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    Décès de Ricardo Bofill, architecte des Espaces d'Abraxas vus dans "Hunger Games"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 14 January, 2022 - 14:35 · 4 minutes

Décès de Ricardo Bofill, architecte des Espaces d

DÉCÈS - L’architecture perd l’un de ses grands noms. “Architecte star”, très renommé -mais parfois critiqué- en France, l’ Espagnol Ricardo Bofill, est décédé ce vendredi 14 janvier à 82 ans de complications liées au Covid-19/ Il a signé des centaines de réalisations dans le monde avec pour obsession de mettre l’homme au centre de l’espace.

On lui doit notamment en France les espaces d’Abraxas à Noisy-le-Grand, en banlieue de Paris, où ont été tournées plusieurs scènes de “Brazil”, film culte d’anticipation de Terry Gilliam (1985) et plus récemment certaines scènes du film “Hunger Game: La révolte Partie 2″.

“L’architecture est la victoire de l’homme sur l’irrationnel”, aimait-il dire, porté par l’obsession de créer un “langage” architectural différent organisant l’espace autour de l’homme.

Au fil de sa carrière, Bofill est entré dans le club très fermé des “architectes-stars” dont font partie Norman Foster, Renzo Piano ou Jean Nouvel.

“Le ‘star system’ m’a attrapé en France en 1974. À cette époque, les architectes commençaient à être importants, à avoir un rôle prépondérant dans la société et cela m’a forgé une grande réputation”, affirmait-il dans un entretien publié en mai 2020 par le quotidien espagnol ABC.

Anti-franquiste et “Gauche divine”

Né le 5 décembre 1939 à Barcelone d’un père architecte catalan et d’une mère vénitienne, Ricardo Bofill Levi entre en 1957 à l’Ecole d’architecture de Barcelone, d’où il est exclu pour militantisme anti-franquiste, avant de poursuivre ses études à Genève.

De retour dans sa ville natale, dans une Espagne toujours sous la coupe du dictateur Francisco Franco, il fait partie avec d’autres jeunes intellectuels (architectes, ingénieurs, écrivains, cinéastes, sociologues et philosophes) d’un groupe baptisé la “Gauche divine” et crée en 1963 son atelier d’architecture, le “Ricardo Bofill Taller de Arquitectura”.

Cet atelier, installé dans une vieille cimenterie de la périphérie de Barcelone et avec des antennes à Paris, Montpellier, New-York, Tokyo, Chicago ou Pékin, a signé plus de 1.000 projets dans le monde entier.

Des quartiers entiers en France

On doit notamment à l’atelier de Ricardo Bofill l’aéroport de Barcelone, le Théâtre national de Catalogne, le Palais des Congrès à Madrid ou les gratte-ciel Donnelley et Dearborn à Chicago.

En France, où il est particulièrement apprécié, Bofill a signé de grands ensembles d’habitat social, comme les espaces d’Abraxas ou le quartier Antigone à Montpellier. Avec pour ambition de créer des utopies urbaines “dans un langage classique hautement monumental à une échelle jamais vue auparavant”, écrit Douglas Murphy dans le livre “Ricardo Bofill: Visions of Architecture”.

Mais sur le terrain, dégradés et critiqués par certains habitants, les Espaces d’Abraxas ont bien failli être démolis. “Les démolir serait un manque de culture”, avait estimé Ricardo Bofill dans un entretien au quotidien français Le Monde en 2014. Tout en reconnaissant n’avoir “pas réussi à changer la ville”. Voici ci-dessous un extrait du quatrième film Hunger Games dont les scènes ont été tournées au sein des Espaces d’Abraxas en France.

Fait docteur honoris causa par l’Université polytechnique de Catalogne en septembre dernier, Bofill avait alors souligné que “face au modèle de ville dortoir”, il avait fait “le pari de créer des quartiers avec des fonctions mêlées, mais toujours en défendant la continuité urbaine, la rue et la place” comme lieu de vie sociale. À un moment où, aux Etats-Unis en particulier, les centre-villes disparaissaient pour laisser la place à la voiture et à des centres commerciaux.

“Concevoir des villes” et “inventer des langages architectoniques”

Obsédé par l’organisation de l’espace, Ricardo Bofill s’est inspiré notamment de l’architecte italien Andrea Palladio, de la Renaissance ou encore des architectes français des XVIIe et XVIIIe siècles François Mansart et Claude-Nicolas Ledoux.

Mais aussi des villages touaregs où ce “nomade” autoproclamé est allé chercher des idées au début de sa carrière. “Je crois savoir faire deux choses: (...) concevoir des villes (...) et tenter d’inventer des langages architectoniques différents et ne jamais les répéter”, soulignait-il en juin dernier lors d’une conférence à Barcelone.

Un rejet de la répétition qui lui faisait aimer Antonio Gaudí, Catalan comme lui, qu’il qualifiait de “plus grand génie de l’histoire” qui “ne répétait jamais deux éléments ou formes”.

Récompensé par de nombreux prix d’architecture internationaux, Ricardo Bofill était Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres français.

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    À Barcelone, la nouvelle étoile de la Sagrada Familia est française

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 December, 2021 - 15:07 · 1 minute

ESPAGNE - À Barcelone, la star de la Sagrada Familia est française. L’étoile géante fabriquée par l’entreprise Atev chaudronnerie s’illumine pour son inauguration, ce mercredi 8 décembre. Elle a été hissée au sommet de la neuvième tour de la Sagrada Familia le 29 novembre, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Il aura fallu 3000 heures de travail en atelier pour achever la construction de ce joyau fait de verre et d’acier inoxydable. La société Atev, créée en 2011, a d’abord mis au point un prototype, en collaboration avec Eiffage Métal . “Le prototype est parti en laboratoire d’essai en mars 2020, juste avant la Covid-19”, confie le gérant d’Atev, Antoine Tampon, à L’Echo du Berry . “Nous avons repris le projet à plein temps en janvier 2021”, poursuit le gérant.

La structure, connue sous le nom d’”étoile de Bethléem”, doit s’illuminer pour célébrer le jour de l’Immaculée Conception. Elle comporte 12 pointes, pour un diamètre de 7,5 mètres. Tous les éléments de l’étoile n’ont pas été conçus par Atev. “La partie en verre encapsulée est l’œuvre d’un artiste verrier espagnol”, précise Antoine Tampon à L’Echo du Berry .

Une commande inédite

Le joyau a d’abord été installé en bas de la neuvième tour, avant d’être hissée par des grues au sommet. Cette “tour de la vierge marie” atteint 138 mètres de hauteur. Il s’agit de “la deuxième la plus haute de la Sagrada Familia et la neuvième qui sera construite”, explique Jordi Fauli, architecte en chef de la basilique, cité par l’agence Belga .

Cette commande est inédite pour Atev. Elle est habituellement “sollicitée pour des pièces d’ industrie lourde”, en lien avec les travaux publics. L’entreprise a prévu d’organiser un voyage à Barcelone, pour que les employés puissent contempler leur œuvre briller au sommet de la tour.

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    À Aubervilliers, un projet de musée du logement populaire pour "redonner des visages à cette masse"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 21 November, 2021 - 02:57 · 4 minutes

Musée Logement populaire

MUSÉE - “L’histoire ne se ferait pas sans ce monde”. Ce monde, pour Sébastien Radouan, c’est celui des banlieues , celui des travailleurs et de la classe populaire. L’historien de l’architecture et coordinateur de la recherche de l’association AMuLoP a parlé au HuffPost du projet de musée du logement populaire que porte l’organisation.

L’AMuLoP (Association pour un Musée du Logement populaire) est une association de loi 1901, créée en 2014, et qui rassemble des enseignants du secondaire et du supérieur. Ils ont tous travaillé sur les territoires de banlieue . Et leur projet est de créer un musée pérenne du logement populaire.

C’est une volonté de travailler collectivement l’histoire de la banlieue et de ses habitants, en particulier dans l’idée qu’ils n’occupent pas une place assez importante dans l’histoire aujourd’hui”, explique Sébastien Redouan. Ce musée ne serait alors “pas le récit des grands hommes qui font l’histoire avec un grand ‘H’, mais celui des couches populaires qui la traversent”, confie-t-il.

Un musée sur le modèle du Tenement Museum

L’AMuLoP a lancé le 16 octobre une première exposition, “ La vie HLM ”, où l’on peut visiter trois appartements d’une barre HLM d’Aubervilliers. “Des reconstitutions où on raconte l’histoire des familles qui ont véritablement vécu dans ces appartements”, souligne celui qui est aussi maître de conférence à l’ENSA (École Nationale Supérieure d’Architecture).

Mais à terme, l’association souhaite construire un musée, installé dans un bâtiment du XIXème siècle, “pas nécessairement une barre d’immeuble”. Sur le modèle du Tenement Museum de New York, l’AMuLoP souhaite réaménager 10 à 40 logements, chacun dans une époque donnée afin de découvrir, ”à l’échelle d’un immeuble, comment les familles populaires ont traversé l’histoire”, déclare Sébastien Redouan.

Un mouvement de population

La Seine Saint Denis, et plus largement les banlieues nord de Paris, sont, depuis le XIXème siècle, un territoire d’industrie, populaire. Il était donc logique et cohérent pour l’association d’implanter dans cette partie de l’Île-de-France le projet de musée.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’État s’est engagé à construire de nouveaux logements décents et confortables, car les Français en étaient dépourvus. Ces HLM accueillent d’abord des ouvriers qualifiés avec des familles stables et des enfants, une condition souvent nécessaire pour accéder à ces nouveaux logements. “L’État français soutient donc un modèle familial”, explique Sébastien Redouan.

″À l’époque, c’est le signe de la modernité”. Les habitants ont plus d’espace, plus d’intimité, et plus de confort: les pièces d’hygiènes sont dans l’appartement, et non plus sur le palier. “Toute cette nouveauté est valorisante pour les occupants”, indique Sébastien Redouan.

Mais dans les années 1960, le gouvernement français relance l’accession à la propriété privée avec la maison individuelle, “qui reste pour beaucoup un objectif, un aboutissement”, explique Sébastien Redouan. Ceux qui ont les moyens de partir, les familles les plus aisées, partent.

“Il y a un mouvement qui remplace ces familles bien constituées, accentué par la résorption des bidonvilles où vivaient les personnes les plus pauvres”, qui sont relogées dans ces HLM délaissés. Ce changement de population engendre un “effet de ségrégation qui peut être ressenti voire constaté, et qui va peser sur les relations sociales et sur l’intégration”, souligne l’historien de l’architecture.

Un patrimoine français

Tout un pan de l’Histoire est lié à ces logements. “ Cette manière de concevoir l’habitat, elle appartient au patrimoine français, c’est une évidence. C’est un moment important de l’histoire, où la France se modernise. Ces constructions permettent à une majorité de Français d’accéder au confort moderne”, déclare Sébastien Redouan.

Certains de ces bâtiments ont même obtenu des labels pour leur architecture. C’est le cas de la cité de l’Étoile, à Bobigny, construite par Candilis. Ou encore, à Aubervilliers, de la cité Maladrerie, construite plus tard, dans les années 1980. Mais en dehors de la question architecturale, l’AMuLoP veut mettre en avant les gens qui habitent ces logements.

“Le château de Versailles est le château des rois”, quand on le visite “on met en avant comment les rois vivaient. Nous c’est le pendant, on parle plutôt des écuyers, des domestiques, si on reste dans la même analogie”, énonce Sébastien Redouan. Car “l’histoire ne peut pas se faire sans les travailleurs”.

L’exposition “La vie HLM” est ouverte du 16 octobre 2021 au 30 juin 2022, à la cité Émile-Dubois, Aubervilliers.

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    La Tour Triangle va se construire, le chantier commencera en 2021

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 1 November, 2021 - 07:36 · 2 minutes

This computer image provided Monday, Nov.17, 2014 by architects Herzog & de Meuron shows the Triangle tower project in  Paris. The Paris City Council has rejected plans for a new skyscraper on the city

URBANISME - Non, le projet de Tour Triangle dans le sud de Paris n’est pas arrêté. Alors que plusieurs décisions de justice compliquent la mise en oeuvre de ce projet polémique , son promoteur a annoncé lundi 1er novembre le début imminent du chantier.

Le groupe Unibail-Rodamco-Westfield (URW) qui possède plusieurs centres commerciaux dans la capitale (dont celui des Halles dans le centre de la ville) a indiqué s’être associé à l’assureur Axa pour financer le projet. Dans un communiqué, il dit vouloir lancer le chantier “d’ici à la fin de l’année”.

La mairie de Paris a récemment mis la pression sur URW puisqu’elle avait donné un ultimatum à fin octobre pour signer le bail à construction. Seulement la crise du Covid avait compliqué la donne pour le promoteur dont les activités ont largement été affectées par la fermeture des commerces dit “non-essentiels”. S’il a repris au troisième trimestre 2021, le chiffre d’affaires du groupe avait fondu ces 18 derniers mois. De quoi remettre en cause le financement de 700 millions d’euros pour faire sortir de terre cette Tour Triangle.

Une tour de 180 mètres et 42 étages

L’apport financier d’Axa devrait donc permettre de faire aboutir l’idée lancée en 2008 par Bertrand Delanoë . Elle a germé dans les studios de l’agence d’architecture suisse Herzog et de Meuron (à l’origine du fameux “Nid d’oiseau”, le stade olympique de Pékin) et doit voir le jour dans le XVe arrondissement, dans l’enceinte du Par des expositions de la porte de Versailles. Cette tour de 180 mètres sera composée de 42 étages; elle doit contenir un hôtel quatre étoiles, un centre de santé, un espace culturel mais aussi un immense espace de coworking.

Si le financement du projet paraît désormais assuré, cela ne fait pas disparaître tous les doutes sur la construction effective de cette tour qui fait l’objet de vive contestation. La justice a par exemple ouvert récemment une enquête préliminaire pour “favoritisme” autour de la concession sur laquelle doit être bâtie cette tour.

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    Mismatch plates and hang art low: 18 ways to create a more beautiful home

    news.movim.eu / TheGuardian · Saturday, 23 October, 2021 - 10:00

Matt Gibberd, founder of high-end architectural estate agency The Modern House, shares his top tips

For the past 16 years, I have spent my days nosing round other people’s homes like a design-obsessed basset hound. I have been granted access through hundreds of locked doors, perched on wobbly Windsor chairs, and taken tea in stylish studio flats, cleverly converted factories and even a working barge.

Throughout all this, I’ve learned a lot. As The Modern House has grown, I’ve discovered that these homes – from studio flats to listed architectural masterpieces – have the same design principles in common: clever layouts, masterly manipulation of natural light, tactile materials, a connection to nature, sheer exuberance and personality in decoration – and much more.

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    ‘Existing is an act of resistance’: the Syrian refugees creating design from displacement

    news.movim.eu / TheGuardian · Monday, 18 October, 2021 - 08:44

An installation at the Venice Architecture Biennale shows how camp residents have transformed the raw materials of aid to preserve their heritage and culture

When the world’s largest Syrian refugee camp started to overflow in 2013 it was so big it had become Jordan’s fourth-largest city. The camp, Za’atari, housed a staggering 150,000 people, and the influx of new arrivals meant that another camp had to be built a few kilometres away.

Za’atari had been plagued by design flaws that were linked to violence and disorder , so when Azraq opened in 2014 as a “model camp” for the region it was heralded as a chance to rectify those problems. But it wasn’t as simple as that.

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    Il construit une maison rotative pour faire plaisir à sa femme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 12 October, 2021 - 17:02 · 1 minute

ARCHITECTURE - Oui, il est possible d’observer le lever et le coucher du soleil depuis la même fenêtre. Ce Bosnien le prouve. Lassé de multiplier les travaux d’aménagement pour satisfaire les désirs de sa femme, Vojin Kusic a construit une maison qui répond à ses problèmes, comme le montre la vidéo en tête de cet article.

“J’en ai eu assez de ses plaintes et des travaux constants”, explique-t-il à Reuters . “Je lui ai dit: je vais te construire une maison rotative pour que tu puisses la faire tourner comme tu veux.”

À 72 ans, Vojin Kusic s’est attelé à la tâche en autodidacte, s’inspirant des travaux de scientifiques serbes tels que Nikola Tesla ou Mihajlo Pupin. La construction de cette maison insolite, nichée sur une plaine du nord de la Bosnie , a duré six ans.

Le projet du septuagénaire a été freiné par des soucis de santé : “Quand j’étais à l’hôpital et que j’avais des problèmes cardiaques , j’ai demandé aux médecins d’essayer de prolonger ma vie d’une année supplémentaire parce que mon projet était uniquement dans ma tête, personne n’aurait su comment le terminer parce que je ne l’ai dessiné nulle part”, ironise-t-il auprès de Reuters.

Vojin Kusic et sa femme ont désormais vue sur la forêt un jour, puis sur les champs de maïs ou la rivière le lendemain. La maison, posée sur des roues, possède plusieurs vitesses de rotation. Le tour complet peut durer entre 22 secondes et 24 heures. Gare à ne pas perdre le nord.

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