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    Allocution Macron: "Allo CSA?", l'opposition dénonce un discours de candidat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 9 November, 2021 - 21:54 · 3 minutes

Des réactions à l

POLITIQUE - Ce n’était pas une allocution ordinaire . À cinq mois de la présidentielle , le président de la République, Emmanuel Macron , s’est exprimé ce mardi 9 novembre lors d’une demi-heure d’allocution enregistrée à l’Élysée et retransmise sur de nombreuses chaînes de télévision.

Sauf que loin d’annoncer un confinement , un deuxième confinement, un assouplissement des règles ou la mise en place du pass sanitaire, le président s’en est servi pour faire le bilan de sa mandature et se projeter vers une nouvelle éventuelle, sans se déclarer ni le dire officiellement.

Il n’en fallait pas tant pour réveiller les oppositions qui, sans se concerter, ont toutes tiré dans la même direction. “27 minutes de discours chrono en main. Un tiers du temps dans un rôle de président qui s’adresse sur la crise sanitaire et deux tiers du temps utilisé comme candidat en campagne”, a tweeté le député LR Julien Dive, avant d’interpeller directement le CSA, gendarme de l’audiovisuel chargé du décompte des temps de parole des candidats. “Allo CSA, pensez à mettre à jour votre décompte des temps de parole”, a suggéré ce soutien de Xavier Bertrand au congrès du parti .

Emmanuel Macron s’est offert un 20 heures, avec l’argent des Français et sur le dos de la crise sanitaire Edwige Diaz, membre du bureau exécutif du Rassemblement national

“J’ai entendu le discours d’un candidat en campagne électorale, dans un meeting de 27 minutes retransmis sur toutes les chaînes de télévision”, déplore quant à elle Edwige Diaz, membre du bureau exécutif du Rassemblement national qui estime que la principale annonce sanitaire, le conditionnement d’une dose de rappel au pass sanitaire des plus de 65 ans, aurait pu revenir au ministre de la Santé Olivier Véran. “Sauf qu’il avait annoncé au mois d’août qu’il serait valide sans troisième dose”, a-t-elle rappelé avant d’ajouter: “Emmanuel Macron s’est offert un 20-Heures, avec l’argent des Français et sur le dos de la crise sanitaire”.

La gauche n’est pas en reste. Fabien Roussel, candidat déclaré du parti communiste à la présidentielle, préfère jouer la carte de l’ironie, tout en appuyant sur les propos qui pourront plaire à la droite comme ceux sur la “valeur travail” du président lors de cette allocution. “Ce soir, c’est l’acte 2 de la primaire de la droite! Le même qu’hier sans le débat!”, estime le député du Nord.

Mélenchon réclame “de la loyauté”

Jean-Luc Mélenchon ne “dénonce pas” cette pratique, “il a le droit”, mais réclame de la “loyauté”. “Macron est président-candidat et candidat-président”, décrit le chef de file de La France insoumise, qui estime sur BFMTV que le chef de l’État “met en cause la loyauté de l’élection présidentielle”. Le candidat insoumis a déploré, comme son homologue communiste, le manque de contradiction de ce genre d’intervention sans filtre.

“On a l’impression de participer à une primaire dont il serait le seul candidat”, a poursuivi le candidat insoumis qui parle d’une énormité et se dit “assez amer de voir ça”.

À voir également sur Le HuffPost : Retrouvez l’intégrale du discours de Macron du 9 novembre 2021

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    Allocution Macron: Le président est en campagne sans le dire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 9 November, 2021 - 21:06 · 5 minutes

L

POLITIQUE - Il ne manquait plus que: ”C’est pourquoi j’ai décidé d’être candidat à ma réélection”. Mais ce n’est évidemment pas venu, car le président de la République n’est pas près d’annoncer sa candidature.

Conserver son avance dans les sondages, mobiliser son électorat et convaincre ceux qui ne le sont pas, en revanche, il ne s’en est pas privé, ce mardi 9 novembre, lors de son allocution d’une demi-heure enregistrée à l’Élysée et diffusée à 20 heures. La neuvième depuis le début de la crise, la première depuis celle du 12 juillet qui actait l’extension du pass sanitaire.

À cinq mois de l’échéance suprême , Emmanuel Macron a fait le bilan de sa gestion de la crise et de son action à la présidence de la République, avant de se projeter vers l’avenir. Le ton n’y était pas, mais le fond aurait pu se trouver dans un meeting de campagne.

Un bilan brandi comme un trophée

Sur le modèle des dernières affiches des Jeunes avec Macron , le président a loué sa stratégie du “quoi qu’il en coûte”, en soutenant que cette dernière a ”é vité à un demi-million de compatriotes de basculer dans la pauvreté”, que les soignants ont été “augmentés de 200 à 400 euros” et que malgré les investissements, “le déficit public sera inférieur à 5% cette année”.

Forcé d’enterrer la réforme des retraites pour les prochains mois, qu’il avait opportunément conditionnée à la situation sanitaire qui “se dégrade partout en Europe”, le chef de l’État a acté qu’elle ne serait pas mise en œuvre avant la présidentielle. “Les c onditions ne sont pas réunies pour relancer ce chantier”, a-t-il assumé, pour préserver “la concorde” nationale et ne pas empêcher la reprise sur laquelle comptent “les organisations syndicales et professionnelles”.

Mais comme pour contrebalancer ce renoncement qui lui sera reproché à droite et alors que les Républicains en campagne pour leur congrès reprennent du poil de la bête dans un pays qui n’a jamais été aussi à droite, Emmanuel Macron a mis la barre de ce côté-là de l’échiquier, sans se cacher.

Ainsi la “valeur travail”, thème cher à Nicolas Sarkozy est omniprésent de la seconde partie de son discours, après l’évacuation de la situation sanitaire, de l’appel à la vigilance et à la vaccination et de nouvelles mesures comme le conditionnement du pass sanitaire à une dose de rappel pour les plus de 65 ans avant le 15 décembre.

Il faudra “travailler plus longtemps”

Il nous faudra “travailler plus longtemps”, a-t-il prévenu, reportant sans le dire aussi clairement la réforme des retraites à un éventuel quinquennat supplémentaire. Conscient des tensions qu’elle a suscitées, il réitère sa volonté qu’“aucune pension ne soit inférieure à mille euros” et tente de la revendre différemment. “La retraite ne doit être ni une contrainte, ni une angoisse, mais un choix plus libre”, a-t-il précisé en estimant par exemple que ceux qui souhaitent travailler au-delà de l’âge légal le pourront.

Pour les mois immédiats, il s’est concentré sur l’ “indispensable” réforme de l’assurance-chômage dont une partie vient d’entrer en vigueur et dont l’autre sera appliquée le 1er décembre. Il faudra désormais avoir travaillé six mois sur les deux dernières années, au lieu de quatre précédemment, “pour être indemnisé”, a-t-il rappelé, avant de marteler, sans plus de précision, que “ Pôle emploi passera en revue les offres sans réponse” et que “sans recherche active, les allocations seront suspendues”. Des dispositifs déjà existants, mais qui servent surtout au président pour se positionner sur la droite de l’échiquier sensible aux thèmes de l’“assistanat.

Manière aussi de mettre la pression sur les “trois millions de personnes au chômage”, alors que de nombreux secteurs “me disent peiner à recruter”, a-t-il déclaré, pour se montrer proche du terrain.

Il a des fourmis dans les jambes." Un cadre de la majorité, au "HuffPost".

Égrenant son bilan comme sur un tract, “les 15 milliards d’euros sur la formation déployés depuis 2017”, “les chiffres records de l’apprentissage” ou “le taux de chômage des jeunes au plus bas depuis quinze ans”, le président s’est placé en position d’écoute à la fin de son discours. “J’entends bien les doutes, l’incertitude, la colère quelquefois ou la fatigue quand je viens à votre rencontre. C’est une période difficile, angoissante pour beaucoup d’entre vous”, a-t-il dit en agitant la carte “empathie”, après avoir évoqué les prix à la pompe, sa volonté d’atteindre la neutralité carbone en 2050 et en annonçant la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires .

“Mais regardez ce que nous avons réussi! En agissant ensemble, unis. L’impensable”, a-t-il lancé en conclusion, comme sur une estrade. “Je vous le dis avec beaucoup de convictions, n’ayons pas peur”, a-t-il poursuivi, paraphrasant le Pape Jean-Paul II face au communisme en 1978, cette fois à l’encontre des nationalismes. “Croyons en nous! Croyons-en la France!”, a-t-il imploré comme une réponse, sans le nommer à un Zemmour décliniste. “En une France forte de son esprit de résistance à la dilution dans un monde qui va, à la soumission, aux dogmes, aux obscurantismes, au retour du nationalisme”.

Il ne manquait plus que des drapeaux, une introduction de Marlène Schiappa et une Marseillaise la main sur le cœur, et on y était. “Il a des fourmis dans les jambes”, soufflait récemment un cadre de la majorité au HuffPost . On s’en est rendu compte ce soir.

À voir également sur Le HuffPost : Retrouvez l’intégralité du discours d’Emmanuel Macron

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    Macron reporte la réforme des retraites pour l'après 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 9 November, 2021 - 20:04 · 2 minutes

RETRAITES - La controversée réforme des retraites n’aura finalement pas lieu. “Les conditions ne sont pas réunies”, a annoncé Emmanuel Macron ce mardi 9 novembre au cours d’une allocution télévisée pour parler de l’ évolution de la pandémie , mais aussi de la fin de son quinquennat.

“La situation sanitaire que nous vivons (…) est en train de se dégrader partout en Europe. Le souhait unanime exprimé par les organisations syndicales et professionnelles de concentrer les efforts sur le besoin de concorde dans ce moment que vit notre nation (…) font que les conditions ne sont pas réunies pour relancer aujourd’hui ce chantier”, a-t-il déclaré.

Son envie de réforme n’est s’est toutefois pas dissipée. Il a immédiatement ajouté que “dès 2022 il faudra, pour préserver les pensions de nos retraités et la solidarité entre nos générations, prendre des décisions claires” suivant “des principes simples”.

Repousser l’âge légal de départ à la retraite

S’il n’a pas donné de date précise (avant ou après la présidentielle, mais on comprend qu’il pense à l’après), il a exposé ses volontés: “Travailler plus longtemps en repoussant l’âge légal, aller vers un système plus juste en supprimant les régimes spéciaux, faire en sorte qu’au terme d’une carrière complète aucune pension ne soit inférieure à 1000 euros, aller vers plus de liberté en permettant de partir en retraite progressivement.”

Il a enfin évoqué la possibilité de “partir en retraite progressivement, d’accumuler des droits plus rapidement pour celles et ceux qui le souhaitent” et “d’encourager le travail au-delà de l’âge légal aussi pour celles et ceux qui en ont envie”.

La réforme des retraites reste en suspens depuis le début de la crise sanitaire. Mais pour le gouvernement, la modification du système des retraites est un impératif comme l’avait expliqué Jean Castex en septembre. “Tous régimes confondus, le déficit attendu devrait atteindre cette année, selon le COR (Conseil d’orientation des retraites, ndlr), huit milliards d’euros et très vraisemblablement 11 milliards à l’horizon 2030”, avait mis en garde le Premier ministre.

L’hypothèse d’une relance de la réforme des retraites avait resurgi début septembre à travers un article du journal Les Echos selon lequel Emmanuel Macron avait l’intention de “supprimer les régimes spéciaux de retraite et instaurer le minimum de pension à 1000 euros” avant la fin de son mandat. Il avait ensuite dû assurer que pour le moment, “il y avait d’autres priorités”, c’est-à-dire la maîtrise de l’épidémie.

À voir également sur Le HuffPost: Dans son discours, Macron annonce un pass sanitaire conditionné à une 3ème dose pour les plus de 65 ans

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    Pass sanitaire: 3e dose obligatoire pour les plus de 65 ans à partir du 15 décembre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 9 November, 2021 - 19:29 · 2 minutes

COVID-19 - L’annonce était attendue: le pass sanitaire sera conditionné à une troisième dose de vaccin, a annoncé Emmanuel Macron ce mardi 9 novembre lors d’ une allocution télévisée , la neuvième depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020.

Mais tout le monde n’est pas concerné par cette nouvelle mesure. Pour le moment, seuls les plus de 65 ans devront obligatoirement avoir reçu trois doses de vaccin pour conserver leur pass à partir du 15 décembre.

Cette décision a été prise car “nous n’en avons pas terminé avec la pandémie”, a rappelé le chef de l’État, “la cinquième vague a commencé en Europe”. Le nombre de cas quotidien remonte en effet en France et des études montrent une baisse de l’efficacité vaccinale au bout de quelques mois. Selon le ministère de la Santé, la moitié des patients hospitalisés en soins critiques ont actuellement plus de 65 ans, alors qu’ils n’étaient qu’un tiers fin août.

Une campagne de rappel pour les 50-64 ans

L’annonce d’un conditionnement du pass sanitaire à une troisième dose était évoquée depuis plusieurs jours . La simple annonce vendredi de l’allocution présidentielle a donné un coup d’accélérateur aux demandes de rendez-vous de vaccination. Lundi, plus de 97.000 créneaux ont été réservés pour une troisième dose sur Doctolib, soit plus du double que la moyenne des dernières semaines.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé que les Français âgés de 50 à 64 ans pourront recevoir une nouvelle dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 à partir de début décembre.

“Plus de 80% des personnes en réanimation ont plus de 50 ans, c’est pourquoi une campagne de rappel sera lancée à partir du début du mois de décembre pour nos compatriotes, âgés de 50 à 64 ans”, a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée. “Nous avons saisi les autorités scientifiques afin qu’elle puisse nous indiquer dans les tout prochains jours les modalités pratiques et les échéances à suivre”, a-t-il précisé.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi la France a commandé 50.000 doses de pilules anti-Covid

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    Discours de Macron: suivez l'allocution du président en direct

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 9 November, 2021 - 18:03 · 1 minute

SANTÉ - Que nous réserve Emmanuel Macron pour sa 9e allocution depuis le début de la crise du Covid-19 ? Le président doit s’adresser solennellement aux Français à ce mardi 9 novembre à 20h depuis l’Élysée pour promouvoir le rappel vaccinal face au rebond de l’épidémie et évoquer les priorités de la fin du quinquennat. Selon l’Élysée, contacté ce 8 novembre par Le HuffPos t, il s’agit de faire “un point sur la situation sanitaire et sur le sujet de la transformation et des réformes”.

Le chef de l’État a réuni ce mardi matin un Conseil de défense sanitaire pour trancher sur le sujet le plus urgent: comment pousser les Français éligibles à une 3e dose - plus de 65 ans, soignants, obèses, victimes de comorbidités - à franchir le pas. Voire, à terme, toute la population. Ce alors que le taux d’incidence augmente et que des études montrent une baisse de l’efficacité vaccinale au bout de quelques mois.

La simple annonce de l’allocution présidentielle a donné un coup d’accélérateur aux demandes de rendez-vous de vaccination . Lundi, plus de 97.000 créneaux ont été réservés pour une troisième dose sur Doctolib, soit plus du double que la moyenne des dernières semaines.

>> Suivez ici en direct l’allocution du président de la République:

Censure surprise du conseil constitutionnel

Le Conseil Constitutionnel a censuré l’accès controversé des directeurs d’établissements scolaires au statut vaccinal des élèves. Les Sages ont estimé que les dispositions sur le volet scolaire du projet de loi “vigilance sanitaire”, adopté vendredi par le Parlement, portaient une “atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée”.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi la France a commandé 50.000 doses de pilules anti-Covid

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    Allocution de Macron mardi à 20 heures: Covid, pass sanitaire et retraites au menu

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 8 November, 2021 - 13:04 · 5 minutes

En novembre 2020, Emmanuel Macron avait pris la parole depuis l

POLITIQUE - À croire que ça lui manquait. Quatre mois après sa dernière allocution , le 12 juillet 2021, Emmanuel Macron va prendre la parole ce mardi 9 novembre, à 20 heures, depuis l’Élysée.

Un format qui rappelle ceux utilisés au cours des derniers mois pour ponctuer la crise du Covid-19 et appeler les Français soit à la vigilance, soit à respecter les nouvelles mesures, soit pour prévenir d’un assouplissement.

Que va dire cette fois-ci Emmanuel Macron et pourquoi cette intervention télévisée? Selon l’Élysée, contacté ce 8 novembre, il s’agit de faire “un point sur la situation sanitaire et sur le sujet de la transformation et des réformes”. Sur la forme, on ne sait pas encore si l’intervention du chef de l’État sera en direct ou enregistrée. “Elle peut durer entre 5 et 25 minutes, personne n’en sait rien à ce stade”, siffle un habitué du Château. Un conseil de Défense sanitaire est prévu mardi matin pour acter et finaliser les dernières décisions qui seront prises.

Vigilance et confiance envers les Français seront les deux mots-clés. L'Elysée au HuffPost

Alors que le Parlement vient d’adopter la prolongation du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, enjambant l’élection présidentielle et malgré les critiques, le pays n’est pas prêt de sortir de la “vigilance sanitaire”, du nom du projet de loi en question.

Castex met en garde contre la “reprise épidémique”

“Vigilance” sera d’ailleurs l’une des expressions utilisées par le chef de l’État mardi soir. “Vigilance et confiance envers les Français seront les deux mots-clés”, prévient-on d’ores et déjà à l’Élysée où l’on estime que le simple fait que le président de la République s’exprime rappelle à chacun et chacune que la crise n’est pas encore totalement derrière nous.

L’OMS a qualifié le 4 novembre l’Europe d’” épicencentre de l’épidémie ”, allant jusqu’à craindre “un demi-million de morts supplémentaire” sur le continent. En France, même si les chiffres de la vaccination sont hauts (75% de la population doublement vaccinée, sachant que les moins de 12 ans n’ont pas accès au sérum), la situation s’apparente à une “reprise épidémique”, selon les mots de Jean Castex, le 5 novembre.

39 départements ont d’ailleurs réinstauré le port du masque à l’école au retour des vacances de la Toussaint, ce 8 novembre, car “le taux d’incidence s’est malheureusement restabilisé au-dessus de 50 pour 100.000 habitants”, a commenté Gabriel Attal la semaine dernière, à la sortie du conseil des ministres.

Le pass sanitaire soumis à une dose de rappel?

Parmi les thèmes abordés par Emmanuel Macron mardi, sans doute le rappel de l’importance des gestes barrière et l’appel à la vaccination pour ceux qui ne l’ont pas encore fait ainsi que le sujet de la dose de rappel. Les plus de 65 ans ainsi que celles et ceux atteints de comorbidités y ont accès et si l’annonce d’une intervention présidentielle a fait battre des records de rendez-vous , il restait encore le 3 novembre environ 5 millions de personnes éligibles à ce rendez-vous non-vaccinées. Le pass sanitaire sera-t-il soumis à cette dose de rappel? Pour qui et à quelle échéance? Le président devrait répondre à ces interrogations.

Mais il sera aussi question de l’avancée des réformes économiques et sociales pour les quelques mois restants du quinquennat. Le 12 juillet, le président avait annoncé un “revenu d’engagement” pour les jeunes sans emploi. Depuis, ce dispositif a été revu à la baisse , mais dévoilé le 2 novembre . Le président pourrait l’évoquer.

Le chef de l’État devrait aussi parler de la relance économique et faire un point sur le plan de relance et son objectif intitulé “ France 2030 ” qui vise à faire des investissements de 30 milliards d’euros à cette échéance. Alors que le chef de l’État n’est pas encore officiellement candidat à sa réélection, les résultats économiques et cette projection vers la France des prochaines années lui permettent aussi de faire campagne pour un second mandat sans le dire.

Quid de la réforme des retraites?

Enfin, sujet très attendu: celui des retraites. Après un enterrement en règle de la réforme qui devait passer avec l’article 49-3 au début de la crise du Covid-19 en mars 2020, le président de la République avait remercié son Premier ministre de l’époque Édouard Philippe quelques mois plus tard. Ce dernier portait une réforme paramétrique (équilibrée sur le plan budgétaire) qui suscitait de vives tensions dans le pays et avec l’Élysée.

Depuis, le président de la République a entretenu le suspense jusqu’à lever une partie du voile de ses intentions lors de son allocution du 12 juillet. “Nous devrons engager, dès que les conditions sanitaires seront réunies, la réforme des retraites”, prévenait-il. “Je ne lancerai pas cette réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée”, ajoutait-il encore. La reprise économique semble être au rendez-vous, l’épidémie, elle repart à la hausse. Le chef de l’État considèrera-t-il que “les conditions sanitaires sont réunies” pour la mener? Il doit en tout cas parler de cette question mardi, selon son entourage.

Le sujet est explosif et le temps manque au Parlement avant la coupure pour l’élection présidentielle le 28 février. Les indicateurs autres que sanitaires plaident donc pour un report après la campagne présidentielle, mais on verra ce que déclarera le président de la République qui devrait de toute façon se débarrasser des incertitudes autour de ce sujet afin de lancer, s’il le souhaite, sereinement sa candidature.

Le HuffPost vous fera vivre cette intervention dès 20 heures mardi 9 novembre en direct sur son site internet.

À voir également sur Le HuffPost : Cop26: de Glasgow à Melbourne, des marches pour le climat

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    Suivez le discours de Macron à l'issue du Beauvau de la Sécurité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 September, 2021 - 10:16 · 1 minute

POLICE - Emmanuel Macron clôture ce mardi 14 septembre à l’école nationale de police de Roubaix, dans les Hauts-de-France, la vaste consultation du Beauvau de la sécurité . Selon l’Elysée, le discours du président , à partir de 12h30 ( à suivre dans la vidéo en tête d’article ), doit être l’occasion d’une série d’ annonces “substantielles” .

Parmi les mesures doivent figurer des annonces sur la vidéosurveillance, la formation et l’encadrement des forces de l’ordre, ou “l’attractivité” des fonctions d’agent de police judiciaire. Le président doit également annoncer un “contrôle externe et indépendant” de “l’action des forces de l’ordre”.

Dans l’assemblée: des policiers et gendarmes mais aussi un parterre d’élus de cette région, dont Xavier Bertrand, en tête des intentions de vote parmi les candidats de droite à l’élection présidentielle.

Le Beauvau, rythmé pendant sept mois par huit tables rondes - sur le thème de la formation, de l’encadrement ou encore de la captation vidéo - avait été lancé après le tabassage de Michel Zecler, producteur de musique noir, en novembre 2020 à Paris.

Après cette affaire, Emmanuel Macron avait reconnu l’existence de contrôles au faciès et des violences de la part des policiers. Des déclarations qui avaient fait hurler les syndicats de police. Le Beauvau avait été décidé pour répondre à leur colère.

À voir également sur Le HuffPost : Un fait divers, une visite ministérielle”: quand Darmanin copie-colle ses prédécesseurs

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    La Polynésie française renoue avec les restrictions face à la flambée de Delta

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 31 July, 2021 - 15:03 · 2 minutes

Des clients en terrasse dans un bar de Papeete le 17 mars 2021.

RESTRICTIONS - Le haut-commissaire et le président de la Polynésie française ont annoncé le retour des restrictions pour endiguer la reprise de l’épidémie de Covid dans ce territoire, liée au variant Delta , lors d’une allocution commune, vendredi 30 juillet à Papeete.

“Le taux d’incidence en Polynésie française est passé en deux semaines de 6 pour 100.000 habitants à 267 pour 100.000”, a déclaré le haut-commissaire Dominique Sorain, plus haut représentant de l’Etat dans cette collectivité d’outre-mer.

Les rassemblements publics sont désormais limités à 20 personnes et aucun événement rassemblant plus de 500 personnes n’est plus permis. Les mariages et anniversaires sont interdits dans les établissements publics, tout comme les concerts, expositions, brocantes et fêtes foraines. Très prisés en Polynésie, les bingos et combats de coqs sont aussi prohibés.

Les discothèques et salles de bals sont fermées. Les compétitions sportives peuvent se tenir, mais à huis clos. Les veillées funéraires ne pourront accueillir que 15 personnes et les lieux de culte la moitié de leur capacité d’accueil. Ces mesures entrent en vigueur samedi et pour un mois.

Un retour au couvre-feu possible

Le haut-commissaire n’a pas exclu un retour au couvre-feu et l’application du pass sanitaire, qui n’a pour l’instant pas été étendu à la Polynésie française. Il envisage également de limiter les déplacements inter-îles.

Le président Edouard Fritch a pour sa part insisté sur l’importance de la vaccination, alors que moins d’un tiers de la population polynésienne est vaccinée et que des dizaines de milliers de doses disponibles pourraient être périmées dans les prochains mois.

Le 13 juillet, plus aucun Polynésien n’était hospitalisé pour Covid. Deux semaines plus tard, 40 patients sont hospitalisés, dont 8 en réanimation. “Dans 90% des cas, il s’agit de personnes qui ne sont pas vaccinées”, a insisté M. Fritch. A deux semaines de la rentrée scolaire, il envisage d’ouvrir des centres de vaccination dans les collèges et lycées.

Son gouvernement veut éviter la saturation de l’unique centre hospitalier de la Polynésie française, ainsi qu’une diffusion dans les îles et atolls éloignés de Tahiti, peu équipés en structures de soin, d’autant plus que la prévalence des comorbidités, comme le diabète, l’obésité ou les maladies cardiovasculaires, est importante en Polynésie.

Le Covid-19 a tué 149 personnes en Polynésie française.

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