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    Les allocations chômage vont augmenter de 0,6% à partir de juillet

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 29 June, 2021 - 18:49 · 1 minute

Les allocations chômage vont augmenter de 0,6% à partir de juillet (Photo prise en avril 2021 à Montpellier lors d

CHÔMAGE - Les allocations d’assurance chômage seront revalorisées de 0,6% à partir du 1er juillet, a annoncé l’Unedic dans un communiqué ce mardi 29 juin.

La hausse concerne l’allocation minimale, la partie fixe de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), le seuil minimum de l’ARE pour les allocataires effectuant une formation, et les salaires de référence servant au calcul de l’allocation, précise l’organisme qui gère le régime d’assurance chômage.

Seuls les allocataires indemnisés depuis plus de six mois bénéficieront de l’augmentation des salaires journaliers de référence, soit environ 2,1 millions de personnes. Pour environ 300.000 allocataires, seule la revalorisation de la partie fixe s’applique.

Une “revalorisation minimale nettement insuffisante”

Le coût pour l’Assurance chômage pour le deuxième semestre 2021 et l’année 2022 est de 210 millions d’euros.

La CFDT a affirmé dans un autre communiqué avoir “fait une proposition d’augmentation de +1% des allocations, au regard des dernières revalorisations du Smic (+0,99%) et des minima sociaux (+0,1%)”, et alors que les prix ont augmenté de 1,4% depuis un an.

“Le patronat a proposé, quant à lui, une revalorisation de +0,6%, adoptée par son seul vote (...) La CFDT s’est abstenue lors de ce vote, marquant ainsi son désaccord avec cette revalorisation minimale et nettement insuffisante”, a-t-elle ajouté.

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    Allocations chômage: Elisabeth Borne reconnait un "problème" de calcul lié à la réforme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 15 April, 2021 - 09:11 · 3 minutes

CHÔMAGE - “Il y a un effet qui ne correspond pas à ce qu’on souhaite”. La ministre du Travail Elisabeth Borne a reconnu ce jeudi 15 avril un “problème” dans le calcul des allocations liée à la réforme de l’assurance-chômage concernant les personnes ayant été en chômage partiel ou en congé maternité comme l’a souligné une étude réalisée par l’Unédic.

“J’ai demandé à mes services de prendre contact avec l’Unédic pour qu’on règle ce problème et c’est ce qu’on va faire”, a affirmé la ministre invitée de CNews.

L’organisme paritaire qui gère l’assurance-chômage a effectué récemment de nouvelles simulations sur les conséquences de la réforme qui doit entrer en vigueur au 1er juillet, avec un nouveau mode de calcul des allocations moins favorable aux demandeurs d’emploi qui alternent régulièrement périodes de chômage et d’activité.

L’Unédic étudie le cas de deux salariés avec les mêmes périodes d’emploi et des rémunérations égales mais dont l’un aurait été placé en chômage partiel. Ce dernier se retrouverait avec une allocation mensuelle réduite d’un tiers par rapport à celle du second salarié. Même scénario pour les salariés ayant bénéficié d’un congé maternité ou maladie, avec un écart d’allocation à peu près similaire. En 2019, l’Unédic avait déjà prédit dans une étude d’impact que près de  850.000 nouveaux entrants auraient une allocation mensuelle plus faible, de 20 à 50%.

“On n’a pas choisi d’être en activité partielle et donc l’objectif, c’est qu’on ne soit pas pénalisé”, a rappelé de son côté Elisabeth Borne. “Il y a un effet qui ne correspond pas à ce qu’on souhaite faire donc on va le corriger”, a-t-elle ajouté.

Les syndicats alertent

Invité de RMC un peu plus tôt dans la matinée, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a assuré avoir “alerté le ministère” sur ces conséquences induites par la réforme.

Il a annoncé que la CFDT allait déposer prochainement un recours en référé devant le conseil d’État contre le décret d’application de la réforme modifiant ces règles de calcul.

“À vouloir réformer à tout prix de façon anachronique, (...) on tape sur les chômeurs et on a fait une politique du doigt mouillé”, a déploré Laurent Berger.

Dans un communiqué, la CFDT pointe “plusieurs points de contestations possibles” du décret. “Les nouvelles modalités de calcul du salaire journalier de référence pourront conduire à une inégalité de traitement entre deux demandeurs d’emploi ayant travaillé le même nombre d’heures mais selon un rythme différent”, souligne-t-elle.

“Par ailleurs, il existe - entre autres - un risque de discrimination indirecte au détriment des salariés en arrêt maladie, en congé parental ou placés en activité partielle pendant la crise , qui percevront, du fait de ces périodes, des allocations moindres”.

Elisabeth Borne a insisté jeudi sur le fait qu’il n’y avait “aucune raison d’être pénalisé dans son allocation chômage si on a été en congé maternité ou en activité partielle”. Elle a par ailleurs annoncé que les règles de l’activité partielle allaient être conservées “tout au long du mois de mai”.

Elle s’est également félicitée du fait que “200.000 jeunes ont pu s’engager depuis le début de l’année dans des parcours d’emploi”, rappelant l’objectif d’un million sur l’année 2021.

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    Covid-19: cette courbe traduit bien l'explosion des demandes d'allocation chômage aux États-Unis

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 26 March, 2020 - 14:28 · 3 minutes

ÉTATS-UNIS - Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé aux États-Unis, avec plus de trois millions de nouvelles demandes d’allocations chômage la semaine passée, un niveau jamais vu, dans une économie stoppée net par la pandémie de coronavirus .

Ce sont ainsi 3,3 millions de personnes qui ont fait une première demande d’allocations chômage au cours de la semaine du 15 au 21 mars.

Cela représente 3 millions de nouveaux demandeurs supplémentaires par rapport à la semaine précédente, qui avait enregistré 282.000 nouvelles demandes.

Il s’agit d’un niveau jamais vu aux États-Unis , comme on peut le voir dans la courbe ci-dessous , le précédent record datant d’octobre 1982 avec 695.000 nouvelles demandes.

“Le nombre de personnes qui ont déposé des demandes d’assurance-chômage aux États-Unis la semaine dernière a atteint un sommet sans précédent en pleine pandémie de coronavirus.

Le département américain du Travail a reçu 3.283.000 demandes de chômage pour la semaine se terminant le 21 mars.”

Plus de la moitié des Américains sont appelés à rester chez eux

“La hausse extraordinaire des premières demandes est due aux effets (de l’épidémie) de Covid-19”, relève le département du Travail dans son communiqué publié ce jeudi 26 mars.

Le département du Travail précise que ce sont principalement les industries de services, en particulier les services d’hébergement et de restauration, qui sont frappées.

D’autres secteurs sont également touchés, souligne le département du Travail, qui cite “les soins de santé et l’assistance sociale, les arts, les divertissements et les loisirs, les industries du transport et de l’entreposage et de la fabrication”.

Plus de la moitié des Américains sont désormais appelés à rester chez eux, afin d’éviter au virus de se propager.

Les mesures de confinement mises en place, à des degrés divers, dans plusieurs métropoles ou États du pays -y compris les plus peuplés comme la Californie et New York-, ont contraint restaurants et commerces à fermer temporairement, et ont lourdement affecté des secteurs comme les transports ou le tourisme.

Les analyses les plus optimistes tablaient sur seulement 525.000 nouvelles demandes, quand d’autres attendaient plusieurs millions.

Les analystes d’ING avaient relevé que “les lignes téléphoniques se sont bloquées et les sites internet effondrés lorsque les gens se sont inscrits. Des millions d’autres déposeront leurs demandes dans les semaines à venir”.

Extension de l’assurance chômage

Le plan de soutien massif à l’économie qui a reçu le feu vert du Sénat mercredi soir prévoit une extension de l’assurance chômage alors que nombre d’Américains connaissent une situation précaire, payés à l’heure, à la journée ou même à la course.

Ce plan prévoit une aide de plus de 2000 milliards de dollars et en particulier un volet très important devant permettre aux entreprises de garder leurs employés et de continuer à les payer.

Les indemnités chômage ont été notablement étendues et les travailleurs indépendants ou à temps partiel pourront en bénéficier, de même que les personnes malades ou en quarantaine.

Les économistes de Pantheon Macroeconomics relèvent que la recherche Google “déposer une demande de chômage” (“file for unemployment”) est près de huit fois supérieure actuellement à ce qu’elle était en février 2009, en pleine crise des subprimes.

Le nombre de foyers américains reliés à internet était certes inférieur il y a onze ans à ce qu’il est aujourd’hui, mais pour ces économistes, ce sont ainsi 4 millions de chômeurs qui pourraient apparaître.

Partie de Chine fin 2019, la pandémie de coronavirus avait infecté jeudi plus de 69.000 personnes et fait plus de 1000 morts aux États-Unis, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, qui fait référence.

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