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    Pourquoi voir Real-PSG en streaming sera quasiment impossible

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 9 March - 16:30 · 8 minutes

Les sites de streaming sportifs illégaux sont dans le viseur de l

INTERNET - Comptez-vous regarder le match de la Ligue des champions Real Madrid-PSG ce mercredi 9 mars? Si oui mais que vous n’êtes pas abonnés à Canal+ Sports ou RMC, vous aurez peut-être du mal à trouver un site de streaming retransmettant la rencontre. D’ailleurs, il est de plus en plus difficile de trouver ces alternatives gratuites mais illégales. Car l’ Arcom , nouvelle entité qui a notamment pour mission de lutter contre le piratage sportif, a déjà bloqué des dizaines de sites depuis sa création le 1er janvier.

De son nom complet “Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique”, l’Arcom est issue de la fusion entre le CSA , ancienne autorité française de régulation de l’audiovisuel, et de l’ Hadopi , dont l’une des missions principales était déjà de lutter contre le piratage sur Internet. Cette dernière, créée en 2009, s’adressait particulièrement au piratage de pair à pair (abrégé P2P pour “peer to peer”), c’est-à-dire le transfert de fichiers -en grande majorité culturels comme des films- d’un ordinateur à un autre.

Toutefois, “la loi, avant la création de l’Arcom, ne donnait pas compétence à l’Hadopi pour lutter contre le piratage sportif”, rappelle dans le Huffpost Denis Rapone, ancien président de l’autorité et désormais coprésident du groupe de travail de l’Arcom “Protection et diffusion de la création et des contenus sportifs sur internet” aux côtés de Laurence Pécaut-Rivolier.

Le piratage sportif en hausse avec la multiplication des diffuseurs

Problème, ce type de piratage s’est largement développé dans les années 2010, engendrant des pertes évaluées à plusieurs centaines de millions d’euros. Le piratage sportif a même augmenté de 65% rien qu’entre 2018 et 2020, selon un rapport de décembre 2020. En cause d’après eux: la Coupe du monde en Russie , dont seuls une partie des matchs étaient diffusés en clair, et l’arrivée de RMC dans la diffusion de la Ligue des champions, l’offre étant répartie également avec Canal+ et BeIN Sports. Résultat en 2021, 18% des internautes français de 15 ans et plus déclarent utiliser des moyens illégaux pour accéder à des retransmissions en direct, détaille une étude du CSA dont les conclusions ont été fournies au Huffpost. Le foot est le premier sport touché, mais le rugby, le tennis ou la Formule, très populaires, font aussi partie des plus piratés.

Face à ce recours de plus en plus massif aux pratiques illégales -possible grâce à l’amélioration de la qualité du streaming et à l’arrivée des boîtiers IPTV (les programmes télévisés sont transmis avec le protocole internet, certains boîtiers permettent l’accès à des sites illégaux)- une nouvelle loi a donc été créée pour répondre aux faiblesses de l’Hadopi. Celle-ci crée l’Arcom qui peut désormais lutter contre le streaming sportif.

Comment? Laurence Pécaut-Rivolier, qui travaille avec Denis Rapone, explique: “Les ayants droit (les chaînes qui diffusent ou les ligues professionnelles) peuvent saisir le tribunal judiciaire en fournissant des captures d’écran de sites qui comptent retransmettre la compétition de manière illégale.” Le tribunal vérifie les preuves et demande aux FAI (fournisseurs d’accès à internet, comme Free, SFR ou Orange) de bloquer ces pages jugées illégales pour empêcher leur accès aux internautes français. C’est ce qu’il s’est passé juste avant la rencontre PSG-Real Madrid du 15 février. Après une demande de Canal+, détenteur des droits de diffusion, le tribunal judiciaire de Paris a rendu une ordonnance enjoignant les FAI à bloquer des sites de streaming qui allaient retransmettre le match illégalement. Cette décision vaut pour tous les matchs de Ligue des champions jusqu’à la fin de la saison. BeIN Sports, qui diffuse également certains matchs de la compétition, va par extension bénéficier de cette décision.

130 sites bloqués depuis le 1er janvier

Ensuite, et c’est là que l’Arcom intervient, “si les ayants droit constatent, après l’ordonnance du tribunal, que d’autres sites s’apprêtent à diffuser ou diffusent des images de cette même compétition, ils peuvent nous saisir. À partir de là, nous faisons une notification aux FAI pour qu’ils bloquent aussi ces pages web rapidement”, poursuit Laurence Pécaut-Rivolier. C’est encore une fois ce qu’il s’est passé pour PSG-Real Madrid. Après la décision du tribunal, Canal+ a saisi l’Arcom la veille du match en signalant de nouveaux sites illégaux, puis l’autorité a notifié aux FAI les onze adresses à bloquer. “Nous mettons en place la procédure prévue par la loi dans un temps record, dans les 24h après avoir été saisis”, remarque fièrement Laurence Pécaut-Rivolier.

BeIN Sports, l’un des pionniers de la lutte contre le piratage sportif, félicite cette nouvelle loi. “Nous sommes très très très contents que le texte ait été voté et très contents que la mission dynamique soit confiée à l’Arcom. Ils font un travail remarquable et sont très efficaces. Les FAI exécutent les décisions de justice, j’espère qu’on va continuer dans ce sens”, loue Caroline Guenneteau, secrétaire générale adjointe de BeIN Media Group. “Tout est perfectible, nous ne sommes qu’au début. On souhaite industrialiser un peu plus le process mais les résultats sont déjà très satisfaisants”, ajoute-t-elle.

À l’heure où ces lignes sont écrites, 130 de sites ont été bloqués depuis le 1er janvier. Parmi eux, révèle NextImpact : beinmatch.tv, kooora4live.net, kora-online.tv, cloud.yalla-shoot.us, tv.kora-star.com, sekdrive.net, sportnews.to, fcstream.cc, freestreams-live1.com, aflam4you.tv, can2021.aflam4you.tv, Ilivestream.com,Usagoals.sx, SportP2P.com...

Ce dispositif concerne toutefois seulement les internautes qui souhaitent regarder le match sur le sol français. Facile alors d’éluder le blocage en utilisant par exemple un VPN, un outil qui permet de localiser virtuellement l’ordinateur dans un autre pays. “Il y aura toujours des mesures de contournement”, reconnaît Pauline Blassel, ancienne secrétaire générale de l’Hadopi, aujourd’hui directrice générale adjointe de l’Arcom. “Mais les services, comme les VPN, qui permettraient activement l’accès aux pages illicites, peuvent aussi être mis en cause par les ayants droit. La loi encourage également les différentes parties prenantes à conclure des accords entre elles pour empêcher la diffusion de contenus pirates. Des VPN pourraient ainsi, par exemple, conclure des accords avec les ayants droit.”

Le secteur du sport doit trouver un nouveau modèle économique

D’autres outils existent pour lutter contre le piratage sportif, comme le déréférencement des sites sur les moteurs de recherche pour les rendre introuvables, ou le blocage des adresses IP. Ces instruments seront toutefois développés plus tard, précise nos interlocuteurs. Denis Rapone insiste aussi sur l’importance du volet “sensibilisation” afin d’“aller vers les internautes, surtout les plus jeunes, pour les diriger vers un usage responsable et vertueux de l’Internet”.

Une chose est sûre, l’internaute reste dans tous les cas pénalisé. Que dire à un ou une étudiant.e fan de foot qui n’a pas les moyens de payer des abonnements à toutes les chaînes pour voir les matchs de son équipe préférée? La secrétaire générale adjointe de BeIN ne mâche pas ses mots. “Je ne comprends pas cet argument”, pose-t-elle d’emblée. “Quand vous rentrez dans un magasin Zadig et Voltaire, vous ne vous dites pas ‘je veux tous les sacs’. On ne peut pas tout avoir. Diffuser le sport, ça coûte des millions d’euros d’investissements”, souligne-t-elle. “Quand je veux une baguette de pain, je ne la prends pas, sinon c’est du vol. Le sport, c’est pareil. Les biens et les services ont un prix. Surtout que notre offre reste abordable, notre abonnement est à 15 euros pour une grande variété de sports, c’est à peine plus cher qu’une séance de cinéma”, pointe-t-elle.

Du côté de l’Arcom, Pauline Blassel se veut plus compréhensive. “On sait que la moitié des consommateurs (47%) qui ont des pratiques illicites dans le sport sont par ailleurs abonnés à une offre légale. Les gens sont parfois amenés à réaliser des arbitrages et on est conscients de la difficulté que ça peut représenter pour certains utilisateurs”, concède la directrice générale adjointe de l’autorité.

À terme, explique-t-elle, le but est de créer “un environnement économique sain et équilibré pour permettre à des offres légales de se développer, tout en restant accessibles aux consommateurs”, à l’image du domaine de la musique avec Spotify et Deezer. “. Le secteur de la musique a mis plusieurs années avant de trouver un modèle économique viable face à l’évolution des usages numériques. Le sport, dernier attaqué par les pratiques de piratage, doit à son tour trouver son équilibre”, justifie-t-elle. En attendant, les fans doivent soit se passer des compétitions, soit augmenter leur budget sport mensuel... soit renoncer à aller au cinéma.

À voir également sur Le HuffPost: Ligue des Champions: à quoi ressemblait le monde lors de la dernière (et unique) victoire française

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    Ligue 1 2021-2022: où regarder le championnat de France et à quel prix?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 6 August, 2021 - 10:31 · 4 minutes

Les clubs évitent ainsi le scénario cauchemardesque de

FOOTBALL - La Ligue 1 fait son retour. Le championnat de France reprend ses droits dès ce vendredi 6 août, moins d’un mois après la finale de l’Euro remporté par l’Italie. Le LOSC , tenant du titre, va-t-il recréer l’exploit? Le Paris Saint-Germain , sept fois champion sur les neuf dernières saisons, reprendra-t-il son bien? Quid de l’Olympique de Marseille ou encore de l’OGC Nice, qui se prennent à rêver après leur mercato ambitieux? Les courses au titre, à l’Europe et au maintien s’annoncent très animées et ce ne sont pas les seules.

En effet, la question des droits TV a autant animé l’été que le mercato et elle revient souvent dès que l’on parle de la Ligue 1 . À quelques heures de la reprise, il est encore difficile d’y voir clair tant les rebondissements sont légion depuis le fiasco Mediapro.

Sur quelles chaînes sera diffusé le prochain championnat de France? À quel prix? À l’aube de cette nouvelle saison, Le HuffPost fait un état des lieux.

80% des matches diffusés sur Amazon

Partons du plus simple: chaque week-end, huit matches sur dix (dont l’affiche du dimanche soir) seront diffusés sur Amazon Prime et sa chaîne “Pass Ligue 1” . Amazon a en effet acquis, contre toute attente, la majorité des droits du foot français à un prix dérisoire de 250 millions d’euros par an (jusqu’en 2024) au mois de juin dernier.

Pour y avoir accès, il faudra donc s’abonner à Amazon Prime (si ce n’est pas déjà fait) pour 49 euros par an (ou 5,99 euros par mois) et souscrire ensuite le supplément Ligue 1 (12,99 euros par mois). Au total, il faudra donc débourser près de 19 euros par mois pour regarder une grosse partie du championnat de France, tout en bénéficiant de l’ensemble des services de la plateforme (livraison préférentielle et service de streaming).

En ce qui concerne son dispositif, Amazon n’a pas fait les choses à moitié avec le retour de certaines figures de l’ancienne chaîne de Mediapro (Marina Lorenzo, Thibault Le Rol, Smaïl Bouabdellah ou Julien Brun) mais aussi le recrutement d’une pluie de consultants (Ludovic Giuly, Pascal Dupraz, Édouard Cissé, Mathieu Bodmer, Benoît Cheyrou). Amazon a même réussi à convaincre Thierry Henry, qui sera la tête d’affiche du casting de la nouvelle chaîne, et interviendra principalement sur les grosses affiches du championnat.

Quid des deux derniers matches?

Pour les deux autres matches de chaque journée, la situation est plus délicate. Alors que le flou restait total il y a encore quelques jours, c’est finalement Canal+ qui diffusera les diffusera: Troyes-PSG, ce samedi à 21h et Metz-Lille, dimanche à 17h pour la première journée. Mais que la situation fut rocambolesque et tout n’est pas terminé.

Petit rappel des faits. Jusqu’à présent, c’est Canal+ qui diffusait ces deux rencontre via une sous-licence payée à la chaîne beIN Sports. Mais le montant, 332 millions par an jusqu’en 2024 est jugé bien trop élevé par la chaîne cryptée qui reproche à beIN Sports de ne pas avoir dénoncé le contrat quand celui avec Mediapro a été cassé en cours de saison dernière.

Canal se retrouve à payer un prix supérieur à celui dépensé par Amazon, qui diffuse pourtant quatre fois plus de rencontres, dont les dix plus belles affiches de la saison. Impensable pour Canal, qui refusait donc de payer le moindre centime à beIN Sports tant que celle-ci n’engageait pas de poursuites contre la LFP.

Canal+ perd une première bataille

La chaîne cryptée avait donc employé la manière forte pour se faire entendre, et à raison puisque beIN avait fini par assigner la principale instance du foot français en justice, dans le but de rendre caduc le contrat. Selon l’AFP, la procédure ne sera d’ailleurs pas ouverte avant le mois de novembre. Par ailleurs, la chaîne qatarie avait également porté l’affaire devant la Commission européenne pour “distorsion concurrentielle”.

En attendant, il fallait donc obligatoirement trouver un diffuseur avant le début du championnat et ainsi éviter le scénario catastrophe de “l’écran noir”, dévastateur pour les clubs (déjà fragilisés par la crise sanitaire). Le tribunal de commerce de Nanterre a donc tranché, en défaveur de Canal+ mais également de beIN Sports. Cette dernière doit “honorer l’intégralité (de ses) obligations (...) jusqu’à ce qu’un juge du fond ait statué sur la résiliation dudit contrat ou la caducité du contrat”, explique l’AFP. Même chose pour la chaîne du groupe Vivendi qui, si elle ne respecte pas ses engagements, risque une pénalité d’un million d’euros par jour de retard à compter du 6 août et dans la limite de 90 jours.

Un premier soulagement pour les clubs, mais un coup de massue pour la chaîne cryptée, qui, même si elle compte faire appel, diffusera donc (pour l’instant), aux côtés d’Amazon, la prochaine saison de Ligue 1. Canal+ co-retransmettra aussi la Premier League (championnat anglais) ainsi qu’une partie de la Ligue des Champions avec RMC Sport et beIN Sports. Pour s’abonner, il faudra payer 21,99 euros par mois, sauf si l’on a moins de 26 ans. Dans ce cas, le prix avoisine les 11 euros.

À voir également sur Le HuffPost: Pendant l’Euro de football, l’Angleterre a pratiqué le “hot yoga”

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    Ligue 1: beIN Sports ordonné par la justice d'assurer la diffusion des matches

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 4 August, 2021 - 17:03 · 2 minutes

Le premier match de la Ligue 1, Troyes-Paris SG, n

TÉLÉVISION - La nouvelle va ravir les abonnés de la chaîne. Ce mercredi 4 août 2021, le tribunal judiciaire a donné raison à la Ligue de football professionnel (LFP) contre beIN Sports, sommé d’exécuter “la programmation des matches”, “la production et la transmission des images”, ainsi que “la diffusion” des matches du “lot N.3″, ceux du samedi soir (21h) et du dimanche après-midi (17h00).

La chaîne qatarie sera soumise à une astreinte d’un million d’euros par jour de retard dans l’exécution de son contrat, précise l’ordonnance de référé du tribunal judiciaire de Paris, qui renvoie par ailleurs un second volet de l’affaire devant le tribunal de commerce de Nanterre.

Qui de beIN Sports ou Canal+ diffusera le Championnat de France aux côtés d’Amazon ? À quelques heures du coup d’envoi de la saison 2021-2022 vendredi soir, l’issue judiciaire se rapproche mais reste encore incertaine. En effet, si beIN est bien le co-contractant de la LFP quant au “lot N.3” de l’appel d’offres de 2018, c’est initialement Canal+ qui devait payer et diffuser ces rencontres, via un accord de sous-licence signé en 2019 avec beIN Sports.

Une affaire encore loin d’être classée

Cet autre volet de l’affaire, qui oppose beIN, soutenu par la LFP, à Canal+, est actuellement en délibéré au tribunal de commerce de Nanterre, qui doit rendre sa décision jeudi 6 août, à deux jours de Troyes-Paris SG samedi soir, rencontre toujours sans diffuseur .

Si la justice donne raison à beIN Sports jeudi, c’est donc bien Canal+ qui devra honorer sa part du contrat en payant, produisant et diffusant les matches. Si au contraire, beIN était débouté, le foot français se heurterait sans doute à une longue procédure de conciliation engagée par le diffuseur qatari, pouvant durer plusieurs mois. “Et dans 99,9 % des cas, cela implique une suspension des paiements”, pointe un acteur du dossier. Or, un premier versement de 68 millions d’euros TTC est attendu jeudi par la LFP, une manne ensuite redistribuée aux clubs qui en ont grandement besoin.

La décision de mercredi ordonnant à beIN l’exécution du contrat a le mérite d’éloigner un peu l’hypothèse de “l’écran noir” - des matches non diffusés -. Mais elle est loin de mettre fin au litige sur le fond: beIN et Canal+ s’estiment lésés et refusent de payer 332 millions d’euros par an pour 20% des rencontres depuis que la LFP a attribué 80% des matches à Amazon pour seulement 250 M EUR annuels, en juin. Une procédure au fond, intentée par beIN contre la LFP, doit être examinée en novembre.

À voir également sur le HuffPost : Six raisons de regarder la F1 sur Canal+ cette saison selon Julien Fébreau

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    Droits télé de Ligue 1: LFP et beIN Sports s'assignent mutuellement en justice

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 27 July, 2021 - 15:14 · 2 minutes

La LFP et beIN Sports n

LIGUE 1 - A l’approche de la nouvelle saison, la bataille n’est toujours pas terminée. La Ligue de football professionnel (LFP) et son diffuseur beIN Sports , en conflit sur leur contrat de droits audiovisuels de la Ligue 1 , se sont assignés mutuellement en justice, une nouvelle étape dans un interminable bras de fer juridique, a appris l’AFP ce mardi 27 juillet.

A dix jours du début de la saison de Ligue 1, la LFP a assigné en référé le diffuseur qatari auprès du tribunal judiciaire de Paris, selon plusieurs sources en connaissance du dossier, en vue de faire exécuter le contrat qui lie l’instance à son diffuseur. Une audience est prévue le 30 juillet au matin, selon l’une de ces sources, alors qu’un premier versement de 56 M EUR hors taxes (68 M EUR TTC) est attendu par la LFP le 5 août.

BeIN Sports a remporté le lot N.3 de l’appel d’offres sur les droits TV de Ligue 1 en 2018, qui concerne deux matches par journée de L1 jusqu’en 2024, contre 332 millions d’euros par an. Ce lot a ensuite été attribué à Canal+ en vertu d’un accord de sous-licence signé entre beIN et la chaîne cryptée pour le même montant, mais Canal a suspendu ses paiements à beIN Sports et ce dernier ne souhaite pas assumer ce contrat qu’il juge surévalué.

beIN Sports dénonce un contrat “caduque”

Cela laisse planer l’incertitude quant à la chaîne qui diffusera deux des huit matches de la première journée, les 7 et 8 août. “La Ligue était dans l’obligation d’assigner son co-contractant, beIN, pour préserver ses intérêts en assurant le paiement des droits et la diffusion des rencontres”, analyse un connaisseur du dossier.

Dans le sens inverse, beIN Sports a assigné la LFP devant le même tribunal judiciaire de Paris, une procédure au fond pour dénoncer ce même contrat portant sur le lot N.3, qu’il juge “caduque” depuis que la LFP a attribué, en juin, les 80% restants de la Ligue 1 à Amazon pour 250 M EUR annuels, selon plusieurs sources en connaissance du dossier.

En agissant ainsi contre la LFP, la chaîne dirigée par le président du Paris SG Nasser Al-Khelaïfi a suivi les demandes de son ancien partenaire Canal+, conforté par une décision du tribunal de commerce de Nanterre, vendredi. La justice a en effet estimé que Canal n’était pas tenue de respecter ses échéances tant que beIN n’avait pas engagé l’“action judiciaire demandée par Canal+” en application d’une clause existante dans le contrat de sous-licence. C’est désormais chose faite.

À voir également sur le HuffPost : Six raisons de regarder la F1 sur Canal+ cette saison selon Julien Fébreau

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    Ligue 1: la justice donne raison à Canal+ contre beIN Sport (qui peut encore contre-attaquer)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 23 July, 2021 - 17:47 · 4 minutes

En guerre ouverte contre son ex-allié BeIN Sports depuis qu

DROITS TÉLÉ - “Le chaos continue” autour des droits TV du foot français: la justice a autorisé, ce vendredi 23 juillet, Canal+ à ne pas payer beIN Sports pour les deux matches de L1 sous-licenciés par la chaîne qatarie , tant que celle-ci n’a pas engagé de poursuites contre la Ligue de football professionnel (LFP).

À deux semaines de la reprise du championnat, c’est un nouveau rebondissement dans cette saga commencée il y a trois ans avec l’arrivée (puis le flop) de Mediapro sur le marché .

Le tribunal de commerce de Nanterre vient donc de valider en partie l’approche de Canal+, qui souhaite depuis des semaines quitter la L1 et suspendre le contrat de sous-licence du lot 3 signé en 2018 avec beIN Sports pour 332 millions d’euros.

Bientôt la contre-offensive de beIN Sports?

Cette décision est la première à aller dans le sens de Canal+, assigné par la chaîne qatarie. Celle-ci avait peu apprécié le non-paiement de la première traite du contrat début juillet de l’ordre de 500.000 euros, ainsi que le courrier de la chaîne cryptée indiquant qu’elle suspendait son contrat. Mais elle ne s’attendait pas à ce contretemps.

“Ce que dit le tribunal c’est que Canal peut ne pas payer tant que beIN n’a pas engagé de poursuites contre la LFP, mais beIN n’a pas du tout l’obligation de diffuser les matches du lot 3”, analyse une source proche de l’un des deux diffuseurs ayant eu accès à la décision. Canal+ devra toutefois payer et diffuser les deux matches de L1 dès que beIN aura engagé des poursuites contre la LFP, précise cette source.

La chaîne qatarie a d’ores et déjà indiqué dans un communiqué qu’elle ”étudiait” les actions légales à mener tout en regrettant que le football français doive “encore faire face à une telle incertitude quelques semaines avant que la saison ne redémarre”.

“Clairement, ils vont évidemment suivre les recommandations du tribunal et poursuivre la LFP”, assure une source proche de l’un des deux diffuseurs. Sollicité par l’AFP, Canal+ n’a pas donné suite.

La position ambivalente du patron du PSG

La défense de Canal avait soulevé mardi lors de l’audience devant le tribunal de commerce cette clause liant les deux diffuseurs stipulant que beIN Sports devait engager des poursuites juridiques si Canal le lui demandait.

À la suite de la défaillance de Mediapro , la chaine cryptée avait à plusieurs reprises demandé à beIN de poursuivre la LFP afin de la contraindre à remettre en jeu le lot 3 lors du dernier appel d’offres à la mi-juin, ce que la chaîne qatarie n’a jamais fait. Canal+ a du coup saisi seul par deux fois la justice mais a été déboutée à chaque fois, par le tribunal de commerce et l’Autorité de la concurrence.

“Il va peut-être falloir un jour se demander pourquoi beIN, dont le patron est également membre du conseil d’administration de la LFP (Nasser Al-Khelaïfi, également président du Paris Saint-Germain), n’a jamais accédé aux demandes de Canal Plus”, s’interroge une source proche du dossier.

Un “distorsion économique” créée par le tarif accordé à Amazon

Lors du dernier appel d’offres de la mi-juin, Amazon a raflé 80% des matches de L1 pour 250 millions d’euros, une décision considérée comme inacceptable par Canal et qui l’a conduit à annoncer son intention de se retirer de la L1. “Vous avez un diffuseur qui paie près de 70 millions d’euros de plus qu’un autre pour n’avoir que deux matches par journée. C’est une position intenable”, avait résumé une source proche des deux diffuseurs.

“La stratégie de Canal est compliquée car elle place son désormais son ex-allié dans une position inconfortable avec la LFP”, résume une source proche des instances sportives. C’est en effet techniquement beIN Sports qui doit verser l’argent du lot 3 à la LFP. Un premier versement de 55 millions d’euros est d’ailleurs attendu le 5 août, la veille du début de la saison.

La LFP n’a pas fait de commentaire sur cette nouvelle péripétie judiciaire, mais selon une source proche de l’instance, “elle ne s’interdit pas du coup d’assigner beIN” pour être sûr d’être payée. La bagarre judiciaire semble loin d’être terminée. “Rien ne change sur le fond, la distorsion économique créée par l’attribution des matches à Amazon ne peut pas continuer”, estime une source proche d’un diffuseur.

À voir également sur le HuffPost : Six raisons e regarder la F1 sur Canal+ cette saison selon Julien Fébreau

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    La ligue 1 de football sur Canal+ et Amazon à la rentrée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 11 June, 2021 - 15:09 · 1 minute

Le footballeur Neymar Jr et le joueur Steve Mounie lors d

FOOTBALL - Le fiasco de Mediapro aura fait des heureux outre-Atlantique. Amazon, géant américain de la distribution , a fait irruption ce 11 juin 2021 dans le football français en se partageant avec Canal+ la diffusion de la Ligue 1 , avec un montant annuel de 663 M EUR pour les clubs jusqu’en 2024, a-t-on appris de source proche des délibérations.

Selon la répartition adoptée vendredi 11 juin par le Conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP), Canal+ versera 332 M EUR chaque saison sur la période 2021-2024, contre 250 M EUR annuels pour Amazon, qui ajoutera une rallonge pour se partager aussi la Ligue 2 (deuxième division du championnat de France) avec beIN Sports.

Au total, les clubs professionnels percevront la moitié de qu’ils auraient dû obtenir au moment de l’irruption de Mediapro (1,2 milliard d’euros), diffuseur défaillant dont l’incursion en France a tourné au fiasco.

Plusieurs médias affirment que Canal+ continuera de diffuser chaque journée les deux meilleures affiches de Ligue1 quand Amazon diffusera les huit autres rencontres.

À lire sur Le HuffPost : L’équipe de France de football partage une référence urbaine bien connue dans sa nouvelle vidéo

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    Thomas Thouroude débarque sur beIN SPORTS pour remplacer Alexandre Ruiz

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 26 May, 2021 - 13:39 · 2 minutes

Thomas Thouroude lors des

TÉLÉVISION - Il va y avoir du changement sur la chaîne payante consacrée au sport. Thomas Thouroude débarque sur l’antenne de beIn Sports en tant que présentateur, selon un communiqué diffusé ce mercredi 26 mai. Il remplacera Alexandre Ruiz qui, lui, s’est lancé dans l’aventure Twitch en mars dernier.

Le nouveau journaliste de la chaîne, qui avait animé de 2010 à 2014 “L’Équipe du dimanche” sur Canal+ ou encore “Y’a pas de péno” sur Europe 1, présentera l’Euro 2021 qui sera diffusé en intégralité sur la chaîne du 11 juin au 11 juillet prochain. “Très heureux et fier de rejoindre le #FCbeIN et toute la team de beIN Sports pour vivre ensemble 100% des matchs de l’EURO”, a réagi le nouveau venu sur Twitter.

“Présentateur extrêmement populaire” et “figure respectée du sport en France”, Thomas Thouroude combine “des années d’expérience auprès de diffuseurs traditionnels à une maîtrise de l’engagement des fans par le biais de ses activités dans la création de contenus digitaux, qui attirent particulièrement les jeunes générations”, a salué son nouvel employeur.

Les matchs de la Ligue des Champions à la rentrée

Il sera accompagné, durant toute la compétition internationale par Vanessa Le Moigne , Florian Genton mais aussi des consultants stars comme Marcel Desailly, Luis Fernandez, Arsène Wenger et Jean-Pierre Papin. Les téléspectateurs pourront, eux, retrouver les duos Christophe Josse - Daniel Bravo et Jean-Charles Sabattier et Patrick Guillou qui commenteront les 51 rencontres du tournoi européen.

Thomas Thouroude sera aussi ensuite chargé d’animer les rencontres de la Ligue des Champions. En effet, la chaîne beIN Sports diffusera la compétition dès la rentrée prochaine, en co-diffusion avec Canal+. Un exercice auquel le présentateur s’est déjà prêté sur Canal+ de 2014 à 2016 avec le “ Canal Champions Club ”. La saison dernière, il avait animé la Ligue 1 avec Free. Une collaboration qui prendra fin dès cet été.

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    Alexandre Ruiz se lance sur Twitch après avoir quitté beIN Sports

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 24 March, 2021 - 17:23 · 2 minutes

Alexandre Ruiz avait annoncé son départ de beIN Sports dans une émouvante vidéo publiée sur son compte Twitter

TWITCH - Alexandre Ruiz a choisi son point de chute. Après son départ surprise de beIN Sports , le désormais ex-journaliste de la chaîne a annoncé sur franceinfo ce mercredi 24 mars qu’il souhaitait poursuivre sa carrière sur Twitch .

“Aujourd’hui le sport en France commence à venir sur la plateforme Twitch”, a-t-il expliqué au micro de la radio d’information . Et d’ajouter: “L’OM a été le premier club à y diffuser des matchs. Le virage est en train de se produire, autant être dans le premier train, voire dans la locomotive!

Un virage que prennent de plus en plus de médias et pas seulement sportifs. L’animateur de France Télévisions Samuel Étienne a récemment lancé l’émission “On vous répond” sur la plateforme de streaming vidéo. Le Premier ministre Jean Castex ou encore l’ancien président de la République François Hollande y ont notamment fait une apparition.

beIN Sports a de son côté choisi de ne pas emprunter ce chemin, du moins pas encore, au grand dam d’Alexandre Ruiz. Ce dernier a donc pris la décision de quitter la chaîne ce lundi 22 mars après neuf ans de bons et loyaux services. Il s’était longuement livré dans une vidéo publiée sur son compte Twitter.

“J’ai déjà vécu ces compétitions”

Il avait notamment remercié l’ensemble de la chaîne et fait part de son envie d’ouvrir un nouveau chapitre dans sa vie, citant notamment son père, atteint de la maladie d’Alzheimer.

Présent depuis sa création, il était le visage de beIN Sports et devait prochainement couvrir l’Euro 2021. “J’ai déjà vécu ces moments. J’ai déjà vécu ces compétitions”, s’est justifié l’ancien présentateur du “Club du Dimanche” sur franceinfo . “D’autres vont les vivre et dans une expérience professionnelle c’est absolument incroyable”.

Son départ intervient alors que certains journalistes sportifs sont pointés du doigt par leurs consœurs qui dénoncent harcèlement, discriminations voire agressions sexuelles. Le documentaire de Marie Portolano “Je ne suis pas une salope, je suis journaliste” vient d’être diffusé sur Canal+.

À la question de savoir si Alexandre Ruiz est concerné de près ou de loin par ces histoires, ce dernier a été catégorique: “Non, c’est une concordance des temps. J’ai posé ma démission il y a plus d’un mois. C’est une réflexion que je mûris depuis plusieurs années”.

À voir également sur Le HuffPost : Pour Samuel Étienne, la prestation de Jean Castex sur Twitch était ratée