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    Les députés écologistes peinent à se faire entendre dans le "chahut" de l'Assemblée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 11:40 · 2 minutes

POLITIQUE - Assemblée nationale cherche écologistes désespérément. C’est l’avis de recherche que pourrait publier le palais Bourbon au vu de la relative absence médiatique des élus EELV depuis les législatives. Alliés aux Insoumis dans la coalition de gauche NUPES , les députés verts ont pu recréer un groupe parlementaire, mais ils peinent à se faire entendre dans l’hémicycle.

Chez les Insoumis, la “logique tribunicienne”

Car à La France insoumise, le goût de la tribune de Jean-Luc Mélenchon est visiblement contagieux, comme le souligne le député Antoine Léaument: “Il y a beaucoup de fortes personnalités chez les Insoumis. Chez nous, la logique tribunicienne est intrinsèquement liée à ce qu’on est. On se pense comme les porte-paroles du peuple.”

Selon la synthèse de l’activité parlementaire publiée par le site nosdeputes.fr , les députés insoumis sont intervenus en moyenne 35 fois depuis le début de la législature. C’est plus que dans n’importe quel autre groupe de l’Assemblée nationale.

Cela signifie-t-il que les écologistes vont être éclipsés par leurs collègues LFI? “Il ne le faut pas! Il faut que les écologistes, dans cet hémicycle comme en dehors, puissent faire vivre leur sensibilité”, plaide Clémentine Autain, députée insoumise de la Seine-Saint-Denis.

“Ne pas organiser le chahut dans l’Assemblée”

“Il faut qu’on soit audibles, on n’a pas le choix, et je pense qu’on l’est. Sur les questions climatiques et d’énergie notamment”, estime Cyrielle Châtelain, coprésidente du groupe, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article . Son homologue Julien Bayou tient à faire remarquer que les députés EELV sont “en phase d’organisation, comme le gouvernement” et qu’à ce titre, ils n’ont pas encore pleinement investi leurs fonctions. Sur les 23 députés écologistes, seule Delphine Batho siégeait déjà dans la précédente législature.

Toujours selon la synthèse de l’activité parlementaire, ils n’ont pourtant pas à rougir de leur implication dans l’hémicycle. En moyenne, un député écolo a proposé plus d’amendements qu’un député insoumis et a fait presque autant d’interventions longues, avec en cheffe de file Sandrine Rousseau . C’est elle, de tous les députés de son groupe, qui s’est exprimée le plus souvent .

À voir également en vidéo sur Le HuffPost: Le “pied de nez” à Ciotti de la part de ces députées NUPES portant la cravate

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    Loi "pouvoir d'achat": Les Républicains savourent leur position stratégique à l'Assemblée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 11:02 · 3 minutes

Olivier Marleix, président du groupe LR à l'Assemblée nationale (illustration) Olivier Marleix, président du groupe LR à l'Assemblée nationale (illustration)

POLITIQUE - Ils sont 62 députés, mais leur poids politique paraît bien plus important. Après l’adoption en première lecture du second volet du projet de loi sur le pouvoir d’achat , Les Républicains ont du mal à cacher leur satisfaction, tant ils sortent des débats avec de nombreux trophées à exhiber.

“On ne va pas bouder notre plaisir, on gagne en influence politique, on obtient des mesures que nous défendons dans notre programme, tout ceci est positif”, admet le jeune député LR de la Loire Antoine Vermorel-Marques, interrogé par Le HuffPost.

Il liste avec une certaine gourmandise les gains obtenus par l’opposition de droite : “La déconjugalisation de l’AAH , le rachat des RTT, la défiscalisation des heures supplémentaires, l’aide pour le fioul, la baisse sur le carburant... hormis la suppression de la contribution audiovisuelle, toutes les mesures citées Bruno Le Maire ce matin sur France Inter sont celles que nous défendions”, poursuit le député.

Il assume également d’avoir voté avec le gouvernement la suppression de la revalorisation supplémentaire des retraites, qui avait été initialement adoptée la veille. Un vote “en cohérence avec notre programme”, précise Antoine Vermorel-Marques.

“Bras de fer”

Difficile de lui donner tort, tant le parti de droite semble être le seul à pouvoir bénéficier des “compromis” que l’exécutif est prêt à consentir pour s’assurer de faire passer ses textes malgré la majorité relative du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Un “bras de fer positif avec le gouvernement”, résume le patron du groupe LR Olivier Marleix, bien conscient que ce sont les rapports de force qui permettent les terrains d’entente.

“Quand on a voté contre le Projet de loi sanitaire, c’était aussi un élément de négociation. On a montré au gouvernement qu’il avait tout intérêt à nous prêter attention. Et ça a porté ses fruits sur le pouvoir d’achat, on ne va pas s’en plaindre”, observe un député LR au fait des intrigues du Palais Bourbon, avant d’ajouter: “dorénavant, c’est au gouvernement d’être constructif, plus à la droite, d’autant que nous sommes majoritaires au Sénat”.

Une position stratégique qui permet d’avoir l’oreille attentive de l’exécutif, mais qui comporte un risque politique: celui d’apparaître comme une force d’appoint du gouvernement, alors que le parti se positionne contre Emmanuel Macron. Un équilibre fragile qui est bien identifié en interne.

Ligne de crête

“Notre curseur, ça doit être notre programme. Aller plus loin, ce serait acter notre dissolution dans le macronisme et passer pour les supplétifs de la majorité. Il faut que l’on reste dans une proposition d’alternance”, analyse un député LR. “C’est vrai que c’est une ligne de crête qui est compliquée, nous avons résumé cela par l’expression ‘être une opposition utile’”, a admis ce mercredi sur Europe 1 la présidente par intérim des Républicains Annie Genevard.

“Il y a deux types d’oppositions, les oppositions qui font le clash, le buzz et qui sont dans l’outrance et parfois dans le mensonge et puis il y a les oppositions qui, tout en restant clairement distinctes de la majorité, veulent être utiles aux Français”, a-t-elle ajouté, alors que le député RN du Nord Sébastien Chenu a déjà décrété “la mort des Républicains comme parti d’opposition”.

“Le quinquennat n’est pas fini, on va attaquer le dur à la rentrée avec tout ce qui touche à la sécurité qui a été quand même la grande oubliée du précédent quinquennat, la réforme du marché du travail, on jouera pleinement notre rôle”, a poursuivi la députée du Doubs. Le gouvernement est prévenu.

À voir également sur Le HuffPost: Pouvoir d’achat: ces débats illustrent encore les difficultés du gouvernement à l’Assemblée

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    Après le revirement sur le retraites, NUPES et RN crient à la "trahison"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 07:32 · 4 minutes

L'Assemblée nationale photographiée le 6 juin. L'Assemblée nationale photographiée le 6 juin.

POLITIQUE - Mardi soir, les retraités attentifs à l’actualité politique se sont endormis en pensant que leurs pensions allaient bénéficier d’une rallonge à 500 millions d’euros pour prendre en compte le niveau réel de l’inflation , puisque l’opposition avait imposé cette enveloppe contre l’avis du gouvernement. Or, ce mercredi 27 juillet, les mêmes constateront que ce coup de pouce n’est plus d’actualité après l’adoption du second volet des mesures sur le pouvoir d’achat . Du moins, pas comme les oppositions l’entendaient (et l’affirmaient).

Au milieu de la nuit, le gouvernement a obtenu un nouveau vote sur cette mesure. L’amendement, voté par 224 voix contre 121 en fin d’examen du projet de loi de finance rectificative, a annulé le précédent qui avait été porté par le centriste Charles de Courson. Un scénario qui a provoqué des échanges virulents et des débats houleux, dans un hémicycle déjà sur les nerfs .

Pourquoi un tel revirement alors que la rallonge avait été adoptée? Pour Bruno Le Maire, cette mesure était injuste car elle aurait été “financée en prélevant les sommes sur les pensions de retraites civiles et militaires de l’Etat”. Autre argument brandi par le ministre de l’Économie: “Son financement est inutile étant donné la revalorisation de 2023.″

Des explications qui ont motivé ce nouveau vote, et qui ont convaincu Charles de Courson. “L’amendement que nous avions déposé est satisfait par la réponse du ministre”, a affirmé dans l’hémicycle ce parlementaire expérimenté, qui a donc voté pour l’amendement du gouvernement.

Or, si le centriste a été convaincu par les réponses du gouvernement, ce n’est pas du tout le cas de la NUPES et du Rassemblement national, qui hurlent à la “trahison” et au déni de démocratie. “Hold-up à 3h du matin: les députés macronistes et les LR cassent le vote démocratique qui avait revalorisé les retraites cet après-midi. Ils ont retourné Les Républicains comme des crêpes avec sûrement un os à ronger à la clé. Deux perdants: la démocratie et les retraités”, déplore le député RN Laurent Jacobelli.

“J’ai une mauvaise nouvelle ce soir, voilà, ils ont osé le faire, à 2h du matin le gouvernement a fait annuler les 500 millions d’euros en plus pour les retraités. Et LR a trahi”, s’est indigné le député insoumis David Guiraud, avant d’ajouter: “Les parlementaires qui ont fait ça ne se rendent pas compte de ce qu’ils ont fait.”

“Passage en force”

Au-delà des critiques politiques, les oppositions ont également dénoncé les conditions dans lesquelles le vote s’est tenu. Du côté de la NUPES, les rappels au règlement se sont enchaînés pour réclamer un nouveau scrutin, les élus de gauche accusant notamment le gouvernement d’avoir profité du brouhaha dans l’hémicycle provoqué par cet amendement. Plusieurs députés NUPES ont affirmé ne pas avoir entendu l’appel au vote dans la confusion qui régnait sur les bancs du Palais Bourbon. En signe de protestation, les députés du Rassemblement national ont fini par quitter l’hémicycle.

“Vous ne tiendrez pas cinq ans sur le passage en force”, a prévenu l’insoumis Alexis Corbière. Finalement, les députés ont pu voter une seconde fois sur ce point, mais le score était toujours en faveur du gouvernement , les Républicains ayant voté de concert avec la majorité.  “C’est la mort des Républicains comme parti d’opposition”, a grincé le député RN Sébastien Chenu, tandis que sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon soupçonne un arrangement de couloir entre Renaissance et le parti de droite.

Du côté de la majorité, on conteste les critiques faites par la NUPES et le RN. Députée de la 7e circonscription des Yvelines, l’ancienne ministre Nadia Hai a précisé que le projet de loi comptait 5 milliards de revalorisation des retraites. “L’amendement prélevait 500 millions sur les pensions de nos militaires. Nous ne pouvions laisser passer cela au nom de la surenchère. Nous restons attentifs à la situation”, a-t-elle ajouté sur Twitter . “Oui, les retraites vont augmenter de 5,1% (1,1% en janvier et 4% en juillet)”, a renchéri la députée des députée des Hauts-de-Seine Pascale Thévenot.

À voir également sur Le HuffPost: Pouvoir d’achat: ces débats illustrent encore les difficultés du gouvernement à l’Assemblée

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    Pouvoir d'achat: les députés adoptent le second volet de mesures

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 04:37 · 4 minutes

Une vue générale de l'Assemblée national lors d'une motion de défiance le 11 juillet 2022 REUTERS/Sarah Meyssonnier Une vue générale de l'Assemblée national lors d'une motion de défiance le 11 juillet 2022 REUTERS/Sarah Meyssonnier

ASSEMBLÉE - Au bout de quatre jours de débats nourris et souvent houleux, l’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de ce mardi 26 à ce mercredi 27 juillet le second volet des mesures en soutien au pouvoir d’achat , avant son examen au Sénat.

Les députés ont voté en première lecture ce projet de budget rectifié pour 2022 par 293 voix contre 146, et 17 abstentions. Les Républicains, auxquels l’exécutif a donné à plusieurs reprises satisfaction, ont soutenu le texte.

Les députés du Rassemblement national, en revanche, n’ont pas pris part au vote: ils ont quitté l’hémicycle en protestation contre la manière dont l’Assemblée est revenue sur une revalorisation des pensions supplémentaire de 500 millions d’euros pour les pensions de retraite approuvée quelques heures plus tôt.

Le gouvernement a demandé une seconde délibération pour annuler une mesure qu’il combattait, suscitant un débat houleux, avec des échanges virulents entre le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, la Nupes et le RN.

Redevance, remise carburant, RTT ...

Après moult débats, ce premier round, en forme de test pour le gouvernement Borne privé de majorité absolue, est enfin achevé: les députés ont joué les prolongations plus de deux jours durant.

Vendredi au petit matin, l’Assemblée avait déjà adopté le premier volet, soit les 20 milliards d’euros du projet de loi d’“urgence” en soutien au pouvoir d’achat, face à l’inflation galopante.

Le projet de budget rectifié ouvre lui 44 milliards d’euros de crédits, dont 9,7 rien que pour financer la renationalisation à 100% d’EDF.

Poursuite du bouclier tarifaire sur l’énergie et de la remise carburant à 30 centimes le litre en septembre-octobre puis 10 en novembre-décembre, revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, et encore suppression de la redevance audiovisuelle étaient également au menu.

La proposition d’une taxe sur les “superprofits” des grands groupes, faite par la gauche, le RN et mezzo voce par la droite et certains dans la majorité, a été rejetée de justesse.

Le patron des députés LR Olivier Marleix s’est dit satisfait du “bras de fer positif avec le gouvernement” qui a permis d’engranger une série de mesures sur le carburant, le rachat des RTT par les entreprises , et encore la défiscalisation des heures supplémentaires.

A l’inverse, la gauche n’a pas voulu soutenir un texte “co-construit avec la droite” et dont “l’égalité et la justice sociale sont les grandes absentes”, selon un porte-parole des députés PS, Arthur Delaporte. Le groupe LFI prévoit un recours au Conseil constitutionnel concernant la suppression de la redevance.

Côté RN, les élus ont déploré le rejet de leurs propositions de baisses de TVA, et plus globalement la politique économique et fiscale de l’exécutif.

Bruno Le Maire a confirmé, par ailleurs que “d’ici la fin de l’année 2023 nous mettrons fin aux tarifs réglementés (du gaz) pour être en conformité avec les règles européennes”.

Camouflet pour la majorité

Le vote sur ce texte structurant pour les finances publiques a été beaucoup moins large que celui il y a cinq jours sur le premier volet. Il comprenait lui les revalorisations des pensions et prestations sociales, la hausse du plafond de la “prime Macron” et encore, voté dans un rare moment de concorde, la déconjugalisation de l’allocation adultes handicapés.

Les échanges dans l’hémicycle, qui ont duré huit jours et nuits au total, ont été parfois chaotiques, et la majorité a été mise en minorité à plusieurs reprises.

Mardi soir, par exemple, l’Assemblée a dénoncé, contre l’avis du gouvernement, l’extraterritorialité américaine qui impose aux citoyens français nés aux Etats-Unis d’y payer des impôts, en approuvant contre l’avis du gouvernement un amendement LR à portée avant tout symbolique.

La veille, ils avaient déjà approuvé 230 millions d’euros pour les foyers se chauffant au fioul contre l’avis de l’exécutif, qui privilégiait lui une aide de 50 millions d’euros. Bruno Le Maire a d’ailleurs assuré qu’il allait “lever le gage au Sénat” sur cette mesure.

Samedi, l’Assemblée a décidé d’allouer 120 millions aux départements qui versent le RSA en 2022, pour compenser intégralement la hausse de 4% de cette prestation programmée par l’Etat. La mesure a été obtenue par la conjonction des votes favorables de la gauche, du RN, des LR mais aussi des députés du groupe Horizons . C’est la première fois que ces alliés de la majorité marquaient leur différence.

À voir également sur Le HuffPost: L’Assemblée est-elle vraiment si indisciplinée? Ces archives permettent d’en douter

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    Covid-19: Le projet de loi sanitaire définitivement voté au Parlement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 July - 19:40 · 5 minutes

Fin des mesures d'exception, tests aux frontières… La loi sanitaire définitivement votée (Photo d'illustration: des clients attablés dans un café montrent leur QR Code le 24 janvier 2022 à Paris AP Photo/Thibault Camus) Fin des mesures d'exception, tests aux frontières… La loi sanitaire définitivement votée (Photo d'illustration: des clients attablés dans un café montrent leur QR Code le 24 janvier 2022 à Paris AP Photo/Thibault Camus)

CORONAVIRUS - Après des débuts compliqués à l’Assemblée nationale, le projet de loi, qui met explicitement fin le 1er août au pass sanitaire et autres mesures d’exception contre le Covid-19 , a définitivement été adopté ce mardi 26 juillet, par un ultime vote du Sénat. Le texte prévoit toutefois la possibilité d’un test obligatoire aux frontières .

“Ce texte est un bouclier nécessaire face à une épidémie de Covid-19 qui n’a pas encore dit son dernier mot”, a souligné le ministre de la Santé François Braun. “Dans une situation politique inédite”, il est “le résultat d’une méthode” qui “répond à deux maîtres mots: le dialogue et le compromis sans compromission”, a-t-il affirmé.

Abstention des écologistes et des socialistes

Premier projet de loi validé sous la nouvelle législature, ce texte avait été voté une dernière fois lundi par l’Assemblée nationale, dans sa version issue du Sénat ensuite approuvée en commission mixte députés-sénateurs. Il porte la marque de la nouvelle configuration parlementaire qui oblige le gouvernement à rechercher des accords au-delà de la majorité présidentielle, en particulier avec Les Républicains, premier groupe du Sénat.

Le Sénat l’a approuvé par 209 voix contre 30. Les groupes LR, centriste et RDPI à majorité En Marche ont voté très majoritairement pour, de même que le groupe RDSE à majorité radicale. Mais 14 sénateurs LR ont voté contre et 12 se sont abstenus, ainsi que quatre élus de la majorité présidentielle. Le groupe CRCE à majorité communiste a voté contre. Écologistes et socialistes se sont abstenus, alors que les députés PS ont voté le texte.

Le projet de loi prévoit l’abrogation expresse à compter du 1er août des régimes d’exception - état d’urgence et gestion de la crise sanitaire. “En cas de crise sanitaire à l’avenir, si le gouvernement a besoin de pouvoirs exceptionnels, il devra les négocier un par un avec le Parlement”, a déclaré le rapporteur LR Philippe Bas.

“Un chemin vers la réintégration” des personnels suspendus

Seule réserve, le gouvernement pourra imposer, dans des cas bien précis, un test de dépistage au Covid négatif à l’embarquement en direction du territoire français et pour les voyages Outre-mer. Ce certificat sanitaire de voyage ne pourrait être activé pour les voyages internationaux qu’en cas d’apparition d’un variant du Covid particulièrement dangereux dans un pays. Ou pour les voyages vers les collectivités ultramarines en cas de risque de saturation des hôpitaux.

Deux points ont été particulièrement discutés: l’âge d’application, dès 12 ans, et surtout le fait que les sénateurs n’ont retenu comme document valide que le test de dépistage négatif. Exit le certificat de vaccination ou de guérison.

Le centriste Philippe Bonnecarrère a déploré que le texte ne comporte “plus aucune référence à la vaccination, ce qui est une manière d’adresser une forme de contre-message à nos concitoyens”. “Le débat laisse le champ libre aux antivax”, a renchéri Véronique Guillotin (RDSE).

“Je réaffirme solennellement que le vaccin est indispensable parce qu’il atténue la gravité de la maladie et évite de l’attraper dans certains cas”, avait cependant déclaré Philippe Bas pour tenter de couper court aux critiques.

Autre point très polémique, la question de la réintégration des soignants non vaccinés. Le Sénat a “créé un chemin vers la réintégration” des personnels suspendus, selon les termes de son rapporteur. Mais pour la socialiste Marie-Pierre de La Gontrie, le dispositif “a été parfaitement compris par ceux qui sont concernés et par les antivax comme étant la porte ouverte à cette réintégration qui serait totalement choquante”.

La HAS contre la réintégration des soignants non vaccinés

À l’opposé, la présidente du groupe CRCE Éliane Assassi a affirmé que “ces personnels devraient être immédiatement réintégrés”. Selon le texte, l’obligation vaccinale des soignants sera suspendue dès que la Haute autorité de santé jugera qu’elle n’est plus justifiée, et les personnels soignants non vaccinés seront alors “immédiatement réintégrés”.

Ce ne sera en tout cas pas pour demain. La HAS a pris les devants vendredi en se disant “favorable au maintien de l’obligation de vaccination contre (le) Covid-19 des personnels exerçant dans les établissements de santé et médico-sociaux”.

Le texte permet enfin de prolonger les outils de suivi de l’épidémie SI-DEP et Contact Covid. Philippe Bas a souhaité que le travail sur ce projet de loi puisse “illustrer un processus dans lequel le Sénat joue pleinement son rôle stabilisateur”.

A contrario, Marie-Pierre de La Gontrie a jugé que “le rôle du Parlement et singulièrement du Sénat s’en est trouvé abaissé”. “Il n’y a pas eu de compromis, il n’y a pas eu de dialogue, ou en tout cas avec certains groupes seulement de cette assemblée”, a-t-elle déploré.

À voir également sur Le HuffPost : Pourquoi la vaccination des plus de 60 n’a rien de superflu

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    Énième revers pour l'exécutif, l'Assemblée vote une enveloppe pour augmenter les retraites

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 July - 18:43 · 4 minutes

Énième revers pour l'exécutif, l'Assemblée vote une enveloppe pour augmenter les retraites Énième revers pour l'exécutif, l'Assemblée vote une enveloppe pour augmenter les retraites

POLITIQUE - Privé de majorité absolue depuis les législatives, le gouvernement a essuyé un nouveau revers , ce mardi 25 juillet à l’Assemblée nationale. Les députés ont voté, contre l’avis de l’exécutif, une revalorisation supplémentaire de 500 millions d’euros pour les pensions de retraite , dans le cadre de l’examen du projet de budget rectifié pour 2022.

Le vote de cet amendement du groupe indépendant LIOT, porté par le député Charles de Courson, a été acquis par 186 voix contre 181. Quasiment tous les députés d’opposition ont voté pour, seul le groupe LR se partageant entre pour, contre et abstention, tandis que la majorité a fait bloc pour s’y opposer, en vain. Le Sénat dominé par la droite peut toutefois revenir sur ce vote.

La gauche a aussitôt célébré une “belle victoire”. “Et encore une victoire contre l’avis du gouvernement! À 3 voix près, adoption de la revalorisation des pensions de retraite au niveau de l’inflation à 5,5%”, s’est félicitée la députée LFI Clémentine Autain, qui a qualifié la mesure d’“avancée”.  ”À ce rythme, [Bruno] Le Maire va devoir accepter la taxe sur les superprofits”, a-t-elle ironisé.

Le député communiste Fabien Roussel a, de son côté, salué “une bonne nouvelle pour ceux qui ont travaillé toute leur vie et ont droit à une vie digne”.

Les députés du Rassemblement national ont, de leur côté, qualifié le vote de l’amendement de “bouffée d’oxygène” pour les retraités. “Un jour, une victoire”, a réagi le député du parti d’extrême droite Alexis Jolly. “Cette revalorisation va permettre à nos retraités de retrouver du pouvoir d’achat”, a-t-il également tweeté.

L’amendement prévoit une revalorisation des pensions prenant en compte le niveau réel de l’inflation, soit pour 2022 à 5,5%, alors que le gouvernement a proposé une revalorisation cumulée à 5,1% (1,1% en janvier puis 4% en juillet).

Un examen de projet de loi semé d’embûches

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a tenté, en vain, de déminer le sujet, en assurant qu’au regard de l’inflation galopante, “il y aura très probablement une autre revalorisation des retraites en janvier 2023”.

Ce n’est pas le premier revers pour le gouvernement. L’examen depuis vendredi par l’Assemblée du projet de budget rectifié est semé d’embûches pour la majorité. Lundi soir par exemple, 230 millions d’euros pour les foyers se chauffant au fioul ont été approuvés contre l’avis du gouvernement, qui privilégiait lui une aide de 50 millions d’euros.

Samedi, l’Assemblée a décidé d’allouer 120 millions aux départements qui versent le RSA en 2022, pour compenser intégralement la hausse de 4% de cette prestation programmée par l’État. La mesure a été obtenue par la conjonction des votes favorables de la gauche, du RN, des LR mais aussi des députés du groupe Horizons. C’est la première fois que ces alliés de la majorité marquaient leur différence.

Les députés votent les crédits pour la renationalisation d’EDF

Par ailleurs, les député ont voté ce mardi le financement par l’État de la renationalisation à 100% d’EDF , une opération à 9,7 milliards d’euros destinée à sortir le groupe de production et de fourniture d’électricité de son ornière financière et industrielle.

Les députés ont voté ces crédits par 209 voix contre 156. Les écologistes ont dénoncé le “cap sur le tout nucléaire” pendant que LR déplorait à l’inverse la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Au total, l’Assemblée a voté une enveloppe de 12,7 milliards d’euros pour d’éventuelles opérations de soutien à des entreprises stratégiques françaises au cours du second semestre.

Le gouvernement détient déjà 84% d’EDF et a l’intention de lancer une offre publique d’achat (OPA) devant se terminer fin octobre. Ce retour de l’État à 100% dans EDF avait été annoncé le 6 juillet par la Première ministre Élisabeth Borne.

À voir également sur le HuffPost: L’Assemblée est-elle vraiment si indisciplinée? Ces archives permettent d’en douter

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    Les vacances des députés vont durer plus longtemps que d'habitude

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 July - 15:39 · 2 minutes

L'Assemblée nationale durant les questions au gouvernement, le 19 juillet 2022. (Photo by Christophe ARCHAMBAULT / AFP) L'Assemblée nationale durant les questions au gouvernement, le 19 juillet 2022. (Photo by Christophe ARCHAMBAULT / AFP)

POLITIQUE - Les travaux dans les hémicycles de l’Assemblée nationale et du Sénat ne reprendront que le 3 octobre, un calendrier “qui s’inscrit dans la nouvelle méthode de compromis et de dialogue voulu par le président de la République et la Première ministre”, a annoncé le ministre des Relations avec le Parlement Franck Riester, ce mardi 26 juillet.

Ainsi, il n’y aura pas de session extraordinaire en septembre, “ce qui est inédit depuis vingt ans”, a précisé le ministre au cours de la Conférence des présidents, selon les informations de BFMTV et l’AFP. Cela correspond aussi à la volonté de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (LREM) , qui veut pouvoir travailler les textes de loi en amont afin de trouver des consensus avec les oppositions.

La session en cours actuellement est la première depuis les législatives, à l’issue desquelles le gouvernement a été privé de majorité absolue , ce qui ralentit voire perturbe les débats, qui s’avèrent particulièrement houleux . Plusieurs amendements aux textes sur le pouvoir d’achat ont ainsi été adoptés contre la volonté du gouvernement .

Pour les ministres, des vacances pas trop loin

La session extraordinaire de cet été devrait donc se terminer le 7 août. Des séances de questions au gouvernement doivent notamment se tenir jusqu’à la fin des travaux estivaux. D’ici là, les ministres sont priés de “participer aux travaux” jusqu’à la fin de la session parlementaire, a recommandé Elisabeth Borne dans une circulaire au gouvernement datée de vendredi.

La même circulaire indique, en outre, que le dernier Conseil des ministres avant la pause estivale aura lieu vendredi 29 juillet, et le premier de la rentrée se tiendra le 24 août.

Entre la fin de la session et le 24 août, les ministres “qui souhaitent s’absenter devront choisir une destination compatible avec l’exercice de leurs responsabilités”, souligne la circulaire établie par le Secrétariat général du gouvernement (SGG), qui dépend de Matignon.

Pendant leur absence, les ministres devront communiquer leurs dates, leur adresse et leurs coordonnées téléphoniques et électroniques “qui permettent de les joindre en cas de nécessité”, ainsi que les noms, qualités et coordonnées des personnes chargées de la permanence au ministère.

Le premier projet de loi au menu de la rentrée portera sur la prolongation des règles de l’assurance chômage , qui expirent le 31 octobre.

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    Des députées de la NUPES portent une cravate pour faire un "pied de nez" à Éric Ciotti

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 July - 14:34 · 2 minutes

POLITIQUE - Ce mardi 26 juillet, des députées de la Nupes ont porté une cravate à la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, faisant ainsi un “pied de nez” à leur collègue de la droite Éric Ciotti et autres personnalités politiques qui ont critiqué le “relâchement vestimentaire” à gauche de l’hémicycle .

Quelques jours plus tôt, le député des Alpes-Maritimes avait réclamé le port obligatoire de la cravate pour “empêcher que certains députés, notamment de La France insoumise, se permettent de porter au sein de l’hémicycle des tenues de plus en plus relâchées”.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article , une douzaine de députées de gauche sont arrivées encravatées au Palais Bourbon pour répondre avec humour à ces critiques, mais aussi pour porter un message féministe.

“Les femmes de notre groupe ont décidé de porter la cravate pour tenir tête à M. Ciotti”, a expliqué Clémentine Autain (LFI/Nupes), pour laquelle la proposition du député des Républicains est “profondément réactionnaire et surtout fermée pour les femmes, puisque c’est un accessoire de mode masculin”. “Dans l’univers mental de Monsieur Ciotti, l’Assemblée nationale est un univers profondément masculin”, a-t-elle poursuivi.

Pour Mathilde Panot (LFI/Nupes), cette polémique est la preuve que “la présence des femmes n’est pas encore acceptée”. “Ils n’ont qu’à s’y faire, les femmes sont en politique. Nous y resterons. Et c’est, en quelque sorte, ce que nous voulons signifier avec cette opération”, a affirmé la présidente du groupe de la France insoumise.

À ce jour, le règlement de l’Assemblée prévoit seulement que la tenue des députés doit “s’apparenter à une tenue de ville”. La cravate n’est pas exigée et en 2017, les députés insoumis en avaient même fait un symbole pour leur arrivée à l’Assemblée : “Il y avait des sans-culottes, il y aura maintenant des sans-cravates”, avait lancé Jean-Luc Mélenchon, qui est néanmoins resté la plupart du temps fidèle à sa cravate rouge.

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