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    Deliveroo est bien coupable de travail dissimulé, selon la justice

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 19 April - 14:55

Deliveroo

375 000 euros d'amende infligés à Deliveroo, quelques centaines de milliers d'euros de dommages et intérêts à verser aux syndicats, et trois ex-dirigeants condamnés. La justice a sanctionné lourdement la plateforme pour du travail dissimulé. [Lire la suite]

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    Les dangers du télétravail mal géré par l'employeur dénoncés par la CGT

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 6 September, 2021 - 22:45 · 3 minutes

Les dangers et dérives du télétravail pointés du doigt par une large enquête de la CGT (photo d

TÉLÉTRAVAIL - Les dangers du télétravail sur la santé des salariés, l’égalité hommes/femmes, le fonctionnement des collectifs de travail doivent inciter l’État et les entreprises à davantage de régulation, a réclamé ce lundi 6 septembre l’Ugict-CGT, en publiant sa deuxième enquête annuelle sur le sujet.

Selon cette enquête réalisée en interrogeant en ligne 14.830 salariés du public et du privé, le “ télétravail en mode dégradé du premier confinement reste la norme”, écrit le syndicat des cadres, ingénieurs et techniciens CGT.

En 2021, le temps et la charge de travail ont augmenté pour 47% des répondants; et 60% des employeurs n’ont pas mis en place de dispositif pour garantir le droit à la déconnexion (contre 78% en 2020). 75% d’entre eux n’évaluent ni la charge de travail ni le temps de travail des salariés en télétravail.

La séparation entre vie professionnelle et vie personnelle s’estompe, deux tiers des répondants déclarant recevoir des sollicitations durant leurs périodes de congés, dont 10% systématiquement.

S’occuper des enfants

Huit parents sur 10 ont télétravaillé tout en s’occupant de leurs enfants. Les femmes sont davantage concernées (25% disent que cela a été fréquent, 20% des hommes), et 61% des femmes disent avoir dû assumer cette charge seules contre 31% des hommes. Pourtant, elles ont moins de latitude pour adapter leurs horaires. “C’est la double peine en matière d’égalité femmes/hommes”, note Sophie Binet, co-secrétaire générale de l’Ugict.

Les entreprises participent encore trop peu à la prise en charge de l’équipement de leurs salariés: seuls 10% des répondants disposent d’un siège ergonomique financé par l’employeur, 40% d’un écran adapté financé par l’employeur, si bien que 40% des personnes interrogées se plaignent de troubles musculosquelettiques (TMS) ou de migraines oculaires.

Autre victime du télétravail, le collectif de travail: pour plus de la moitié des répondants, notamment les manageurs, l’esprit d’équipe s’est dégradé. Deux tiers disent avoir senti de l’isolement en télétravail. Près d’un sur cinq (19%) présente un symptôme dépressif d’après l’échelle définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pourtant, moins de 2 managers sur 10 ont eu accès à une formation au management à distance.

La pandémie “instrumentalisée”

Près de 7 répondants sur 10 affirment que leur employeur ne participe pas, même partiellement, aux frais liés au télétravail, et 19% ont perdu la participation de l’employeur aux frais de repas. Dans le même temps, quasiment un tiers souligne que leur entreprise a engagé une réorganisation des lieux de travail (open space, flex office).

“En un an, un tiers des employeurs ont eu le temps de réorganiser les locaux pour faire des économies. On est dans une forme de stratégie du choc du télétravail: même en plein Covid, la priorité est toujours financière et la pandémie est instrumentalisée pour accélérer les réorganisations”, a fustigé Mme Binet, dénonçant aussi une “forme de far west du télétravail”.

L’Ugict réclame une négociation collective obligatoire avant la mise en place du télétravail, le maintien d’un principe de volontariat et de réversibilité, la prise en charge de l’ensemble des équipements et frais professionnels et une participation au loyer du salarié, un droit à la déconnexion et le maintien d’un poste de travail pour chacun.

L’Union exige également que le télétravail ne dépasse pas un mi-temps et que les organisations syndicales puissent informer les salariés via leurs messageries professionnelles.

À voir également sur Le HuffPost: Comment le Covid-19 s’échappe de votre masque et contamine tout l’open space

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    L'intersyndicale appelle à une journée de mobilisation le 5 octobre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 30 August, 2021 - 19:30 · 1 minute

Lors d

SYNDICATS - Une intersyndicale réunissant la CGT, FO, la FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse Fidel, Unef et UNL a appelé ce lundi 30 août à une journée de mobilisation le 5 octobre, pour la défense des salaires, des emplois, des conditions de travail et d’études.

Ces organisations “s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salariés et des jeunes”, écrivent-elles dans un communiqué lu au cours d’un point presse au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ce lundi soir.

“L’élargissement et l’accélération indispensable de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’ hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer et non de sanctionner les salariés”, poursuivent-elles.

La CFE-CGC n’a pas souhaité s’associer à cette journée

La CFE-CGC, qui a participé à la réunion organisée ce lundi à l’invitation de la CGT, n’a pas souhaité s’associer à cette journée de grève et de manifestations. La CFDT avait pour sa part décliné l’invitation de la centrale de Montreuil.

L’ intersyndicale met en garde dans son communiqué contre le “retour de la réforme des retraites” et contre “la réforme de l’ assurance chômage ”.

Si le gouvernement temporise sur les retraites, il prévoit une mise en œuvre dès le 1er octobre de la réforme de l’assurance chômage, les signaux étant selon lui au vert pour l’emploi.

La ministre du Travail, Élisabeth Borne, a promis la semaine dernière sur BFM Business de revenir prochainement “vers le Conseil d’État avec un nouveau décret”, de manière à “avoir un texte opérationnel au 1er octobre”. La plus haute juridiction administrative avait suspendu le 22 juin une partie de la réforme en raison des “incertitudes sur la situation économique”.

À voir également sur Le HuffPost : Florian Philippot et les antivax en soutien à Didier Raoult à Paris

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    À Massy, le corps de l'ingénieur SNCF mort dans un éboulement retrouvé 5 jours après

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 30 July, 2021 - 15:45 · 1 minute

Eboulement à Massy-Palaiseau le 25 juillet 2021.

ACCIDENT - Le corps de l’ingénieur SNCF, mort enseveli lors d’un éboulement sur un chantier à Massy (Essonne) dimanche 25 juillet , a été retrouvé cinq jours plus tard, a indiqué ce vendredi 30 juillet à l’ AFP la procureure d’ Evry , Caroline Nisand.

La recherche du corps a été compliquée par l’environnement difficile et dangereux du lieu de l’accident, selon les sapeurs-pompiers de l’Essonne et le parquet.

Une instruction a été ouverte pour “recherche des causes de la disparition” de cet ingénieur de SNCF Réseau , enseveli dimanche par l’éboulement d’un chantier de forage à proximité des voies, sur le chantier SNCF d’un pont au niveau de la gare de Massy-Palaiseau.

“Au regard des expertises réalisées, le juge d’instruction verra s’il y a lieu de modifier les qualifications”, a précisé la procureure d’Evry.

“Le milieu ferroviaire est très dangereux”

Cet accident mortel avait entraîné l’interruption du trafic des TGV dimanche en fin d’après-midi entre la gare de Paris-Montparnasse et le Sud-Ouest. Le trafic avait repris dimanche soir avant de revenir à la normale dès lundi matin.

Dans un communiqué diffusé lundi, la CGT-Cheminots a souligné que “le milieu ferroviaire est dangereux” et que “la sécurité doit demeurer une priorité absolue”. De son côté, l’Unsa ferroviaire a exprimé “sa peine” et “exige que les enseignements soient tirés parce qu’elle n’acceptera jamais la fatalité”.

À voir également sur Le HuffPost : Dans le train de nuit Paris-Nice, le message du chef de cabine Jean Castex aux passagers

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    La CGT n'est "pas favorable" à la vaccination obligatoire des soignants contrairement au Medef

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 5 July, 2021 - 09:15 · 2 minutes

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez lors d

VACCINATION - Une voix discordante dans un concert de soutiens. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a indiqué, lundi 5 juillet, qu’il n’était “pas favorable” à la vaccination obligatoire des soignants contre le Covid-19 , expliquant qu’il préférait “convaincre plutôt que contraindre” ceux qui “s’interrogent ou hésitent”.

“Il faut voir pourquoi une partie des soignants ne veut pas se faire vacciner, il y a certainement des raisons, donc il vaut mieux discuter plutôt que d’imposer”, a déclaré le syndicaliste sur LCI, invitant à “plus respecter les soignants”. La CGT est le premier syndicat dans la fonction publique hospitalière.

Lui-même vacciné et “favorable à la vaccination”, Philippe Martinez a estimé que les soignants “sont les mieux placés” pour aborder le sujet et que certains “pensent que les effets secondaires (du vaccin) peuvent poser des problèmes”. “Ce sont ces interrogations qu’il faut lever”, a-t-il ajouté.

Divergence avec la CFDT et le Medef

Depuis une semaine, le gouvernement, des médecins, mais aussi le Medef et la CFDT ont pris position en faveur de l’obligation pour les soignants, encore trop peu vaccinés dans les Ehpad et les hôpitaux.

“Nous sommes attachés à deux principes: le volontariat et le secret médical. Le premier peut toutefois connaître des exceptions pour les salariés au contact du public au nom de l’indispensable protection des autres”, expliquaient Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, dans une tribune commune publiée par le Journal du Dimanche , samedi 3 juillet.

Également à rebours des sondages d’opinion , Philippe Martinez soutient qu’“on ne peut pas les (soignants) montrer du doigt aujourd’hui après les avoir applaudis toute l’année dernière”. Selon lui, “quand on est à l’extérieur, on peut avoir un avis, mais c’est mieux d’écouter ceux qui sont à l’intérieur et qui ont beaucoup donné”.

Face à la tentation de l’exécutif de légiférer sur le sujet, il a considéré que “quand on veut passer des choses en force, alors qu’on n’arrête pas de parler de discussion, de concertation, c’est un manque de respect”.

Alors que la décrue épidémique se poursuit en France, les autorités médicales avertissent de la possibilité d’ une quatrième vague en raison de la diffusion rapide du variant Delta . Le Premier ministre Jean Castex doit recevoir cette semaine les chefs de file du Parlement et des élus locaux pour aborder, entre autres, la question de la vaccination obligatoire.

À voir également sur Le HuffPost : À Montreuil, la vaccination au pied des immeubles des quartiers populaires

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    Malgré le Ségur de la santé, les soignants retournent dans la rue ce 15 juin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 15 June, 2021 - 07:05 · 2 minutes

SOIGNANTS - Après une série de mobilisations corporatistes ces dernières semaines , neuf organisations emmenées par la CGT-Santé appellent à une journée de grève et de manifestations ce mardi 15 juin, toujours pour réclamer des hausses de salaires et d’effectifs.

Anesthésiée par le “Ségur de la santé” puis les vagues de Covid-19, la colère des soignants se réveille doucement depuis un mois.

Les mouvements de grève se sont en effet succédé en mai, d’abord dans les services de réanimation puis chez les infirmiers-anesthésistes, les infirmiers de bloc opératoire, les techniciens de laboratoire, ou encore les diététiciens et préparateurs en pharmacie.

Une mesure qui “engendre des inégalités”

Des professions qui ont pourtant bénéficié de l’augmentation générale de 183 euros nets par mois accordée aux salariés des hôpitaux et Ehpad, du public comme du privé. “Personne n’a craché dessus mais on est quand même loin du compte”, estime Ramon Vila, de SUD-Santé.

Pour la numéro un de la CGT-Santé Mireille Stivala, “cette mesure a engendré des inégalités” à peine corrigées par les récents accords pour l’étendre à plus de 100.000 “oubliés du Ségur” ou par les nouvelles grilles salariales proposées à un demi-million de soignants, jugées “tout à fait insuffisantes”.

“Sans réelle revalorisation, nous allons avoir un problème de recrutement dans les prochains mois car les professionnels fuient déjà l’hôpital public”, ajoute-t-elle.

“C’est tout sauf un baroud d’honneur”

Une crainte partagée par Pierre Schwob, du Collectif Inter-Urgences, qui affirme que ses collègues sont “extrêmement nombreux à demander leur mise en disponibilité”.

Bloqués à leurs postes pour cause d’état d’urgence sanitaire, “beaucoup attendaient de pouvoir quitter l’hôpital”, ajoute Thierry Amouroux, du syndicat infirmier SNPI.

Cette nouvelle journée d’action vise donc à rappeler au gouvernement que les problèmes du secteur ne sont pas réglés. Mais “c’est tout sauf un baroud d’honneur”, prévient Jean-François Cibien, de l’intersyndicale de médecins APH.

Une projet de référendum d’initiative partagée, baptisé “Notre hôpital c’est vous”, est d’ailleurs sur le point d’obtenir le soutien de 185 parlementaires “d’ici une à deux semaines”, assure Sophie Crozier, du Collectif Inter-Hôpitaux.

Si la démarche est ensuite validée par le Conseil constitutionnel, le recueil des signatures pourrait alors durer jusqu’à l’élection présidentielle de 2022.

À voir également sur Le HuffPost: Handicap, aide à l’enfance... Les “oubliés du Ségur” réclament aussi une revalorisation

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    Syndicats : bruyants, bloquants… et non-représentatifs

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Saturday, 29 May, 2021 - 03:45 · 7 minutes

CGT syndicats

Par Nathalie MP Meyer.

On les entend moins et on les voit moins battre le pavé depuis que le gouvernement s’est chargé lui-même de bloquer toute l’activité du pays dans l’espoir de circonscrire l’épidémie de Covid-19, mais nos syndicats préférés sont toujours bien présents sur le papier, ainsi que nous le rappelait hier le ministère du Travail en divulguant leur audience calculée sur la base des différentes élections professionnelles en entreprise qui se sont déroulées depuis 2017.

Sauf qu’entre audience et représentativité effective, ou plutôt non-représentativité effective des syndicats par rapport à l’ensemble des salariés, se déploie un monde de capacité de nuisance, de grève et de blocages de faible légitimité du fait d’une participation fort peu enthousiaste des salariés aux scrutins syndicaux.

CGT, CFDT, des rivalités

Comme vous le savez et comme vous avez eu mille fois l’occasion de le constater lors des grandes grèves SNCF à répétition qui font le charme de la « justice sociale » à la française ou lors de petits débrayages locaux plus discrets mais tout aussi « sociaux et solidaires », nos vaillants syndicats se font un point d’honneur de protéger au mieux les travailleurs de la terrible course au profit ou de la casse du service public à laquelle se livrent inlassablement les patrons à leurs dépens, État employeur compris.

Du reste, malgré le calme relatif induit par les périodes de confinement, nous avons quand même eu droit au spectacle affligeant mais assez prévisible d’une CGT extraordinairement préoccupée par la sécurité sanitaire des travailleurs et s’ingéniant à tout bloquer chaque fois qu’une reprise du travail se dessinait.

Las, selon les chiffres livrés hier, la centrale de Philippe Martinez n’a guère été récompensée de ses efforts. Dépassée par la CFDT lors du précédent round électoral du secteur privé, elle recule encore un peu plus. Finie la belle époque où elle dominait tout le monde dans le public comme dans le privé.

Mais il faut croire que l’espoir fait vivre. Tandis que la CFDT se félicitait par communiqué du « syndicalisme utile » qu’elle a eu le bon goût de mettre en œuvre et qui lui a valu à nouveau la première place dans le choix des salariés du privé, la CGT se promettait de combler son déficit de présence auprès de tous les salariés pour redevenir la « première organisation syndicale dans le secteur privé » .

Elle dispose toujours de la première place dans la fonction publique , mais compte tenu de la différence d’effectif des deux catégories – 5,7 millions de fonctionnaires contre quelque 20 millions de salariés du privé – la CFDT est devenu le premier syndicat français en 2018. Un premier coup dur qui se confirme aujourd’hui et qui promet de belles batailles internes comme la CGT les aime entre les partisans de la « lutte sociale » qui prônent une adaptation radicale du capitalisme et ceux de la « lutte des classes » qui prônent son renversement complet.

Non-représentativité des syndicats

Concrètement, le ministère du Travail a agrégé les résultats des élections syndicales qui se sont tenues de 2017 à 2020 dans les entreprises de plus de 11 salariés, en mars et avril dernier dans les entreprises de moins de 11 salariés et en janvier 2019 pour les salariés de la production agricole. Au total, 20,1 millions de salariés concernés, 14,1 millions d’inscrits et… 5,4 millions de votants, soit une participation plus que terne de 38,2 %, dont seulement 5 millions de voix « valablement exprimées » .

L’audience, qui détermine la capacité d’une organisation syndicale à signer des accords collectifs donc à prendre des décisions essentielles au nom des salariés, est calculée en faisant le rapport entre les voix valablement exprimées obtenues par un syndicat et le total des voix valablement exprimées. Si elle se situe au-dessus de 8 %, le syndicat est jugé officiellement représentatif.

Le cycle électoral 2017-2020 accorde ainsi le label de syndicat apte à représenter les salariés du privé à la CFDT, la CGT, FO, la CGC (cadres) et la CFTC comme indiqué dans le Tableau 1 ci-dessous (chiffres en orange) :

Tableau 1. Audience syndicale dans les entreprises pour le cycle 2017-2020

syndicats Source : ministère du Travail – Total inscrits : 14,1 millions – Effectif total : 20,1 millions

Mais si l’on rapporte les suffrages recueillis aux inscrits, voire à l’effectif total des salariés, c’est un tout autre profil qui se dessine : forte d’une audience de 26,77 %, la CFDT n’a été élue en fait que par 9,5 % des inscrits et 7 % des effectifs salariés du privé. La situation se dégrade évidemment encore plus quand on descend la liste des syndicats par audience décroissante.

Dans l’ensemble, et en ajoutant aux résultats précédents ceux des dernières élections syndicales dans la fonction publique (2018), on constate que la participation n’excède pas 41,4 % des inscrits et 31 % du nombre total de salariés.

La fonction publique génère un taux (49,8 %) un peu plus élevé que la moyenne – on n’en attendait pas moins d’un secteur qui se flatte de travailler hors concurrence et qui bénéficie de l’emploi à vie – mais comme partout ailleurs, la participation y est en baisse par rapport à la précédente édition ( 52,8 % ).

Chez les TPE (entreprises de moins de 11 salariés), la CGT a obtenu la meilleure audience, mais dans le contexte d’une participation insignifiante de… 5,4 % des inscrits ! Il est plaisant d’incriminer le Covid pour cette faible mobilisation, mais si la participation est bien en chute libre, elle n’a jamais été franchement élevée : 10 % en 2012 et un tout petit 8 % en 2017.

Sur l’ensemble du secteur entreprises, la participation se situe à 38,2 % des inscrits comme je l’ai déjà indiqué plus haut, en baisse non négligeable de 4,6 points par rapport au cycle électoral 2013-2016.

Tableau 2. Participation des salariés aux élections syndicales du cycle 2017-2020

syndicats Sources : Entreprises – dont TPE Fonct. publique Indépendants Population active

Que cette timidité française à participer pleinement à la vie syndicale, timidité que l’on retrouve également dans un taux de syndicalisation parmi les plus bas en Europe (de l’ordre de 11 % quand l’Allemagne est à 20 %, voir graphique du ministère du Travail ci-dessous à gauche) ne vous fasse pas commettre l’erreur de penser que les syndicats français limitent leurs activités à une vague figuration sans conséquence.

Une capacité de nuisance hors normes

Malgré un manque de soutien direct évident de la part des premiers intéressés, soutien largement compensé par des subventions étatiques rondelettes qui s’imposent à tous les contribuables , le tableau de chasse de nos syndicats est impressionnant :

Loi travail Hollande El Khomri (2016), ordonnances travail d’Emmanuel Macron (2017), réforme de la SNCF et fin du recrutement au statut de cheminot (2018) puis, avant l’immobilisme covido-confinatoire, réforme des retraites incluant la fin des régimes spéciaux particulièrement appréciés des agents de la RATP et de la SNCF (2019) – autant d’épisodes hauts en couleur et en contestation où on les a vus déclencher blocages et grèves à rallonges avec pour objectif ultime d’obtenir une réécriture (cas de la CFDT) ou le retrait pur et simple des projets en question (CGT, UNSA, SUD Solidaires), tout en causant au passage le maximum de dégâts à l’économie.

Taux de syndicalisation, 2016, DARES

Jours de grève, 2019, WSI

Ce n’est certainement pas un hasard si la France apparaît toujours dans le haut des classements lorsque l’on évalue le nombre de jours de grève pour 1000 salariés et par an. Et encore, le chiffre de 114 en moyenne sur la période 2009-2018 indiqué dans le graphe de l’Institut Allemand WSI reproduit ci-dessus ne tient-il pas compte de la fonction publique…

Maintenant que les dépenses publiques de la France ont atteint le sommet astronomique de 62,1% du PIB (2020), on voit mal comment la moindre tentative de réforme pourrait échapper à la redoutable culture de la grève qui semble marcher main dans la main avec la culture de l’État-providence. Ça promet.

Sur le web

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    1er mai: la CGT exige la révocation du préfet Lallement après les violences

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 5 May, 2021 - 13:12 · 2 minutes

SYNDICATS - La CGT a réclamé ce mercredi 5 mai la révocation du préfet de police, Didier Lallement, après les violences du 1er Mai dont elle a été victime à Paris, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

Au cours d’une conférence de presse ce, au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis) la secrétaire générale de l’Union régionale Île-de-France CGT, Valérie Lesage a demandé que le préfet de police soit “révoqué” car “il a failli à de nombreuses reprises à la protection des manifestants et à l’exercice du droit de manifester”. “Nous étudions les possibilités de dépôt de plainte, y compris vis-à-vis du préfet de police Didier Lallement ”, a-t-elle ajouté.

La CGT va en outre “demander l’ouverture d’une enquête parlementaire, afin de faire la clarté sur la gestion du maintien de l’ordre lors de la manifestation de ce 1er Mai , ainsi que lors des manifestations depuis 2016, et plus particulièrement sur celles des 1er Mai”, a-t-elle annoncé.

La CGT reproche notamment au préfet de police de l’avoir exposée aux violences de certains manifestants à l’arrivée du cortège place de la Nation, à Paris, en bloquant la sortie initialement prévue.

La préfecture avait expliqué dans un communiqué que plusieurs véhicules syndicaux s’étaient engagés “sur la mauvaise sortie”.

Valérie Lesage a répondu que la sortie que les camions ont voulu emprunter, vers le Cours de Vincennes, était bien celle prévue selon le récépissé de déclaration de la manifestation. “Il y a eu -ça nous a été confirmé par l’agent de liaison en fin de manifestation, mais nous étions déjà bloqués par les grilles- un changement d’ordre pendant la manifestation, mais il n’a pas eu le temps de nous tenir informés”, a-t-elle souligné.

Pas de “ratés” selon Gérald Darmanin

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a estimé ce mardi qu’il n’y avait pas eu de “ratés” de la police lors de la manifestation, évoquant une “bagarre entre des ‘gilets jaunes’ et la CGT”. Invité à commenter ces faits sur le plateau de Public Sénat le 3 mai, le secrétaire général Philippe Martinez pointait de son côté l’extrême droite.

“Le mode opératoire”, avec “quelque chose de prémédité” et les “slogans racistes, homophobes, xénophobes” entendus place de la Nation sont “caractéristiques de cette violence d’extrême droite”, a estimé Philippe Martinez mercredi.

“On est en train d’analyser les images, les photos, certains sont connus sur les réseaux sociaux pour leur appartenance, leur soutien au milieu d’extrême droite effectivement”, a-t-il assuré.

À voir également sur Le HuffPost: Le convoi de la CGT cible des manifestants place de la Nation