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    Les banques centrales défient Einstein

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Thursday, 11 February, 2021 - 03:40 · 9 minutes

banques centrales

Par Simone Wapler.

Les banques centrales manipulent les taux d’intérêt à la baisse et, pire encore, les forcent en territoire négatif. Ce faisant, elles vont à l’encontre d’un grand principe qui a prévalu durant cinq millénaires : la capitalisation par les intérêts composés, instrument de développement de l’épargne et donc du développement économique.

Albert Einstein aurait conclu que « les intérêts composés sont la plus grande force de l’univers » après avoir étudié la Summa de arithmetica, geometria, de proportioni et de proportionalita du mathématicien Luca Pacioli . Ce document de 1494, écrit par un moine franciscain, est un traité de 600 pages qui rassemblait la somme des connaissances mathématiques de l’époque, mais aussi des éléments de comptabilité en partie double et une table des monnaies, poids et mesures italiens.

Cet ouvrage de vulgarisation donnait aussi de magistrales recettes financières telles que la règle de 72, une façon rapide de mesurer l’effet des intérêts composés :

« Si vous voulez savoir, pour un taux d’intérêt annuel fixé en pourcentage, dans combien d’années vous reviendra le double du capital initial, alors gardez à l’esprit le chiffre 72 et divisez-le par le taux d’intérêt, ce qui vous donne en combien d’années il sera doublé. Exemple : quand l’intérêt est de 6 pour 100 par an, j’affirme qu’en divisant 72 par 6, il vient 12 donc le capital sera doublé en 12 années. »

  • Douze ans de rémunération à 6 % suffisent pour doubler un capital.
  • Dix-huit ans de rémunération à 4 % suffisent pour doubler un capital.
  • L’éternité ne suffira pas à 0 %.

La capitalisation, un cercle vertueux

La boutade d’Einstein résumait la puissance de ce que nous appelions encore récemment la capitalisation.

Il s’agit d’ un cycle vertueux qui récompense l’épargne : celui qui renonce à une dépense immédiate, s’il met son argent à disposition de quelqu’un d’autre, est gratifié d’un taux d’intérêt lui permettant de retrouver par la suite plus que son capital initial. Durant sa durée d’indisponibilité, son épargne est utilisée par des entrepreneurs afin de développer une offre de produits ou services qui, sans ce financement, ne pourrait pas voir le jour aussi vite.

Il existe évidemment un risque, celui de la faillite de l’entrepreneur et donc de ne pas revoir son épargne. Le taux d’intérêt récompense donc à la fois le sacrifice que représente la durée d’indisponibilité et le risque pris.

En forçant les taux d’intérêt à la baisse, les banques centrales punissent les épargnants . Elles faussent aussi les deux plus importants indicateurs économiques qui sont :

  • L’abondance ou au contraire la rareté de l’épargne. Plus il y a d’épargne disponible, plus il y a d’argent à prêter, plus les taux d’intérêt vont baisser. Inversement, moins il y a d’épargne, plus les taux d’intérêt vont monter.
  • Le coût du risque pour une entreprise donnée. Par exemple, dans un environnement économique où le taux moyen à 10 ans est de 5 %, une entreprise qui se lance dans une aventure risquée empruntera à 10 % tandis qu’une entreprise solide dégageant de solides bénéfices empruntera à 3 %.

La plus grande force de l’univers au service des retraites

Si en France la retraite par répartition prévaut, dans la plupart des pays les systèmes de retraite s’appuient surtout sur la capitalisation . Lorsqu’elle existe, la répartition ne fait qu’assurer un minimum vieillesse, juste de quoi survivre.

C’est un choix rationnel car « À prestation égale, la capitalisation permet au futur retraité de cotiser moins qu’en répartition pure puisque les versements produiront des intérêts. » comme l’explique l’institut Molinari dans son étude publiée en partenariat avec Contrepoints .

Lorsqu’il arrête de travailler, le retraité consomme un capital qu’il a accumulé et qui s’est accru par l’effet des intérêts composés durant sa vie active. Le nombre important d’adhérents aux fonds de pension permet de diversifier les investissements et de lisser les risques.

Au contraire, dans un système de retraite par répartition comme en France, le retraité ponctionne les actifs. En pratique, la répartition dépend d’un « taux d’intérêt biologique » équivalent au taux de croissance de la population.

Un tel système de retraite par répartition est adapté aux pays dotés d’une population en croissance et/ou aux pays dont l’économie a été ruinée. Notons au passage que c’était le cas de la France après la Seconde Guerre mondiale. Cependant, dès que ceux dont l’épargne a été détruite ou ceux qui n’ont pas eu le temps de la constituer ont disparu, le système par capitalisation est évidemment préférable.

Car pour le cotisant, les performances d’un système de retraite par répartition sont toujours inférieures à celle d’un système de retraite par capitalisation, justement en raison de la magie des intérêts composés. Que les fonds de retraite par capitalisation soient privés ou publics ne changent rien à la donne. De surcroît, les pays pratiquant la retraite par capitalisation profitent d’une masse d’épargne qui vient irriguer les besoins d’investissement de l’économie, ce dont se privent les pays pratiquant le système par répartition.

La politique monétaire actuelle, conduite depuis plus de dix ans par la banque centrale européenne, tue les systèmes de retraite par capitalisation aussi sûrement qu’une démographie déclinante tue les systèmes de retraite par répartition.

La plus grande force de l’univers au service de la croissance économique

Du temps de la finance de grand-papa, les banques et les fonds d’investissement assuraient un service dit d’intermédiation de l’épargne. Ils agrégeaient de multiples petits dépôts d’épargnants qu’ils rémunéraient d’intérêts et prêtaient – à des taux d’intérêt supérieurs – à des investisseurs-entrepreneurs qui avaient besoin de beaucoup de capital.

La différence entre les taux servis par la banques aux épargnants et les taux demandés par la banque à ses emprunteurs s’appelait la marge de transformation. Elle permettait à la banque de mettre des bénéfices en réserves, ce qui venait augmenter ses fonds propres, nécessaires pour couvrir la casse si un emprunteur venait à défaillir.

L’épargnant profitait ainsi de la plus grande force de l’univers pour faire grossir son pécule. Il engrangeait sa récompense pour accepter l’immobilisation de son argent. Les banques mesuraient soigneusement leurs risques et engrangeait des bénéfices sur les risques pris. Les entrepreneurs trouvaient des financements.

Bien sûr, la finance de grand-papa n’était pas le pays des bisounours. Des entrepreneurs pouvaient entraîner des banques dans leur faillite. Des épargnants pouvaient voir une partie de leur pécule s’évaporer. Mais dans le pire des cas, c’était l’épargne déjà existante qui était détruite. C’est-à-dire une partie du passé.

Au temps de la finance de grand-papa, les gens parlaient de capacité d’épargne et non pas de capacité d’endettement.

Jusqu’à l’arrivée de la finance moderne, la plus grande force de l’univers était naturellement à l’œuvre. En dehors des périodes de guerre et de destruction, le développement économique s’appuyait sur cette force ainsi que sur la démographie.

La force destructrice des banques centrales

Le système monétaire et bancaire moderne n’est plus adossé à l’épargne mais à la dette et surtout à la dette publique garantie par un État au travers de sa capacité à lever l’impôt, autrement dit à prendre de force à ses administrés.

Dans la finance moderne, on ne parle plus de capacité d’épargne, on parle de capacité d’endettement. On ne dit plus que « les dépôts font les crédits » , on dit que « les crédits font les dépôts ».

Dans la finance moderne, les banques prêtent de l’argent qui n’existe pas encore. Les banques commerciales achètent ce privilège auprès d’une banque centrale en empruntant l’argent du futur au taux directeur arbitrairement fixé par cette dernière.

Que se passe-t-il si les banques ont trop prêté et que de nombreux emprunteurs ne peuvent rembourser parce que les bénéfices escomptés ne sont pas là ?

Selon les cas la banque centrale :

  • permet aux emprunteurs (banquiers ou grandes entreprises) d’emprunter encore moins cher et de rééchelonner leurs prêts,
  • rachète les créances pourries des banques,
  • paye les banques pour prêter l’argent qu’elle crée.

Quant aux États, ils empruntent toujours plus (l’argent du futur qui sera pris aux contribuables) et dépensent prétendument pour améliorer l’économie au gré des lubies des fonctionnaires et des politiques électoralistes. Les talents entrepreneuriaux de la bureaucratie et des politiciens étant toutefois modérés (pour ne pas dire nuls), l’argent du futur est abondamment gaspillé.

Que se passe-t-il de nos jours lorsque les États risquent de se trouver confrontés à une crise de leurs finances publiques ? La banque centrale achète leurs émissions de dettes pour masquer la déconfiture.

État, banque centrale et banques commerciales constituent la triade maléfique du capitalisme de connivence . Cet état de fait est parfois qualifié de néolibéralisme ou d’ultralibéralisme par ceux qui n’ont aucune culture économique et financière. Il n’y a rien de libéral au monopole étatique ou supra-étatique de la monnaie, de la création monétaire et au contrôle des taux d’intérêt.

La dernière innovation dans les cartons des banques centrales consiste désormais à éliminer les banques commerciales grâce à la « monnaie banque centrale digitale ». L’euro numérique devrait ainsi voir le jour dans cinq ans, selon les vœux de Christine Lagarde.

La création monétaire sera donc centralisée et bureaucratisée, distribuée en direct par la banque centrale, les banques commerciales devenant dès lors inutiles. Votre compte de dépôt sera entre les mains d’une banque centrale en état de monopole européen et au pouvoir discrétionnaire. Il s’agit d’une étape de plus dans la centralisation de ce qui n’est qu’une escroquerie.

Mais on ne défie pas impunément la plus grande force de l’univers. On ne défie pas non plus le principe de base de l’économie qui veut qu’on échange quelque chose contre autre chose et non pas contre du vent. Or, la monnaie ou le crédit créés à partir de rien ne sont que du vent.

Cette ultime escroquerie se terminera donc évidemment par une monstrueuse crise monétaire généralisée. Et si vous croyez que l’État vous en protégera , vous faites fausse route, il est au contraire complice.

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    L’épargne des « aisés » convoitée pour être gâchée

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Friday, 16 October, 2020 - 03:40 · 8 minutes

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Par Simone Wapler.

Le Conseil d’analyse économique a fait une brillante découverte : durant le confinement, les riches ont épargné tandis que les plus démunis n’ont pas réussi à joindre les deux bouts. De mars à fin août, 46,58 milliards d’euros ont été mis de côté dont 32,2 milliards par les 10 % les plus riches .

Le Conseil d’analyse économique est un des multiples machins payé par le contribuable. C’est même un machin dans le machin car situé dans la nébuleuse de France Stratégie .

Le CAE est censé éclairer Matignon. Or c’est le 14 octobre que commence l’examen du projet de loi de finances. Voilà donc une étude qui tombe fichtrement bien ! Piketty, notre internationalement célèbre économiste marxiste s’en pourlèche déjà les babines : pour alléger la dette Covid-19, yaka piquer l’épargne des riches .

Nous assistons donc en ce moment à toute une campagne de communication (autrement dit propagande) savamment orchestrée. Comme d’habitude, nous retrouvons en scène la presse subventionnée, Le Monde en tête, des économistes payés par les deniers publics et des politiciens professionnels.

Tout ce beau monde ne connait qu’une solution à tous nos problèmes : faire cracher les deux gigantesques pompes taxation-subvention et taxation-redistribution qu’ils savent si bien manœuvrer.

L’épargne c’est mal, la consommation c’est bien

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, faisait déjà le 24 août le vœu que les Français dépensent leur épargne . Pour notre sémillant ministre, peu importent les angoisses du salarié de voir transformer son chômage partiel en chômage de longue durée, peu importent les angoisses de l’artisan ou du libéral qui ne travaille plus et dont les carnets de commandes se vident, peu importent les angoisses de l’entrepreneur dont les prévisions ne se réalisent pas…

L’important c’est de consommer. L’État providence s’occupe ensuite de tout. Si l’on en croit les charlatans qui nous gouvernent, qui consomme s’enrichit.

Dans sa déclaration de patrimoine à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, Bruno Le Maire annonçait 222 324 euros d’épargne financière (établie en juin 2017 et pas remise à jour. La transparence a des limites…). Il serait intéressant de savoir s’il a flambé durant la crise sanitaire pratiquant à titre personnel la relance par la consommation.

Cher lecteur, je n’ai personnellement jamais vu des gens s’enrichir en dépensant. J’en ai vu s’enrichir en travaillant, en investissant, en héritant et même en volant impunément mais jamais en dépensant. Il se trouve que je suis de la vieille école qui croit en l’impératif catégorique et au principe de généralisation de la philosophie de Kant.

Ainsi, le précepte « agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu puisses vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle » me paraît relativement raisonnable.

Or si tout le monde consomme tout en permanence, il peut y avoir un problème : que faire en cas de coup dur ? Épargne, consommation : il y a en réalité un temps pour tout.

Le déni de la démocratie de marché

Il fut un temps pas si éloigné où le choix entre épargne et consommation était laissé à la liberté de chacun. Les taux d’intérêt étaient alors démocratiquement fixés par la loi du marché, c’est-à-dire librement fixé entre le prêteur et l’emprunteur selon leurs perceptions des circonstances et de leur environnement économique.

Je vous parle d’un temps où le crédit n’était pas créé à partir de rien selon le bon vouloir d’un banquier central plus ou moins aux ordres de politiciens professionnels.

Le crédit était adossé à de l’épargne existante et le marché du prêt de l’épargne – autrement dit les taux d’intérêt – étaient libres. Lorsque l’épargne était rare, les taux d’intérêt étaient élevés et inversement.

En ces temps-là, si les risques augmentaient, les taux d’intérêt augmentaient aussi. Dans un premier temps, face à une dégradation, les ménages tiraient sur leur épargne qui se raréfiait. Une montée des taux donnait le signal d’un coup dur à venir. Les ménages étaient alors poussés à épargner plus encore.

Au bout d’un moment, l’épargne devenait surabondante, les taux d’intérêt baissaient et les investissements productifs repartaient. Un nouveau cycle démarrait alors : investissement puis surinvestissement, montée des risques, montée des taux, etc.

En ces temps-là, une mauvaise prise de risque était sanctionnée par une faillite et la destruction des investissements et donc de l’épargne mal placée ou placée à contretemps. L’économie se passait de grands planificateurs, de distributeurs de subventions et autres brouilleurs de signaux.

Cette démocratie du marché a disparu au profit d’une dictature des banquiers centraux. Aujourd’hui, un banquier central est un individu qui a la prétention de savoir à tout instant le taux d’intérêt dont le marché a besoin. C’est ce que mes grands-parents appelaient poliment un cuistre.

Les limites de la création monétaire

La pédanterie et la vanité ne créent pas de richesse. Ainsi, de relance en relance, de baisse des taux en baisse des taux, le plancher du zéro a été enfoncé.

Puisque l’argent et le crédit peuvent se créer à volonté, l’épargne n’a plus aucun intérêt, au sens propre comme au sens figuré.

Il existe cependant deux problèmes dans ce monde de cuistres. Le premier est qu’une idée troublante commence à émerger dans le bon peuple laborieux : puisque les autorités monétaires et politiques nous disent que la création monétaire ou le crédit illimité sont sans danger, pourquoi nous échinons-nous à payer des impôts ?

Cette perception conduit à des sursauts du type Gilets jaunes de la première heure et des tentations de révoltes fiscales. Pour le moment, de tels mouvements sont vite matés par des promesses de toujours plus d’argent gratuit. Mais ceci n’aura qu’un temps car le deuxième problème est insoluble. Si de moins en moins de monde travaille et épargne, plus aucune richesse n’est créée et tout le monde s’appauvrit.

Gagnant-perdant versus gagnant-gagnant

Le problème des Piketty et des politiciens professionnels du racket fiscal est qu’ils ne raisonnent qu’en termes de lutte des classes donc de contrats gagnant-perdant. Dans leur esprit, si quelqu’un gagne, un autre doit avoir perdu. Selon eux, la richesse est limitée et ne se crée pas.

C’est évidemment faux.  Nous en serions restés à l’Âge de pierre s’il en était ainsi. Mais ce n’est pas parce qu’une idée est fausse qu’elle n’est pas populaire.

Les deux grandes pompes taxation-redistribution et taxation-subvention ne créent pas de richesses. Elles prennent à Pierre pour donner à Paul. Perdant : Pierre. Gagnant : Paul. Bilan nul, voire négatif car les taxateurs-redistributeurs se rémunèrent au passage.

C’est ainsi que nous avons accumulé 2638 milliards d’euros de dette. Parce que nous sommes dans une logique de contrats gagnant-perdant. Le futur plan de relance s’inscrit également dans cette logique gagnant-perdant et l’ effet boomerang sera sévère.

Lorsque deux personnes contractent librement, dans le secteur privé, elles le font parce qu’elles estiment qu’elles vont en tirer un profit, donc une richesse. Bien sûr, parfois, avec le temps, certains accords se révèleront gagnant-perdant. L’une des parties s’est trompée et même, mais plus rarement, les deux.

Mais dans l’ensemble, depuis la nuit des temps, il s’est conclu plus de contrats gagnant-gagnant que de contrat gagnant-perdant ou perdant-perdant.

« Les accords gagnant-gagnant volontaires – rendus possibles par les innovations locales dans les domaines des coutumes, du langage, de la monnaie et du respect de la propriété privée – sont progressivement devenus plus profitables que la violence. Ce que nous appelons la « civilisation » est le résultat de ces accords gagnant-gagnant. » (Bill Bonner, Gagner ou Perdre – Une histoire des civilisations , Les Belles Lettres)

C’est pour cette raison que l’humanité a progressé et que nous sommes passés d’une économie de subsistance à une économie d’abondance et parfois de surabondance. Ainsi Piketty peut pérorer sur la redistribution de la richesse qu’il n’a pas créée et proposer ses théories pour dilapider ce qui ne lui appartient pas. C’est ainsi que de l’épargne sera victime de la rage de l’impôt , virus politique ravageur.

Cette fatale logique de lutte des classes, de gagnant-perdant, nous empêche d’augmenter notre richesse et notre bien-être, de progresser dans la civilisation. Elle sape la fraternité mais fait le bonheur et la fortune des prêcheurs de solidarité forcée qui nous mettent sous tutelle.

Terminons sur une phrase révélatrice du chef de l’État :

« On s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres. Nous sommes une Nation de citoyens solidaires » (Emmanuel Macron, discours du 14 octobre 2020.)

Vous devez sacrifier votre liberté et votre personnalité à une solidarité sans réciproque. Autrement dit, nous sommes une nation socialiste.