forcée armées russes, des négociateurs, des équipes de la Croix Rouge et des Nations Unies pour l’évacuation des combattants qui étaient retranchés à Azovstal, “parmi lesquels il y a des [personnes] gravement blessées”. “Ils bénéficient d’une prise en charge médicale”, a-t-il ajouté, avant de déclarer que “l’Ukraine a besoin de héros ukrainiens en en vie”

Les autorités ukrainiennes avaient affirmé la semaine dernière que plus de 1000 soldats ukrainiens, dont 600 blessés, se trouvaient dans ce complexe industriel, véritable “ville dans la ville” avec ses kilomètres de galeries souterraines. Ils s’y étaient retranchés après avoir subi pendant plus d’un mois le siège de Marioupol, attaquée par l’armée russe dès le début de la guerre, déclenchée le 24 février. La ville est aujourd’hui totalement ravagée.

Marioupol, au bord de la mer d’Azov, est stratégiquement située entre la Crimée annexée par Moscou en 2014 et la région minière du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, où se trouvent deux “républiques” séparatistes pro-russes et où la Russie intensifie actuellement son offensive. Sa prise totale par les forces russes, qui semble désormais inéluctable après l’ordre donné aux derniers combattants d’Azovstal, permettrait à ces dernières de faciliter la jonction entre la Crimée et le Donbass.

264 soldats évacués

Quelque “53 blessés graves ont été évacués d’Azovstal vers Novoazovsk pour assistance médicale et 211 autres ont été transportés à Olenivka par un couloir humanitaire”, a annoncé la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Malyar, lundi soir dans une vidéo. Ces deux localités sont situées en territoire contrôlé par les forces russes et prorusses dans l’est de l’Ukraine, mais les combattants devaient être rapatriés en territoire contrôlé par l’Ukraine “dans le cadre d’une procédure d’échange”, a-t-elle précisé.

L’état-major ukrainien a confirmé l’évacuation de ces 264 soldats et indiqué dans la nuit de lundi à mardi que “l’opération de sauvetage des défenseurs de l’Ukraine bloqués” sur le site d’Azovstal “se poursuit”, sans préciser leur nombre.

Leur résistance acharnée a notamment empêché la prise rapide par l’armée russe de la grande ville ukrainienne de Zaporijjia, 200 km à l’ouest, selon l’état-major. Le ministère russe de la Défense avait annoncé lundi avoir instauré un cessez-le-feu autour d’Azovstal, pour permettre l’évacuation des soldats ukrainiens blessés.

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