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    Au Mali, l'armée française accuse le groupe Wagner de tentative de "décrédibilisation"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 22 April - 05:51 · 4 minutes

L L'armée française accuse le groupe Wagner d'avoir voulu la piéger au Mali via de fausses vidéos (Photo de deux soldats français aux abords de la base de Gossi au Mali par Daphné BENOIT / AFP)

MALI - Elle veut devancer toute tentative de désinformation. L’armée française a filmé ce qu’elle affirme être des mercenaires russes en train d’enterrer des corps près de la base de Gossi, dans le nord du Mali. Une manœuvre qui viserait selon elle à accuser les Français d’avoir laissé un charnier derrière eux, dernière étape d’une vive brouille sur place entre les autorités maliennes et leurs supplétifs russes du groupe Wagner , et la France.

Dans cette vidéo prise à l’aide d’un drone à laquelle l’AFP a eu accès jeudi 21 avril au soir, et que l’état-major français qualifie d’“attaque informationnelle”, on peut voir des soldats de type caucasien s’affairer autour de cadavres qu’ils recouvrent de sable. Une affaire racontée images à l’appui sur France 24 par Wassim Nasr, journaliste spécialiste des mouvements djihadistes et de la situation au Sahel, comme vous pouvez le voir ci-dessous :

Toute cette affaire part d’images diffusées sur le compte Twitter d’un dénommé Dia Diarra, qui se proclame “ancien militaire” et “patriote malien”. Sur ce compte a été publiée une photo de cadavres floutés enterrés dans le sable, avec pour commentaire: “C’est ce que les Français ont laissé derrière eux quand ils ont quitté la base à #Gossi (...) on peut pas garder le silence sur ça!”.

De multiples attaques informationnelles

Le compte de Dia Diarra, créé en janvier 2022 peut-on noter, “est très probablement un faux compte créé par Wagner”, la société militaire privée russe , estime l’état-major français. “Cette manœuvre de décrédibilisation de la force Barkhane semble coordonnée. Elle est représentative des multiples attaques informationnelles dont les militaires français font l’objet depuis de nombreux mois”.

L’armée française estime aussi que “la comparaison des photos publiées sur Twitter et des images recueillies par le capteur spécialisé permet de faire un lien direct entre ce que font les mercenaires de Wagner et ce qui est faussement attribué aux militaires français”. En effet, comme le montrent les images dévoilées par l’armée française, il est possible de voir des hommes en arme à la peau blanche tourner les images qui ont ensuite été attribuées à ce fameux compte malien. Il s’agirait donc d’une tentative de maquillage de faits commis par les mercenaires russes.

Selon l’armée français, ces “exactions témoignent des modes d’action mis en œuvre par les mercenaires de Wagner, qui sont observés en Centrafrique depuis (son) déploiement et qui ont été dénoncés par de nombreuses organisations internationales et ONG”.

Un état des lieux “documenté” pour se protéger des accusations

Dans le cadre de son désengagement du Mali , annoncé en février, l’armée française a officiellement remis ce mardi aux forces armées maliennes (FAMa) les clés de la base de Gossi, qui accueillait 300 soldats français.

Paris a décidé en février son retrait militaire du Mali, dans un contexte sécuritaire dégradé et sur fond de tensions entre la France et la junte militaire au pouvoir, accusée par les Occidentaux d’avoir recours aux services du groupe Wagner. Bamako évoque pour sa part de simples conseillers russes.

Mardi, l’état-major avait prévenu s’attendre à des attaques informationnelles à l’occasion de la rétrocession de la base de Gossi. Son porte-parole, le colonel Pascal Ianni, avait précisé qu’un état des lieux “documenté” de la base avait été dressé, pour protéger la France d’éventuelles accusations. Une allusion au sentiment antifrançais qui a gagné du terrain dans la région et a valu à la France de faire l’objet de campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux.

“Il y a plusieurs mois, les forces françaises ont été accusées de participer à des trafics (…), d’armer les terroristes voire de commettre des exactions”, avait rappelé le colonel Ianni.

À voir également sur Le HuffPost: La France annonce quitter le Mali, mais pas le Sahel

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    A Lviv, en Ukraine, de puissantes frappes russes font au moins six morts

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 18 April - 11:26 · 2 minutes

UKRAINE - D’épais panaches de fumée grise s’élèvent dans le ciel derrière des immeubles d’habitation à Lviv , après de puissantes frappes russes qui ont tué au moins six personnes ce lundi 18 avril. “Cinq puissantes frappes de missiles d’un coup sur l’infrastructure civile de la vieille ville européenne de Lviv”, a annoncé sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, conseiller du président Volodymyr Zelensky.

Le gouverneur régional, Maksym Kozitsky, a lui évoqué quatre frappes : trois sur des infrastructures militaires et une sur un garage de pneumatique, provoquant des incendies. Tous sont “gravement endommagés” . ”À cette heure-ci, nous avons recensé six morts et huit blessés. Il y a un enfant parmi les victimes”, a-t-il ajouté.

Les chemins de fer ukrainiens ont de leur côté indiqué sur Telegram que “plusieurs missiles sont tombés à proximité des installations ferroviaires”, sans faire de victimes et sans entraver la circulation.“Nous réparerons notre infrastructure endommagée. Le chemin de fer continue de fonctionner”, a affirmé le président du conseil d’administration de la compagnie, Alexandre Kamychine, publiant la photo de maisons en feu directement à proximité d’une voie ferrée.

Lviv, une ville-refuge

Situés loin du front, Lviv et l’ouest de l’Ukraine sont rarement visés par des bombardements depuis le début de l’invasion russe le 24 février.

Le 26 mars, Lviv avait subi une série de frappes russes, dont deux avaient touché un dépôt de carburant et fait cinq blessés, selon les autorités locales. La ville avait aussi été la cible le 18 mars d’une frappe qui avait atteint une usine de réparation d’avions proche de l’aéroport, sans faire de victimes. Et le 13 mars, des missiles de croisière russes avaient visé une importante base militaire à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Lviv, faisant au moins 35 morts et 134 blessés.

Proche de la frontière polonaise, Lviv s’est convertie en ville-refuge pour les personnes déplacées et a accueilli au début de la guerre plusieurs ambassades occidentales transférées à partir de Kiev. L’ambassadeur français a regagné Kiev ce samedi après y avoir passé plusieurs semaines. Son homologue espagnol devrait quant à lui bientôt quitter Lviv pour retourner dans la capitale ukrainienne.

À voir également sur Le HuffPost: Guerre en Ukraine: dans quel état est Tchernobyl après le retrait de la Russie

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    En Ukraine, la chute de Marioupol serait un tournant dans la guerre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 14 April - 04:45 · 3 minutes

Vue aérienne de l Vue aérienne de l'est de Marioupol détruit, le 9 avril 2022.

UKRAINE - Pilonnée, encerclée, en ruines... Marioupol, ville martyre symbole de la guerre en Ukraine serait sur le point de tomber. Lundi, l’armée ukrainienne a dit se préparer à “une ultime bataille” . Deux jours plus tard, mercredi 13 avril, le ministère de la Défense russe affirmait qu’un millier de soldats avaient rendu les armes; un point démenti par plusieurs autorités ukrainiennes. La chute de cette ville pourrait, en tout cas, constituer un tournant dans le conflit.

La prise de Marioupol donnerait en effet un avantage conséquent aux forces russes, en raison de la localisation stratégique de la ville. Elle est située au sud du Donbass , région revendiquée par Moscou et contrôlée en partie par des séparatistes pro-russes depuis 2014. Si la ville tombait, l’armée de Vladimir Poutine priverait le reste de l’Ukraine de l’accès au port et à la mer d’Azov, majeurs pour le commerce international ukrainien.

Carte de l Carte de l'Ukraine au 12 avril. Marioupol, au sud-est, est une ville stratégique pour les Russes qui disposeraient d'un accès facilité vers la Crimée et Kherson.

Plus largement, en prenant le contrôle de Marioupol, les Russes auraient accès à la bande de terre qui s’étale jusqu’à la Crimée, annexée par la Russie en 2014, voire jusqu’à Kherson, une des premières villes tombées dans son giron après le début de l’invasion le 24 février. Connecter les fronts est et sud serait une victoire pour Moscou après une première phase marquée par l’enlisement .

À cela s’ajoutent les conséquences militaires. D’après la BBC, de nombreuses troupes de Marioupol pourraient se redéployer dans le Donbass, cible prioritaire de Moscou depuis fin mars. En effet, la Russie a annoncé son retrait de la région de Kiev et son intention de se concentrer à la “libération” cette région où se trouve les deux “républiques” séparatistes reconnues par Moscou, Lougansk et Donetsk. Une bataille que Moscou rêve de remporter d’ici au 9 mai, jour de la fête nationale.

La bataille du Donbass

Dans le Guardian , les experts occidentaux estiment que les Russes pourraient “doubler voire tripler” leurs forces dans cette région après le repli des troupes de la capitale et la potentielle victoire de Marioupol. Jack Detsch, journaliste spécialiste en sécurité, explique ainsi que les troupes pourraient prendre le Donbass en passant par Izioum, Lougansk, Donestk et Marioupol. Ses informations proviennent des services de renseignements britanniques.

L’armée ukrainienne aussi fortifie sa présence dans l’est en vue de l’offensive. Le ministre ukrainien de la Défense a alerté lors d’une réunion avec l’Otan: “La bataille du Donbass vous fera penser à la Seconde Guerre mondiale, avec ses grandes opérations, manoeuvres, les milliers de tanks et de véhicules armés, les avions, l’artillerie”, rapporte Foreign Policy .

Outre le Donbass, d’autres troupes de Mariupol pourraient venir en renfort de celles stationnées à Kherson, plus à l’ouest, où l’armée ukrainienne lutte toujours pour reprendre le contrôle de cette ville prise dès les premiers jours de la guerre, selon les experts du Guardian.

Dans un message posté dimanche 10 avril sur le site de la présidence, Volodymyr Zelensky a été clair: “Marioupol est le cœur de cette guerre. Elle se bat, nous nous battons, nous sommes forts. Si elle arrête de se battre, nous aurons des positions plus faibles.” Un coup dur pour les Ukrainiens qui perdrait de l’influence dans l’est mais aussi dans les négociations avec la Russie.

À voir également aussi sur le Huffpost: Ces images aériennes de Marioupol sont glaçantes

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    Au Brésil, une commande de 35.000 comprimés de viagra pour l'armée fait polémique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 11 April - 22:09 · 2 minutes

Des comprimés de Viagra du laboratoire Pfizer. (photo d Des comprimés de Viagra du laboratoire Pfizer. (photo d'illustration)

BRÉSIL - C’est une commande bien embarrassante. L’armée brésilienne s’est retrouvée au cœur d’une vive polémique après qu’un député a révélé ce lundi 11 avril l’achat de 35.000 comprimés de viagra pour les soldats, suscitant des dizaines de commentaires sarcastiques sur les réseaux sociaux.

“Les hôpitaux manquent de médicaments, mais Bolsonaro et sa clique dépensent de l’argent public pour acheter des petites pilules bleues”, a lancé le député de centre-gauche Elias Vaz, qui dit avoir réclamé des explications au ministère de la Défense au sujet de cette commande “immorale”.

Le parlementaire dit avoir obtenu ces informations sur le Portail de la transparence du gouvernement, qui permet de consulter sur demande des données sur les dépenses publiques.

Selon lui, les documents ne mentionnent pas nommément le viagra, mais montrent l’approbation de l’achat de milliers de comprimés contenant du “sildenafil”, la molécule du célèbre médicament utilisé pour soigner les troubles de l’érection.

Le ministère de la Défense a expliqué dans un communiqué envoyé à l’AFP que “l’acquisition de sildenafil” était “destinée au traitement de patients atteints d’hypertension artérielle pulmonaire”, les médicaments comme le viagra permettant également de dilater les vaisseaux pulmonaires.

“Dicta-dure” militaire

Cette justification n’a pas empêché les internautes de s’y donner à cœur joie sur les réseaux sociaux, certains d’entre eux évoquant notamment le souvenir de la “dicta-dure” militaire, avec des généraux au pouvoir de 1964 à 1985.

“Avec ces pilules, l’armée va pouvoir se foutre encore plus de la démocratie”, a ironisé le site satirique Sensacionalista .

Des dessins humoristiques montraient également des chars d’assaut avec le canon incurvé vers le bas.

Plus sérieusement, le député de gauche Marcelo Freixo a rappelé que le gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro avait approuvé cette commande alors que le chef de l’État avait dans un premier temps “opposé son véto pour un projet de loi qui prévoyait la distribution gratuite de serviettes hygiéniques à des femmes pauvres”.

Le président Bolsonaro a finalement fait machine arrière, en signant début mars un décret prévoyant cette distribution de produits hygiéniques .

À voir également sur Le HuffPost : Au Brésil, ce maire fait un combat de MMA avec son ex-conseiller pour régler ses comptes

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    L'Ukraine affirme que toute la région de Kiev a été "libérée"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 2 April - 18:33

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UKRAINE - Les Ukrainiens ont repris le contrôle de la totalité de la région de Kiev après le retrait des forces russes de villes-clés situées près de la capitale , a annoncé ce samedi 2 avril la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar.

Les localités d’“Irpin, Boutcha, Gostomel et toute la région de Kiev ont été libérées de l’envahisseur”, a affirmé Ganna Maliar sur Facebook.

>> Plus d’informations à venir...

À voir également sur Le HuffPost: Les habitants de Kiev peuvent à nouveau acheter de l’alcool après un mois d’interdiction

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    Ukraine: l'armée française ravitaille des avions de l'Otan en plein vol, en Pologne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 1 April - 05:31 · 5 minutes

REPORTAGE - Il est 5h du matin sur la base aérienne 125 “Charles Monnier”, à Istres (Bouches-du-Rhône). Le commandant Benjamin briefe l’équipage de la mission “Vaillant 91″, qui s’apprête à embarquer dans un A330 MRTT “Phénix” spécialement configuré pour l’armée de l’air et de l’espace .

L’objectif: se rendre à l’Est de l’Europe pour ravitailler les avions de chasse de l’Otan, qui assurent quotidiennement des missions de “police du ciel” dans les pays frontaliers de l’Ukraine, depuis le premier jour de l’invasion russe . Ce 29 mars 2022, l’escadron de ravitaillement en vol et transport stratégique “Bretagne” va survoler la Pologne pour faire de la “réassurance”, dans le cadre du dispositif de vigilance renforcée (eVA) de l’Otan .

Les conditions météo sont optimales: un ciel clair et pas de turbulences prévues, point important pour le “ravito”. Le décollage est prévu à 8h. L’A330 Phénix va rejoindre une zone située près de l’enclave russe de Kaliningrad, donc “potentiellement dangereuse”. Mais leur présence étant “non-escalatoire”, “il n’y a pas de risque”, rassure le commandant Benjamin.

2,5 tonnes de carburant en quelques minutes

Avant de décoller, le ravitailleur -qui peut transporter jusqu’à 110 tonnes de carburant- fait le plein sur la piste. À l’intérieur, la moitié haute de l’appareil est remplie de fauteuils de passagers, l’autre moitié est vide. Le personnel navigant de cabine est composé de militaires. Sur le tarmac, un dernier “tour avion” est effectué, à l’aide d’une lampe de poche. L’avion est “apte au vol”.

Tout est chronométré, et pour cause: le Phénix a “rendez-vous” en vol avec différents avions de chasse, dans une zone donnée, à des altitudes et des horaires précis. Le ravitailleur décolle. Après deux heures de trajet, il se trouve dans la zone en question et se met à faire une boucle, en attendant d’être approché par les chasseurs ayant besoin de faire le plein.

Ce jour-là, des Eurofigther 2000 allemands sont les premiers à pointer le bout de leur nez. Depuis l’arrière de l’appareil, c’est à travers les derniers hublots que la vue est la meilleure. De chaque côté, des perches se déploient alors depuis les ailes du MRTT, les “pods”, au bout desquels des “paniers” sont fixés. Il s’agit alors pour les Eurofighter de venir “au contact”. En quelques minutes, 2,5 tonnes de carburant sont transférées aux Allemands, le tout à une vitesse de vol d’environ 600km/h ( voir la vidéo ).

″À l’encontre de toute logique aéronautique”

Les pilotes des différents pays de l’Otan communiquent par radio et en anglais. “Tout est très procédural, pour ne pas laisser de place à l’hésitation ou à l’imagination, explique le commandant Benjamin. Tous les aéronefs se réfèrent à une documentation otanienne, ce qui permet de travailler en inter-opérabilité.”

Après le départ des Eurofighter, la pause est de courte durée. Des Mirage 2000-5F viennent à leur tour se ravitailler. Ils font partie des quatre avions du groupe de chasse “Cigognes” qui ont quitté la base de l’armée de l’air de Luxeuil-Saint-Sauveur (Haute-Saône) le 13 mars pour Ämari, en Estonie, où sont détachés une centaine de militaires français.

Ils auront besoin de deux ravitaillements pour assurer leur mission. Atteindre le “panier” n’est pas chose aisée. “C’est vraiment du pilotage pur pour le chasseur, confirme le commandant Benjamin. Le ravitaillement en vol va à l’encontre de toute logique aéronautique, dans le sens où on va mettre en contact des aéronefs entre eux en vol.” Depuis la France, des Rafale décollent aussi tous les jours pour survoler l’Est de l’Europe.

Capacité de projection

À bord du Phénix, deux opérateurs de ravitaillement en vol (ORV), une spécialité qui existe dans l’armée de l’air depuis 1964, assurent cette manoeuvre très technique. Un F-16 venant de Pologne est en approche. Contrairement aux autres avions, il utilise un système de ravitaillement dit “rigide”.

“Cela va se faire à l’aide d’une perche qu’on appelle le ‘boom’, accrochée à l’arrière de l’avion, explique le Major Pierrick. Cela demande beaucoup de concentration et c’est très prenant.”

L’opérateur pilote le ravitaillement à l’aide d’écrans, de joysticks et de lunettes 3D, depuis son poste de contrôle situé à l’arrière du cockpit. Il s’agit de “faire le contact” entre la perche et un trou situé dans le fuselage du receveur, le “réceptacle”. Que ce soit le “panier” ou le “boom”, les deux systèmes permettent de renflouer tous les types d’avions de chasse otaniens.

Et d’effectuer des missions plus loin et plus longtemps. “Il n’y a pas beaucoup de pays qui sont capables d’envoyer, comme nous l’avons fait l’été dernier, des avions de chasse de la Métropole jusqu’à Tahiti en moins de 40h, souligne l’ORV. Pareil quand on a eu besoin d’envoyer des forces rapidement au Mali, en Syrie ou en Libye.”

Tout dernier vol

Après 9h01 de “vol pur”, le Phénix s’apprête à revenir au point de départ, la base aérienne d’Istres. Mais avant d’atterrir, les pilotes ont une dernière manoeuvre à effectuer. Pour rendre hommage au Major Pierrick, dont c’est le tout dernier vol après 24 ans dans l’armée, le Phénix va effectuer un passage à basse altitude au-dessus de la piste, avec le “boom” sorti, comme le veut la tradition.

Même derrière ses lunettes 3D, l’émotion du Major est palpable. “Je suis fier de ce que l’on a pu faire, je me sens prêt et je me sens triste, confie-t-il. La tête y est mais le coeur n’y est pas encore.” Le contexte actuel de guerre sur le territoire européen complique son départ.

“Je suis plutôt fier de terminer sur une mission ‘utile’, contrebalance-t-il. Je suis petit-fils d’immigrés polonais et quand mes grands-parents sont arrivés en France, c’est parce qu’ils avaient une certaine idée de ce pays et de la vie. C’est ça qu’on essaye de protéger et de faire perdurer.”

À voir également sur Le HuffPost : Guerre en Ukraine: Les coulisses du départ des militaires français en Roumanie

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    Guerre en Ukraine: Les coulisses du départ des militaires français en Roumanie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 4 March - 15:51 · 2 minutes

UKRAINE - “Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie”, a rappelé Emmanuel Macron, mercredi 2 mars, dans une allocution télévisée au sujet de l’invasion russe en Ukraine , lancée quelques jours plus tôt par Vladimir Poutine.

Certes, la France n’est pas en guerre, mais son armée n’est pas inactive, en témoigne le déploiement, depuis le mardi 1er mars, de 550 militaires et de dizaines de véhicules en Roumanie , pour renforcer la présence de l’Otan dans les pays d’Europe de l’Est.

Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article , Le HuffPost a suivi le départ de ces troupes depuis leur base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), dans le sud de la France, en plus du chargement d’ampleur de 170 véhicules dans des Antonov 124-100, l’un des plus gros avions du monde et par ailleurs une construction ukrainienne. Ces forces rejoignent la base de Constanța, au bord de la mer Noire, à seulement 200 kilomètres de la frontière avec l’Ukraine.

Il n'y a pas eu de conflit de cette ampleur depuis très longtemps, qui plus est aux portes de l'Europe. Donc, ça nous touche. Tanguy, Lieutenant

Pour l’armée française, il s’agit surtout de “déployer des forces terrestres ou aériennes, dans les Pays baltes, en Roumanie, en Pologne, pour adresser un signal clair à la Russie”, lui “dire qu’il n’est pas question de leur part de la moindre velléité d’incursion dans les espaces terrestres ou aériens des pays membres de l’Otan”, expliquait le porte-parole du ministère français des Armées, Hervé Grandjean, en début de semaine au micro de franceinfo .

Pour le moment, il n’est donc pas question de s’interposer face à l’armée russe en Ukraine, sauf si le conflit débordait des frontières, dans l’un des pays de l’Otan . Dans un rare message aux armées lundi soir, Emmanuel Macron avait dit “compter” sur leur “grande vigilance” et leur “retenue nécessaire lors des possibles interférences” dans le conflit russo-ukrainien.

À voir également sur Le HuffPost : “Les sanctions doivent être plus dures”: Ces Ukrainiens de France appellent à l’aide

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    Ukraine: Que sont les armes thermobariques, pièce terrifiante de l'arsenal russe

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 2 March - 12:26 · 3 minutes

Les armes thermobariques pourraient être utilisées dans l

CRISE UKRAINIENNE - C’est une rumeur qui bruisse avec de plus en plus d’insistance, charriant avec elle un parfum de peur. Depuis que les forces russes ont lancé l’invasion de leur voisin ukrainien le 24 février, des journalistes sur place font état de la présence d’armes “thermobariques” et de soupçons de leur utilisation. Ces derniers sont relayés par des officiels ukrainiens comme l’ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis , Oksana Markarova, le 1er mars.

Samedi 26 février, le reporter de CNN Frederik Pleitgen a diffusé sur Twitter les images d’un lance-missile russe TOS-1 circulant tout près de la frontière avec l’Ukraine, à proximité de la ville de Kharkiv dans le nord-est de l’Ukraine. L’engin, doté de 24 tubes est surnommé “Buratino”, du nom local de Pinocchio, pour son grand nez une fois qu’il est chargé de missiles.

Or ce véhicule est loin d’être anodin dans le conflit qui se déroule actuellement, puisqu’ au sein de l’arsenal russe , il faut partie de ceux capable d’envoyer des “vacuum bombs”, comprendre “bombes à vide” en français, c’est-à-dire les fameuses armes thermobariques.

Vague de chaleur et onde de choc

Comme son nom grec l’indique, ce type d’arme réunit deux objectifs: la chaleur et la pression ( thermos et baros ). Ainsi, au moment où le missile approche de son objectif, il diffuse autour de lui du combustible, lequel va alors s’enflammer à des températures largement supérieures à un explosif conventionnel. Voilà pour la chaleur. Ce faisant, l’arme crée alors un effet de surpression, qui va conduire à une explosion beaucoup plus dévastatrice que pour une arme traditionnelle, grâce à une onde de choc se propageant largement. C’est, vous l’aurez deviné, la fameuse pression.

Un fonctionnement qui est bien connu, puisque ces armes sont utilisées sous différentes formes depuis la Seconde guerre mondiale, mais qui inquiète tout particulièrement dans le cas du conflit ukrainien, car l’arme produit des effets dévastateurs, plus particulièrement en milieu urbain habité.

En effet, l’onde de choc et la dépression provoquée par les armes thermobariques causent des dégâts bien plus importants que les missiles habituels. Du fait de leur fonctionnement, elles génèrent aussi des blessures létales aux organes internes et en particulier aux poumons des personnes alentour. S’ajoutent à ses conséquences potentielles des os brisés, des hémorragies internes et autres tympans brisés.

En 2015, dans les colonnes de la publication américaine spécialisées en relations internationales The National Interest , le journaliste Dave Majumdar résumait la chose ainsi: “En un seul tir, Buratino peut transformer des quartiers entiers en un amas de débris fumants.”

Une explosion, une raréfaction de l’air et une explosion extrêmement brutale, voici la terrifiante combinaison d’effets que produisent les armes thermobariques. C’est pour cela qu’il fait l’objet de limitation en droit international, notamment dans le cadre des Conventions de Genève signées en 1949. L’armée française ne dispose pas de ce type de bombes et n’a lancé aucun programme pour s’en doter. Certaines associations de défense des droits de l’Homme s’inquiètent déjà de leur possible arrivée dans le conflit en cours.

À voir également sur le HuffPost : La Russie boycottée à l’ONU, Lavrov a fait son discours face à une salle quasi vide