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    La menace des pesticides pour les abeilles sous-estimée, selon une vaste étude

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 08:34 · 2 minutes

ENVIRONNEMENT - L’exposition à un cocktail de substances agrochimiques augmente nettement la mortalité des abeilles, une situation sous-estimée par les autorités chargées de réguler la mise sur le marché de ces produits, selon une étude parue ce mercredi 4 août.

Selon l’ONU, les abeilles pollinisent 71 des 100 espèces cultivées fournissant 90% des denrées alimentaires mondiales. Ces dernières années, l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs, très vulnérables aux pesticides , menace des productions agricoles.

Cette vaste étude parue dans la revue scientifique Nature reprend des dizaines d’autres publiées au cours des 20 dernières années, en s’intéressant aux interactions entre les produits agrochimiques , les parasites et la malnutrition affectant le comportement des abeilles (quête de nourriture, mémoire, reproduction de la colonie).

Plus de mortalité

Il en ressort que l’effet combiné entre différents pesticides et d’autres substances chimiques est vraisemblablement supérieur à la somme des effets de chacun.

Ces “interactions entre des substances agrochimiques multiples augmentent significativement la mortalité des abeilles ”, souligne Harry Siviter, co-auteur de l’étude, de l’université du Texas à Austin.  “Les régulateurs doivent considérer les interactions entre produits agrochimiques et d’autres facteurs de stress environnementaux avant d’autoriser leur utilisation”, déclare à l’AFP Harry Siviter.

Les résultats de l’étude “montrent que le processus réglementaire dans sa forme actuelle ne protège pas les abeilles des conséquences indésirables d’une exposition à plusieurs niveaux aux produits agrochimiques”.

Vers un potentiel déclin

Et l’absence de changements “aura pour conséquences la poursuite du déclin des abeilles et des services de pollinisation qu’elles offrent, au détriment des humains et de la santé des écosystèmes”, ajoutent les chercheurs.

Dans un commentaire également publié dans Nature, Adam Vanbergen, chercheur à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), rappelle que les insectes pollinisateurs sont menacés par l’agriculture intensive , ainsi que par la réduction de la quantité de pollen provenant de fleurs sauvages.

Les vastes ruches créées pour la production de miel sont un facteur supplémentaire d’exposition des pollinisateurs aux parasites et aux maladies, ajoute-t-il. Ces travaux “confirment que le cocktail de substances agrochimiques auquel les abeilles sont confrontées dans un environnement de cultures intensives peut créer un risque pour leur population”, écrit le chercheur.

L’attention s’est concentrée jusqu’à présent sur les abeilles domestiques, mais il faut davantage de recherches concernant les autres pollinisateurs qui pourraient réagir différemment, poursuit Adam Vanbergen.

En 2019, des scientifiques avertissaient que près de la moitié des espèces d’insectes dans le monde sont menacées et qu’un tiers pourrait disparaître d’ici la fin du siècle.

À voir également sur Le HuffPost: Les abeilles utilisent des danses complexes pour communiquer entre elles

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    En Libye, cette clinique traite ses patients avec des piqûres d'abeilles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 31 May - 11:59 · 1 minute

MÉDECINE - Dans cette clinique, il vaut mieux ne pas avoir peur des piqûres. En Libye , Mohammed Al-Zawawi travaille en utilisant une technique naturelle. Il soigne ses patients à l’aide de piqûres d’abeilles . Une méthode surprenante comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Cette pratique s’appelle l’apithérapie. Une médecine traditionnelle qui existe depuis plus de 2000 ans dans plusieurs pays du monde. Elle consiste à soigner  divers maux à l’aide de produits issus des abeilles , comme le miel, le pollen, la gelée royale et donc même le venin.

C’est sur cette dernière vertu que mise Mohammed Al-Zawawi pour traiter ces patients. À usage contrôlé, le venin d’abeille serait efficace selon ses défenseurs pour soulager les douleurs, notamment articulaires, et pour traiter les infections et certaines maladies inflammatoires. “Le traitement à l’aide de piqûres d’abeilles permet de réduire la douleur, qui disparaît après la deuxième ou troisième semaine”, affirme l’apithérapeute à Reuters.

À l’origine professeur de langue arabe, il a suivi une formation d’apithérapie au Maroc, avant d’ouvrir son centre à Misrata, en Libye.

Mohammed Al-Zawawi recevait peu de patients au départ, freinés par cette pratique peu commune. Il utilise en moyenne 6 abeilles par patient qu’il tient à l’aide d’une pince pour piquer sur différentes parties du corps.

Le bouche-à-oreille a permis à son centre de se développer, de plus en plus de patient sollicitant ses services aujourd’hui.

Les bienfaits de l’apithérapie ne sont toutefois pas prouvés scientifiquement.

À voir également sur Le HuffPost : Covid-19: des chercheurs entraînent des abeilles à détecter le virus.

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    Angelina Jolie recouverte d'abeilles pour faire passer un message

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 21 May - 09:02 · 2 minutes

ENVIRONNEMENT - Un geste symbolique. Ce jeudi 20 mai, le magazine National Geographic a partagé un cliché saisissant mettant en scène Angelina Jolie . L’actrice, immobile devant l’objectif, y apparaît recouverte d’abeilles . Et ce, pour une bonne raison.

La photo a été prise par Dan Winters et réalisée pour promouvoir une initiative menée par la star hollywoodienne, en collaboration avec l’Unesco, visant à permettre la construction de 2500 ruches et ainsi favoriser l’arrivée de 125 millions d’abeilles d’ici 2025, en parallèle de la formation d’une cinquantaine de femmes apicultrices.

Le photographe explique s’être inspiré d’un célèbre portrait de Richard Avedon intitulé “The Beekeeper”. Daté de 1981, le cliché en noir et blanc représentait un homme torse nu recouvert d’abeilles.

Pour les besoins de la nouvelle photo, Dan Winters est entré en contact avec le même entomologiste pour produire la phéromone dont s’est recouverte Angelina Jolie pour attirer les petits insectes. Il a ensuite appliqué le produit sur les parties du corps où il voulait que les abeilles se regroupent.

La comédienne, elle, est restée immobile pendant 18 minutes, sans se faire piquer une seule fois. Une expérience qui lui a permis, d’après ses mots, de “se connecter à ces magnifiques créatures”. “C’était très amusant d’être maquillée et de s’asperger de phéromone, raconte-t-elle en interview . On ne pouvait pas se doucher pendant trois jours. On m’avait dit que s’il y avait plusieurs odeurs de shampoing ou de parfum sur mon corps, les abeilles ne viendraient pas sur moi.”

“Il y avait une abeille dans ma robe pendant tout le temps de la séance photo, se souvient-elle. C’était comme dans ces vieilles comédies. Je la sentais sur mon genou, sur ma jambe, elle était au pire endroit. Elle y est restée pendant tout le shooting, et à la fin, j’ai soulevé ma robe et elle s’est enfuie.”

D’après la revue, Angelina Jolie est bien décidée à retrouver le monde des abeilles. Au mois de juin, elle participera à une formation accélérée de 30 jours dans le domaine de l’apiculture organisée par l’Observatoire français d’apidologie, en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

À voir également sur Le HuffPost : Angelina Jolie très émue de laisser Maddox étudier en Corée

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    Covid-19: des chercheurs entraînent des abeilles à détecter le virus

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 6 May - 15:36 · 2 minutes

CORONAVIRUS - Si l’on sait les chiens capables de détecter le s cas positifs au Covid-19 , des chercheurs néerlandais se sont intéressés à un autre animal plus étonnant: l’abeille. Comme nos amis canidés, les abeilles ont un odorat très développé. Une faculté olfactive utilisée pour lutter contre le virus grâce à un entraînement rapide.

C’est un projet mené par la startup néerlandaise InsectSense et l’institut de recherche Wageningen Bioveterinary Research, qui a impliqué le conditionnement d’environ 150 abeilles grâce à la méthode de Pavlov. Chaque fois que les abeilles étaient exposées au virus via des échantillons positifs, elles recevaient de l’eau sucrée en guise de récompense. Le coronavirus provoque, en effet, un changement métabolique dans le corps qui libère une certaine odeur que les abeilles peuvent capter en raison de leur odorat très développé. En répétant l’action, les insectes ont associé l’eau sucrée à la présence de l’odeur de coronavirus. Résultat, elles sortent leur langue à chaque échantillon positif.

La formation des abeilles ne prendrait que quelques minutes, selon les scientifiques néerlandais, et il ne faudrait que quelques secondes aux abeilles pour identifier l’odeur. Les échantillons pour les tests ont été initialement prélevés sur des visons sains et des visons infectés. Très peu de faux négatifs et de faux positifs ont été détectés par les abeilles, expliquent les chercheurs. Les tests suivants utilisaient des échantillons humains et ont donné des résultats tout aussi bons.

Les scientifiques espèrent que leur méthode permettra à des abeilles d’être formées pour détecter le coronavirus partout dans le monde. InsectSense a déjà conçu un prototype de machine pour entraîner plusieurs abeilles à la fois. “Il n’y a aucun danger que les abeilles propagent le virus”, explique le professeur Wim van Poel. “Les abeilles ne sont pas sensibles au virus et n’entrent pas en contact direct avec celui-ci pendant les essais. Ce système de diagnostic a été surnommé “BeeSense” et pourrait aider les pays en développement qui manquent de moyens de dépistage.

À voir également sur Le Huffpost: Une vieille vidéo du patron du lobby pro-armes américain tirant sur un éléphant le met dans l’embarras

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    Des abeilles au jardin HONEYBEE

    Timothée Jaussoin · Sunday, 4 April - 15:18 edit

C'est trois ruches que nous avons déplacé hier soir sur Gières. Les abeilles peuvent maintenant butiner sur 1/2Ha de jardin et au milieu des arbres.

Notre ami Maurice a même installé une petite marre avec des lentilles d'eau pour leur permettre de venir se poser et boire avant de retourner à la ruche.

Quelques photos de ce matin où nous sommes venu vérifier que tout allait bien, fixer correctement l'ouverture des ruches et les nourrir un peu.

#bee #abeilles #apiculture

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    C'est très bien

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    Le retour des néonicotinoïdes validé par le Conseil d'État, les ONG déboutées

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 15 March - 10:31

Le retour des néonicotinoïdes, surnommé l

ENVIRONNEMENT - Le Conseil d’Etat a validé ce lundi 15 mars la réautorisation provisoire des insecticides néonicotinoïdes dans la filière de la betterave sucrière , estimant qu’elle n’était contraire ni à la Constitution ni au droit européen, qui prévoit des dérogations à leur interdiction générale.

La plus haute juridiction administrative rejette ainsi le recours de plusieurs ONG qui réclamaient en urgence l’interdiction du retour de ces insecticides “tueurs d’abeilles”, réautorisé temporairement pour faire face à la chute des récoltes après l’invasion d’un puceron vecteur de la jaunisse.

Plus d’informations à venir...

À voir également sur Le HuffPost: Néonicotinoïdes: On a visité une exploitation de betteraves touchée par la jaunisse

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    Les néonicotinoïdes de retour pour 120 jours pour la betterave

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 6 February - 13:54 · 2 minutes

Les néonicotinoïdes vont pouvoir être utilisés de nouveau pendant 120 jours pour la culture de la betterave (image d

ENVIRONNEMENT - Une autorisation valable 120 jours de mise sur le marché et utilisation de semences de betteraves à sucre enrobées d’insecticides néonicotinoïdes , malgré leur incidence négative sur la biodiversité, a été délivrée par le gouvernement dans un arrêté paru ce samedi 6 février au Journal officiel (JO) .

L’arrêté, qui “entre en vigueur au lendemain de sa publication au Journal officiel”, stipule que “la mise sur le marché et l’utilisation de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives imidaclopride ou thiamethoxam sont autorisées pour une durée de cent vingt jours à compter de l’entrée en vigueur du présent arrêté”.

Un impact sur les cultures futures

Le texte prévoit des conditions d’emploi strictes, pour protéger insectes pollinisateurs, oiseaux et mammifères sauvages, eau et environnement. Il précise en outre quelles cultures pourront être semées, plantées ou replantées, après une culture de betteraves traitées en 2021.

Sur les parcelles concernées, les cultivateurs pourront planter de l’oignon, du blé ou de l’avoine à partir de la campagne 2022, mais devront attendre 2023 pour la pomme de terre et 2024 pour le colza ou le tournesol par exemple.

Dans un communiqué, la Confédération générale des producteurs de betterave s’est “réjoui” de cette nouvelle autorisation, mais elle “déplore les fortes restrictions imposées sur les cultures suivantes”, qui auront selon elle un impact sur “les bonnes pratiques agronomiques”.

“Cette situation appelle un renforcement des connaissances scientifiques sur le lien entre agriculture et biodiversité”, déclare-t-elle encore, se félicitant en outre de “la mise en oeuvre prochaine du dispositif d’indemnisation des pertes subies à cause de la pandémie”.

La production française au plus bas

Le 10 décembre, le Conseil constitutionnel avait donné son feu vert à une loi qui stipule que “jusqu’au 1er juillet 2023, des arrêtés conjoints des ministres chargés de l’agriculture et de l’environnement [...] peuvent autoriser l’emploi de semences traitées” avec des produits contenant des néonicotinoïdes “dont l’utilisation est interdite en application du droit de l’Union européenne ou du code rural et de la pêche maritime”.

La récolte de betteraves à sucre a chuté de 30% en France en 2020 par rapport à celle de la moyenne des cinq dernières années, tombant au plus bas depuis plus de 30 ans, après l’invasion d’un puceron vert vecteur de la jaunisse, que des traitements insecticides foliaires n’ont pas permis de résorber en l’absence de semences enrobées.

La France est le premier producteur en Europe de sucre et de bio-éthanol. La filière betterave-sucre française concerne 25.000 agriculteurs et génère 46.000 emplois directs.

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À voir également sur le HuffPost : Néonicotinoïdes: On a visité une exploitation de betteraves touchée par la jaunisse

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    Environnement : ces décisions politiques aux conséquences dramatiques

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Saturday, 10 October, 2020 - 03:35 · 12 minutes

décisions politiques

Par Armand Pâquereau.

Un vieil adage populaire conseille de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.

Il devrait être appliqué aux décisions politiques. Pourquoi, avant de voter une loi n’y-a-t-il pas obligation d’étudier toutes les conséquences de son application avant sa promulgation ? Cela éviterait aux pouvoirs publics de se déjuger, se ridiculiser, et aux lobbies de se déchaîner et de s’entredéchirer.

Le cas du récent rétropédalage sur les néonicotinoïdes est édifiant. Leur interdiction votée en 2018 s’est heurtée à un problème majeur : la remise en cause de toute une production agricole qui se retrouvait sans protection face à un prédateur minuscule, mais dévastateur.

Si, au lieu de suivre une opinion écologiste activiste obstinée par sa vision idéologique de l’agriculture, les décideurs politiques avait un peu plus écouté la profession agricole, ils n’auraient pas eu à reconnaître leur erreur que l’opinion traduit par de l’incompétence.

Une évaluation du ratio bénéfice/risque

Tout produit phytosanitaire utilisé en agriculture est, comme chaque médicament à destination humaine, évalué selon un protocole rigoureux pour déterminer son ratio bénéfice/risque et la dangerosité de son utilisation avant d’obtenir son autorisation de mise en marché.

Il semble que les problèmes constatés sur les abeilles ne soient pas uniquement inhérents aux insecticides, sans pour autant ignorer leurs effets délétères.
Selon une étude : « Demographics of the European Apicultural Industry », le graphique ci-dessous fait ressortir que l’empoisonnement reste l’une des plus faibles causes de la mortalité des abeilles en Europe.

Mais il existe d’autres facteurs de raréfaction des abeilles : leur mortalité hivernale est aussi un facteur très important de la raréfaction des butineuses.

On ne peut pas attribuer cette mortalité aux néonicotinoïdes. Les abeilles mortes dans les ruches pendant l’hiver n’ont pas été se poser sur les fleurs pendant cette période et les insecticides ne sont pas connus pour avoir des effets retard aussi importants dans le temps.

L’incidence de la politique agricole n’est pas non plus à négliger : les accords du GATT qui ont inféodé l’Europe à l’importation de protéagineux et oléagineux ont orienté les productions agricoles vers des monocultures de blé et de maïs ne profitant pas aux abeilles.

Les cultures de légumineuses (luzerne, pois, féverolles, etc.) sont économiquement concurrencées par le soja OGM d’importation. Leurs floraisons décalées apportaient aux abeilles une alimentation diversifiée dans l’espace et dans le temps.

Les associations écologistes sont nettement moins agressives contre les accords de libre échange que contre l’emploi des phytosanitaires.

Le problème phyto ne date pas d’aujourd’hui :

Déjà en 1949, le syndicat apicole alertait : « Aujourd’hui, la situation de l’apiculture apparaît nettement tragique et inquiétante, plus que jamais inquiétante » relativement à l’utilisation d’insecticides sur le colza.

Cependant, tout n’est pas perdu

Depuis 1949, la production apicole n’a pas été anéantie par les insecticides ou les  pesticides comme le prétendent les associations écologistes, il y a encore des abeilles et la production mondiale de miel ne cesse de progresser :

Les facteurs climatiques influent directement sur l’activité des abeilles et les fluctuations peuvent être importantes d’une année à l’autre :

décisions politiques

Réfléchir avant d’agir

Au vu des éléments précédemment évoqués, il paraît évident que l’utilisation d’insecticides depuis plus de 70 ans n’a pas décimé les abeilles.

Un minimum d’écoute auprès de professionnels concernés qui, s’ils ne sont pas des scientifiques sont des acteurs responsables et des observateurs affirmés, aurait permis d’éviter ces décisions politiques contradictoires qui discréditent autant ceux qui les ont votées que la ministre de l’Écologie obligée de contredire ses propos antérieurs.

Les viticulteurs ont déjà connu pareil ultimatum en 2003 lors de l’interdiction de l’arsénite de soude pour traiter les ceps contre les maladies du bois.
Ce produit considéré comme dangereux, mais dont l’incidence sur la santé n’était pas clairement démontrée, a été subitement interdit sans attendre une solution de traitement de remplacement. Même les stocks n’ont pu être utilisés, entraînant des problèmes environnementaux graves lors de leur destruction.

Il en a résulté un doublement de ces maladies dans les cinq années qui ont suivi, progression exponentielle qui a perduré et qui pose des problèmes quantitatifs et qualitatif aux vignerons.

Incidence de l’évolution des conséquences des maladies du bois (Esca, Eutypiose, Black Dead Arm) dans le vignoble cognaçais

décisions politiques On voit sur ce graphique du BNIC l’importance du cumul des incidences des maladies du bois. « Malgré les efforts d’entre-plantation et de renouvellement des parcelles, le taux moyen de pieds improductifs approche 20 % (pieds morts et jeunes pieds entre-plantés pas encore productifs) ».

Ces éléments sont confirmés dans un rapport parlementaire du 7 juillet 2015 :
« Vos Rapporteurs entendent préciser l’importance économique, sociale et environnementale du vignoble en France, tout en insistant sur les incidences concrètes des maladies du bois et de la vigne. »

Des attaques d’envergure de ravageurs

De nouvelles attaques de ravageurs se multiplient : Sharka, Xylléla Fastidiosa, Charencon rouge du palmier, etc.

En ce qui concerne le charençon du palmier, un arrêté ministériel du 21 juillet 2010 prescrivai t une lutte obligatoire préventive (dont l’utilisation d’imidaclopride) et des mesures curatives de destruction des arbres malades. L’arrêté du 25 juin 2019 abroge et remplace le précédent arrêté et prescrit dans son article 7 : « la destruction de la seule partie infestée du végétal suivie de l’utilisation de traitements insecticides et fongicides, soit en la destruction totale du végétal. »

Pour Xylléla Fastidiosa, bactérie qui a détruit plus de 30 000 hectares d’oliviers en Italie et qui arrive en Corse, la transmission se fait majoritairement par les insectes piqueurs. Actuellement des traitements avec des insecticides systémiques sont appliqués pour limiter la propagation par les insectes vecteurs, et le brûlage des végétaux atteints tente de supprimer les sources de contamination.

La lutte contre cette bactérie est similaire à celle contre la flavescence dorée de la vigne, ou les traitements insecticides contre la cicadelle vectrice rendus obligatoires par des arrêtés préfectoraux.

La sharka, qui affecte les prunus, est elle aussi transmise par piqures d’insectes, mais aussi par le matériel de reproduction (greffage).

On constate heureusement que lorsque le danger est d’envergure catastrophique, les pouvoirs publics tentent de trouver une solution, même si celle-ci semble compromise dans le cas de l’imidaclopride sur le charençon.

Par contre, les producteurs de cerises sont dans une impasse totale, le diméthoate ayant été interdit d’utilisation en France en 2016 et les Limites Résiduelles des fruits importés étant réduites à zéro à compter du 16 décembre 2020.

Les consommateurs devront être vigilants, car les cerises contenant des vers de la mouche sont impropres à la consommation.

Des décisions politiques injustifiées

Il est fréquent que les pouvoirs publics entérinent des obligations européennes, avec souvent une surcouche ajoutée pour satisfaire les lobbies écologistes.

Dans le cadre de la directive nitrates et des mesures pour limiter les risques de lessivage, les capacités de stockage des effluents des élevages sont passées de 4 à 6 mois. On peine à comprendre comment cette mesure limitera la production d’effluents, les animaux ayant les mêmes besoins naturels.

Par contre en analysant objectivement, il s’agit plutôt d’une mesure obligeant les agriculteurs à investir. On fait tourner l’économie, on fait entrer de la TVA dans les caisses de l’État, peu importe si cela ruine inutilement les agriculteurs.

Il faut rendre aux rivières leurs cours naturels pour permettre aux poissons migrateurs de remonter vers les zones de frai. Avec la bénédiction des associations écologistes, les pouvoirs publics démolissent les petits barrages qui ont permis aux moulins de fonctionner depuis des siècles, certains d’entre eux générant de l’électricité.

Quid des barrages, des moulins ? Le lit est libre de laisser passer rapidement vers la mer l’eau de ruissellement, avec les dégâts que l’on sait. Ces petits barrages, qui occasionnaient en amont des poches d’eau où le poisson se réfugiait en période d’étiage ont disparu. À la place un lit de rivière à sec où les poissons migrateurs devront attendre d’avoir des jambes pour remonter à pied vers les frayères !

Alors que le simple bon sens nous invite à stocker l’eau de pluie, toujours sous la contrainte des associations écologiques, l’État freine la constuction de retenues collinaires (voire l’interdit : Sivens, Caussade) alors que ces retenues seraient si utiles pour limiter les crues hivernales et irriguer les cultures en été, voire réalimenter l’étiage, pour le bien commun.

Les Zones de Non Traitement, (de nombreux maires ont pris des arrêtés pour une  largeur de 150 mètres !), sont de fait des interdictions faites aux exploitants de cultiver leurs terres.

« À l’échelle du pays, ce serait 20 % de la surface agricole qui tomberait en zone de non-traitement, évalue-t-on au cabinet du ministre de l’Agriculture ». Si l’on considère que ces mesures sont destinées à la protection des riverains, c’est donc pour une cause d’utilité publique.

Pourquoi l’État n’applique-t-il pas l’article 545 du Code civil ? : « Nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n’est pour cause d’utilité publique, et moyennant une juste et préalable indemnité. »

L’État refuse de faire évoluer la réglementation relative à la protection du loup malgré sa prolifération évidente. Le loup est désormais présent sur la majorité du territoire français et sa présence est passée de 250 en 2012 à plus de 530 individus ( officiellement reconnus malgré les réticences de l’ONCFS ) avec une progression de 19 % pour l’année 2019.

décisions politiques

Devant une telle progression de la prédation , l’État a autorisé avec parcimonie des tirs de défense, mais les conditions d’application sont si complexes qu’ils restent sans incidence. Ici aussi, la légitime défense n’est pas de mise !

Des décisions politiques électoralistes

Le plus grand problème de l’agriculture est que les gouvernements successifs préfèrent agir en fonction des priorités électorales plutôt que pour l’intérêt commun.

Les agriculteurs ne représentent que 2,8 % de de la population active (Insee 2016). Avec une moyenne de 13,5 % et des pointes autour de 20 % dans certaines grandes villes, les votes écologistes aux dernières élections européennes ont totalement fait oublier aux décideurs politiques que malgré leur nombre restreint, les agriculteurs figurent parmi les travailleurs les plus indispensables.

Le confinement de la crise de la Covid-19 en a apporté la preuve, l’approvisionnement alimentaire n’a nullement failli.

Ce déséquilibre s’accentue d’année en année, le nombre d’exploitations ayant diminué de 14 % en 10 ans passant de 417 052 en 2008 à 355 292 en 2018 (MSA).

Ainsi, pour satisfaire une opinion exigeant des principes de précaution excessifs et souvent injustifiés, les gouvernements successifs imposent aux agriculteurs français des réglementations contraignantes, les plaçant de fait dans des conditions de concurrence insoutenables.

En témoigne la décision d’interdire le glyphosate. Du fait de l’interdiction des cultures OGM en France, ce phyto ne peut se trouver dans les produits issus des cultures.

Cependant, la France n’interdit pas l’importation de produits contenant des résidus de cet herbicide, à des doses largement au-dessus des Limites Maximum Résiduelles. Cette injustice permet aux associations comme Générations Futures ou Nous Voulons de Coquelicots de prétendre démontrer que nous avons tous du glyphosate dans nos urines.

Cette prétention a été contredite par de nombreux agriculteurs ayant fait des contre-analyses, dont l’un a même porté plainte auprès du procureur de la République de Poitiers.

La résultante, préjudiciable pour l’ensemble de la population est que notre indépendance alimentaire est déjà gravement compromise. La balance commerciale des produits agricoles bruts est déficitaire depuis 2016.

Le refus de la France de signer l’accord du MERCOSUR n’est pas forcément définitif : « La France ne veut pas « stopper toute démarche » pour un accord commercial entre l’UE et le Mercosur ». Elle ne base pas son refus sur la concurrence que pourraient avoir les importations issues de cet accord sur l’agriculture française, mais « il nous faut des garanties sur le respect de l’accord de Paris et la déforestation. »

Comme quoi l’objectif principal de nos gouvernants est bien de satisfaire l’opinion écologiste, même si cela a pour conséquence d’affaiblir notre agriculture. Et cela satisfait totalement l’électeur écologiste. Peut lui chaut d’acheter du poulet brésilien plutôt que du Label Rouge français, du moment qu’il est moins cher et que ça ne sente pas la fiente de poule en France !

Au final, pour satisfaire une idéologie écologiste qui veut faire de la campagne une espace commun de loisirs et de promenades pour citadins égoïstes, les gouvernements successifs sont en train de sacrifier l’agriculture, comme ont été sacrifiés les autres secteurs de notre économie (charbonnages, sidérurgie, textiles, etc.). Pour vendre toujours moins cher, nous sommes en train de sacrifier l’agriculture pour que les vaches ne polluent plus, que les coquelicots remplacent les champs de blé, et que la forêt, ce fameux puits de carbone, reprenne rapidement la place des cultures.

75 ans plus tard, l’inconscient collectif a oublié la formidable pénurie alimentaire de la Seconde Guerre mondiale. Nos gouvernants sont prêts à nous inféoder à une alimentation importée dont nous ne serons plus en mesure de contrôler ni la qualité, ni le prix, ni la disponibilité pour satisfaire un diktat électoral écologique. Sombre perspective !