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    Les images de l'iceberg grand comme Paris qui s'est détaché de l'Antarctique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 20:03 · 1 minute

CLIMAT - Un iceberg de la taille des agglomérations de Paris ou Londres s’est détaché de l’Antarctique , non loin d’une station de recherche britannique qui surveille depuis longtemps une faille qui s’est développée à cause de la fonte des glaces , comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article .

Les images filmées au drone par l’institut britannique sont impressionnantes. Du ciel, on discerne clairement la faille qui s’est creusée au fil du temps dans la glace et qui a fini par détacher un gigantesque morceau de glace du reste de la banquise dans la matinée du 26 février. Laissant ainsi une île de glace de 1.270 kilomètres carrés à la merci des éléments. Car selon la directrice du British Antarctic Survey (BAS), organisme de recherches sur les zones polaires qui exploite le lieu, l’iceberg devrait “s’éloigner ou s’échouer et rester à proximité”.

Aucune vie humaine n’est néanmoins menacée, puisque les 12 personnes qui travaillaient jusqu’ici dans la station Halley VI, située à moins de 20 kilomètres de la zone de rupture, ont été évacuées mi-février par avion, a indiqué dans un communiqué le le BAS.

À voir également sur Le HuffPost : Greenpeace remet les “boulets du climat” 2020 avec un prix spécial à Macron

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    Antarctique: un iceberg grand comme l'agglomération parisienne menace une station de recherche britannique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 21:11 · 2 minutes

Un iceberg grand comme l

ANTARCTIQUE - Un iceberg de la taille des agglomérations de Paris ou Londres s’est détaché de l’Antarctique, non loin d’une station de recherches britannique qui craint depuis longtemps des événements de cette nature dans la zone, ont indiqué des scientifiques britanniques.

Le bloc de glace , qui fait près de 1270 kilomètres carrés, s’est détaché du reste de la banquise tôt ce vendredi 26 février, selon les données récoltées par des instruments britanniques installés à proximité de la station.

Aucune vie humaine n’est menacée, puisque les 12 personnes qui travaillaient jusqu’ici dans la station Halley VI, située à moins de 20 kilomètres de la zone de rupture, ont été évacuées mi-février par avion, a indiqué dans un communiqué le British Antarctic Survey (BAS), organisme de recherches sur les zones polaires qui exploite le lieu.

“Nos équipes sont préparées depuis des années à ce qu’un iceberg se détache de la plateforme de glace de Brunt”, a indiqué Jane Francis, directrice du BAS, les équipes surveillant “quotidiennement” l’avancée des failles grâce à “un réseau automatisé d’instruments GPS de haute précision autour de la station”.

Plusieurs scénarios possibles pour les mois à venir

Ces données, ensuite envoyées à l’université de Cambridge pour analyse, ont permis de donner l’alerte ce vendredi sans que personne ne soit sur place.

En 2017 déjà, le BAS avait décidé de réduire la présence dans cette station construite en 2012 et de la déplacer de quelques kilomètres, craignant qu’elle ne se retrouve sur un iceberg à la dérive, à la suite de la fonte des glaces.

Une “sage décision”, estime désormais Simon Garrod, directeur des opérations au BAS. “Notre travail consiste maintenant à surveiller de près la situation et à évaluer tout impact potentiel de ce détachement sur le plateau de glace restant”, a-t-il ajouté.

Plusieurs scénarios sont désormais possibles pour les mois à venir: “soit l’iceberg va s’éloigner, soit il va s’échouer et rester” à proximité, estime Mme Francis.

Les équipes, elles, ne reviendront pas de sitôt, la station restant fermée pour le reste de l’hiver arctique.

À voir également sur Le HuffPost : Le plus gros iceberg du monde menace une île britannique

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    Quelle note la Convention climat va-t-elle donner à l'action d'Emmanuel Macron?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 01:10 · 6 minutes

Convention Climat: Week-end d

POLITIQUE - Sera-t-il de ceux exhibés avec fierté, ou finira-t-il enterré au fond d’un tiroir? Emmanuel Macron s’apprête à recevoir le bulletin de notes signé par la Convention pour le Climat concernant l’action du gouvernement contre le réchauffement climatique. Le président de la République récoltera-t-il les félicitations ou un avertissement? C’est tout l’enjeu de la dernière rencontre des “150.”

Réunis en visio -épidémie de coronavirus oblige- les “citoyens” se retrouvent pour une ultime session de travail ce vendredi 26 février, avant de se quitter définitivement dimanche. Trois jours de discussions pour éplucher le plan de relance du gouvernement , analyser les divers budgets ou passer au grill la loi “climat et résilience” censée reprendre une bonne partie de leurs propositions contre le changement climatique. Pour au final, voter.

Et ce sur toute une flopée de questions posées autour des différents thèmes et objectifs de leurs travaux. Mais une poignée d’entre elles, portant sur la correspondance des réponses du gouvernement à leurs propositions ou la sincérité des ambitions affichées dans la réduction des gaz à effet de serre, donnera le ton général de l’avis des citoyens. Blanche ou noire, la fumée qui en ressortira sera cruciale pour Emmanuel Macron dans tous les cas.

Un “jugement éclairé et raisonné”

C’est le chef de l’État qui avait installé cette assemblée spéciale, tirée au sort en septembre 2019, suite à la fronde des gilets jaunes. Et c’est aujourd’hui cette Convention -dont les conclusions avaient été saluées par tous les défenseurs du Climat- qui peut enfoncer le dernier clou dans le cercueil de ses ambitions écologiques à un an de l’élection présidentielle. Ou au contraire, apposer un label vert sur l’action de son gouvernement, comme sur la fin de son mandat.

Concrètement, le week-end va se dérouler en trois temps, avant la publication d’un rapport final dimanche dans la soirée ou lundi. Les “150” vont d’abord écouter la restitution des groupes d’appui et du comité logistique chargés de dresser un premier bilan de la correspondance des annonces du gouvernement avec leurs propositions. “La finalité est de mettre les citoyens en situation de formuler un jugement éclairé et raisonné, avec une base et un matériel le plus objectif possible”, explique-t-on du côté de la gouvernance de la CCC.

Ils vont ensuite débattre de ces conclusions, par petits groupes puis tous ensemble, avant de se prononcer chacun individuellement par voie électronique.

“Les votes prendront la forme d’une notation de 0 à 10, de très insatisfait à très satisfait pour une graduation suffisamment fine”, détaillent les organisateurs, citant plusieurs exemples de questions posées aux citoyens. Parmi lesquelles: “dans quelle mesure les réponses du gouvernement permettent de s’approcher de l’objectif qui vous a été fixé?” L’objectif en question étant la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici 2030, par rapport à 1990, dans un esprit de justice sociale.

La majorité marche seule

À cette question, de nombreuses ONG spécialistes du réchauffement climatique ou autres responsables politiques écolos ont déjà répondu par la négative. De fait, si le jugement des citoyens qui sont à l’origine de ces débats revêt une telle importance, c’est aussi parce que le gouvernement -et sa majorité- sont pour l’instant bien seuls à défendre son action , et la traduction concrète des propositions de la Convention dans la loi.

Au-delà de ces habituels opposants, l’exécutif peine désormais à convaincre la justice comme les instances indépendantes. L’État a été condamné au début du mois de février pour manquements dans la mise en oeuvre des engagements de réduction des gaz à effet de serre et sommé de justifier ses actions. Plus récemment, mardi 23 février, le Haut Conseil pour le climat a pointé la “faible portée” de la loi “climat et résilience” défendue par la ministre de la Transition écologique... après avoir déjà critiqué le plan de relance ou celui sur la rénovation énergétique des bâtiments.

Un pessimisme qui ne s’arrête pas aux climatologues du HCC, instance mise en place, elle aussi, par Emmanuel Macron. Ces différents avis s’inscrivent dans la lignée de ceux du Comité national pour la transition écologique (CNTE) ou du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Au moins pour le projet porté par Barbara Pompili .

Le premier regrettait, dans un rapport adopté le 16 janvier, “la baisse insuffisante des émissions de gaz à effet de serre induite par cette loi (climat et résilience NDLR)”... quand le second pointait, le lendemain, des mesures “souvent limitées, souvent différées, souvent soumises à des conditions telles (qu’on) doute de les voir mises en oeuvre à terme rapproché.”

Des réserves qui correspondent peu ou proue à ce que disent les ONG spécialistes du climat, en des termes moins policés et administratifs, depuis des mois. Car s’ajoute, avec elles, une dimension de trahison après ce qu’elles dénoncent comme un reniement présidentiel sur la promesse du “sans filtre.”

Les “Amish” à la rescousse du gouvernement?

Dans ces conditions, les 150 citoyens vont-ils venir à la rescousse du gouvernement? Un rapport positif faciliterait la tâche des ministres dans la promotion d’une loi qu’ils vantent comme l’“ambition” inédite de faire entrer “l’écologie dans le quotidien des Français.” Mais rien n’est moins sûr, après la lune de miel écourtée entre le président de la République et la Convention.

Les trois “jokers” (réduction de la vitesse sur autoroute, taxe sur les dividendes...), présentés par Emmanuel Macron fin juin comme les seules exceptions aux 149 propositions devant être transmises “sans filtre” au Parlement, se sont rapidement multipliés au fil de la mobilisation des différents lobbies. Aviation, automobile, publicité, Medef... Beaucoup ont poussé pour atténuer les mesures prônées par la Convention, quand Bercy semblait gagner de nombreux arbitrages, sur la notion “d’écocide” par exemple.

Les 150 citoyens réclamaient la création d’un crime passible de 20 ans de prison pour les dommages écologiques graves. À la place, le projet de loi Climat prévoit la création d’un délit d’écocide pour des faits de pollution de l’air ou de l’eau commis de manière intentionnelle (jusqu’à 10 ans d’emprisonnement).

Des coups de rabots donnés ça et là qui ont rapidement provoqué la colère du réalisateur Cyril Dion, qui avait pourtant suggéré l’idée de Convention au président de la République avant d’en être désigné “garant”, ainsi que l’inquiétude des 150 citoyens. Au point qu’ils se sont fendus d’une lettre ouverte en octobre 2020, regrettant de “manquer d’un soutien clair et défini de la part de l’exécutif”.

Autant de critiques balayées par Emmanuel Macron au fil des mois, le président de la République raillant au passage, en septembre dernier, comme des “Amish” qui veulent “revenir à la lampe à huile” , les partisans d’un moratoire sur le déploiement de la 5G. Une demande pourtant formulée par les 150 citoyens. Pour lui, “aucun gouvernement n’a fait autant pour l’écologie” que le sien. Suffisant toutefois pour make la planet great again ? Les “Amish” feront parvenir leur réponse en fin de week-end.

À voir également sur Le HuffPost : Ces membres de la Convention climat refusent d’être les “faire-valoir” de Macron

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    Les plus vieux réacteurs nucléaires prolongés en France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 25 February - 09:06 · 2 minutes

La centrale de Chinon, l

NUCLÉAIRE - L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a ouvert la voie ce jeudi 25 février à la poursuite de la vie des plus vieux réacteurs en France de 40 à 50 ans, enjoignant EDF de réaliser des travaux pour améliorer leur sûreté .

Le gendarme du nucléaire a publié une décision, qui était attendue, portant sur les 32 réacteurs de 900 MW, les plus anciens du parc français, mis en service pour l’essentiel dans les années 1980.

L’ASN a fixé dans ce texte les conditions pour qu’ils puissent fonctionner au-delà de leur quatrième “réexamen périodique”, qui a lieu tous les dix ans, soit jusqu’à la fin des années 2020 ou 2030, selon la date de mise en service.

“L’ASN considère que l’ensemble des dispositions prévues par EDF et celles qu’elle prescrit ouvrent la perspective d’une poursuite de fonctionnement de ces réacteurs pour les dix ans qui suivent leur quatrième réexamen périodique”, indique-t-elle.

“L’ASN prescrit la réalisation des améliorations majeures de la sûreté prévues par EDF, ainsi que des dispositions supplémentaires qu’elle considère comme nécessaires”, précise-t-elle.

EDF devra ainsi réaliser une série de tests et de travaux pour améliorer la sûreté de ses réacteurs.

Une étape significative pour les réacteurs français

“Un premier objectif est de réduire les conséquences des accidents et notamment des accidents graves, avec une fusion du cœur du réacteur”, a expliqué à l’AFP Julien Collet, directeur général adjoint de l’ASN.

Des améliorations sont notamment prévues pour que la radioactivité reste confinée à l’intérieur de l’enceinte en cas d’accident.

“Le deuxième grand volet porte sur le renforcement aux agressions qui peuvent survenir sur ces installations”, a-t-il poursuivi. Sont visées les agressions externes (séisme, inondation, chaleur extrême...) et internes (incendie...).

Enfin, un dernier volet porte sur “le renforcement au niveau de la piscine d’entreposage des combustibles usés”, a indiqué Julien Collet.

Ce passage marque une étape significative pour les réacteurs français. Ils avaient été autorisés à l’origine sans limitation de durée de fonctionnement mais EDF avait initialement envisagé une durée de vie de 40 ans.

Les centrales concernées sont les plus anciennes: Bugey (Ain), Blayais (Gironde), Chinon (Indre-et-Loire), Cruas (Ardèche), Dampierre (Loiret), Gravelines (Nord), Saint-Laurent (Loir-et-Cher) et Tricastin (Drôme).

La décision annoncée jeudi concerne l’ensemble des réacteurs de 900 MW, qui feront aussi l’objet de préconisations individuelles. La mise en oeuvre des améliorations prévues va maintenant s’étaler sur des années.

Les opposants au nucléaire réclament pour leur part une fermeture des centrales anciennes. “Les réacteurs nucléaires entrent dans une phase de vieillissement inconnue”, estime ainsi Greenpeace.

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    La loi climat sera-t-elle efficace?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 24 February - 11:33

La loi climat sera-t-elle efficace?

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE - Alors qu’Emmanuel Macron avait organisé en grande pompe une convention citoyenne , la loi climat aujourd’hui semble bien loin des ambitions de départ. Trop timide, le gouvernement est de plus en plus critiqué. Mais jusqu’où cette loi climat peut-elle engendrer des critiques?

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    La loi Climat du gouvernement n'emballe pas grand monde

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 23 February - 18:29 · 4 minutes

Qui soutient encore la loi Climat du gouvernement portée par Barbara Pompili? (photo d

POLITIQUE - Il y a des critiques plus difficiles à assumer que d’autres. Celles du Haut Conseil pour le Climat (HCC) en font partie pour le gouvernement. L’instance consultative, mise en place par Emmanuel Macron en 2019 a rendu, ce mardi 23 février, un avis pour le moins réservé sur la loi Climat portée par Barbara Pompili et inspirée des travaux de la Convention citoyenne.

Des vols intérieurs à la rénovation énergétique des bâtiments, en passant par l’interdiction de la publicité... de nombreuses mesures du texte pêchent par leur “portée réduite” selon le HCC. En résumé, les climatologues regrettent l’écart entre l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030 (par rapport à 1990) et les mesures prises pour l’atteindre. D’autant que la France est déjà en retard pour respecter ses trajectoires.

Et ils ne sont pas les seuls. Avant le Haut Conseil pour le Climat, le Conseil national de la Transition écologique (CNTE) et le Conseil économique, social et environnemental (CESE), deux des instances consultées par le gouvernement en marge de son texte, avaient déjà rendu leurs conclusions. Sans optimisme non plus.

Jamais deux sans trois

Toutes ont pointé, tour à tour, en des termes différents, les mêmes écueils: une loi qui va dans le bon sens, mais pas assez loin.

“Une proportion élevée (des mesures NDLR) voit sa portée réduite par un périmètre d’application limité, voire ponctuel, des délais de mise en oeuvre allongés ou encore de nombreuses conditions associées à leur application”, estiment les experts qui composent le Haut Conseil pour le Climat dans leur rapport, avec, dans leur ligne de mire l’interdiction de la publicité limitée aux énergies fossiles et non ”à un ensemble de biens et de services manifestement incompatibles avec la transition.” Ou encore l’interdiction des vols intérieurs s’il existe une liaison ferroviaire directe de moins de 2h30, une limite “beaucoup trop basse.”

Quelques semaines plus tôt, le 27 janvier dernier, le Conseil économique, social et environnemental en venait aux mêmes conclusions inquiètes. Qualifiant les mesures de “pertinentes en général”, le rapport du Cese les jugeait malheureusement “souvent limitées, souvent différées, souvent soumises à des conditions telles (qu’on) doute de les voir mises en oeuvre à terme rapproché.”

Et le Conseil national de la Transition écologique? Mêmes reproches. Dans un rapport adopté la veille, le 26 janvier, les membres de cette commission consultative installée en 2013 s’interrogeaient, pour ne pas dire plus, sur les moyens annoncés et les objectifs promis par le gouvernement. Précisément, le CNTE “s’inquiète de la baisse insuffisante des émissions de GES (gaz à effet de serre) induite par cette loi et demande de mobiliser les moyens, leviers d’action et outils de politiques publiques nécessaires.”

Le compte n’y est pas

Pas de quoi rassurer les défenseurs du climat qui dénoncent, depuis des semaines, le détricotage par l’exécutif des propositions de la Convention citoyenne, qui devaient être la base du projet de loi baptisé “Climat et résilience”. Pour Laurence Tubiana, architecte de l’Accord de Paris sur le climat et co-présidente du comité de gouvernance de la Convention pour le Climat (CCC), le compte n’y est pas non plus.

Le projet de loi reprend “un peu la philosophie” de la CCC et “une bonne partie des idées”, mais “on repousse dans le temps les obligations et les objectifs”, regrettait-elle, citée par l’AFP , mercredi 27 janvier, à l’unisson de nombreuses ONG dédiées à la cause environnementale ou des responsables politiques ou personnalités publiques étiquetées écolos.

Dans ces conditions le Haut Conseil pour le Climat, comme les autres instances appellent à “redresser le tir”, notamment lors de l’examen du texte à l’Assemblée nationale à partir de la fin mars. “L’examen parlementaire permettra d’enrichir certains aspects de la loi, par exemple en matière de rénovation thermique”, répond justement le ministère de la Transition écologique, tout en défendant malgré tout un projet de loi équilibré.

“Le gouvernement considère que sur différents points de la loi, des équilibres ont été trouvés pour permettre une transformation soutenable de la société, en ne laissant personne sans solution et en tenant compte de la situation de certaines filières particulièrement éprouvées par la crise sanitaire pour ajuster le calendrier de mise en œuvre de certaines mesures”, explique l’entourage de Barbara Pompili, cité par l’AFP .

En attendant, le gouvernement serait bien avisé de chercher des alliés pour sa loi qualifiée de “changement de société” par la ministre de la Transition écologique. Du côté des citoyens de la Convention Climat? Les 150 se retrouvent à partir de vendredi 26 février pour leur dernière session de travail destinée à évaluer la réponse de l’exécutif à leurs 149 propositions, dont ce projet de loi. Leur retour devrait être sans filtre.

À voir également sur le HuffPost : Ces membres de la Convention climat refusent d’être les “faire-valoir” de Macron

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    La loi climat voulue par Macron ne convainc pas le Haut Conseil pour le Climat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 23 February - 06:35 · 4 minutes

La loi climat promise par Emmanuel Macron et portée par la ministre Barbara Pompili a été sèchement critiquée par le Haut Conseil pour le Climat (photo prise le 14 décembre dernier).

POLITIQUE - Des vols intérieurs à la rénovation énergétique des bâtiments, de nombreuses mesures du projet de loi Climat pèchent par leur “portée réduite” , regrette le Haut Conseil pour le Climat (HCC) qui espère que le Parlement pourra “rectifier le tir”.

Les mesures du texte “Climat et Résilience”, principal outil de déploiement des propositions de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) , “vont dans le bon sens mais le projet de loi n’offre pas suffisamment de portée stratégique”, a résumé la présidente du HCC, Corinne Le Quéré, lors d’une conférence de presse.

Comme dans ses précédents avis sur le plan de relance, la 5G ou le logement, l’organisme d’évaluation indépendant créé par Emmanuel Macron n’est pas tendre avec la politique climat du gouvernement, soulignant l’écart entre l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030 (par rapport à 1990) et les mesures prises pour l’atteindre.

De nombreuses mesures privées d’efficacité réelle

“Une proportion élevée (des mesures du projet de loi) voit sa portée réduite par un périmètre d’application limité, voire ponctuel, des délais de mise en oeuvre allongés ou encore de nombreuses conditions associées à leur application”, estime le nouveau rapport publié mardi.

Dans sa ligne de mire, l’interdiction de la publicité limité aux énergies fossiles et non ”à un ensemble de biens et de services manifestement incompatibles avec la transition” (SUV, certains produits alimentaires...). Ou encore l’interdiction des vols intérieurs s’il existe une liaison ferroviaire directe de moins de 02h30, une limite “beaucoup trop basse” (10% du trafic aérien en 2019).

Quant au secteur du bâtiment (près de 20% des émissions), le projet de loi prévoit l’interdiction de la location des “passoires thermiques”. Mais les mesures “ne s’appliquent pas aux propriétaires occupants” (soit 58% des occupants de passoires en 2018) et “ne prévoient pas d’extension progressive aux autres classes énergétiques”, s’inquiète le HCC. Il plaide ainsi pour la mise en place d’une “trajectoire d’obligation de rénovation” s’échelonnant jusqu’à 2050, date visée par le gouvernement pour atteindre la neutralité carbone.

Un premier budget carbone pas respecté

Alors que la décennie en cours est “cruciale” pour mettre en place les réformes structurelles compatibles avec les objectifs climatiques, le projet de loi représente “des opportunités manquées d’accélérer le rythme” de la transition écologique, a insisté Corinne Le Quéré, soulignant que “la France est en retard” dans les objectifs qu’elle s’est fixés.

Ainsi, le premier budget carbone 2015-2018 n’a pas été respecté, et l’État vient d’ailleurs d’être reconnu responsable de manquements par la justice administrative . Les émissions de CO2 ont bien baissé en moyenne de 1,2% par an sur les cinq dernières années, mais “la dynamique actuelle de réduction des émissions est encore insuffisante”, a mis en garde le HCC.

Certes, avec -1,7%, la baisse des émissions a excédé en 2019 les objectifs du deuxième budget carbone (-1,5% par an entre 2019 et 2023), mais son plafond avait été assoupli après l’échec à respecter le précédent, rappelle Corinne Le Quéré. La climatologue s’est notamment inquiété de la capacité à “tripler” le rythme de baisse prévu pour le 3e budget carbone 2024-2028, quand certaines mesures sont prévues après 2024, voire en 2030.

La Convention citoyenne doit évaluer la réponse de l’exécutif

Alors il faut “redresser le tir” en intégrant une approche stratégique dans la loi, a-t-elle plaidé, comptant sur l’examen du texte au Parlement. Le Haut Conseil invite ainsi à “raccourcir et clarifier l’horizon temporel” de certaines mesures et ”élargir” celles ayant “un potentiel structurant afin qu’elles portent sur des volumes d’émissions significatifs”.

Le gouvernement a assuré dans son étude d’impact que la loi Climat permettrait de “sécuriser” entre la moitié et les deux-tiers de l’objectif de baisse d’émissions d’ici 2030. Mais le rapport du HCC pointe du doigt un “manque de transparence sur les méthodes et hypothèses retenues” dans l’étude et “certaines incohérences dans les évaluations”.

Le nom même de la future loi ne trouve pas grâce à ses yeux. Le terme “résilience” fait spécifiquement référence à l’adaptation aux impacts du changement climatique, un volet “extrêmement limité” dans le texte (2 mesures spécifiques sur les 69 articles).

Les 150 citoyens de la Convention climat se réunissent à partir de vendredi pour leur dernière session destinée à évaluer la réponse de l’exécutif à leurs 149 propositions , dont ce projet de loi.

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    “Climat : comment éviter un désastre” On a lu le livre de Bill Gates

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Wednesday, 17 February - 16:15 · 4 minutes

Crédit Flickr / OnInnovation

Le réchauffement climatique est le sujet le plus important auquel nous devons faire face et pourtant, c’est aussi le plus mal couvert médiatiquement . Bien sûr, certains experts et journalistes ont fait un travail remarquable pour alerter sur la gravité de la menace. Mais le problème est si complexe que la plupart des articles ne donnent au public qu’une vision très partielle de la situation. Glaciers qui fondent, feux de forêt géants, écosystèmes menacés… on voit bien que l’heure est grave mais il reste difficile d’avoir une vision globale et claire de la situation et des actions à entreprendre. Résultat, on ressort de ces lectures d’autant plus épouvanté qu’on a le sentiment d’être totalement impuissant face à ce danger.

Climat : comment éviter un désastre” , le livre de Bill Gates qui sort aujourd’hui aux éditions Flammarion évite adroitement ces écueils. Dès le troisième chapitre, le livre fournit quelques outils très simples pour évaluer une innovation . Exemple : lorsque vous entendez parler d’une technologie permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, faites un calcul rapide pour convertir ses résultats en pourcentage du total annuel mondial d’émissions (51 milliards de tonnes en équivalent CO2). Cet exercice permet de voir d’un coup d’œil si l’innovation a du potentiel ou si elle ne produit qu’une baisse marginale des émissions. “ Pour moi, cela a plus de sens que les autres comparaisons que l’on croise souvent comme ‘tant de tonnes équivaut à retirer une voiture de la circulation’. Qui sait combien de voitures sont en circulation, pour commencer ? Et combien de voitures devrions-nous retirer pour faire face au changement climatique ? ”, écrit l’auteur. On ne saurait être plus d’accord. Le livre de Bill Gates réussit par ailleurs très bien à donner une vision globale de la situation.

1/ Une vue claire et globale

L’auteur a en effet opté pour un découpage intéressant des domaines qui émettent des gaz à effet de serre qu’il regroupe en cinq grandes catégories :

  • l’utilisation de l’électricité : 27% des émissions mondiales de gaz à effet de serre
  • la fabrication de choses au sens large (des bâtiments et infrastructures aux objets du quotidien tels que l’électroménager) : 31% des émissions
  • la culture et l’élevage : 19% des émissions
  • les transports (de personnes ou de choses) : 16% des émissions
  • le chauffage et la climatisation : 7% des émissions

Chacun de ces domaines a droit a un chapitre dans lequel le fondateur de Microsoft détaille de manière claire les solutions existantes et les obstacles qui demeurent. On apprécie aussi que l’auteur démonte certaines idées reçues nuisibles à la lutte contre le réchauffement climatique. Exemple ? L’idée que réduire les émissions serait déjà amplement suffisant. Ce n’est pas le cas, c’est bel et bien le zéro carbone qu’il faut atteindre rapidement. Bill Gates utilise ici une métaphore de baignoire assez parlante : même si vous réduisez le débit du robinet (les émissions de GES) à un petit filet, la baignoire finira par déborder car les gaz à effet de serre restent dans l’atmosphère pendant très longtemps. Or notre “baignoire” est déjà bien remplie et proche des seuils qui entraîneront des hausses de températures très dangereuses.

2/ Une bonne mise en perspective

Bill Gates remet également bien en perspective l’impact des initiatives individuelles (arrêter la viande, acheter une voiture électrique, etc.) dans la lutte contre le réchauffement climatique. Elles sont utiles, bien sûr, mais comme le rappelle avec à propos le livre : “la plupart de nos émissions proviennent des système plus grands qui régissent notre quotidien (…) quand quelqu’un veut un toast pour le petit-déjeuner, cela implique l’existence d’un système qui peut fournir du pain, un grille-pain et l’électricité pour faire fonctionner le grille-pain sans ajouter de gaz à effet de serre (…) Nous n’allons pas résoudre le problème climatique en disant aux gens de ne pas manger de toasts” . Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas faire sa part . D’autant que cela envoie un signal intéressant aux marchés et aux politiques sur nos attentes et nos priorités. Mais il ne faut pas s’y tromper , si les émissions augmentent, ce n’est pas tant lié à nos choix individuels qu’aux systèmes existants qu’il va falloir revoir de fond en comble.

3/ Un point de vue particulier

Bien sûr, on peut se demander si Bill Gates est la source la plus pertinente pour s’exprimer sur le sujet . Après tout, une grosse communauté scientifique travaille sur cette thématique depuis bien plus longtemps que lui. Par ailleurs, le fondateur de Microsoft, aujourd’hui à la tête d’une immense fortune, investit dans divers domaines liés aux énergies propres. Son point de vue est donc loin d’être neutre . Sur un sujet entremêlant autant de disciplines (chimie, physique, biologie, climatologie, économie, politique, logistique, etc.), les experts d’un domaine ont cependant souvent du mal à donner une vision globale du sujet. La richesse et le réseau du milliardaire lui permettent, à l’inverse, d’obtenir aisément les avis de spécialistes d’horizons variés . Même s’il convient de prendre en compte ses biais, le point de vue privilégié dont jouit Bill Gates en fait donc, finalement, une source tout à fait pertinente. D’autant qu’il sait manier la plume et vulgariser son sujet.

Climat : Comment éviter un désastre

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