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    Le nouveau "Gaston Lagaffe" suspendu par les éditions Dupuis

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 16 May - 14:05 · 3 minutes

Le retour de Le retour de "Gaston Lagaffe" ne fait pas l'unanimité.

BANDE DESSINÉE - Sous le coup d’un procès contre Isabelle Franquin, la fille du dessinateur belge, l’éditeur de BD Dupuis a décidé de différer à l’an prochain au plus tôt son projet de sortie d’un nouvel album de Gaston Lagaffe . Intitulé Le retour de Lagaffe , il devait initialement paraitre en octobre 2022.

L’annonce de “la suspension” de cette parution a été faite ce lundi 16 mai à l’occasion d’une audience devant le tribunal de Bruxelles . “On n’a pas envie de faire la guerre, on veut un débat serein” avec Mme Franquin, a expliqué l’avocat de Depuis, Alain Berenboom, à l’AFP. “Nous sommes d’accord pour reporter la prépublication (...) jusqu’au début de l’année 2023, c’est-à-dire après que l’arbitre ait rendu sa décision”, a-t-il assuré.

L’avocate d’Isabelle Franquin, Martine Berwette, s’est félicitée pour sa part que Dupuis doive “s’incliner” dans cette procédure en urgence qui consistait à faire interdire “toute promotion et prépublication” de nouvelles aventures de Lagaffe.

Une décision de justice attendue pour fin septembre

Isabelle Franquin refuse que le personnage star de son père revive sous les traits d’un autre dessinateur, projet des éditions Dupuis qui ont confié le crayon au Canadien Delaf.

“Son papa a répété de manière continue, pendant des années, qu’il ne voulait en aucun cas que Gaston Lagaffe soit repris par un autre dessinateur après sa mort”, a affirmé Martine Berwette devant le tribunal. Il s’agit d’“un droit moral inaliénable” qu’est habilitée à exercer celle qui est l’unique ayant droit d’André Franquin, selon l’avocate.

À l’inverse, les éditions Dupuis estiment être propriétaires des droits patrimoniaux sur les personnages de Franquin, via le rachat en 2013 de la société Marsu Productions avec laquelle le créateur de Lagaffe avait conclu un accord de cession en 1992.

L’arbitre choisi par les deux parties devrait rendre sa décision “fin septembre”, dans un délai d’un mois après des plaidoiries à huis clos prévues fin août. Ce jugement ne sera pas susceptible d’appel, selon les avocats des deux camps.

Ces auteurs qui soutiennent la fille Franquin

Dans son numéro daté du 6 avril, l’hebdomadaire Spirou avait publié un premier gag de Lagaffe dessiné par Delaf, ce qu’avaient déploré les avocats d’Isabelle Franquin. Les éditions Dupuis avaient alors annoncé suspendre la suite des prépublications “par souci d’apaisement”.

La fille de Franquin a ensuite reçu le soutien de plusieurs auteurs, dont Philippe Geluck, dans une lettre ouverte accusant le projet de Dupuis de “bafouer la volonté” du créateur de Lagaffe. “En agissant ainsi (...) vous proposez de revenir à une époque où la volonté du créateur était soumise au bon vouloir des détenteurs des droits commerciaux et où un ersatz – ou produit dérivé – se présente comme une œuvre originale”, dénonce ce texte.

Zep s’est aussi dit révolté par ce projet . “Pour moi, c’est comme si Laurent Gerra enregistrait un nouveau disque de Jacques Brel, avait-il comparé dans les colonnes du Figaro . “Aussi bien imité que ce soit, cela reste de l’imitation (...) Si on ne tolère pas ça dans l’industrie musicale, je ne comprends pas qu’on puisse le tolérer dans la bande dessinée”, expliquait le créateur de Titeuf .

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    Mort de George Perez, dessinateur de comics légendaire passé par Marvel et DC

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 8 May - 08:28 · 4 minutes

Décédé à 67 ans, George Perez laisse derrière lui un héritage immense chez les éditeurs Marvel et DC. Décédé à 67 ans, George Perez laisse derrière lui un héritage immense chez les éditeurs Marvel et DC.

BANDE-DESSINÉE - Marvel et DC lui doivent énormément. Le dessinateur américain George Perez, figure très appréciée du monde des comics de super-héros , est décédé à l’âge de 67 ans d’un cancer du pancréas, a annoncé ce samedi 7 mai son entourage.

“George est parti hier paisiblement, chez lui avec à ses côtés celle qui était sa femme depuis 490 mois et sa famille”, a écrit sur la page Facebook de l’artiste l’une de ses amies proches, Constance Eza. George Perez avait annoncé prendre sa retraite en 2019 en raison de problèmes de santé. S’il se savait condamné par sa maladie qu’il n’avait dévoilée publiquement qu’en fin d’année 2021 , il souhaitait encore rencontrer son public, comme il le partageait régulièrement sur son compte Facebook.

Le dessinateur avait débuté chez Marvel dans les années 1970, travaillant notamment sur les Avengers et les Quatre Fantastiques. Le dessinateur s’était progressivement rapproché de la “distinguée concurrence” DC Comics , grand rival de Marvel, pour lesquelles il a collaboré sur de très nombreux titres comme les “Jeunes Titans” et a contribué à relancer le personnage de “ Wonder Woman ” à la fin des années 1980.

On lui doit également les dessins d’une histoire très singulière sur le personnage de Hulk: Futur Imparfait ou encore Crisis on Infinite Earths , l’un des récits les plus ambitieux de l’histoire de DC Comics.

Chez Marvel, l’un de ses plus grands travaux est sans doute sa collaboration avec le dessinateur Rom Lim pour Infinity Gauntlet de Jim Starlin , une histoire ayant largement inspiré Marvel Studios pour les films Avengers Infinity War et Endgame , devenus certains des plus gros succès au box-office de l’histoire du cinéma.

Marvel et DC pleure leur dessinateur

Les hommages à l’artiste se sont multipliés sur les réseaux sociaux, notamment de la part des “big two”, Marvel et DC.“Ses contributions ont été déterminantes pour faire avancer et réinventer la longue et riche histoire de DC”, a salué l’éditeur sur Twitter.

“Notre famille chez Marvel pleure sa perte”, a réagi son concurrent, soulignant l’importance de son travail ”à travers tous les comics”.

Parmi les autres hommages de l’industrie, celle de Tom King. Auteur de la nouvelle génération, mais déjà reconnu pour son talent, il a lui aussi écrit quelques lignes pour le dessinateur, partageant au passage certaines de ses couvertures, devenues parmi les plus iconiques de l’histoire des super-héros au format papier.

“George Perez n’a jamais fait la moitié du chemin, dans l’art ou dans la vie. Il a repoussé les limites de ce qu’un comics pouvait faire: son style était en quelque sorte, incroyablement puissant et subtilement gracieux”, a-t-il écrit pour lui rendre hommage.

Au cours de sa carrière dans l’industrie de la BD américaine, George Perez a également contribué au célèbre “crossover” (croisement) entre les deux plus célèbres éditeurs de l’industrie. Cette collaboration ayant donné lieu, après de longues années de travail et de conflits à une union inédite des deux éditeurs et de leurs super-héros respectifs le temps de quelques pages: les Avengers de Marvel et la Ligue des Justiciers de DC.

Publiée entre 2003 et 2004, écrite par l’auteur Kurt Busiek et dessinée par Perez, l’histoire de “ JLA/Avengers” permettait pour la première fois de voir échanger et travailler ensemble des personnages qui n’étaient absolument pas destinés à partager les mêmes cases de bande-dessinées.

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    Le retour de "Gaston Lagaffe" révolte Zep

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 7 April - 14:00 · 3 minutes

Le retour de Le retour de "Gaston Lagaffe" ne fait pas l'unanimité.

BANDE DESSINÉE - La reprise de Gaston Lagaffe par un autre auteur que son défunt créateur, “c’est quelque chose qui [...] révolte” Zep. Ce jeudi 7 avril, le bédéiste à l’origine de Titeuf a exprimé toute sa colère à ce sujet dans une interview accordée au Figaro .

“Pour moi, c’est comme si Laurent Gerra enregistrait un nouveau disque de Jacques Brel, a-t-il comparé dans les colonnes du quotidien . Aussi bien imité que ce soit, cela reste de l’imitation. Je trouve que l’aspect littéraire de l’œuvre de Franquin est absent du processus de fabrication. Si on ne tolère pas ça dans l’industrie musicale, je ne comprends pas qu’on puisse le tolérer dans la bande dessinée.”

Au mois de mars, les éditions Dupuis ont annoncé l’arrivée prochaine d’un nouveau tome de l’anti-héros, après 30 ans d’absence, sous les traits du dessinateur canadien Marc Delafontaine (Delaf). Intitulé Le Retour de Lagaffe, l’album au format classique de 48 pages doit paraître le 19 octobre 2022, avec un tirage d’envergure: 1,2 million d’exemplaires.

La nouvelle n’a vraiment pas réjoui tout le monde. Isabelle Franquin, la fille de Franquin, s’y est opposée. Unique ayant-droit d’André Franquin (1924-1997), Isabelle Franquin estime que “les droits moraux sont inaliénables”. Dans un communiqué relayé par son avocat, elle affirme que son père “a toujours exprimé de son vivant, de manière continue et répétée, sa volonté que Gaston ne lui survive pas sous le crayon d’un autre dessinateur”.

Un nouveau Gaston Lagaffe ? Zep a décliné

Zep partage cet avis. Il trouve que “la reprise des grands personnages de la BD franco-belge est un mauvais traitement que l’on inflige à la bande dessinée. En fait, c’est toute la démarche que j’estime humiliante pour la BD. Par exemple, je trouve que l’équipe qui a repris Astérix, Ferri et Conrad, ne démérite pas. Mais bon, ce qu’ils font, ce n’est pas l’Astérix d’Uderzo et Goscinny.”

Il a lui-même décliné un projet de reprise, en 2017, de Gaston Lagaffe . Les éditions Dupuis lui avaient demandé un album dit “signature”, une sorte de Gaston Lagaffe vu par Zep. “Je ne le sentais pas. J’ai trop de respect et d’admiration pour le génie d’André Franquin”, a-t-il expliqué au Figaro .

Ce n’est pas la première controverse de ce genre autour du même personnage de bande-dessinée. Dans le passé, Isabelle Franquin avait déjà affronté le groupe Marsu Productions, éditeur de bandes dessinées inspirées de l’univers de Franquin, avec notamment un personnage nommé “Gastoon” présenté comme le neveu de Gaston. Alors que deux tomes étaient tout de même sortis dans la plus grande discrétion, le litige s’était conclu par un règlement à l’amiable, sans passer par les tribunaux.

Cette fois-ci, l’héritière demande la “suspension urgente et provisoire de toute pré-publication, promotion et diffusion de ces illustrations et planches de BD dans l’attente de la décision de l’arbitre”. Une audience de plaidoiries est prévue à la “mi-mai”.

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    Au festival 48h BD, des bandes dessinées en vente à 2 euros

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 31 March - 15:45 · 1 minute

Une visiteuse regarde la bande dessinée Delcourt au rayon Le Monde des Bulles lors du 49e Festival international de la bande dessinée d

BD - Une opportunité à saisir plus vite que son ombre. Lors de la 10ème édition du festival 48h BD qui aura lieu ce vendredi 1er et samedi 2 avril, un don de 50.000 bandes dessinées aura lieu et 250.000 albums de 15 titres seront mis en vente à seulement deux euros. L’objectif est d’amener le 9ème art auprès du plus grand nombre de personnes en France et en Belgique.

Les 50.000 bandes dessinées offertes seront destinées au Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux (GEPSo), pour la “dimension sociale” du festival. Elles seront ensuite redistribuées à des enfants et adolescents . Les 250.000 seront quant à elle dispatchées “dans 1700 points de vente dont certains qui n’ont pas forcément l’habitude de mettre en avant la BD, des maisons de presse ou des petites librairies” comme l’a expliqué à l’AFP François Capuron, le président de l’association qui porte ce festival.

Les 1700 points de vente où les BD seront disponibles au prix de deux euros à l

Les albums seront disponibles dans toute la France, du Cultura La Valentine de Marseille à l’Espace Culturel du Leclerc de Lille en passant par la librairie Klebber de Strasbourg. Le festival a mis en place une carte dans laquelle sont répertoriés tous les points de vente.

Ces quinze titres à prix réduits vont permettre à onze éditeurs partenaires, comme Glénat ou Pika, de lancer des séries ou de faire connaître des auteurs en ascension. “Enfin, il y a la dimension pédagogique, avec 500 auteurs qui se déplaceront parler de leur art ou participeront à des animations”, a ajouté François Capuron à l'AFP.

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    Spider-Man a soixante ans: ses trois meilleures aventures

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 20 March - 07:00 · 4 minutes

COMICS - En 2022, Spider-Man fête 60 ans d’existence! Difficile d’imaginer que le personnage connaîtrait un tel succès au moment de sa création par Stan Lee et Steve Ditko en août 1962, au départ pour un unique récit proposé dans le dernier numéro d’une anthologie de science-fiction ( Amazing Fantasy ).

L’homme-araignée aurait dû mourir avec la revue, mais le courrier des lecteurs sauve alors Spidey, ressuscité quelques mois plus tard dans une nouvelle revue qui lui est dédiée: Amazing Spider-Man . À partir de là, le succès des différentes séries consacrées au personnage ne sera jamais démenti.

Cette popularité semble même croissante: le dernier film consacré au superhéros ( No Way Home ), sorti il y a quelques mois, a battu tous les records en France, dépassant pour la première fois les 7 millions d’entrées pour un film consacré au personnage.

C’est sans doute la raison pour laquelle Panini Comics, l’éditeur français des récits Marvel , a décidé de fêter en grand cet anniversaire avec une collection de dix albums cartonnés, rassemblant selon l’éditeur les dix plus grands récits consacrés au superhéros. Nous avons jugé sur pièce chacune de ces histoires, vendues à un prix très modique (6,99 euros le tome) et sélectionné les trois meilleurs albums de la collection, présentés ici par ordre de préférence.

N°1 - La dernière chasse de Kraven

La dernière chasse de Kraven

Auteurs: JM DeMatteis et Mike Zeck

Première publication: 1987

Maintes fois rééditée dans tous les formats et les collections possibles, “La dernière chasse de Kraven” est sans doute l’histoire préférée des fans de la série, celle qui recueille le plus de louanges. La rumeur d’une adaptation cinématographique de ces épisodes cultes est d’ailleurs récurrente, mais il est probable que la violence de l’histoire complique le financement d’un projet qui ne pourrait pas s’adresser au public des enfants généralement visé par les films honorant Spider-Man. Car ce récit est à l’époque publié dans la foulée de Watchmen et The Dark Knight Returns, des récits à la complexité et à la noirceur inédites, proposés un an plus tôt par la maison concurrente DC. On sent que Marvel a eu à cœur de répondre à ces grands succès par un récit intense, au final sans doute un peu trop extrême. L’histoire racontée, avec ses personnages torturés, ne ressemble à aucun autre récit de Spider-Man et c’est qui fait tout son sel.

N°2 - La mort de Gwen Stacy

La mort de Gwen Stacy

Auteurs: Roy Thomas, Gerry Conway et Gil Kane

Première publication: 1971 / 1973

Voici réunis deux récits incontournables qui ont contribué à forger la mythologie du personnage et ont directement inspiré les films de Sam Raimi. Les trois premiers épisodes de l’album, écrits par Stan Lee, s’articulent autour de l’identité secrète du Bouffon Vert, un super-vilain dont la révélation est vertigineuse pour Peter Parker. Les trois suivants, écrits deux ans plus tard par Gerry Conway, vont à rebours de tout ce qu’on peut imaginer dans une histoire de super-héros pour raconter l’échec, l’impuissance et la souffrance d’un personnage qui n’a jamais paru si fragile. La mort de Gwen Stacy qui donne son titre au volume créé chez les lecteurs de l’époque un choc inimaginable. Pour ce classique absolu, un seul regret : la fin abrupte, tant on aimerait lire la suite immédiate.

N°3 - Spider-Man n’est plus !

Spider-Man n

Auteurs: Stan Lee et John Romita

Première publication: 1963

Les cinq épisodes compilés dans ce qui constitue le premier volume de la collection paraissent à l’origine quelques mois à peine après la création du personnage. Le dessinateur Steve Ditko vient d’être remplacé par John Romita Sr. qui va devenir l’un des artistes les plus importants des débuts de la saga. Ces épisodes installent un personnage qui deviendra essentiel dans l’univers Marvel : le Caïd, futur antagoniste du super-héros aveugle Daredevil. Surtout, ils développent tous les dilemmes du personnage adolescent de Spider-Man, dont l’âge le distingue des autres super-héros : vaut-il mieux protéger la ville des gangsters ou s’occuper de ses proches ? Privilégier ses études ou assumer la responsabilité conférée par ses pouvoirs ? Dans cet album qui inspirera lui aussi fortement les films de Sam Raimi, Spider-Man en proie à ses doutes abandonne même temporairement le costume.

Conclusion : Pour aller plus loin, les cinq premiers tomes et le neuvième de la collection sont incontournables si vous ne les avez pas déjà sous une autre forme (ce qui sera difficile pour les connaisseurs tant ces récits ont fait l’histoire du personnage). Bien que l’on puisse faire le constat que les deux dernières décennies sont moins riches en épisodes forts parmi ceux proposés, et qu’elle fait complètement l’impasse sur la décennie 1990, cette collection consacrée aux 60 ans de Spider-Man est pertinente en termes de choix. Pour moins de 70 €, il est possible de s’offrir une belle anthologie... sans trop tarder car les albums ne seront pas réédités une fois épuisés.

Retrouvez la version complète de cet article et la critique de chacun des dix albums dans le prochain numéro de la revue dBD, disponible en kiosques en avril.

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    Avec "Le Retour de Lagaffe", Gaston revient après 30 ans d'absence

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 March - 11:25 · 1 minute

Gaston Lagaffe revient dans un nouvel album:

BD - “M’enfin”, Gaston Lagaffe va faire son retour? C’est ce qu’ont annoncé les éditions Dupuis ce jeudi 17 mars. Après 30 ans d’absence, le personnage de bande dessinée culte, imaginé par Franquin, va reprendre du service sous le coup de crayon du dessinateur canadien Delaf.

Intitulé Le Retour de Lagaffe, l’album , au format classique de 48 pages, doit paraître le 19 octobre 2022, avec un tirage à la hauteur de la notoriété de cet anti-héros, doux idéaliste, paresseux et inventif: 1,2 million d’exemplaires.

“C’est une prise de risque. Quitte à relancer la série, nous nous sommes dit qu’il ne servait à rien de le faire petit bras. Parce que c’est l’un des personnages les plus emblématiques de la BD franco-belge”, a expliqué à l’AFP le directeur éditorial de Dupuis, Stéphane Beaujean.

Le retour d’un anti-héros

Comme Gaston Lagaffe, des personnages de légende comme Astérix, Lucky Luke ou encore plus récemment Corto Maltese, relancé par les éditions Casterman en 2021, ont vécu une renaissance après la mort de leur créateur.

“Peu s’attendaient à ce qu’il revienne. Mais, pour lui, c’était le moment: si nous ne l’avions pas fait, il n’avait plus beaucoup d’années de notoriété devant lui, parce que la plupart des héros de BD qui ne trouvent pas de suite disparaissent tout simplement”, a ajouté Stéphane Beaujean.

Dans le cas de Lagaffe, le choix du dessinateur Delaf s’est imposé après la parution en 2017 d’un hommage à André Franquin, La Galerie des gaffes , où la planche dessinée par le Québécois avait frappé les lecteurs par le mimétisme avec l’œuvre du dessinateur belge (1924-1997).

“Cet hommage de Delaf imitait à la perfection Franquin, tout le monde l’a dit. C’est donc le retour de Gaston dans son caractère canonique, au plus près de la version originale”, a souligné Stéphane Beaujean.

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    The Batman: les comics qui ont inspiré le film

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 2 March - 05:00 · 10 minutes

Une plongée dans la psyché d’un super-héros plus terre à terre que jamais, sans basculer dans un registre de fiction éloigné du thriller urbain (donc pas de fantastique ni de science-fiction). C’est aussi la promesse (tenue) du film

CINÉMA - Le réalisateur du nouveau film sur le Chevalier Noir, Matt Reeves, et ses scénaristes ont officieusement pioché dans sept titres de bandes dessinées sur Batman pour créer leur histoire et leurs personnages. Décryptage.

Les origines…

Sans surprise, le célèbre Année Un ( Year One en VO) ouvre le bal. Publié en 1987, le titre fait (plus ou moins) table rase du passé de Batman et modernise ses origines (le justicier a été publié pour la première fois en 1939). Frank Miller écrit Année Un , qui s’étale sur quatre chapitres, et montre le retour de Bruce Wayne à Gotham City après des années d’entraînement dans d’autres pays, ainsi que l’arrivée de James Gordon dans la ville. Le comic book alterne les points de vue entre les deux hommes dans une cité sale, violente et tristement plausible. Sous ce prisme “réaliste”, l’auteur initie le milliardaire à ses premiers pas costumés. Il croise déjà Selina Kyle (une prostituée!) et évolue dans un environnement noir et crasseux. Année Un bénéficie des dessins de David Mazzuchelli, parfait pour impulser un style qui traverse les années sans réellement vieillir. Miller avait signé l’année précédente (1986) le culte The Dark Knight Returns , dans lequel avait pioché en partie Zack Snyder pour son film Batman v Superman: l’aube de la justice (2016). Matt Reeves, metteur en scène de The Batman qui co-signe également le scénario, déclarait qu’il avait été inspiré “ par l’aspect très cru d’albums comme Année Un et Ego [cf. plus loin]”, idéal pour raconter son histoire “ comme si elle se déroulait dans le monde réel ”.

De 1996 à 1997, le tandem Jeph Loeb (écriture) et Tim Sale (dessin) propose Un Long Halloween ( A Long Halloween ). Récit-fleuve indépendant qui suit à nouveau le Chevalier Noir durant ses premières années de carrière. Le titre est une longue enquête mêlant le milieu mafieux de Gotham et la plupart des ennemis emblématiques de Batman. Un tueur en série, Holiday, sévit à chaque fête (Halloween, Thanksgiving, Réveillon du Nouvel An…). L’ambiance noire servie par les superbes traits anguleux et le style si singulier et intemporel de Tim Sale, permet à Un Long Halloween d’être un incontournable pour les fans de Batman, mais aussi pour ceux qui veulent s’aventurer dans les bandes dessinées sur le superhéros. C’est principalement l’aspect investigation qui a été injecté dans The Batman ; la fiction souhaitant mettre en avant le côté détective du justicier, souvent délaissé dans ses adaptations.

Le début des alliés

Jeph Loeb et Tim Sale enchaînent sur une double suite: Amère Victoire ( Dark Victory ) et Catwoman à Rome ( Catwoman: When in Rome ), publiés de 2002 à 2005. La première prolonge directement Un Long Halloween en invitant le jeune Dick Grayson à rencontrer Bruce Wayne et, de facto , montrer Batman et son premier side-kick Robin. Le tout dans la même veine: un nouveau tueur en série, une patte graphique séduisante, un rythme haletant et une histoire passionnante. Harvey Dent (Double Face) y occupe une place non négligeable également. Ni lui ni Robin ne sont dans le long-métrage de Matt Reeves.

Catwoman à Rome se déroule durant Amère Victoire . La célèbre voleuse s’éclipsait un temps avant de revenir dans sa conclusion. Qu’a-t-elle fait durant son absence? C’est précisément ce que le titre dévoile. Selina Kyle est en voyage en Italie (à Rome, forcément) accompagné du Sphinx. Ce dernier et Catwoman et lui font partie de la distribution du film de Matt Reeves (interprétés par Paul Dano et Zoë Kravitz), mais ne sont absolument pas mis en scène sous cet angle puisque la bande dessinée est assez légère, avec un ton humoristique. Un ensemble très éloigné du film donc, qui fait du Riddler un terroriste masqué et de Selina une alliée de Batman dans leur quête de “vengeance”. Mécaniquement ces deux comics sont donc assez éloignés de The Batman .

Batman & Catwoman

Autres titres revendiqués par Reeves: Batman Ego et Catwoman – Le dernier braquage , tous deux signés par le regretté Darwyn Cooke. Le scénariste et dessinateur (décédé en 2016) publie son premier titre chez DC Comics en 2000. Il met en scène dans une histoire courte (70 pages), un Batman en proie à sa propre ombre démoniaque, au sens figuré comme littéral. Traumatisé par le suicide d’un homme de main du Joker (qui préfère se donner la mort plutôt que d’affronter les représailles de son patron), Bruce Wayne bascule à la frontière de la folie, flirtant avec une éventuelle schizophrénie. Cette introspection dans la psyché du Dark Knight, plus ou moins inédite pour l’époque, fonctionne grâce aux dessins rétro, proches du cartoon , jurant radicalement avec les propos graves et dramatiques de l’histoire. Ce style graphique atypique de Cooke livre de belles séquences psychédéliques. Le conflit intérieur de Bruce/Batman reste un peu frustrant, car trop court malgré un voyage chromatique sympathique. Matt Reeves ne cache pas son amour pour cette œuvre (culte chez les fans): “ Je voulais entrer dans la tête du personnage et m’intéresser à sa psychologie. […] Une des plongées les plus profondes se trouve dans ‘‘Ego’. L’auteur se confronte à la bête qu’est Batman et c’est ce genre de dualité que je recherche” . Le metteur en scène évoquait l’intérêt pour la part d’ombre de son personnage principal; “c’ est un type qui tente de régler ses névroses en faisant le justicier. Il est presque accro à ça, comme on peut l’être à une drogue ”. On ne peut lui donner tort quand on voit The Batman , où Pattinson est habité par son personnage, en colère et à vif tout le long, offrant une expérience viscérale pour lui et le spectateur, une itération inédite à l’écran de l’iconique justicier!

Darwyn Cooke livre dans la foulée Catwoman – Le dernier braquage . Si le titre est éloigné de l’ambiance du précédent, la patte graphique et l’univers partagé proposent un élégant diptyque. Selina Kyle prépare son dernier gros coup, le braquage d’un train, le tout croqué façon film de casse. La jeune femme n’a pas de costume de féline et s’entoure de mercenaires pour réussir sa mission. Batman est totalement absent, laissant pleine puissance à la voleuse et son équipe, jonglant entre dialogues ciselés, amusants, et scènes violentes voire tragiques. Un équilibre des genres parfaitement maîtrisé par Cooke qui sublime son récit avec un découpage hyper dynamique, presque “cinématographique” avec une fluidité et lisibilité exemplaire. La bande dessinée développe dans sa seconde partie le début d’une autre série centrée sur Catwoman, toujours dessinée par Cooke, mais cette fois accompagnée d’Ed Brubaker à l’écriture ( Gotham Central …). Dans The Batman , Zoë Kravitz propose une Selina Kyle tour à tour mystérieuse, forte et fragile, en phase avec l’ADN du personnage, que ce soit dans Le dernier braquage ou d’autres titres sur Catwoman.

Batman Imposter (sortie en France le 25 février) est l’œuvre la plus récente de cette sélection (publiée aux États-Unis fin 2021). Elle est écrite par Mattson Tomlin, qui a brièvement participé à l’écriture du scénario de The Batman ! Comme son titre l’indique, un imposteur sévit à Gotham: une personne avec le même costume que le Chevalier Noir mais qui n’hésite pas à tuer. Bruce Wayne, en pleine thérapie, se livre sur sa croisade et ses obsessions tandis qu’il enquête sur son double criminel. Le milliardaire tombe également sous le charme d’une inspectrice. Batman Imposter va sans aucun doute s’imposer rapidement dans la liste des comics incontournables sur le Dark Knight tant son récit palpitant (parfois trop bavard) et haletant (en trois chapitres) est magnifié par les dessins d’Andrea Sorrentino. Cet artiste délivre habilement ses cases et ses planches avec une approche inédite, une construction hors-norme qui va parfois dans tous les sens sans jamais perdre son lecteur. Ses traits réalistes, aussi bien pour les protagonistes (son Bruce Wayne ressemble d’ailleurs fortement à Robert Pattinson) que pour les déambulations nocturnes et urbaines, sont un régal. Les pleines planches de la patte si singulière de Sorrentino couplées à une colorisation sans faille, aux tons sombres, souvent nappées d’écarlate, le tout dans une veine ultra réaliste, parfois d’une froideur sans nom et dotées subtilement d’une pointe d’émotion sont simplement parfaites. Si The Batman a évidemment été écrit et tourné avant la publication d’ Imposter , Tomlin a su mettre son talent de raconteur et dialoguiste au service du long-métrage. Un des concepts vus dans la BD est également dans le film: un réseau de motos souterrain utilisé par le Chevalier Noir pour ses déplacements rapides et nocturnes.

En plus de ces sept comics, impossible de ne pas penser à la série Terre-Un ( Earth One ) quand on a vu The Batman . Si Matt Reeves n’évoque (étonnamment) pas ce titre dans sa sélection d’inspiration, on l’ajoute volontiers tant elle fait sens. En effet, la BD montre les premiers pas d’un Batman violent, inexpérimenté et impatient dans un monde, encore une fois, proche du notre, épaulé par un Alfred plus brutal qu’à l’accoutumée (verbalement et physiquement), dont le look est identique à celui d’Andy Serkis, qui incarne le célèbre majordome. La version Riddler du film est aussi assez proche de celle du deuxième volume et un élément majeur à propos de la famille Wayne se retrouve dans The Batman et dans… le troisième et dernier tome de Terre-Un (en vente le 4 mars). Finalement, les comics qui se rapprochent le plus du long-métrage sont surtout Année Un , Imposter et Terre-Un (ça ne veut pas dire que les autres n’ont rien à voir, Reeves s’est d’ailleurs toujours défendu d’avoir adapté réellement un titre en particulier, mais plutôt d’avoir pioché à droite à gauche – mais maintenant qu’on a vu le film, seuls ces trois récits semblent les plus évidents). Reeves a bel et bien conçu une intrigue inédite pour son film, qui fait honneur au mythe de Batman. Il y a un énorme respect du matériel initial comme l’aspect détective et les codes classiques de l’univers.

Le point commun de toutes ces œuvres est leur approche globalement “réaliste” des aventures d’un homme en proie à ses démons intérieurs (même si les comics de Loeb/Sale ont une petite touche de “fantaisie” grâce à la galerie d’ennemis fantasques et colorés du Dark Knight). Une plongée dans la psyché d’un superhéros plus terre à terre que jamais, sans basculer dans un registre de fiction éloigné du thriller urbain (donc pas de fantastique ni de science-fiction). C’est aussi la promesse (tenue) du film, qui sort ce 2 mars au cinéma.

Pour ceux qui souhaitent découvrir les comics sur Batman, ces titres sont particulièrement accessibles et de grande qualité. Ils sont tous disponibles chez l’éditeur Urban Comics et bénéficient d’une critique détaillée et imagée sur le site ComicsBatman .

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    George R.R. Martin et Marvel s'associent pour une série de comics

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 19 February - 13:59 · 2 minutes

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BANDE DESSINÉE - Après HBO, nouveau partenariat avec Marvel. George R.R. Martin , l’auteur américain derrière les romans Game of Thrones a annoncé ce vendredi 18 février qu’il s’associait à la “Maison des Idées” pour développer une série de comics adaptée des nouvelles Wild Cards .

Depuis le succès de Game of Thrones en série télévisée, l’auteur multiplie les adaptations de ses œuvres sur différents médiums. Cette fois c’est avec Marvel Comics qui fait équipe pour transposer en cases de BD l’anthologie Wild Cards , une série de nouvelles autour de super-héros.

“Comme mes fans le savent peut-être déjà, le monde de Wild Cards occupe une place spéciale dans mon cœur, a expliqué George R.R. Martin. “Avoir le privilège d’annoncer qu’un titan de l’industrie comme Marvel va produire le récit depuis le début comme une bande-dessinée me procure une joie sans fin”, s’est réjoui l’auteur.

Lancé en 1987, ce recueil de nouvelles écrit avec plus de 40 auteurs relate l’histoire d’une Terre où un virus extraterrestre -nommé Wild Cards- est libéré au-dessus de New-York au lendemain de la Seconde guerre mondiale et décime une grande partie de l’humanité. Certains survivants découvrent alors qu’ils ont obtenu des super-pouvoirs.

Cette uchronie imaginée à la base par George R.R Martin quelques années avant de se lancer dans l’écriture du Trône de Fer , sera cette fois écrite par Paul Cornell qui a déjà collaboré sur les romans et nouvelles Wilds Cards . Elle sera illustrée par le dessinateur Mike Hawthorne, bien connu des amateurs de bandes-dessinées américaines pour son travail sur le personnage de Deadpool chez Marvel.

Cette série de comics devrait débuter sa publication le 1er juin prochain outre-Atlantique. Mais cette année 2022 sera aussi l’occasion de profiter d’un autre projet imaginé par George R.R Martin: la série télé spin-off de Game Of Thrones baptisée House of the Dragon , plongera les spectateurs 200 ans en arrière pour découvrir les événements qui ont mené à la chute de la Maison Targaryen.

D’ailleurs, l’auteur a déjà pu consulter le premier épisode de cette nouvelle série produite par HBO et il a “adoré”, selon ses propres mots.

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