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    L'assistant vocal Alexa pourra bientôt imiter la voix de personnes décédées

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 23 June - 16:05 · 3 minutes

Logo de l'assistant virtuel d'Amazon Logo de l'assistant virtuel d'Amazon "Alexa" que l'on retrouve dans de nombreux produits de la marque (echo dot...).

TECHNO - Et si une technologie de la série Black Mirror devenait réalité? À l’heure du développement des métaverses et autres intelligences artificielles , cela n’a rien d’utopique. Cela pourrait même se concrétiser rapidement aux vues de nouveautés présentées ce 22 juin par Amazon.

À l’occasion de la conférence “Re:Mars” à Las Vegas dédiée aux diverses intelligences artificielles, l’entreprise a dévoilé une nouvelle fonction de son assistant vocal Alexa . L’objectif? Humaniser la communication avec l’assistante vocale, qui peut reproduire n’importe quelle voix humaine.

Pour réaliser cette prouesse, Amazon affirme qu’il suffit de faire écouter à l’assistant vocal une voix de haute qualité avec “moins d’une minute d’enregistrement audio”. Le souci, c’est qu’il est alors techniquement possible d’échanger vocalement avec des personnes décédées.

Un pas de plus dans Black Mirror

Lors de la démonstration organisée par Rohit Prasad, vice-président en charge de l’équipe scientifique du programme Alexa, une vidéo mettant en scène cette nouvelle fonctionnalité a été diffusée. On pouvait y voir une enfant demander si sa grand-mère peut lui lire un livre. Alexa accepte sa requête en utilisant tout d’abord une voix robotisée (sa voix par défaut), puis celle, plus humaine, de la probable grand-mère.

Il semblerait donc que l’assistante vocale d’Amazon puisse emprunter des voix à toute personne humaine, même décédée. Et c’est justement l’un des buts de l’entreprise américaine. Pour Rohit Prasad, “bien que l’IA ne puisse pas éliminer cette douleur de la perte, elle peut certainement faire durer les souvenirs”.

Cela n’a pas manqué de faire réagir de nombreuses personnes sur les possibles détournements de cette fonctionnalité, en prenant pour exemple la fameuse série Black Mirror . Disponible sur Nextflix, on y retrouve diverses histoires à la limite du réel et où la technologie a des conséquences généralement dramatiques.

Dans ce cas-ci il s’agit de l’épisode 1 de la saison 2 intitulé “Be Right Back” . On y découvre la relation entre une veuve et une IA copiant son mari. Allant plus loin que la simple voix, c’est le corps du défunt qui a été reproduit à l’identique. Mais la copie à ses limites, et elle ne peut totalement remplacer l’original. L’épisode questionne sur le bien fondé d’une technologie “pansement” pour les victimes d’un deuil.

Faire d’une intelligence artificielle un être conversationnel semblable à un humain est devenu un objectif clé pour des entreprises tel Amazon. Néanmoins, cette possibilité n’est pas encore totalement aboutie. En effet, cette fonctionnalité est toujours en cours de développement, et il n’y a pas encore de date officielle de lancement. Black Mirror, ce n’est donc pas encore pour aujourd’hui, mais ce n’est plus très loin.

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    Le télescope chinois dédié aux extraterrestres a trouvé quelque chose, mais...

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 June - 14:53 · 3 minutes

Le radiotélescope FAST (Aperture Spherical radio Telescope) a repéré trois signaux candidats pour être d'origine d'extraterrestre. Le radiotélescope FAST (Aperture Spherical radio Telescope) a repéré trois signaux candidats pour être d'origine d'extraterrestre.

EXTRATERRESTRES - Sommes-nous seuls ? Cette question alimente de nombreux débats et recherches depuis des années. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter. En effet, un rapport diffusé par un média d’État chinois, Science and Technology Daily ( puis repris par Global Times ) affirme que le Sky Eye Telescop aurait détecté des signaux extraterrestres.

Plus généralement appelé FAST, ce radiotéléscope d’un diamètre de 500 mètres est le deuxième plus grand du monde, et le plus sensible de la planète. Construit en pleine nature au sud de la Chine, dans le Guizhou, son objectif principal est de détecter toute forme de vie extraterrestre . Ces nouvelles observations semblent donc avoir une piste.

Difficile néanmoins d’en connaître la véracité, puisque le rapport a par la suite été supprimé. Si cela nourrit les théories les plus farfelues, rien ne permet pour l’heure d’attester qu’il s’agit véritablement de signaux extraterrestres. Il se pourrait tout aussi bien qu’il s’agisse d’une erreur . En effet, si des signaux étranges sont régulièrement découverts, il s’agit bien souvent d’interférences rappelait Numérama .

Signaux extraterrestres ou simples parasites?

Ces nouvelles découvertes chinoises concernent précisément trois signaux, qui auraient une potentielle origine extraterrestre. Les deux premiers ont été observés par le télescope en 2020, tandis que le dernier signal suspect est issu des données récoltées cette année par FAST. Il proviendrait selon les scientifiques d’une exoplanète (planète tournant autour d’une autre étoile que le soleil).

Ces découvertes ont été faites par des chercheurs travaillant sous la direction du professeur Zhang Tongjie, scientifique membre du département d’astronomie de l’Université de Pékin. Ces observations font actuellement l’objet d’une enquête approfondie, et il pourrait y avoir plusieurs explications. En effet, rien n’est moins sûr qu’il s’agisse réellement de signaux extraterrestres insiste dans une série de tweets, le journaliste Andrew Jones, spécialisé dans le suivi du programme spatial chinois.

“Selon certaines informations, le radiotélescope FAST, d’une ouverture de 500 mètres, situé à Guizhou, en Chine, a détecté des candidats aux signaux d’intelligence extraterrestre, dont un signal suspect provenant de données d’observation de cibles d’exoplanètes. C’est intéressant, mais ne vous emballez pas trop.” - Andrew Jones.

Parmi les explications les plus logiques, il y a celle d’une possible “interférence radio” comme l’explique dans un communiqué, Franck Marchis, directeur scientifique d’Unistellar et membre de l’Institut SETI (organe de recherche d’intelligence extraterrestre).

Cela semble d’autant plus plausible que le télescope FAST est particulièrement sensible et capte la moindre interférence, aussi minime soit-elle. Un des meilleurs exemples  de ce type de confusion est la mésaventure d’astronomes de l’observatoire de Parkes. Annonçant en 2007 des signaux intrigants, il s’agissait finalement...d’ un micro-onde .

Candidats en attente de classification

Autre point d’importance, les signaux captés par le FAST ne sont que des “candidats” pour être d’origine extraterrestre, rien ne permet encore de le confirmer. Par ailleurs, ces signaux pourraient certes provenir de l’espace, sans pour autant être le fruit d’une forme de vie extraterrestre intelligente.

De précédents cas en attestent comme en 2019, lorsque le radiotélescope CHIME avait enregistré à deux reprises des sursauts radio rapides. Au final, il s’agissait vraisemblablement d’un phénomène puissant comme une supernova .

Si le doute demeure, Franck Marchis note toutefois que “quel que soit le résultat de ces détections, cela nous rappelle clairement que nous devons non seulement surveiller en permanence l’espace, mais aussi recueillir et stocker ces observations, car elles peuvent contenir des informations d’une importance inestimable”.

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    Le télescope James Webb percuté par une micrométéorite

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 June - 12:21 · 3 minutes

Le télescope James Webb orbite à environ 1,5 million de km de la Terre. Le télescope James Webb orbite à environ 1,5 million de km de la Terre.

ESPACE -  Ce sont les aléas de l’environnement spatial. Un micrométéoroïde a percuté le télescope James Webb. Selon la NASA , l’incident s’est produit entre le 23 et le 25 mai. De la taille d’une poussière, le corps stellaire a causé quelques dommages au réflecteur du télescope, une sorte de miroir alvéolé dorée.

Ce n’est pas la première fois que le télescope James Webb en fait les frais. “Depuis le lancement, nous avons eu quatre impacts de micrométéoroïdes mesurables plus petits qui étaient conformes aux attentes”, relate Lee Feinberg, responsable des éléments du télescope optique Webb à la NASA.

Si ces corps stellaires sont minuscules, ils n’en sont pas moins dangereux. La cause? Leur vitesse. En effet, la rapidité de mouvement des corps dans l’espace signifie que même les plus petites particules sont dangereuses. Néanmoins, même si ce nouveau choc est plus important que les précédents, il ne compromet pas la mission de James Webb.

Conçu pour résister à ce genre d’incidents

Plus précisément, la NASA indique dans un communiqué que c’est le segment de miroir connu sous le nom de C3 qui a été frappé. Il s’agit de l’un des 18 carreaux d’or composé de béryllium, qui compose le réflecteur principal de 6,5 m de large du télescope.

Le segment C3 est l'une des 18 pièces du réflecteur principal de Webb. Le segment C3 est l'une des 18 pièces du réflecteur principal de Webb.

Le chercheur précise d’ailleurs que c’est tout à fait normal, et que l’agence spatiale américaine avait prévu le coup.“Avec les miroirs de Webb exposés dans l’espace , nous nous attendions à ce que des impacts occasionnels de micrométéoroïdes dégradent les performances du télescope au fil du temps”.

Les scientifique ont donc conçu le télescope afin qu’il soit le plus résistant possible à ce genre d’incidents. Pendant sa construction, les ingénieurs ont réalisé différents tests et simulations. Cela a permis de choisir efficacement les matériaux, la méthode de construction des composants et les différents modes de fonctionnement du télescope.

L’objectif est de faire face aux microdébris spatiaux, mais aussi plus largement à l’environnement spatial , qui est particulièrement hostile . “Nous avons toujours su que Webb devrait affronter l’environnement spatial, qui comprend la lumière ultraviolette dure et les particules chargées du Soleil, les rayons cosmiques provenant de sources exotiques dans la galaxie” affirme Paul Geithner, chef de projet adjoint technique à la Nasa.

De premiers résultats le 12 juillet

Lancé en décembre dernier, le télescope James Webb doit succéder au révolutionnaire, mais vieillissant Hubble. Alors que les astronomes doivent publier les premiers résultats issus du télescope le 12 juillet, la Nasa a assuré que ces images ne seraient pas moins étonnantes à cause de l’incident.

Le télescope rassemble actuellement des observations de l’Univers, proche et lointain, pour démontrer ses capacités.

À plus long terme, les scientifiques ont l’intention d’utiliser Webb pour tenter de voir les toutes premières étoiles éclairer le cosmos il y a plus de 13,5 milliards d’années, mais aussi observer les atmosphères de planètes lointaines pour voir si ces mondes pourraient être habitables.

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    La France vise la Lune en s'alliant à la Nasa

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 June - 08:49 · 3 minutes

Image d'illustration Image d'illustration

ESPACE - L’Hexagone vise la lune. La France a en effet signé mardi 7 juin les “Accords Artémis” . Elle devient ainsi le 20e pays (après notamment le Canada, la Roumanie, l’Ukraine, Israël, les Émirats arabes unis, le Brésil...) à s’associer à cette nouvelle vague d’exploration spatiale.

Signé par le PDG du CNES (centre national d’étude spatiale) Philippe Baptiste à Washington, en présence de l’administrateur de la NASA Bill Nelson, le texte appuie l’ambition spatiale française. En effet, les accords Artémis s’organisent dans le cadre du programme éponyme lancé par la NASA .

Ce dernier a pour objectif de renvoyer des astronautes sur la Lune aux alentours de 2025, plus de 50 ans après l’alunissage historique de la mission Apollo 11. Le but est également d’y établir à terme une présence humaine durable, en construisant une station qui sera assemblée en orbite lunaire à partir de 2024? Nommée “Lunar Gateway” elle sera tout simplement le futur tremplin pour des vols habités plus lointains .

Vers la lune et au-delà

“À la fois pour notre communauté scientifique et notre industrie, ce nouveau cadre permettra de faire face à de nouveaux défis et de continuer à compter parmi les grandes puissances spatiales” s’est félicité Philippe Baptiste, cité dans un communiqué de l’agence spatiale américaine.

Aujourd’hui, la #France a rejoint les 19 signataires des accords d’Artémis pour ouvrir la voie à des discussions multilatérales sur la réglementation des futures activités d’exploration. Après 60 ans de coopération exceptionnelle dans le domaine spatial, la France et les États-Unis continuent d’unir leurs forces pour faire face aux grands défis.

Concrètement, les pays signataires adhèrent à une dizaine de principes s’appliquant à leurs futures activités sur la Lune , mais aussi sur Mars ou des astéroïdes: transparence des missions, interopérabilité des systèmes, assistance au personnel en cas de détresse, partage des données scientifiques , préservation des sites historiques...

Le texte permet de “cimenter” l’engagement de la France dans l’exploration lunaire, a-t-elle ajouté. À titre d’exemple, le module Esprit de communication et de ravitaillement de la Lunar Gateway doit être conçu en France par Thales Alenia Space.

La Lunar Gateway est un projet de station en orbite lunaire de la NASA La Lunar Gateway est un projet de station en orbite lunaire de la NASA

Un droit international de l’espace toujours aussi flou

Les accords Artémis constituent un ensemble d’ententes bilatérales avec les États-Unis, qui s’appuient eux-mêmes sur le traité international régissant l’espace extra-atmosphérique de 1967. Parmi, ces accords, il y en a néanmoins un qui est le fruit de controverses.

En effet, une mesure prévoit la possibilité de délimiter des “zones de sécurité” pour éviter des “interférences nuisibles” par un tiers, afin notamment de protéger l’exploitation de ressources, comme l’eau lunaire. Et ce alors que le traité de 1967 interdit toute “appropriation nationale” de ces ressources.

“D’après notre analyse, les accords Artémis ne sont pas en contradiction avec le traité de 1967”, affirme pour l’AFP Pascale Ultré-Guérard, directrice adjointe des programmes à la direction de la stratégie au CNES. Il n’en reste pas moins que la question de l’exploitation n’est pas réglée, d’autant plus que la Chine et la Russie font cavalier seul pour construire en duo leur propre station lunaire.

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    La Nasa dévoile son plan pour aller sur Mars (et veut votre avis)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 24 May - 15:11 · 3 minutes

La NASA travaille sur le projet La NASA travaille sur le projet "Moon to Mars" dont le but est de fouler la Lune, puis Mars d'ici début 2040.

ESPACE - Vous pouvez contribuer à envoyer des humains sur Mars . La Nasa vous propose en effet jusqu’au 3 juin de pouvoir apporter des commentaires dans le cadre de l’objectif “Moon To Mars”, via ce lien (en anglais). N’importe qui peut ainsi contribuer aux objectifs d’exploration de l’espace, que ce soit des particuliers mais aussi des membres de l’industrie, des universités, et d’autres parties prenantes.

Cette initiative fait suite à la publication par l’agence spatiale américaine d’un projet d’ensemble d’objectifs de haut niveau le mardi 17 mai. Ce rapport identifie 50 points relevant de quatre grandes catégories d’exploration: le transport et l’habitation, les infrastructures lunaires et martiennes, les opérations et enfin les sciences.

Un travail collaboratif ?

“Les commentaires que nous recevons sur les objectifs que nous avons identifiés éclaireront nos plans d’exploration sur la Lune et sur Mars pour les 20 prochaines années”, a déclaré l’administratrice adjointe Pam Melroy. Première échéance, développer le projet Artemis qui a pour ambition d’aller fouler le sol lunaire d’ici 2025. Viendra ensuite la planète rouge.

Comme l’affirme l’ancienne astronaute Pam Melroy, “nous recherchons au sein de la Nasa et des parties prenantes externes pour nous aider à affiner ces objectifs et à être aussi transparents que possible tout au long de notre processus. Avec cette approche, nous trouverons des lacunes potentielles dans notre architecture ainsi que des domaines dans lesquels nos objectifs s’alignent sur ceux de l’industrie et de partenaires internationaux pour une collaboration future”.

Par ailleurs, l’agence organisera deux ateliers pour les parties prenantes afin de discuter des commentaires ayant été fournis. Le premier est prévu en juin avec des partenaires de l’industrie et du milieu universitaire américains, qui seront invités en fonction de l’intérêt de la NASA pour leurs retours. Il sera suivi d’un deuxième atelier en juillet avec des organisations internationales.

500 jours de trajet pour un mois de mission

La Nasa vise à envoyer des astronautes sur Mars d’ici la fin des années 2030 ou le début des années 2040. Il s’agit là d’un vrai défi, car par exemple le temps de trajet aller-retour est aujourd’hui de 500 jours compte tenu de la distance entre la Terre et Mars.

D’autres problèmes subsistent. La gravité partielle en est une, alors que cette dernière est trois fois moins importante sur la planète rouge. La Nasa suggère qu’une façon de résoudre ce problème pourrait être de faire vivre les équipages dans un rover sous pression pendant leur mission qui durerait un mois. L’objectif est également de “maximiser cette science en 30 jours”, affirme Kurt Vogel, directeur des architectures spatiales de la Nasa.

Actuellement, le plan de mission en est à ses débuts et pourrait changer considérablement. Néanmoins pour le moment, la Nasa envisage d’utiliser une fusée hybride (à propulsion chimique et électrique). Quatre personnes feraient le long voyage, dont deux se poseraient à la surface, dans un schéma similaire à la célèbre mission Apollo sur la Lune. Environ 25 tonnes de fournitures et de matériel seraient prêtes et attendraient l’équipage, livrées sur Mars par une précédente mission robotique . On y retrouverai notamment un véhicule d’ascension de l’équipage, déjà alimenté et prêt à partir pour que les astronautes quittent Mars et reviennent en orbite autour de la planète.

Mais pour l’heure, l’agence se concentre sur le lancement de sa mission Artemis 1 sans équipage pour se préparer aux missions d’astronautes sur la Lune dans les années 2020.

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    Cette "porte" photographiée sur Mars est en réalité toute petite

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 23 May - 08:44 · 2 minutes

EXTRATERRESTRES - Les rumeurs vont bon train concernant la fameuse “porte” découverte sur Mars. Fruit d’un cliché du rover Curiosity de la Nasa pris le 7 mai dernier, il a été partagé par le magazine scientifique Ciel & Espace.

Des tremblements de terre en seraient la cause: cette fracture de cisaillement serait le résultat d’une tension sur la roche qui en brise une partie. Surnommée “East Cliffs”, cette fracture ne serait pas plus grande qu’une trappe pour animaux de compagnie. Elle ne ferait en effet que 30 centimètres de haut pour 40 centimètres de large.

Afin de mieux se rendre compte de sa taille, plus de 113 images ont été assemblées . L’image est traitée pour se rapprocher de la couleur et de la luminosité de la scène telles qu’elles apparaîtraient à l’œil humain dans des conditions diurnes normales sur Terre. Cela crée une sorte de photo panorama visible ci-dessous :

Une autre image postée par la Nasa réalise un zoom et précise les dimensions de “East Cliffs”. On y retrouve des annotations indiquant la largeur, la hauteur et la profondeur approximatives de la fracture ouverte.

Image 3D de la fameuse Image 3D de la fameuse "porte" sur Mars, ainsi que ses dimensions.

Des internautes suspicieux

Par ailleurs, ces types de fractures ouvertes sont courantes dans le substratum rocheux, à la fois sur Terre et sur Mars. Cela ne risque cependant pas d’empêcher la vague de théories d’internautes y voyant la preuve de vie extraterrestre .

“C’est quand même vachement bien taillé, pour de l’érosion ou phénomène géologique quelconque…”, écrit circonspect un internaute sous le post Twitter, quand d’autres utilisateurs se sont amusés à réaliser des montages en y insérant un astronaute, des berlines, ou encore l’élu démocrate Bernie Sanders comme vous pouvez le voir sur les Tweets ci-dessous.

Depuis que Curiosity prend des gros plans de Mars, nous avons eu droit à des clichés vraiment étranges de la planète rouge: des cratères remplis de glace, des formations rocheuses en forme de chevron ou encore des montagnes creuses. Et parfois même, des objets plus qu’intrigants . Derrière ces découvertes mystérieuses, se niche toujours une explication plus terre à terre, mais pour le plaisir, continuons à spéculer.

À voir aussi sur Le HuffPost: Que risque Thomas Pesquet s’il commet un crime dans l’espace?

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    Climat: selon le Giec, il faut aspirer le CO2 pour limiter le réchauffement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 4 April - 15:25 · 4 minutes

Beautiful poster for Beautiful poster for ''Save the Planet'' campaign

CLIMAT - Une onde d’espoir avec ce 3e opus. Après deux premiers volets très alarmants, le dernier volet du 6e cycle d’évaluation du GIEC, dévoilé ce lundi 4 avril, dessine des chemins possibles pour éviter la catastrophe climatique. Mais à la condition d’efforts considérables et inédits.

Des propositions, basées sur de nombreux travaux scientifiques, sont faites pour chaque grand secteur (énergie, transport, industrie, agriculture…) et face à l’urgence et à une réaction bien trop timorée des États face au péril, les solutions technologiques, comme le captage de CO2 , ne sont plus écartées.

Les techniques d’élimination de CO2 de l’atmosphère (CDR) étaient jusqu’ici jugées risquées et peu efficaces par la communauté scientifique. Mais les experts du climat semblent avoir changé d’avis. D’abord, car il y a un constat, que l’on connait depuis la précédente partie du 6e rapport du GIEC, dévoilé à l’été 2021: sans captage de CO2, impossible de rester sous les 2°C (d’augmentation de la température mondiale en 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle), sans même parler de 1,5°C.

Pour respecter l’Accord de Pairs, il faudra donc compter sur ces technologies , écrivent les experts du climat qui ont calculé pour la première fois l’efficacité des diverses techniques permettant d’éliminer le CO2 de l’atmosphère. Avec une précision importante: cela ne peut être qu’un complément. Des mesures d’atténuation drastiques de nos émissions de gaz à effet de serre sont encore et toujours urgemment nécessaires.

La nature ne peut pas capter seule le CO2

Pour atteindre l’objectif mondial de zéro émission de CO2 net, les puits de carbone naturels, les forêts et les océans essentiellement, ne suffiront pas. Pour rappel, notre grand allié l’océan a absorbé environ un tiers du CO2 généré par les activités humaines depuis le début de la révolution industrielle.

Même avec l’aide de la nature et même si nous réduisons très fortement nos émissions, resteront des émissions résiduelles. Ce sont par exemple le protoxyde d’azote ou le méthane dans le secteur agricole. “Ces émissions résiduelles doivent être compensées par des émissions négatives obtenues par des techniques de stockage comme la reforestation ou l’agroforesterie”, explique Céline Guivarch, directrice de recherche au Cired (Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement).

Le reboisement est la technique la plus connue pour piéger le CO2 atmosphérique. La photosynthèse des arbres utilise l’énergie solaire pour fixer le CO2. D’autres technologies sont plus hasardeuses comme “l’alcalinisation” de l’océan, autrement dit en le rendant plus basique. Concrètement, il faut déverser dans l’océan un anti-acide comme le carbonate, car moins l’océan est acide, plus il ingurgite du CO2. Autre technique qui fait penser à un film de science-fiction: le captage de CO2 de l’air appelé scientifiquement le DACCS, qui n’était même pas évoqué dans le précédent rapport en 2015.

Des technologies efficaces, mais pas sans effets collatéraux

Des entreprises utilisent déjà cette technologie. À Reykjavik en Islande, une usine filtre l’air dans de gros ventilateurs et les molécules de CO2 récupérées. Elles sont ensuite mélangées à de l’eau puis à des roches de basaltes pour finir en pierre, explique le MIT Technology Review. L’usine a pour objectif de capturer 4000 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de ce qu’émettent 900 voitures sur la même période. Avec un prix élevé pour le moment: entre 550 et 730 euros la tonne de CO2. À terme, des sociétés comme Carbon engineering espèrent réussir à capturer un million de tonnes de CO2 dans une seule usine avec un coût de 100 à 200 euros la tonne .

Selon la dernière partie du nouveau rapport du Giec, la captation du CO2 dans l Selon la dernière partie du nouveau rapport du Giec, la captation du CO2 dans l'air fait partie des solutions nécessaires pour tenter d'endiguer le réchauffement climatique

L’attention du GIEC sur ces techniques s’est accentuée dans ce rapport avec un tableau détaillé. Celui-ci permet de comparer le potentiel d’aspiration de CO2 atmosphérique, de ses bénéfices, coûts et risques. À la lecture de ces données, le captage de CO2 de l’air et l’alcalinisation semblent les plus efficaces, mais aussi les plus couteuses.

Sans parler des risques, désacidifier l’océan pourrait déstabiliser le PH des océans et détruire la biodiversité marine. Pour le captage dans l’air, le risque, c’est d’utiliser énormément d’eau et d’énergie pour récupérer le CO2. “Parmi les différentes techniques de stockage de carbone, seule la séquestration dans la biomasse dans les sols a été testée. Les autres sont à des stades de recherches embryonnaires”, rappelle Franck Lecocq, directeur du Cired.

Ces technologies, souvent attirantes par leur efficacité, ne doivent pas faire oublier leurs effets collatéraux énormes sur la biodiversité. Par ailleurs, comme le souligne la chercheuse Céline Guivarch: “ Seules des mesures immédiates et ambitieuses  dans tous les secteurs et les échelons sont à même de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre.” Même si la technologie pourra nous aider à réparer les dégâts, la seule façon de limiter le réchauffement reste de changer radicalement notre modèle de production et de consommation.

À voir aussi sur Le HuffPost: Le réchauffement climatique aux pôles, l’autre catastrophe qui passe inaperçue

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    À Pompéi, ce robot-chien va aider à conserver le site archéologique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 31 March - 15:00 · 2 minutes

POMPÉI - Vous avez peut-être déjà vu les robots de Boston Dynamics danser sur les notes des Rolling Stones , faire des saltos ou encore tracter le traîneau du père Noël... Ce qui semblait avant tout être un jouet pour adulte, ou une inspiration pour les scénaristes de Black Mirror , démontre pourtant son utilité très concrète à Pompéi , où il est actuellement testé, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

Le petit robot jaune prénommé Spot a fait ses premiers pas dans les rues de la ville détruite il y a près de 2000 ans par l’éruption du Vésuve. Il y officie désormais en tant que gardien un peu spécial, dont les missions sont très précises.

Spot inspecte les moindres recoins du site et collecte des données utiles à l’étude et à la planification des interventions. Il patrouille également la nuit dans les rues pour sécuriser la zone.

Surveiller le site archéologique la nuit

Le test de ce robot s’inscrit dans le cadre du projet Smart@POMPEI. Lancé en 2016, il prévoit d’avoir recours aux nouvelles technologies pour préserver le site archéologique classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco depuis 1997.

L’objectif principal est de lutter contre les pilleurs d’antiquités qui sévissent à la nuit tombée. Spot a justement la capacité de se rendre dans des galeries souterraines parfois difficiles d’accès et empruntées par les pilleurs.

Le robot bardé de capteur est particulièrement agile sur ces terrains accidentés. Il peut notamment identifier les obstacles, les éviter et même ouvrir des portes. Une dernière compétence qui reste toutefois plutôt anecdotique dans les ruines de Pompéi.

Jusqu’à l’arrivée de Spot, aucune technologie de ce type n’avait été développée pour les sites archéologiques, selon Gabriel Zuchtriegel, directeur du parc de Pompéi. Dans ses missions, Spot sera épaulé par le drone Leica BLK2FLY. Cet appareil est capable de scanner les ruines en 3D en formant des nuages de point.

Le robot-chien de Boston Dynamics peut transporter jusqu’à 14 kilos sur son dos et supporter des températures comprises entre -20 et 45 degrés Celsius. Avant le site archéologique de Pompéi, il avait été testé l’an dernier par l’armée française afin de juger l’apport potentiel de ces systèmes robotisés sur le terrain.

À voir également sur Le HuffPost: À Pompéi, rare découverte d’une “chambre d’esclaves”