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    Le tunnel anti-bouchons d'Elon Musk a un embouteillage

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 7 January - 14:05 · 1 minute

TRANSPORTS - Claustrophobes, s’abstenir. À Las Vegas, dans le premier tunnel construit par Elon Musk pour “résoudre” les problèmes de circulation à la surface, des images étonnantes ont été capturées par un internaute. Alors que le tronçon se veut représenter la facilité du transport de futur, les usagers se sont retrouvés dans un bouchon, comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête de cet article .

Le tunnel, long de seulement 1,3 kilomètre, a été construit sous le vaste Convention Center (palais des congrès) en avril 2021, et s’attirait déjà les critiques avant cet épisode. The boring company, l’entreprise créée par Elon Musk pour concevoir les fameux tunnels, a d’avoir promis des navettes ultrarapides, puis des voitures individuelles “tractées” automatiquement, avant de se rabattre sur des voitures Tesla conduites par des chauffeurs qui avancent à seulement 56km/...

Mais ce n’est pas tout: comme l’ont fait remarquer de nombreux internautes, en plus de se rapprocher largement d’un tunnel routier tout ce qu’il y a de plus pratique, il est également particulièrement étroit... que les fans de l’américain se rassurent, ce n’est pas la fin des fameux tunnels. La ville de Las Vegas a ainsi validé fin 2021 la construction d’un réseau de 47 kilomètres, avec 51 stations pour accéder aux étroits boyaux.

À voir également sur Le HuffPost: Comprenez comment se forment les bouchons sur l’autoroute grâce à ce simulateur

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    Au CES 2022, BMW dévoile la première voiture qui change de couleur

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 7 January - 09:42 · 2 minutes

AUTOMOBILE - BMW a dévoilé un concept car fascinant au Consumer Electronics Show (CES) qui se déroule en ce début janvier à Las Vegas. Le constructeur automobile allemand a présenté la toute première voiture capable de changer de couleur, comme vous pouvez le constater dans notre vidéo en tête d’article.

La voiture, appelée BMW iX Flow, utilise la technologie E-Ink pour produire des changements de couleur fluides qui transforment complètement l’extérieur de la voiture en une variété de couleurs et de motifs.

“Nous avons utilisé de l’encre électronique, un matériel utilisé dans les liseuses numériques , explique à l’agence Reuters Stella Clarke, ingénieure chez BMW . C’est grâce à cela que vous pouvez lire votre Kindle si bien au soleil, parce qu’il y a un changement de couleur réel. Nous avons donc pris ce matériau -une sorte de papier épais- et notre défi était de l’appliquer à un objet en 3D comme nos voitures.”

Lorsqu’elle est stimulée par des signaux électriques, l’encre numérique fait apparaître différents pigments de couleur à la surface, ce qui permet à la carrosserie de la voiture de prendre la couleur souhaitée. Pour l’heure, la BMW iX Flow est capable de passer uniquement du noir au blanc et inversement.

Une technologie belle... et pas inutile!

En plus d’être particulièrement esthétique, cette technologie peut également contribuer à la durabilité et à la régulation de la température dans l’habitacle.

“Par une journée chaude et ensoleillée comme aujourd’hui, vous pourriez changer la couleur blanche pour refléter la lumière du soleil. Par temps froid, vous pouvez changer la couleur en noir pour absorber la chaleur et favoriser la climatisation et la durabilité”, poursuit l’ingénieure.

La technologie E-Ink est également économe en énergie, puisqu’elle ne nécessite absolument aucune énergie pour maintenir la couleur extérieure choisie par le conducteur, selon BMW.

Le conducteur aura la possibilité de changer la couleur de la voiture depuis l’habitacle, en utilisant une application mobile ou même par des gestes de la main, a expliqué Stella Clarke.

Un casse-tête en vue pour les juristes

Cette nouvelle carrosserie pose tout de même des questions juridiques très intéressantes: est-il légal de changer la couleur d’un véhicule enregistré? “En termes de légalité, je pense que cela doit être discuté. C’est toujours le cas avec les nouvelles technologies”, a ajouté Stella Clarke. La question se pose d’autant que BMW prévoit de développer un large spectre de couleurs à l’avenir.

“Tout ce que nous savons, c’est que la lumière, vous ne pouvez pas la mettre partout sur l’extérieur parce que c’est trop distrayant et le changement de couleur est plus subtil que la lumière. Mais c’est toujours un changement de couleur, et c’est toujours quelque chose d’inattendu. Et vous le remarquez aux réactions des gens ici, ce n’est pas nécessairement quelque chose à quoi vous vous attendez. Donc, nous commençons ces conversations maintenant et nous devons les poursuivre”, a-t-elle conclu.

À voir également sur Le HuffPost: L’Alpine 110 de la gendarmerie a fait le bonheur d’Esteban Ocon

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    La population française ressemblera à ça en 2070

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 29 November - 11:27 · 2 minutes

FRANCE - À quoi ressemblera la France dans 50 ans? À cette question, l’Insee apporte lundi 29 novembre une réponse au sujet de la population de notre pays en 2070. Pour ce faire, l’institut de la statistique a prolongé les tendances démographiques observées ces dernières années dans notre pays après avoir recueilli l’avis d’une quarantaine d’experts sur les options à retenir.

Il en ressort qu’en 2070, la France pourrait compter 68,1 millions d’habitants, soit 700.000 de plus qu’en 2021 . Mais le pic serait atteint bien plus tôt, l’Insee estimant qu’en 2044, nous compterons 69,3 millions d’habitants.

Évolution de la population française d

Les projections de l’Insee établissent une augmentation naturelle de la population jusqu’en 2035 (il y aura plus de naissances que de décès) avant que ce solde naturel ne finisse par s’inverser. Entre 2035 et 2044, le solde migratoire (différence entre le nombre d’arrivées sur notre sol et le nombre de départs) permettra de compenser le solde naturel. Cela explique que la population augmentera. En revanche à partir de 2044, ce solde migratoire ne compensera plus le solde naturel, ce qui entraînera une baisse totale de la population.

Une France plus âgée et moins féminine

Si la population de 2070 sera globalement proche en nombre de celle de 2021, l’Insee prévoit donc surtout du changement dans la structure de cette démographie. Cette étude met avant tout en évidence le vieillissement de la population. Deux chiffres l’illustrent: d’ici à 2070, la France verra augmenter de 5,7 millions le nombre des plus de 75 ans quand celui des moins de 60 ans diminuera de 5 millions.

Aussi, la parité sera plus proche dans cinquante ans. Alors que les femmes représentent aujourd’hui 51,7% de la population, elles ne seront plus que 50,8% en 2070. “Ce rééquilibrage s’effectuerait surtout aux âges de forte mortalité”, note l’Insee expliquant cela notamment par “les écarts d’espérance de vie entre femmes et hommes qui continueraient de se réduire”.

Ces projections sont bien évidemment soumises à d’éventuels changements des mentalités. L’Insee évoque par exemple le fait que si le taux de fécondité chute à 1,6 enfant par femme (la projection est faite sur la base de 1,8 contre 1,83 à l’heure actuelle), la population de 2070 comptera 4 millions de personnes de moins qu’anticipé.

À écouter aussi sur Le HuffPost: Faire des enfants, est-ce irresponsable pour l’écologie ?

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    Meta, Fortnite, Teams... Le métaverse sauvera-t-il notre planète?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 17 November - 08:49 · 3 minutes

ENVIRONNEMENT - Mark Zuckerberg nous en a fait la promesse. Un métaverse , c’est un peu comme si on pouvait prolonger tous les éléments de notre vie, le travail, les sorties, les voyages, dans un espace accessible sur internet, où on vit notre vie via un avatar.

Mais au-delà d’un projet qui a de quoi inquiéter autant que réjouir, cette nouvelle approche du réseau social et de la vie en ligne a des conséquences sur notre planète. Les serveurs, les casques de réalité virtuelle, les ordinateurs... tout cela laisse une empreinte carbone numérique qui n’est pas négligeable.

Une tendance évidente

Et pourtant , la Terre pourrait bien nous remercier si nous décidions de nous enfermer pour vivre uniquement des aventures en ligne, comme vous pouvez le découvrir dans ce nouvel épisode de l’ Enver(t) du décor , le podcast environnement du service sciences du HuffPost.

Le Covid a ainsi donné un coup d’accélérateur aux projets de métaverse, et il n’y a pas que Facebook qui prépare le sien. Microsoft va développer un métaverse avec Teams, Apple préparerait quelque chose pour 2022, Tiktok a acheté un énorme développeur pour créer son propre métaverse. Le fait de s’être retrouvés enfermés durant des semaines n’a pas ralenti ces projets.

Rester chez soi, une respiration pour la planète

Quid du coût environnemental de ces nouveaux usages? On chiffre l’empreinte carbone du numérique à 6% de nos émissions de gaz à effet de serre, et cela pourrait s’accentuer si ces univers persistants se généralisaient. Pourtant, et malgré le surplus de pollution entraîné par le fonctionnement des serveurs et le matériel, l’arrivée des métaverses n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour la planète. Loin de là.

En 2020, une conférence en ligne a eu lieu rassemblant des centaines de chercheurs, et ces derniers ont calculé que si la conférence avait été organisée en physique, à San Francisco où étaient basés les organisateurs, cette dernière aurait été 66 fois plus polluante!

Plus troublant, ce gain peut aussi se retrouver du côté des loisirs. Un analyste spécialisé dans l’environnement qui a publié un article dans le magazine The Breakthrough Institute en avril 2021, et qui compare le coût carbone d’une activité sur le métaverse, par exemple une randonnée virtuelle à la montagne, avec le coût carbone de la même balade, mais dans la vraie vie.

Rien que le trajet en voiture pour rejoindre le chemin de randonnée à quelques kilomètres, même en roulant à l’électrique, est beaucoup plus coûteux en empreinte carbone que des heures de jeu en ligne, ou de balade en ligne. Rester chez soi, même en faisant travailler des serveurs toute la journée, n’est pas un si mauvais choix pour notre environnement.

Mais si vivre notre vie dans notre salon, c’est laisser respirer la nature, nous ne pouvons pas nous passer d’elle. La nature, dehors, c’est le réel, et pour l’instant, aucune réalité virtuelle, même augmentée, ne changera cet impératif. Trop vivre dans le métaverse qui vient, n’est-ce pas perdre une part de notre aptitude à nous lier avec le monde qui nous entoure?

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Les sources utilisées pour cet épisode:

  • Un article fouillé sur les métaverses en préparation

  • Le calcul d’un analyste sur le remplacement d’une activité par son équivalent virtuel

  • Une étude sur la sensibilisation à la protection de l’environnement via la VR

  • Un article de Nature faisant le bilan des réunions organisées à distance

  • Un article de The Atlantic sur la philosophie des métaverses depuis les années 80

  • Le dossier sur HuffPost sur l’empreinte carbone numérique

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    Les remplaçants de Thomas Pesquet sont enfin partis vers l'ISS

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 11 November - 10:10 · 3 minutes

ESPACE - Trois astronautes américains et un Allemand se sont envolés mercredi 10 novembre au soir pour une mission de six mois en orbite dans la Station spatiale internationale , comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article. Un décollage plusieurs fois repoussé qui devait initialement avoir lieu il y a dix jours.

Ils doivent remplacer l’équipage qui vient de quitter l’ISS, dont faisait partie le Français Thomas Pesquet, rentré sur Terre dans la nuit du 8 au 9 novembre.

Les astronautes ont été lancés depuis la Floride par une fusée Falcon 9 de SpaceX, à 21H03 heure locale. Leur capsule Dragon doit ensuite s’amarrer à la station jeudi à 19H10. Leur décollage a été salué par des applaudissements nourris dans la salle de contrôle de SpaceX.

Après 13 minutes de vol, une tortue en peluche, a indiqué que les astronautes avaient bien quitté la gravité terrestre. Cette fantaisie est une petite tradition pour les astronautes. La mission Crew-2 avait choisi pour sa part un pingouin.

Les astronautes de la Nasa, Raja Chari, Kayla Barron et Tom Marshburn, ainsi que l’astronaute de l’agence spatiale européenne (ESA) Matthias Maurer, attendaient en quarantaine depuis des jours au Centre spatial Kennedy.

Ils devaient initialement partir fin octobre mais le décollage a plusieurs fois été retardé, notamment à cause de la météo, puis d’un “problème de santé mineur” chez l’un des astronautes, sur lequel la Nasa n’a pas fourni plus de détails.

L’agence spatiale a donc décidé de ramener sur Terre l’équipage de Crew-2, dont Thomas Pesquet, avant de faire décoller Crew-3. La période de passation entre les deux équipages, qui a normalement lieu en apesanteur durant quelques jours, n’a ainsi pas pu avoir lieu.

La mission s’appelle Crew-3 car elle est la troisième opérationnelle vers l’ISS assurée par SpaceX pour le compte de la Nasa.

Mais il s’agit en réalité de la cinquième fois que l’entreprise d’Elon Musk lance des humains en orbite: avant Crew-1 et Crew-2, une mission test (Demo-2) avait acheminé deux astronautes vers l’ISS. Et en septembre, SpaceX a également lancé quatre touristes pour trois jours dans l’espace, indépendamment de la Nasa.

Accueil de touristes

L’équipage de Crew-3 a embarqué mercredi dans une capsule Dragon flambant neuve, dont l’exemplaire a été baptisé “Endurance”.

Pour l’Américain Tom Marshburn , il s’agira du troisième séjour dans l’espace. Il a déjà volé à bord d’une navette spatiale en 2009, puis d’une fusée Soyouz en 2012-2013. Les trois autres astronautes feront en revanche le voyage pour la première fois. Matthias Maurer sera le douzième Allemand à se retrouver en orbite.

Ils seront accueillis par l’Américain Mark Vande Hei, resté là-haut et qui a fêté mercredi son anniversaire, seul dans le segment américain de la station. Deux cosmonautes russes sont également à bord.

Des expériences sur le système immunitaire des astronautes

La mission comprendra de nombreuses expériences. L’une d’elles a pour but d’observer les effets du régime alimentaire sur la flore intestinale et le système immunitaire des astronautes, leurs défenses étant souvent affaiblies par un séjour prolongé dans l’espace. Ils auront ainsi la possibilité de consommer une plus grande sélection de fruits et légumes lyophilisés (courge, kale...) ainsi que du barramundi, un poisson.

Les astronautes de Crew-3 réaliseront aussi des sorties dans l’espace notamment pour poursuivre l’installation de nouveaux panneaux solaires sur l’ISS.

Et ils accueilleront deux missions touristiques: des Japonais amenés par un vaisseau spatial russe Soyouz à la fin de l’année, puis en février 2022 des passagers de la mission Ax-1, organisée par la société Axiom Space en partenariat avec SpaceX.

À voir également sur Le HuffPost: Les SOS de Thomas Pesquet sur le réchauffement climatique depuis l’ISS

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    Covid: les femmes enceintes sont encore plus vulnérables que ce qu'on pensait

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 5 November - 16:40 · 3 minutes

Le coronavirus peut se propager dans le placenta et mettre en danger la santé d

COVID19 - Le Covid peut s’attaquer au foetus. Le virus est en effet capable d’infecter et de se propager dans le placenta humain, l’un des premiers organes à se former, selon les résultats d’une étude publiée ce jeudi 4 novembre dans la revue Cell Reports Medicine.

“Des milliers de particules virales infectieuses peuvent être rapidement produites dans le placenta”, détaillent les équipes de recherches du Dr Marco Alves et du professeur David Baud dans un communiqué du Département fédéral de l’Intérieur suisse.

La science savait que les femmes enceintes avaient 70% de chances en plus d’attraper le coronavirus par rapport à la population du même âge. Mais elle ignorait jusque-là comment le virus impactait leur santé et celle du bébé. “C’est une avancée majeure dans notre compréhension du Covid pendant la grossesse”, témoigne Marco Alves.

Le Covid multiplie par deux ou trois le risque de mort du foetus

L’ étude permet d’appuyer de nouveau le danger pour les femmes enceintes d’attraper le Covid alors qu’“une mère infectée a un risque d’évolution sévère et d’être admise en soins intensifs accru de 5 à 10%”, alerte David Baud. Le Covid multiplie aussi par deux ou trois le risque d’un accouchement prématuré et le risque de mort du foetus.

De précédentes études ont déjà pointé les risques d’une contamination lors de la grossesse. L’une d’elles, publiée dans l’ American journal of Clinical Pathology en mai 2020, a analysé des placentas de femmes infectées et a découvert des lésions liées à une mauvaise circulation du sang. En cause, la capacité du coronavirus à créer des caillots bouchant les vaisseaux sanguins. Mais les conclusions ne mentionnaient pas de risque pour la mère ou le bébé.

Cette nouvelle découverte, plus alarmiste, prouve encore une fois l’importance du vaccin pour les femmes enceintes. “Le fait que le virus puisse infecter et proliférer dans le placenta démontre la nécessité pour les femmes d’être vaccinées”, ont déclaré ces chercheurs.

Le vaccin jugé d’autant plus nécessaire pour les femmes enceintes

Mais de nombreuses femmes hésitent encore à se faire vacciner au cours de leur grossesse, de peur de mettre en danger leur bébé. Le vaccin à ARN messager (ARNm), comme ceux produits par Moderna et Pfizer/BioNTech, ont pourtant été administrés à plusieurs centaines de milliers de femmes enceintes. Aucun effet indésirable ni risque supplémentaire n’a été observé.

Les scientifiques expliquent au contraire qu’il protège la mère et l’enfant. La mère d’abord, car elle développe une réponse défensive et diminue ses chances de contracter une forme grave de la maladie. Pour le foetus, ensuite, car les anticorps développés par la mère traversent le placenta et protègent l’enfant.

Les femmes enceintes sont encouragées à se faire vacciner contre le Covid-19 “ le plus tôt possible”, “dès le premier trimestre” de grossesse, a rappelé en juillet Olivier Véran, ministre de la Santé .

D’autant plus qu’“ il est probable que la vaccination en cours de grossesse protège le nouveau-né contre le Covid-19 dans les premiers mois suivant la naissance”, ajoute pour Sciences et Avenir , Deshayne Fell, professeure à l’École d’épidémiologie et de santé de l’Université d’Ottawa. Un argument sur lequel pourrait s’appuyer le gouvernement en pleine campagne de sensibilisation à la vaccination auprès des publics vulnérables.

À voir aussi sur Le HuffPost : “La science est fantastique”: le plaidoyer de Véran pour le vaccin

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    Quand le numéro vert spécial vaccination dissuade d'aller se faire vacciner

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 5 November - 02:10 · 5 minutes

5400 personnes ont appelé le numéro vert mis en place par le gouvernement depuis son lancement ce mardi 26 octobre. 

COVID-19 - Pas vaccinée et confinée depuis le début de la pandémie de Covid-19, le numéro vert est loin d’avoir convaincu Monique Bernard de se faire piquer. À 80 ans, elle dame refuse le vaccin et préfère s’enfermer dans sa tour d’immeuble à Brest. Encouragée par sa petite fille, elle a dégainé le téléphone, ce mercredi 3 novembre, pour composer le “numéro vert” . Une conversation à laquelle a assisté Le HuffPost.

Ce numéro -0 800 730 957-, mis en place mardi 26 octobre par le gouvernement, s’inscrit dans le dispositif “aller vers” de la campagne de vaccination du Covid-19. L’objectif est d’ inciter les personnes âgées de plus de 80 ans à se faire vacciner . “Parce qu’au-delà de 80 ans, le taux de vaccination diminue avec l’âge”, indique le site du ministère de la santé. Les chiffres le confirment: début octobre, 87% des personnes de plus de 80 ans sont vaccinées, contre 93% des 60-80 ans.

5400 personnes ont composé le numéro vert

Joignable du matin au soir, de 6h à 22h, cette ligne téléphonique rend donc accessible la vaccination aux publics les plus vulnérables, en leur offrant la possibilité de se voir injecter le sérum à domicile s’ils en font la demande. Pas besoin de se déplacer, un coup de fil suffit pour qu’un soignant vienne administrer une dose de vaccin.

Le gouvernement porte beaucoup d’espoirs dans ce numéro vert: “ Nous nous attendons à un volume significatif de personnes faisant appel à ce dispositif dans les semaines à venir”, affirme le ministère de la Santé pour Le HuffPost . 5400 appels ont été passés depuis le lancement de la plateforme il y a neuf jours, “dont une minorité pour demander des informations et une majorité pour prendre des rendez-vous pour une vaccination à domicile.”

Monique Bernard, elle, n’a pas encore décidé si elle allait tendre le bras à la vaccination et appelle pour des conseils. D’une voix basse et timorée, la retraitée se présente à l’opérateur chargé de recevoir les appels: “Bonjour, j’ai plus de 80 ans, je reste chez moi toute la journée, quels sont les avantages pour moi de me faire vacciner?”

“Si vous ne sortez pas de chez vous, n’allez pas dans des endroits avec du monde, et si vous respectez les gestes barrières, il n’y a pas de raison de vous faire vacciner”: une réponse étonnante et très peu convaincante.

“On n’est pas là pour les convaincre”

Moins d’une minute plus tard, Monique Bernard finit par raccrocher, avec la certitude que se faire vacciner ne sert à rien: “Mon médecin ne me pousse pas à me faire vacciner, et là on me dit que si je n’ai pas besoin de pass sanitaire, ce n’est pas utile. Donc je vais continuer à prendre toutes les précautions et soigner d’abord ma dépression”.

Interloquée par les préconisations données à sa grand-mère, sa petite fille décide de rappeler le service. “On n’est pas là pour les convaincre, lui explique une opératrice, on est juste le relais entre les médecins et les centres de vaccination”. Les opérateurs n’ont d’ailleurs aucune expertise médicale: “Je ne suis pas médecin mais agent animalier dans la vie”, raconte l’interlocutrice au téléphone.

Ce dispositif n’est effectivement pas un numéro d’écoute médicale mais un service pour faciliter la prise de rendez-vous de la vaccination à domicile ou chez un particulier. Il n’empêche que l’objectif affiché du gouvernement, avec ce numéro vert, est de relancer la vaccination alors qu’elle stagne chez les plus de 80 ans. Avec des opérateurs à l’autre bout du fil qui ne rappellent pas les bénéfices du vaccin pour les personnes âgées ou fragiles, difficile de convaincre.

La stratégie “d’aller vers” ne suffit plus

Ces dispositifs “d’allers vers” ont pourtant, dans un premier temps, bien fonctionné. Campagnes d’informations, SMS, et même porte-à-porte: la stratégie de séduction auprès des personnes âgées et vulnérables a poussé 135.000 personnes à prendre un rendez-vous pour se faire vacciner.

Mais le conseil scientifique a récemment mis en doute la capacité de persuasion de cette campagne. “La stratégie “d’aller vers” ne suffit plus pour cette population en partie réfractaire au vaccin”, écrit le conseil scientifique dans un avis publié mardi 5 octobre.

Le gouvernement français peine à atteindre ces publics, ce qui n’est pas le cas de d’autres pays. Pour les plus de 80 ans, “on est sur un plateau depuis le printemps” , se désole Olivier Guérin, président de la Société française de gériatrie, dans le quotidien La Provence . “Incompréhensible”, selon lui, “qu’on n’arrive pas à vacciner les populations à risque de manière beaucoup plus massive”, comme c’est le cas notamment au Québec ou en Espagne.

La raison? Difficile à dire, mais le fait est que plus de 5 millions de Français n’ont pas de médecin traitant . En Espagne à l’inverse, tous les individus sont rattachés à des centres de santé et ont tous été contactés par ces centres pour se faire vacciner.

Ce n’est pas la cinquième vague qui inquiète aujourd’hui le plus les épidémiologistes, mais le risque d’ “avoir en permanence des cas graves hospitalisés” , alertait en octobre à l’AFP l’infectiologue Odile Launay. Pour les éviter, le gouvernement devra convaincre les plus âgés de se faire vacciner. Et pour ça, adapter sa stratégie de persuasion.

A voir aussi sur Le Huffpost : Covid: le gouvernement a fini par changer de pied sur la vaccination sur son lieu de vacances

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    Aya Nakamura fait la première Une du nouveau Vogue France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 3 November - 09:56 · 2 minutes

La Une du prochain numéro de Vogue France, en kiosque le 4 novembre 2021

MODE - “Divine diva”. Ce sont les mots qu’utilisent le nouveau magasine Vogue France , héritier de Vogue Paris , pour décrire Aya Nakamura , chanteuse française qui fait la Une de ce premier numéro. En kiosque le jeudi 4 novembre, le magazine de mode a dévoilé hier, mardi 2 novembre sa couverture.

Ligne épurée, couleurs vibrantes, épaule dénudée et grand chapeau, Aya Nakamura est habillée par Olivier Rousteing , en Balenciaga Haute Couture et photographiée par Carlijn Jacobs.

La photo a indéniablement des airs de Grace Jones , chanteuse et icône mode, d’origine jamaïquaine. Grace Jones a fait de nombreuses fois la Une de magazines de mode comme Vogue , Elle et Stern . Un temps égérie d’Azzedine Alaïa, elle est la muse d’Andy Warhol et Jean-Paul Goude avec qui elle façonne son personnage de légende.

“Je veux changer l’image de la femme française pour que tout le monde se reconnaisse. Aya Nakamura est une personnalité qui parle à tout le monde. Ici, on l’a métamorphosée : elle est chic tout en restant elle-même, une figure accessible qui incarne la femme française”, explique Eugénie Trochu qui pilote la stratégie et la vision éditoriale aux Échos .

La couverture du Vogue France fait référence à la mannequin des années 1980 qui posait également avec de grands chapeaux, habillée par les plus grands.

Grace Jones à la cérémonie des Grammy Awards en 1983, à Los Angeles aux Etats-Unis. 

Aya Nakamura est une des rares artistes françaises à connaitre un succès à l’étranger. Son dernier album Aya , sorti l’année dernière, a dépassé l’album d’AC/DC, en devenant le troisième le plus écouté dans le monde sur la plateforme Spotify, en seulement quatre jours. Rihanna et Madonna n’ont jamais caché leur admiration pour la chanteuse.

En septembre, Epic Game, l’éditeur de jeux vidéos qui avait proposé des expériences interactive dans le jeu Fortnite avec des stars comme Neymar, Ariana Grande ou Trais Scott, avait annoncé la participation d’Aya Nakamura à une même expérience. Elle est ainsi “la première artiste française à proposer son expérience interactive”.

À voir également sur Le HuffPost: Madonna et ses danseurs chantent Djadja de Aya Nakamura