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    Covid: l'Allemagne impose un quasi-confinement pour les non-vaccinés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 16:19 · 2 minutes

La chancelière allemande Angela Merkel et son successeur désigné Olaf Scholz arrivent pour une conférence de presse à la suite d

COVID - Le vent de panique du variant Omicron souffle jusqu’en Allemagne . La chancelière Angela Merkel a annoncé ce jeudi 2 décembre un durcissement des restrictions visant les personnes non-vaccinées contre le Covid-19 . Interdiction d’accès aux commerces non essentiels, restaurants, lieux de culture ou de loisirs, les mesures sonnent comme un quasi confinement.

Ces nouvelles précautions ont été prises à l’issue d’une réunion avec son successeur, Olaf Scholz, et les dirigeants des 16 régions du pays. Les non-vaccinés devront aussi désormais limiter leurs contacts, à domicile ou à l’extérieur, à deux autres personnes maximum d’un autre foyer.

En renforçant ses mesures sanitaires, l’Allemagne veut faire face à la menace du variant Omicron. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), basé à Stockholm, a de son côté indiqué que “les données préliminaires suggèrent un avantage substantiel” du nouveau variant sur le variant Delta jusqu’ici dominant.

Sur la base de ces modèles mathématiques, “Omicron pourrait causer plus de la moitié des infections provoquées par le virus SARS-CoV-2 dans l’Union européenne d’ici les tout prochains mois”, a mis en garde l’agence jeudi.

Si beaucoup de craintes restent pour l’heure encore théoriques, il possède un nombre de mutations inédit d’un point de vue génétique, dont une trentaine dans la protéine spike, la clé d’entrée du virus dans l’organisme.

Vers une obligation vaccinale ?

L’Allemagne pourrait même aller plus loin. Un projet de loi sur l’obligation vaccinale sera soumis au parlement pour une entrée en vigueur en février ou mars. Le futur chancelier, Olaf Scholz, est d’ailleurs favorable à ce nouveau tour de vis.

L’opinion publique allemande a elle-même largement évolué sur la question. Si deux tiers environ des sondés étaient contre une obligation vaccinale l’été dernier, la proportion s’est totalement inversée, avec 64% d’Allemands désormais favorables, selon un sondage pour RTL et ntv.

Si les chiffres se stabilisent ces derniers jours, ils restent globalement alarmants, avec des dizaines de milliers de cas supplémentaires chaque jour, une incidence proche de 440 et de nombreux hôpitaux proches de la saturation.

Côté européen, une discussion “doit être menée” sur l’obligation vaccinale dans les Etats membres de l’UE, a estimé mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

À voir également sur Le HuffPost: Covid: Le variant découvert en Afrique du Sud inquiète les chercheurs mais votre priorité est ailleurs

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    Merkel choisit une chanson punk de Nina Hagen pour sa cérémonie d'adieu

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 10:14 · 2 minutes

Angela Merkel, ici le 29 octobre 2021, va quitter le pouvoir après 16 ans à la chancellerie en Allemagne.

INTERNATIONAL - Angela Merkel, une punk? La chancelière allemande s’apprête à dire définitivement adieu ce jeudi 2 décembre après 16 années au pouvoir. Comme ses prédécesseurs, elle a droit à une cérémonie militaire pour laquelle elle a choisi trois morceaux que l’ orchestre jouera. Parmi ces morceaux: la chanson Du Hast den Farbfilm vergessen (Tu as oublié la pellicule de couleur) de l’artiste punk Nina Hagen.

Ce choix intrigue tant il diffère des classiques choisis par les chanceliers avant elle, comme Gerhard Schröder qui avait opté pour My Way de Frank Sinatra ou Helmut Kohl qui avait pris l’ Ode à la joie de Beethoven.

Le titre de Nina Hagen avait été un hit en 1974 en Allemagne, notamment à l’Est d’où sont originaires la chanteuse (qui a ensuite émigré à l’Ouest) et la chancelière. En effet, l’Allemagne était alors encore divisée en deux des suites de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide. “En choisissant une chanson que beaucoup beuglent à la table de la cuisine lors des anniversaires à chiffre rond de l’oncle de la famille, la chancelière témoigne une fois de plus de la finesse de son humour”, analyse le Taggespiegel .

Hommage à la RDA

Mais selon le quotidien, c’est surtout un moyen de mettre en avant ses origines de République démocratique allemande qu’elle a peu mises en avant pendant ses années à la chancellerie. “En choisissant cette chanson, certes connue dans tout le pays, mais considérée comme un trésor culturel par seulement une partie de la population, elle prouve aux Allemands de l’ex-RDA qu’elle est bien des leurs”, estime le Tagesspiegel .

Des commentateurs, dont le Guardian se fait l’écho, rappellent aussi que la chanson est une critique cachée du régime de RDA où tout était “noir et blanc”, terne, en opposition à la RFA où tout semblait plein de couleurs, de modernité, d’abondance.

D’autres analystes veulent eux y voir une attaque contre les hommes: Nina Hagen reproche à son petit ami tête en l’air d’avoir oublié la pellicule de couleur, Angela Merkel dénoncent-elles les hommes qui ont travaillé avec elle?

Les deux autres musiques choisies par Angela Merkel sont Für mich soll’s rote Rosen regnen ( Il devrait pleuvoir des roses pour moi ) de Hildegard Knef le cantique œcuménique Grosser Gott, wir loben Dich ( Dieu saint, nous louons ton nom) , peut-être en référence à son père pasteur.

À voir également sur Le HuffPost: Cet ours en peluche à l’effigie d’Angela Merkel s’arrache en Allemagne

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    Le variant Omicron présent en Allemagne, inquiétudes aux Pays-bas

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 11:18 · 2 minutes

Kai Klose en conférence de presse le 21 août 2020  à Offenbach.

CORONAVIRUS - Alors que les autorités sanitaires européennes estiment qu’il y a des risques élevés pour qu’il se propage sur le continent, le variant Omicron a été identifié en Allemagne .

Un premier cas suspect de ce variant a été détecté outre-Rhin chez une personne récemment rentrée d’Afrique du Sud, ont annoncé ce samedi 27 novembre les autorités régionales de l’Etat de Hesse (ouest).

“Le variant Omicron est, selon toute vraisemblance, déjà présent en Allemagne”, a annoncé sur Twitter le ministre régional des Affaires sociales, Kai Klose. Des tests réalisés vendredi soir sur un passager arrivé à l’aéroport de Francfort en provenance d’Afrique du Sud ont révélé “plusieurs mutations typiques d’Omicron” , a-t-il ajouté.

Un variant “préoccupant”

Ce nouveau variant du coronavirus, détecté pour la première fois jeudi en Afrique du Sud , est jugé “préoccupant” par l’OMS. Il présenterait un risque accru de contagion par rapport aux autres variants, dont le Delta, dominant et déjà très contagieux.

“En raison de cette forte suspicion, cette personne est en isolement à son domicile. L’analyse complète des résultats est encore en cours”, a souligné le ministre. Le nouveau variant a déjà été détecté en Europe, en Belgique. Omicron a aussi été identifié au Malawi, en Israël sur une personne venue du Malawi, au Botswana et à Hong Kong.

61 passagers aux Pays-bas testés

Soixante-et-un passagers en provenance de deux vols d’Afrique du Sud ont été testés positifs au Covid-19 à leur arrivée à Amsterdam , a annoncé samedi l’autorité sanitaire néerlandaise, qui analyse les résultats à la recherche du nouveau variant Omicron.

“Nous savons maintenant que 61 des résultats étaient positifs et 531 négatifs”, a annoncé l’autorité sanitaire néerlandaise (GGD), précisant que les passagers testés positifs ont été placés en quarantaine dans un hôtel proche de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol.

Les passagers testés étaient arrivés vendredi à Amsterdam. Ceux dont les résultats sont négatifs pourront poursuivre leur voyage s’ils ne résident pas aux Pays-Bas. Dans le cas contraire, ils devront s’isoler à leur domicile.

“Les tests positifs vont être analysés pour déterminer dès que possible s’il s’agit du nouveau variant”, ont-elles ajouté.

De plus en plus de pays suspendent les voyages depuis et vers l’Afrique australe pour freiner Omicron. L’inquiétude qu’il provoque a fait plonger les bourses de la planète et les cours du pétrole, portant un nouveau coup à l’économie mondiale en pleine convalescence.

À voir également sur Le HuffPost: Covid: Le variant découvert en Afrique du Sud inquiète les chercheurs mais votre priorité est ailleurs

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    Légaliser le cannabis en Allemagne, première mesure du gouvernement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 24 November - 15:39 · 3 minutes

Le 1 août 2009, une manifestation pour la légalisation du cannabis à Berlin

ALLEMAGNE - Une entrée en matière stupéfiante. Ce mercredi 24 novembre, l’Allemagne s’est dotée d’un gouvernement près de deux mois après les élections législatives. Au pouvoir, une coalition “feu tricolore” avec les Verts, les libéraux (jaune) et les sociaux-démocrates (rouge) sous la houlette d’Olaf Scholz. Leur première annonce? La légalisation du cannabis.

Après des élections législatives marquées par une débâcle historique pour le camp conservateur d’ Angela Merkel , le social-démocrate Olaf Scholz va devenir le prochain chancelier de la première économie européenne, dans une alliance inédite avec les Verts et le parti libéral du FDP.

Trois ministères clés ont été accordés à ces deux formations. Pour les Verts, les Affaires étrangères et un vaste ministère de la Protection du Climat et de l’Économie, tandis que le FDP sera aux manettes des Finances. Les noms des titulaires n’ont pas encore été annoncés, mais certains sont déjà pressentis: Annalena Baerbock, candidate malheureuse des Verts à la chancellerie, à la diplomatie; Christian Lindner, dirigeant du FBP, sur la bourse et le co-président écologiste Robert Habeck, diplômé en philosophie et écrivain à succès, pour l’environnement.

Les trois formations ont conclu un “contrat” de coalition intitulé “Oser plus de progrès. Alliance pour la liberté, la justice et la durabilité” et qui fait la part belle à la protection de l’environnement, avec notamment une sortie du charbon anticipée à 2030, contre 2038 auparavant. Autre mesure annoncée dans la foulée: leur volonté de légaliser le cannabis.

Un pas de plus après le cannabis thérapeutique

L’Allemagne avait déjà donné son feu vert en 2017 au cannabis à usage thérapeutique. La légalisation s’inscrit donc comme un pas supplémentaire.

“Nous introduisons la distribution contrôlée de cannabis aux adultes à des fins de consommation dans des magasins agréés”, annonce le contrat de gouvernement présenté par les trois partis de la coalition.

Cette mini-révolution dans le pays “permettra de contrôler la qualité, d’empêcher la transmission de substances contaminées et de garantir la protection de la jeunesse”, précise le document, ajoutant que “l’impact social de la loi” serait évalué après quatre ans.

La nouvelle coalition entre sociaux-démocrates, Verts et libéraux veut aussi développer les opérations de “drug-checking”, destinées à vérifier que les drogues ne sont pas coupées avec d’autres substances.

Parmi les autres mesures phares, que le nouvel attelage inédit au pouvoir en Allemagne, veut mettre en oeuvre figurent notamment le retour à la rigueur budgétaire dès 2023.

La fin de 16 ans de Merkel

Olaf Scholz, 63 ans, qui doit être investi chancelier début décembre par les députés du Bundestag, doit maintenant présenter cet accord devant la presse. L’Allemagne tournera alors la page des années Merkel, celle-ci n’assurant plus que la gestion des affaires courantes depuis un mois.

Fruit d’un compromis, le “contrat de coalition” entre les trois partis définit toutes les réformes économiques, environnementales, sociétales que le prochain gouvernement, à la composition bientôt connue, mettra en oeuvre.

Il a été mis au point en un temps record: après des discussions exploratoires, sociaux-démocrates, Verts et libéraux étaient entrés dans le vif du sujet le 21 octobre avec la constitution de plus d’une vingtaine de groupes de travail.

Le soir même des élections, tous avaient manifesté leur volonté d’aller vite pour ne pas répéter le scénario de 2017 quand Angela Merkel avait mis plus de cinq mois à constituer son gouvernement, paralysant l’Europe.

À voir également sur Le HuffPost : Angela Merkel assiste depuis les tribunes à la nouvelle séance du Bundestag

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    En Allemagne, la phrase choc du ministre de la Santé sur le Covid: "Vaccinés, guéris ou morts"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 22 November - 13:51 · 3 minutes

Le ministre de la Santé allemand Jens Spahn lors d

COVID-19 - Outre-Rhin, on ne passe pas par quatre chemins. Ce lundi 22 novembre, le ministre de la Santé allemand a averti que ses compatriotes seront “vaccinés, guéris ou morts” d’ici la fin de l’hiver en raison de la flambée actuelle des infections au Covid-19 dans le pays .

“Vraisemblablement à la fin de l’hiver, comme on le dit parfois avec cynisme, chacun ou presque sera vacciné, guéri ou mort”, a jugé le ministre, appelant une nouvelle fois les Allemands à se faire vacciner “urgemment” face à une explosion des cas de coronavirus ces dernières semaines, qui serait particulièrement liée au “très, très contagieux” variant Delta .

L’ Allemagne , tout particulièrement les régions du sud et de l’est, est frappée de plein fouet par une nouvelle vague de contaminations que les experts et les responsables politiques attribuent notamment à un taux de vaccination (68%) parmi les plus faibles de l’Europe occidentale.

Face à cette résurgence du virus, la chancelière sortante Angela Merkel et son probable successeur Olaf Scholz ont décidé jeudi dernier de durcir les restrictions pour les non-vaccinés tout en excluant une vaccination obligatoire de l’ensemble de la population.

Dès que le seuil d’hospitalisation dépasse trois malades du Covid pour 100.000 habitants, ce qui est le cas dans douze des seize États régionaux du pays, les non-vaccinés se verront interdire l’accès à des lieux publics. Les autorités ont également décidé un retour massif au télétravail partout où cela est possible et une obligation de pass sanitaire dans les transports et sur le lieu de travail.

En bande désorganisée

Toutefois, le système fédéral allemand, qui octroie aux Länder le pouvoir de légiférer notamment dans les domaines de la police et de l’éducation, complique la mise en place d’une réponse rapide et unilatérale à l’épidémie dans tout le pays.

Par exemple, jeudi dernier, les ministres-présidents des régions ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur la fermeture générale des écoles, explique Libération . Il en va de même pour les lieux culturels, qui peuvent être ouverts dans une région mais fermés dans une autre.

L’enjeu du fédéralisme est un serpent de mer et s’est même invité dans la campagne du printemps dernier. Armin Laschet, pourtant considéré comme le dauphin d’Angela Merkel au sein de la CDU, était ainsi monté au créneau pour prendre la défense des Länder, face à la chancelière qui avait menacé de reprendre la main sur la gestion de l’épidémie.

Mutti avait fini, après d’âpres débats à l’Assemblée, et le vote d’une loi, par imposer un simple couvre-feu à toute l’Allemagne.

“Pire que tout ce qu’on a connu”

Lundi, justement, la chancelière sortante Angela Merkel a prévenu que les restrictions actuelles en Allemagne n’étaient “plus suffisantes” face à la “situation dramatique” provoquée par la flambée des infections au Covid-19 , selon des sources au sein de son parti.

Avec l’évolution actuelle et des records quotidiens d’infections, la situation sanitaire “va être pire que tout ce qu’on a connu” jusqu’ici, a-t-elle également mis en garde devant les cadres de son parti conservateur CDU, selon une source au sein de la formation interrogée par l’AFP.

Ces derniers jours, l’Allemagne a recensé des nombres d’infections inégalés depuis le début de la pandémie, dépassant la semaine dernière le seuil de 65.000 en 24 heures. Lundi, le taux d’incidence sur 7 jours était de 386,5 pour 100.000 habitants, un record dans le pays ( contre 171,5 en France ).

À voir également sur Le HuffPost : À l’aube de la vaccination obligatoire pour les soignants, les derniers réfractaires manifestent

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    L'Allemagne va introduire des restrictions pour les non-vaccinés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 18 November - 19:16 · 4 minutes

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ALLEMAGNE - Grand serrage de vis en Allemagne. Les responsables allemands ont décidé ce jeudi 18 novembre d’imposer de sévères restrictions aux non-vaccinés et ouvert la voie à une obligation vaccinale pour les personnels soignants afin d’endiguer l’emballement de la pandémie de Covid-19 dans le pays .

“Nous avons besoin de mettre rapidement un frein à la hausse exponentielle” des nouvelles infections et de l’occupation des lits en soins intensifs, a déclaré la chancelière sortante Angela Merkel, au terme d’une réunion de crise avec les chefs de gouvernement régionaux, compétents en matière sanitaire.

Une quatrième vague “hautement dramatique”

La rencontre s’est tenue alors que le nombre de nouvelles infections a bondi de 65.371 en 24 heures, selon les données de l’institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI), du jamais vu depuis le début de la pandémie.

La quatrième vague de pandémie, qualifiée de “hautement dramatique” par la dirigeante sur le départ, a frappé la première économie européenne en pleine vacance de pouvoir, avec d’un côté le gouvernement d’Angela Merkel chargé d’expédier les affaires courantes, tandis que les trois partis SPD, Verts et Libéraux négocient pour former un nouvel exécutif début décembre.

Mais le virus, “cela lui est égal”, a constaté celle qui va passer les rênes du pays après 16 ans au pouvoir, lors d’une conférence de presse.

Limiter drastiquement la vie sociale des non-vaccinés

Dans le détail, les dirigeants ont préconisé de limiter drastiquement la vie sociale des non-vaccinés . Des mesures les visant sont déjà en vigueur dans les régions les touchées. Elles vont être étendues à l’ensemble du territoire.

La règle dite du “2G”, qui autorise seulement les vaccinés (“geimpfte”) et les guéris (“genesene”) à accéder à des lieux publics comme des restaurants ou salles de concert sera appliquée dès que le seuil d’hospitalisation dépasse trois malades du Covid pour 100.000 habitants, ce qui est déjà le cas dans douze des seize Etats régionaux du pays.

Selon cette disposition, la présentation d’un test négatif ne suffit plus si la personne n’est pas vaccinée. La ville-Etat de Berlin applique déjà cette mesure. Dans cette même veine, l’Autriche a confiné ses non-vaccinés en début de semaine .

Des restrictions même pour les vaccinés

Lorsque le seuil d’hospitalisation dépasse la valeur de six, les vaccinés et les guéris devront, en plus de leur certificat, avoir un test négatif pour accéder à une liste d’établissements. Des fermetures de magasins, restaurants ou bars dans les régions ne sont pas exclues en dernier recours. En revanche les écoles resteront ouvertes, mais les élèves soumis à des tests réguliers.

Les responsables ont aussi décidé un retour massif au télétravail partout où cela est possible et une obligation de pass sanitaire dans les transports et sur le lieu de travail. L’accès aux centres de soins ou maison de retraite pour les visiteurs et les personnels soignants ne sera accordé que sur présentation d’un test de moins de 24 heures, y compris pour les personnes vaccinées ou guéries.

Récemment, au moins 11 personnes âgées sont décédées, et plusieurs ont été infectées dans un centre de soin dans le Brandebourg, où seulement la moitié des soignants était vaccinée.

Vaccination obligatoire pour certaines professions

Signe de l’urgence qui sévit dans le pays, les dirigeants ont décidé d’introduire une vaccination contre le Covid-19 obligatoire pour le personnel des hôpitaux et maisons de retraite, ce à quoi le gouvernement d’Angela Merkel s’était jusqu’ici refusé.

Mais le calendrier d’application de cette mesure est encore flou. “La vaccination est et reste le moyen de sortir de la pandémie”, ont insisté les responsables allemands, encourageant vivement les indécis à faire preuve de “solidarité” et à sauter le pas.

La vaccination a vocation à devenir obligatoire pour les footballeurs professionnels, ont-ils encore annoncé.

Seulement 67,8% de la population allemande complètement vaccinée

En Allemagne, seulement 67,8% de la population est complètement vaccinée, selon les derniers chiffres du RKI. Les vaccinations de rappel, recommandées depuis jeudi par la commission vaccinale STIKO pour toute la population adulte après six mois, en sont à leurs balbutiements.

La mise en œuvre rapide de ces mesures reste encore suspendue à la validation vendredi par le Bundesrat, la chambre haute du parlement, d’une nouvelle loi épidémiologique, qui en fixe le cadre légal.

Élaborée par le SPD, les Verts et les libéraux, elle a déjà été adoptée jeudi par les députés du Bundestag au terme d’un débat houleux, les conservateurs jugeant le texte “insuffisant” pour lutter efficacement contre la pandémie.

À voir également sur Le HuffPost: Pour aider les enfants à se faire vacciner, cet hôpital aux États-Unis s’est entouré de chiens

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    Ascoval réfléchit à délocaliser pour des hauts-fournaux moins chers et plus polluants (et ça ne passe pas)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 18 November - 09:48 · 5 minutes

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ENTREPRISE - L’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) projette de délocaliser temporairement 40% de sa production sur des sites “plus polluants” en Allemagne à cause des prix de l’énergie , ont indiqué mercredi 17 novembre des syndicats, son propriétaire et Bercy assurant qu’aucune décision n’avait été prise. Mais les possibles conséquences sur l’emploi français, ainsi que le poids écologique de cette annonce ont provoqué la colère de responsables politiques.

Cette annonce a été faite mardi par la direction, selon des représentants de la CGT et de la CFDT, confirmant une information de La Voix du Nord .

“Nous n’avons pris aucune décision”, a cependant déclaré Ute Engel, la porte-parole du groupe sidérurgique allemand Saarstahl, propriétaire d’Ascoval. “Les prix de l’énergie ont explosé” et le groupe étudie “toutes les options temporaires (...) pour limiter les effets négatifs”, a-t-elle ajouté. L’entreprise affirme maintenir sa stratégie de développer la production d’“acier vert” à Ascoval.

Selon un représentant CFDT -qui souhaite rester anonyme- le transfert d’activité doit débuter “fin décembre” et “jusqu’au mois de mars”. Mais “on a connu par le passé des délocalisations temporaires qui sont devenues définitives”, a-t-il ajouté.

“Cette décision survient quatre mois après notre reprise” par le groupe Saarstahl, a rappelé Cyril Morelle, élu CGT, dans un communiqué à l’AFP. Il craint “des semaines de sous-activité et de chômage”.

Moins cher et plus polluant

Tandis qu’Ascoval est équipé de fours électriques, l’acier produit par le groupe en Allemagne utilise des hauts-fourneaux alimentés au charbon.

“Un haut-fourneau a toujours été beaucoup moins cher qu’une aciérie électrique mais avec l’inflation, on est beaucoup moins rentables qu’avant”, explique le représentant CFDT. “La filière électrique se trouve donc mise de coté pour préférer une filière bien plus polluante (...) Une aberration”, déplore Cyril Morelle.

Parmi les premiers à réagi, le député et candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a dénoncé une “inacceptable décision” de Saarsthal et écrit mercredi au ministre de l’Économie Bruno Le Maire pour lui demander “d’intervenir sans délai”.

“Aucune décision n’a été prise par Saarstahl à ce jour mais nous serons extrêmement vigilants à ce qu’Ascoval soit le moins impacté possible par la conjoncture”, a réagi le ministère de l’Économie, précisant que des discussions étaient en cours avec l’entreprise. “Nous saurons aussi rappeler à Saarstahl les engagements pris dans le cadre de la reprise d’Ascoval et d’Hayange en août dernier. Ces engagements comprennent notamment un volume de commande minimal annuel d’Hayange à Ascoval”, a ajouté Bercy, rappelant avoir mis en place des mesures pour aider les entreprises qui consomment beaucoup d’électricité.

Sur franceinfo ce jeudi 18 novembre, la ministre déléguée à l’IndustrieAgnès Pannier-Runacher a tenté de rassurer sur le maintien de l’emploi salarial sur le territoire, en cas de délocalisation. “Si c’est temporaire, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour l’emploi. Ça veut dire qu’on peut maintenir les effectifs”, a-t-elle assuré. ”Ça peut être aussi du chômage partiel, ou de l’activité partielle ou du ralentissement de cadence.”

“Scandale social et environnemental”

Le rachat par Saarstahl de l’aciérie Ascoval à Liberty Steel, en difficulté, avait été validée par la justice le 2 août. Le conseil régional des Hauts-de-France avait voté l’abandon d’une partie du prêt de 12 millions d’euros accordé à l’aciérie afin de finaliser cette reprise. Mais le montant abandonné doit être décidé le 23 novembre, a indiqué la région.

L’Etat français s’était impliqué pour soutenir Ascoval avant sa reprise, notamment en débloquant un prêt de 20 millions d’euros pour payer les salaires.

Avec 270 salariés, Ascoval produit des “blooms” (barres d’acier) pour Hayange (430 salariés), qui fabrique des rails en acier ensuite destinés aux principaux réseaux ferrés européens, notamment SNCF Réseau et la RATP. Créée en 1975, Ascoval se présente, après 150 millions d’investissements ces dernières années, comme “l’une des aciéries les plus modernes et ‘écologiques’ d’Europe”.

Le possible recours plus massif au charbon a donc provoqué une indignation générale, notamment au regard de la Cop26 et des ses avancées minime s. “C’est absurde (...) de fabriquer de l’acier dans des usines qui polluent plus pour une question ponctuelle de prix d’électricité, alors qu’on a un instrument qui s’appelle Ascoval, qui fonctionne à l’électricité, qui produit de l’acier vert, qui est une pépite au sein du groupe Saarstahl”, a regretté Agnès Pannier-Runacher.

Le député du Nord de la France Insoumise Ugo Bernacilis a lui dénoncé un “un scandale social, environnemental et une claque monumentale donnée au gouvernement français”. “Entre fabriquer de l’acier en émettant PLUS de gaz à effet de serre ou MOINS, il choisit d’en émettre plus parce que c’est moins cher!” s’est aussi indignée Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière à la présidentielle.

“Il semble impensable que l’on fasse le choix du charbon allemand”, a aussi réagi mercredi soir le cabinet du président de la région, Xavier Bertrand, contacté par l’AFP. Pour le candidat à l’investiture à droite, “il est indispensable que des tarifs préférentiels soient accordés à Ascoval”, a ajouté son cabinet, qui rappelle que cette aciérie “n’est évidemment pas la seule” concernée par la hausse des coûts de l’électricité. “C’est scandaleux et ubuesque”, a abondé sa rivale à la primaire de droite Valérie Pécresse.

À voir également sur Le HuffPost: En Russie, l’incendie d’une usine d’explosifs fait au moins 15 morts

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    Covid: L'Allemagne bat son record d'infections quotidiennes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 11 November - 09:33 · 3 minutes

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CORONAVIRUS - Un signe clair d’emballement de la pandémie. L’Allemagne a enregistré ce jeudi 11 novembre un nombre record de nouvelles infections au covid-19 avec 50.196 cas supplémentaires en 24 heures, selon l’institut de veille sanitaire Robert Koch, une barre encore jamais atteinte .

C’est effectivement la première fois que le seuil de 50.000 nouveaux cas quotidiens est franchi depuis le début de l’épidémie, et ce alors que l’Allemagne a enchaîné les nombres record d’infections ces derniers jours. Et que le nombre de cinq millions de contaminations depuis le début de la pandémie risque d’être atteint dans les prochaines semaines.

Le nombre de décès en 24 heures s’est élevé jeudi à 235. Une flambée qui est notamment attribuée par les spécialistes au taux de vaccination relativement faible de la population dans le pays (un peu plus de 67%) et qui pèse lourdement sur les hôpitaux, très sollicités ces jours-ci.

Le futur chancelier veut “de très nombreuses mesures”

La chancelière sortante Angela Merkel avait jugé mercredi “dramatique” la reprise des infections dans le pays, particulièrement notable depuis le mois d’octobre. “La pandémie se propage à nouveau de façon spectaculaire”, avait déploré son porte-parole, appelant les autorités régionales, compétentes en matière sanitaire, à prendre de nouvelles mesures pour endiguer la situation.

Ce jeudi, son probable successeur et actuel ministre des Finances Olaf Scholz a appuyé cet appel en demandant aux Länder de prendre des dispositions “très nombreuses” et rapidement afin de “passer l’hiver”. Dans une série de tweets, le ponte du SPD, grand vainqueur des dernières législatives , demande notamment à ce que tous les soignants travaillant en maison de retraite se fassent dépister pour éviter de contaminer les personnes âgées.

Olaf Scholz réclame en outre la réouverture des centres de vaccination, en engageant pour cela des fonds fédéraux. “Je voudrais dire à tous les citoyens qui ne l’ont pas encore fait: faites-vous vacciner. C’est important pour votre santé et c’est important pour votre pays”, a-t-il ajouté.

Plusieurs États particulièrement touchés, comme la Saxe, la Bavière, et très récemment Berlin, ont d’ores et déjà introduit de nouvelles restrictions visant les personnes non vaccinées qui sont les premières touchées par ce rebond de la pandémie.

Ainsi, à compter de lundi, Berlin va interdire aux personnes non vaccinées l’accès notamment aux restaurants sans terrasse, aux bars, aux salles de sport et aux salons de coiffure. Un test négatif ne permettra plus d’avoir accès à ces lieux publics si les usagers ne sont pas vaccinés ou ne peuvent prouver qu’ils sont guéris de la maladie. Dans le programme de la coalition entre le SPD, les Verts et les libéraux, appelée à prendre la suite d’Angela Merkel, il est prévu que des restrictions fortes contre les non-vaccinés entrent en vigueur.

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