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    L'acteur algérien Ahmed Benaissa décède à Cannes pendant le festival

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 18:28 · 3 minutes

L'acteur algérien Ahmed Benaissa, ici photographié en 2015 lors du festival de théâtre d'Avignon, est décédé à Cannes, où le film L'acteur algérien Ahmed Benaissa, ici photographié en 2015 lors du festival de théâtre d'Avignon, est décédé à Cannes, où le film "Goutte d'Or" où il figure au casting était projeté cette semaine dans le cadre du festival.

CINÉMA - C’est la disparition d’un “monument”. L’acteur et metteur en scène Ahmed Benaissa, considéré comme une grande figure du théâtre et du cinéma algérien, et qui était à l’affiche du film “Goutte d’Or” présenté au festival de Cannes cette semaine, est décédé à l’âge de 78 ans, a annoncé le ministère algérien de la Culture vendredi 20 mai.

Au cours d’une carrière de 50 ans, entamée en 1971, il avait joué dans plus de 120 films dont des productions algériennes remarquées à l’international comme “Papicha”, “Le sang des loups”, “De Hollywood à Tamanrasset” ou “Hors la loi”.

Hommages unanimes

Dans un message à la famille du défunt publié vendredi sur Facebook , la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a regretté la perte d’un “monument” de la culture algérienne qui laissera “une empreinte indélébile dans le monde du cinéma et du théâtre algérien”.

Ahmed Benaissa est décédé ce vendredi à Cannes, avant la projection du film “Goutte d’or” de Clément Cogitore, dans le cadre de la semaine de la critique.  “Foudroyé par un malaise”, il sera rapatrié et inhumé en Algérie, selon son fils, a indiqué l’agence officielle algérienne APS.

“Belle âme”, “grand acteur”, “père de cinéma”

À Cannes, le comédien français Karim Leklou, qui partageait avec Ahmed Benaissa l’affiche de “Goutte d’Or” a eu un mot ému pour le disparu lors de la projection du film, saluant son “père de cinéma”.

Le célèbre écrivain algérien Kamel Daoud lui a rendu un hommage appuyé sur Twitter: “Une belle âme, un grand acteur, un homme sans haine et au talent immense”, en soulignant qu’Ahmed Benaissa participait au “tournage du film ‘Meursault contre-enquête’ (inspiré du roman éponyme de Kamel Daoud, ndlr ) pour l’un des deux rôles principaux”.

Né en 1944 à Alger, Ahmed Benaïssa a eu une des carrières les plus riches du théâtre et du cinéma algériens, collaborant avec de nombreux réalisateurs comme Merzak Allouache ou encore Rachid Bouchareb.

Comédien reconnu pour son talent exceptionnel, il avait mené de nombreux projets sur les planches du théâtre à Alger et à Oran, dans l’ouest du pays.

Ahmed Benaissa avait également dirigé en 1995 le théâtre régional de Sidi Bel Abbes, non loin d’Oran, pendant la très difficile période de la décennie noire, la guerre civile qu’a subi le pays entre 1992 et 2002. L’acteur apparaissait très régulièrement également dans des productions pour les télévisions algériennes et françaises.

À voir également sur le HuffPost : À Cannes, une activiste dénonce les viols russes en Ukraine sur le tapis rouge

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    Guerre d'Algérie: ces candidats à la présidentielle se déchirent sur les accords d'Évian

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 19 March - 16:53 · 5 minutes

Emmanuel Macron à l

POLITIQUE - Le choix de la date était déjà contesté... Ce 19 mars 2022, jour des 60 ans des accords d’Évian, Emmanuel Macron a présidé une cérémonie à l’Élysée devant les jeunes qui ont travaillé à la réconciliation des mémoires entre descendants de rapatriés, de harkis, de Juifs d’ Algérie et d’anciens combattants.

“Ce ne fut ni le début de la paix ni la fin de la guerre” mais un “jalon” qui “ne peut ni être le seul, ni être renié”, a déclaré le chef de l’État, répondant ainsi à distance à Marine Le Pen et Valérie Pécresse qui ont contesté ce choix.

Preuve que les mémoires liées à la guerre d’Algérie sont loin d’être réconciliées, chaque candidat à la présidentielle a trouvé de quoi faire campagne sur cette commémoration historique, à 22 jours du premier tour.

La candidate LR s’est engagée, vendredi 18 mars, à trouver “une autre date” de commémoration que le 19 mars car “80% des victimes civiles sont tombées après les accords d’Évian”. Le 18 mars, date de la signature des Accords d’Évian, sur France inter, la candidate du RN avait également contesté ce choix: “Il y a des dizaines de milliers de harkis qui ont été sauvagement assassinés après cette date. Et je tiens à leur rendre hommage à eux, parce qu’eux ont été particulièrement mal traités par le gouvernement de l’époque”, a expliqué Marine Le Pen.

En déplacement dans le Loiret ce samedi, Marine Le Pen a affirmé que “la colonisation avait contribué au développement de l’Algérie”. Au contraire, Sandrine Rousseau définit la colonisation comme “un crime contre l’humanité. Une expression utilisée par Emmanuel Macron lors de la campagne de 2017.

Yannick Jadot, le candidat EELV ne s’était pas exprimé en fin de journée samedi, mais le message de Sandrine Rousseau, expulsée de sa campagne, a été considéré comme sa ligne politique par ses rivaux. ”Voilà ce que représente le danger écologiste. Ils veulent sans cesse réécrire l’Histoire et rompre avec notre passé. Non, la France n’est pas coupable de crime contre l’humanité en Algérie. Non, la France n’a pas à avoir honte d’elle-même!”, a rétorqué son homologue de la primaire LR, Éric Ciotti, désormais soutien de Valérie Pécresse.

Sans surprise, Eric Zemmour a utilisé ce moment pour parler d’immigration. ”Élu Président de la République, je mettrai définitivement fin aux privilèges migratoires exorbitants des Algériens. Je serai aussi particulièrement attentif à la dette des patients algériens auprès de nos hôpitaux, ou encore à la fraude aux centenaires sur les retraites françaises touchées en Algérie”, a-t-il pointé dans une tribune publiée sur le site de son ancien employeur, Le Figaro.

Le candidat Reconquête qui dénonce à plusieurs reprises dans ce texte la “repentance” dont ferait preuve Emmanuel Macron a promis de se rendre en Algérie dès l’été s’il était élu.

“Le cheminement est imparfait, mais un parcours de reconnaissance a mis fin à des dénis, à des silences”, a rappelé Emmanuel Macron, en mentionnant les grandes étapes de son bilan sur le sujet, de la commande du rapport Stora à la reconnaissance de l’avocat et militant algérien torturé et assassiné par l’armée française, Ali Boumendjel , en passant par le “pardon” adressé aux harkis au nom de la France.

Le président-candidat a conclu son discours en expliquant qu’il était “confiant” sur l’avenir des mémoires, même s’il y aura “de nouveaux moments d’énervements”. Emmanuel Macron a rappelé qu’une exposition sur l’Algérie et la France ouvrirait ses portes en avril au Mucem de Marseille et un musée consacré aux deux histoires à Montpellier.

Si Jean-Luc Mélenchon n’a fait aucune déclaration, le candidat Fabien Roussel a enregistré une vidéo pour l’occasion dans laquelle il rappelle que la manifestation devant la station de métro Charonne quelques jours précédant le cessez-le-feu du 18 mars 1962, avait été organisée par le PCF.

“Les communistes ont agi au côté du peuple algérien”, rappelle le candidat PCF qui cite le militant pour l’indépendance algérienne, Maurice Audin et l’auteur de La Question qui dénonce la torture en Algérie, Henry Alleg, tous les deux communistes.

À voir également sur Le HuffPost: Macron se paie Larcher: “Un président du Sénat ne devrait pas dire ça”

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    Algérie: Pour les 60 ans des accords d'Evian, Macron veut "commémorer, mais pas célébrer"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 18 March - 06:15 · 4 minutes

À l

COMMÉMORATION - C’est un anniversaire majeur. Ce samedi 19 mars, Emmanuel Macron présidera une cérémonie à l’Élysée pour les 60 ans des Accords d’Evian , qui officialisèrent le cessez-le-feu final de la guerre d’Algérie . Une date importante qui sera commémorée avec un souci “d’apaisement” des mémoires et de “main tendue” à l’Algérie , a annoncé la présidence de la République française.

“Commémorer n’est pas célébrer”, a toutefois souligné l’Élysée en prenant soin de ménager toutes les susceptibilités à moins d’un mois du premier tour de la présidentielle. En effet, la date du 19 mars 1962 , qui marqua l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre armée française et indépendantistes algériens, continue à faire polémique.

Une date loin de faire l’unanimité

Les rapatriés contestent la référence aux Accords d’Evian -signés le 18 mars 1962 et qui aboutirent à la mise en oeuvre du cessez-le-feu le lendemain- pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962) en raison des violences qui se poursuivirent jusqu’à l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet 1962 et se terminèrent par l’exode de centaines de milliers d’entre eux vers la France.

“Tous les événements liés à la guerre d’Algérie ne se sont pas terminés du jour au lendemain avec la signature des Accords d’Evian”, a concédé l’Élysée en citant notamment la fusillade de la rue d’Isly à Alger , dans laquelle des dizaines de partisans de l’Algérie française furent tués par l’armée le 26 mars 1962. “Le 19 mars est une étape sur ce chemin (de mémoire) mais ce n’en est pas le terme”, a insisté la présidence, en rappelant qu’un hommage serait aussi rendu aux appelés de la guerre d’Algérie le 18 octobre, si Emmanuel Macron est “réélu”.

La cérémonie, qui se tiendra de midi à 13 heures, réunira des témoins de toutes les mémoires liées à la guerre d’Algérie, appelés, combattants indépendantistes, harkis et rapatriés. La ministre des Armées Florence Parly, le chef d’État-major des Armées Thierry Burckhard ainsi que des élus, dont le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, ville qui accueillera le futur musée de l’Histoire de France et de l’Algérie, seront également présents.

L’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed-Antar Daoud, a également été invité, a indiqué l’Élysée, sans préciser s’il avait accepté l’invitation.

Une visite de Castex en Algérie la semaine prochaine?

Les relations entre les deux pays sont marquées par un certain apaisement à l’approche des élections après deux années de crispations. Le Premier ministre Jean Castex pourrait ainsi effectuer une visite à Alger les 23 et 24 mars, a précisé l’Élysée. Celle-ci, initialement prévue en 2021, avait été annulée sur fond de tensions bilatérales .

L’objectif de cette commémoration, “réconcilier” et “apaiser”, reste le même que lors des précédents rendez-vous du quinquennat autour de la guerre d’Algérie, a souligné un conseiller présidentiel. Le chef de l’État a voulu, à travers une série de gestes mémoriels, “réconcilier la France et l’Algérie” ainsi que les “mémoires cloisonnées” en France, a rappelé l’Élysée.

Suivant les préconisations de l’historien Benjamin Stora , le président a reconnu la responsabilité de l’armée française dans la mort du mathématicien communiste Maurice Audin et celle de l’avocat nationaliste Ali Boumendjel durant la bataille d’Alger en 1967. Une stèle à la mémoire d’Abd el-Kader, héros national algérien du refus de la présence coloniale française, a été érigée en France à Amboise et les crânes de résistants algériens du XIXe siècle restitués à l’Algérie.

Mais Alger, qui réclame des excuses officielles de la France pour la colonisation, n’a pas donné suite à ce travail de mémoire. “C’est une main qui est tendue et qui restera tendue”, a toutefois souligné l’Élysée.

Dans la société française, il s’agit de “constituer dans le temps long une mémoire commune, partagée, apaisée”, a expliqué l’Élysée en réfutant les accusations de “clientélisme mémoriel” à l’encontre du chef de l’Etat. “Il était important aux yeux du président de la République que trois générations après, les poisons de la division qui se sont inscrits dans ce processus qui pendant 60 ans s’est fabriqué dans le déni, dans le non-dit, puissent trouver un terme”, a relevé la présidence.

À voir également sur le HuffPost : Emmanuel Macron appelle à “regarder en face” les massacres de la guerre d’Algérie

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    Le projet de loi de réparation pour les harkis adopté au Parlement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 15 February - 16:44 · 3 minutes

Le général François Meyer, Salah Abdelkrim et Bornia Tarall posent avec Emmanuel Macron et la sous-ministre des Anciens Combattants après avoir été récompensés lors d

PARLEMENT - Soixante ans après la fin de la guerre d’Algérie, le Parlement a définitivement adopté ce mardi 15 février, par un ultime vote très large du Sénat , un projet de loi pour demander “pardon” aux harkis , qui ouvre la voie à une indemnisation pour certaines familles.

Ce texte vient concrétiser un engagement pris par le président Emmanuel Macron qui, le 20 septembre dernier, avait demandé “pardon” à ces Algériens qui ont combattu aux côtés de l’armée française mais ont été “abandonnés” par la France après la signature des accords d’Évian le 18 mars 1962.

60 ans après, les plaies ouvertes par cette guerre meurtrière (1954-1962, près de 500.000 morts) sont loin d’être refermées. Et la discussion du texte a suscité beaucoup d’émotion et de passion dans les hémicycles des deux assemblées, des tensions aussi dans la communauté harkie.

Députés et sénateurs, majoritairement de droite, étaient parvenus à un texte de compromis en commission mixte paritaire, approuvé la semaine dernière une dernière fois par l’Assemblée nationale.

“Nous avançons sur le chemin de la réconciliation et de la mémoire qui, nous le savons, sera encore long”, a déclaré la rapporteure pour le Sénat Marie-Pierre Richer (LR). “Aucun texte ne peut et ne pourra réparer les blessures d’une guerre”, a souligné Laurent Burgoa (LR).

Ce projet de loi est “celui de la reconnaissance par la Nation d’une profonde déchirure et d’une tragédie française, d’une page sombre de notre Histoire”, fait valoir la ministre chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants Geneviève Darrieussecq .

Le texte reconnaît “les conditions indignes de l’accueil” réservé aux 90.000 harkis et à leurs familles qui ont fui l’ Algérie après l’indépendance. Près de la moitié d’entre eux ont été relégués dans des camps et des “hameaux de forestage”. “Ces lieux furent des lieux de bannissement qui ont meurtri, traumatisé et parfois tué”, selon la ministre.

Pour ceux-ci, le projet de loi prévoit “réparation” du préjudice avec, à la clef, une somme forfaitaire tenant compte de la durée du séjour dans ces structures, de 2.000 à 15.000 euros. Le nombre de bénéficiaires potentiels est estimé par le gouvernement à 50.000, pour un coût global de 310 millions d’euros sur environ six ans.

Si le niveau d’indemnisation était jugé “faible”, voire “ridicule” par certains, les déceptions se sont cristallisées sur les quelque 40.000 rapatriés exclus de la réparation parce qu’ils ont séjourné dans des “cités urbaines” où il n’étaient pas privés de liberté de circulation, même s’ils ont connu des conditions de vie précaires.

“Impardonnable pour la République”

“Histoire complexe”, “mémoire composite”: Emmanuel Macron s’est engagé dans une série d’actes forts pour “apaiser” les mémoires de la guerre d’Algérie qui continue à diviser les Français.

Dans un discours à l’Elysée fin janvier, le chef de l’État a fait un geste envers les pieds-noirs en qualifiant d’“impardonnable pour la République” la fusillade de la rue d’Isly à Alger en mars 1962, dans laquelle des dizaines de partisans de l’Algérie française furent tués par des soldats de l’armée française, et en estimant que le “massacre du 5 juillet 1962″ à Oran devait être “reconnu”.

Mardi 8 février, il a rendu hommage aux neuf victimes mortes au métro Charonne, à Paris, lors d’une manifestation pour la paix en Algérie le 8 février 1962, violemment réprimée par la police française sous autorité du préfet Maurice Papon.

Le travail mémoriel se poursuivra par la commémoration des Accords d’Évian le 19 mars, soit 20 jours avant le premier tour de la présidentielle. L’Elysée a indiqué préparer avec attention cet anniversaire pour qu’il “ne soit pas pris en otage” par la politique.

À voir également sur Le HuffPost: Macron “demande pardon” aux harkis au nom de la France

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    Amboise: une sculpture en hommage à Abd el-Kader, héros algérien, vandalisée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 5 February - 11:55

Une sculpture en hommage au héros algérien Abd el-Kader vandalisée à Amboise (Photo de l

HISTOIRE - Une enquête pour “dégradation grave de bien destiné à l’utilité publique et appartenant à une personne publique” a été ouverte ce samedi 5 février après la dégradation à Amboise de la sculpture rendant hommage au héros national algérien Abdelkader, a appris l’AFP auprès du parquet de Tours.

“L’enquête a été confiée à la brigade de recherches d’Amboise”, a précisé à l’AFP le procureur de la République de Tours Grégoire Dulin. L’œuvre, représentant l’émir découpé dans une feuille d’acier rouillé, a été largement dégradée dans la partie basse de la structure.

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    Guerre d'Algérie: Macron appelle à "regarder en face" ces massacres

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 26 January - 16:06

Macron appelle à

POLITIQUE - La fusillade de la rue d’Isly à Alger, dans laquelle des dizaines de partisans de l’Algérie française furent tués par l’armée en mars 1962, est “impardonnable pour la République”, a déclaré Emmanuel Macron ce mercredi 26 janvier, devant des rapatriés.

“Ce jour-là les soldats français déployés à contre emploi, mal commandés ont tiré sur des Français (...) Ce jour-là ce fut un massacre”, a ajouté le chef de l’Etat lors d’un discours particulièrement attendu à l’Elysée, avant d’appeler également à la reconnaissance du “massacre du 5 juillet 1962” à Oran, qui toucha “des centaines d’Européens, essentiellement des Français”.

“Ce massacre”, commis quelques heures avant la proclamation officielle de l’indépendance de l’Algérie “lui aussi doit être regardé en face et reconnu.” “La vérité doit être de mise et l’histoire transmise”, a-t-il souligné.

Plus d’informations à venir...

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    La fusillade de la rue d'Isly, drame de la guerre d'Algérie que Macron va commémorer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 25 January - 21:03 · 4 minutes

Emmanuel Macron, ici lors d

ALGÉRIE - Le président Emmanuel Macron va faire un geste mémoriel ce mercredi 26 janvier envers les rapatriés d’ Algérie qui portera sur la fusillade de la rue d’Isly à Alger, dans laquelle des dizaines de partisans de l’Algérie française furent tués par l’armée en mars 1962.

Le chef de l’État va porter “une parole de reconnaissance” lors d’une rencontre à l’Élysée avec des associations de rapatriés d’Algérie, communément appelés les “pieds-noirs”, a indiqué mardi la présidence française.

“Un des points saillants du propos du président de la République tournera autour de ce qu’il s’est passé le 26 mars à Alger, rue d’Isly”, a ajouté la présidence, sans plus de précisions.

Une semaine après la signature des Accords d’Évian et le cessez-le-feu, le 19 mars 1962, en Algérie, des manifestants civils partisans de l’Algérie française qui tentaient de forcer le passage vers le quartier de Bab El-Oued, dans le centre d’Alger, étaient mitraillés à un barrage tenu par l’armée française.

La fusillade qui dura plus d’un quart d’heure fit, selon différentes sources, au moins une cinquantaine de morts, tous civils, parmi les manifestants. La fusillade de la rue d’Isly marqua le début de l’exode massif des pieds-noirs d’Algérie.

Cette “reconnaissance” s’inscrit dans une série d’actes mémoriels, depuis le début du quinquennat et à l’approche du 60e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie avec les Accords d’Évian puis l’indépendance de ce pays le 5 juillet 1962.

Le 14 septembre 2018, Emmanuel Macron a ainsi reconnu, “au nom de la République française”, que le jeune mathématicien communiste Maurice Audin avait été “torturé à mort, ou torturé puis exécuté par l’armée française” en 1957.

Le 3 mars 2021, il reconnaissait que l’avocat nationaliste Ali Boumendjel avait été “torturé et assassiné” le 23 mars 1957 par l’armée française, contredisant la version initiale d’un suicide.

Le 20 septembre 2021, le chef de l’État a demandé “pardon” aux harkis, supplétifs algériens de l’armée française, qui furent “abandonnés” par la France. Un projet de loi, actant ce “pardon” et tentant de “réparer” les préjudices subis, est en cours d’examen en Parlement et devrait être adopté d’ici la fin du mois de février.

“Main tendue”

Emmanuel Macron a aussi dénoncé des “crimes inexcusables pour la République” lors des 60 ans du massacre par la police française de manifestants algériens, le 17 octobre 1961 à Paris.

“L’objectif reste le même, construire à terme une mémoire apaisée, partagée, commune à tout ce qu’ont été jusque-là les mémoires liées à la guerre d’Algérie et à la colonisation”, en reconnaissant la “singularité de chacun”, a souligné l’Élysée.

Outre les représentants d’associations, des artistes “pieds-noirs”, dont le réalisateur Alexandre Arcadi et l’actrice Françoise Fabian, sont attendus à 15h à l’Élysée. Le chanteur emblématique Enrico Macias , également invité, ne pourra en revanche pas être présent ce mercredi à Paris.

La rencontre s’ouvrira par un témoignage de Danielle Michel-Chiche, blessée à l’âge de cinq ans dans l’attentat du Milk Bar le 30 septembre 1956 à Alger et autrice de Lettre à Zohra D , en référence à Zohra Drif qui déposa la bombe, habillée en jeune femme européenne. Danielle Michel-Chiche devint avocate puis sénatrice après l’indépendance.

Les relations restent compliquées entre l’exécutif et les rapatriés depuis qu’Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de “crime contre l’humanité” lors d’un déplacement à Alger en 2017.

Nombre d’associations appellent au retrait de ces propos et l’une d’elle, Le Cercle Algérianiste, a décliné l’invitation à l’Élysée tant qu’il n’en serait rien. L’Élysée réfute de son côté les accusations de visées électoralistes avec ces différents gestes mémoriels à l’approche de la présidentielle d’avril.

“Si certains esprits chagrins considèrent que convaincre, c’est électoraliste, grand bien leur fasse. Mais en l’espèce, le président s’est fixé une mission”, apaiser les mémoires, a lancé un conseiller du président.

Les échanges mémoriels restent en revanche au point mort avec l’Algérie. “La France a fait un certain nombre de gestes. La main est toujours tendue et le président attend que quelqu’un la prenne”, fait observer l’Élysée.

À voir également sur Le HuffPost : “J’ai appris que mon père était combattant du FLN 20 ans après sa mort”

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    CAN: l'Algérie éliminée dès le 1er tour, un fiasco total

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 20 January - 20:39 · 3 minutes

Le 11 algérien posant avant son match contre la Côte d

FOOTBALL - “One, two, three, la CAN est finie!” pour l’Algérie, tenant du titre éliminé ce jeudi 20 janvier dès le premier tour par la Côte d’Ivoire (3-1) sans avoir jamais retrouvé ses vertus collectives et offensives, et peut-être aveuglée par son record d’invincibilité.

Un fiasco lors de cette Coupe d’Afrique des Nations qui s’explique en plusieurs points, comme on peut le lire ci-dessous .

Obnubilés par le record

“Il me semble que l’Algérie s’est trompé de combat en poursuivant de manière un peu obsessionnelle ce record d’invincibilité”, estime pour l’AFP Claude Le Roy, champion d’Afrique 1988 à la tête du Cameroun.

“Ils oubliaient peut-être un peu la Coupe d’Afrique et pensaient trop à ce record, on n’entendait que ça dans les interviews: quel jour ils battraient le record de l’Italie ( 37 matches sans défaite, NDLR )”, poursuit le technicien aux dix CAN.

Le sélectionneur Djamel Belmadi avait admis rêver de “planter le drapeau de l’Algérie au sommet du football mondial”.

Son équipe en était à 35 matches d’invincibilité avant de chuter contre la Guinée équatoriale (1-0). “Avant de battre le record, il fallait gagner des matches en Coupe d’Afrique”, insiste le “Sorcier Blond”.

“Une fois qu’ils ont perdu, c’est comme si le ressort c’était cassé. Le match le plus important est toujours le suivant. Le foot est une éternelle école d’humilité”, ajoute Le Roy.

Plus de ressort collectif

L’armada de Djamel Belmadi, qui avait marché sur l’Afrique en 2019 jusqu’à sa victoire contre le Sénégal en finale (1-0), était méconnaissable au Cameroun.

Elle n’a rien montré sur la pelouse abimée du stade de Japoma, “qui n’a pas empêché la Côte d’Ivoire de jouer un très beau football”, note le technicien qui a commencé à entraîner en Afrique en 1984.

“Ils ont été dépassés, individuellement, collectivement, tactiquement. Les Ivoiriens créaient des solutions dans les intervalles, multipliaient le jeu à trois, Pépé, Gradel comme Haller étaient incroyablement concernés par la récupération collective du ballon, près à fournir tous les efforts”, ajoute-t-il comme pour souligner en creux tous les manques de l’Algérie.

“Djamel a fait un travail remarquable, mais une équipe échappe vite à son créateur”, note Le Roy.

Une attaque éteinte

Le richissime compartiment offensif de l’Algérie a évolué très loin de son niveau et de sa réputation. Son leader offensif et capitaine, Riyad Mahrez, a même tiré sur le poteau un penalty (60e), qui de toutes façons n’aurait ramené son équipe qu’à 3-1.

Seul Sofiane Bendebka a marqué un but pour les champions d’Afrique à la CAN, au bout certes d’une belle action acrobatique, mais bien trop isolée.

Contre la Sierra Leone (0-0), l’Algérie avait franchement mal joué, et s’il y a eu du mieux contre la Guinée équatoriale, les “Fennecs” ont “vendangé” et se sont fait surprendre (1-0).

Contre la Côte d’Ivoire, ses attaquants ont semblé passer plus de temps à simuler des fautes, à l’image de Mohamed Belaïli, qu’à jouer. Islam Slimani a traversé la compétition comme un fantôme.

Rebondir pour le Mondial

Champions d’Afrique en 1990, les “Fennecs” avaient aussi été éliminés au premier tour à la CAN suivante, en 1992 au Sénégal, avec déjà une défaite contre la Côte d’Ivoire (3-0).

“On n’a pas su se mettre à la hauteur”, a admis le sélectionneur Djamel Belmadi au micro de Canal Plus Afrique, parlant d’”échec, tout simplement”.

S’il reste en place, après un tel fiasco, le sélectionneur doit vite rebondir pour préparer un autre immense rendez-vous: les barrages en mars du Mondial-2022 , dont le tirage au sort a lieu dimanche à Douala.

“Désormais leurs futurs adversaires pour les éliminatoires de la Coupe du monde savent que le ressort a été un petit peu cassé, cela va augmenter leur capital confiance”, prévient Le Roy. Le champion est à terre.

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