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    Audrey Pulvar revient à la télévision sur "B Smart"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 14 November, 2021 - 09:49 · 1 minute

Audrey Pulvar, actuellement élue à la ville de Paris et à la région Île-de-France va faire son retour à la télévision sur

TÉLÉVISION - “C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas.” Plus de quatre ans après avoir quitté la télévision en se retirant de CNews pour se consacrer à la vie politique , Audrey Pulvar va revenir en plateau, nous apprend Le Journal du Dimanche de ce 14 novembre.

D’après l’hebdomadaire dominical, l’actuelle adjointe à la mairie de Paris et conseillère régionale d’Île-de-France sera à partir de la mi-janvier sur “B Smart”. Cette chaîne est dédiée à l’économie et à la finance et a été co-fondée par l’ancien patron d’iTélé puis de Libération Pierre Fraidenraich , qui y emploie aussi Benjamin Griveaux . Elle y proposera une interview quotidienne d’une dizaine de minutes autour de questions environnementales, précise Le JDD .

“Je ne serai pas là pour cautionner du greenwashing à bon compte”, assure la journaliste, qui ajoute: “Interviewer des invités, c’est quelque chose que je sais faire, non?” Pour autant, Audrey Pulvar rejette toute envie de revenir exclusivement au journalisme et évoque seulement une démarche complémentaire à ses engagements politiques, au service de ses convictions. Et “en tout cas, ce n’est pas pour l’argent”, affirme-t-elle.

En outre, elle explique s’être rapprochée de la commission déontologique de la ville de Paris avant d’accepter la proposition, et promet qu’elle n’interrogera pas de personnalité politique dans son émission, ce qui nécessiterait qu’elle soit “journaliste, et seulement journaliste”.

Par le passé, la rencontre entre les mondes politique et médiatique a déjà eu à plusieurs reprises des conséquences sur les activités d’Audrey Pulvar. Elle a notamment été contrainte de se mettre en retrait du fait de sa relation avec Arnaud Montebourg au début des années 2010 avant d’être suspendue de CNews en 2017 pour avoir signé une pétition contre Marine Le Pen.

À voir également sur le HuffPost : Pulvar “virerait” Montebourg du gouvernement Ayrault

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    Élections régionales 2021: En Île-de-France, Valérie Pécresse réélue

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 27 June, 2021 - 18:35 · 1 minute

Valérie Pécresse rempile pour un mandat en Île-de-France

POLITIQUE - L’alliance des trois candidats de gauche n’y aura rien fait. Valérie Pécresse a été réélue ce dimanche 27 juin présidente de la région Île-de-France. Selon les estimations de l’institut de sondage Ifop / Fiducial pour Radio France, France Télévisions et La Chaîne parlementaire, la candidate Libres! a recueilli 45,5% des suffrages, loin devant les 32,5% obtenus par l’écolo Julien Bayou.

Jordan Bardella, le numéro deux du Rassemblement national, chef de file de la formation lepéniste dans la région, plafonne à 11,5% des voix quand le député-marcheur Laurent Saint-Martin, pour la majorité, glane 10,5% des suffrages.

L’ancienne ministre, qui avait largement distancé ses concurrents au premier tour , avait refusé toute alliance avec LREM et voit donc sa position renforcée, que ce soit sur le plan régional, mais surtout national, ces élections ayant quasiment valeur de primaire à droite.

Résultats, rebondissements, réactions à chaud… Suivez les élections régionales 2021 en direct.

Plus d’informations à venir...

À voir également sur Le HuffPost: Pécresse n’aime pas la com politique.... sauf la sienne

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    Suivez en direct les élections régionales et départementales 2021

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 20 June, 2021 - 05:30 · 3 minutes

Suivez en direct les élections régionales et départementales 2021 (photo d

POLITIQUE - Le RN va-t-il décrocher sa première région? Quel avenir pour les candidats potentiels à l’Élysée comme Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse? La majorité LREM limitera-t-elle la casse? Quelque 48 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, combien iront? À dix mois de la présidentielle , les enjeux des régionales sont multiples et l’abstention risque bien d’être le grand vainqueur du premier tour ce dimanche 20 juin.

Alors que l’épidémie liée au Covid-19, qui a repoussé le scrutin de trois mois, reflue et la vie retrouve un semblant de normalité, suivez en direct ci-dessous la journée électorale. Rafraîchissez régulièrement la page pour avoir les dernières informations.

***

L’ouverture des bureaux de vote prévue à 8h

Quelque 48 millions d’électeurs sont appelés aux urnes. D’après les sondages, le taux d’abstention promet d’atteindre des proportions abyssales, autour de 60%.

La majorité des bureaux de vote resteront ouverts jusqu’à 18h. Dans les grandes villes, ou communes qui ont étendu les heures de vote face au Covid, ils fermeront à 20h, moment où arriveront les premières estimations.

7h30 : Le fief de Mitterrand prêt à tomber aux mains du RN

On la distingue à peine, la route d’origine sous les plâtras de bitume, cache-misère. C’est la D978, elle relie Nevers, dans la Nièvre, à sa sous-préfecture Château-Chinon. De longues lignes droites, baignées d’un soleil généreux, qui fendent champs et forêts aussi vastes que vertes.

Comme partout ailleurs dans le coin, une ombre plane dans l’air: François Mitterrand, l’ancien président de la République dont la départementale esquintée emprunte le nom.

Retrouvez la suite de notre reportage ici...

7h : Sur les traces d’Éric Dupond-Moretti à Cousolre

Les optimistes y verront un rubis serti d’émeraudes. Les pessimistes de la vieille brique entourée de verdure. Cousolre, village de 2000 âmes à quelques kilomètres de Maubeuge, se situe à mi-chemin de la carte postale nordiste, avec ses vieilles maisons rouges, et de la brochure de classe verte, avec la campagne foisonnante qui l’entoure, flattée par un puissant soleil printanier.

C’est dans cette commune nichée dans le parc régional de l’Avesnois que l’actuel garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti a fait ses premiers pas.

Lire la suite de notre reportage ici...

La “sortie de crise” de Nicolas, directeur de zoo

Au trot le zoo! À quelques kilomètres au sud de Limoges, on s’affaire au parc zoologique du Reynou. On fait des plans, on construit, on ronge son frein en attendant les autorisations. Tout en continuant de prendre soin des 130 espèces de pensionnaires qui peuplent les 65 hectares de terrain.

Après une année de pandémie qui a stoppé net tous les projets de développement et qui a mis la trésorerie à plat, il est temps de reprendre du poil de la bête. Et la région Nouvelle-Aquitaine a intérêt à donner un coup de main.

Lire la suite ici...

La “sortie de crise” d’Oriane, directrice d’un théâtre ESAT

“Que ce soit pour le côté artistique, pour le côté social, notre métier a du sens, donc on a hâte de reprendre.” À Plaisir, dans les Yvelines (Île-de-France), nous avons suivi Oriane Mino, directrice du théâtre Eurydice, qui est également un Établissement et service d’aide par le travail (ESAT).

La structure accueille 66 personnes en situation de handicap sur tous les métiers de la chaîne de production du spectacle vivant, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus. “Construction de décors, confection de costumes, régie son, lumière, billetterie, accueil, communication, comédiens... énumère la directrice. Tout pour qu’une compagnie puisse créer son spectacle de A à Z.”

Lire la suite ici...

À voir également sur Le HuffPost: Jean Rottner, président de la région Grand Est enfariné lors d’une manifestation

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    TRIBUNE - Rappel à la loi du Citoyen Darmanin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 28 May, 2021 - 23:49 · 7 minutes

Audrey Pulvar, candidate aux élections régionales et tête de liste PS en Île-de-France, et le ministre de l

Cher Citoyen Darmanin ,

Pas de “Monsieur le ministre” entre nous! Nous vous écrivons comme à l’un des nôtres, pour que vous n’oubliiez pas que vous êtes, vous aussi, membre de ce corps social dont vous abîmez les institutions, un peu par maladresse, beaucoup par habitude.

Soyons honnêtes, Citoyen Darmanin, ce n’est pas la première fois que vous menacez de porter plainte contre une femme pour la faire taire. Rien de tel que l’annonce d’un dépôt de plainte en diffamation ou dénonciation calomnieuse pour que la mayonnaise médiatique prenne.

Vous l’aviez déjà compris en 2018 lorsque vous promettiez, sans trop y croire, d’ aller jusqu’au bout dans votre plainte contre celle qui vous accusait de viol . Vous récidivez maintenant à l’encontre d’une candidate concurrente aux régionales. Est-ce le seul moyen que vous ayez trouvé pour tenter de réduire les femmes au silence?

Il en va spécialement ainsi, rappelle régulièrement la Chambre criminelle, en cas d’échanges “vifs” entre personnalités politiques: le débat d’intérêt général l’emporte sur la défense d’un intérêt particulier.

Cette fois pourtant, c’est au nom du ministère de l’Intérieur que vous menacez de signer cette plainte, ce qui, vous vous en doutez, ne manque pas de nous intriguer. On s’y perd, quand le Citoyen Darmanin annonce sur son compte twitter que le Ministre Darmanin va porter plainte contre l’opposante au Candidat Darmanin. Cela fait beaucoup de casquettes empilées sur une seule tête, n’est-ce pas? C’est pour cette raison, assurément, que vous faites ces amalgames si dangereux pour notre démocratie. Permettez-nous de vous aider à y voir plus clair.

Les organisations syndicales policières sont en colère. Après le fiasco judiciaire de l’affaire de Viry-Châtillon, un brigadier a récemment été tué dans le cadre de son service. Les syndicats ont appelé à manifester le 19 mai dernier devant l’Assemblée nationale qui débattait ce jour-là de la réforme de la justice.

Interrogée quant aux raisons de son absence à ce rassemblement, Audrey Pulvar, tête de liste du Parti Socialiste en Ile-de-France aux élections régionales des 20 et 27 juin, a notamment déclaré: “ Une manifestation à l’appel de policiers en colère, soutenue par l’extrême droite, à laquelle participe un Ministre de l’Intérieur, qui marche sur l’Assemblée nationale pour faire pression sur les députés [...] en train d’examiner un texte de loi concernant la justice… c’est une image qui pour moi était assez glaçante” .

Vous en avez sûrement assez, Citoyen Darmanin, de lire et d’entendre en boucle ces propos. Remarquez, ils seraient déjà tombés aux oubliettes de l’immédiateté médiatique si vous n’aviez pas, le lendemain, publiquement clamé votre intention de déposer plainte pour diffamation à l’encontre de la police.

Pourtant, ce n’est pas la police qu’attaque Audrey Pulvar . Elle exprime son malaise face à la participation de l’exécutif à une manifestation devant le législatif débattant d’une réforme du judiciaire. S’il faut déceler dans ses propos un reproche, c’est celui adressé au ministre de ne pas respecter la séparation des pouvoirs, fondement de l’Etat de droit.

Naturellement, nous comprenons que les paroles de la candidate Pulvar vous aient chagriné. Qualifier de “ glaçante ” l’image de cette manifestation à laquelle votre présence vous semblait indispensable, ce n’est pas très aimable. Parler de “ marche sur l’Assemblée nationale ” alors que l’assaut mortifère du Capitole américain en janvier dernier est encore dans toutes les mémoires, cela n’a pas dû vous faire plaisir. Mais l’expression démocratique libre dépasse l’amabilité et la flatterie. Que cela vous plaise ou non, la liberté d’expression inclut la liberté des critiques.

Votre menace se pare des atours du droit pénal mais n’est en réalité animée que par la poursuite d’objectifs politiques. On ne porte pas plainte juste pour faire le buzz.

Or voyez-vous, Citoyen Darmanin, en matière diffamatoire, chaque mot compte. En droit pénal, le souci du détail peut faire la différence entre la liberté et l’incarcération d’un être humain. Loin de nous l’envie de nous substituer à la belle et terrible 17ème chambre correctionnelle, mais dans l’éventualité où vous penseriez sincèrement que votre plainte aurait des chances d’aboutir, nous allons vous faire gagner du temps. On se doit bien cela, entre citoyen.ne.s.

L’article 29 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse -la liberté , Citoyen Darmanin!- définit la diffamation comme “ toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé ”. Les propos d’Audrey Pulvar entrent-ils dans ce champ?

Prenons les choses dans l’ordre. La candidate ne relaie pas les paroles d’un tiers, elle partage son ressenti personnel sur un fait et endosse la responsabilité de ses propos. Il s’agit donc davantage d’une imputation que d’une allégation.

Cette imputation concerne un fait précis: les circonstances entourant la manifestation du 19 mai. Mais porte-t-elle atteinte à l’honneur ou à la considération? Schématiquement, l’honneur relève de son rapport à soi, la considération de son rapport aux autres. Le point commun entre les deux est l’atteinte à la dignité. Et c’est là que ça se corse.

Dans son interview, Audrey Pulvar émet une opinion personnelle. Elle rend cela parfaitement clair en précisant “ pour moi ”, “ je trouve ”, “ je pense ”... Toutes ces précautions, Citoyen Darmanin, que nous ne retrouvons guère dans vos propres déclarations, qu’elles soient orales ou twittées.

Or, les propos qui s’inscrivent dans le cadre d’une polémique doivent être tolérés et il est inutile de se draper soudainement dans sa dignité. Il en va spécialement ainsi, rappelle régulièrement la Chambre criminelle, en cas d’échanges “vifs” entre personnalités politiques: le débat d’intérêt général l’emporte sur la défense d’un intérêt particulier.

Enfin, la diffamation doit viser une personne ou un corps. Citoyen Darmanin, vous voulez porter plainte au nom du ministère de l’Intérieur, comme si les déclarations d’Audrey Pulvar visaient la police. Mais la diffamation ne peut concerner des propos qui n’atteignent qu’une profession considérée dans son ensemble et ne mettent en cause aucune personne physique ou morale déterminée.

Quant à la vidéo exhumée à point nommé, dans laquelle Audrey Pulvar dénonçait “le racisme dans la police”, vous n’ignorez pas, en bon citoyen, que des propos datant de juin 2020 sont frappés par la prescription de 3 mois applicable en droit de la presse.

De vous à nous, vous avez sans nul doute conscience de la faiblesse juridique de votre plainte. Votre menace se pare des atours du droit pénal mais n’est en réalité animée que par la poursuite d’objectifs politiques.

La justice pénale ne se réduit pas à un outil de communication; on ne porte pas plainte juste pour faire le buzz. Lorsque des personnes privées -Femen, Greenpeace, “faucheurs” d’OGM…- commettent par militantisme des infractions pénales pour s’attirer les projecteurs médiatiques, il revient au juge de décider si la liberté d’expression ou l’état de nécessité le justifient. Mais vous n’êtes pas seulement un citoyen, vous êtes aussi un ministre en exercice, chef du bras armé du pouvoir exécutif.

Le droit pénal n’est pas un épouvantail qu’on agite. C’est l’expression démocratique des valeurs sociales protégées, un ciment entre les citoyen.ne.s que nous sommes, et dont vous faites partie.

Il est là, le problème, Citoyen Darmanin: le mélange des genres. L’exécutif qui instrumentalise le judiciaire par manœuvre politicienne. Le droit pénal n’est pas un épouvantail qu’on agite pour faire rire ou faire peur. C’est l’expression démocratique des valeurs sociales protégées, un ciment entre les citoyen.ne.s que nous sommes, et dont vous faites partie.

Certes, la justice pénale est imparfaite. Vous-même ne vous privez pas de lui adresser quelques reproches. Après tout, vous participiez à une manifestation où fut scandé allègrement le slogan “Justice laxiste!”. On s’indignerait pourtant d’une plainte pour diffamation du Citoyen Dupond-Moretti au nom du ministère de la Justice.

Un État dans lequel il n’est pas permis de critiquer les institutions publiques, après tout, c’est une dictature.

Veuillez agréer, cher Citoyen Darmanin, l’expression de nos sentiments républicains.

A voir également sur Le HuffPost : Darmanin aux côtés des policiers, entre huées et appels à l’aide

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    Darmanin contre Pulvar : halte à l’instrumentalisation de la Justice !

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Wednesday, 26 May, 2021 - 06:48 · 4 minutes

Par Pierre Farge.

La Justice s’invite dans le débat politique sous son jour le moins glorieux : deux personnalités politiques menacent de la saisir pour se condamner l’une l’autre. À la plainte de Gérald Darmanin pour « diffamation envers la police », Audrey Pulvar répondrait pour « dénonciation calomnieuse ». Difficile de ne pas relever une instrumentalisation politique de la justice, ici pour limiter la liberté d’expression , là pour se défendre.

Témoignage de Pierre Farge, avocat, déplorant plutôt l’engorgement de la justice par ce genre de pratiques inconsidérées.

Si nos dirigeants politiques réduisent la justice à un instrument de communication, ou à un moyen pratique de décrédibiliser son opposant, quelle confiance en l’institution reste-t-il aux justiciables ?

Pour répondre, et donc tenter de comprendre, rappelons d’abord ce que constituent les délits de diffamation et de calomnie.

La diffamation est constituée par toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommé, mais dont l’identification est rendue possible par les termes d’un discours, d’une menace, d’un écrit ou d’un imprimés quelconque ; sauf à apporter la preuve de la véracité du propos. C’est ce que l’on appelle l’exception de vérité (article 29 de la loi du 29 juillet 1881).

Qu’est-ce que la calomnie ?

La calomnie, quant à elle, consiste à dénoncer un fait de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires en sachant les allégations inexactes. C’est imputer à une personne d’avoir commis un fait qui n’a pas été commis ou qui n’existe pas. C’est encore une atteinte à l’honneur qui prend la forme particulière d’une dénonciation et d’un mensonge (article 226-10 du Code pénal).

Classique donc de la stratégie judiciaire de poursuivre en dénonciation calomnieuse lorsqu’on est soi-même poursuivi en diffamation.

Tellement classique que cette stratégie explique en partie l’engorgement judiciaire de la 17ème chambre du tribunal correctionnel, spécialisée dans ce type de contentieux à Paris.

Comptez en effet au moins 18 mois entre la délivrance de la citation directe et l’audience de plaidoirie, sans préjudice du jugement qui peut mettre encore quelques mois avant d’intervenir. Jugement qui peut tout à fait donner lieu à une relaxe, voire, entre temps, à une transaction entre les parties se traduisant automatiquement par un désistement d’instance.

C’est-à-dire que les parties, considérant qu’elles n’ont plus ni l’une ni l’autre intérêt à demander à un juge de trancher leur litige, ou à prendre le risque d’un aléa judiciaire, se mettent d’accord pour renoncer à l’action en cours. Autrement dit, après avoir mobilisé un tribunal, qui a nécessairement dû se saisir, et avant que n’intervienne l’audience de jugement, les parties renoncent à leur action.

Dans l’exemple qui nous concerne, ce seraient donc deux tribunaux saisis inutilement de chaque action ; sachant que le second fera obligatoirement l’objet d’un sursis à statuer tant que le premier n’a pas jugé, repoussant donc d’autant le délibéré à intervenir, et donc des années avant que ne soient tranchées les allégations respectives.

Des actions d’autant plus vaines qu’il semblerait en l’occurrence que les propos reprochés à Audrey Pulvar soient prescrits (ils dateraient d’il y a un an, alors que la diffamation se prescrit par 3 mois).

Usages médiatiques de la Justice

Que cherchent donc Gérald Darmanin et Audrey Pulvar dans ces menaces stériles  d’actions judiciaires ? Que justice soit vraiment rendue à la police, et à l’image de la journaliste récemment lancée en politique ; ou établir un rapport de force médiatique en vue des échéances électorales qui s’annoncent, avec l’argument rituel de la sécurité ?

Certains verrons une regrettable instrumentalisation de la justice à des fins de politique politicienne alors que la gravité des problèmes que nous traversons sont autres ; d’autres l’indécence de responsables politiques usant des voies légales pour faire passer un message de campagne.

Un état de fait symptomatique de l’engorgement des tribunaux que ces mêmes politiques devraient plutôt s’attacher à réduire, dans le respect de l’ état de droit , de procès équitable, de délai raisonnable d’accès à la justice et finalement des principes de la République.

Pierre Farge est l’auteur de Le lanceur d’alerte n’est pas un délateur , Lattès, mars 2021.

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    Policiers: Pourquoi Darmanin calme-t-il le jeu avec Pulvar?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 25 May, 2021 - 12:28 · 5 minutes

Pourquoi Darmanin calme-t-il finalement le jeu avec Pulvar? (photo d

POLITIQUE - Une main tendue pour sortir du cyclone. Moins de deux jours après avoir annoncé son intention de porter plainte contre Audrey Pulvar , le ministre de l’Intérieur propose désormais à la candidate socialiste aux régionales en Île-de-France de la rencontrer Place Beauvau .

C’est en tout cas ce qu’il indique ce mardi 25 mai sur Twitter, là où s’est jouée cette nouvelle polémique, dans un message en forme de rétropédalage. “J’ai entendu, ce matin, les propos de madame Audrey Pulvar sur LCI explicitant clairement que, pour elle, la police n’était pas raciste. J’en prends acte”, écrit ainsi le “premier flic de France” qui s’évertuait, la veille, à dénoncer les propos “scandaleux” de l’ancienne journaliste, l’accusant de “diffamer” les forces de l’ordre pour avoir jugé “glaçant” leur récent rassemblement devant l’Assemblée nationale.

Car au-delà de la droite parisienne, d’une partie de la majorité ou de certains syndicats de police, la manoeuvre de Gérald Darmanin n’a pas rencontré un vif succès dans la sphère politique ou médiatique. En affichant sa volonté de porter cette affaire en justice, le ministre ne s’est pas seulement attiré les foudres d’une gauche unie derrière la candidate socialiste. Il a également crispé son propre camp... jusqu’à la numéro 3 du gouvernement, Barbara Pompili.

Le cas Darmanin embarrasse (encore) la majorité

Interrogée ce mardi 25 mai sur la plainte de son collègue, la ministre de la Transition écologique a fait entendre sa petite musique en plaidant pour des échanges d’idées, loin du terrain judiciaire.

“D’une manière générale, le débat politique peut vivre sans passer par les tribunaux. On est dans un pays de droit, dans un pays de liberté et la liberté c’est aussi la liberté d’expression. Je crois qu’il y a une place pour le débat, y compris dans des périodes électorales, même un peu musclé”, a-t-elle ainsi fait valoir sur Europe 1 , avant d’ajouter, avec une pointe de regret: “Là, le choix a été fait de mettre ces débats devant les tribunaux, dont acte.”

Visiblement gênée par la tournure des événements -avant le signe d’apaisement de Gérald Darmanin-, l’ancienne élue d’Europe Écologie les Verts n’est pas la seule, dans la majorité, à afficher une ligne différente de celle du ministre de l’Intérieur. Et comme elle, certains n’hésitent pas à le faire à visage découvert. Huges Renson, le vice-président (LREM) de l’Assemblée nationale s’est par exemple fendu d’un tweet, lundi, dont le destinataire ne laissait que peu de place au doute. “La démocratie suppose d’accepter les désaccords, même les plus fondamentaux. C’est aux Français, par leur vote, qu’il appartient de les trancher. Pas à l’autorité judiciaire”, écrivait ainsi le fondateur -avec Barbara Pompili- du parti ‘En Commun’, censé incarner l’aile gauche de la majorité.

D’autres préfèrent critiquer le locataire de la Place Beauvau en gardant l’anonymat. Un “ministre” s’épanche ce mardi auprès de franceinfo et reproche à son collègue “d’aller chercher des allume-feu” en s’en prenant ainsi à Audrey Pulvar. Elle “est à peine à 10% d’intentions de vote. Quel besoin d’aller lui tirer dessus à coups de lattes?”, s’interroge cette source, quand une autre, un “macroniste parisien” estime que “tous les démocrates ne peuvent qu’être gênés” par la démarche et les attaques de Gérald Darmanin.

Une plainte sans fondement?

Autant de petites bisbilles internes à la majorité qui en rappellent de nombreuses autres, certes sur différents sujets, mais souvent avec le ministre de l’Intérieur comme dénominateur commun. D’autant que s’il s’attache désormais à apaiser la situation, l’ancien cadre des Républicains n’a pas l’intention de renoncer à porter l’affaire en justice, et ce en dépit des doutes sur le bien-fondé juridique de son action. “Par ce tweet, il ne renonce pas à la plainte. Il salue les propos clairs d’Audrey Pulvar ce matin et souhaite échanger avec elle”, tient à préciser l’entourage du ministre à l’AFP .

Précisément, sa plainte vise -au-delà des déclarations de la candidate PS sur le récent rassemblement policier- une vidéo de juin 2020, exhumée samedi sur Twitter par Pierre Liscia, porte-parole de Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse, candidate à sa réélection en Île-de-France. L’ancienne journaliste y dénonçait “le racisme dans la police” en France, lors d’une manifestation à Paris en hommage à George Floyd, cet Afro-Américain tué par un policier à Minneapolis il y a un an, presque jour pour jour.

Des propos sans doute frappés de prescription puisque le délai en matière de diffamation est de trois mois. Interrogé par l’AFP à ce sujet, l’entourage de Gérald Darmanin répondait, lundi, qu’ils pouvaient être malgré tout “versés en accompagnement de la plainte pour l’étayer”. Peu convaincant pour la candidate PS en Île-de-France qui répondait alors en annonçant plusieurs actions en justice, dont une plainte pour “dénonciation calomnieuse” devant être instruite par la cour de justice de la République.

Reste désormais à savoir si la rencontre entre les deux protagonistes Place Beauvau permettra à cette affaire de quitter le terrain judiciaire pour regagner le débat politique. “Je suis contente que le ministre de l’Intérieur ait entendu mon propos dans son intégralité, qui était le même propos que celui que j’ai toujours tenu”, martelait Audrey Pulvar ce mardi en acceptant avec “enthousiasme”, la “main tendue” de Gérald Darmanin. Gageons en tout cas que ces futurs échanges seront plus apaisés et constructifs que les différentes réactions sur les réseaux sociaux.

À voir également sur Le HuffPost: Darmanin aux côtés des policiers, entre huées et appels à l’aide

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    Pulvar persiste et signe, Darmanin change de ton et propose une rencontre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 25 May, 2021 - 09:03 · 3 minutes

Audrey Pulvar et Gérald Darmanin.

POLITIQUE - La polémique enfle. Dimanche 23 mai, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé porter plainte pour diffamation contre la tête de liste des socialistes aux régionales en Île-de-France Audrey Pulvar .

Son cabinet évoque “une succession de propos” de la femme politique, dont ceux tenus dans une interview dans laquelle elle jugeait “assez glaçante” la manifestation policière devant l’Assemblée nationale mercredi 19 mai et d’autres capturés dans une vidéo de juin 2020 , exhumée samedi sur Twitter par Pierre Liscia, porte-parole de Libres!.

Face à cette plainte, Patrick Klugman, avocat d’Audrey Pulvar, a annoncé à son tour lundi 24 mai déposer une plainte pour “dénonciation calomnieuse” contre Gérald Darmanin, qui devra être instruite par la cour de justice de la République, ainsi qu’une plainte pour “diffamation” devant les juridictions ordinaires.

Interrogée sur le plateau de LCI ce mardi 25 mai, Audrey Pulvar a jugé que “cette plainte n’a qu’un but: faire de la politique, instrumentaliser la mort de certains policiers, m’intimider”. “Cela ne marche pas, cela ne m’intimide pas, cela ne m’impressionne pas, a-t-elle ajouté. Gérald Darmanin ne me fait pas peur.”

“Cela m’inquiète pour l’état de notre démocratie”

“En revanche, cela m’inquiète pour l’état de notre démocratie, a abondé Audrey Pulvar. Vous avez là un ministre de l’Intérieur qui considère que l’extrême droite est trop molle, qui manifeste devant l’Assemblée nationale contre la justice et qui, quatre jours après, porte plainte contre une opposante pour diffamation”. “C’est quand même inquiétant comme climat, au-delà de ma personne”.

Au sujet de ces propos, elle dit les “assumer totalement”. “Qu’un ministre de l’Intérieur se rende dans une manifestation dont l’objectif était de faire pression sur la justice, je trouve cela glaçant”.

Et de conclure: “D’autant plus que cette manifestation était dès le départ soutenue par l’extrême droite” et qu’elle se déroulait “devant l’Assemblée nationale au moment même où les députés examinent un projet de loi sur la justice”.

Des propos auxquels le ministre de l’Intérieur a réagi dans la matinée, assurant avoir “entendu (...) les propos de madame Audrey Pulvar sur LCI explicitant clairement que, pour elle, la police n’était pas raciste”. “J’en prends acte et lui propose de la rencontrer dans les prochains jours.”

“S’il vous appelle, vous décrochez votre téléphone?”, lui avait demandé Jean-Michel Apathie sur LCI un peu plus tôt. “Bien sûr”, avait répondu Audrey Pulvar. Reste donc à connaître la date de cet échange.

À voir également sur Le HuffPost: Manifestation des policiers: Jean-Luc Mélenchon dénonce le “caractère factieux” du rassemblement

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    Pour quels propos Darmanin porte-t-il plainte contre Pulvar?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 24 May, 2021 - 10:00 · 5 minutes

Pour quels propos Darmanin porte-t-il plainte contre Pulvar (ici en photo à Paris le 11 mai 2021)?

POLITIQUE - Gérald Darmanin va porter plainte. Mais il n’a pas encore expliqué avec précision pour quoi. Le ministre de l’Intérieur a annoncé dimanche 23 mai au soir, sur Twitter, engager une action en justice contre Audrey Puvar , la tête de liste socialiste aux élections régionales en Ile-de-France, en l’accusant de “diffamer la police.”

Quelques heures plus tôt, la principale intéressée jugeait “glaçante” la manifestation organisée par les syndicats de forces de l’ordre le 19 mai devant l’Assemblée nationale, au cours de laquelle plusieurs participants s’en sont vivement pris à l’institution judiciaire, lui demandant de “rendre des comptes.”

“Les propos de Madame Pulvar dépassent le simple cadre d’une campagne électorale et viennent profondément diffamer la police de la République. Je porte plainte au nom du ministère de l’Intérieur”, a ainsi tweeté le locataire de la place Beauvau , par ailleurs vivement critiqué par une partie de la gauche pour avoir salué les policiers au début du fameux rassemblement.

Concrètement, que reproche Gérald Darmanin, lui-même candidat aux régionales dans les Hauts-de-France, à la tête de liste socialiste? Joint par l’AFP , son entourage précise qu’il s’agit d’une plainte pour “diffamation” visant “une succession de propos.”

Des propos rattachés... et prescrits?

Samedi, Audrey Pulvar a expliqué sur franceinfo sa gêne face aux images de forces de l’ordre rassemblées devant le Parlement. Une manifestation “soutenue par l’extrême droite, à laquelle participe un ministre de l’Intérieur, qui marche sur l’Assemblée nationale pour faire pression sur les députés en train d’examiner un texte de loi concernant la justice, c’est une image qui pour moi était assez glaçante”, selon les mots de l’ancienne journaliste.

Des propos jugés “totalement scandaleux” par Gérald Darmanin, invité à réagir sur France Bleu Provence ce lundi 24 mai en marge d’un déplacement consacré à la lutte anti-drogue à Marseille. Selon le ministre de l’Intérieur, cette sortie de la candidate PS “légitime” de près ou de loin les attaques contre les policiers.

“Il est évident qu’ils sont, eux, ces policiers, les premières victimes des agressions (...) Ces attaques, nous devons les condamner avec la plus grande fermeté. Et c’est pour cela que tous les propos qui légitiment ces attaques, qui viennent toucher notre police, qui viennent lui retirer son honneur, comme ceux de madame Pulvar, qui sont totalement scandaleux ce week-end, doivent être poursuivis et condamnés. C’est ce que j’ai voulu faire”, a-t-il ainsi martelé.

Mais la plainte ministérielle ne devrait pas s’arrêter à cette déclaration. Elle vise également une vidéo de juin 2020 -selon l’entourage du ministre de l’Intérieur cité par l’AFP - exhumée ce week-end sur les réseaux sociaux par Pierre Liscia, porte-parole de Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse, candidate à sa réélection en Île-de-France face à Audrey Pulvar. Cette dernière y dénonce “le racisme dans la police” en France, à l’occasion d’une manifestation à Paris en hommage à George Floyd, Afro-américain tué par un policier à Minneapolis il y a quasiment un an jour pour jour .

Seulement, le délai étant de trois mois en matière de diffamation, ces propos semblent frappés de prescription. Interrogé par l’AFP à ce sujet, l’entourage du ministre de l’Intérieur répond que ces déclarations peuvent ”être versées en accompagnement de la plainte pour l’étayer”.

Le camp Pulvar porte plainte à son tour

Fondée ou non, la décision du “premier flic de France” ulcère la gauche, bien au-delà du seul camp socialiste . “Pleine solidarité avec Audrey Pulvar”, a par exemple tweeté dimanche dans la soirée le dirigeant Insoumis Jean-Luc Mélenchon - qui avait refusé, avec ses troupes, de prendre part au rassemblement “factieux” des forces de l’ordre - en ajoutant: “Darmanin joue les gros bras. Il veut intimider. Sa plainte montre sa faiblesse et sa peur des organisations policières qui font la loi dans son ministère.”

Son collègue Éric Coquerel demande ce lundi à Jean Castex d’intervenir, jugeant la situation “sidérante.” “Ce genre d’attaques venait surtout de groupuscules d’extrême droite (...) si Jean Castex a encore quelque chose de républicain, je me demande ce qu’il attend pour démissionner son ministre”, a lancé le député de Seine-Saint-Denis sur BFMTV , critiquant à nouveau la présence du locataire de la place Beauvau au rassemblement polémique des policiers.

La liste d’Audrey Pulvar, Ile-de-France en commun, a de son côté réagi en fustigeant “une atteinte à la liberté d’expression d’une extrême gravité” dans un communiqué. Accusant le ministre de vouloir “assigner” une candidate “au silence”, les avocats de la liste socialiste ont tenu une conférence de presse ce lundi pour annoncer leur intention de déposer une plainte contre Gérald Darmanin devant la Cour de justice de la République des chefs de “dénonciation calomnieuse”, mais aussi une plainte pour “diffamation”.

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