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    Pour des conseils de vie, cette grand-mère de 92 ans est tout ce dont vous avez besoin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 6 May - 08:53 · 1 minute

INSOLITE - Il n’y a pas que du chant et de la danse sur TikTok , il y aussi des grands-mères de 92 ans qui donnent des conseils de vie. Enfin, il y en a surtout une: Lillian Droniak, connue sous le pseudo @grandma_droniak. Amour, célibat, amitié, acceptation de soi ou encore vie professionnelle, elle fait part de son expérience pour conseiller ses jeunes abonnés, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus.

Lillian est née en 1930 dans le Connecticut au nord-est des États-Unis, où elle habite encore aujourd’hui. Après plus de quatre décennies à être ouvrière dans une usine , elle décide de prendre sa retraite à 62 ans . Elle se consacre alors à sa famille et sa passion pour la couture et le loto. Puis les années passent, son petit-fils Kevin grandit et commence à l’initier aux réseaux sociaux. Ensemble, ils finissent par ouvrir une chaîne Youtube de vlogs qui cartonne. Mais la vraie star du duo, c’est elle.

En 2019, elle crée son compte TikTok où elle parle de ses expériences passées et partage les leçons qu’elle en retient. Sans tabou et avec légèreté, elle aborde aussi le sujet de la mort, comme dans cette vidéo où elle donne les règles à suivre lors de ses funérailles.

@grandma_droniak

it wont be any time soon but dont forget it #funeral #grandma #rules #dontcry #funeralservices #wake #greenscreen

♬ original sound - grandma_droniak

Ces dernières sont simples. Pleurer, mais pas trop. Ne pas inviter Bertha, une ancienne amie avec qui elle s’est disputée. Et enfin, boire à sa santé. Mais rassurez-vous, ”ça ne sera pas pour tout de suite”, souligne Lillian sur TikTok.

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    Guerre en Ukraine: ce roman sur Tchernobyl fait écho au dilemme actuel des Ukrainiens

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 13 March - 06:30 · 2 minutes

LIVRE - Une histoire d’amour qui résonne aujourd’hui. À crier dans les ruines est le premier roman d’Alexandra Koszelyk, une autrice née à Caen, mais d’origine ukrainienne. Elle y raconte l’exil, l’amour, Tchernobyl et l’Ukraine . Un livre plein de poésie écrit il a trois ans, mais qui fait malheureusement écho aux évènements qui sévissent à l’Est de l’Europe depuis le 24 février.

Léna et Yvan s’aiment. Ils se connaissent depuis l’enfance, et vivent dans un monde merveilleux, moderne, et entourés de nature. Pourtant, un jour de 1986, leur vie bascule, après un incendie dans l’usine de leur ville. Cette usine, c’est la centrale nucléaire de Tchernobyl. Léna s’enfuit en France avec ses parents, Yvan reste: il ne peut se résoudre à abandonner sa terre. Tous les deux pensent l’autre mort. Léna grandit loin de Tchernobyl, qu’elle tente d’oublier. Mais 20 ans plus tard, elle ressent le besoin viscéral de revenir, de comprendre, et rentre en Ukraine.

L’exil, l’amour, la terre

À crier dans les ruines décrit d’abord l’exil et la fuite déchirante des Ukrainiens après la catastrophe nucléaire de 1986. Un abandon forcé de leur terre, qui trouve une résonnance plus de trente ans plus tard, alors que la Russie a décidé d’envahir l’Ukraine fin février. S elon le Haut Commissariat aux Réfugiés, depuis 15 jours, plus de 2,5 millions de personnes ont fui les combats. 5000 d’entre eux sont arrivés en France , annonçait mardi 8 mars le Premier ministre, Jean Castex.

Mais le roman d’Alexandra Koszelyk raconte aussi l’amour, passionnel, puissant, dont aucun des deux héros n’arrive à se détacher. Un amour entre deux êtres, mais aussi un attachement à une terre que l’une a décidé de quitter, mais qui ne peut l’oublier et qui vit encore dans sa chair, et que l’autre a choisi de défendre en restant malgré le danger. Là aussi, difficile, en ces temps troublés, de ne pas entendre l’écho qui hurle en Ukraine, où les hommes restent pour combattre l’armée russe , laissant partir leurs femmes vers l’Ouest, vers plus de sécurité.

Tchernobyl dans la littérature

À crier dans les ruines est un des rares romans à choisir pour décor la ville sinistrée de Tchernobyl. Alexandra Koszelyk a expliqué, lors du festival littéraire Livres dans la boucle en 2019, avoir voulu y placer son récit pour “montrer, de façon assez paradoxale, que l’Ukraine c’est pas que Tchernobyl, que c’est aussi une terre de légende et de mythes”.

Elle souhaitait rendre ses “lettres de noblesses à l’Ukraine”, expliquant qu’avant la catastrophe nucléaire de 1986, personne ne situait son pays, et tout le monde l’assimilait à une partie de la Russie. Une triste comparaison, au regard de l’actualité de ces dernières semaines.

À crier dans les ruines est un bijou de poésie, et de littérature. C’est une histoire d’amour prenante et déchirante que l’on dévore en quelques heures et que Le HuffPost vous conseille de lire, et de relire.

À voir également sur Le HuffPost: Pendant la guerre en Ukraine, elle raconte son quotidien dans un abri anti-bombe

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    chapitre 15 Mon choix extrait 86

    Angélique Andthehord · Tuesday, 1 March - 05:52 · 1 minute

Quelques semaines avaient passé et je me donnais toujours à fond dans l'apprentissage du texte de la pièce. Alors, mes parents me rejoignirent et invitèrent mon grand frère et ma grande sœur à en faire de même, fixant un objectif intermédiaire : que tout le monde connaisse son texte pour les vacances de la Toussaint, afin de les consacrer aux répétitions.

Afin d'avoir plus d'espace, nous passâmes ces vacances à Cesson. Une estrade fut montée au fond du salon, un décor succinct fut installé, quelques accessoires furent regroupés et les premières scènes furent répétées.

Cette fois, il n'était plus question de faire les choses à ma guise parce que les répétitions ne peuvent se faire que sous la direction d'un metteur en scène et ça, ça ne pouvait pas être moi parce que je n'y connaissais rien en la matière. Il fut convenu d'un commun accord que ce serait Maman.

Le metteur en scène décida que les répétitions dureraient deux heures par jour avec une pause de dix minutes, voire plus si j'en éprouvais le besoin. Il s'avéra très vite que j'éprouvais effectivement un besoin au sujet de cette pause : la faire sauter parce que j'avais envie de répéter et répéter encore. Je ne voulais rien faire d'autre, n'avais que cela dans la tête, ne ressentais aucune fatigue et ne voulais pas perdre de temps. La pose n'ayant été prévue que pour moi parce que j'étais petite et que deux heures, ça risquait de me faire long, il n'y en eut jamais.


extrait de : Premières répétitions


#projet #théâtre #spectacle #envie #volonté #énergie #choix #parents #père #mère #frère #sœur #répétition #répétitions #apprentissage #amour

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    chapitre 15 Mon choix extrait 85

    Angélique Andthehord · Monday, 28 February - 06:55 · 1 minute

À ce propos, ma mère tint à souligner l'honorabilité de l'amateurisme que le monde du travail tend à minimiser à son profit. En effet, un amateur est quelqu'un qui œuvre en dehors du monde du travail, par amour, par passion ; tandis que celui qui agit au sein du monde du travail est un professionnel. Cependant, le monde du travail emploie couramment le terme d'amateur pour désigner un de ses membres qui travaille mal et que, par conséquent, il cherche à renier en tant qu'un des siens. Ainsi, l'amateur est perçu comme un mauvais travailleur, l'amateurisme s'en trouve dévalorisé par rapport au professionnalisme ; de cet abus de langage naît l'illusion que rien ne peut sortir de bon que du monde du travail.

Cela est absolument faux. Quiconque reçoit de l'argent en échange de ce qu'il fait est un professionnel, pas un amateur. Celui qui fournit un mauvais travail en échange de l'argent qu'il gagne est un professionnel incompétent, pas un amateur. Le véritable amateurisme est largement supérieur au professionnalisme car son seul maître est l'amour. Il ne saurait, en aucune manière, être corrompu par l'argent. Rendons-lui ses lettres de noblesse !


extrait de : Les amateurs répliquent


#passionnés #amateurs #amateurisme #professionnalisme #travail #amour #argent

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    Pour la Saint-Valentin, des mariages géant au Mexique et au Venezuela

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 15 February - 14:36 · 2 minutes

MARIAGES DE MASSE - Deux “oui”, un bisou, une signature et au suivant. Plusieurs centaines de couples se sont réunis à Nezahualcóyotl, dans l’Etat de Mexico , le jour de la Saint-Valentin. Ils ont scellé leur union en procédant à des mariages collectifs, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Cette cérémonie est organisée depuis 2013 par la municipalité de Nezahualcoyotl, à l’Est de Mexico. Il réunit des jeunes mariés de tous âges, qui officialisent leur union devant les autorités locales. “C’est un jour spécial, et maintenant, il est encore plus spécial souligne la mariée Caliane Ortiz. Je suis super heureuse, tout est spectaculaire termine t-elle avec enthousiasme.

Des cérémonies similaires se sont tenues dans la capitale mexicaine mais aussi sur la place Francia à Caracas, au Venezuela, où l’heure était à la convivialité. Certaines mariées se sont fait coiffer en public avant de rejoindre leur partenaire. Les couples étaient vêtus de leurs plus habits, entre costumes et robes colorées. Ils ont échangé de nombreux câlins, sourires et baisers.

Un moyen de réduire les coûts

Ce type d’événement permet aussi aux couples d’obtenir certains avantages, comme celui de recevoir gratuitement son certificat de mariage gratuitement. Certains couples ont aussi évoqué les impacts économiques de l’épidémie de Covid-19.

“Comme vous le savez, la pandémie nous a tous frappés”, regrette le lutteur professionnel Arturo Vargas, masque noir sur le visage. “Mon travail de lutteur a beaucoup diminué, économiquement parlant, alors nous avons décidé de nous marier en ce jour spécial, guidés par l’économie de tout cela.”

Les mariés ont partagé un gâteau et bu un verre offert par le maire pour achever la cérémonie. Des bons pour des dîners dans des restaurants ou pour une nuit dans un hôtel de luxe leur ont aussi été distribués. Un spectacle similaire a réuni la foule dans la capitale vénézuélienne pour une célébration entre fleurs, bouquets et verres de vin.

À voir également sur le HuffPost: Saint-Valentin: Aujourd’hui en amour “nous ne sommes plus à la recherche de l’âme soeur”

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    Vous cherchez un jeu pour jouer en amoureux ? Voici notre sélection pour la Saint-Valentin

    news.movim.eu / Numerama · Sunday, 13 February - 17:57

On a sélectionné quelques jeux à (re)découvrir en couple pour fêter la Saint-Valentin de manière (vidéo)ludique. Attention, il y a quelques pièges. [Lire la suite]

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    Notre époque met-elle l’amour en péril? - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 8 February - 09:55 · 4 minutes

L’amour, comme toute chose, peut désormais se trouver sur un <a href=site marchand avec garantie de résultat grâce à de savants calculs qui prétendent en finir avec les jeux du risque et du hasard, et se déposer vulgairement dans un Caddie, comme au supermarché…" data-caption="L’amour, comme toute chose, peut désormais se trouver sur un sitemarchand avec garantie de résultat grâce à de savants calculs qui prétendent en finir avec les jeux du risque et du hasard, et se déposer vulgairement dans un Caddie, comme au supermarché…" data-rich-caption="L’amour, comme toute chose, peut désormais se trouver sur un sitemarchand avec garantie de résultat grâce à de savants calculs qui prétendent en finir avec les jeux du risque et du hasard, et se déposer vulgairement dans un Caddie, comme au supermarché…" data-credit="Magnilion via Getty Images" data-credit-link-back="" />

AMOUR - Mis en équation, programmé, “marketé”, contaminé par la loi économique de la concurrence et des licenciements sauvages, l’ amour serait-il en voie d’extinction? À moins qu’il ne profite des vents contraires pour confirmer sa puissance et son mystère

À l’heure de Meetic, de Tinder et de l’obsolescence programmée, nombreux sont les tristes prophètes qui nous annoncent le pire. Certes, notre société ne valorise guère le mystère ni l’engagement, encore moins le manque et l’incertitude. L’heure est plutôt au “Tout se consomme tout se jette”, à l’assurance “tous risques”, et aux contrats de courte durée.

L’amour, comme toute chose, peut désormais se trouver sur un site marchand avec garantie de résultat grâce à de savants calculs qui prétendent en finir avec les jeux du risque et du hasard, et se déposer vulgairement dans un Caddie, comme au supermarché

Mais c’est bien le mésestimer que d’imaginer une seconde que l’indomptable “enfant de bohème” puisse vraiment être menacé par ces triviales réalités. C’est oublier qu’il a résisté aux pires agressions de l’histoire, que l’un de ses mythes les plus puissants - signé Gabriel Garcia Marquez - l’ancre “au temps du choléra”…

Et que l’inquiétude n’est pas nouvelle, de le voir avili par les lois du progrès.

Au xvi° siècle déjà, Clément Marot regrettait, dans son poème De l’amour au siècle antique , le “bon vieux temps” où “seulement au cœur on se prenait”: “Et si, par cas, à jouir on venait, écrivait le poète, Savez-vous bien comme on s’entretenait? Vingt ans, trente ans, cela durait un monde, Au bon vieux temps.”

Déjà le spectre de l’amour jetable. Était-ce vraiment mieux avant?

Le triomphe de l’amour

Il suffit pourtant de sortir de la peur et de prendre le temps de regarder autour de nous, d’écouter… Tout bruisse d’amour, en fait. Laissez parler les gens qui s’aiment. Quels que soient leur âge, leur milieu, leur orientation sexuelle, laissez-les dire leurs aspirations, leurs désirs, raconter leurs coups de foudre et décrire tout ce à quoi ils sont prêts pour vibrer d’amour, même au risque de (se) perdre.

Regardez-les se rencontrer sur les applis les plus cyniques, et jongler avec les algorithmes, superbes adjuvants pour qui sait s’en servir. “Merci, Tinder!”, entend-on ici et là, “Sans l’appli, jamais on n’aurait osé se parler!”

L’heure est au CDD? Et pourtant, l’un des combats les plus ardents de ces dernières années a obtenu… le mariage pour tous. Et voilà l’amour qui dure aux prises avec le culte de l’éphémère. Tandis que le couple dépoussiéré s’extirpe peu à peu des vieux schémas et autres conditionnements patriarcaux.

“L’amour est à réinventer”. Aujourd’hui comme au temps de Rimbaud. Et notre siècle s’y attèle, avec ses beaux outils tout neufs, technologiques, algorithmiques, analytiques…

Jouant désormais sur tous les possibles, déclinant tous les modèles: mariage ou pas, couple ou pas couple, fidélité ou poly-amour…

Bien loin d’entrer en décadence, plutôt à l’aube d’un nouvel âge.

Marie-Claude Treglia - <a href= Fini l'amour? - Ed. Le courrier du livre" data-caption="Marie-Claude Treglia - Fini l'amour? - Ed. Le courrier du livre" data-rich-caption="Marie-Claude Treglia - Fini l'amour? - Ed. Le courrier du livre" data-credit="Ed. Le courrier du livre" data-credit-link-back="" />

À voir également sur Le HuffPost: En Ukraine, ce couple s’est menotté plus de 4 mois pour sauver leur relation (en vain)

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    La dépendance affective, ce trouble de la personnalité que je combats - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 17 January - 10:07 · 5 minutes

J’aime donner, beaucoup. Je suis souvent déçue, car on ne me donne pas autant. Et surtout, car les relations finissent toujours par se terminer, toujours trop tôt à mon goût.

PSYCHOLOGIE - Je suis dépendante affective. Ce n’est pas facile à accepter, ce n’est pas facile de savoir comment changer.

J’aime les gens. J’aime les personnalités originales, j’aime construire des relations et surtout les garder. Je suis très fidèle en amitié. Je suis la fille toujours présente dès qu’il y a un problème, celle qui utilise toute son énergie pour réconforter et consoler.

Aimer donner

J’aime donner, beaucoup. Je suis souvent déçue, car on ne me donne pas autant. Et surtout, car les relations finissent toujours par se terminer, toujours trop tôt à mon goût. Je reste nostalgique des moments passés ensemble, je ne comprends jamais pourquoi ça ne dure pas pour toujours. Parfois, je suis anéantie par la perte d’une relation alors même qu’elle n’était pas si profonde.

De ce fait, c’est toujours moi la bonne copine , qui relance le contact, qui envoie des messages aux anniversaires ou à la nouvelle année, pour réchauffer des relations dont les liens s’amenuisent au fur et à mesure du temps. Il m’est arrivé que l’amitié se relance, que les relations reprennent, mais le plus souvent c’est inéluctable, c’est la fin. Je ne reçois pas de réponse, ou je me lasse de ne recevoir que des messages très laconiques.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

En amour, ce n’est guère mieux. J’ai cumulé les relations insatisfaisantes où je me suis accrochée beaucoup trop longtemps. J’ai souffert de voir tout le monde y arriver et pas moi. J’ai cru réussir, plusieurs fois, avoir trouvé la bonne personne pour moi, mais là encore on a fini par m’abandonner.

Aimer recevoir

J’aime les gens, mais je n’aime pas l’incertitude des débuts de relations, que ça soit en amour ou en amitié. J’aime l’attachement, j’aime la profondeur des sentiments. J’aime donner et recevoir.

Je m’attache parfois aux mauvaises personnes. Celles qui sont instables, qui ne partagent pas ce que je ressens. Évidemment, c’est un cercle vicieux. Je me dis que je mérite ce qu’il m’arrive, qu’on ne peut pas m’aimer, que c’est de ma faute si les gens se lassent de moi.

Je délaisse parfois les gens qui m’aiment vraiment, car c’est trop simple. Je n’ai pas besoin de faire d’efforts avec eux. Il m’est arrivé de les voir s’éloigner, et de réagir, trop tard. Comme si j’avais besoin que ça soit difficile pour apprécier la relation.

J’ai été une petite fille dont les parents n’étaient pas très démonstratifs dans leur affection. J’ai été une adolescente rejetée par ses pairs car trop différente. J’ai été une jeune adulte qui ne comprenait pas les codes des relations humaines et qui s’accrochait comme elle le pouvait. J’ai toujours cette fragilité en moi. J’aimerais guérir cette petite fille, cette adolescente, cette jeune femme, mais je ne sais pas comment faire. J’aimerais savoir dire que je suis heureuse seule, j’ai besoin de l’être parfois pour recharger mes batteries, mais au fond de moi je rêve toujours du grand amour. Je rêve toujours des amitiés fortes qui vont durer des années et bravent toutes les épreuves. Dans les jours de tristesse, je me dis que tout cela n’est pas pour moi et que je n’y arriverai pas. Je me demande comment font les autres, qui semblent avoir des relations si épanouies. Je me demande s’il est trop tard à mon âge pour construire de nouvelles choses.

Aimer être entourée

Si je dois être honnête, je suis quand même très entourée. Je vois les choses en noir, mais j’ai beaucoup de monde autour de moi, dans les différents aspects de ma vie. Je peux affirmer qu’il y a des gens qui tiennent à moi. Mon problème, c’est surtout sans doute de l’oublier trop souvent, je n’arrive pas à croire qu’on peut m’aimer sincèrement et me trouver des qualités. Mon problème c’est sans doute aussi d’être trop sensible, de m’attacher trop vite, mais ça fait partie de moi. Est-ce que je voudrais être autrement, avoir moins de peine quand on me déçoit? Sans doute que oui. Mais devenir froide et cynique? Certainement pas!

Aujourd’hui, je dois apprendre à m’aimer moi, en premier lieu. Je dois m’aimer pour aimer les autres vraiment, sainement et sereinement. Je ne dois pas changer, je dois me voir, et m’accepter telle que je suis réellement, avec mes qualités et mes défauts. Je dois comprendre qu’en premier lieu, je dois être heureuse seule, avec ma propre compagnie, et que les relations aux autres, que ce soit de l’amour ou de l’amitié, sont simplement la cerise sur le gâteau d’une vie riche et heureuse.

Comprendre cela, c’est déjà le premier pas pour aller mieux!

Ce témoignage, initialement publié sur le site Bribes de Vies , a été reproduit sur Le HuffPost avec l’accord de son autrice.

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