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    Objectif Lune : la Corée du Sud lance sa toute première sonde lunaire

    news.movim.eu / Numerama · Friday, 5 August - 10:14

KPLO SpaceX Falcon 9

La Corée du Sud a envoyé une sonde en direction de la Lune. C'est une grande première pour le pays. [Lire la suite]

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    "Gangnam Style" de PSY a inauguré la révolution du streaming il y a dix ans

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 12 July - 09:52 · 3 minutes

PSY lors d'une conférence de presse pour la sortie de son septième album à Séoul, le 30 novembre 2015. PSY lors d'une conférence de presse pour la sortie de son septième album à Séoul, le 30 novembre 2015.

MUSIQUE - Une décennie plus tard, notre cerveau n’a pas oublié son refrain entêtant. La chanson Gangnam Style du rappeur sud-coréen PSY fête déjà son dixième anniversaire. Peu de gens avaient prévu l’ampleur et la rapidité de son succès, et la façon dont elle contribuerait à inaugurer la révolution du streaming.

À sa sortie, le 15 juillet 2012, son clip délirant moquait le riche quartier de Gangnam, à Séoul, touchant le monde entier en quelques semaines. La chanson a atteint le milliard de vues sur YouTube en à peine six mois.

Sa danse ”équestre” emblématique a donné lieu à une ribambelle de parodies et d’émules: à la télévision aux heures de grande écoute aux États-Unis, dans un stade de football anglais et même à la Maison Blanche. Le président américain de l’époque Barack Obama ayant déclaré que ses filles lui avaient appris “un très bon Gangnam Style”.

"Gangnam Style" sur la NBC, le vendredi 3 mai 2013 à New York.

Le pouvoir des plateformes en ligne et des réseaux sociaux

Le titre a démontré à l’industrie musicale le pouvoir d’influence des plateformes en ligne et des réseaux sociaux, en particulier pour les artistes non occidentaux qui ne se produisent pas en anglais. “Les manuels traditionnels de marketing et de publicité ont été jetés par la fenêtre”, souligne Bernie Cho, président de l’agence de création DFSB, basée à Séoul et expert de l’industrie musicale sud-coréenne.

En 2012, l’industrie du streaming n’en était qu’à ses débuts, fournissant moins de 7% des revenus de la musique dans le monde, selon la fédération de l’industrie musicale IFPI. Mais l’incroyable succès de Gangnam Style a contribué à ouvrir la voie à des artistes partout dans le monde pour non seulement publier leur musique mais aussi gagner des revenus publicitaires en ligne et être appelés pour des concerts.

Dix ans plus tard, le streaming est la principale source de revenus de l’industrie musicale mondiale -65 % en 2021, selon l’IFPI- avec des contenus disponibles en ligne via des services par abonnement, YouTube et ou les applications de vidéos courtes comme TikTok .

Record de la vidéo la plus regardée

Quelques mois après sa sortie, Gangnam Style avait atteint le record de la vidéo la plus regardée sur YouTube, une place qu’elle a conservé plus de trois ans. Au 21 juin 2022, elle avait été visionnée plus de 4,5 milliards de fois.

Le buzz généré par Gangnam Style et les phénomènes viraux tels que “Harlem Shake” ont poussé en 2013 le Billboard à transformer sa façon de réaliser ses classements, ajoutant les flux sur YouTube et d’autres plateformes aux traditionnels chiffres de ventes de disques et de flux radio.

Mais Gangnam Style a également secoué la Corée du Sud, devenant du jour au lendemain la plus grande exportation culturelle du pays et une source de fierté nationale: les groupes de K-pop qui avaient tenté de percer à l’international avant 2012 avaient eu un succès régional en Asie, sans réussir à s’imposer sur les lucratifs marchés occidentaux tels que les États-Unis.

PSY “a prouvé à tout le monde qu’au lieu d’une version coréenne d’une pop star occidentale ou internationale, ce que le monde voulait, c’était quelque chose de très authentique, d’original, d’unique”, estime Bernie Cho.

À voir également sur Le HuffPost: Au concert de BTS en Corée du Sud, le public n’avait pas le droit de chanter

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    Apple cède du terrain face aux systèmes de paiement alternatifs

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Friday, 1 July - 15:30

apple-app-store-awards-2021-hero-12022021-screen-e1644308253680-158x105.png Apple App Store Awards 2021

La justice sud-coréenne vient de remporter une bataille historique dans sa lutte contre le monopole d'Apple sur l'App Store.

Apple cède du terrain face aux systèmes de paiement alternatifs

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    "Money Heist: Korea" sur Netflix: le "Casa de Papel" géopolitique réunit les deux Corée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 24 June - 16:15 · 3 minutes

SÉRIE - Money Heist: Korea a débarqué sur Netflix ce vendredi 24 juin. La série, qui est un remake sud-coréen de La Casa de Papel, reprend le concept de l’œuvre originale. Mais pourtant, une différence majeure change la trame scénaristique du programme.

Comme dans la série originale, un “Professeur” monte une équipe pour braquer une usine à billets. La bande est habillée du même costume et porte un masque traditionnel coréen similaire à celui de La Casa de Papel, qui représentait Salvador Dalí . Les membres du gang se verront attribuer les mêmes surnoms, qui sont des noms de villes situées dans le monde entier. Les contours de la série sont effectivement les mêmes.

Les enjeux sont quant à eux bien différents. Dans la version coréenne, les deux Corée mettent fin à leur opposition et entament le processus pour former un seul et même pays. L’actuelle Corée du Nord adopte donc le capitalisme et les deux parties s’unifient économiquement.

Une unification qui profite aux riches uniquement, qui grâce ce nouveau régime économique commun et ses conséquences peuvent augmenter leur fortune. Tandis que les plus démunis s’appauvrissent davantage. C’est pour cette raison que le Professeur cherche à braquer le Mint Bureau, dans lequel est fabriquée la monnaie, situé dans l’actuelle zone démilitarisée entre la Corée du Nord et du Sud.

L’objectif est de voler 4000 milliards de Wons, avant de se volatiliser. Pour ce faire, les braqueurs prendront en otage le personnel de l’usine à billets et seront confronté à la police, déterminée à stopper le casse. L’équipe d’intervention est menée par un négociateur sud-coréen et un négociateur nord-coréen. La géopolitique sera donc au cœur de cette nouvelle version.

“J’étais intrigué par le postulat de ce remake, car non seulement il s’agit du conflit entre les voleurs et la police, mais il ajoute également de nouvelles couches telles que la tension, la méfiance et l’harmonie entre la Corée du Nord et la Corée du Sud”, a déclaré le scénariste Ryu Yong-jae à Variety en mai dernier. “Il s’agit d’une situation où les voleurs de Corée du Nord et du Sud unissent leurs forces, et où les polices du Nord et du Sud se donnent la main pour les arrêter, ajoutant une vision coréenne à la version originale”, a-t-il poursuivi.

Les braqueurs de Les braqueurs de "Money Heist Korea" dans la première saison de la série Netflix.

Un casting paré à toute épreuve

Pour ce remake “audacieux”, comme le définit Netflix dans une bande-annonce de la série, la crème des acteurs sud-coréens ont été rassemblés. Park Hae-soo, connu pour son rôle de Cho Sang-woo dans Squid Game, est notamment de la partie et incarne Berlin. Il est accompagné de Kim Yunjin qui joue Sun Kwon dans Lost . Dans la série, elle interprète Seon Woojin, l’équivalente de Raquel Murillo. Le Professeur est quant à lui représenté par Yoo Ji-tae. Ce dernier fait partie du casting du film sud-coréen à succès Old Boy .

Un nouveau personnage qui ne fait pas partie de la série espagnole intègre la bande. Il s’agit de Séoul, du nom de la capitale sud-coréenne, joué par l’actrice Lim Ji Yeon. Aucune information sur son apport dans le programme n’a fuité.

Cette première saison comporte 12 épisodes. À titre de comparaison, la première partie de La Casa de Papel comprenait 13 épisodes, soit un de plus que le remake sud-coréen.

À voir également sur Le HuffPost : “La Casa de Papel” vue par un négociateur du RAID

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    La "pause" de BTS a déjà des répercussions

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 June - 08:52 · 2 minutes

BTS perform during the 64th Annual Grammy Awards show in Las Vegas, Nevada, U.S. April 3, 2022. REUTERS/Mario Anzuoni BTS perform during the 64th Annual Grammy Awards show in Las Vegas, Nevada, U.S. April 3, 2022. REUTERS/Mario Anzuoni

ÉCONOMIE - Le cours en Bourse du label de BTS dégringolait ce mercredi 15 juin dans les premiers échanges à Séoul après que le groupe phare de K-pop a annoncé la veille au soir faire une pause .

L’action du label HYBE chutait de près de 27% à 10H40 (01H40 GMT), quelques heures après l’annonce de cette séparation.

Les sept artistes , qui généreraient de milliards de dollars pour l’économie sud-coréenne, ont dévoilé cette annonce explosive lors d’un dîner retransmis en ligne pour célébrer l’anniversaire du groupe.

L’action, déjà en baisse de près de 60% depuis le début de l’année, se dirigeait vers sa plus faible clôture depuis ses débuts sur les marchés en octobre 2020, réduisant ainsi sa valeur marchande de 1,6 milliard de dollars, selon Bloomberg News.

Le boys band a expliqué sa séparation par les pressions de la célébrité et du succès et une volonté de se concentrer sur des carrières solo.

Le label de BTS a connu une augmentation de ses bénéfices malgré la pandémie de Covid-19 et l’annulation de concerts, grâce notamment à des événements en ligne.

Quatre albums classés numéro 1

Le septuor est le premier groupe entièrement sud-coréen à dominer le classement des meilleurs singles du Billboard aux États-Unis, grâce à Dynamite , leur première chanson interprétée entièrement en anglais.

Ils sont aussi un des rares groupes depuis les Beatles à avoir sorti quatre albums qui se sont classés numéro un aux États-Unis en moins de deux ans.

Les artistes sud-coréens avaient été invités le 31 mai par le président Biden à la Maison Blanche pour dénoncer le racisme visant les personnes asiatiques aux Etats-Unis.

BTS, qui a sorti ce lundi 13 juin un album anthologie (“Proof”), avait déjà annoncé des “pauses” en 2019 et 2021.

À voir également sur Le HuffPost: Au concert de BTS en Corée du Sud, le public n’avait pas le droit de chanter

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    Le groupe sud-coréen BTS, "épuisé", annonce une pause dans sa carrière

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 June - 21:21 · 3 minutes

Les membres du groupe BTS, ici sur le tapis rouge de la 64e cérémonie des Grammy Awards, à Las Vegas, le 3 avril 2022. Les membres du groupe BTS, ici sur le tapis rouge de la 64e cérémonie des Grammy Awards, à Las Vegas, le 3 avril 2022.

MUSIQUE - Se disant ”épuisé”, le groupe de K-pop BTS a annoncé ce mardi 14 juin une pause pour que chacun des sept jeunes hommes le composant se concentre sur son propre parcours, après la carrière mondiale de ce boys band qui génère des milliards de dollars pour l’économie sud-coréenne.

Ce groupe est si influent auprès d’une partie de la jeunesse mondialisée qu’il vient d’être reçu à la Maison Blanche par le président Joe Biden pour dénoncer le racisme anti-asiatique aux États-Unis .

L’annonce de cette pause, qui a fait l’effet d’une bombe, a été faite lors d’un dîner retransmis en ligne ( voir la vidéo ci-dessous ) pour marquer le neuvième anniversaire du groupe formé de sept artistes d’une vingtaine d’années et qui a enregistré en 2021 un chiffre d’affaires annuel de plus d’un milliard de dollars, grâce au contenu en ligne et aux ventes d’albums.

BTS est aussi considéré comme une pompe à générer des milliards de dollars de retombées pour leur pays, la Corée du Sud.

L’un des sept de BTS, “RM”, 27 ans, a expliqué qu’après plusieurs nominations aux Grammy Awards, les récompenses de l’industrie musicale américaine, ils “ne savaient plus quel groupe ils formaient” exactement, ajoutant que certains membres étaient ”épuisés”.

“Star system”

“J’ai toujours pensé que BTS était différent des autres groupes (...) mais le problème avec la K-pop et l’ensemble du ‘star system’ est que l’on n’a pas le temps de mûrir”, a poursuivi le jeune homme à l’adresse des millions de fans et de l’industrie musicale mondiale.

“RM” a souligné qu’en tant que groupe, BTS “devait sans cesse produire de la musique et faire quelque chose”.

“En dix ans, j’ai changé et j’ai besoin de réfléchir et d’avoir du temps pour moi”, a conclu l’artiste.

L’un de ses partenaires, Jimin (Park Ji-min), 26 ans, n’a pas dit autre chose, affirmant lors de ce dîner que lui et ses six jeunes co-artistes “essayaient peu à peu de comprendre” ce qui leur arrivait et de “réfléchir au souvenir que chacun voulait laisser à ses fans”.

Jimin, qui s’exprimait en coréen et dont les propos étaient sous-titrés en anglais sur une vidéo, a ajouté que BTS “traversait une passe difficile, (qu’il) cherchait (son) identité, un processus long et épuisant”

À la fin du dîner, certains des sept jeunes hommes -auteurs des tubes Dynamite et Butter - ont écrasé quelques larmes et exprimé leur reconnaissance à leurs fans, regroupés sous la bannière “d’armée”.

“Besoin de changement”

BTS, qui vient de sortir un album anthologie ( Proof ), avait déjà annoncé des “pauses” en 2019 et 2021.

Mais cette fois, le groupe “a besoin de changement” et désire “commencer un nouveau chapitre”, a martelé J-Hope, un autre membre du septuor.

Les artistes sud-coréens, en costumes cravates sombres et chemises blanches, avaient été invités le 31 mai par le président Biden à la Maison Blanche pour dénoncer le racisme visant les personnes asiatiques aux États-Unis.

La présidence américaine avait dit voir en BTS des “ambassadeurs de la jeunesse qui diffusent un message d’espoir et d’optimisme” dans le monde.

Le groupe avait déjà été invité par deux fois à s’adresser aux Nations unies, en 2018 et 2021, à propos en particulier du changement climatique et de la pandémie de Covid-19 .

À voir également sur Le HuffPost : Au concert de BTS en Corée du Sud, le public n’avait pas le droit de chanter

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    Corée du Nord: Kim Jong Un a personnellement ordonné le tir du missile balistique intercontinental

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 25 March - 02:13 · 3 minutes

Sur cette photo publiée par le gouvernement nord-coréen, Kim Jong Un, au centre, marche devant ce qui est présenté comme un missile balistique intercontinental Hwasong-17 (ICBM), dans un lieu non divulgué en Corée du Nord, le 24 mars 2022

CORÉE DU NORD - La Corée du Nord a tiré ce jeudi 24 mars un missile balistique intercontinental (ICBM) dans la zone maritime économique exclusive du Japon , rompant un moratoire qu’elle observait depuis 2017, s’attirant une ferme condamnation de l’Onu.

Vendredi matin, l’agence d’État nord-coréenne KCNA a confirmé que le tir “d’un nouveau type” d’ICBM, baptisé Hwasong-17, avait été personnellement ordonné par le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un , et qu’il avait parfaitement atteint sa cible en mer du Japon.

Sur cette photo distribuée par le gouvernement nord-coréen, Kim Jong Un assiste au tir d

Le président sud-coréen Moon Jae-in avait auparavant indiqué, dans un communiqué, que le projectile lancé par Pyongyang était un ICBM. Il s’agit “d’une rupture de la suspension des lancements de missiles balistiques intercontinentaux promise par le président Kim Jong Un à la communauté internationale”, a-t-il déploré.

L’armée sud-coréenne a indiqué avoir riposté en tirant “des missiles depuis le sol, la mer et les airs” vers le large de ses côtes.

L’ONU a condamné ce jeudi “avec force” ce tir et a sommé Pyongyang de cesser tout action jugée “contre-productive” et qui attise les “tensions” en Asie.

Le Conseil de sécurité devrait se réunir vendredi à la demande des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, l’Albanie, l’Irlande et la Norvège face à ce tir “sans ambiguïté” par la Corée du Nord , ont indiqué des diplomates à l’AFP.

“Le lancement d’un missile de longue portée fait courir le risque d’une escalade des tensions dans la région”, a déclaré Stéphane Dujarric porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Le secrétaire général presse la RPDC (République populaire démocratique de Corée) de ne pas entreprendre davantage d’actions contre-productives”.

Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a dénoncé “un acte scandaleux”. Le régime nord-coréen “menace la paix et la sécurité du Japon, de la région et de la communauté internationale”, a-t-il déclaré depuis Bruxelles, où il se trouvait pour un sommet du G7.

Un vol de 71 minutes à une altitude de plus de 6000 km

Fumio Kishida et le président américain Joe Biden ont pu s’entretenir de cette nouvelle crise en marge du G7, selon un responsable de la Maison Blanche.

Condamnant “avec force” le nouveau tir, la Maison blanche a assuré que les États-Unis prendraient “toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du territoire américain, de la Corée du Sud et du Japon”. Ce nouveau tir démontre que la Corée du Nord “continue de donner la priorité à ses armes de destruction massive”, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki.

Les résolutions de l’ONU interdisent à la Corée du Nord, frappée par de lourdes sanctions internationales pour ses programmes nucléaire et d’armement, de procéder à des essais de missiles balistiques. Ce qui n’a pas empêché Pyongyang de réaliser une dizaine de tests de ce type d’arme depuis le début de l’année.

Mais il ne s’agissait pas jusqu’à présent de missiles intercontinentaux, même si Washington et Séoul soupçonnent le régime nord-coréen d’avoir testé certains systèmes d’ICBM lors de ces lancements.

Pyongyang a effectué trois lancements d’ICBM en 2017. L’engin alors testé, le Hwasong-15, était capable d’atteindre les États-Unis.

“Le missile balistique (de ce jeudi) a volé pendant 71 minutes et est tombé vers 15h44 (6h44 GMT) dans la zone économique exclusive, dans la mer du Japon, à environ 150 km à l’ouest de la péninsule d’Oshima” dans l’île septentrionale de Hokkaido, a déclaré le numéro deux du ministère japonais de la Défense, Makoto Oniki.

“Étant donné que le missile balistique a cette fois-ci volé à une altitude de plus de 6000 km, bien plus haut que l’ICBM Hwasong-15 qui a été lancé en novembre 2017, on pense que celui d’aujourd’hui est un nouvel ICBM”, a-t-il ajouté.

Selon Séoul, un essai de missile par la Corée du Nord le 16 mars s’est soldé par un échec, le projectile explosant dans le ciel au-dessus de Pyongyang peu après son lancement depuis l’aéroport de Sunan, au nord de la capitale. Le régime avait gardé le silence sur cet événement.

À voir également sur Le HuffPost : En Corée du Nord, l’épouse de Kim Jong Un réapparait après un an d’absence

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    La Corée du Nord tire un missile, le Sud répond par une démonstration de force

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 24 March - 10:42 · 5 minutes

Ce jeudi 24 mars, la Corée du Nord a testé un missile retombé tout près des côtes du Japon. En réponse, la Corée du Sud a décidé d

CORÉES - Une escalade aussi fulgurante que préoccupante. Ce jeudi 24 mars, la Corée du Sud a annoncé avoir lancé plusieurs missiles en réponse à un énième tir venu de son voisin du Nord , ce dernier s’étant terminé par la chute d’un missile balistique intercontinental dans les eaux japonaises.

“En réponse au lancement d’un ICBM (c’est-à-dire un missile balistique intercontinental, ndlr ) par la Corée du Nord, nos armées ont conjointement tiré des missiles depuis le sol, la mer et les airs”, à partir de 16h25 (soit 8h25 à Paris ce jeudi matin) en mer du Japon, a indiqué l’état-major interarmées de Séoul dans un communiqué.

De son côté, le Premier ministre japonais Fumio Kishida a qualifié le tir nord-coréen d’acte “scandaleux et impardonnable”. Depuis Bruxelles, où il se trouve pour rencontrer les autres chefs d’État et de gouvernement du G7, il a encore affirmé que la Corée du Nord “menace la paix et la sécurité du Japon, de la région et de la communauté internationale”.

Pyongyang change radicalement d’attitude

De leur côté, les États-Unis ont dénoncé un tir de missile nord-coréen qui constitue une “violation éhontée de multiples résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU”. Par un communiqué de la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psarki, Washington ajoute que cet essai “crée des tensions inutiles et risque de déstabiliser la situation sécuritaire” dans la région.

Ce jeudi, la Corée du Nord a donc tiré un ICBM qui est arrivé jusque dans la zone maritime économique exclusive du Japon. Pyongyang rompt ainsi un moratoire qu’elle s’était auto-imposé depuis 2017 sur ce type d’essai d’arme et pourrait donc déclencher une spectaculaire montée des tensions dans la région.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a confirmé, dans un communiqué, que le projectile lancé jeudi après-midi par Pyongyang en direction de la mer du Japon était un ICBM. Il s’agit “d’une rupture de la suspension des lancements de missiles balistiques intercontinentaux promise par le président Kim Jong-un à la communauté internationale”, a-t-il déploré. “Elle représente une sérieuse menace pour la péninsule coréenne, pour la région et pour la communauté internationale”, a-t-il ajouté.

Probablement un nouveau type d’arme

Les résolutions des Nations unies interdisent à la Corée du Nord, frappée par de lourdes sanctions internationales pour ses programmes nucléaire et d’armement, de procéder à des essais de missiles balistiques. Ce qui n’a pas empêché Pyongyang de réaliser une dizaine de tests de ce type d’arme depuis le début de l’année. Mais il ne s’agissait pas jusqu’à présent de missiles intercontinentaux, même si Washington et Séoul soupçonnent le régime nord-coréen d’avoir testé certains systèmes d’ICBM lors de ces lancements.

“Nos analyses indiquent que le missile balistique a volé pendant 71 minutes et est tombé vers 15h44 (7h44 à Paris) dans la zone économique exclusive, dans la mer du Japon, à environ 150 kilomètres à l’ouest de la péninsule d’Oshima” dans l’île septentrionale de Hokkaido, a déclaré le numéro deux du ministère japonais de la Défense, Makoto Oniki.

″Étant donné que le missile balistique a cette fois-ci volé à une altitude de plus de 6.000 km, ce qui était beaucoup plus haut que le (missile) ICBM Hwasong-15 qui a été lancé en novembre 2017, on pense que celui d’aujourd’hui est un nouvel ICBM”, a-t-il ajouté. Il a précisé que le ministère japonais de la Défense n’avait reçu aucune information faisant état de dégâts causés à des navires ou des avions, qualifiant cependant ce tir de “menace sérieuse” pour la sécurité du Japon.

“Au moment où le monde fait face à l’invasion de l’Ukraine par la Russie , la Corée du Nord poursuit ses tirs qui aggravent unilatéralement les provocations contre la communauté internationale, ce qui est absolument impardonnable”, a déclaré Makoto Oniki.

Un anniversaire majeur à fêter en Corée du Nord

Selon Séoul, un essai de missile par la Corée du Nord le 16 mars dernier s’est soldé par un échec, le projectile explosant dans le ciel au-dessus de Pyongyang peu après son lancement depuis l’aéroport de Sunan, au nord de la capitale. Le régime a gardé un silence complet sur cet événement.

“Pyongyang a essayé de lancer un ICBM à l’aéroport de Sunan la semaine dernière mais a échoué”, a affirmé à l’AFP Go Myong-hyun, chercheur à l’Institut d’études politiques Asan. “Alors il a mené le lancement d’aujourd’hui pour maquiller ce ratage et parce qu’il doit maîtriser les technologies d’ICBM dès que possible”.

Cet essai survient alors que la Corée du Sud est en période de transition présidentielle, le chef de l’État sortant Moon Jae-in devant céder son fauteuil en mai au conservateur Yoon Suk-yeol , élu au début du mois et qui a promis d’adopter une ligne plus dure face aux provocations du Nord.

Beaucoup d’analystes s’attendaient à ce que Pyongyang, qui célèbrera le 15 avril le 110e anniversaire de la naissance de Kim Il-sung, fondateur du pays et grand-père de Kim Jong-un, se livre à une démonstration de force pour marquer cette fête, la plus importante du calendrier politique nord-coréen. Le dirigeant a déclaré l’an dernier qu’améliorer les capacités militaires du pays était prioritaire pour le régime. Priorité parmi les priorités: développer un missile balistique intercontinental capable de porter plusieurs ogives conventionnelles ou nucléaires suivant chacune une trajectoire indépendante, difficiles à intercepter par les systèmes antimissiles des Etats-Unis.

Ce missile, le Hwasong-17, a été surnommé le “missile monstre” par les analystes militaires. Il a été montré lors d’une parade à Pyongyang en octobre 2020. On ignore à ce stade si c’est ce missile qui a été testé jeudi. Les États-Unis et la Corée du Sud accusaient déjà le régime nord-coréen d’en avoir récemment testé certaines parties depuis le début 2022, sous couvert de ce qui a été présenté comme des essais de lancement de satellites.

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