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    Avec "The Line", l'Arabie saoudite a sa ville parfaite mais en 3D

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 July - 16:15 · 2 minutes

URBANISME - Des oiseaux qui chantent, aucune voiture à l’horizon, voilà ce que prévoit The Line de NEOM, la ville du futur. Cela fait déjà 2 ans que l’ Arabie saoudite travaille sur ce projet en s’entourant d’experts du monde entier. Ce lundi 25 juillet, le prince Mohammed Ben Salmane a dévoilé des nouveaux plans en trois dimensions de cette ville où l’homme doit être au premier plan, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

Avec pour objectif de protéger la biodiversité via une empreinte carbone réduite à zéro, la ville, piétonne, veut offrir des services rapprochés pour tous tels que des écoles ou des centres de santé, ainsi que des espaces verts selon un communiqué de Neom. Il devrait ainsi être possible de se rendre partout en moins de 20 minutes grâce à des transports rapides.

La ville veut aussi mettre en application le principe d’urbanisme à gravité zéro L’idée de superposer verticalement les fonctions de la ville tout en donnant aux gens la possibilité de se déplacer de manière fluide dans les trois dimensions (vers le haut, vers le bas ou à l’horizontal).

Autant de promesses qui rendent ce projet envisagé pour 2030, très -voire trop- ambitieux. Longue de 170 km et large de 200 mètres, cette ville à 500 milliards de dollars pourrait bien être un parfait oasis au milieu du désert saoudien mais ce n’est pas gagné car le projet présente tout de même beaucoup de paradoxes.

Un projet controversé

Parmi ces contradictions, cette ville s’engage à respecter 95% de la nature aux alentours du site mais devrait accueillir à ses côtés un gigantesque aéroport, l’un des plus grands du monde. Construite au beau milieu du désert, il faudra aussi forcément acheminer les matières premières nécessaires à sa construction, avec à la clef un coût énergétique élevé.

Enfin, même si l’Arabie saoudite s’est engagée à tripler ses productions d’ énergies renouvelables d’ici 2023, le pays reste le premier exportateur de pétrole et l’un des pays les plus pollués du monde.

Sur un plan politique, The Independent rappelait que ce projet a nécessité de déplacer, et souvent par la force, l’une des plus anciennes tribus du pays.

Ce méga-projet n’est pas la seule ville imaginée par Neom, d’autres projets comme Oxagon par exemple sont aussi en cours de modélisation.

À voir également sur Le HuffPost: Une ville de 170 km de long sans voiture en Arabie Saoudite, pays du pétrole

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    Pourquoi de plus en plus d'ours polaires entrent dans les villes?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 21 July - 10:56 · 2 minutes

ENVIRONNEMENT - C’est le genre de scène que l’on voit se multiplier sur les réseaux sociaux. Des ours polaires entrent dans les villes et fouillent les poubelles pour se nourrir. L’invasion d’un village russe isolé par des dizaines d’ours polaires voraces il y a trois ans avait fait la Une des journaux du monde entier, avec des images de groupes d’animaux se nourrissant de déchets dans une décharge à ciel ouvert.

Il ne s’agit que de l’un des incidents de plus en plus nombreux montrant la menace que représentent les déchets alimentaires pour ces animaux en danger, selon les scientifiques et les défenseurs de l’environnement.

C’est d’ailleurs le sujet d’une étude publiée dans la revue Oryx , un bimensuel sur la biodiversité. Cette étude explique que les ours polaires dépendent de la banquise pour chasser les phoques, leur proie de prédilection. Or l’ Arctique se réchauffe quatre fois plus vite que le reste du monde. La banquise fond donc plus tôt en été et gèle plus tard à l’automne. Et les ours polaires se rabattent alors sur les déchets alimentaires pour se nourrir, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en haut de l’article.

Les déchets, un danger pour les ours polaires

“Nous assistons à une augmentation lente et régulière des interactions négatives entre l’homme et l’ours polaire, alimentée en grande partie par la diminution de la banquise, qui pousse davantage d’ours sur le rivage pendant de plus longues périodes et dans davantage d’endroits”, a déclaré Geoff York, directeur principal de la conservation de l’ONG Polar Bears International.

Dans cette nouvelle analyse, les chercheurs ont examiné comment la nourriture jetée, notamment dans les décharges, attire les ours polaires vers les communautés humaines et les met en danger. “Nous savons, grâce au monde des ours bruns et noirs d’Europe et d’Amérique du Nord, que les décharges constituent un énorme problème pour les ours”.

À Kaktovik, en Alaska, le site protégé de déversement sur la plage des restes de baleines boréales, que la communauté inupiat chasse traditionnellement, attire chaque automne jusqu’à 90 ours polaires venus d’un rayon de 160 kilomètres.

Selon les auteurs, les scènes spectaculaires qui se sont déroulées dans le village russe de Belouchia Gouba en 2019, où plus de 50 ours ont été attirés par une décharge ouverte lors d’une année avec peu de banquise, constituent un exemple extrême de ce qui peut se produire lorsque les sites ne sont pas sécurisés.

“La nourriture humaine est un énorme problème pour les ours”, a déclaré Geoff York, qui a co-écrit le rapport publié dans la revue Oryx. “La situation risque de s’aggraver si l’on ne s’y attaque pas”.

À voir également sur Le HuffPost: Réchauffement climatique: aux pôles, l’autre catastrophe qui passe inaperçue

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    Ce secret du gecko pour défier la gravité n'en est plus un

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 6 July - 16:03 · 2 minutes

ANIMAUX - Spiderman n’a qu’à bien se tenir, le gecko et ses pieds huileux pourrait bien lui faire de l’ombre. Les scientifiques sont en effet depuis longtemps intrigués par la capacité quasi surnaturelle d’adhérence de ce petit lézard. Son secret: le gras.

Les chercheurs savent depuis plusieurs années que le bout des pattes des geckos est doté de millions de sétules, des poils microscopiques élastiques, disposés selon un certain ordre et se terminant en forme de spatules.

Cette microstructure permet d’épouser la forme de la surface sur laquelle le gecko se déplace. Ce phénomène s’explique par les forces dites de van der Waals, une interaction électrique entre les atomes qui “relie” le reptile à la surface où il s’appuie. Mais ensuite, le gras joue un rôle de multiplicateur puissant.

Des bottes “gecko” pour ne plus jamais glisser?

“Nous connaissions déjà beaucoup de choses sur le comportement mécanique des sétules. Maintenant nous comprenons mieux comment elles fonctionnent à l’échelle moléculaire”, a dit le physicien Cherno Jaye, de l’Institut national américain des standards et de la technologie ( NIST ), co-auteur de l’ étude parue dans Biology letters .

Les chercheurs du NIST ont découvert, en utilisant un microscope à rayons X, que les sétules et leurs spatules étaient couvertes d’un film gras d’un nanomètre d’épaisseur, un milliardième de mètre.

Ces lipides, qui protègent les tissus contre la déshydratation, pourraient aussi jouer un rôle clé grâce à leur caractère hydrophobe. En repoussant toute molécule d’eau, ils fourniraient aux spatules “un contact plus étroit avec la surface”, a dit Tobias Weidne chimiste à l’Université danoise d’Aarhus, et co-auteur de l’étude, cité dans un communiqué du NIST. Le tout “aiderait les geckos à s’accrocher à des surfaces humides”, selon lui.

Les chercheurs envisagent des applications très concrètes, via la biomimétique, aux recherches concernant les capacités du gecko . “On peut imaginer des bottes gecko ne glissant pas sur des surfaces humides, ou des gants gecko pour tenir des outils mouillés”, a dit le physicien du NIST Dan Fischer.

Et pourquoi pas un “véhicule capable de parcourir un mur”, selon lui. D’ici là, l’étude conclut à la nécessité de poursuivre le travail pour déterminer exactement l’utilité de ce film de lipides.

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    Un duo d'orques terrorise les grands requins blancs en Afrique du sud

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 June - 16:23 · 4 minutes

Photo d'une carcasse d'un grand requin blanc échouée suite à une attaque d'orque. Photo d'une carcasse d'un grand requin blanc échouée suite à une attaque d'orque.

ANIMAUX - Surnommés tueurs de baleines, les orques sont également des tueurs de requins. En effet, un couple d’orques (épaulards) terrorise et tue depuis 2017 les grands requins blancs au large des côtes de l’Afrique du Sud. Ils ont ainsi réussi à chasser un grand nombre de squales de cette zone, qui semble être devenue leur territoire .

Telle est l’ histoire intrigante qui a été présentée dans une nouvelle étude publiée le 30 juin dans l’ African Journal of Marine Science . On y apprend que les Grands Blancs ont évité certaines régions de la côte de Gansbaai, des territoires qu’ils ont dominés pendant de nombreuses années, à la suite de l’arrivée d’orques.

Depuis 2017, huit grands requins blancs se sont échoués sur le rivage suite à une attaque d’un tueur de baleines. Plus précisément, les observations ont conclu qu’il s’agissait de la même paire d’orques, qui utilise par ailleurs des méthodes très expéditives.

Massacre de grands blancs

Menées depuis cinq ans et demi, les recherches ont observé un massacre en règle de grands requins blancs. En effet, plusieurs squales ont été retrouvés morts des suites d’une attaque. Détail macabre, sept d’entre eux se sont fait enlever le foie, certains aussi le cœur. Il est d’ailleurs probable que les orques aient tué plus d’animaux qu’estimé , car toutes les carcasses ne se sont pas forcément échouées.

Face à ce carnage, les observations visuelles de grands blancs ont chuté de façon spectaculaire dans certaines baies du Cap occidental. C’est le cas à Gansbaai. Situé à environ 100 km à l’est de Cape Town, il s’agit d’un lieu qui était reconnu mondialement pour admirer le plus célèbre des requins, avec des touristes du monde entier visitant et participant à des plongées en cage.

Les eaux de Gansbaai font parti des meilleurs endroits au monde pour admirer de près des grands requins blancs. Les eaux de Gansbaai font parti des meilleurs endroits au monde pour admirer de près des grands requins blancs.

La donne a donc changé. En effet, l’étude suggère que les requins ressentent le risque induit par la présence d’un prédateur marin à proximité, et s’enfuient. C’est ce qu’explique l’auteure principale Alison Towner, biologiste au Dyer Island Conservation Trust: “Initialement, suite à une attaque d’orque, les grands requins blancs individuels n’apparaissaient pas pendant des semaines ou des mois”.

Un comportement mystérieux

Avant ces attaques sur des squales,  il n’y a que deux moments recensés à Gansbaai où les grands blancs se sont absentés: une semaine en 2007 et 3 semaines en 2016. Il s’agit donc d’un événement sans précédent dans la région. Si cela semble être à cause de la prédation par le duo d’orques, difficile d’établir le mobile de ces dernières.

Plusieurs théories sont évoquées par les chercheurs. Tout d’abord, il pourrait s’agir de deux spécimens friands de viande de requin (c’est rare, mais les attaques d’orques sur des squales sont loin d’être exceptionnelles). Pour Alison Tower, ce comportement pourrait également ”être lié à un déclin des populations de proies, entraînant des changements dans leur schéma de distribution”.

Dans tous les cas, la disparition des requins blancs a forcément à voir avec l’activité meurtrière des orques. Comme l’expliquent les chercheurs, même si des explications telles que “la pêche directe de grands requins blancs ou l’effet indirect du déclin des proies potentielles induit par la pêche” ont un impact, “il est peu probable qu’ils expliquent le déclin soudain et localisé”.

Modification de l’écosystème local

En supprimant les grands blancs, les orques rompent l’équilibre des écosystèmes locaux. En effet, “cela a déclenché l’émergence d’un nouveau mésoprédateur dans la région (prédateur au milieu de la chaine alimentaire), le requin baleinier bronze (ou Carcharhinus brachyurus). Ces derniers sont connus pour figurer au menu du requin blanc.

Même si les orques pourraient remplacer le prédateur déchu, cela pose d’autres problèmes dans la chaine. Par exemple, les phoques à fourrure du cap n’ont plus à faire face à leur principal prédateur et risquent de déséquilibrer toute la pyramide.

Comme le résument les chercheurs, “pour le dire simplement, bien qu’il s’agisse d’une hypothèse pour l’instant, la pression qu’un écosystème peut supporter est limitée, et les impacts de l’élimination des requins par les orques sont probablement beaucoup plus étendus.”

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    Les canicules seront bientôt constantes dans les océans et c'est dramatique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 June - 09:38 · 5 minutes

L'océan brûle sous les canicules marines et accélère la disparition des écosystèmes marins. L'océan brûle sous les canicules marines et accélère la disparition des écosystèmes marins.

CLIMAT - Nous sommes enfermés dans une situation où, d’ici 2050, l’ensemble de l’océan mondial sera proche d’un état de canicule marine presque constant”, alerte Robert Schlegel chercheur à l’Institut de la Mer de Villefranche (IMEV), interrogé par Le HuffPost.

À l’ouverture du sommet sur les océans à Lisbonne ce lundi 27 juin, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a lui déclaré l’”état d’urgence océanique”. Emmanuel Macron se rend sur place ce jeudi 30 juin.

Et pour cause, l’océan subit non seulement le réchauffement climatique mais il est également frappé par des canicules marines de plus en plus fréquentes. Ces épisodes sont peu connus et peu médiatisés, mais loin d’être rares, la mer Méditerranée est d’ailleurs sous le joug d’une chaleur extrême actuellement. Vous pensez sans doute qu’une eau à près de 25°C est une super nouvelle pour vos vacances, mais en réalité c’est dramatique pour la planète.

″À l’exception de la mer d’Alboran (entre le Maroc et l’Espagne), toute la Méditerranée occidentale connaît une vague de chaleur marine depuis le 16 mai environ”, détaille Robert Schlegel . La température de la surface de la mer (SST) atteint des pics à +5°C par rapport à la moyenne le long des côtes espagnoles, françaises et italiennes, comme le montre la visualisation ci-dessous basée sur les données du Copernicus Marine Service .

Certaines parties de la Méditerranée sont plus chaudes de plus de +5°C que la moyenne. Certaines parties de la Méditerranée sont plus chaudes de plus de +5°C que la moyenne.

Ces vagues de chaleur se produisent lorsque les températures océaniques franchissent un seuil extrême pendant plus de cinq jours consécutifs. Robert Schlegel explique que ce seuil est calculé grâce aux enregistrements historiques des températures “basés sur une moyenne de 30 ans (par exemple, 1981-2010) et sont déterminés en lissant les températures quotidiennes moyennes sur ces années”. C’est ce qu’on appelle en sciences une “climatologie” et elle représente la température moyenne attendue pour chaque jour de l’année.

En un siècle, 50% de jours de canicule marine en plus

Dans le climat actuel, les canicules océaniques ne durent qu’une quinzaine de jours en Méditerranée. Dans le pire scénario prévu par le Giec, avec un réchauffement à +5°C, les simulations prévoient qu’elles seront quatre mois plus longues et quatre fois plus intenses, rapporte une étude sur l’évolution des canicules océaniques en Méditerranée du CNRS .

Les scientifiques ajoutent que seul le scénario d’un réchauffement limité à +1.5 degrés par rapport à 1990 permettrait d’endiguer l’aggravation de ces canicules.

Avec le réchauffement climatique, elles seront plus longues, mais aussi beaucoup plus nombreuses. “E ntre 1925 et 2016, le nombre de jours annuels de vagues de chaleur marines dans le monde a augmenté de plus de 50%”, rapporte Carole Saout-Grit, physicienne océanographe, contactée par Le HuffPost .

Ces chiffres proviennent d’une étude de la revue scientifique Nature Climate Change dans laquelle les chercheurs établissent un lien direct entre l’augmentation de ces vagues de chaleur et le réchauffement à long terme des océans.

Nombre total de jours de canicule marine dans le monde sur 1982-2016. Nombre total de jours de canicule marine dans le monde sur 1982-2016.

Même si nous parvenons à contenir le réchauffement à +2°C , “la quasi-totalité des océans connaîtront des vagues de chaleur marines plus fréquentes et plus longues”, poursuit la chercheuse.

Quant aux conséquences, les canicules marines passés présagent des modifications majeures des écosystèmes . En 1999, 2003 et 2006, la Méditerranée a été touchée par une canicule provoquant “ de nombreux cas de mortalité massive d’espèces”, déplore le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

L’équateur, bientôt une zone morte?

Une hécatombe qui n’est rien par rapport à celle provoquée par “Le Blob”. On ne parle pas ici de l’espèce unicellulaire qui ressemble à une éponge, mais d’une canicule marine qui a duré trois ans, sur la côte ouest de l’Amérique du Nord entre fin 2013 et 2016. L’eau excessivement chaude pendant cette période a stoppé la croissance du phytoplancton, espèce à la base de notre chaîne alimentaire.

Des canicules moins intenses provoquent aussi des effets rebond considérables sur les écosystèmes. Sous l’effet des anomalies de chaleur, les coraux se couvrent d’un linceul blanc. Effectivement, les organismes stressés expulsent les micro-algues avec qui ils vivent en symbiose et blanchissent. A cause de ce blanchissement qui les rend vulnérables, ” il est presque certain que la grande barrière de corail aura complètement disparu d’ici 10 à 20 ans”, ajoute Robert Schlegel.

Autre conséquence, ces canicules accélèrent la migration des espèces vers les pôles où la température de l’eau est plus basse. C’est un problème à l’équateur, qui pourrait (mais nous n’en sommes pas certains) devenir une zone morte, car il n’y aura pas d’organismes sur la planète capables de s’adapter aux températures élevées”, continue le chercheur.

Se sauver ou périr

Ce qui est sûr en revanche, c’est que les espèces incapables de migrer périront avec l’augmentation des températures. Dans l’Arctique par exemple, les écosystèmes qui dépendent de la glace seront éradiqués avec la fonte de la glace de mer.

Certes, nous ne sommes pas sur la route d’un réchauffement à 5°C, mais la direction prise par l’humanité aujourd’hui est loin de suffire pour empêcher l’océan de surchauffer. Si nous continuons sur notre trajectoire actuelle d’ici 2050, Robert Schlegel pose un bilan beaucoup plus pessimiste: “la plupart des océans du monde seront contraints de changer. Mais changer en quoi, c’est difficile à dire.”

Face à ce constat alarmant, difficile de trouver une lueur d’espoir. Mais si nous réussissons à maîtriser nos émissions , il est possible que certains écosystèmes survivent. Selon les scénarios d’une étude sur les projections marines au 21e siècle , avec une augmentation des températures à +2.5 °C, la plupart des océans connaîtront “ des événements de catégorie 1 (modérée) et 2 (forte)”, ce qui est mauvais, mais nous pouvons nous en accommoder. Si nous tenons les engagements pris lors de la Cop26, cette trajectoire pour “sauver” la Planète bleue est encore possible.

A voir aussi sur Le HuffPost: Cop26: les militants d’Ocean Rebellion vomissent du pétrole devant une raffinerie de Glasgow

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    Vin rouge ou blanc, on en sait plus sur la manière dont les Romains le fabriquaient

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 29 June - 17:00 · 2 minutes

Illustration d'une orgie romaine (Bacchanalia, Messaline), ou le vin coulait à flots. Illustration d'une orgie romaine (Bacchanalia, Messaline), ou le vin coulait à flots.

HISTOIRE - Breuvage commun dans l’antiquité, le vin était une boisson prisée par les Romains. Mais à l’époque, comment en produisaient-ils? C’est ce sur quoi se sont penchés des chercheurs de l’université d’Avignon et de Rome.

Pour ce faire, ils ont examiné trois amphores d’époque romaine, des jarres à vin, retrouvées en 2018 dans les fonds marins du port actuel de San Felice Circeo, en Italie. Les résultats de leurs recherches ont été publiés ce mercredi 29 juin dans la revue PLOS ONE .

Usant de techniques multidisciplinaires comme la paléobotanique (étude des végétaux fossiles) ou l’analyse chimique , les chercheurs ont découvert que les pratiques viticoles italiennes à l’époque romaine consistaient à utiliser des jarres imperméabilisées avec de la poix de goudron.

Savoir-faire antique

Après examen des amphores découvertes en Italie, divers composés chimiques allant des résidus de tissus végétaux à divers pollens ont été retrouvés. C’est ce qui a permis de déceler la présence de dérivés de raisins et de pin dans les jarres, suggérant donc qu’elles servaient à faire du vin.

Plus précisément, les chercheurs estiment qu’elles étaient utilisées dans les processus de fabrication de deux types de vins, rouge et blanc. Le pin permettait lui de créer du goudron, qui servait à imperméabiliser les jarres, mais aussi à aromatiser le breuvage. C’est d’autant plus plausible que d’autres sites archéologiques ont observé la même chose.

Schéma présentant les différents intervenants dans la fabrication du vin romain. Schéma présentant les différents intervenants dans la fabrication du vin romain.

Afin de produire du vin, il y avait besoin d’importer. En effet, tous les ingrédients n’étaient pas disponibles localement. Si le pollen de vigne correspond à des espèces sauvages de la région, le goudron de pin en revanche était probablement importé de Calabre ou de Sicile d’après d’autres sources historiques.

Une approche multidisciplinaire

Si l’analyse chimique a permis de repérer divers composants, la prudence est de mise concernant l’interprétation. Par exemple de l’acide tartrique a été retrouvé, et est considéré comme une preuve de présence de vin. Or, ce composé chimique peut également provenir des sols environnants, ou bien être contenu dans certains sacs plastiques actuels.

Là est donc l’intérêt de l’approche multidisciplinaire pour étudier les pratiques culturelles anciennes à partir d’artefacts archéologiques. Dans le cas présent, afin de s’assurer que les amphores contenaient bien du vin, les chercheurs ont couplé l’analyse chimique et la paléobotanique.

C’est ce qu’affirment les auteurs de l’étude: “En utilisant différentes approches (...), nous avons poussé la conclusion plus loin dans la compréhension des pratiques anciennes qu’elle ne l’aurait été avec une seule approche.”

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    Les chasseurs vont pouvoir abattre plus de loups, voici pourquoi

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 27 June - 15:39 · 4 minutes

Puisque la population de loup augmente en France, il va être possible d'en tuer un plus grand nombre. Puisque la population de loup augmente en France, il va être possible d'en tuer un plus grand nombre.

ANIMAUX - S’il y a bien un animal qui déchaîne les passions, c’est bien le loup. Tueur de bétails pour les uns ou garant de l’équilibre des écosystèmes pour les autres, ce prédateur est au cœur de nombreux débats. Au point que chaque décision le concernant peut être source de polémique. La dernière en date n’y échappera sans doute pas.

Alors que sa population augmente dans l’Hexagone, le nombre de loups qu’il sera possible de chasser va augmenter en 2022.

À la sortie de l’hiver, la population de loup gris (ou Canis lupus ) était d’environ 921 individus, a annoncé ce lundi 27 juin le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Plus précisément, la fourchette de loups adultes est estimée entre 826 et 1016 dans l’Hexagone, selon l’Office français de la biodiversité (OFB) , organisme en charge de cette estimation.

Face à cette augmentation, le nombre maximal de loups pouvant être tués en 2022 s’élève maintenant à 174 individus, contre 118 initialement prévus.  “Depuis le 1er janvier 2022, 29 loups ont été décomptés de ce plafond” et donc abattus, précise le préfet, dont l’objectif officiel est la cohabitation de ce prédateur naturel avec le bétail.

Évolution de la population de Loups en France depuis 1996. Évolution de la population de Loups en France depuis 1996.

Le loup est un animal sauvage vivant sur de grandes étendues. Sa population ne pouvant être comptée précisément, elle est estimée à partir d’indices (observation visuelle, empreintes, déjection...) et l’Office français de la biodiversité (OFB), organisme public en charge du suivi du loup, publie une fourchette.

Pour 2020-2021, elle a affiné sa méthode grâce à l’analyse de résultats génétiques et revu le nombre de loups adultes à 783 loups, contre 624 estimés auparavant, un chiffre “dans le haut la fourchette” publiée l’an dernier, précise à l’AFP Loïc Obled, directeur général délégué à l’OFB. Pour 2021-2022, la fourchette est de 826 à 1016 loups gris.

Dans le cadre de la formation proposée par l’OFB, de nouvelles personnes ont intégré son réseau de correspondants, ce qui a permis d’augmenter le nombre d’indices de présence récoltés. “De nouveaux secteurs (...) ont également été étudiés”, fait savoir le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en charge de la cohabitation de ce prédateur naturel avec les troupeaux et l’activité d’élevage.

Le loup gris, revenu de lui-même en France depuis l’Italie, connaît une dynamique démographique favorable (...) depuis 10 ans, avec “un taux de survie de l’espèce satisfaisant et une hausse de la reproduction”, selon un communiqué du préfet.

Il a été aperçu jusque dans le Finistère, mais “il n’y pas de meutes installées en dehors de l’arc alpin”, précise Loïc Obled. Le nombre de meutes progresse aussi (+19 en 2020 et +29 en 2021).

Attaques en baisse


“La population lupine était bien sous-estimée”, a immédiatement réagi la Fédération nationale ovine (FNO), qui a remis en cause, comme d’autres jusqu’à l’ancien ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, la méthode scientifique de l’OFB.

Des syndicats agricoles (FNSEA,/JA/FNO/FNB/Chambres d’agriculture) et la Fédération nationale des chasseurs (FNC) parlent d’un “comptage défectueux” et accusent l’OFB de ne pas avoir traité tous les indices de présence. “Tous les indices transmis ont été analysés et pris en compte, mais les analyses génétiques sont faites avec un an de décalage” car elles nécessitent un temps de traitement plus long, répond Loïc Obled.

Le loup gris est protégé dans l’Union européenne en vertu de la Convention de Berne de 1979. Mais des tirs sont prévus à titre dérogatoire, en dernier recours, pour protéger les troupeaux.

D’autres mesures sont prévues pour limiter les attaques: financement de chiens de protection, de parcs électrifiés, de gardiennage par des bergers. Des indemnisations d’éleveurs sont prévues en cas d’attaque. Cela a débouché “pour la première fois, (sur) une baisse de la prédation en France tant en nombre d’attaques que d’animaux prédatés”, indique le communiqué préfectoral.

“Une enveloppe financière supplémentaire permettra d’améliorer la qualité du matériel, donc l’efficacité des tirs de défense des troupeaux”, avec “une attention particulière (...) aux situations individuelles des éleveurs subissant une forte prédation”, précise le communiqué.

Les fédérations agricoles demandent pour les ”éleveurs soumis au risque de prédation le droit de défendre leurs troupeaux par des tirs de défense”, estimant que le loup n’est plus une espèce menacée.

Pour l’association Ferus en revanche, tuer des loups n’est pas la solution. “Une étude de l’OFB montre que l’efficacité des tirs n’est pas démontrée”, indique à l’AFP Patrick Leyrissoux, vice-président de Ferus. “Ca déstabilise les meutes, on se retrouve avec beaucoup de loups isolés qui se rabattent sur des proies domestiques”, plutôt que de chasser du gibier en meute, fait-il valoir.

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    On connaît le nombre de députés qui ont suivi la "formation express" sur le climat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 22 June - 19:29 · 3 minutes

Une quarantaine de scientifiques se sont relayés pour offrir aux députés une formation sur les enjeux climatiques. (photo d'illustration) Une quarantaine de scientifiques se sont relayés pour offrir aux députés une formation sur les enjeux climatiques. (photo d'illustration)

POLITIQUE - Sur les 577 députés de la nouvelle législature, 154 ont suivi la formation express sur les menaces qui pèsent sur le climat et la biodiversité , dispensée par des scientifiques à proximité de l’ Assemblée nationale , ont indiqué les organisateurs à l’issue de l’opération, ce mercredi 22 juin.

La très grande majorité des élus est venue des rangs de la gauche (en premier lieu EELV et LFI) et du camp présidentiel, notamment de Renaissance (ex-LREM) et d’Horions, un seul LR et un RN s’étant présentés. Les élus qui se sont déplacés - soit plus du quart de l’hémicycle - “sont tous demandeurs qu’il y ait une suite” à cette initiative, s’est félicité le climatologue Christophe Cassou, en insistant sur le caractère “apartisan” de cette initiative.

Une formation de 20 à 30 minutes

Une quarantaine de scientifiques se sont relayés de lundi à mercredi sous un “barnum” de toile pour offrir cette formation de 20 à 30 minutes destinée à fournir aux députés volontaires les faits scientifiques fondamentaux sur le réchauffement climatique et ses conséquences.

“Le but de l’opération est aussi de montrer que la recherche publique est disponible” pour présenter des “faits scientifiques” irrécusables aux élus, a-t-il souligné, en insistant sur le fait que “nous ne sommes pas un lobby”.

L’ex-député écologiste Matthieu Orphelin , initiateur de cette opération avec le collectif “Pour un réveil écologique”, s’est réjoui d’un “beau succès” qui pourrait être renouvelé, pour les conseillers des ministres par exemple. Pour Émeline Notari, du Réseau action climat, il était “important d’avoir des députés de tous bords”, et “au moins un de chaque groupe”.

Les parlementaires ont notamment reçu un document résumant en dix points les milliers de pages des travaux de référence du Giec sur le réchauffement climatique, et d’autres documents thématiques.

“L’écologie n’est plus une question de couleur politique”

“Les questions de fond, on les connaît, mais il est intéressant de partager sur les réponses à apporter”, a affirmé Charlotte Parmentier-Lecoq (LREM), venue échanger avec des scientifiques avec qui elle promet de rester en contact quand ces sujets viendront dans l’hémicycle.

La députée Horizons Agnès Firmin Le Bodo a salué l’initiative sur Twitter, affirmant que “les enjeux climatiques sont des enjeux capitaux pour la planète” et qu’il est “naturel que les responsables politiques se forment et s’informent sur ces sujets et puissent agir en conséquence”.

Maxime Minot est le seul LR à être venu, mais pour lui “l’écologie n’est plus une question de couleur politique”. Ancien maire d’une petite localité, il a voulu alerter sur “le manque d’information des élus locaux” confrontés aux risques naturels sur leurs territoires.

Le socialiste Jerôme Guedj salue lui aussi cette initiative. L’écologie, contrairement aux questions sociales, “n’est pas le domaine dans lequel je suis le plus expert”, confesse-t-il. Il en attend des arguments pour exiger que les budgets qui seront présentés répondent aux ambitions environnementales affichées.

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