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    Au Havre, des milliers d'abeilles se sont agglutinées sur une voiture

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 4 May - 13:36 · 2 minutes

L'essaim d'abeilles posé sur une voiture au Havre. L'essaim d'abeilles posé sur une voiture au Havre.

LE HAVRE - Apiphobes, détournez le regard. Ce Havrais a eu une mauvaise surprise alors qu’il se rendait à sa voiture ce vendredi 29 avril. Comme le relate Actu.fr , un essaim d’abeilles s’est en effet agglutiné sur son véhicule, nécessitant l’intervention des pompiers .

Si l’image, publiée sur le compte Facebook “Bribees Apiculture”, a de quoi impressionner, le phénomène lui, est en réalité tout sauf inhabituel. “Nous sommes en pleine période d’essaimage, le modèle naturel de reproduction des colonies: la reine, accompagnée des butineuses, quitte la ruche pour reconstruire un nouvel habitat ailleurs et pondre”, explique Brice Carron, pompier apiculteur qui a mené l’intervention, à 20 Minutes .

Et l’autoentrepreneur à la tête de “Bribees apiculture” de préciser: “C’est un processus qui permet la régénération et la multiplication de leur population. Elles se déplacent alors de point en point, jusqu’à ce qu’elles trouvent un endroit”. Un emplacement qui peut se situer n’importe où souligne Actu.fr .

“Si on ne va pas les secouer, il n’y a pas de danger”

Que faire si l’on se retrouve confronté à ce genre de situation? “Si on ne va pas les secouer, il n’y a pas de danger, elles sont inoffensives”, rassure Brice Carron. En revanche, il faut impérativement éviter qu’elles se posent sur le toit d’une maison.

“Si on les laisse rentrer dans l’isolation, c’est beaucoup plus difficile d’accès, il faut casser le mur pour les récupérer”, avertit le spécialiste. Il poursuit: “Bien souvent, comme les gens ne veulent pas, la colonie est traitée par un professionnel de nuisibles qui les tue”.

Pour parvenir à ses fins, Brice Carron a utilisé une ruchette, pour y faire tomber les abeilles. L’objectif est ensuite de capturer la reine, afin de pousser ses congénères à battre le rappel. ”Ça veut dire se mettre l’abdomen en l’air, battre des ailes et libérer la phéromone de la reine”, indique le pompier havrais à Actu.fr . Et de conclure: “C’est pour rappeler tout le monde. C’est une indication pour l’apiculteur: si on a bien attrapé la reine, tout le monde rappelle les autres pour rentrer dans la ruche”.

À voir également sur Le HuffPost: Au Chili, ces apiculteurs font manifester leurs abeilles dans la rue

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    Les abeilles déboussolées sont les témoins vivants de la nature en danger - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 8 January - 08:00 · 5 minutes

Une abeille chanceuse à Noël: butinage sur fleur de Mahonia

ABEILLES - Dans une indiff é rence g é n é rale, toutes les abeilles de France sont sorties de leurs ruches le 31 d é cembre 2021, de Perpignan à Strasbourg. Pas pour c é l é brer l arriv é e de la nouvelle ann é e; non, tout simplement parce qu en dessus de 10 ° C, leur nature, comme celle d autres insectes, les pousse à sortir butiner pour vivre. Elles ont fait globalement un tour pour rien; nos paysages à cette p é riode sont vides de fleurs à l exception ponctuelle de quelques jardins. Anecdotique certes, mais quand ce type de situation se produit et perdure apr è s une ann é e climatique bien mauvaise pour la v é g é tation et toute la biodiversit é qui en vit, l anecdote tourne au vilain.

Comportements perturbés et changements climatiques

Entre gel tardif, é t é m é diocre, peu lumineux, pluvieux, et propice aux pathog è nes, 202 1 aura ainsi fourni de pi è tres r é coltes de fruits et de vin, et la plus faible r é colte de miel jamais enregistr é e ( 7 000 tonnes pour 19.000 tonnes en ann é e normale); et le record de chaleur qui a fini l ann é e permet de signaler que les hivers doux font plus mal que les froids qui immobilisent les abeilles dans les ruches: les r é serves des ruches fondent plus vite pour cause de balades.

Les apiculteurs des r é gions très impact é es par le r é chauffement climatique, comme la Californie, le savent bien, qui envoient leurs abeilles hiverner à 400 Km plus au nord, ou qui leur louent des chambres froides pour leur faire croire que rien n a changé! Alors que d ’é vidence, le r é chauffement climatique et ses d é r è glements ont bien modifi é leur vie et la nôtre de fa ç on implacable: Il fait plus chaud, on empile les records; nous subissons plus souvent des p é riodes de canicules, de s è cheresses, ou de forts é pisodes pluvieux

Pour elles, toutes les dates des floraisons ont fortement avancé , tout comme celle des vendanges, leur laissant de longs é t é s pauvrement fleuris, et des productions de pollen et de nectar, dont d é pendent bien d autres ″mangeurs de fleurs ’’ , qui font le yo-yo.

Double peine pour la végétation

Pour notre v é g é tation , c’est en fait double peine tant nos paysages ont é t é appauvris par nos activit é s, entre urbanisation diffuse, artificialisation d espaces et multiplication d infrastructures, disparition des haies champ ê tres, nettoyage-broyage des abords routiers et des d é laiss é s, sp é cialisation de nombreux terroirs agricoles en monocultures…

Nous avons cr éé, par endroits, des d é serts de vie et, partout, exag é r é ment simplifi é nos flores à coup de gazon - ma ï s . La r é duction drastique des habitats et des ressources v é g é tales, dont d é pendent quantit é d insectes et autres animalcules qui sont la base de la pyramide sur laquelle reposent tant de vies est la grande responsable des 30% de pertes que signalent les chercheurs pour nos oiseaux, nos batraciens et finalement toute notre biodiversit é , sur ces cinquante dernières ann é es. Le r é chauffement, sauf r é action rapide, ne peut qu acc é l é rer cette m é canique maintenant bien connue, et encore à l œuvre.

Pointer du doigt l agriculture industrielle et les pesticides est bien commode vue la multiplicit é des causes et la complexit é du probl è me paysager à résoudre; lequel demande d autres solutions que le seul retour nostalgique aux haies d antan et au v é g é tal local, compr é hensible, mais bien insuffisant. Dans l ’é quation d ’é quilibre ’’ Climat, sol, flore, biodiversit é ’’ quand le climat change, la variable à ajuster pour conserver la plus riche biodiversit é possible est bien s û r la flore .

Pour elles, toutes les dates des floraisons ont fortement avancé, tout comme celle des vendanges, leur laissant de longs étés pauvrement fleuris, et des productions de pollen et de nectar, dont dépendent bien d’autres ″mangeurs de fleurs’’, qui font le yo-yo.

Les v é g é taux ont d é j à commenc é leur migration avec ou sans nous: les herbes facilement, bien s û r, mais les arbres aussi. Le Ch ê ne vert va passer Paris, le H ê tre va quitter la Basse Bretagne Des ic ô nes du Sud vont monter, dont l olivier, mais il n y aura pas m é diterran é isation du pays (Des hivers rigoureux toujours possibles joueront le juge de paix et les orangers resteront des curiosit é s à Bordeaux) ni grand remplacement des flores (il y aura encore des aub é pines, des tilleuls … Mais qui fleuriront de plus en plus t ô t). Ce qui est s û r, c’ est que notre flore fera de moins en moins bien le job.

Des solutions

Alors, occupons-nous d elle, en l enrichissant avec des arbres et arbustes capables de fleurir dans les trous de l ’é t é (sophora japonica, koelreuteria, tetradium, lagerstroemia …) et durant nos hivers de plus en plus doux (Mahonia, viorne-tin, arbousier, lonicera fragans...). Ces v é g é taux, d ici ou d ailleurs (majoritairement issus de la riche flore temp é r é e d Asie) sont chez nous depuis longtemps, acclimat é s dans les parcs, arboretum et dans nos villes: il faut les glisser partout, dans une palette adapt é e au temps qui vient vite.

Le paysage dans tous les programmes de cette année électorale, avec le slogan écouté derrière le buzz de ce 31/12/2020: 'Des fleurs partout et tout le temps'. Chiche!

Et occupons-nous enfin de nos paysages dont la d é sh é rence est patente: Les grands arbres champ ê tres font illusion, ils sont sans descendance, et on n en replante pas assez pour é viter la rupture à venir. Revoyons nos pratiques paysagères: moins de gazon et de surfaces inertes, moins de nettoyages des d é laiss é s et des abords routiers qui sont, ou vides ou gagn é s par des sauvageons. Les ailanthe et acacia ont maintenant rejoint Orléans depuis la banlieue parisienne, en prenant l autoroute A10. (On les traite d invasifs alors que ce sont de grands marcheurs dynamiques qui empruntent plus vite les espaces broy é s que le paysagisme version BTP leur offre un peu partout). Et plantons très diversifi é , des haies, des for ê ts, et aussi des bosquets, comme autant d oasis dans nos d é serts sans fleurs.

La sortie des abeilles é tait bel et bien une grande manif pour nous signifier qu il faut planter, avec une palette adapt é e et des pratiques respectueuses de la nature. Le paysage dans tous les programmes de cette ann é e é lectorale, avec le slogan é cout é derri è re le buzz de ce 31/12/2020: ″Des fleurs partout et tout le temps″. Chiche!

À voir également sur Le HuffPost: Au Chili, ces apiculteurs font manifester leurs abeilles dans la rue

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    Au Chili, ces apiculteurs font manifester leurs abeilles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 4 January - 11:12 · 1 minute

CHILI - Manifester contre la sécheresse. À Santiago au Chili, les apiculteurs sont en colère. Alors qu’une vague de chaleur fait rage dans le pays, une poignée d’entre eux a décidé de se réunir devant le palais gouvernemental de La Moneda le lundi 3 janvier.

Pour se faire entendre, les manifestants ne sont pas venus seuls. Équipés de leur dispositif de protection , ils ont placé une soixantaine de ruches en bois devant le palais. Elles contenaient environ 10.000 abeilles.

“Nous avons manifesté à cause de la sécheresse , la sécheresse dans la commune de Colina où les abeilles meurent. Les abeilles sont importantes dans le monde entier. Il n’y aurait pas de vie si les abeilles mouraient. C’est ce que nous voulions souligner avec notre manifestation culturelle”, précise le manifestant et l’apiculteur José Iturra à Reuters , comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus . La vague de chaleur touche la nourriture des abeilles, à savoir les fleurs et les cultures. Les apiculteurs souhaitent recevoir un soutien de la part du gouvernement pour les aider à faire face à cette météo difficile.

Sept policiers ont été piqués alors qu’ils tentaient de retirer les ruches positionnées par les manifestants. Quatre apiculteurs ont été placés en détention à la suite du rassemblement.

À voir également sur Le HuffPost: Une famille américaine découvre plus de 450.000 abeilles dans les murs de leur nouvelle maison

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    Les néonicotinoïdes "tueurs d'abeilles" à nouveau autorisés? Les écolos sont ulcérés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 December - 12:03 · 4 minutes

Les néonicotinoïdes tueurs d

ENVIRONNEMENT -  “Renoncement criminel”. Un projet d’arrêté autorisant à nouveau l’utilisation de semences de betteraves sucrières traitées avec des néonicotinoïdes , insecticides aux effets néfastes pour les abeilles, est mis à la consultation du public jusqu’au 16 janvier, a annoncé lundi 3 janvier le ministère de l’Agriculture .

Le projet d’arrêt, pour lequel chaque citoyen est invité à donner son avis ici , autorise au titre de la campagne 2022 et pour une durée de 120 jours, l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des néonicotinoïdes  tel que l’imidaclopride, ou le thiamethoxam. L’arrêté est accompagné de restrictions sur les cultures qui peuvent être implantées les années suivantes, afin de réduire l’exposition des insectes pollinisateurs aux résidus éventuels de ces produits.

De quoi susciter des Verts à Greenpeace, des réactions outrées. Le porte-parole de Yannick Jadot , Hubert Julien-Lafferière évoque dans un communiqué partagé par la sénatrice et également porte-parole Mélanie Vogel, “l’un des plus graves reculs du quinquennat d’Emmanuel Macron en matière de biodiversité. Il ajoute: “avec ce nouvel arrêté, le gouvernement montre qu’il préfère toujours servir les lobbys plutôt que de tenir compte des études scientifiques.

Interdiction complète pour les Verts

La sénatrice des Français et françaises de l’étranger et membre de la direction du Parti Vert européen d’enfoncer le clou en n’hésitant pas à qualifier ce projet d’arrêté de “renoncement criminel”. Et de rappeler que leur programme prône une interdiction complète.

Le candidat à la présidentielle, Yannick Jadot, sur son compte Twitter, a également rappelé qu’une fois élu, il “extirpera de l’agriculture et de l’alimentation” les néonicotinoïdes.

“Votre ministère travaille pour quels intérêts en fait? Ceux des citoyen-nes ou des entreprises de l’agrochimie?” a interrogé de son côté Sandrine Rousseau, présidente du conseil politique de Yannick Jadot, interpellant directement au passage la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili.

Un projet “honteux” pour Delphine Batho, porte-parole également de Yannick Jadot pour la campagne présidentielle.

Un rétablissement de substances dangereuses qui n’est pas justifié développe de son côté le porte-parole climat de Greenpeace France, Clément Sénéchal. “Finalement, l’exception redevient la règle: les pesticides tueurs d’abeille vont sans doute être autorisés en France pour 2022 également, alors que la pression virale sur les cultures est quasi-nulle”, peut-on lire dans son tweet relayant l’information de cet arrêté décidé seulement quelques jours avant les fêtes de fin d’année.

Il a en effet été soumis le 21 décembre au Conseil de surveillance des néonicotinoïdes qui a rendu un avis favorable.

La crise de la betterave de 2020 dans les mémoires

La filière française de la betterave, qui avait déjà bénéficié d’une mesure similaire en 2021, “demeure économiquement fragile”, fait valoir, de son côté, le ministère dans un communiqué. “Au regard des éléments disponibles, le gouvernement considère que les conditions d’octroi d’une dérogation pour 2022 sont réunies”, ajoute-t-il.

Fin 2020, le Parlement avait autorisé le retour temporaire de ces insecticides “tueurs d’abeilles” interdits depuis 2018, pour voler au secours de la filière betteravière. Elle venait de faire face à la prolifération de pucerons verts, vecteurs de la maladie de la jaunisse qui affaiblit la plante et réduit les rendements. La loi précisait que les dérogations ne pourraient être accordées, jusqu’en juillet 2023, que pour les semences de betterave sucrière. “Les betteraviers français ont été confrontés en 2020 à une crise majeure et inédite liée à la prolifération de ces pucerons”, rappelle le ministère.

Sauf coup de théâtre, donc, ces pesticides interdits en Europe depuis 2018 pourront être utilisés l’an prochain en France sur environ 400.000 hectares de betterave à sucre. Le gouvernement rappelle que parallèlement, un Plan national de recherche et d’innovation a été mis en place pour coordonner “un important effort de recherche sur la jaunisse de la betterave afin d’apporter des solutions opérationnelles aux agriculteurs d’ici trois ans”. “Les alternatives aux néonicotinoïdes, qui font l’objet de ces recherches ne sont cependant pas encore utilisables pour les semis 2022”, souligne le ministère.

À voir également sur Le HuffPost : Alok Sharma, le président de la Cop26 en larmes après le Pacte de Glasgow

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    2021, pire année de la production de miel en France et vous connaissez le coupable

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 19 October, 2021 - 10:08 · 2 minutes

La récolte de miel en 2021 a été désastreuse, il y aura deux fois moins de miel qu

ENVIRONNEMENT- “C’est la pire année de l’apiculture française”, déplore l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) à l’AFP. En 2021, la récolte de miel se situera entre 7000 et 9000 tonnes seulement soit moitié moins qu’en 2020. La faute à une météo particulièrement dramatique pour les récoltes, mais aussi à un phénomène sur le long terme: le réchauffement climatique.

“Le bouleversement climatique, ressenti par les apiculteurs depuis une bonne quinzaine d’années, est bien là”, estime l’Unaf. Les épisodes climatiques défavorables impactent fortement l’apiculture . Par exemple, les canicules entraînent la destruction des ruches. Le rôle des abeilles ouvrières est de maintenir le taux d’humidité propice à la fabrication du miel et éviter que la cire ne fonde. Quand les températures sont trop élevées, elles n’y parviennent pas, et l’armature de la ruche s’effondre.

En 2021, l’hiver a été inhabituellement chaud . Mais les gels, le froid et les pluies du printemps ont été dramatiques pour les récoltes. Ces intempéries ont gelé les capacités de floraison des plantes et des arbres. Résultat: Les abeilles n’ont pas pu se nourrir manquant de ressources pour produire du miel. Ainsi, dans le Sud, “les récoltes de miel de printemps comme le romarin, le thym, la bruyère blanche ou la garrigue, ont été nulles ou médiocres”, toujours selon l’Unaf. Dans le Sud-est, seule “la lavande a tiré son épingle du jeu”. En montagne, même constat, la récolte de miel de sapin est quasi nulle.

Créer des abeilles plus tolérantes avec des croisements génétiques

Si l’année 2021 est particulière, la baisse de la production de miel est visible sur le long terme: en 1995 la France produisait 32.000 tonnes, elle en produit aujourd’hui moins de 10.000. En cause, les dérèglements climatiques observés ces dernières années par les apiculteurs.

Comment remédier à cette chute? Pour certains, la solution passe par des croisements génétiques pour obtenir des abeilles plus résistantes? Parmi les spécimens les plus robustes, il y a la race des Buckfast, croisement des abeilles italiennes et noires. Le blog d’apiculture Apiculture.net en vante les atouts: elles résistent mieux à tous les climats, surtout aux froids.

Ces croisements permettent donc aux abeilles de supporter des hivers un peu plus froids et des étés un peu plus chauds. Mais la génétique ne permet pas de créer des abeilles résistantes à l’ampleur de la crise climatique à venir. Pour éviter l’extinction des abeilles, il faut dans tous les cas limiter le réchauffement climatique. Limiter, aussi, l’utilisation de pesticides comme les néonicotinoïdes, ces insecticides communément appelés “tueurs d’abeilles”.

A voir également dans Le HuffPost: Néonicotinoïdes: On a visité une exploitation de betteraves touchée par la jaunisse

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    États-Unis: ils découvrent 450.000 abeilles dans les murs de leur nouvelle maison

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 5 August, 2021 - 18:41 · 1 minute

INSOLITE – C’est l’achat de toute une vie qui tourne au cauchemar. Lorsque Sara Weaver et son mari ont acheté leur maison en décembre dernier, ils n’ont pas réalisé que cela comprenait aussi une colonie de près d’un demi-million d’abeilles .

Sur le papier le bien était pourtant parfait. La famille Weaver a acheté cette maison , en Pennsylvanie, car elle se situait dans leur gamme de prix et était située près de l’école de leurs enfants. Lors de l’acquisition, le vendeur avait bien mentionné que la maison, construite en 1872, avait des abeilles dans les murs, mais le couple ne pensait pas devoir compter sur autant de colocataires.

“Nous ne les avons pas vues quand on a visité la maison, confie la mère de famille à CNN. Nous étions tellement au bon emplacement et dans notre budget que je n’ai pas vraiment posé de questions sur ces abeilles”. Une erreur puisque lorsqu’ils ont commencé leurs travaux, la famille a découvert des centaines de colonies dans les murs.

Pour s’en débarrasser, les Weaver ont engagé Allan Lattanzi , surnommé “Bee Man”, soit “l’homme abeille”, un apiculteur spécialiste des retraits d’abeilles. Et, il s’est avéré que ce n’était pas la première fois qu’il visitait la maison du 19ème siècle. L’ancien propriétaire, décédé depuis, l’avait appelé pour éliminer les nuisibles, mais n’avait pas les moyens de payer l’opération.

Selon l’expert, plus de 450.000 abeilles vivent dans les murs de cette demeure du 19ème siècle et y seraient depuis environ plus de 35 ans. Le processus de retrait des insectes a débuté et devraient durer plusieurs jours

Allan Lattanzi transférera les colonies, y compris la reine, dans sa ferme, Yerkes Honey Farm. Le coût total de retrait et des réparations coûtera à la famille Weaver 12 000 dollars.

À voir également sur Le Huffpost: Covid-19: Le premier chien renifleur a été testé en Alsace

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    La menace des pesticides pour les abeilles sous-estimée, selon une vaste étude

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 5 August, 2021 - 08:34 · 2 minutes

ENVIRONNEMENT - L’exposition à un cocktail de substances agrochimiques augmente nettement la mortalité des abeilles, une situation sous-estimée par les autorités chargées de réguler la mise sur le marché de ces produits, selon une étude parue ce mercredi 4 août.

Selon l’ONU, les abeilles pollinisent 71 des 100 espèces cultivées fournissant 90% des denrées alimentaires mondiales. Ces dernières années, l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs, très vulnérables aux pesticides , menace des productions agricoles.

Cette vaste étude parue dans la revue scientifique Nature reprend des dizaines d’autres publiées au cours des 20 dernières années, en s’intéressant aux interactions entre les produits agrochimiques , les parasites et la malnutrition affectant le comportement des abeilles (quête de nourriture, mémoire, reproduction de la colonie).

Plus de mortalité

Il en ressort que l’effet combiné entre différents pesticides et d’autres substances chimiques est vraisemblablement supérieur à la somme des effets de chacun.

Ces “interactions entre des substances agrochimiques multiples augmentent significativement la mortalité des abeilles ”, souligne Harry Siviter, co-auteur de l’étude, de l’université du Texas à Austin.  “Les régulateurs doivent considérer les interactions entre produits agrochimiques et d’autres facteurs de stress environnementaux avant d’autoriser leur utilisation”, déclare à l’AFP Harry Siviter.

Les résultats de l’étude “montrent que le processus réglementaire dans sa forme actuelle ne protège pas les abeilles des conséquences indésirables d’une exposition à plusieurs niveaux aux produits agrochimiques”.

Vers un potentiel déclin

Et l’absence de changements “aura pour conséquences la poursuite du déclin des abeilles et des services de pollinisation qu’elles offrent, au détriment des humains et de la santé des écosystèmes”, ajoutent les chercheurs.

Dans un commentaire également publié dans Nature, Adam Vanbergen, chercheur à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), rappelle que les insectes pollinisateurs sont menacés par l’agriculture intensive , ainsi que par la réduction de la quantité de pollen provenant de fleurs sauvages.

Les vastes ruches créées pour la production de miel sont un facteur supplémentaire d’exposition des pollinisateurs aux parasites et aux maladies, ajoute-t-il. Ces travaux “confirment que le cocktail de substances agrochimiques auquel les abeilles sont confrontées dans un environnement de cultures intensives peut créer un risque pour leur population”, écrit le chercheur.

L’attention s’est concentrée jusqu’à présent sur les abeilles domestiques, mais il faut davantage de recherches concernant les autres pollinisateurs qui pourraient réagir différemment, poursuit Adam Vanbergen.

En 2019, des scientifiques avertissaient que près de la moitié des espèces d’insectes dans le monde sont menacées et qu’un tiers pourrait disparaître d’ici la fin du siècle.

À voir également sur Le HuffPost: Les abeilles utilisent des danses complexes pour communiquer entre elles

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    En Libye, cette clinique traite ses patients avec des piqûres d'abeilles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 31 May, 2021 - 11:59 · 1 minute

MÉDECINE - Dans cette clinique, il vaut mieux ne pas avoir peur des piqûres. En Libye , Mohammed Al-Zawawi travaille en utilisant une technique naturelle. Il soigne ses patients à l’aide de piqûres d’abeilles . Une méthode surprenante comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Cette pratique s’appelle l’apithérapie. Une médecine traditionnelle qui existe depuis plus de 2000 ans dans plusieurs pays du monde. Elle consiste à soigner  divers maux à l’aide de produits issus des abeilles , comme le miel, le pollen, la gelée royale et donc même le venin.

C’est sur cette dernière vertu que mise Mohammed Al-Zawawi pour traiter ces patients. À usage contrôlé, le venin d’abeille serait efficace selon ses défenseurs pour soulager les douleurs, notamment articulaires, et pour traiter les infections et certaines maladies inflammatoires. “Le traitement à l’aide de piqûres d’abeilles permet de réduire la douleur, qui disparaît après la deuxième ou troisième semaine”, affirme l’apithérapeute à Reuters.

À l’origine professeur de langue arabe, il a suivi une formation d’apithérapie au Maroc, avant d’ouvrir son centre à Misrata, en Libye.

Mohammed Al-Zawawi recevait peu de patients au départ, freinés par cette pratique peu commune. Il utilise en moyenne 6 abeilles par patient qu’il tient à l’aide d’une pince pour piquer sur différentes parties du corps.

Le bouche-à-oreille a permis à son centre de se développer, de plus en plus de patient sollicitant ses services aujourd’hui.

Les bienfaits de l’apithérapie ne sont toutefois pas prouvés scientifiquement.

À voir également sur Le HuffPost : Covid-19: des chercheurs entraînent des abeilles à détecter le virus.