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    Pouvoir d'achat: Tickets restaurant, RSA, allocations chômage... Ce qui change au 1er juillet

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 04:20 · 7 minutes

De nombreuses aides et allocations augmentent au 1er juillet, et d'autres règles changent (photo d'illustration) De nombreuses aides et allocations augmentent au 1er juillet, et d'autres règles changent (photo d'illustration)

VIE PRATIQUE - En raison de l’inflation, le gouvernement a pris des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat , dont une revalorisation des minima sociaux à partir de ce vendredi 1er juillet. Parmi les nouveautés, les Français devront également dire adieu au plafond de 38 euros des tickets restaurant , décidé pendant la crise du Covid-19 .

Le HuffPost fait le point sur ce qui va changer à compter de ce 1er juillet, et pour les semaines qui viennent.

Retour à la normale pour le plafond des tickets restaurant

Prolongé à plusieurs reprises après sa mise en place à l’issue du premier confinement en 2020 , le doublement du plafond d’utilisation des tickets restaurant à 38 euros et l’autorisation d’utiliser ce moyen de paiement également les week-ends et jours fériés va prendre fin.

Le plafond de 19 euros sera de retour à partir du 1er juillet et les titres ne pourront plus être utilisés les week-ends et les jours fériés, a annoncé le 24 juin le ministère de l’Économie et des Finances. “Ces mesures ont permis de relancer la consommation dans les restaurants” et “d’accélérer l’utilisation des tickets épargnés par les salariés du fait des restrictions sanitaires”, selon Bercy.

Les ministère estime qu’“aujourd’hui, ces deux causes se sont éteintes” et “le stock de tickets a été écoulé”, les anciens tickets de 2021 ayant pu être remplacés par des tickets valables en 2022.

Changement de nom facilité pour les personnes majeures

Votée en février, une nouvelle loi, qui entre en vigueur ce 1er juillet, ouvre la possibilité pour tout majeur de demander, une fois dans sa vie, à prendre, ou ajouter, le nom de son autre parent, par une simple démarche en mairie, sans avoir à formuler de justification.

Une procédure très allégée par rapport à celle, longue et aléatoire, en vigueur jusqu’ici, qui passe néanmoins par une décision du ministère de la Justice et doit être motivée: patronyme discrédité ou à consonance péjorative, désir de franciser son nom ou empêcher l’extinction d’un patronyme rare...

Les motifs dits “affectifs”, pour ceux désirant abandonner le nom d’un parent violent, incestueux, absent ou toute autre raison personnelle, sont soumis aux mêmes démarches. Même si elle rend la procédure beaucoup plus aisée, la loi n’ouvrira pas la possibilité de prendre n’importe quel nom: juste celui de l’autre parent.

Hausse des pensions de retraites et de plusieurs prestations sociales

Face à l’inflation, le gouvernement a décidé un coup de pouce de 4% aux pensions de retraite et d’invalidité des régimes de base, ainsi qu’aux prestations familiales et minima sociaux, dans le cadre de son projet de loi “pouvoir d’achat”.

Le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) sont concernés. Ces hausses, destinées à aider les ménages, doivent cependant être encore entérinées par le Parlement à travers deux textes, dont une loi de finances rectificative. Une fois votés, ils devraient avoir un effet rétroactif au 1er juillet.

Revalorisation des salaires dans la fonction publique

Le traitement des 5,7 millions d’agents publics est revalorisé à hauteur de 3,5% . En raison de contraintes logistiques, le changement ne se verra probablement qu’en août sur la feuille de paie des agents publics, avec toutefois un effet rétroactif pour le mois de juillet. À titre d’exemple, la hausse des salaires devrait se traduire par une augmentation mensuelle de 45 euros pour un agent d’accueil en début de carrière.

Hausse des allocations chômage

Les allocations d’assurance chômage vont être revalorisées de 2,9% à partir de ce vendredi 1er juillet, coup de pouce qui va concerner 2,1 millions d’allocataires, a annoncé l’Unédic dans un communiqué publié ce jeudi 30 juin.

“Lors des cinq dernières années cette revalorisation était en moyenne de 0,5 %. Le Conseil d’administration de l’Unédic (qui s’est réuni ce jeudi, ndlr ) a dans sa décision tenu compte du contexte économique, notamment de l’inflation , et de l’équilibre financier du régime”, explique l’organisme de gestion de l’assurance chômage dans son communiqué. L’inflation a atteint 5,8% en juin, selon l’Insee.

L’encadrement des loyers mis en place à Montpellier

Le plafonnement des loyers, qui interdit sauf exception de louer un bien immobilier au-delà d’un certain prix au mètre carré, entre en vigueur à Montpellier. La métropole de l’Hérault rejoint Paris, Lille, Lyon, Villeurbanne et 18 communes de Seine-Saint-Denis qui appliquent déjà ce dispositif. Bordeaux suivra à son tour le 15 juillet.

Nouvelles informations à indiquer sur les annonces de location

À partir du 1er juillet, les annonces de location entre particuliers devront obligatoirement mentionner certaines informations, selon un arrêté publié au Journal officiel le 22 avril dernier.

Le montant du loyer mensuel et le cas échéant du complément de loyer,
le montant des charges locatives ou charges récupérables et les modalités de règlement de ces charges seront désormais à renseigner par les bailleurs non professionnels, indique le site du service public . Les propriétaires devront également préciser le montant du dépôt de garantie exigé, le caractère meublé ou non de la location, le montant des taxes et des honoraires à la charge du locataire lors de la réalisation de l’état des lieux, la commune ou l’arrondissement dans lequel le bien locatif est situé, et la surface du bien loué en mètres carrés de surface habitable.

Dans le cas où le logement est situé dans une zone qui applique l’encadrement des loyers , il faudra aussi préciser: “zone soumise à encadrement des loyers”; le montant du loyer de référence majoré précédé de la mention “loyer de référence majoré (loyer de base à ne pas dépasser)” ; le montant du loyer de base précédé de la mention “loyer de base” ; le cas échéant, le montant du complément de loyer exigé précédé de la mention “complément de loyer”.

Plus de clarté sur les frais des assurances-vie et des plans d’épargne retraite

À compter du 1er juillet, les frais des contrats d’assurance vie et de plans d’épargne retraite (PER) seront plus transparents pour les consommateurs. Le tableau standardisé rassemblant l’ensemble des frais de ces contrats, obligatoire depuis le 1er juin, sera enrichi d’une nouvelle colonne additionnant frais du contrat et frais des unités de compte (UC), permettant meilleure lisibilité et comparaison entre ces produits d’épargne.

L’assurance-vie est de loin le premier placement des Français en montant. Ils y épargnent environ 1850 milliards d’euros, selon les derniers chiffres fournis par le syndicat professionnel France Assureurs. L’encours des plans d’épargne retraite (PER), un produit lancé en 2019 dans le cadre de la loi Pacte, atteint quant à lui environ 40 milliards d’euros.

Interdiction de la vente de chaudières au fioul neuves

Les chaudières émettant plus de 300 g de CO2 par équivalent KWh sont interdites à la vente à partir de ce 1er juillet, ce qui exclut tout équipement neuf fonctionnant au fioul (ou au charbon). Les appareils déjà installés pourront, eux, continuer d’être utilisés, entretenus et réparés.

Une dérogation est possible notamment lorsqu’il n’y a pas de réseau de chaleur ou de gaz naturel existants, et qu’aucun équipement compatible avec ce seuil ne peut être installé sans renforcement du réseau local d’électricité.

Rénovation énergétique

Les ménages pourront désormais cumuler plus simplement l’éco-prêt à taux zéro d’un montant maximum de 30.000 euros pour financer des travaux de rénovation énergétique et MaPrimeRénov’ .

Prolongation du bonus écologique

Il devait s’arrêter ce 1er juillet, mais le gouvernement a annoncé ce mercredi 29 juin que le bonus écologique versé à l’achat d’une voiture électrique restera fixé à 6000 euros pour les particuliers jusqu’à la fin de l’année, tandis que celui versé pour un véhicule hybride sera maintenu à 1000 euros.

Une nouvelle profession du droit

À partir de ce 1er juillet, les quelque 3300 huissiers de justice et 400 commissaires-priseurs judiciaires de France seront regroupés en une seule et même profession, nommée commissaire de justice. Ces professionnels du droit cumuleront les compétences actuelles des huissiers (constats, recouvrements…) et des commissaires-priseurs judiciaires (ventes aux enchères, prisées…).

“On a agrégé tout cela pour donner plus de lisibilité au justiciable”, explique à l’AFP Me Pascal Thuet, trésorier de la nouvelle Chambre nationale des commissaires de justice. “C’est le maillage territorial qui sera renforcé”, selon lui. Près de 95% des professionnels ont d’ores et déjà été formés à leurs nouvelles compétences, a indiqué Me Thuet, les retardataires ayant jusqu’en 2026 pour le faire.

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    Les allocations chômage vont augmenter de 2,9% dès ce 1er juillet

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 13:12 · 1 minute

L'Unedic, qui gère l'assurance chômage en France, a décidé d'augmenter de 2,9% les allocations chômage à compter de ce vendredi 1er juillet, notamment en raison de l'inflation (photo d'illustration). L'Unedic, qui gère l'assurance chômage en France, a décidé d'augmenter de 2,9% les allocations chômage à compter de ce vendredi 1er juillet, notamment en raison de l'inflation (photo d'illustration).

CHÔMAGE - Une aide bienvenue au vu du contexte. Les allocations d’assurance chômage vont être revalorisées de 2,9% à partir de ce vendredi 1er juillet, coup de pouce qui va concerner 2,1 millions d’allocataires, a annoncé l’Unédic dans un communiqué publié ce jeudi 30 juin.

“Lors des cinq dernières années cette revalorisation était en moyenne de 0,5 %. Le Conseil d’administration de l’Unédic (qui s’est réuni ce jeudi, ndlr ) a dans sa décision tenu compte du contexte économique, notamment de l’inflation , et de l’équilibre financier du régime”, explique l’organisme de gestion de l’assurance chômage dans son communiqué. L’inflation a atteint 5,8% en juin, selon l’Insee.

Cela signifie que l’allocation minimale passe à 30,42 euros par jour, contre 29,56 euros actuellement.

95% des demandeurs d’emploi concernés

Cette revalorisation concerne 95% des demandeurs d’emploi indemnisés au 1er juillet, soit environ 2,1 millions de personnes.

La revalorisation de l’allocation minimale et de la partie fixe s’applique à l’ensemble des allocataires concernés par ces paramètres dès le premier jour de leur revalorisation.

L’augmentation des salaires journaliers de référence concerne, quant à elle, les allocataires indemnisés depuis plus de 6 mois, soit environ 1,9 million de personnes. Pour environ 200.000 allocataires, seule la revalorisation de la partie fixe s’applique.

L’Unédic avait confirmé début juin son retour dans le vert après la crise du Covid , avec un excédent prévu cette année à 2,5 milliards d’euros.

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    Aux Pays-Bas, les jeunes de banlieues françaises au cœur d'une controverse

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 June - 04:30 · 1 minute

La ministre hollandaise des Affaires sociales Karien van Gennip, ici à La Haye aux Pays-Bas, le 21 janvier 2022. La ministre hollandaise des Affaires sociales Karien van Gennip, ici à La Haye aux Pays-Bas, le 21 janvier 2022.

PAYS-BAS - Une ministre a suscité la controverse mardi 14 juin aux Pays-Bas en proposant que les entreprises néerlandaises recrutent de jeunes chômeurs de banlieues françaises pour pallier à la pénurie de main d’œuvre et les “remettre sur le droit chemin”.

“Le taux de chômage des jeunes est très élevé en France, en particulier dans les banlieues. Beaucoup plus élevé que ce que nous connaissons ici”, a déclaré la ministre des Affaires sociales Karien van Gennip dans une interview au quotidien néerlandais Algemeen Dagblad (AD).

“Je pourrais imaginer que nous investissions dans les décrocheurs français, ou par exemple espagnols, qui quittent l’école, pour les faire travailler ici dans la restauration ou l’horticulture”, a-t-elle ajouté, soulignant que cela permettrait de “remettre les jeunes sur le droit chemin”.

Plusieurs parlementaires ont aussitôt fait état de leur mécontentement suite à ces propos, qualifiant le plan de la ministre du CDA de centre droit d’irréalisable et d’injuste pour les jeunes chômeurs néerlandais.

Un taux de chômage à 3,2% aux Pays-Bas

Il est “dangereux” d’aller chercher des jeunes des “ghettos”, a affirmé le député Léon de Jong du parti d’extrême droite PVV.

Le gouvernement devrait d’abord se soucier de “Rachid d’Utrecht plutôt que de Rachid de Paris ”, a estimé Zohair El Yassini, député du parti libéral VVD.

Aller chercher des travailleurs en France est une “idée ridicule”, a affirmé le parti de gauche SP.

La controverse a poussé la ministre à s’expliquer lors d’une séance au parlement. Elle a déclaré qu’elle maintenait ses propos mais qu’il n’existait pas de plan gouvernemental pour “aller chercher” les jeunes de banlieues françaises ou espagnoles.

Le taux de chômage est historiquement bas aux Pays-Bas, 3,2% en avril, selon l’Office central des statistiques (CBS).

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    Le taux de chômage à son niveau le plus bas depuis près de 15 ans au premier trimestre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 17 May - 06:22 · 2 minutes

Une agence Pôle emploi de La Courneuve, le 9 juin 2020. Une agence Pôle emploi de La Courneuve, le 9 juin 2020.

EMPLOI - Le taux de chômage en France (hors Mayotte) connaît son niveau le plus bas depuis 2008. Selon les chiffres publiés ce mardi 17 mai par l’Insee , il est quasi stable à 7,3% de la population active au premier trimestre 2022, contre 7,4% au dernier trimestre 2021.

Au premier trimestre, le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) atteint 2,2 millions de personnes, soit 18.000 de moins sur le trimestre. Le taux de chômage , qui avait fortement baissé au dernier trimestre (-0,6 point), est à son plus bas niveau depuis début 2008. “Il est inférieur de 0,8 point à son niveau un an auparavant, et 0,9 point au-dessous de son niveau d’avant la crise sanitaire [fin 2019]”, souligne l’Insee.

Sur le trimestre, le taux de chômage des jeunes rebondit légèrement (+0,3 point à 16,3%) après avoir diminué fortement le trimestre précédent (-3,5 points). Il diminue de 0,2 point pour les 25-49 ans à 6,6% et il est quasi stable pour les 50 ans ou plus, à 5,6%.

Augmentation du taux d’emploi des 15-64 ans

S’agissant du “halo autour du chômage”, soit les personnes sans emploi qui souhaitent travailler mais ne satisfont pas les autres critères du BIT pour être considérés comme chômeurs (chercher effectivement un emploi et être disponible pour en prendre un), il reste stable à 1,8 million de personnes.

Le taux de chômage de longue durée est lui aussi stable à 2,2% de la population active. Environ 700.000 chômeurs déclarent être sans emploi et en rechercher depuis au moins un an.

Le taux d’emploi des 15-64 ans augmente à nouveau de 0,2 point, à 68%. Il dépasse ainsi son plus haut niveau historique depuis que l’Insee le mesure (1975). Il augmente de 0,7 point pour les jeunes et atteint 34,6%, son plus haut niveau depuis 1991. Pour les 25-49 ans, il augmente de 0,2 point à 82,5%, son plus haut niveau depuis début 2009. Enfin, celui des 50-64 ans est stable à 65,5%, son plus haut niveau historique.

La part du sous-emploi (personnes à temps partiel souhaitant travailler plus ou en chômage partiel) diminue de 0,3 point à 4,7%, son plus bas niveau depuis 1992. Le taux d’activité (les personnes en emploi ou au chômage) des 15-64 ans augmente aussi de 0,2 point à 73,4% et retrouve son plus haut niveau historique du troisième trimestre 2021.

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    Pôle emploi prévoit "une année record" pour les embauches, les secteurs qui recrutent le plus

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 5 April - 15:26 · 3 minutes

Pôle emploi prévoit Pôle emploi prévoit "une année record" pour les embauches, quels secteurs recrutent le plus?  (Photo d'illustration REUTERS/Sarah Meyssonnier)

EMPLOIS - Bonne nouvelle pour l’emploi ? Les recrutements prévus en 2022 par les chefs d’entreprise atteignent “un niveau record”, en hausse de 12% par rapport à 2021, selon l’enquête annuelle “Besoins en main-d’œuvre” de Pôle emploi, publiée ce mardi 5 avril, qui ne relève pas pour le moment d’impact de la guerre en Ukraine.

L’enquête fait état de 3,046 millions de projets de recrutement pour 2022 , soit 323.000 de plus que l’année dernière. “Cette évolution s’explique par une hausse sensible de la proportion d’établissements prévoyant d’embaucher”, à savoir 32,8% en 2022 contre 26,5% en 2021, selon l’étude.

Autre record, 54,3% des projets de recrutement sont prévus en CDI (+11,5 points) et 70,8% en contrat durable (CDI ou CDD de plus de six mois).

Les métiers saisonniers sont les plus recherchés

“2022 est l’année de tous les records”, a commenté le directeur des études de Pôle emploi, Stéphane Ducatez, lors d’une conférence de presse. Cette enquête, qui existe depuis 20 ans, a été réalisée auprès de 420.000 établissements entre octobre et décembre 2021, donc avant la guerre en Ukraine.

Mais, “fin mars, les offres déposées à Pôle emploi, notre baromètre du marché du travail, restent très dynamiques, à un niveau extrêmement élevé”, a souligné Stéphane Ducatez. “Pour l’instant les employeurs cherchent à recruter”.

La hausse des projets de recrutements est portée par la construction (+21,8%), l’industrie (+23,8%) et l’hébergement-restauration (+23,4%). Sur son site, Pôle Emploi propose un graphique du Top 10 en nombre de projets de recrutement non saisonniers en 2022 par Métier.

Capture ̈Pôle Emploi Top 10 en nombre de projets de recrutement non saisonniers en 2022 par Métier Capture ̈Pôle Emploi Top 10 en nombre de projets de recrutement non saisonniers en 2022 par Métier

Les métiers les plus recherchés sont les saisonniers de l’agriculture et de l’hôtellerie-restauration, les métiers du soin et d’accompagnement (aides-soignants, aides à domicile, infirmiers), les agents d’entretien, les métiers de la logistique (conducteurs routiers, manutentionnaires).

Voici le graphique du top 10 en nombre de projets de recrutement en 2022 par Métier.

La dynamique est portée par les établissements de moins de 50 salariés qui représentent 7 embauches sur 10.

Difficultés de recrutement dans les petites et grandes entreprises

Conséquence de cette hausse, les difficultés de recrutement atteignent aussi un niveau inédit. En 2022, 57,9% des projets d’embauche sont jugés “difficiles” par les employeurs, soit une augmentation de 13 points.

Si ces difficultés sont plus grandes dans les petites entreprises “qui n’ont pas de service RH (Ressources humaines, ndlr) et doivent recruter souvent dans l’urgence”, elles sont aussi fortes dans les grandes, “d’autant plus qu’en période de redémarrage économique, beaucoup d’entreprises recrutent en même temps”, souligne Stéphane Ducatez.

Les difficultés les plus fortes sont dans la construction (couvreurs, plombiers, menuisiers, peintres...), l’industrie (chaudronniers, soudeurs...) la réparation automobile et la santé.

La peur de ne pas avoir assez de candidats ou de candidats adéquats

Les entreprises craignent en premier lieu de ne pas avoir assez de candidats, ou avec un profil inadéquat. Dans près de 9 cas sur 10, le recrutement aura bien lieu, mais il prendra plus de temps, l’employeur devra rendre l’offre plus attractive (conditions de travail, salaire), élargir son recrutement ou former un candidat. Pour résoudre ces difficultés, 86% des recruteurs envisagent de faire appel à Pôle emploi.

L’opérateur pourra “repérer des demandeurs d’emploi ayant la capacité d’occuper un poste, même s’ils n’ont pas le diplôme ou l’expérience”, “proposer des immersions professionnelles de sept-huit jours en moyenne pour découvrir un métier”, ou “financer des formations préalables à l’embauche”, explique Catherine Poux, directrice des services aux entreprises.

Les intentions d’embauches diffèrent du nombre total de recrutements parce que l’embauche d’un salarié d’une autre entreprise peut entraîner des recrutements en cascade. En 2021, 87% des recruteurs ayant annoncé avoir une intention d’embauche ont réalisé au moins une embauche.

À voir également sur Le HuffPost: Le candidat Macron veut transformer Pôle Emploi en France Travail

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    Des "contreparties" au RSA? Borne précise le projet de Macron

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 March - 16:30 · 2 minutes

La ministre du Travail Élisabeth Borne à Bruxelles au conseil

EMPLOI - Pas question de faire du bénévolat. Mardi 22 mars, la ministre du Travail Élisabeth Borne a assuré que la réforme du RSA proposée par le candidat Emmanuel Macron prévoit de conditionner le versement de ce revenu à des “contreparties” qui ne seront pas du “travail d’intérêt général”, mais des activités permettant de revenir vers le monde professionnel.

“Il y a bien des contreparties, mais ce dont nous parlons, c’est d’un programme composé de différentes activités comme des formations ou des immersions en entreprise qui permettent de reprendre contact avec le monde professionnel, de préciser son projet et de le réaliser. Ce n’est pas du travail d’intérêt général”, a-t-elle précisé dans un entretien accordé à L’Obs .

“Il ne s’agit pas d’imposer aux allocataires du RSA de faire des travaux d’intérêt général sans être payés, comme le propose Madame (Valérie) Pécresse ”, a-t-elle ajouté. La candidate du parti Les Républicains à l’élection présidentielle propose que les bénéficiaires donnent “quinze heures d’activité à la société”.

Dans le projet du candidat Macron, il s’agirait donc “de participer à des ateliers dans lesquels on peut faire un bilan personnalisé”. Selon la ministre, l’objectif sera “d’identifier les freins à l’emploi”, comme des problèmes de santé, et de “proposer une prestation”, “d’aider à faire un CV et apprendre à se présenter devant un employeur”, ou encore de “découvrir des métiers grâce à des immersions en entreprise, puis, financer une formation professionnelle”.

Un accompagnement “nettement insuffisant”

Jeudi 17 mars, le président-candidat Emmanuel Macron avait évoqué une “obligation” de consacrer 15 à 20 heures par semaine à ce type de mission. Élisabeth Borne a assuré que cela “ne concerne pas les personnes qui font face à de graves problèmes de santé ou d’addiction, à des problèmes psychiques, à des difficultés de garde d’enfants”.

“La logique que nous avons mise en place dans le contrat d’engagement jeune, c’est celle de sanctions progressives. Si vous signez un contrat, mais que vous ne le respectez pas, alors on peut suspendre votre allocation pendant une semaine pour commencer (...) Mais cela suppose de tenir compte de la situation de la personne. Ça ne peut pas être la même chose pour un jeune et pour une personne qui a charge de famille”, selon la ministre du Travail.

Le revenu de solidarité active (RSA), perçu en 2020 par 2,1 millions d’allocataires, assure aux personnes sans ressources un niveau minimum de revenu qui varie selon la composition du foyer. Dans un rapport publié en janvier , la Cour des comptes a mis en cause un accompagnement “nettement insuffisant” des allocataires. Sept ans après l’entrée dans le dispositif RSA, seuls 34% des allocataires en moyenne ont un emploi.

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    Macron veut transformer "Pôle Emploi" en "France Travail", les internautes vont plus loin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 March - 15:49 · 2 minutes

LE BON LIEN - Ne dites plus “Pôle Emploi” mais “France Travail”. En tout cas, si Emmanuel Macron est réélu pour un second mandat à l’issue de la présidentielle . Ce jeudi 17 mars, le chef de l’Etat a quitté son costume de président le temps de présenter son programme , devant un parterre de 300 journalistes à Aubervilliers.

Au fil d’une présentation sur trois axes, le candidat a livré ses propositions pour arriver au “plein emploi” d’ici cinq ans . C’est sans doute la plus anecdotique d’entre elles qui a retenu l’attention: transformer “Pôle Emploi” en “France Travail.” Ici, le candidat reprend les mots du président. Car au cours de son mandat, Emmanuel Macron a lancé le réseau “France Services” - des guichets répartis sur les territoires pour “rapprocher le service public des usagers” - mais aussi le plan “France Relance”.

Et pourquoi pas “France Pain” pour les boulangeries ou “France Orthographe” pour l’Académie Française? Parce que quitte à décliner l’expression, autant le faire jusqu’au bout, jugent les internautes. Bienvenue à “France Train”, “France Pain” ou encore à un ministère de l’Éducation nationale renommé “France Ibiza”, dans une référence aux dernières vacances très commentées de Jean-Michel Blanquer .

S’il est réélu et maintient cette mesure, Emmanuel Macron devra sans doute négocier. En effet, comme Le HuffPost a pu le constater, “France Travail” est aussi le nom d’une société qui propose de mettre en relation demandeurs d’emploi et entreprises. Le compte Twitter, ouvert en 2015, est cependant totalement inactif, avec 8 abonnés.

S’il est reconduit à l’Elysée fin avril, l’actuel chef de l’Etat continuera aussi les réformes de l’assurance chômage et modifiera les conditions d’accès au RSA pour viser le plein emploi d’ici 2027. Le plein emploi est un but “atteignable”, “réaliste” ou “volontariste”, selon les mots du locataire de l’Elysée.

À voir également sur Le HuffPost: Comment les soutiens de Macron justifient son refus de débattre

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    France Travail, RSA... Le plan de Macron pour le plein emploi

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 March - 15:42 · 3 minutes

POLITIQUE - L’objectif de son second mandat: le plein emploi. Le président Emmanuel Macron, candidat à sa réélection, présente son programme ce jeudi 17 mars à Aubervilliers , en Seine-Saint-Denis. S’il est reconduit à l’Elysée fin avril, l’actuel chef de l’Etat continuera les réformes de l’assurance chômage, transformera Pôle emploi et modifiera les conditions d’accès au RSA pour viser le plein emploi d’ici 2027.

Un but “atteignable”, “réaliste” ou “volontariste”, selon les mots du locataire de l’Elysée, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article , “qui consiste à faire, dans les 5 ans qui viennent, ce que nous avons fait dans les 5 ans qui viennent de s’écouler.”

Pour ce faire, Emmanuel Macron promet des recettes venues de la droite et potentiellement explosives. Il veut ainsi “simplifier et déconcentrer le dialogue social”, ou “adapter” l’assurance chômage aux soubresauts économiques. Il défend ici un “système simple” qui durcit les règles quand la “conjoncture s’améliore” et “protège mieux” quand la “conjoncture se dégrade”: “ce que nous avons fait”, avec le quoiqu’il en coûte.

France Travail pour remplacer Pôle emploi

Le candidat veut également transformer “Pôle emploi” en “France Travail”. Plus qu’une évolution sémantique, Emmanuel Macron parle d’un”changement profond”. “L’idée (...) c’est de réussir à l’échelle d’un territoire de mettre en commun tous les savoir-faire et les compétences, celles de Pôle emploi, celles de nos régions, de nos départements, des communes, des missions locales”, explique-t-il en calquant ce nouveau fonctionnement sur ce qui se fait déjà pour le service public d’insertion à l’emploi.

C'est ni plus ni moins la dévalorisation du travail." Ian Brossat, directeur de campagne de Fabien Roussel (PCF)

Concrètement, il souhaite “un lieu” ou un “guichet unique” qui regrouperait toutes celles et ceux qui accompagnent le retour à l’activité, des bilans de compétences à la formation. Cette réforme est, selon ses mots, un ”élément clef” pour gagner en efficacité et atteindre le fameux plein emploi.

Plus épineux: le président, s’il est réélu, veut conditionner l’accès au RSA, le revenu de solidarité active. Un serpent de mer qui parcourt la droite depuis des années et qui traduit la vision du chef de l’Etat selon qui “les devoirs valent avant les droits.” Il parle, ici, d’un “meilleur équilibre” entre ces deux notions avec “l’obligation de consacrer 15 à 20 heures par semaine à une activité permettant d’aller vers l’insertion professionnelle” pour pouvoir bénéficier de ces 550 euros (en moyenne).

“Oui, il faut un soutien monétaire, mais il faut plus que ça”, estime le président sortant, lequel veut “reconnaître la dignité de chacun” et “demander une part d’efforts pour toutes celles et ceux qui le peuvent”.

Un projet qui ne manque pas de susciter l’ire des différents candidats de gauche à la présidentielle. “On va donc remplacer des travailleurs qui touchent un salaire par des gens au RSA”, répond Ian Brossat, le directeur de campagne du communiste Fabien Roussel, sur les réseaux sociaux, sans même attendre la fin de l’exposé. Pour lui, “c’est ni plus ni moins la dévalorisation du travail.”

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