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    Pêche post-Brexit: le tunnel sous la Manche et le port de Saint-Malo bloqués

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 15:23 · 3 minutes

POST-BREXIT - Les pêcheurs français ont entamé dans l’après-midi, ce vendredi 26 novembre le blocage du tunnel sous la Manche . Après celui du trafic des cars-ferries à Calais et celui du port de Saint-Malo . Lors d’une journée de protestation afin d’exiger le règlement des litiges de pêche post-Brexit avec Londres.

À bord de plusieurs dizaines de fourgonnettes et voitures, les marins-pêcheurs ont bloqué la bretelle d’accès du terminal côté français du tunnel. Une opération prévue pour durer jusqu’à 16h. À Calais, six navires de pêche venus de Boulogne-sur-Mer se sont déployés peu après 12h pour bloquer le port, une opération prévue pour durer une heure et demie.“We want our licences back” pouvait-on lire sur une banderole déployée sur un chalutier.

À Saint-Malo, le blocage avait duré environ une heure, de 8h à 9h, avec une dizaine de bateaux de pêche participant à l’opération, actionnant des fumigènes. En raison du mauvais temps, il n’y avait pas de ferry mais les navires français ont bloqué un bateau de pêche venant de Jersey, dans une atmosphère bon enfant.

“Un deal a été fait”

Il s’agit de “mettre la pression sur le gouvernement britannique”, a souligné avant d’embarquer le président du comité des pêches des Hauts-de-France, Olivier Leprêtre. Il a notamment dénoncé la “surexploitation dans les eaux françaises” engendrée selon lui par l’attitude britannique, chiffrant à 35 les licences de pêche non-délivrées dans les Hauts-de-France.

Pour le président du port, Jean-Marc Puissesseau, cette action symbolique ne devrait pas avoir un impact trop important. Les pêcheurs se sont engagés à “ne pas attenter au chiffre d’affaires des uns et des autres”, a-t-il souligné, précisant qu’il n’y aurait pas de plainte.

“Quand l’Europe et le gouvernement ne mettent pas des menaces à exécution, au bout d’un moment on est obligé de reprendre la main parce qu’autrement on a l’impression qu’on n’arrivera à rien. On n’est pas des va-t-en guerre, on veut qu’on respecte nos droits, un deal a été fait, le deal anglais n’est pas respecté”, a déclaré Pascal Leclerc, président du comité des pêches d’Ile-et-Vilaine.

“Nous ne voulons pas l’aumône, nous voulons seulement récupérer nos licences. Le Royaume-Uni doit respecter l’accord post-Brexit. Trop de pêcheurs sont encore sur le carreau”, a insisté jeudi Gérard Romiti, le président du comité national des pêches lors d’une conférence de presse.

Symbolique à l’entrée des ports, l’initiative est plus menaçante aux abords du tunnel, par lequel transitent 25% des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’Europe. Londres a bien reçu le message et réagi dès jeudi soir, se disant “déçu” par ces “menaces de protestation” et enjoignant la France à “s’assurer que des actes illégaux ne sont pas commis et que les échanges commerciaux ne sont pas affectés”.

Dossier brûlant

En vertu de l’accord de Brexit signé fin 2020 entre Londres et Bruxelles, les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans les eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu’ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l’ampleur des justificatifs à fournir. Au total, depuis le 1er janvier 2021, la France a obtenu “plus de 960 licences” de pêches dans les eaux britanniques et des îles anglo-normandes, mais Paris réclame encore plus de 150 autorisations.

Dans ce dossier brûlant, le ton est monté à plusieurs reprises. En mai dernier, une flottille française a fait cap sur Jersey pour un blocus de quelques heures. A l’automne, Paris a menacé Londres de “mesures de rétorsion”, avant d’y renoncer provisoirement pour laisser une chance aux négociations engagées à Bruxelles.

Les pêcheurs français se sentent aujourd’hui confortés par le soutien renouvelé dimanche dernier du président Emmanuel Macron, qui a assuré qu’il se battrait jusqu’au bout pour défendre leurs intérêts.

À voir également sur Le HuffPost : Pêche à Jersey: la France dénonce la décision “inacceptable” du Royaume-Uni

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    La crise entre Emmanuel Macron et Boris Johnson décryptée par une experte

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 15:06 · 6 minutes

Le président Macron et le Premier ministre britannique Boris Johnson, lors de la Cop 26, le 1er novembre 2021. (Photo by ALASTAIR GRANT/POOL/AFP via Getty Images)

DIPLOMATIE - C’est un naufrage et la mort de 27 exilés dans la Manche le 24 novembre qui a ravivé les tensions entre la France et la Grande-Bretagne. Jeudi 25 novembre, le Premier ministre britannique Boris Johnson a rendu publique une lettre demandant à Emmanuel Macron le “retour de tous les migrants illégaux qui traversent la Manche” sur son sol. “ Méthodes pas sérieuses ”, répond le président français qui regrette la publication d’une telle missive quand le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal pointe “le double discours” du Premier ministre anglais avec qui des discussions étaient en cours.

Sur fond de Brexit, de tensions avec les pêcheurs français sur les licences qu’ils n’ont pas obtenues et de crise migratoire qui s’intensifie dans la Manche, la relation diplomatique franco-britannique s’envenime.

La ministre britannique de l’Intérieur britannique a même été exclue d’une réunion européenne sur le sujet des migrations qui doit se tenir dimanche à Calais. Pour mieux cerner les causes et les potentielles conséquences d’une telle escalade, Claude-France Arnould, spécialiste des questions européennes et ancienne ambassadrice de France en Belgique (elle est actuellement conseillère de Thomas Gomart, le président de l’Institut français des relations internationales, Ifri) répond aux questions du HuffPost .

Après le drame survenu dans la Manche, Boris Johnson estime que c’est à la France de reprendre sur son sol tous les migrants. Est-ce une proposition sérieuse ou réaliste?

Les migrants de Calais veulent aller au Royaume-Uni, désespérément, et sont aux mains des mafias qui organisent ce trafic d’êtres humains, ils ne veulent pas rester en France. Quand on a démantelé la jungle de Calais, on a constaté que les gens ne voulaient pas être installés en France. Ils voulaient aller au Royaume-Uni. Ce sont “leurs” candidats à l’immigration.

La France laisse-t-elle passer volontairement ces migrants vers le sol britannique comme le sous-entendent certains journaux anglais?

Je ne crois pas. Il y a un vrai professionnalisme des policiers et des autorités concernées. On ne laisserait pas volontairement partir les gens dans des embarcations comme ça, ce ne sont pas nos méthodes et nos valeurs. C’est très difficile de débusquer les manœuvres des passeurs qui cachent ces départs.

Faut-il alors réviser les accords du Touquet qui fixent la frontière en France en échange d’argent britannique?

Quand des accords ne sont plus efficaces face à une situation donnée, il est normal de les réexaminer, mais sereinement et techniquement. Le président Macron l’a d’ailleurs mentionné quand il était ministre.

Expliquer que, sur tous les sujets, depuis le Brexit, c’est la faute des Français est évidemment considéré côté français comme inacceptable.

Plus largement, comment expliquer que le ton monte entre Emmanuel Macron et Boris Johnson ne cesse de monter?

Le ton monte alors que les sujets sont très graves, très sérieux, très difficiles. Celui des migrants particulièrement, mais il y a dans le même temps plusieurs autres sujets à régler comme la pêche ou la question de la libre circulation des marchandises à la frontière avec l’Irlande.

Plus les sujets sont graves, importants et nombreux, plus la méthode compte. Le tweet de Boris Johnson, l’exagération, le manque de sérieux ou l’invective ne sont pas adaptés. Expliquer que, sur tous les sujets, depuis le Brexit, c’est la faute des Français est évidemment considéré comme inacceptable côté français. Ce sont de mauvaises manières qui ne sont pas faites pour régler les problèmes, mais pour parler à une certaine presse locale.

Comment régler ces problèmes?

Certains peuvent se régler de manière bilatérale entre la France et la Grande-Bretagne, d’autres sont du ressort de l’Union européenne. Or, pour pouvoir régler ces problèmes, il faut le vouloir. Les Britanniques ne jouent pas le jeu de la négociation, de la discussion ou du travail technique. Emmanuel Macron a déploré ces méthodes alors que justement ce travail technique en profondeur et dans l’ombre se passait bien.

Pourquoi Boris Johnson joue-t-il cette carte-là? Est-il acculé?

Il est dans une situation difficile, il fait ça depuis le début du Brexit, c’est un style. Comme s’il n’assumait pas les conséquences. Les Britanniques n’ont pas souhaité par exemple qu’il y ait une union douanière entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne, ils en paient le prix aujourd’hui. Le problème, c’est qu’il reste bien d’autres sujets qui ne sont pas fixés dans l’accord du Brexit: dans les domaines financiers, de la défense, spatial, sur le climat ou encore les conflits régionaux à nos frontières. Et où nous avons des intérêts à agir ensemble.

Ça peut se calmer?

Ça aurait dû se calmer depuis longtemps, mais la situation est difficile et côté britannique et le “blame game”, le jeu où on blâme le voisin, assorti de “french bashing” est un exercice traditionnel.

Le Brexit s’est fait sur la base de promesses mensongères dont on paie aujourd’hui les conséquences.

Quel est le rôle de l’Union européenne? Est-elle assez présente?

On a déjà eu une crise sur les migrations il y a quelques années, qui nous a amenés à trouver des réponses immédiates et à chercher à améliorer les dispositifs là où elles étaient insuffisantes. Nous sommes confrontés aujourd’hui à des situations d’origines différentes. Pour le moment, on a eu une réponse européenne qui a eu des effets sur la question de la Biélorussie. L’UE a notamment montré qu’elle pouvait traiter avec les pays d’origine pour arrêter le flux quand c’est instrumentalisé comme cela était le cas. Et qu’elle a des moyens de pression pour dissuader de poursuivre ces manœuvres. Sur la situation dans la Manche, une réunion est prévue avec nos partenaires européens et la Commission dimanche, dont les Britanniques se sont exclus par leur attitude. Ce
chantier sera à poursuivre, notamment sous la présidence française.

Gabriel Attal se demande si Boris Johnson ne regrette pas d’être sorti de l’UE, partagez-vous son avis?

Je ne fais pas de psychologie, mais on ne peut que constater les faits. Boris Johnson est face au fossé entre les promesses qu’il a faites dont il savait pertinemment qu’elles ne seraient pas réalisées -en assurant par exemple qu’en sortant de l’UE, la Grande-Bretagne ferait des économies extraordinaires, c’est évidemment faux- et la situation réelle, prévisible, dans l’après-Brexit. Tout le Brexit s’est fait sur la base de promesses mensongères dont on paie aujourd’hui les conséquences. Et le Covid n’a rien arrangé aux difficultés déjà présentes.

À voir également sur Le HuffPost : Après la lettre de Boris Johnson sur Twitter, Emmanuel Macron dénonce des méthodes “pas sérieuses”

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    Les pêcheurs français veulent bloquer l'accès à l'Eurotunnel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 17:52 · 4 minutes

Un pêcheur français au large de Granville, en Normandie, le 9 novembre 2021 (photo d

PÊCHE - Un “coup de semonce” avant de durcir le ton: le comité national des pêches français a annoncé ce jeudi le blocage vendredi 26 novembre des accès à trois ports et au tunnel sous la Manche pour les marchandises, pour exiger l’octroi rapide de licences de pêche post- Brexit .

Le gouvernement britannique a aussitôt réagi, se disant “déçu” par ces “menaces de protestation”, et a enjoint la France à “s’assurer que des actes illégaux ne sont pas commis et que les échanges commerciaux ne sont pas affectés”.

“Le Royaume-Uni doit respecter l’accord post-Brexit”

“Nous ne voulons pas l’aumône, nous voulons seulement récupérer nos licences. Le Royaume-Uni doit respecter l’accord post-Brexit. Trop de pêcheurs sont encore sur le carreau”, avait déclaré peu avant Gérard Romiti, le président du comité national lors d’une conférence de presse.

Les pêcheurs bloqueront en mer l’arrivée des ferries dans trois ports de la Manche: Saint-Malo (de 8H à 9H), Calais (de 12H à 13H30) et Ouistreham (14H à 16H).

Sur terre, ils bloqueront également l’accès des camions de marchandises au terminal fret du tunnel sous la Manche pendant quelques heures. L’objectif est ici de de bloquer “les exportations (...) vers l’Angleterre, pour atteindre la population britannique et faire prendre conscience de ce qui se passe. Ils ont accès au marché européen et nous toujours pas à leurs eaux”, a expliqué Olivier Leprêtre, président du comité des pêches des Hauts-de-France.

“Cela fait onze mois qu’on attend la bouche ouverte. Nous espérons que ce coup de semonce sera entendu”, a répété Gérard Romiti.

“S’il faut aller plus loin, on visera d’autres produits”, a renchéri M. Leprêtre, précisant que le mot d’ordre pour ce vendredi était “de laisser passer les passagers et de bloquer le fret”.

“Ultimatum” de l’UE

Ce mouvement est une réponse à l’attitude “provocatrice” et “humiliante” des Britanniques. “Cette question des licences est l’arbre qui cache la forêt: de sa résolution dépendront les relations avec le Royaume-Uni sur le long terme”, a prévenu le président du comité national.

Tout en questionnant la robustesse de l’engagement européen au côté des pêcheurs de l’UE, il a salué “l’ultimatum” lancé mercredi par la Commission européenne, qui a demandé à Londres de régler ce contentieux d’ici au 10 décembre.

En vertu de l’accord de Brexit signé fin 2020 entre Londres et Bruxelles, les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans les eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu’ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l’ampleur des justificatifs à fournir.

Au total, depuis le 1er janvier 2021, la France a obtenu “plus de 960 licences” de pêches dans les eaux britanniques et des îles anglo-normandes, mais Paris réclame encore plus de 150 autorisations, selon le ministère français de la Mer.

Les pêcheurs ne veulent pas ”être une variable d’ajustement” dans le dossier complexe des relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’UE, déjà encombré par les questions irlandaise et migratoire.

Les pêcheurs confortés par Emmanuel Macron

Dans le dossier de la pêche, le ton est monté à plusieurs reprises. En mai dernier, une flottille française a fait cap sur l’île anglo-normande de Jersey pour un blocus de quelques heures, entraînant l’envoi de patrouilleurs britanniques. A l’automne, Paris a menacé Londres de “mesures de rétorsion”, avant d’y renoncer provisoirement pour laisser une chance aux négociations engagées à Bruxelles.

Les pêcheurs français se sentent aujourd’hui confortés par le soutien renouvelé dimanche dernier du président Emmanuel Macron et de sa ministre de la Mer Annick Girardin, qui ont assuré qu’ils se battraient jusqu’au bout pour défendre leurs intérêts.

La situation est particulièrement dramatique pour quelques dizaines de navires qui n’ont plus aucun accès aux eaux britanniques, avec des pertes allant de 20 à 50% de chiffre d’affaires, notamment dans le Boulonnais.

En l’absence de licences britanniques pour les navires européens, les pêcheurs mettent en garde contre un risque de sur-exploitation de la ressource côté français. “Boris Johnson doit en être conscient, prévient Olivier Leprêtre: il n’y a pas de barrière en mer, tout le monde sera touché”.

A voir également sur Le HuffPost: À Jersey, cet Anglais a tiré le premier face à “l’invasion” des pêcheurs français

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    L'ultimatum de l'UE à la France et au Royaume-Uni sur la pêche

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 20:29 · 2 minutes

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BREXIT - La Commission européenne a demandé ce mercredi 24 novembre à Londres de régler le contentieux post- Brexit sur les licences de pêche avec la France pour le 10 décembre, a annoncé un de ses porte-parole.

“Le commissaire Virginijus Sinkevicius (Environnement et pêche) s’est entretenu aujourd’hui avec le ministre (britannique) George Eustice et a insisté pour que les contentieux sur les licences de pêche soient conclus d’ici le 10/12/2021”, a indique le porte-parole.

“En ce qui concerne les navires de remplacement et les eaux de Guernesey, les travaux se poursuivent pour trouver une solution d’ici la fin du mois”, a-t-il précisé.

La France a haussé le ton et demandé à la Commission d’être “plus active” pour régler ce contentieux. “L’espace de dialogue doit avoir une date limite et cette date limite la Commission doit la donner au Royaume-Uni”, avait déclaré la ministre de la pêche Annick Girardin.

La France réclame plus de licences de pêche à Londres et à l’île anglo-normande de Jersey dans le cadre de l’accord post-Brexit signé fin 2020. Les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans les eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu’ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l’ampleur des justificatifs à fournir.

Situation à régler en urgence

Au total, depuis le 1er janvier 2021, la France a obtenu “plus de 960 licences” de pêches dans les eaux britanniques et des îles anglo-normandes, mais Paris réclame encore plus de 150 autorisations, selon le ministère français de la Mer. Londres estime de son côté avoir octroyé 98% des licences demandées.

Dans la zone des 6 à 12 milles nautiques des côtes britanniques, les débats sont tendus pour 40 bateaux (de plus de 12 mètres) qui ont été récemment mis à l’eau en remplacement d’anciens navires. Londres refuse pour le moment de leur délivrer une licence, estimant qu’il s’agit de nouvelles demandes car elles concernent des navires plus modernes et souvent plus puissants.

La France veut voir régler en urgence la situation d’une trentaine de navires, considérés comme “très prioritaires”, car ils réalisent une large part de leurs prises dans ces eaux britanniques auxquelles ils n’ont plus accès.

Guernesey a pour sa part seulement accordé des licences provisoires et 58 demandes sont en attente. Mais Guernesey, qui renouvelle de mois en mois ses autorisations provisoires, est considéré par Paris comme “un partenaire fiable” dans la négociation. “Une quarantaine de licences définitives” devraient être octroyées d’ici début décembre, avait annoncé la ministre française de la Mer Annick Girardin le 18 novembre.

A voir également sur Le HuffPost: Pêche à Jersey: la France dénonce la décision “inacceptable” du Royaume-Uni

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    Meilleur moment de télé depuis un moment LOUDLY CRYING FACELOUDLY CRYING FACE

    eyome · news.movim.eu / souverains · Sunday, 21 November - 14:25

Les Anglois abominatifs en PLS. Mais pas autant que le journaliste 😂

Tu te gourres mon pauvre.

Et c'est pas toi, ni les Français, ni la France que Macron défend, mais l'UE...

Surprenant quand même tout ça, je pensais que suite au Brexit le Royaume-Unis serait eunuque et ruiné.

C'est pour demain j'imagine, il va falloir attendre, encore...

#France, #Politique, #fr, #Brexit, #UE, #Souverains, #Souverainisme.

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    Macron ne "lâchera pas" les pêcheurs français et demande le soutien de l'UE

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 19 November - 19:26 · 3 minutes

Emmanuel Macron, en visite dans le Nord le 19 novembre 2021, a assuré son soutien aux pêcheurs français.

PÊCHE - “Nous allons continuer à nous battre, nous ne lâcherons pas nos pêcheurs.” Voici ce qu’a assuré ce vendredi 19 novembre Emmanuel Macron en annonçant que la France prendra une position “avant Noël” sur le différend avec le Royaume-Uni concernant les licences de pêche .

“Détermination, fermeté et accompagnement de nos pêcheurs, c’est ça la politique que nous faisons depuis le début et nous ne céderons rien”, a déclaré le chef de l’État face à la presse à Aulnoye-Aymeries (Nord), alors que l’opposition accuse le gouvernement d’avoir laissé tomber les pêcheurs.

Il a de nouveau appelé avec force la Commission européenne à “jouer son rôle” et à régler le contentieux avec les Britanniques.

“Je recevrai les pêcheurs de toutes les régions concernées une fois que j’aurai les retours de la Commission”, a-t-il annoncé à Guise (Aisne) en fin d’après-midi. “Et avant Noël, la France aura pris une position”, a-t-il ajouté, en précisant qu’il ne voulait pas “en faire un sujet de la présidence française” de l’Union européenne qui débute le 1er janvier.

“Les Britanniques ne respectent pas” les accords

“La Commission doit nous protéger. Elle doit aller au bout, ça va trop lentement et trop mollement”, a-t-il regretté, en prévenant que si “la Commission ne joue pas son rôle, la France le fera”.

“Le processus est trop lent”, a admis à Bruxelles une porte-parole de la Commission. Évoquant un “sujet à traiter d’urgence”, cette dernière promet de demander à Londres “une intensification du processus dans un délai clairement défini.”

“Je refuse qu’on nous renvoie à un dialogue bilatéral”, a poursuivi dans le Nord Emmanuel Macron, car “ce n’est pas qu’un sujet entre la France et les Britanniques, c’est un sujet de respect de la parole donnée” lors de la conclusion des accords du Brexit entre Londres et les 27, selon lui.

“Aujourd’hui, ils (les Britanniques) ne respectent pas” ces accords, “je l’ai dit très clairement à Boris” Johnson, le Premier ministre britannique, a-t-il insisté.

Les pêcheurs en colère après les propos d’Annick Girardin

Ces dernières semaines, “il y a des progrès qui ont été faits; nos pêcheurs des Hauts-de-France, de Normandie, de Bretagne, le savent. Certains ont déjà pu reprendre leurs activités mais on n’a pas tout obtenu”. “Nous ne comprenons pas pourquoi (...) on joue avec nos nerfs”, a aussi affirmé le président.

Les professionnels de la pêche ont réagi avec colère à des propos de la ministre de la Mer Annick Girardin , qui a évoqué jeudi un plan d’indemnisation pour les pêcheurs qui perdraient leurs licences pour les eaux britanniques.

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a affirmé ce vendredi que la France ne “reculait” pas et réclamait toujours le “même nombre” de licences à Londres.

Plusieurs personnalités de l’opposition, dont Xavier Bertrand, Michel Barnier et Valérie Pécresse (LR, droite), Marine Le Pen (RN, extrême-droite) ou encore Fabien Roussel (PCF, communiste), ont vivement critiqué “le recul” du gouvernement sur ce dossier à moins de cinq mois de la présidentielle .

Emmanuel Macron a assuré que le gouvernement continuerait “d’accompagner” les pêcheurs “aussi longtemps” que les négociations continueraient.

À voir également sur Le HuffPost: Pêche à Jersey: la France dénonce la décision “inacceptable” du Royaume-Uni

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    Conflit sur la pêche: Castaner accuse Barnier et ses "imprécisions" lors des négociations

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 5 November - 11:24 · 2 minutes

Castaner accuse Barnier (ici à Bruxelles en mars 2020) et ses

POLITIQUE - Une attaque à bâbord. Le patron des députés LREM Christophe Castaner a mis en cause, ce vendredi 5 novembre, la responsabilité de Michel Barnier , l’ancien négociateur pour l’UE du Brexit, dans le conflit sur la pêche avec les Britanniques. Pour lui, ces derniers profitent des “imprécisions” dans un texte qui “n’a pas été négocié au mieux”.

Paris et Londres sont en conflit sur les licences accordées aux bateaux Européens depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union. “Ceux qui ont négocié le traité de sortie avec le Brexit et nous avaient dit: ‘Ne vous inquiétez pas, tout va bien’. On constate qu’effectivement il y a des imprécisions dans le texte sur lequel joue le Royaume-Uni”, a ainsi déploré l’ancien ministre de l’Intérieur sur franceinfo, dans une attaque un brin opportuniste, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

“Or derrière cela il y a des femmes et des hommes, des pêcheurs, et ils ont notre soutien, et on va tout faire pour qu’ils puissent continuer à exercer le métier qui est le leur”, a encore assuré les députés.

S’il y a un loup...

Interrogé sur la responsabilité du candidat à l’investiture LR Michel Barnier, il a répondu: “Si le Royaume-Uni peut mettre en avant qu’il y a un loup dans le texte, c’est qu’effectivement il n’a pas été négocié au mieux”.

Début octobre, Michel Barnier avait estimé que “les Britanniques se comportent comme des flibustiers actuellement sur la question des pêcheurs”.

Des ”écarts importants” subsistent entre Londres et Paris sur la question de la pêche, a estimé jeudi le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune, mais les menaces de sanctions brandies par la France semblent s’éloigner le temps de nouvelles discussions avec le Royaume-Uni.

La France menaçait d’interdire dès lundi dernier à minuit aux navires de pêche britanniques de débarquer leurs cargaisons dans les ports français et de renforcer les contrôles douaniers de tous les camions si Londres n’accordait pas davantage de licences aux pêcheurs français. Elle avait finalement provisoirement levé l’ultimatum en attendant la rencontre parisienne de jeudi entre Clément Beaune et le secrétaire d’État britannique chargé du Brexit David Frost.

En vertu de l’accord de Brexit, les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu’ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l’ampleur des justificatifs à fournir. Paris affirme que 200 demandes de licences pour des bateaux français sont en souffrance, un chiffre que Londres conteste.

À voir également sur le HuffPost : Boris Johnson ne sait toujours pas tenir un parapluie et ça fait rire les Anglais

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    EU urged to finalise UK’s membership of £80bn research programme

    news.movim.eu / TheGuardian · Thursday, 4 November - 09:00

Researchers fear Horizon Europe programme is collateral damage in UK-EU political dispute

More than 1,000 universities and 50 academies of science across Europe have called on the EU to “immediately” finalise the UK’s membership of its flagship £80bn research programme and end the 10-month delay to the ratification process.

In a letter to the European Commission president, Ursula von der Leyen, they say the lengthy delay is “endangering current and future plans for collaboration” and any further delay will “result in a major weakening of our collective research strength”.

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