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    Ce que l'amour peut gagner d'une déconstruction du couple

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 16 October - 23:18 · 11 minutes

AMOUR - Porter un regard nouveau sur l’amour, c’est tout l’enjeu de Nos amours radicales , ouvrage puissant aux voix multiples, pavé de récits personnels et de réflexions féministes - et inversement.

Au fil de huit chapitres, chacun signé par l’un·e des huit auteur·ice·s qui ont participé au projet (Léane Alestra, Anaïs Bourdet, Sabrina Erin Gin, Lou Eve, Axelle Jah Njiké, Sharone Omankoy, Emanouela Todorova, Nanténé Traoré), les relations hétérosexuelles mais aussi la façon dont elles sont fantasmées, idéalisées, considérées comme but ultime de notre existence, font l’objet d’un audit aussi sévère que nécessaire .

L’amour amoureux est-il le seul qui importe? Couple hétérosexuel et féminisme sont-ils compatibles? Quel est le poids des inégalités sociales ou raciales sur le couple? Qu’est-ce que notre manière d’être avec l’autre veut dire de nous?” Autant de questions que dissèquent tour à tour leurs plumes justes et incisives, encourageant les lecteur·ice·s à déconstruire leurs propres acquis, leurs propres blessures, leurs propres biais. Toujours avec amour.

Pour décrypter plus encore leur propos, on a longuement discuté avec deux des écrivaines militantes qui s’y sont livrées, Axelle Jah Njiké et Emanouela Todorova. Échange.

Terrafemina: L’amour est une thématique dont les militances féministes s’emparent particulièrement en ce moment. Pourquoi, selon vous?

Axelle Jah Njiké: C’est le sentiment sur lequel on bâtit nos liens. Celui à partir duquel, pour certain·e·s d’entre nous, on conçoit nos enfants. Il s’agit de se montrer lucide quant aux liens qu’on tisse, y compris le lien amoureux. Cela n’échappe pas à une remise en question, et vu toutes les choses dont on se libère de manière très visible depuis l’émergence du mouvement #MeToo , je ne vois pas pourquoi ce secteur-là, celui de l’amour, n’aurait pas fait l’objet d’un examen.

L’envers de la violence qu’on dénonce, c’est l’amour. Le côté solaire de cette histoire, c’est l’amour. Il faut qu’on fasse preuve de lucidité, encore une fois. De franchise, aussi. Et qu’on étudie l’environnement culturel qui a façonné notre rapport à l’amour. La culture dans laquelle on baigne et ce que cela révèle du patriarcat qui est à l’œuvre, cela permet de comprendre en quoi l’amour contribue davantage à nous asservir qu’à nous émanciper. Cela dit aussi beaucoup de choses des normes que nous avons incorporées au cours de notre socialisation de genre en tant que femmes.

Et puis, de toute façon, s’interroger sur sa vie, sur ses relations amoureuses et parentales, c’est important, non?

Emanouela Todorova: Je rejoins tout à fait ce que dit Axelle. Souvent, quand on parle de féminisme, c’est péjoratif. Les féministes sont “méchantes”, “hystériques”, “radicales”, “extrémistes”. Alors que dans le combat féministe, ce que l’on veut, c’est pouvoir trouver la paix de vivre normalement, pouvoir laisser la place à de l’amour et ne pas donner toute notre énergie dans des luttes.

De plus, aujourd’hui, beaucoup de féministes commencent à se poser la question de comment allier son hétérosexualité- qui est quelque chose qu’on ne contrôle pas- à la lutte qu’elles mènent au quotidien. Beaucoup de personnes se demandent ainsi: “Comment est-ce que je fais pour être crédible avec moi-même, pour coucher avec mon mec et en même temps, me dire que les hommes sont le patriarcat, et lutter contre ça?” C’est primordial de dire qu’on peut mener ce combat et être hétérosexuelle, et de parler de comment on fait pour s’y retrouver.

A. J. N.: Ce qui compte, c’est la cohérence vis-à-vis de soi. Il ne faut pas qu’une injonction en remplace une autre.

Repenser nos rapports hommes-femmes et mettre fin à la dynamique de domination qui y règne passe-t-il par la déconstruction de l’amour et des relations telles qu’on nous les inculque dans notre société patriarcale?

A. J. N.: Si on veut durablement transformer les choses, on est obligé·e·s de passer par là. On ne peut pas les déconstruire si on ne fait pas d’abord l’état des lieux de nos relations. Il s’agit de comprendre sur quel socle on édifie ce qu’on appelle l’amour. C’est important d’étudier l’environnement culturel, mais aussi le contexte familial et parental qui façonne notre rapport à l’amour, comme je l’explique dans ma nouvelle. L’intime est évidemment politique, il ne peut pas en être autrement.

E. T.: Pour donner un exemple, j’ai grandi dans une société hétéronormée avec les dessins animés Disney où les femmes sont sauvées par des hommes. Et c’est ça, l’objectif de vie qui y est inculqué: trouver un prince charmant, de préférence blanc, avec un château stylé, un cheval plutôt cool, et ensuite, on aura des belles robes et on sera contentes. Et surtout, on aura plein d’enfants.

Je trouve que c’est important de revenir là-dessus et sur le fait que l’amour, à écouter ces contes, c’est uniquement entre un homme et une femme. Je crois vraiment que l’amour de demain sera un terme beaucoup plus abstrait, on sera davantage sur une notion de pansexualité et de relations amoureuses sans diktats ni normes imposées par la société.

Toutefois, pour arriver à cela, il faut remettre en question ce qu’on nous a appris à travers les films, les publicités, l’éducation, à l’école... Aller aussi fouiller dans les constructions familiales, comme le disait Axelle. Casser toute cette normalité qui pose déjà des briques autour des enfants dès le plus jeune âge, et empêche de les laisser s’exprimer comme ils·elles le veulent, d’aimer la personne qu’ils·elles veulent.

A. J. N.: J’ajouterais que l’on est circonscrit·e·s à une certaine signification de l’amour. Dans certaines langues par exemple, il y a différents mots qui qualifient l’amour, qui n’incombent à uniquement à une relation homme-femme. On est atrophié·e·s en la matière, on est sclérosé·e·s et on tourne en rond. Et les interprétations qui peuvent en être faites, de l’amour, peuvent cloisonner celles et ceux qui vivent ces relations. Personne n’y gagne, finalement.

Il faut agrandir le champ de définition de ce terme, et se le réapproprier. Cette idée qu’on parle de rapport amoureux à partir de la carence ou du manque, que l’on doit être complété·e par l’autre, aussi, est complètement folle.

Est-ce un moyen d’insister sur le fait que le féminisme doit absolument se mener aussi dans la sphère privée?

E. T.: C’est extrêmement important de commencer dans la sphère privée, car parler à une seule personne, c’est déjà être militant·e. En revanche, il faut aussi rappeler la charge mentale que cela représente. Avec tout ce qu’on fait en dehors de chez soi, les écrits, les podcasts, les interviews, si lorsqu’on rentre, on doit faire la même chose, alors qu’on est censé·e être dans un endroit safe , c’est épuisant.

A. J. N.: La domination s’instille aussi dans les rapports intimes entre hommes et femmes. J’ai été longtemps étonnée qu’on ne semble pas vouloir faire le lien entre nos relations privées et la domination dans la sphère publique. L’amour parle aussi de notre rapport au pouvoir. A qui on confère le pouvoir, comment on consent à renoncer à notre agentivité. Et les conséquences dont on peut faire les frais lorsqu’on ne nous a pas donné les outils pour la faire valoir. La sphère intime est le premier champ du politique.

Pourquoi le choix du terme “radicales” dans le titre?

A. J. N.: Cela me semblait essentiel de prendre les choses par la racine. La racine, ce sont les liens. On est l’espèce qui, si elle ne les avait pas tissés, aurait disparu. Cela atteste de leur valeur. Je pense qu’il y a encore quelque chose de profondément radical, quand tu dis “je”, que tu prétends t’affirmer comme sujet, et que tu as l’audace, ici, de reprendre à ton compte l’amour qu’on te vend depuis toujours, afin de le réfuter et d’énoncer de nouveaux préceptes en la matière. Pour les femmes qui ne sont pas hétérosexuelles, la prise de risque est encore plus grande.

E. T.: On le comprend toutes et tous différemment, ce terme. Je trouve par ailleurs le fait d’avoir inscrit dans le même titre l’opposition des mots “amours” et “radicales” très beau. Ce sont nos convictions et contradictions qui vont nous aider à en parler, de l’amour. En fin de compte, ce que l’on transmet dans ce livre, c’est la beauté de ce sentiment et l’idée qu’il ne peut apporter que quelque chose de positif. Je trouvais ça beau de parler de cet amour, de cette puissance et de la puissance du combat qu’on mène. De notre radicalité à ne plus avoir envie d’accepter les compromis, ni de tergiverser pour vivre la vie comme on le veut.

A. J. N. : L’amour mérite mieux que ce qu’on en fait. Que ce soit clair dans l’esprit des gens: on promeut l’amour. Cet ouvrage est un moyen de dire: faisons-le mieux et soyons à la hauteur du concept. Personnellement, c’est parce que j’y crois profondément que je n’accepte pas que l’amour soit perverti comme il l’est dans beaucoup de relations aujourd’hui.

Pourquoi vous était-il important de témoigner de vos vécus?

A. J. N.: C’est essentiel que les gens sachent d’où l’on s’adresse à eux. L’endroit d’où on leur parle est crucial. En tant que lectrice, j’aime savoir qui s’adresse à moi, pour quelles raisons, ce qu’a traversé cette personne pour écrire cela aujourd’hui? Rien ne fait plus écho chez les gens que le récit de soi. Cela leur permet de confier le leur, ou au moins, de s’autoriser à considérer la valeur de leur récit à eux. Et c’est ça, le propos. En intervenant, on renvoie les gens à eux.

E. T.: Ce que je trouve intéressant dans le fait de partager son vécu, c’est de montrer comment on s’est construit·e et comment notre féminisme a évolué. En ce qui me concerne, ce n’est pas le même qu’il y a dix ans et que dans dix ans.

Aussi, voir les niveaux de déconstruction très différents entre toutes les auteur·ice·s, peut donner du courage aux personnes qui entament leur propre déconstruction. Cela montre qu’on peut y arriver, et aussi par où commencer. Moi, il y a quinze ans, je n’étais pas aussi engagée. Aujourd’hui, je le suis davantage par mon vécu, et parce que j’ai décidé de voir le monde autrement.

Emanouela, tu mentionnes à la fois le “bad boy” à la Chuck Bass ( Gossip Girl ) et la figure du protecteur viril et dévoué à sa famille comme Charles Ingalls ( La petite maison dans la prairie ). Malgré les apparences, dirais-tu que le dernier est aussi toxique que le premier, par l’infantilisation et la supériorité qu’il exerce et incarne de façon peut-être moins diabolisée, donc plus insidieuse?

E. T.: Bien sûr. Ce sont deux façons différentes d’être paternaliste, dominateur et d’avoir un comportement toxique. Charles Ingalls, si on le prend tout seul, c’est un personnage travailleur, sentimental, honnête, qui veut aider tout le monde. Sauf qu’à côté de ça, il ne laisse pas sa femme travailler. Tous les métiers autour de lui sont ultra-genrés. Cette série n’est pas du tout progressiste et elle continue de passer à la télé à une heure de grande écoute. Ma mère, par exemple, a appris le français devant La Petite maison dans la prairie et Amour, gloire et beauté.

Alors oui, il y a ce côté attachant de cette famille qui s’aime. Mais il y a un message toxique, ancestral pour la société d’aujourd’hui et ça ne correspond plus à celle que l’on est en train de bâtir. Cela prouve qu’on peut rendre un personnage toxique très sympathique. Un peu comme Chuck Bass, qui est en réalité un prédateur sexuel. Avec le piédestal sur lequel on a mis ce protagoniste, on a complètement occulté que dans le premier épisode, il tente de violer Serena van der Woodsen.

Ce sont deux personnages toxiques présentés de manière très positive à la société. Chuck Bass est l’homme de notre vie encore aujourd’hui selon certains médias féminins. Charles Ingalls est cette figure paternaliste du papa parfait, honnête, qui aime sa femme et ferait tout pour sa famille, mais qui instaure des comportements dominants et nocifs à la fois pour la famille et les enfants, justement, et la société.

A. J. N.: Il profite également de tous les privilèges de l’homme blanc qu’il a lui, dont il dispose à cette époque, en Amérique, et il n’est pas question pour lui de remettre tout cela en question.

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À voir également sur Le HuffPost: Est-ce plus difficile d’être heureux en amour quand on est surdoué?

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    Cœur de Pirate raconte ses pires ruptures dans "Impossible à aimer"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 October - 00:22 · 3 minutes

MUSIQUE - Cœur de Pirate signe son grand retour ce vendredi 15 octobre avec un sixième album studio intitulé “Impossible à aimer”. La chanteuse québécoise s’y confie sur sa vie sentimentale et notamment ses ruptures. Pour Le HuffPost , Béatrice Martin a accepté d’expliquer le sens de ses nouvelles chansons dans la vidéo à découvrir en tête de cet article.

Cet album devait initialement paraître il y a deux ans, mais sa sortie a été repoussée en raison de la pandémie de coronavirus et d’un polype hémorragique dont souffrait l’artiste aux cordes vocales. Elle a subi une opération en mars dernier qui a eu pour conséquence de la tenir éloignée des micros le temps de “reposer” ses cordes vocales.

Des anecdotes cocasses sur ses ex

Parmi les titres phares de ce nouvel opus, on retrouve “Tu peux crever là-bas”, titre on ne peut plus explicite qui fait référence à un ancien compagnon visiblement peu fidèle. Une anecdote qui devrait parler à beaucoup de monde. “Il hésitait entre moi et son ex, c’était terrible pour ma confiance”, se remémore-t-elle. “Je me rendais compte qu’il me trompait et à un moment, il m’a dit qu’il allait rester avec elle. Je lui avais répondu que j’espérais qu’il penserait à moi quand il couchera avec elle.”

Cœur de Pirate se souvient également d’une réflexion troublante d’un (autre) ex qui lui a inspiré les paroles du titre “Une chanson brisée”. “Il m’a dit :‘si je te fais du mal, est-ce que tu vas écrire une chanson sur moi?’”, confie celle qui avait remporté une Victoire de la musique en 2010 pour son titre “Comme des enfants”. Ça m’a tellement énervé qu’il me dise ça que j’ai rompu peu de temps après. Je trouvais ça cocasse de lui répondre en chanson.”

“Un moyen de tourner la page”

Pour l’artiste québécoise, ses aventures amoureuses, qu’elles se soient bien terminées ou non sont une vraie source d’inspiration pour ses chansons. ”Écrire sur ces histoires c’est un moyen pour moi de tourner la page. Mais c’est important de garder en tête à quel point on a eu mal pour ne jamais reproduire la même erreur”, explique-t-elle, soulignant le rôle “presque thérapeutique” d’une écriture sur des faits si personnels.

L’album comprend aussi des chansons sur l’amour et notamment “On s’aimera toujours”, qui fait référence à la relation qu’entretient la chanteuse avec son nouveau compagnon, Marc Flynn, avec qui elle attend son second enfant. Dans les paroles de ce titre, elle explique ses difficultés à faire confiance à l’autre après des déceptions amoureuses.

D’ailleurs le titre de l’album- “Impossible à aimer”- fait référence aux doutes qui se sont installés en elle après ses ruptures souvent très médiatisées.

“Pendant longtemps, le traitement médiatique qui m’a été réservé c’était ‘Coeur de Pirate vit des choses tumultueuses’, Coeur de Pirate retrouve l’amour après une série d’échecs’ et ça m’avait vraiment fait de la peine, car je n’avais pas l’impression d’avoir vécu des choses différentes de ce que les autres ont vécu dans la vingtaine. C’est juste que moi ma vie privée était publique et des fois cela ne m’a pas servi”, explique celle qui avait fait son coming-out queer en 2016 après la tuerie d’Orlando.

“Cela m’a fait beaucoup de peine que les gens me voient comme quelqu’un de compliqué, que c’était difficile de sortir avec moi. Cela m’a beaucoup minée dans ma vie personnelle. Le jour où tu rencontres quelqu’un qui en vaut vraiment la peine, la personne prend vraiment le temps de te connaître plutôt que de se fier à l’image médiatique.”

À voir également sur Le HuffPost: Les meilleures punchlines de “aimée” de Julien Doré

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    Pourquoi Will Smith et Jada Pinkett ont arrêté (un temps) la monogamie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 28 September - 14:14 · 2 minutes

 Jada Pinkett Smith et Will Smith à Santa Monica en Californie en décembre 2015. (Photo by Paul Archuleta/Getty Images)

COUPLE - Will Smith est revenu le lundi 27 septembre sur son mariage avec Jada Pinkett et parle de la non-monogamie qui s’est immiscée dans leur relation. “Notre mariage ne fonctionnait pas. Nous ne pouvions plus faire semblant. Nous étions tous les deux malheureux et il était clair que quelque chose devait changer”, déclare Will Smith.

Le célèbre couple d’Hollywood a changé de trajectoire à partir de leur brève rupture en 2018. “Nous nous sommes fait confiance, nous sommes devenus libres avec la conviction que chacun doit trouver sa propre voie. Et pour nous, le mariage ne peut pas être une prison”, explique-t-il.

Interviewé par GQ , l’acteur de 53 ans explique, qu’avec sa femme, ils ont choisi la monogamie “pour la plus grande partie de leur relation”. Pourtant, les deux ne s’entendaient plus. En juillet 2020 déjà, August Alsina, chanteur de R&B, révélait avoir eu une liaison avec Jada Pinkett Smith. Il y a quatre ans, lors d’une séparation , l’actrice avait fréquenté le chanteur. “J’avais beaucoup de peine et j’étais brisée”.

Will Smith donne sa “plus haute définition de l’amour”

Sur le plateau de Red table Talk, un talk-show qui réunit Jada Pinkett Smith, sa mère, Adrienne Banfield-Norris, et sa fille Willow Smith, cette dernière évoquait son désir de non-monogamie, soit une approche des relations amoureuses qui permet d’entretenir plusieurs relations sentimentales et sexuelles avec plus d’une personne.

À ce sujet, Will Smith explique que sa femme “n’a jamais cru au mariage conventionnel… Elle avait des membres de sa famille qui avaient une relation non-conventionnelle. Elle a grandi d’une manière très différente de la mienne”. Il explique qu’elle ne voulait pas d’une cérémonie de mariage traditionnelle mais a cédé suite à la pression mise par l’acteur. “Ce sera le premier des nombreux compromis que Jada Pinkett fera au fil des années et qui nieront ses propres valeurs”.

Dans cette même interview à GQ, Will Smith déclare ne pas vouloir en dire plus sur l’émission où Jada Pinkett a annoncé publiquement l’avoir trompé. “Comme les révélations d’Alsina étaient à l’origine de la table ronde, le téléspectateur aurait pu penser que Jada était la seule à avoir d’autres relations sexuelles, alors que ce n’était pas le cas”.

Will Smith et Jada Pinkett se sont mariés en 1997 et ont eu deux enfants, Jaden et Willow. En 2018, Insider rapportait que Will Smith et Jada Pinkett n’utilisaient plus le terme “mariés” pour parler de leur relation. “Nous avons toutes ces attentes. Oh voilà ce qu’est un mari. Voilà ce qu’est une femme . J’ai commencé à dissoudre toutes les idées, les attentes et les étiquettes”, a-t-elle notamment déclaré à People.

“Les expériences, les libertés que nous nous sommes données et le soutien inconditionnel, pour moi, c’est la plus haute définition de l’amour”, conclut Will Smith.

À voir également sur Le HuffPost: Ce couple bolivien s’est marié à plus de 6 000 mètres d’altitudes dans la Cordillères des Andes

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    Dans "L'Amour est dans le pré", Paulette fait une rencontre "surréaliste" avec Dan

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 28 September - 09:34 · 2 minutes

Paulette et Dan lors de leur speed-dating

AMOUR - Rencontre du troisième type. Hier soir, lundi 27 septembre, lors de la diffusion du dernier épisode des speed dating de “L’amour est dans le pré” , les internautes ont pu découvrir les “retrouvailles” émouvantes de Dan et Paulette, agricultrice.

Déjà lors de l’ouverture des courriers, l’éleveuse suisse de 62 ans avait été toute retournée en trouvant la lettre de Dan, un prétendant, cuisinier à la retraite. Elle avait confié à Karine Le Marchand avoir l’avoir déjà vu “deux ans auparavant” lors d’“une séance de méditation”, mais sans l’avoir rencontré en vrai. Autrement dit, une vision.

Paulette était donc impatiente et elle n’a pas été déçue. Car Dan, aussi, lui a confié son sentiment lorsqu’il l’a vu à la télévision. “Je regardais l’émission et puis à un moment donné, je t’ai vu. J’étais dans un autre monde, on n’était plus à la télé. C’était quelqu’un à côté de moi avec qui j’avais déjà vécu”, lui a-t-il avoué.

Touchée en plein cœur, elle lui avoue alors ce qu’elle a vu lors de sa méditation. Dan abasourdi, “tu me mets les frissons là”.

Rencontre hors du temps, tension palpable, les deux protagonistes, et Karine, n’en reviennent pas. “Mais c’est fou!”, Karine Le Marchant ne cache pas surprise. La tête posée entre les mains, les yeux ébahis. Cette séquence surréaliste, aussi touchante qu’elle puisse être, n’a pas manqué de faire réagir les internautes, comme vous pouvez le voir dans les tweets ci-dessous.

Reste maintenant à savoir si ce coup de foudre se confirmera lors de la semaine à la ferme, que Dan partagera avec Bruno, un second prétendant.

À voir également sur Le HuffPost : Confinement: Karine Le Marchand aide des célibataires à trouver l’amour via des lives Instagram

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    "Réinventer l'amour": le nouveau livre de Mona Chollet qui déconstruit le couple hétérosexuel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 18 September - 01:06 · 5 minutes

Comment sauver le couple hétéro? Le nouveau livre de Mona Chollet déconstruit l

AMOUR - “Réinventer l’amour”. Un projet ambitieux, mais pouvait-on en attendre moins de Mona Chollet, autrice à succès devenue icône du féminisme? Après s’être attaquée aux pressions de la mode sur les femmes dans Beauté fatale ou à l’émancipation des celles-ci par rapport à certaines normes sociales dans Sorcières , la journaliste du Monde diplomatique décortique un sujet souvent boudé du féminisme: l’amour.

Le postulat de départ de cet essai paru jeudi 16 septembre: le patriarcat vient “saboter” les relations hétérosexuelles. Charge mentale, partage des tâches, violences conjugales : est-il encore possible d’être une femme en couple avec un homme dans le sillage de #MeToo ? Comment s’émanciper de l’image du couple véhiculé par les comédies romantiques? Comment être féministe et croire encore à l’amour traditionnel entre un homme et une femme?

Parmi les raisons d’en finir avec le couple hétérosexuel, Mona Chollet aborde la socialisation qui, d’un côté, érige l’amour en un absolu pour les femmes, et de l’autre côté, prépare les hommes à s’en méfier, à le considérer comme l’élément qui va venir restreindre leurs libertés. Cette même socialisation qui éduque les femmes à exprimer leurs émotions et aux hommes à les réprimer, rendant fatalement la compréhension mutuelle moins aisée. Elle s’attarde aussi sur l’idéal romantique qui promeut des femmes inférieures aux hommes à tous points de vue (la taille, physique, mais aussi la position sexuelle ou le rang social).

À cela s’ajoutent les inégalités qui pèsent encore dans les relations amoureuses et la charge mentale qui incombe aux femmes. C’est sans compter sur les violences conjugales, auxquelles Mona Chollet consacre tout un chapitre de l’essai.

Sauver l’amour

Pour autant, Réinventer l’amour n’est pas un plaidoyer pour sortir du cadre de l’hétérosexualité. De même qu’il ne représente pas un argument pas en faveur du polyamour . Il ne compte d’ailleurs tout simplement pas abandonner l’idée de l’amour, avec un grand A, celui qui se vit passionnément, à deux, qui peut durer quelques jours, quelques semaines ou toute une vie. “Pour moi, la saveur de l’amour est indissociable du fait d’accorder une place privilégiée dans sa vie à quelqu’un et d’occuper une place similaire dans la sienne, de distinguer l’autre et d’être distinguée par lui, de sorte que le polyamour se situe tout simplement au-delà de mes capacités de compréhension”, écrit Mona Chollet dans le prologue de son livre. “Je crois que l’exclusivité amoureuse peut apporter des plaisirs irremplaçables; que chacun, chacune, est assez vaste pour contenir le monde entier et l’offrir à l’autre, et qu’on n’a jamais fini de connaître quelqu’un.”

Mais alors, comment sauver le couple hétérosexuel? Vous ne trouverez pas de recette miracle dans cet essai. Mais quelques conditions sine qua none à son accomplissement.

Prendre conscience

Certaines concernent avant tout les femmes, que Mona Chollet invite à regagner en indépendance, ce qui “ne signifie pas se passer de relations (sauf si on le souhaite, évidemment), mais plutôt trouver la juste place à partir de laquelle nouer des relations”. Elle encourage également les femmes à la sororité, trop peu souvent valorisée dans la culture au profit d’une “grande compétition pour l’attention masculine (ou pour l’attention tout court)”.

Mais la plupart de ces critères sont à destination des hommes, qui ont beaucoup à faire en termes de prise de conscience des inégalités au sein du couple, du travail domestique fourni par les femmes, des injonctions qui font toujours préférer à certains des femmes plus jeunes, moins ci et plus cela, ou encore des fantasmes et des pratiques sexuelles qui sont construits par et pour les hommes, au détriment du plaisir des femmes. “Ce que nous apprenons à considérer comme le ‘sexe’ hétérosexuel est en réalité le ‘sexe par/pour les hommes’, sans que notre œil soit exercé à distinguer la différence”, note Mona Chollet.

Abandonner la cohabitation

Certainement plus clivant, l’autrice du livre suggère en outre d’abandonner la cohabitation au profit de logements séparés. Une solution, selon elle, de se voir uniquement lorsque l’on en a envie, jamais parce que l’on y est obligés. D’avoir son propre espace. Mais aussi “de régler la question de la répartition des tâches domestiques... en la supprimant”, écrit-elle.

“On peut très bien avoir des résidences séparées et vivre une relation très forte, longue et riche. C’est une illusion de penser que la cohabitation favorise forcément une relation profonde. On peut tout à fait dormir dans le même lit et être de parfaits étrangers. Le quotidien crée souvent des engrenages, des manières d’être en relation… Pour moi, le chacun chez soi est un idéal”, explique-t-elle auprès de L’Obs .

Enfin, Mona Chollet met également en avant l’idée d’un possible “renoncement” à l’amour, ou d’une “désertion”. Face à une relation malheureuse ou décevante par rapport à ses débuts prometteurs, pourquoi les femmes ne partent-elle pas, s’interroge Mona Chollet. “Aimer l’amour, l’aimer vraiment, implique aussi d’apprendre à ne pas s’acharner. Et de savoir reprendre son chemin - même trébuchant”, souligne-t-elle. “Si toutes les femmes hétéros décidaient (à condition d’avoir les moyens de le faire) de partir des histoires où elles se font phagocyter, où elles ne sont pas heureuses, où elles sont exploitées et maltraitées, ce serait la chose la plus puissante qu’elles pourraient faire! (...) On s’accroche à un truc qui, au départ, était magnifique et qui devient de plus en plus triste et parfois sordide. Ainsi, la meilleure chose qu’on pourrait faire par fidélité à son histoire d’amour serait d’en sortir et d’accepter d’y renoncer. J’aime bien cette idée de désertion”, explique-t-elle aussi dans une interview accordée à Libération . Un projet ambitieux, mais pas irréalisable.

À voir également sur Le HuffPost: Comment cette avocate a pris conscience des stéréotypes sur le handicap après un amour de jeunesse

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    chapitre 14 Créons le mouvement ! extrait 115

    Angélique Andthehord · Saturday, 21 August - 06:51 · 1 minute

« Mais alors, qui c'était, les silhouettes, hier, à qui tu faisais des grands signes ?

- Ben… y a eu des bêtises, au début.

- C'était tes copains ?

- C'était au début de la colonie. Je savais pas. Tu pardonnes ?

- Moi aussi, j'ai fait une bêtise, dans le car, à l'aller, concédai-je.

- Tu vois ! Mais maintenant, faut pus qu'y ait de bêtises.

- D'façon, les moniteurs, ys ont dit qu'ys veilleraient à c'qu'y y ait pas de bêtises.

- Alors, ça veut dire que tu m'montreras plus ?

- Si. Ça, c'est pas une bêtise puisque j'ai dit qu'j'étais amoureuse de toi. D'façon, les moniteurs, ys sont d'accord.

- Ys t'ont dit ça, les monos ?!

- Enfin… pas tout à fait. Heum… »

Comment dire ? Comment expliquer ce que j'avais compris de ce que les moniteurs m'avaient dit ?

« Les moniteurs, c'est pas des vrais adultes, ys ont vingt ans. Alors, ys veulent bien qu'y ait des histoires d'amour pendant les vacances. »

Éric hocha lentement la tête pour montrer qu'il avait compris le concept, un peu admiratif que je fusse parvenue à négocier cela avec les moniteurs.


extrait de : LE MOMENT D'Y VOIR PLUS CLAIR


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