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    Le Brésil ressort moufles et écharpes face à de la neige et des températures records

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 20 May - 13:59 · 2 minutes

MÉTÉO - Les pardessus et les écharpes sont de sortie au Brésil , pays tropical qui subit dans sa moitié Sud une vague de froid inhabituelle pour un mois de mai. Un phénomène dangereux pour les milliers de sans-abri mais aussi les cultures . Des températures très basses dues au passage du cyclone “Yakecan” qui a touché le Sud du Pays et l’Uruguay, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Avec 1,4°C au mercure, Brasilia, la capitale située au centre du pays, a enregistré ce jeudi 19 mai la température la plus froide de son histoire, alors que l’ hiver austral ne commence officiellement que fin juin. “Ce cyclone est une anomalie, qui rentre certainement dans le cadre des événements extrêmes liés aux changements climatiques”, précise à l’AFP Estael Sias, spécialiste de l’agence météorologique Metsul.

À São Paulo , le thermomètre a affiché 6,6°C mercredi matin, un record pour un mois de mai depuis 1990, avec un ressenti de -4°C. Un sans-abri de 66 ans est décédé mercredi, après avoir fait un malaise dans la file d’attente d’un centre de distribution de nourriture. Selon les médias brésiliens, il avait passé la nuit dans la rue.

La mairie de São Paulo a annoncé en début de semaine l’ouverture de 2000 places supplémentaires dans des sites d’hébergement d’urgence, portant la capacité totale à environ 17.000. Mais la capitale économique du Brésil compte près de 32.000 sans-abri, deux fois plus qu’en 2015 et 31% de plus qu’il y a trois ans, avant la pandémie de coronavirus.

Dans l’Etat méridional de Santa Catarina, qui enregistre depuis plusieurs jours des températures inférieures à 2°C, la neige a fait le bonheur des touristes. Selon le quotidien Folha de S. Paulo, la petite ville d’Urupema, qui s’autoproclame “la plus froide du Brésil, mais pleine de chaleur humaine”, affiche une occupation hôtelière de plus de 90%. Cette commune de 2500 habitants a reçu des visiteurs venus parfois de loin, en pleine semaine, pour voir la neige pour la première fois.

À voir également sur Le HuffPost : Au Brésil, de gigantesques tempêtes de sable ont fait six morts

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    Lula officiellement candidat contre Bolsonaro pour la présidence du Brésil

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 7 May - 18:49 · 4 minutes

Luiz Inacio Lula da Silva, lors de l'officialisation de sa candidature pour l'élection présidentielle d'octobre, le 7 mai 2022 à Sao Paulo. Luiz Inacio Lula da Silva, lors de l'officialisation de sa candidature pour l'élection présidentielle d'octobre, le 7 mai 2022 à Sao Paulo.

BRÉSIL - Luiz Inacio Lula da Silva, 76 ans, se lance dans une nouvelle présidentielle. Le vieux lion de la gauche brésilienne a lancé ce samedi 7 mai sa candidature au scrutin d’octobre pour “reconstruire” le pays, après la gestion “irresponsable et criminelle” de Jair Bolsonaro .

Devant ses 4000 partisans à Sao Paulo, l’ancien président brésilien a déclaré: “Nous sommes tous prêts à travailler non seulement pour la victoire, mais pour la reconstruction et la transformation du Brésil , qui seront plus difficiles que l’élection elle-même.”

Douze ans après avoir quitté le pouvoir avec un taux d’approbation stratosphérique (87%), l’ancien syndicaliste, qui n’a toujours pas de successeur à gauche, va donc briguer un troisième mandat. L’annonce de cette sixième candidature à l’élection présidentielle était un secret de polichinelle.

Bolsonaro distancé dans tous les sondages

Faute de candidat qui rendrait viable une troisième voie, Lula est le seul à pouvoir battre dans les urnes un Jair Bolsonaro (67 ans) qu’il distance dans tous les sondages, mais qui semble prêt à tout pour conserver le pouvoir.

“Que voulons-nous? Le Brésil de la démocratie ou de l’autoritarisme? Le choix n’a jamais été aussi simple”, a scandé Lula devant la foule qui l’acclamait aux cris de “Lula, guerrier du peuple brésilien”. Il a parlé pendant une cinquantaine de minutes devant un écran géant montrant le drapeau brésilien, symbole que les bolsonaristes s’étaient appropriés.

Selon Lula, “le Brésil est trop grand pour être relégué au rang de paria”. Il a répété à plusieurs reprises qu’il prétendait “restaurer la souveraineté” du pays, face à “la politique irresponsable et criminelle du gouvernement”.

Contrairement aux grands meetings de ses heures de gloire, où il montrait toute son aura de tribun, Lula, costume marine et col de chemise ouvert, s’est contenté de lire son disours, regardant assez peu le public et évitant les grandes envolées. Ses proches lui ont conseillé de montrer un visage apaisé et rassurant, après des dérapages récents qui ont fait polémique.

Lors d’un entretien au magazine Time cette semaine, il a créé la polémique en s’en prenant au président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a qualifié ce dernier de “bon humoriste [...] qui se donne en spectacle” et qui serait “aussi responsable” de la guerre dans son pays que son homologue russe Vladimir Poutine. L’ancien tourneur-fraiseur a également été épinglé pour ses déclarations controversées sur l’avortement, sur la police ou sur les classes moyennes.

Dans le but de montrer une union sacrée pour battre Jair Bolsonaro, le candidat à la vice-présidence de Lula, Geraldo Alckmin, ancien gouverneur de centre droit de Sao Paulo, a déclaré dans son discours en vidéo conférence qu’“aucune divergence” ne pourrait l’empêcher de remplir sa “mission, la défense de la démocratie”.

S’il n’a pas le charisme de Lula, Geraldo Alckmin, qui avait été battu par l’ex-président de gauche au deuxième tour du scrutin en 2006, est là pour rassurer l’électeur du centre, de la droite modérée, et les milieux d’affaires.

La revanche de Lula

Testé positif au Covid-19 vendredi, c’est de chez lui, en visioconférence, qu’il a participé au lancement de la campagne. “Lula est aujourd’hui le seul qui peut nouer une alliance pour un grand front démocratique”, assure l’avocat Alexandre Pupo, 29 ans, qui a assisté avec enthousiasme aux discours.

Dès la semaine prochaine, Lula va partir en campagne et sillonner le pays ―comme le fait depuis des mois le président-candidat Bolsonaro― en commençant par l’État du Minas Gerais (sud-est). “S’il veut vraiment gagner l’élection, Lula doit aller dans la rue, comme Bolsonaro, être plus près des électeurs”, dit à l’AFP Sylvio Costa, fondateur du site Congresso em foco.

La présidentielle des 2 et 30 octobre témoignera de l’extrême polarisation de l’immense pays émergent de 213 millions d’habitants. L’ancien syndicaliste estime que son héritage ―réduction des inégalités, politiques sociales, promotion de l’éducation― a été “détruit, démantelé”.

“Je crois être capable de faire plus et de faire mieux que ce que j’ai déjà fait”, a-t-il dit à Time. Cette nouvelle candidature a un goût de revanche pour l’ex-président, dont le bannissement de la course en 2018 avait permis l’élection facile de Jair Bolsonaro.

Alors qu’il était emprisonné un an et demi pour corruption jusqu’en novembre 2019, la carrière politique de l’ex-métallo semblait terminée. Jusqu’à ce que la Cour suprême annule ses condamnations en mars 2021.

À voir également sur Le HuffPost: Le Carnaval de Rio est de retour et avec lui ses paillettes et ses messages contre le racisme

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    Pour Lula, Zelensky est "autant responsable" de la guerre que Poutine

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 4 May - 18:44 · 2 minutes

L'ancien président brésilien Lula, ici prenant la parole lors d'un événement dans le bidonville d'Héliopolis, à Sao Paulo au Brésil, le 21 avril 2022. L'ancien président brésilien Lula, ici prenant la parole lors d'un événement dans le bidonville d'Héliopolis, à Sao Paulo au Brésil, le 21 avril 2022.

GUERRE EN UKRAINE - L’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé que le président ukrainien Volodymyr Zelensky était “autant responsable” du conflit dans son pays que son homologue russe Vladimir Poutine , dans un entretien au magazine américain Time publié ce mercredi 4 mai.

“Je vois le président ukrainien être applaudi debout par tous les Parlements (du monde). Mais ce type est aussi responsable que Poutine. Une guerre n’a jamais un seul coupable”, a déclaré le favori de la présidentielle d’octobre au Brésil .

“Il voulait la guerre. S’il n’en voulait pas, il aurait négocié un peu plus”, a-t-il ajouté.

Lula a également jugé le comportement de Volodymyr Zelensky ”étrange”: “on dirait qu’il fait partie d’un spectacle. Il est à la télé matin, midi et soir, au Parlement anglais, français, allemand, comme s’il était en campagne. Il devrait être plus préoccupé par la table des négociations”.

L’icône de la gauche brésilienne a accusé par ailleurs les puissances occidentales d’“inciter à la haine contre Poutine”.

Lula accuse aussi Joe Biden

“Si on stimule Zelensky, lui-même pense qu’il est le meilleur. En fait, il aurait fallu lui dire sérieusement: ‘Mon gars, tu es un bon humoriste, mais on ne va pas faire une guerre pour que tu puisses te donner en spectacle’. Et dire à Poutine. ‘Tu as plein d’armes, mais tu n’as pas besoin de les utiliser contre l’Ukraine. Allons discuter!’”, a-t-il insisté.

Lula, 76 ans, qui a présidé le Brésil durant deux mandats, de 2003 à 2010, pointe du doigt le président américain Joe Biden qui, selon lui, n’a “pas pris la décision correcte” au sujet du conflit en Ukraine.

“Les États-Unis ont un poids très important et auraient pu éviter le conflit (...). Biden aurait pu participer davantage, il aurait pu prendre l’avion pour Moscou et parler à Poutine. C’est ce genre d’attitude qu’on attend d’un leader”, a lancé le Brésilien.

L’ONU en a également pris pour son grade. “Il est urgent de créer une nouvelle gouvernance mondiale. L’ONU ne représente plus rien, elle n’est plus prise au sérieux par les dirigeants. Poutine a envahi l’Ukraine de façon unilatérale, sans consulter l’ONU”, a-t-il déploré.

Dès le début de la guerre en Ukraine, la gauche brésilienne a eu une position ambiguë, condamnant d’une part l’invasion russe, mais tenant d’autre part l’Otan pour responsable.

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    Le Carnaval de Rio est de retour et avec lui ses paillettes et ses messages contre le racisme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 April - 11:09 · 3 minutes

CARNAVAL - Après deux années d’absence douloureuse due au Covid-19 , Rio de Janeiro a renoué dans la nuit de vendredi à samedi avec son carnaval , ses paillettes, ses plumes, son allégresse, et aussi ses messages politiques. Huit des 12 écoles devant défiler sur l’avenue de 700 mètres du sambodrome dans les deux nuits de vendredi à dimanche ont choisi comme thème cette année la lutte antiraciste et les racines africaines de la samba.

Troisième école de samba à défiler aux premières heures de samedi, Salgueiro a présenté avec quelque 3.000 danseurs et percussionnistes son spectacle en forme de coup de poing, “Résistance”, inspiré du mouvement de contestation “Black Lives Matter” qui a secoué les États-Unis.

Sur des chars allégoriques hauts comme des immeubles de plusieurs étages, des danseurs se déhanchaient au rythme trépidant des batteries devant des pancartes: “La liberté vient des personnes noires” ou “Justice” et “Inclusion”.
“Cette année nous parlons de la résistance, de la lutte des Noirs”, affirme Claudia Nascimento, une caissière de 39 ans, qui a défilé avec Salgueiro.
Sous le gouvernement de Jair Bolsonaro, “le racisme est plus humiliant, parce qu’il vient d’en haut”, ajoute-t-elle, en référence au président d’extrême droite connu pour ses saillies racistes.

Critiques contre Bolsonaro

Proche de ces évangéliques qui ont favorisé son accession au pouvoir, le président Jair Bolsonaro ne goûte pas lui non plus le carnaval. Et celui-ci lui rend bien. Dans les travées de spectateurs, d’aucuns exhibaient de grands tissus jaunes avec le portrait du président bâillonné au-dessus duquel on lisait “Fora!” (“dehors!”).

“Le carnaval c’est une manifestation politique et antifasciste”, a déclaré Nairobi Coelho, 43 ans, administratrice dans le secteur pétrolier, qui a défilé.
“Après deux ans d’isolement; ce carnaval à un goût spécial, celui d’une victoire de la science qui a mis au point un vaccin contre le virus et de l’espoir d’un changement de gouvernement en cette année électorale”, explique-t-elle, en référence à la présidentielle d’octobre où Bolsonaro tentera d’être réélu.
À l’issue des deux nuits de fête, le titre de championne et la gloire qui l’accompagne sera attribué à l’une des 12 écoles de samba par un jury se prononçant sur neuf critères.

“École en fête”

Les 75.000 spectateurs et les millions de Brésiliens qui restent traditionnellement devant leur télévision toute la nuit avaient été privés de carnaval en 2021 quand le Covid faisait 3000 morts par jour au Brésil, contre 100 aujourd’hui. Le Covid a fait du Brésil le deuxième pays le plus endeuillé au monde derrière les États-Unis avec plus de 660.000 morts. Le sambodrome avait été converti en centre de vaccination.

L’annulation du carnaval avait été vécue comme un drame national par les Brésiliens, tant il est dans l’ADN de tout un peuple fou de samba. “Après toute cette tragédie, nous devons célébrer la vie”, a dit, sourire éclatant et costume de paillettes, une danseuse de la première école à défiler, Imperatriz, Thelma Fonseca, 43 ans.

“Cela fait deux ans que nous attendions ce carnaval. Notre école est en fête, nous sommes très heureux”, ajoute cette employée dans la logistique.
L’édition 2022 a lieu néanmoins avec deux mois de retard sur le calendrier, le variant Omicron ayant donné des sueurs froides aux autorités et organisateurs, qui ont préféré repousser la fête géante.

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    Au Brésil, une commande de 35.000 comprimés de viagra pour l'armée fait polémique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 11 April - 22:09 · 2 minutes

Des comprimés de Viagra du laboratoire Pfizer. (photo d Des comprimés de Viagra du laboratoire Pfizer. (photo d'illustration)

BRÉSIL - C’est une commande bien embarrassante. L’armée brésilienne s’est retrouvée au cœur d’une vive polémique après qu’un député a révélé ce lundi 11 avril l’achat de 35.000 comprimés de viagra pour les soldats, suscitant des dizaines de commentaires sarcastiques sur les réseaux sociaux.

“Les hôpitaux manquent de médicaments, mais Bolsonaro et sa clique dépensent de l’argent public pour acheter des petites pilules bleues”, a lancé le député de centre-gauche Elias Vaz, qui dit avoir réclamé des explications au ministère de la Défense au sujet de cette commande “immorale”.

Le parlementaire dit avoir obtenu ces informations sur le Portail de la transparence du gouvernement, qui permet de consulter sur demande des données sur les dépenses publiques.

Selon lui, les documents ne mentionnent pas nommément le viagra, mais montrent l’approbation de l’achat de milliers de comprimés contenant du “sildenafil”, la molécule du célèbre médicament utilisé pour soigner les troubles de l’érection.

Le ministère de la Défense a expliqué dans un communiqué envoyé à l’AFP que “l’acquisition de sildenafil” était “destinée au traitement de patients atteints d’hypertension artérielle pulmonaire”, les médicaments comme le viagra permettant également de dilater les vaisseaux pulmonaires.

“Dicta-dure” militaire

Cette justification n’a pas empêché les internautes de s’y donner à cœur joie sur les réseaux sociaux, certains d’entre eux évoquant notamment le souvenir de la “dicta-dure” militaire, avec des généraux au pouvoir de 1964 à 1985.

“Avec ces pilules, l’armée va pouvoir se foutre encore plus de la démocratie”, a ironisé le site satirique Sensacionalista .

Des dessins humoristiques montraient également des chars d’assaut avec le canon incurvé vers le bas.

Plus sérieusement, le député de gauche Marcelo Freixo a rappelé que le gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro avait approuvé cette commande alors que le chef de l’État avait dans un premier temps “opposé son véto pour un projet de loi qui prévoyait la distribution gratuite de serviettes hygiéniques à des femmes pauvres”.

Le président Bolsonaro a finalement fait machine arrière, en signant début mars un décret prévoyant cette distribution de produits hygiéniques .

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    À Petropolis au Brésil, pluies et inondations font des dizaines de morts

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 February - 01:25 · 3 minutes

Les pluies diluviennes près de Rio de Janeiro font plus de 80 morts (photo du 16 février 2022) 

INTERNATIONAL - Près de 100 personnes sont mortes dans les inondations et glissements de terrain provoqués par les pires pluies en près d’un siècle dans la ville touristique de Petropolis, près de Rio de Janeiro , a-t-on appris mercredi de source officielle.

Le bilan toujours provisoire n’a cessé de s’alourdir d’heure en heure au lendemain des pluies torrentielles qui ont transformé les rues du centre en rivières de boue, aplati des maisons et renversé des dizaines de voitures en cette saison des pluies particulièrement meurtrière au Brésil. Les autorités de l’État de Rio de Janeiro l’ont réévalué mercredi soir à “94 décès confirmés”, tandis que 35 personnes sont toujours portées disparues .

La ville pittoresque a reçu en quelques heures mardi soir davantage de pluies que la moyenne de tout un mois de février, selon l’agence météorologique MetSul.

Le gouverneur de l’État de Rio de Janeiro, Claudio Castro, a estimé lors d’une conférence de presse que se sont abattues “les pires pluies depuis 1932”. Le Brésil a été frappé en cette saison des pluies par des précipitations particulièrement sévères ― dans les États de Bahia (nord-est), Minas Gerais et Sao Paulo (sud-est) ― que les experts ont liées au réchauffement climatique.

Avec le réchauffement climatique, les risques d’épisodes de fortes précipitations augmentent, selon les scientifiques. Ces pluies, associées notamment au Brésil à une urbanisation souvent sauvage, favorisent inondations et glissements de terrain meurtriers.

“État de calamité”

Plus de 180 pompiers se trouvaient à Petropolis, avec quelque 400 militaires, fouillant la terre boueuse dans cette ville de montagne qui fut la résidence d’été de l’ancienne cour impériale fuyant la canicule de Rio au XIXe siècle. Le quartier le plus touché est Alto da Serra, une colline que de nombreuses familles descendaient mercredi en pleurant, emportant les maigres affaires qu’elles ont pu sauver, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La boue a enseveli des habitations et des toits en tôle arrachés jonchaient partout le sol. Des voitures, emportées par des rivières de boue, se retrouvaient les roues en l’air ou empilées sur d’autres véhicules. Des commerces ont été inondés par l’eau qui a dévalé dans les rues du centre historique de Petropolis. Mercredi, la quasi-totalité des boutiques du centre-ville étaient fermées, à l’exception des pharmacies.

Le gouvernement brésilien a mis en garde contre un risque “très élevé” de nouveaux glissements de terrain dans la région montagneuse de Rio, “notamment à Petropolis”, en raison de nouveaux épisodes de pluie qui menacent ces prochains jours et pourraient provoquer de nouvelles “inondations”.

La mairie de Petropolis a décrété l’”état de calamité” et un deuil de trois jours. Depuis Moscou où il se trouve en visite ―et avant d’aller à Petropolis vendredi― le président Jair Bolsonaro a souhaité que “Dieu réconforte” ceux qui ont été endeuillés par “cette catastrophe”.

Petropolis, avec ses vieilles maisons cossues, est une destination qui attire un grand nombre de touristes en quête d’histoire, de randonnées dans une nature verdoyante et d’un climat tempéré. En janvier 2011, plus de 900 personnes avaient péri en raison d’inondations et des glissements de terrain dans une vaste région proche de Rio comprenant Petropolis et les villes voisines de Nova Friburgo, Itaipava et Teresopolis.

À voir également sur Le HuffPost: Le Sud-Ouest à nouveau frappé par des inondations

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    Au Brésil, de fortes pluies et inondations font au moins 18 morts

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 16 February - 06:51 · 3 minutes

Au Brésil, de fortes pluies et inondations font au moins 18 morts  (Photo des inondations à Petropolis au Brésil le 15 février 2022 par Lucas Mariano/via REUTERS)

INTERNATIONAL- Le Brésil en deuil. Dix-huit personnes ont perdu la vie mardi 15 février à la suite de pluies diluviennes entraînant glissements de terrain et inondations dans la ville touristique de Petropolis, près de Rio de Janeiro.

“Jusqu’à présent, 18 décès provoqués par des glissements de terrain et des inondations ont été confirmés”, indique un communiqué des pompiers de Rio, dont plus de 180 hommes se trouvent sur place, à 68 km au nord de la ville.

Le ministère du Développement régional avait auparavant fait part d’un bilan de six morts dans cette région montagneuse de l’État de Rio , dans le sud-est du Brésil. Les pompiers n’ont pas avancé de chiffre concernant le nombre éventuel de personnes blessées ou disparues.

Des scènes d’apocalypse

“Des équipes spécialisées en recherche et en sauvetage ont été envoyées pour renforcer les opérations de secours, avec l’appui de véhicules 4x4 et de bateaux”, ont-ils cependant précisé.

Des images ont circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias, où l’on voyait des habitations détruites par des glissements de terrain sur flancs de collines et des voitures violemment emportées par le courant.

“Priez pour les habitants de Petrópolis”.

De nombreux commerces ont été complètement inondés par l’eau qui a dévalé dans les rues du centre historique de Petropolis, arrachant les marchandises, comme on le voit sur les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Petropolis décrète “l’état de calamité”

En moins de six heures, certains points de la ville ont reçu jusqu’à 260 millimètres d’eau, un volume supérieur à ce qui était attendu pour tout le mois de février, selon l’agence météorologique MetSul.

La mairie de Petropolis a décrété l’”état de calamité” pour faire face à l’urgence, et le gouverneur de l’État, Claudio Castro, s’est rendu sur place pour signifier son soutien.

Depuis la Russie où il se trouve en visite, le président Jair Bolsonaro a écrit sur Twitter qu’il se tenait au courant de “la tragédie” et a demandé à ses ministres d’apporter “une aide immédiate aux victimes”. “Que Dieu réconforte les familles des victimes”, a-t-il ajouté.

La région déjà fortement touchée en 2011

Les pluies ont pris fin mais d’autres, “de légères à modérées”, étaient prévues pour les prochaines heures, a prévenu la mairie.

Petropolis, résidence d’été de l’ancienne cour impériale, est une destination touristique qui attire un grand nombre de visiteurs en quête d’histoire, de promenades dans la nature et d’un climat plus tempéré voire frais que celui de la côte de Rio, en raison de son altitude.

En janvier 2011, plus de 900 personnes avaient péri dans la région montagneuse de Rio en raison de fortes pluies provoquant des inondations et des glissements de terrain dans une vaste région comprenant Petropolis et les villes voisines de Nova Friburgo, Itaipava et Teresopolis.

À voir également sur Le HuffPost: Le Sud-Ouest à nouveau frappé par des inondations, 5 départements en vigilance rouge

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    Un film sur le pilote qui a survécu 38 jours en Amazonie est en préparation

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 8 February - 20:43 · 2 minutes

CINÉMA - Il avait passé 38 jours seul, perdu dans la jungle amazonienne après une panne de moteur et un atterrissage d’urgence . L’incroyable histoire d’Antonio Sena, dont l’épopée avait fait le tour du monde au début de l’année 2021, va être adaptée au cinéma , révèle le Parisien ce mardi 8 février.

D’après le quotidien, le réalisateur du documentaire La Marche de l’empereur , Luc Jacquet, serait en train d’écrire l’adaptation du livre du Brésilien de 36 ans. Ce dernier a en effet raconté dans son aventure qui s’est -heureusement- bien terminée dans “Rester vivant jusqu’au bout”, paru en novembre dernier.

“J’ai enfin reçu l’une des photos que je voulais le plus. Voici Maria Jorge et son incroyable famille, qui m’ont accueilli avec le cœur ouvert et beaucoup d’affection. Je suis tellement admiratif. Bientôt nous nous reverrons!! Je t’aime!!”

Dans cette histoire, tout aurait pu mal tourner. Peu après s’être posé en catastrophe le 28 janvier 2021 au milieu de la végétation, son hélicoptère a explosé. Après avoir consommé le peu de nourriture et d’eau qu’il avait, il a dû choisir les fruits mangés par les singes pour ne pas s’intoxiquer. Tout en restant à l’affût des animaux sauvages qui aurait pu attaquer à tout moment.

“Ce n’est pas un miracle ni deux miracles, mais tellement de miracles qui me sont arrivés. Aucun arbre ne m’est tombé dessus, je n’ai pas eu de crampes en traversant une rivière, je n’ai pas attrapé le paludisme, je n’ai pas été attaqué par un jaguar”, se souvient-il dans le quotidien. Il précise que s’il n’a aucune séquelle visible, il est tout de même victime de stress post-traumatique .

Au terme de cette odyssée vécue dans une immense solitude, il a perdu 25 kilos, mais surtout retenu une “grande leçon”: ce vol devait lui permettre de ravitailler une mine d’orpailleurs illégaux -son restaurant avait fermé à cause du Covid se justifie-t-il-, mais il a pris conscience de la richesse de la biodiversité de cette forêt si fragile dont les fruits l’ont maintenu en vie. Une belle morale, digne d’une histoire de cinéma.

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