close
  • Hu chevron_right

    Puigdemont va rentrer à Bruxelles, mais retournera en Italie pour son audience

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 26 September, 2021 - 02:06 · 3 minutes

Puigdemont va rentrer à Bruxelles, mais retournera en Italie pour son audience (photo du 25 septembre 2021).

INTERNATIONAL - Brièvement arrêté en Sardaigne et libre de ses mouvements, l’ex-président de Catalogne et eurodéputé Carles Puigdemont a annoncé ce samedi 25 septembre qu’il rentrerait d’Italie lundi en Belgique mais retournerait début octobre en Italie pour une audience sur son extradition réclamée par l’Espagne.

“Je prévois de rentrer à Bruxelles lundi car il y a une réunion de la commission du commerce extérieur (du Parlement européen), dont je suis membre”, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse à Alghero, une ville sarde de culture catalane. “Le 4 octobre, je suis convoqué au tribunal de Sassari (nord de la Sardaigne). Je serai effectivement présent, car chaque fois que j’ai été convoqué par les tribunaux, je me suis présenté”, a-t-il assuré.

Puigdemont, 58 ans, eurodéputé depuis 2019, a été arrêté jeudi soir à son arrivée à l’aéroport d’Alghero, où il devait participer au festival catalan Adifolk. Il a été libéré vendredi soir après s’être engagé à être présent le 4 octobre pour une audience sur son extradition vers l’Espagne. La justice espagnole l’accuse de “sédition” et de “détournements de fonds publics”.

Carles Puigdemont a également fait savoir qu’il continuerait à voyager en Europe, défiant Madrid et le mandat d’arrêt européen qui lui vaut des déboires judiciaires réguliers sur le continent depuis bientôt deux ans. “Nous ne renoncerons jamais et je continuerai à voyager en Europe”, a assuré Puigdemont.

Son arrestation puis sa libération 24 heures plus tard par la justice italienne “donnent raison”, selon lui, au combat des indépendantistes catalans pour “la liberté, la démocratie, la défense du droit à l’autodétermination, la liberté d’expression, la liberté de mouvement”. Selon son avocat italien Agostinangelo Marras, la décision sur son extradition pourrait prendre “des semaines”.

“Je suis libre”

En mars 2018, il avait été arrêté une première fois à la demande de l’Espagne, en Allemagne cette fois. Mais il avait été libéré quelques jours plus tard. L’indépendantiste a bénéficié un temps d’une immunité parlementaire mais le Parlement européen l’a levée le 9 mars à une large majorité. Une mesure confirmée le 30 juillet par le Tribunal de l’Union européenne.

La décision du Parlement européen fait cependant l’objet d’un recours dont le jugement définitif sur le fond de la part de la justice de l’UE doit être rendu ”à une date ultérieure”. Ses conseils légaux considèrent donc que la décision du Parlement est “suspendue”, tout comme l’application du mandat d’arrêt, et que leur client doit encore bénéficier de son immunité.

Samedi matin, Carles Puigdemont avait pris un bain de foule à Alghero pour sa première apparition publique après sa libération de la prison de haute sécurité de Sassari.

“Je suis très content d’être ici, de profiter de cet événement, de cet événement culturel et linguistique” qui rassemble chaque année depuis près de quatre décennies des personnalités politiques et culturelles de Catalogne et de Sardaigne, avait-il dit à l’AFP. “J’ai l’habitude d’être persécuté par l’Espagne, mais ça finit toujours de la même façon : je suis libre”.

Il s’est ensuite entretenu avec le maire de la ville, Mario Conoci, le président de la région sarde, Christian Solinas, ainsi qu’avec le président catalan, Pere Aragones, et la présidente du Parlement de Catalogne, Laura Borras. La tentative de sécession de la Catalogne, en octobre 2017, a été l’une des pires crises traversées par l’Espagne depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.

Malgré l’interdiction de la justice, le gouvernement régional présidé par Puigdemont avait organisé un référendum d’autodétermination émaillé de violences policières et suivi, quelques semaines plus tard, d’une déclaration d’indépendance mort-née. Madrid avait réagi en mettant la région sous tutelle et en arrêtant les principaux dirigeants du mouvement indépendantiste qui n’avaient pas fui à l’étranger.

À voir également sur Le HuffPost: À Perpignan, une foule immense au meeting de l’indépendantiste catalan Puigdemont

  • Hu chevron_right

    Carles Puigdemont arrêté en Italie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 23 September, 2021 - 22:02

Le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont arrêté en Italie (photo du 9 mars 2021 à Bruxelles)

INTERNATIONAL - L’eurodéputé indépendantiste et ex-président catalan Carles Puigdemont , en exil en Belgique depuis 2017 après la tentative de sécession de la Catalogne la même année, a été arrêté ce jeudi 23 septembre en Italie , a annoncé son avocat.

“Le président Puigdemont a été arrêté à son arrivée en Sardaigne, où il se rendait en tant qu’eurodéputé”, a affirmé son avocat Gonzalo Boye sur Twitter, expliquant que son arrestation avait eu lieu sur la base d’un mandat d’arrêt européen datant du 14 octobre 2019.

Plus d’informations à venir...

À voir également sur Le HuffPost: Les images des pluies torrentielles en Catalogne

  • Hu chevron_right

    Espagne: Les images des pluies torrentielles en Catalogne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 1 September, 2021 - 19:11 · 2 minutes

ESPAGNE - De fortes pluies se sont abattues mercredi 1er septembre dans l’Est de l’Espagne. Elles ont entraîné des inondations dans certaines villes prises de court par de puissants torrents emportant voitures et arbres sur leur passage, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus . Près de 200 mm de pluie sont tombés en moins de deux heures.

En une demie-heure à peine, les trombes d’eau qui sont tombées sur la ville d’Alcanar, à quelque 200 kilomètres au sud de Barcelone, ont donné naissance à un gigantesque flot boueux qui s’est répandu dans la ville, selon les images spectaculaires diffusées sur les réseaux sociaux. Aucune victime n’a été signalée à ce stade. Les autorités locales ont demandé aux riverains de ne pas sortir dans la rue et deux routes de la zone ont été coupées tout comme certaines lignes de train.

La capitale, Madrid , le centre nord et la côte méditerranéenne du pays sont en situation de “risque important” de pluies et d’orages, selon l’agence nationale de météorologie (AEMET), et la situation continuera à être instable jeudi. De fortes précipitations ont également été enregistrées dans la région de Madrid et en Navarre, dans le Nord.

Les épisodes de pluies torrentielles sont de plus en plus habituels en Espagne. En septembre 2019, sept personnes sont décédées lors de crues dans le sud-est du pays et, en 2018, treize personnes sont mortes sur l’île de Majorque, dans l’archipel des Baléares.

Avec le réchauffement de la planète, l’atmosphère contient plus de vapeur d’eau, augmentant les risques d’épisodes de fortes précipitations, selon les scientifiques. Ces pluies, associées à d’autres facteurs liés notamment à l’aménagement du territoire, favorisent les inondations .

Sans mesures d’adaptation, avec un degré de réchauffement supplémentaire, les inondations vont tuer deux fois plus de personnes que par rapport à la fin du XXe siècle, selon un projet de rapport des experts climat de l’ONU (Giec) obtenu en juin 2021 par l’AFP.

À voir également sur Le HuffPost: Inondations dans le Var: l’équivalent de 2 à 3 mois de pluie tombé en quelques heures

  • Hu chevron_right

    Manuel Valls a enfin démissionné de la mairie de Barcelone

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 31 August, 2021 - 13:25 · 3 minutes

Manuel Valls a enfin démissionné de la mairie de Barcelone (photo d

POLITIQUE - Manuel Valls et la mairie de Barcelone, c’est terminé. L’ancien premier ministre “a officialisé sa démission de son poste de conseiller municipal à Barcelone, une décision qu’il avait déjà annoncée il y a quelques mois”, a tweeté “Barcelona pel Canvi” (Barcelone pour le changement), le groupe politique de Manuel Valls au sein du conseil municipal.

En mai dernier, il avait fait part de sa décision de mettre un terme à sa fonction de conseiller municipal à Barcelone pour se consacrer à la France, à l’approche de l’élection présidentielle de 2022.

“Fier d’avoir freiné l’indépendantisme” catalan

Remplacé à Barcelone par la conseillère Eva Parera, qui est également députée au Parlement de Catalogne, Manuel Valls s’est dit “très honoré d’avoir pu servir Barcelone durant ces deux années et fier d’avoir freiné l’indépendantisme” catalan lors des municipales de mai 2019.

“Je suis très honoré d’avoir pu servir Barcelone durant ces deux années et fier d’avoir freiné l’indépendantisme. Ce fut une période marquée par la pandémie et j’ai essayé de contribuer au consensus municipal. Je continuerai à défendre Barcelone, capitale catalane, espagnole et européenne”.

Lors des élections municipales de 2019, où il avait essuyé un revers en arrivant seulement quatrième avec le soutien du parti libéral anti-indépendantiste Ciudadanos, l’ex-chef du gouvernement français avait apporté sa voix à Ada Colau, barrant ainsi la route au candidat indépendantiste catalan Ernest Maragall et permettant à la maire de gauche de conserver la municipalité de Barcelone.

Début mars dernier, l’ancien maire PS d’Evry avait indiqué qu’il ne se représenterait pas à la mairie de Barcelone en 2023. Et le 23 mai, il avait annoncé au quotidien El Mundo : “Mon temps de conseiller municipal est révolu. Je vais bientôt rendre ma démission publique”. Et ce alors qu’il avait précédemment assuré qu’il resterait “quoi qu’il arrive” dans sa ville natale.

Depuis, l’ancien poids lourd du parti socialiste a affiché, lors des élections régionales françaises de juin, son soutien public à la présidente de la région Ile-de-France, l’ex-LR Valérie Pécresse, réélue et désormais candidate à l’élection présidentielle.

Sur BFMTV à la rentrée

Sitôt de retour de Barcelone, l’ancien premier ministre de François Hollande va faire sa rentrée sur BFMTV . Manuel Valls va y devenir éditorialiste , avec à la clef plusieurs rendez-vous par semaine.

L’ex-ministre de l’Intérieur sera ainsi présent dans la nouvelle formule de “BFM Story”, menée par Alain Marschall et Olivier Truchot. Une fois par semaine, il participera au sein de cette case à un débat avec Alain Duhamel à 18h30.

En parallèle, il sera également à l’antenne aux alentours de 8h10 de façon hebdomadaire. Il participera cette fois à un nouveau rendez-vous de débat prévu dans “Apolline Matin” la matinale d’Apolline de Malherbe sur RMC et prochainement co-diffusée sur RMC Story.

À voir également sur Le HuffPost: Une caricature de Manuel Valls... plus vraie que nature?

  • Hu chevron_right

    Catalogne: le Français recherché après avoir jeté un mégot s’est rendu à la police

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 5 August, 2021 - 20:12 · 2 minutes

Le Français recherché après avoir jeté un mégot en Catalogne s’est rendu à la police. (photo d

ESPAGNE - Alors que le risque d’incendie est maximal actuellement en Catalogne , un touriste français était recherché par les autorités espagnoles pour avoir jeté un mégot de cigarette par la fenêtre de sa voiture, une Peugeot noire immatriculée en Occitanie.

La scène avait été filmée par des passants dans la station balnéaire de Palafrugell près de Gérone, puis diffusée sur les réseaux sociaux. Les images étaient devenues virales et dénoncées par de nombreux internautes.

La police locale avait alors lancé une enquête pour retrouver les deux occupants de la voiture.

Finalement, selon des informations du Parisien ce jeudi 5 août , les deux jeunes hommes concernés se sont rendus ce même jour au commissariat de Palafrugell où ils ont été sanctionnés d’une amende de 200 euros.

400 hectares brûlés mi-juillet près de la frontière franco-espagnole

“Ils ont reconnu les faits mais disent ne pas avoir mesuré les conséquences”, a indiqué une source policière française au Parisien .

“Dans le contexte actuel, avec la chaleur intense et les températures élevées, on ne peut pas risquer de subir un nouvel incendie dû au jet de cigarette depuis une voiture en circulation”, a expliqué la police locale.

Mi-juillet, un incendie avait dévasté plus de 400 hectares de forêt dans le parc naturel du Cap de Creus sur la côte catalane, près de la frontière franco-espagnole.

Environ 350 personnes avaient dû être évacuées dans les communes riveraines, ainsi qu’une centaine de résidents d’un camping local.

Le feu s’était déclaré dans la commune de Llança, à une vingtaine de kilomètres de la frontière française, probablement à cause d’un mégot de cigarette, selon les autorités catalanes.

En raison de son climat chaud et sec, l’Espagne, deuxième destination touristique mondiale avant la pandémie de Covid-19 , est régulièrement frappée en été par d’importants feux de forêt qui, selon les experts, menacent de devenir plus fréquents et plus violents en raison du réchauffement climatique.

À voir également sur Le HuffPost : Inondations et incendies en Europe: ce vent qui explique la météo extrême

  • Hu chevron_right

    Covid: En Catalogne, des festivals-tests tournent au fiasco

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 4 August, 2021 - 19:31 · 2 minutes

Un concert-test à Barcelone, le 27 mars 2021

CORONAVIRUS - Loin d’être une réussite, des concerts-test réalisés en Catalogne et rassemblant près de 50.000 personnes, se sont soldés par un échec. Ils ont donné lieu à près de 2300 contaminations au Covid-19 .

Comme le relate la presse locale, dont El Périodico , les festivals de Canet Rock, Vida et Cruïlla, organisés à différents endroits de la Catalogne entre le 1er le 11 juillet devaient permettre de faire un test grandeur nature de la transmission du Covid lors d’événement se déroulant debout. Le port du masque était obligatoire mais par les distances de sécurité. Avant de pouvoir pénétrer dans les enceintes des festivals, les participants devaient se soumettre à un test antigénique.

Résultat, il y a eu près de 2300 contaminations lors de ces trois événements, soit 842 de plus que dans le groupe témoin. Dans le détail, relaie le journal Nacio Digital, 956 des participants de Canet Rock ont ​​été testés positifs dans les 14 jours suivant le festival, 857 chez les participants de Cruïlla, et 466 pour Vida.

Comment expliquer ces contaminations qui pourraient bien jouer un rôle dans la nouvelle vague épidémique de la région? La secrétaire d’Etat à la Santé publique en Catalogne, Carmen Cabezas a déploré que pas moins de 271 festivaliers se sont quand même rendus à des concerts alors qu’un précédent test antigénique s’était révélé positif. Selon elle, ils ont tout simplement compté sur le manque de fiabilité des tests fournis par les festivals.

Dans d’autres cas, le dépistage antigénique a pu donner un faux sentiment de sécurité. “Lorsque vous entrez avec un test négatif, vous allez peut-être finir par vous relâcher. Il est très important de ne pas avoir un faux sentiment de sécurité. Les événements doivent toujours se faire avec un public assis”, a notamment commenté Carmen Cabezas, rappelant également l’importance de la quarantaine.

En matière de tests antigéniques, l’étude conclut que c’est le festival Vida qui disposait des tests antigéniques les moins fiables, puisqu’il a dénombré plus de festivaliers positifs au Covid quatre jours après leur participation. Le festivald e Cruïlla s’est de son côté défendu en estimant que les festivaliers pouvaient avoir été contaminés en dehors de l’événement.

Le département de la Santé rappelle également que ces concerts-test ont été organisés dans la foulée ce qui avait été fait en mars en Barcelone - et qui n’a pas donné lieu à une explosion de contaminations - et avant l’arrivée du variant Delta , plus contagieux.

À voir également sur Le HuffPost: Covid-19: Pourquoi certains variants s’imposent et d’autres non? (expliqué par les jeux vidéo)

  • Hu chevron_right

    Covid: La Catalogne réimpose des mesures pour freiner la hausse des cas

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 6 July, 2021 - 13:13 · 2 minutes

Des passants dans les rues de Barcelone, en Catalogne, le 8 juillet 2020

CORONAVIRUS - “La pandémie n’est pas terminée”. Ce mardi 6 juillet, la Catalogne a décidé de réimposer des restrictions pour freiner l’augmentation “exponentielle” des cas de Covid-19 enregistrée ces derniers jours, principalement chez les jeunes, dans cette région du nord-est de l’Espagne.

Les discothèques et autres lieux de divertissement nocturnes dans des espaces clos devront fermer à partir de cette fin de semaine et il faudra présenter un test antigénique ou PCR négatif, ou être vacciné, pour participer à des évènements en plein air réunissant plus de 500 personnes, a annoncé la porte-parole du gouvernement autonome catalan, Patricia Plaja, lors d’une conférence de presse.

“La situation épidémiologique en Catalogne est extrêmement compliquée”, a-t-elle dit, car “le nombre des cas croît à un rythme exponentiel, très supérieur à ce que nous pouvons tolérer”. “La pandémie n’est pas terminée, les nouveaux variants sont très contagieux et nous avons encore des pans importants de la population qui ne sont pas vaccinés. Nous ne pouvons pas prétendre avoir vaincu le virus”, a mis en garde Patricia Plaja.

Elle s’est même prononcée pour le retour de l’obligation du port du masque, soulignant toutefois que cette décision ne relevait pas des compétences du gouvernement autonome catalan. Le port du masque n’est plus obligatoire en extérieur en Espagne depuis le 26 juin.

“Au vu des chiffres que nous avons aujourd’hui, nous pensons que le masque doit à nouveau être obligatoire en Catalogne, mais seul le gouvernement espagnol peut le décréter”, a-t-elle dit.

Détérioration rapide

La situation sanitaire s’est brutalement détériorée ces derniers jours en Espagne, avec une explosion du nombre de contaminations au Covid-19 chez les jeunes.

Lundi, l’épidémiologiste en chef du ministère de la Santé, Fernando Simon, a admis que les chiffres n’étaient “pas bons du tout”, avec un taux d’incidence proche de 600 parmi les plus jeunes et au-dessus de 200 pour la population générale.

Au vu de la détérioration de la situation sanitaire, plusieurs régions ont fait savoir qu’elles envisageaient de serrer la vis et de mettre de nouveau en place des restrictions sanitaires.

Outre la Catalogne, la Navarre (nord) a ainsi annoncé des mesures limitées à partir de mercredi et l’Andalousie (sud) pourrait les imiter.

Dans le même temps, la campagne de vaccination s’accélère: 40,3% des quelque 47 millions d’Espagnols est totalement vaccinée contre le coronavirus, tandis que la moitié (55,9%) a reçu au moins une dose d’un vaccin.

La semaine dernière, un foyer géant aux Baléares avait mis au jour au moins 1824 personnes infectées après le retour sur la péninsule de plusieurs centaines de jeunes partis faire la fête à Majorque . Près de 6000 personnes avaient été mises en quarantaine dans toute l’Espagne.

Avec près de 81.000 morts et plus de 3,8 millions de cas, l’Espagne est l’un des pays les plus touchés en Europe par la pandémie.

À voir également sur Le HuffPost: Au Brésil, vastes manifestations contre Bolsonaro et sa gestion de la pandémie

  • Hu chevron_right

    Le gouvernement espagnol va gracier les indépendantistes catalans (qui en espéraient davantage)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 21 June, 2021 - 12:39 · 4 minutes

En février 2012, les Espagnols favorables à l

ESPAGNE - Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé ce lundi 21 juin à Barcelone que son gouvernement allait donner mardi son feu vert à la grâce controversée des neuf indépendantistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de sécession de 2017.

“Demain, guidé par l’esprit de concorde de la Constitution, je proposerai au conseil des ministres d’accorder la grâce aux neuf condamnés” pour leur rôle dans cette tentative de sécession, a déclaré le dirigeant socialiste dans le prestigieux théâtre du Liceu.

Dans une mise en scène soigneusement orchestrée, Pedro Sanchez a affirmé que “le gouvernement espagnol avait opté pour la réconciliation” et “pensait que cette mesure de grâce allait ouvrir cette voie”.

Malgré son interdiction par la justice, le gouvernement régional de l’indépendantiste Carles Puigdemont avait organisé un référendum d’autodétermination, émaillé de violences policières dont les images avaient fait le tour du monde. Quelques semaines plus tard, le parlement catalan avait déclaré unilatéralement l’indépendance de la région, provoquant la réaction immédiate du gouvernement espagnol, alors aux mains des conservateurs, qui avait destitué le gouvernement régional et mis la région autonome sous tutelle.

Poursuivis par la justice, les dirigeants indépendantistes avaient quitté l’Espagne, comme Carles Puigdemont, ou s’étaient retrouvés derrière les barreaux. La condamnation pour sédition de neuf d’entre eux en octobre 2019 à des peines allant de 9 à 13 ans de prison avait entraîné des manifestations massives en Catalogne dont certaines avaient dégénéré en guérilla urbaine, en particulier à Barcelone.

Une grâce jugée insuffisante

La grâce est cependant loin de satisfaire les indépendantistes, qui réclament une “amnistie” totale de toutes les personnes impliquées dans la tentative de 2017 et l’organisation d’un référendum d’autodétermination, deux propositions rejetées catégoriquement par Madrid.

Alors que la grâce va exempter les condamnés du reste de leur peine et leur permettre de sortir de prison, l’amnistie, dont le gouvernement ne veut pas entendre parler, reviendrait à effacer totalement le délit.

Devant le théâtre, protégé par une force présence policière, plusieurs centaines de militants séparatistes manifestaient ce lundi 21 juin comme Anna, avocate à la retraite de 73 ans qui n’a pas souhaité donner son nom de famille et jugeait que “la grâce est une arnaque”.

À noter que Carles Puigdemont, exilé en Belgique depuis 2017 afin d’échapper aux poursuites de la justice espagnole, n’est pas inclus dans la grâce prévue par le gouvernement.

Une motivation politique?

La tentative de sécession de la riche région du nord-est de l’Espagne a constitué l’une des pires crises politiques qu’ait vécue l’Espagne depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.

Rejetée par le Tribunal Suprême qui les avait condamnés, la grâce des indépendantistes n’est pas du goût de la majorité des Espagnols. Selon un récent sondage de l’institut Ipsos, 53% d’entre eux y sont en effet opposés, alors qu’une large majorité (68%) y est favorable en Catalogne.

Vent debout, la droite a mobilisé le 13 juin plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le centre de Madrid contre cette grâce, uniquement motivée, selon elle, par la volonté de Pedro Sanchez, dont le gouvernement minoritaire est soutenu par une partie des indépendantistes, de se maintenir au pouvoir.

Pedro Sanchez, qui a prévu de s’adresser à la Chambre des députés le 30 juin pour expliquer cette mesure controversée, a en revanche reçu la semaine dernière l’appui du patronat espagnol, pourtant opposé à l’indépendantisme, ainsi que de l’Église catalane.

Selon plusieurs analystes, Pedro Sanchez fait maintenant ce pari très risqué politiquement car les prochaines élections nationales, prévues au plus tard en janvier 2024, sont suffisamment éloignées. “Avec le temps, la grâce apparaîtra anecdotique si l’économie va bien” grâce au méga-plan de relance européen, souligne Pablo Ferrándiz, sociologue à l’Université Carlos III de Madrid.

Reste désormais à voir si cette mesure pourra permettre de faire avancer le dialogue en Catalogne, où le nouveau président régional indépendantiste, Pere Aragonés, est un modéré.

“La grâce est une pièce fondamentale. C’est la clé qui ouvre le cadenas” en Catalogne, juge Oriol Bartomeus, professeur de Sciences politiques à l’Université Autonome de Barcelone. Mais le “chemin ne va pas être facile”, selon lui, alors que les indépendantistes campent sur leur exigence d’un référendum d’autodétermination, une revendication que le gouvernement rejette catégoriquement.

À voir également sur Le HuffPost: Face aux migrants, Pedro Sanchez chahuté à son arrivée à Ceuta et Melilla