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    Après les législatives, 91 recours déposés dont un par Blanquer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 1 July - 10:17 · 2 minutes

Caroline Mecary de la NUPES a déposé un recours après sa défaite contre Clement Beaune, ministre délégué de l'Europe, à Paris. Caroline Mecary de la NUPES a déposé un recours après sa défaite contre Clement Beaune, ministre délégué de l'Europe, à Paris.

POLITIQUE - Le Conseil constitutionnel a enregistré 91 recours à la suite des élections législatives de juin dont il va examiner la recevabilité “dans un très bref délai” afin de statuer ensuite sur d’éventuelles irrégularités, a-t-il indiqué ce vendredi 1er juillet dans un communiqué.

Au terme du délai de dix jours dont disposaient les candidats et les électeurs pour déposer un recours, le Conseil va examiner “dans un très bref délai leur recevabilité (…), de manière à écarter dès les semaines à venir ceux qui seraient manifestement irrecevables”.

“Les autres recours seront jugés dans les meilleurs délais, après une procédure contradictoire qui pourra prendre en considération les décisions à venir de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques concernant les comptes de campagne des élus”, a précisé le Conseil constitutionnel.

Le nombre de recours déposés cette année est nettement inférieur aux plus de 200 enregistrés il y a cinq ans.

NUPES contre Ensemble

Sans surprise, les élections qui se sont jouées à quelques voix près ont donné lieu à des recours, à l’image de la 6e circonscription de Haute-Garonne, remportée par 4 voix de différence par la candidate de la majorité présidentielle Monique Iborra sur celui de la NUPES Fabien Jouve. Même cas de figure dans la 8e de Seine-et-Marne où le NUPES Arnaud Bonnet a déposé un recours après avoir été battu de quatre voix par Hadrien Ghomi, de la majorité présidentielle.

À Paris, la NUPES Caroline Mecary a également déposé un recours après sa défaite par 658 voix d’écart face au ministre chargé de l’Europe Clément Beaune . Éliminé au premier tour dans la 4e circonscription du Loiret, l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a déposé un recours comme il l’avait annoncé.

À noter que Francis Lalanne, le chanteur éliminé dès le premier tour dans la 3e circonscription de Charente où il a recueilli 2,1% des voix, a également saisi le Conseil.

Retrouvez les résultats du second tour des législatives dans notre carte ci-dessous.

Après examen des dossiers, le Conseil constitutionnel peut soit rejeter la contestation et valider l’élection, soit prononcer l’annulation de l’élection, soit réformer les résultats et proclamer élu un autre candidat (ce qu’il n’a jamais fait à ce jour). Il n’a aucun délai pour prendre sa décision.

Un recours n’est pas suspensif et les députés dont l’élection est contestée peuvent siéger à l’Assemblée jusqu’à la décision du Conseil.

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    Présidentielle: Jean Lassalle visé par une enquête pénale après son abstention au bureau de vote

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 28 April - 19:26 · 2 minutes

Jean Lassalle le 24 avril à la sortie du bureau de vote où le député a mis en scène son abstention. Jean Lassalle le 24 avril à la sortie du bureau de vote où le député a mis en scène son abstention.

POLITIQUE - Les excuses de Jean Lassalle n’ont pas suffi. Cécile Gensac, la procureure de Pau, a annoncé ce jeudi 28 avril l’ouverture d’une enquête pénale à l’encontre de l’ancien candidat à la présidentielle, qui a mis en scène publiquement son abstention dans un bureau de vote dimanche.

Jean Lassalle est poursuivi pour “des infractions au code électoral concernant les atteintes à la sincérité des scrutins”, a déclaré à l’AFP Cécile Gensac. Les investigations “ont été confiées au commandant de groupement de gendarmerie des Pyrénées-Atlantiques”, a poursuivi la procureure.

Le code prévoit une amende de 15.000 euros, une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement ainsi que des peines complémentaires comme l’inéligibilité et l’interdiction du droit de vote.

“J’ai la seule et totale responsabilité de l’acte que j’ai posé”

Jean Lassalle, qui avait remporté plus d’un million de voix et 3,13% des suffrages lors du premier tour sous l’étiquette de son mouvement Résistons!, avait mimé devant l’urne au second tour le geste du vote avant de glisser son “bulletin blanc” dans sa poche, se déclarant “abstentionniste devant l’urne”.

Le député des Pyrénées-Atlantiques avait ensuite posté sur les réseaux sociaux la vidéo, filmée par son fils, de ce qu’il appelle “l’un des actes les plus importants” de sa vie.

Assumant la “totale responsabilité” de son acte, il a demandé “pardon au bureau présent, à l’ensemble des citoyens de la commune de Lourdios-Ichère, pour le grand déshonneur qu’ils ont eu à essuyer, à cause de moi, depuis que la commune existe”, dans un courrier adressé au Conseil constitutionnel, publiée ce jeudi sur les réseaux sociaux. “Je le ferai personnellement auprès de chacun d’entre eux, un par un”, a-t-il ajouté.

Dans la lettre à Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, le député se dit même prêt à “répondre de [son] acte et à en payer les éventuelles conséquences prévues par la loi : peine de prison, retrait de mes droits civiques, amendes...”, pour peu que le Conseil lève ses sanctions contre le village béarnais dont il a été maire pendant quatre décennies.

À voir également sur Le HuffPost: Le résultat de la présidentielle officialisé par le Conseil Constitutionnel

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    Présidentielle: Lassalle dans le viseur du Conseil constitutionnel après sa mise en scène au 2nd tour

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 25 April - 13:54 · 2 minutes

Jean Lassalle le 24 avril à la sortie du bureau de vote où le député a mis en scène son abstention. Ce qui pourrait lui valoir des sanctions Jean Lassalle le 24 avril à la sortie du bureau de vote où le député a mis en scène son abstention. Ce qui pourrait lui valoir des sanctions

POLITIQUE - Jean Lassalle savait qu’il se “mettait en danger” en se déclarant “abstentionniste devant l’urne” dimanche 24 avril . Les retombées n’ont pas tardé: la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle (CNCCEP) a saisi le Conseil constitutionnel, rapportent RTL et Le Parisien ce lundi 25 avril.

Avant le second tour, Jean Lassalle avait fait savoir qu’il voterait blanc. Puis, il a changé d’avis. Dimanche, l’ancien candidat à la présidentielle s’est filmé devant l’urne où, au moment de glisser son enveloppe, il décide finalement de s’abstenir. “Je me suis dit que le vote blanc n’était plus à la hauteur”, explique-t-il. Sauf que cette mise en scène contrevient au Code électoral.

Mentionné dans le procès-verbal du bureau de vote de Lourdios-Ichère, le geste de Jean Lassalle fait désormais l’objet d’une saisie du Conseil constitutionnel, sur demande de la CNCCEP. Contactée par Le Parisien , la Commission estime qu’il s’agit d’un “incident majeur” qui enfreint l’interdiction de toutes discussions et toutes délibérations à l’intérieur des bureaux de vote.

Le code électoral définit plusieurs types d’infractions. Les sanctions peuvent prendre la forme d’amendes, allant de 3750 à 75.000 euros, assorties de peines de prison selon la gravité de l’acte commis. Le Conseil constitutionnel devra donc d’abord caractériser l’infraction dont Jean Lassalle s’est rendu coupable avant de se prononcer. Selon franceinfo , la décision des Sages devrait être annoncée mercredi 27 avril, dans la foulée de la proclamation des résultats officiels.

Jean Lassalle a sans surprise échoué à se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. Il a cependant obtenu 3% des suffrages exprimés -un peu plus d’un million de voix-  son meilleur score de ses trois candidatures à l’Élysée.

À voir également sur Le HuffPost: Résultat de Jean Lassalle: le Béarnais obtient environ 3% des voix à la présidentielle 2022

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    Au 1er tour de la présidentielle 2022, le maire de Léchelle a organisé le vote à son domicile

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 14 April - 13:27 · 2 minutes

A Léchelle, le maire Gabriel Tannin a organisé le vote chez lui le 10 avril 2022. Tous les suffrages ont été annulés par le Conseil constitutionnel. A Léchelle, le maire Gabriel Tannin a organisé le vote chez lui le 10 avril 2022. Tous les suffrages ont été annulés par le Conseil constitutionnel.

PRÉSIDENTIELLE - À Léchelle, dans le Pas-de-Calais, le premier tour de la présidentielle dimanche 10 avril s’est déroulé au domicile du maire. Une initiative originale qui n’a pas plu au Conseil constitutionnel . Ce dernier a d’ailleurs annulé le vote .

“Le magistrat délégué du Conseil constitutionnel a constaté que, en méconnaissance de l’article R. 40 du code électoral, le maire avait pris l’initiative d’organiser les opérations de vote à son domicile”, retrace l’institution dans sa décision relative au premier tour publiée mercredi 13 avril. L’article R. 40 dispose que le préfet décide de l’emplacement du ou des bureaux de vote. Dans le cas de la petite commune de 48 habitants, le scrutin aurait dû avoir lieu dans la mairie.

Deuxième problème pointé par le Conseil constitutionnel, “les lieux ne faisaient l’objet d’aucune signalisation et étaient dépourvus d’isoloir. Cette situation a perduré en dépit des observations du magistrat délégué”. C’est pourquoi les 30 votes exprimés dans la commune, sur 41 inscrits, ont été tout simplement annulés.

“Il faut se débrouiller”

Dans La Voix du Nord , le maire du village, Gabriel Trannin, se justifie: “La mairie est très vétuste, car on est un tout petit village de 48 habitants. On a peu de moyens. Pour un côté très pratique, j’ai trouvé plus intelligent de nous servir de mon bureau, qui est séparé de ma maison et qui ne sert à rien, pour faire l’élection.”

Il affirme avoir placé des panneaux indiquant le lieu du bureau de vote et averti tous les administrés. D’où sa colère: “On ne s’occupe jamais de nos petites communes, on ne voit jamais personne, il faut se débrouiller avec tout. Et d’un seul coup, on vient nous contrôler (...) et on nous cherche des poux. Il faut arrêter de faire ch... les petits maires. On ne vit pas sur la même planète.”

La Voix du Nord précise que l’édile a rendez-vous avec le secrétaire général de la préfecture ce jeudi 14 avril dans l’après-midi. Pour le second tour, Gabriel Trannin ne compte pas réitérer le vote dans sa maison. Il a déjà une idée, “louer un bloc chantier, à installer dans la cour de la mairie”.

Parmi les autres irrégularités épinglées par le Conseil constitutionnel se trouvent notamment l’absence de la liste d’émargement, de procès-verbaux, ou des discordances entre le nombre de suffrages et le nombre de signatures. Au total, 10.216 votes ont été annulés soit 0,02% des suffrages exprimés. Pas de quoi changer dramatiquement le résultat final.

À voir également aussi sur le Huffpost: Résultats de la présidentielle 2022:ces électeurs de Mélenchon digèrent mal la désunion de la gauche

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    Le programme de Marine Le Pen s'appliquerait en "violation de la Constitution"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 14 April - 12:52 · 5 minutes

Marine Le Pen photographiée lors d Marine Le Pen photographiée lors d'une conférence de presse mercredi 13 avril à Paris (illustration)

POLITIQUE - C’est le propre des projets de rupture: des promesses spectaculaires qui se heurtent à certaines réalités qui dépassent les propos d’estrade. À ce sujet, le programme de Marine Le Pen pourrait faire office de cas d’école. Car le projet qu’elle porte compte un nombre de mesures qui se fracasseraient sur le socle de notre fonctionnement démocratique: la Constitution. Et notamment la pierre angulaire de son projet: la préférence nationale.

Alors que la faisabilité juridique du programme de Marine Le Pen fait débat , Le HuffPost a sollicité Jean-Philippe Derosier, constitutionnaliste et professeur de droit public à l’université de Lille, pour passer au crible les propositions de la candidate d’extrême droite. Et pour ce spécialiste, le programme de Marine Le Pen ne pourra se réaliser sans une “violation de la Constitution”, que ce soit sur le fond, comme dans la forme. Explications.

Un projet contraire au principe d’égalité

Tout d’abord, un coup d’œil à la Constitution . Dans son préambule, il est écrit que “le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946”. Un principe consacré par l’article premier du texte, qui “assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion”. Or, Marine Le Pen propose dans son programme d’inscrire dans la Constitution la “priorité nationale” ou encore une disposition interdisant “l’installation d’un nombre d’étrangers” qui serait “de nature à modifier la composition et l’identité du peuple français”.

Ce qui entre en contradiction avec le “bloc de constitutionnalité” qui consacre les “principes essentiels” mentionnés plus haut. “Actuellement, la Constitution garantit le principe d’égalité. La priorité nationale est une rupture pure et simple de ce principe. En théorie, on peut tout mettre dans le texte, mais pour le faire, il faut que ce soit conforme aux règles. Or là, ça va totalement à rebours des principes du texte, ça se ferait en confrontation totale avec l’esprit de la Constitution”, observe Jean-Philippe Derosier, ajoutant que cette mesure entre aussi en contradiction “avec les règles européennes auxquelles la France a souscrit au nom de la Constitution”.

Selon le professeur de droit public, une telle mesure “engendrerait la nécessité de sortir de l’Union européenne”. Il en va de même pour la priorité du droit national sur le droit européen qu’elle souhaite également instaurer. Consciente de la difficulté que pose l’instauration de discriminations dans un texte qui garantit les grands principes d’égalité et de fraternité, Marine Le Pen entend trancher cette question par un référendum qui modifierait la Constitution. Et là aussi, il y a (beaucoup) à redire.

Un “coup d’État constitutionnel”

Pour s’assurer de pouvoir inscrire dans la Constitution la matrice de son programme, Marine Le Pen entend convoquer le peuple, via un projet de loi référendaire . Une méthode, croit-elle, qui lui permettrait de se défaire des contraintes légales auxquelles se heurte son projet. Pour réviser la Constitution, la candidate d’extrême droite peut utiliser la procédure prévue à l’article 89 . Problème, celui-ci implique que l’Assemblée nationale et le Sénat approuvent, et dans des termes strictement identiques, le projet de loi qu’elle voudrait soumettre à référendum.

Un chemin législatif qui demande d’avoir une majorité à l’Assemblée (ce qui n’est pour l’heure pas acquis) mais, surtout, que le Sénat (où Les Républicains sont majoritaires) accepte de modifier la Constitution selon ses termes. Ce qui est improbable, et Marine Le Pen en est consciente. Pour contourner le Parlement, la candidate RN entend s’appuyer sur l’article 11 de la Constitution, qui permet d’organiser un référendum. Pour appuyer sa démonstration, Marine Le Pen cite le précédent du général De Gaulle et son référendum de 1962, au sujet de l’élection présidentielle au suffrage universel. “Depuis cette date, il a été acquis que la Constitution pouvait être modifiée par référendum directement”, affirme-t-elle.

“En réalité, il y a très peu de chances que cela se réalise. Ce qui est frappant, c’est le fait d'assumer de vouloir violer la Constitution Jean-Philippe Dérosier

“Si elle n’a que de très vagues compétences en droit constitutionnel, Marine Le Pen a au moins une bonne mémoire”, ironise Jean-Philippe Derosier, avant de pointer les différences entre le précédent de 1962 et le contexte actuel. “D’abord, la Constitution n’avait que trois ans d’existence, tout comme le Conseil constitutionnel. Par ailleurs, tous les juristes de l’époque avaient dénoncé une violation du droit constitutionnel. Enfin, le droit a évolué depuis cette date”, poursuit le constitutionnaliste, avant de démonter l’argumentaire de la candidate RN.

Selon elle, les Sages n’ont “pas la capacité de regarder le contenu d’un référendum” mais doivent seulement s’assurer de la bonne tenue du scrutin. Ainsi, elle pourrait très bien proposer toutes ces révisions par ce biais, sans que le Conseil constitutionnel puisse agir. Erreur. “Le Conseil doit examiner les actes préparatoires d’un référendum. Et parmi ceux-ci, il y a le décret de convocation du scrutin et le projet de loi qu’elle souhaite soumettre. Si le contenu de ces actes est contraire à la Constitution et n’entre pas dans le champ d’application de l’article 11, il s’y opposera”, explique Jean-Philippe Derosier, qui s’alarme de la légèreté avec laquelle Marine Le Pen aborde ces questions fondamentales.

“En réalité, il y a très peu de chances que cela se réalise. Ce qui est frappant, c’est le fait d’assumer de vouloir violer la Constitution, ce qui me conduit à qualifier son projet de ‘coup d’État constitutionnel’”, pointe le spécialiste. Alors que Marine Le Pen a l’obligation de modifier la Constitution pour appliquer son programme, son incapacité à le faire dans les termes qu’elle voudrait pourrait la conduire, en cas d’élection le 24 avril, à la paralysie politique.

À voir également sur Le HuffPost:  Une photo de Poutine et Le Pen brandie par une militante en pleine conférence de presse

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    Jean Lassalle pense à se retirer de la présidentielle (mais le peut-il encore?)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 15 March - 11:48 · 2 minutes

POLITIQUE - Tout proche du ragequit . Le candidat à la présidence de la République Jean Lassalle indique ce mardi 15 mars réfléchir à se retirer de la course à l’Elysée. “Je l’envisage fortement à l’heure qu’il est”, annonce le député des Pyrénées-Atlantiques, au lendemain d’une première soirée télévisée où 8 des 12 candidats à la présidentielle ont confronté leurs idées et à laquelle il n’a pas été invité.

“Aujourd’hui, lorsque vous n’êtes plus invité, eh bien vous ne pouvez plus faire semblant”, estime celui qui passait son grand oral devant l’Association des maires de France, comme vous pouvez le voir dans l’extrait ci-dessous . Jeter l’éponge, “ce matin, c’est la question que je me pose. J’aurai répondu ce soir”, assure-t-il encore, en laissant entendre qu’il ne sera pas non plus invité à “deux autres malheureux débats ” prévus dans les prochaines semaines.

Réponse dans quelques heures, donc. Mais est-ce seulement possible? Jean Lassalle, qui tente l’aventure présidentielle pour la deuxième fois de suite, peut-il se retirer de la course après avoir validé ses parrainages? Les choses sont plus complexes que cela.

Que dit la Constitution?

“Non, il ne peut plus se retirer”, tranche d’emblée le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier, interrogé par Le HuffPost ce mardi, avant d’ajouter: “Il faut rappeler que le Conseil constitutionnel l’a interrogé (comme tous les autres candidats) et il a expressément consenti à être candidat.”

Même analyse pour son collègue Didier Mauss. “Une fois la liste des candidats arrêtée par le Conseil constitutionnel, elle n’est dans les faits plus modifiable”, expliquait déjà le spécialiste de droit constitutionnel dans les colonnes du Figaro au printemps 2017 quand se posaient, à gauche, les questions d’alliances et de retraits. En d’autres termes: les douze candidats validés par les Sages de la rue de Montpensier le 7 mars seront bien comptabilisés dans les résultats de l’élection, même s’ils récoltent 0% des voix.

La Constitution prévoit, malgré tout, quelques situations particulières... pour les prétendants “empêchés”. “Si avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l’élection”, est-il ainsi écrit dans l’article 7 du code électoral. Un cas de figure qui ne concerne pas l’éventuel renoncement de Jean Lassalle, lequel ferait alors un choix volontaire.

L’iconoclaste député béarnais, mesuré autour des 2% d’intentions de vote dans les sondages, peut, en revanche, décider de se retirer officieusement du jeu en arrêtant de battre la campagne. “Un candidat peut arrêter de faire campagne, appeler au report de vote et ne pas imprimer les bulletins à son nom”, détaillait ainsi Didier Mauss en 2017.

“Il peut ne pas déposer sa profession de foi. L’effet est limité mais il n’y a pas d’autre solution”, confirme aujourd’hui Jean-Philippe Derosier. Un cas de figure qui s’est déjà présenté à plusieurs reprises pour des élections locales... mais pas pour la présidentielle. Une certaine façon de faire l’histoire.

À voir également sur Le HuffPost: Comment les soutiens de Macron justifient son refus de débattre

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    Présidentielle 2022: ces candidats qui ont leurs 500 parrainages (ou le revendiquent)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 4 March - 17:09 · 8 minutes

Découvrez les 12 candidats à la présidentielle

POLITIQUE - Ils devraient être douze sur la ligne de départ. Ce vendredi 4 mars marque la clôture des parrainages des candidats à l’Élysée pour 2022. Seuls celles et ceux qui en ont obtenu 500 pourront participer au 1er tour le 10 avril .

Plus d’une quarantaine de noms s’affichent dans la liste des postulants à l’Élysée publiée chaque semaine par la rue de Montpensier. Certains sont complètement farfelus , d’autres sont très sérieux. Mais l’heure est désormais au tri.

Ce vendredi à 18h, tous les aspirants à la présidence devront s’être signalés et avoir obtenu leurs 500 parrainages d’élus. Dans les prochains jours, le Conseil constitutionnel procédera à d’ultimes vérifications - sur la déclaration de patrimoine notamment ou la provenance des parrainages département par département - avant la publication officielle de la liste des participants au premier tour le 7 mars par Laurent Fabius.

En attendant, Le HuffPost fait le point sur les candidats qui ont mené à bien la première étape: avoir au moins 500 parrainages.

Nathalie Arthaud

Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière pour la présidentielle 2022. 

Nathalie Arthaud en est à sa troisième campagne présidentielle sous les couleurs du parti Lutte Ouvrière. Elle revendique un programme “communiste révolutionnaire” et défend “le camp des travailleurs”. Son objectif principal est d’assurer un emploi à chacun avec “un salaire permettant de vivre correctement.”

En 2012, Nathalie Arthaud avait obtenu 0,56% des suffrages au premier tour. Elle avait fait à peine mieux en 2017, avec 0,6% des voix. Elle est la 4e personnalité à avoir obtenu ses 500 parrainages pour l’élection 2022 et est créditée de 0,5% des intentions de vote dans le rolling IFOP .

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France pour 2022

Nicolas Dupont-Aignan , député de l’Essonne, est le candidat souverainiste de Debout La France. Il se présente comme “le candidat de l’indépendance de la France et de la liberté des Français. Pendant la crise sanitaire, il a fait partie des opposants au pass sanitaire mais aussi à la vaccination.

Candidat en 2012 et en 2017, il obtient 1,79% et 4,70% des voix respectivement. Il fait partie des derniers à avoir obtenu les parrainages nécessaires et est crédité de 2% d’intentions de vote dans le rolling IFOP.

Anne Hidalgo

Anne Hidalgo, maire de Paris et candidate du PS à la présidentielle. 

Anne Hidalgo est la candidate du Parti Socialiste. Maire de Paris réélue lors des dernières municipales, elle participe pour la première fois à une campagne présidentielle. Sa pré-campagne a été marquée par les divisions de la gauche et des tentatives - toutes malheureuses - de rassemblement.

Elle se présente comme la candidate de “la réconciliation, du redressement et de la prospérité de notre pays, autour d’un projet républicain, social et écologique”. Malgré son statut de représentante d’un parti historique, elle ne dépasse pas les 3% dans les sondages d’opinion.

Yannick Jadot

Yannick Jadot est le candidat du parti écologiste EELV. 

Les écologistes ont choisi Yannick Jadot pour porter le vert. Devenu en septembre 2021, à l’issue d’une primaire, le candidat d’EELV pour l’Élysée, Yannick Jadot défend un programme “pour le climat et la justice sociale.”

L’écologiste a obtenu ses parrainages assez facilement. Toutefois, bien que l’écologie s’impose comme l’une des préoccupations des Français pour cette campagne - particulièrement chez les jeunes - il peine à dépasser les 5% dans les sondages. Sa pré-campagne aura elle aussi été marquée par les divisions à gauche, le candidat refusant de revenir sur la présence des Écologistes dans cette élection. En 2017, les Verts avaient rallié Benoît Hamon avant le premier tour. Mais le candidat socialiste n’avait réuni que 6% des voix.

Jean Lassalle

Jean Lassalle, candidat de

Deuxième candidature pour Jean Lassalle à la présidentielle. En 2017, cet ancien maire, un temps proche du MoDem et devenu député des Pyrénées-Atlantiques, avait obtenu 1,21% des voix.

Dès septembre 2018 , il a annoncé sa candidature pour 2022 sous l’étiquette de son parti “Résistons” qui défend “une “France authentique” - le nom de son livre-programme - proche des ruralités. Il a d’ailleurs effectué un tour de France à la rencontre des citoyens pour leur proposer de remplir des “Cahiers de l’Espoir”, “cousins des cahiers de doléances, appelant à la créativité du peuple et non la révolution.” Sa candidature fait cependant l’objet de critiques, pour les accusations de harcèlement sexuel qui le visent.

Marine Le Pen

Marine Le Pen est candidate du Rassemblement national pour 2022.

Une présidentielle de plus pour Marine Le Pen , la troisième. La fille de Jean-Marie Le Pen a repris le flambeau pour l’Élysée en 2012 pour le Rassemblement national. La première de ses 22 mesures pour 2022 concerne “l’arrêt de l’immigration incontrôlée en donnant la parole aux Français par référendum”.

Pendant la pré-campagne, les parrainages ont donné des sueurs froides à Marine Le Pen . Dans les derniers jours, elle a suspendu sa campagne de terrain pour se consacrer exclusivement à leur moisson. Mission qu’elle a finie par réussir. Autre nouveauté pour la candidate d’extrême droite pour ce scrutin: elle doit composer avec un adversaire de poids au moins aussi à droite qu’elle, l’ancien journaliste Éric Zemmour. À la droite de la droite, il est celui le plus susceptible de lui prendre des voix, même si elle reste la mieux placée dans les sondages pour accéder au 2nd tour.

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, président sortant, est candidat à un deuxième mandant en 2022.

Le président sortant a annoncé à la dernière minute sa candidature à un second mandat, la veille de l’échéance, dans une “Lettre aux Français” . À ce stade, des éléments de son projet pour les 5 ans à venir ont été distillés par les ministres en poste ou lui-même, mais rien n’a été officialisé. Dans un contexte de guerre entre l’Ukraine et la Russie, Emmanuel Macron va devoir assumer un triple costume: président de la France, président du Conseil de l’Europe et candidat. “Sur la forme, cette campagne ne sera pas comme les autres”, a prévenu Stanislas Guérini, délégué général de La République en Marche.

Malgré les inquiétudes internationales, Emmanuel Macron peut commencer cette campagne relativement sereinement: il est toujours donné au second tour de l’élection, et systématiquement gagnant quel que soit son adversaire. Une enquête YouGov pour Le HuffPost , sa cote de popularité gagne 9 points pour atteindre 40% d’opinions favorables. Un score digne d’un début de mandat, sans doute lié en partie à sa gestion de la guerre en Ukraine, bien accueillie.

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, le candidat LFI pour 2022.

Cette campagne présidentielle sera la dernière pour Jean-Luc Mélenchon . Le député des Bouches-du-Rhône représente une nouvelle fois son parti, La France Insoumise. Son programme “L’avenir en commun” a été initialement publié en 2016 et mis à jour depuis, selon les préoccupations et nouvelles propositions émergées ces cinq dernières années. Sa proposition de VIe République est toujours valable, et figure en première position dans son programme.

L’Insoumis a refusé toutes propositions de rassemblement à gauche. Dans les sondages, il est le mieux placé de tous les candidats de cette sensibilité, à la 5e place avec environ 11% des intentions de vote. En 2012, il avait obtenu 11,10% des voix au premier tour, avant une percée en 2017: il était arrivé 4e, derrière François Fillon, avec 19,58% des voix .

Valérie Pécresse

Valérie Pécresse est la canddiate du parti Les Républicains.

Elle préside déjà la région Île-de-France et vise désormais l’Élysée. Sacrée devant Éric Ciotti lors du Congrès LR, Valérie Pécresse a fait un début de campagne prometteur avant de s’effondrer au mois de février, après son meeting au Zénith. Depuis, elle est en perte de vitesse dans les sondages, entre la troisième et la cinquième place.

Son discours pour une “Nouvelle France” reprend certaines propositions de la droite dure d’Éric Ciotti. Mais la candidate LR veut aussi séduire l’électorat déçu d’Emmanuel Macron tout en démarquant du président sortant.

Fabien Roussel

Fabien Roussel est le candidat du PCF

Fabien Roussel est le premier candidat du PCF depuis Marie-George Buffet en 2007. L’élection s’était soldée par une débâcle, avec moins de 2% des suffrages au premier tour. Ensuite, le parti communiste avait préféré se ranger derrière d’autres candidats de même sensibilité, comme Jean-Luc Mélenchon en 2017.

Pas cette fois. Avec son programme “Les Jours Heureux”, Fabien Roussel tente de donner un nouveau souffle aux communistes. Sans s’imposer dans les sondages - il est en général crédité de moins de 5% - il a malgré tout réussi à imposer une certaine dynamique à partir de la mi-janvier.

Éric Zemmour

Éric Zemmour, candidat Reconquête! pour 2022. 

C’est le candidat que personne n’attendait. Après une pré-campagne commencée sous couvert de promouvoir de son livre, l’ancien journaliste et chroniqueur a officialisé sa candidature et créé son parti Reconquête!. Au programme, la lutte contre l’immigration clandestine, priorité numéro 1 d’Éric Zemmour. Toujours en les reliant à cette thématique, il égrène diverses propositions sur l’emploi ou le pouvoir d’achat.

Éric Zemmour, crédité d’environ 12% d’intentions de vote, est jugé comme un concurrent sérieux pour Marine Le Pen - à qui il a pris plusieurs lieutenants - mais aussi chez LR, où il pourrait séduire les partisans d’une ligne plus dure que celle de Valérie Pécresse.

Philippe Poutou

Philippe Poutou, candidat du NPA.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, Philippe Poutou n’a pas encore officiellement ses 500 signatures . Mais le candidat du NPA, qui compte 439 parrainages validéss, assure qu’il sera dans les clous ce vendredi 18h.

Candidat pour la troisième fois, Philippe Poutou a rarement dépassé le 1% d’intentions de vote dans le rolling IFOP. En 2012, il avait rassemblé 1,15% des voix, un score légèrement plus élevé qu’en 2017.

À voir également sur Le HuffPost: Parrainages: Castex appelle les élus à parrainer les candidats “quels qu’ils soient”

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    Montagne d'Or en Guyane: le Conseil constitutionnel donne raison aux opposants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 18 February - 13:22 · 3 minutes

Vue aérienne du future site de la Montagne d

GUYANE - Le Conseil constitutionnel donne raison aux associations environnementales. L’institution a déclaré ce vendredi 18 février contraire à la Constitution une partie de l’ancien code minier qui permettait de renouveler les concessions minières sans tenir compte des conséquences environnementales, ouvrant une voie de recours contre le projet controversé Montagne d’or , en Guyane .

Cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC) avait été renvoyée au Conseil constitutionnel par le Conseil d’État, saisi par l’association France nature environnement (FNE). L’association comptait sur une inconstitutionnalité pour essayer d’empêcher le projet controversé Montagne d’Or.

L’ancien code minier, dans sa version antérieure à la refonte du fait de la loi Climat du 22 août 2021 , permettait que des concessions soient prolongées de droit lorsque les gisements sur lesquels elles portent étaient encore exploités.

Le Conseil constitutionnel a estimé que, concernant cette possibilité donnée aux compagnies minières, “le législateur a méconnu (...) les articles 1er et 3 de la Charte de l’environnement” selon lesquels “chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé”, et “toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences”.

Cette décision s’applique aux dossiers en cours et ceux qui sont encore devant une juridiction, comme celui de la Montagne d’Or. Elle ne s’applique cependant pas aux dossiers définitivement jugés, pour ne pas être rétroactive.

“Il faut savoir que la charte de l’environnement existe depuis 17 ans et c’est la première fois que le Conseil constitutionnel statue sur cet article 1 pour sanctionner une loi qui y est contraire”, s’est félicité Olivier Gourbinot, juriste chez France Nature Environnement, qui précise que cette décision s’applique ”à tous les recours pendants, dont ceux qui concernent Montagne d’or et la concession Boulanger”.

Macron en faveur de l’arrêt du projet minier

Montagne d’Or est le plus grand projet d’extraction d’or primaire jamais proposé en France, porté par le consortium russo-canadien Nordgold-Orea mining (ex-Columbus gold). Le gouvernement le juge “incompatible” avec ses objectifs en matière de transition écologique. Les associations anticipent notamment un déversement de tonnes de cyanure dans la nature guyanaise, une déforestation et des dépenses d’eau et d’énergie démesurées avec ce projet.

A l’occasion du premier Conseil de défense écologique du 23 mai 2019, Emmanuel Macron s’était exprimé en faveur de l’arrêt de ce projet minier.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s’est ainsi pourvu en cassation devant le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, pour s’opposer à l’obligation, confirmée par la cour administrative d’appel de Bordeaux en juillet 2021, de renouveler rapidement les concessions minières réclamées depuis 2018, et pour une durée de 25 ans, par les promoteurs de Montagne d’or.

Pour Olivier Gourbinot, la décision du Conseil constitutionnel est “une victoire majeure car elle permet de justifier une position politique de l’État qui n’était pas justifiée en droit jusqu’alors”, et “théoriquement le conseil d’État devrait casser l’arrêt de la cour administrative de Bordeaux qui est fondé sur une loi anticonstitutionnelle”.

Selon le juriste de la FNE, si les entreprises Boulanger et Nordgold-Orea mining veulent par la suite demander un renouvellement de leur concession il faudra désormais “qu’ils montrent patte blanche dès le début en disant exactement ce qu’ils vont faire sur les hectares concernés de la forêt guyanaise”.

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