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    Estrosi indigne de gauche à droite avec sa proposition sur les non-vaccinés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 13 January - 15:43 · 3 minutes

La proposition d

POLITIQUE - Christian Estrosi a mis tout le monde d’accord... contre lui. En proposant ce jeudi 13 janvier la suppression de l’assurance-chômage pour les personnes non-vaccinées , le maire de Nice a indigné dans de très nombreux mouvement politiques.

Face à Jean-Jacques Bourdin dans la matinale RMC/BFMTV , l’ancien élu LR s’est dit favorable à l’obligation vaccinale et à des sanctions pour les personnes qui refusent l’injection. Il se prononce ainsi pour la suspension de l’allocation de chômage partiel pour les concernés, entre autres mesures.

Les propositions de Christian Estrosi - désormais membre du parti Horizons d’Édouard Philippe - ont indigné ses adversaires politiques opposés au pass vaccinal - de la gauche Insoumise à Florian Philippot et l’extrême droite - mais aussi jusque sur les bancs de ses anciens amis LR ou de ses nouveaux En Marche.

“Sortie scandaleuse”

Le député LFI Bastien Lachaud s’est ainsi révolté contre une “sortie scandaleuse” de Christian Estrosi. “Et quoi encore? Emprisonner les non-vaccinés peut-être?”, a-t-il ironisé. Même son de cloche au PS: “Un apport décisif à la politique sociale d’Emmanuel Macron”, raille le porte-parole Boris Vallaud, en référence au rapprochement entre l’élu niçois et le cercle présidentiel.

Le député Aurélien Taché, ex-LREM désormais proche des Écologistes n’a pas non plus hésité à ranger Estrosi et la majorité présidentielle dans le camp de ceux qui contribuent au “basculement vers un monde techno-sécuritaire.”

Sans surprise, Florian Philippot a condamné la proposition de Christian Estrosi. “Ces propos immoraux, qui visent à casser l’unité nationale et la solidarité nationale, disqualifient à vie ce type d’individu!”, a réagi le président des Patriotes, qui ne perd pas une occasion de faire entendre sa voix sur les questions sanitaires. “Veule et méchant”, pour Jérôme Rivière , eurodéputé RN.

“Propos immoraux”

Chez LR, on ne se bouscule pas pour dénoncer la proposition, mais Julien Aubert, député du Vaucluse, n’a pas résisté à un commentaire acerbe. “Demain qui seront les nouveaux sous-citoyens? Fumeurs? Chauffards? La tolérance zéro c’est pour ceux qui ne respectent pas la loi. Or celle-ci n’établit aucune obligation vaccinale”, a-t-il répliqué.

Quant à Lydia Guirous, ancienne porte-parole des Républicains, a elle déploré “la dérive sans fin au nom de la peur du Covid”.

Mais, plus surprenant, un membre du parti majoritaire a aussi pris des distances avec Christian Estrosi. Hugues Renson, le vice-président de l’Assemblée a jugé que la “proposition” n’avait “aucun sens.” “Pourquoi avoir toujours ce besoin de cliver, stigmatiser, diviser?”, a-t-il interrogé.

À voir également sur Le HuffPost: Face aux anti-vaccins, le sénateur Claude Malhuret a une suggestion

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    Christian Estrosi souhaite priver d'assurance chômage les anti-vax

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 13 January - 09:28 · 2 minutes

Inspiré par le Québec, Estrosi veut la fin de l

POLITIQUE - C’est à qui “emmerdera” le plus les non-vaccinés, et Christian Estrosi ne manque pas d’idées. Ce jeudi 13 janvier, le maire de Nice s’est dit favorable à la suppression de l’allocation assurance chômage pour les personnes qui refusent l’injection .

Le maire de Nice, qui a quitté LR avant de rejoindre le parti Horizons de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe , prône une “tolérance 0” à l’égard des non-vaccinés. “Ceux qui ne seraient pas vaccinés devraient être confinés chez eux”, a-t-il tout d’abord avancé. Avant de proposer une autre mesure, qui touche directement au porte-monnaie: la suppression de l’accès à l’assurance chômage. “Quand on fait prendre de tels risques à la société, on doit en payer le prix”, a martelé Estrosi au micro de Jean-Jacques Bourdin.

Avant d’être prônée par Christian Estrosi en France, cette punition pour les non-vaccinés a vu le jour au Canada. Le sujet a été mis sur la table en fin 2021 par la ministre de l’Emploi: “Les Canadiens sans travail refusant de se faire vacciner pourraient se voir privés de prestations tant que les préoccupations de santé publique resteront au premier plan”, avait-elle indiqué.

Parallèlement, le Québec a adopté une autre mesure pour contraindre ses résidents à la vaccination: la mise en place d’une “contribution santé” , une taxe spéciale prélevée au moment des impôts uniquement sur les personnes refusant le vaccin.

Estrosi favorable à l’obligation vaccinale

“Les vaccinés n’ont pas à payer pour les non-vaccinés”, a insisté le maire, affirmant qu’“aujourd’hui, les anti-vax représentent 91% de ceux qui sont en réanimation ou en hospitalisation conventionnelle, et que les 9% qui restent sont ceux qui n’ont pas complètement effectué leur parcours vaccinal”.

Ces chiffres sont cependant à prendre avec des pincettes: comme l’expliquait Libération fin décembre, les écarts sont grands selon les départements mais la moyenne nationale tourne davantage autour des 50% de non-vaccinés en réa.

Se disant favorable à une obligation vaccinale , Christian Estrosi a d’ailleurs étrillé les modifications apportées par le Sénat sur le projet de loi du pass vaccinal. Les sénateurs, dominés par une majorité LR, ont par exemple conditionné le dispositif au nombre d’hospitalisations dû au Covid-19. Un scandale pour l’ancien membre des Républicains, qui a estimé que l’“on rentre dans un système dérogatoire”.

À voir également sur Le HuffPost: Macron “assume totalement” ses propos sur les non-vaccinés

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    Dans le discours de Macron, le tour de vis sur le chômage était (en grande partie) déjà connu

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 10 November, 2021 - 11:36 · 5 minutes

Le président Emmanuel Macron à Athènes (Grèce), le 17 septembre 2021.

POLITIQUE - Effet d’annonce, mode d’emploi. Lors de son allocution télévisée du 9 novembre, Emmanuel Macron a consacré la majeure partie de son discours à un programme de pré-candidat . Après avoir mis en avant son bilan sur tous les plans, il a beaucoup insisté sur le “travail”, le mot a été utilisé vingt fois en 27 minutes.

Mais c’est surtout sur les chômeurs que le président entend mettre la pression, lui qui estime que “nous devons viser le plein-emploi” et pas seulement “7% de chômage” (les prévisions de l’Insee tablent sur 7.8% à la fin de l’année). Il a pour ce faire -et pour contrebalancer son abandon de la réforme des retraites avant la présidentielle-  vanté “l’indispensable réforme de l’assurance chômage”.

“Une nouvelle étape va s’engager” (comme prévu)

“À partir du 1er décembre de cette année, une nouvelle étape va s’engager: il faudra avoir travaillé au moins six mois dans les deux dernières années pour pouvoir être indemnisé, alors qu’aujourd’hui les droits au chômage sont ouverts au bout de quatre mois de travail”, lance le président. Le ton utilisé pouvait laisser penser, notamment pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi le dossier de près, que les annonces étaient nouvelles. En réalité, ces éléments étaient déjà décidés.

En septembre, le Premier ministre Jean Castex annonce que la réforme de l’assurance chômage, interrompue par la crise du Covid-19, sera progressivement appliquée “entre le 1er octobre et le 1er décembre”, au lieu de novembre 2020 comme prévu initialement. Au premier octobre, c’est d’abord le mode de calcul de l’indemnité qui a changé pour prendre en compte l’intégralité des salaires et rémunérations et non plus celles et ceux des deux dernières années.

La reprise économique est très dynamique, les critères sont remplis pour que le 1er décembre les dispositions de la mesure s’appliquent. Elisabeth Borne, le 28 octobre 2021

La seconde partie de la réforme, qui donne accès à une indemnité si l’on a travaillé six mois sur deux ans au lieu de quatre actuellement et qui prévoit la dégressivité pour les plus hauts revenus au bout de sept mois d’allocations, est alors conditionnée à la reprise économique et à la baisse du nombre de demandeurs d’emploi. “La reprise économique est très dynamique, les critères sont remplis pour que le 1er décembre les dispositions de la mesure s’appliquent”, actait finalement Élisabeth Borne, ministre du Travail, sur France inter le 28 octobre. Rien de nouveau donc, dans cette prise de parole du président.

“Les demandeurs d’emploi qui ne démontreront pas une recherche active verront leurs allocations suspendues”, lance encore un chef de l’État aux airs sarkozystes. Une disposition déjà prévue en cas de manquement aux obligations légales, rappelle l’AFP.

Actuellement, si les services de Pôle Emploi constatent un manquement de la part du demandeur d’emploi, celui-ci peut être radié temporairement ou définitivement des listes et voir le versement de son allocation suspendu ou supprimé.

Les sanctions s’étalent entre une radiation d’un mois, si le demandeur d’emploi est incapable de justifier ses démarches ou qu’il refuse à deux reprises une offre raisonnable par exemple, et une radiation définitive en cas de déclaration mensongère, selon le site service-public.fr .

Plus de contrôles

Invitée de RTL ce 10 novembre, la ministre du Travail, Élisabeth Borne, vient faire le service après-vente des annonces du président. “Les contrôles vont s’intensifier”, prévient la ministre qui fait ainsi l’exégèse de cette petite phrase du président Macron mardi soir: “Pôle Emploi passera en revue les centaines de milliers d’offres d’emploi disponibles sans réponse dès les prochaines semaines”. Laquelle sonne alors plus comme une orientation politique adressée aux contrôleurs de Pôle Emploi que comme une véritable nouveauté. “Dans les six prochains mois, Pôle Emploi va faire 250.000 contrôles. C’est une augmentation de 25%, spécifiquement sur des secteurs en tension”, précise Élisabeth Borne.

C’est donc la seule nouveauté de ce “tour de vis” envers les chômeurs: le renforcement des contrôles. “Les conseillers de Pôle Emploi vont vérifier qu’un demandeur d’emploi répond à des offres, se rend à des entretiens, participe à des sessions de recrutement ou suit les formations proposées”, décrit Élisabeth Borne, soit ce qu’ils sont déjà censés faire.

En réalité, ce discours du président lui sert surtout à faire de la politique et à axer d’ores déjà sa future probable candidature dans le sillon de la droite. Cette dernière ne s’y est d’ailleurs pas trompée en regrettant, par exemple pour Valérie Pécresse sur France Inter, “un hold-up” de ses idées.

“Nous sommes en train progressivement tous ensemble de faire en sorte que chaque Française, chaque Français, puisse, par son travail, construire sa vie, mener à bien ses projets”, a déclaré plus largement le président, reprenant l’un de ses thèmes favoris de 2017: l’émancipation individuelle.

Et comme pour ajouter un zeste de populisme alors que le concept est à la mode en France et en Europe, il s’est étonné que des secteurs entiers “peinent à recruter”, “au moment où 3 millions de nos compatriotes se trouvent encore au chômage”. Et de décrire la situation comme celle qui “heurte le bon sens”. Le bon sens, l’argument le plus classique d’une campagne présidentielle.

À voir également sur Le HuffPost : Retrouvez l’intégralité du discours d’Emmanuel Macron du 9 novembre 2021

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    Ce qui change le 1er octobre: gaz, Smic, assurance chômage

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 September, 2021 - 00:07 · 5 minutes

La réforme de l

ÉCONOMIE - Bonnes et mauvaises nouvelles pour le porte-monnaie, Brexit, Covid-19... Ce vendredi 1er octobre apporte son lot de nouveautés.

De l’ augmentation des prix du gaz à la mise en place d’un nouveau numéro vert pour la prévention du suicide , voici une liste des principaux changements en ce début de mois.

  • Forte hausse des tarifs du gaz réglementé

Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie à près de 3 millions de foyers français vont augmenter de 12,6% TTC ce vendredi, a annoncé la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en début de semaine.

Un coup dur pour le porte-monnaie des ménages, dû à “la hausse, historique, des prix du gaz sur le marché mondial”, a souligné la CRE. Elle fait suite à une série d’importantes hausses mensuelles, +57% depuis janvier.

  • Revalorisation automatique du Smic

Conséquence de l’inflation, le salaire minimum de croissance (Smic) est revalorisé automatiquement de 2,2%. Avec cette augmentation, le Smic horaire brut passe de 10,25 euros à 10,48 euros quand le Smic mensuel brut, pour une personne à temps plein, passe de 1554,58 euros à 1589,47 euros.

Dans le secteur public, l’indice minimum de traitement des agents est relevé au niveau du nouveau Smic. Quelque 450.000 agents publics sont concernés par cette revalorisation qui aboutit à “37 euros de traitement supplémentaire par mois”, selon le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques.

  • Revalorisation des salaires de certains personnels de santé

Plus de 500.000 agents de la fonction publique hospitalière vont bénéficier d’une revalorisation de leurs grilles de salaires, dans le cadre du Ségur de la santé: infirmières, aides-soignantes, cadres de santé, auxiliaires de puériculture, manipulateurs radio, masseurs-kinés...

Par ailleurs, l’augmentation générale de 183 euros net par mois sera élargie à 18.500 autres soignants du secteur social et médico-social, relevant de la fonction publique mais dont les structures ne sont pas rattachées à un hôpital ou un Ehpad.

En outre, 209.000 aides à domicile du secteur associatif intervenant chez les personnes âgées et handicapées bénéficient d’une hausse salariale de 13% à 15%. En revanche les 160.000 employés du privé ne sont pas concernés, ce qui fait craindre un départ massif de ces salariés.

Ce coup de pouce salarial ne va pas entraîner d’augmentation du reste à charge pour les usagers en situation de handicap ou âgés, car il sera pris en charge par les départements, compensés partiellement par l’Etat.

  • Entrée en vigueur de la réforme contestée de l’assurance chômage

Mesure phare de la réforme controversée de l’assurance chômage , les nouvelles règles de calcul du montant de l’allocation chômage entrent en vigueur. Cette modification du calcul du salaire journalier de référence (le SJR, base de l’allocation), vivement contestée par les syndicats, est censée favoriser la stabilité de l’emploi en rendant moins favorable l’indemnisation du chômage des salariés ayant alterné contrats courts et inactivité.

  • Petite hausse des APL

Les aides personnalisées au logement vont augmenter de 0,42%, ce qui correspond à la hausse moyenne des loyers, selon l’Insee. Cette hausse intervient après un gel de la revalorisation en 2018 et à une désindexation des APL sur l’indice de référence des loyers inscrite dans les budgets 2019 et 2020.

  • Un nouveau numéro vert de prévention du suicide

Promis en juillet 2020 dans le cadre du Ségur de la santé, le nouveau numéro national de prévention du suicide, le 31 14, sera accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, “il permettra aux Français qui traversent un moment très difficile, avec des idées noires, des pensées morbides, une tristesse, une dévalorisation de soi-même, de profondes angoisses, de trouver immédiatement une réponse à leur malaise”, a précisé mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran .

  • Visa et pêcheurs: les suites des conséquences du Brexit

Les voyageurs français et européens ressortissants devront disposer d’un passeport valide pour entrer au Royaume-Uni. Seuls les résidents qui se sont vu accorder un statut temporaire (“pre-settled”) pourront continuer à utiliser une carte d’identité jusqu’en 2025.

De nombreux pêcheurs français risquent de ne plus avoir accès aux eaux des îles anglo-normandes, des dizaines de licences provisoires expirant le 30 septembre au soir.

La situation est particulièrement tendue autour de Jersey, à quelques encablures des côtes normandes, où les pêcheurs français avaient déjà organisé un blocus du port en mai.

  • Fin de l’interdiction des “sorties sèches” de l’ASE

En vigueur depuis mars 2020 en raison de la crise Covid, l’interdiction des “sorties sèches” des jeunes majeurs accueillis dans les foyers de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) arrive à échéance. “Des jeunes pourront ainsi être remis à la rue sans accompagnement particulier”, s’est émue mardi la députée MoDem Perrine Goulet.

“Le gouvernement ne les laissera pas sans réponse”, lui a répondu la ministre déléguée Brigitte Bourguignon. Les jeunes de l’ASE “bénéficieront du dispositif ‘1 jeune, 1 solution’” favorisant l’accès à l’emploi. Et d’ici l’entrée en vigueur de la “systématisation de la ‘garantie jeunes’” pour les sortants de l’ASE, l’État compensera les dépenses engagées par les départements “pour accompagner les jeunes sans solution”, a-t-elle promis.

  • Extension du pass sanitaire aux ados

Ce qui change... dès ce jeudi 30 septembre: les mineurs âgés d’au moins 12 ans et deux mois doivent présenter un pass sanitaire valide pour accéder aux lieux où il est exigé (train, cinéma, piscine...).

À voir également sur Le HuffPost: Vers la fin du masque à l’école primaire dans les départements au taux d’incidence inférieur à 50

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    Assurance chômage: gauche et syndicats ravis du "stop" du Conseil d'État à l'"injuste" réforme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 June, 2021 - 13:56 · 6 minutes

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ASSURANCE CHÔMAGE - Une “victoire” pour les syndicats, un revers pour le gouvernement. Le Conseil d’État a suspendu ce mardi 22 juin la réforme controversée de l’assurance chômage qui devait entrer en vigueur à compter du 1er juillet. Là où la ministre du Travail Elisabeth Borne évoque une simple question de “temporalité”, les syndicats saluent eux une “importante victoire”.

Saisie par les syndicats, opposés depuis le départ à cette réforme qu’ils jugent pénalisante pour les demandeurs d’emploi , la juge des référés de la plus haute juridiction administrative a suspendu les règles de calcul du montant de l’allocation chômage qui devaient entrer en vigueur dans dix jours, selon l’ordonnance rendue publique ce mardi.

“Un désaveu pour une réforme mal calibrée”

Sitôt la suspension annoncée, les syndicats et leurs leaders ont fait part de leur satisfaction:

“C’est une victoire pour les demandeurs d’emploi, qui auraient été durement sanctionnés par cette réforme”, a tweeté le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger. Pour la centrale, “cette suspension sonne comme un désaveu pour une réforme mal calibrée”.

Pour FO, Michel Beaugas y a vu “un nouveau revers pour le gouvernement”, tandis que Laurent Escure (Unsa) a salué “une bonne nouvelle pour les travailleurs” et Solidaires relève “une défaite pour ce gouvernement antisocial”.

Les syndicats attaquent principalement la mesure phare de la réforme: le nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR), base de l’allocation. Ce nouveau mode va pénaliser les demandeurs d’emploi alternant chômage et activité, “les permittents”.

L’exécutif défend un “enjeu d’équité”, le système actuel étant plus favorable à ceux qui alternent contrats courts et inactivité qu’à ceux qui travaillent en continu.

Selon une évaluation de l’Unédic réalisée au printemps, jusqu’à 1,15 million de personnes ouvrant des droits dans l’année suivant le 1er juillet auraient touché une allocation mensuelle plus faible (de 17% en moyenne), avec dans le même temps une “durée théorique d’indemnisation” allongée (14 mois en moyenne contre 11 avant la réforme).

“Enorme claque au gouvernement qui voulait faire les poches des chômeurs”

Chez les politiques, de nombreux responsables de gauche n’ont pas manqué de se réjouir. Porte-parole du PCF et adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat évoque une ”énorme claque au gouvernement qui voulait faire les poches des chômeurs”.

Même réaction imagée pour Fabien Roussel, le patron du PCF, qui estime au sujet de cette réforme: “la dignité voudrait que le gouvernement la mette définitivement à la poubelle”.

Le compte Twitter du PS a aussi salué une “victoire importante”, appelant à continuer le combat. L’ancien socialiste Benoît Hamon ou encore l’écologiste Yannick Jadot ont également exprimé leur approbation.

Idem du côté de la France Insoumise où Alexis Corbière incite à continuer la lutte “jusqu’au retrait total du texte”, tandis que Clémentine Autain, récemment ralliée à l’écolo Julien Bayou en vue du 2nd tour des régionales en Ile-de-France, se félicite de cette “excellente nouvelle”.

Décidée en juillet 2019 dans un marché de l’emploi alors dynamique, la réforme avait déjà été suspendue à plusieurs reprises par le gouvernement à l’aune de la crise du Covid-19 et a été amendée au vu du contexte.

“Après cette ordonnance rendue en urgence, les recours ‘au fond’ des syndicats contre le décret réformant l’assurance chômage seront jugés par le Conseil d’État d’ici quelques mois”, indique ce mardi la plus haute juridiction de l’ordre administratif.

“Les incertitudes sur la situation économique ne permettent pas de mettre en place” au 1er juillet les nouvelles règles, “qui sont censées favoriser la stabilité de l’emploi en rendant moins favorable l’indemnisation du chômage des salariés ayant alterné contrats courts et inactivité. En revanche, la juge ne remet pas en cause le principe de la réforme elle-même”, précise le Conseil d’Etat.

A voir également sur Le HuffPost: La reforme de l’assurance-chômage arrive au pire moment pour ces manifestants

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    Réforme de l'assurance chômage: le Conseil d'état suspend les nouvelles règles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 June, 2021 - 11:31

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POLITIQUE - Le Conseil d’État a suspendu ce mardi 22 juin les nouvelles règles de la réforme de l’Assurance chômage qui devaient entrer en vigueur dès le mois de juillet.

Plusieurs recours avaient été déposés par les syndicats, qui plaidaient pour la suspension de la réforme. Leurs avocats plaidaient “l’urgence” de la suspension du décret du 30 mars qui réforme le mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR), base de l’allocation.

Plus d’informations à venir...

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    La reforme de l'assurance-chômage arrive au pire moment pour ces manifestants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 23 April, 2021 - 19:16 · 2 minutes

CHÔMAGE - Plusieurs milliers de personnes, sous l’impulsion des intermittents du spectacle , ont manifesté, ce vendredi 23 avril, un peu partout en France pour demander le retrait de la réforme de l’assurance chômage qui doit entrer en vigueur l e 1er juillet, sauf revers devant le Conseil d’État.

Ces manifestations étaient organisées par les syndicats CGT et Solidaires et des associations comme le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) auxquels se sont joints des collectifs d’intermittents qui occupent des lieux culturels depuis plusieurs semaines.

De fait, les intermittents du spectacle, qui ne sont pas concernés directement par la réforme de l’assurance-chômage mais réclament une prolongation de leur année blanche et la réouverture immédiate des lieux culturels, constituaient le gros des cortèges.

“Vivre de l’art est un art de vivre”, “Festival: l’entubé de l’été”, pouvait-on ainsi lire sur les pancartes à Paris où plusieurs milliers de personnes, souvent jeunes, ont marché dans une ambiance festive dans l’après-midi depuis la place d’Italie vers la place de la Bastille.

Habillés de vêtements noirs avec une croix blanche, les manifestants marseillais, environ 300, ont descendu  la Canebière vers le Vieux Port en faisant claquer les couvercles de caissons de matériel technique. Intermittent du spectacle à Martigues, Christophe Crispu s’inquiète: “On a eu une année blanche mais on arrive à la fin et on ne sait pas si elle sera reconduite”, explique le quinquagénaire, qui a travaillé un mois depuis un an.

Le nouveau mode de calcul dans le viseur

Dans le viseur des manifestants, l’entrée en vigueur cet été du nouveau mode de calcul des allocations, qui sera moins favorable aux demandeurs d’emploi qui alternent régulièrement périodes de chômage et d’activité.

Selon l’Unédic , 1,15 million de personnes qui ouvriront des droits à l’assurance-chômage dans l’année suivant le 1er juillet devraient ainsi toucher une allocation mensuelle plus faible qu’avec les règles actuelles (de 17% en moyenne) avec dans le même temps une “durée théorique d’indemnisation” allongée (14 mois en moyenne contre 11 avant la réforme).

À noter que les conditions d’ouverture de droits devraient évoluer en fonction du contexte économique. Elles devraient être plus souples dans un premier temps en cas de situation économique difficile, précise le magazine Capital . Il faudra avoir travaillé quatre mois sur une période de référence de 24 mois pour ouvrir des droits au chômage, soit la règle est celle qui s’applique actuellement. Ce n’est qu’en cas de retour à une situation plus normale que les conditions devraient être durcies.

À voir également sur Le Huffpost: Elle a débuté son premier emploi en pleine épidémie de Covid: voici ce qu’il s’est passé

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    Allocations chômage: Elisabeth Borne reconnait un "problème" de calcul lié à la réforme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 15 April, 2021 - 09:11 · 3 minutes

CHÔMAGE - “Il y a un effet qui ne correspond pas à ce qu’on souhaite”. La ministre du Travail Elisabeth Borne a reconnu ce jeudi 15 avril un “problème” dans le calcul des allocations liée à la réforme de l’assurance-chômage concernant les personnes ayant été en chômage partiel ou en congé maternité comme l’a souligné une étude réalisée par l’Unédic.

“J’ai demandé à mes services de prendre contact avec l’Unédic pour qu’on règle ce problème et c’est ce qu’on va faire”, a affirmé la ministre invitée de CNews.

L’organisme paritaire qui gère l’assurance-chômage a effectué récemment de nouvelles simulations sur les conséquences de la réforme qui doit entrer en vigueur au 1er juillet, avec un nouveau mode de calcul des allocations moins favorable aux demandeurs d’emploi qui alternent régulièrement périodes de chômage et d’activité.

L’Unédic étudie le cas de deux salariés avec les mêmes périodes d’emploi et des rémunérations égales mais dont l’un aurait été placé en chômage partiel. Ce dernier se retrouverait avec une allocation mensuelle réduite d’un tiers par rapport à celle du second salarié. Même scénario pour les salariés ayant bénéficié d’un congé maternité ou maladie, avec un écart d’allocation à peu près similaire. En 2019, l’Unédic avait déjà prédit dans une étude d’impact que près de  850.000 nouveaux entrants auraient une allocation mensuelle plus faible, de 20 à 50%.

“On n’a pas choisi d’être en activité partielle et donc l’objectif, c’est qu’on ne soit pas pénalisé”, a rappelé de son côté Elisabeth Borne. “Il y a un effet qui ne correspond pas à ce qu’on souhaite faire donc on va le corriger”, a-t-elle ajouté.

Les syndicats alertent

Invité de RMC un peu plus tôt dans la matinée, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a assuré avoir “alerté le ministère” sur ces conséquences induites par la réforme.

Il a annoncé que la CFDT allait déposer prochainement un recours en référé devant le conseil d’État contre le décret d’application de la réforme modifiant ces règles de calcul.

“À vouloir réformer à tout prix de façon anachronique, (...) on tape sur les chômeurs et on a fait une politique du doigt mouillé”, a déploré Laurent Berger.

Dans un communiqué, la CFDT pointe “plusieurs points de contestations possibles” du décret. “Les nouvelles modalités de calcul du salaire journalier de référence pourront conduire à une inégalité de traitement entre deux demandeurs d’emploi ayant travaillé le même nombre d’heures mais selon un rythme différent”, souligne-t-elle.

“Par ailleurs, il existe - entre autres - un risque de discrimination indirecte au détriment des salariés en arrêt maladie, en congé parental ou placés en activité partielle pendant la crise , qui percevront, du fait de ces périodes, des allocations moindres”.

Elisabeth Borne a insisté jeudi sur le fait qu’il n’y avait “aucune raison d’être pénalisé dans son allocation chômage si on a été en congé maternité ou en activité partielle”. Elle a par ailleurs annoncé que les règles de l’activité partielle allaient être conservées “tout au long du mois de mai”.

Elle s’est également félicitée du fait que “200.000 jeunes ont pu s’engager depuis le début de l’année dans des parcours d’emploi”, rappelant l’objectif d’un million sur l’année 2021.

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