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    Le ras-le-bol des clichés sur son prénom "Kevin" l'a poussé à en faire un documentaire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 06:00 · 2 minutes

CLICHÉS - Le prénom Kevin est souvent source de moqueries . Il symbolise à lui tout seul toute une génération : celle née dans les années 1990 . Au départ, les parents nomment leurs enfants Kevin car il s’agit du prénom des stars . Kevin Costner, Kevin McCallister, Kevin Richardson, les acteurs les plus cotés du moment à Hollywood se prénomment tous Kevin. Chaque année, des dizaines de milliers d’enfants sont appelés ainsi à leur naissance.

Mais rapidement, ce prénom devient la risée des cours d’école. Des expressions péjoratives sont créées à partir du prénom: kekos, kéké... De plus, l’arrivée d’internet et de la téléréalité ancre les stéréotypes dans l’esprit des gens. Le prénom Kevin est désormais assimilé à un beauf fan de tuning ou à une star de téléréalité.

Rendre ses lettres de noblesse au prénom Kevin

Mais aujourd’hui, un homme a décidé de lui rendre ses lettres de noblesse. Kevin Fafournoux, motion designer et réalisateur freelance, s’est lancé dans un nouveau projet qui le concerne particulièrement: partir en croisade contre les clichés qui perdurent autour de son prénom et déconstruire les préjugés qui en découlent. Les stéréotypes ont une influence sur plusieurs pans de la vie: la confiance en soi comme la crédibilité dans la vie professionnelle ou amoureuse.

Le documentaire cherche à comprendre les mécanismes qui ont conduit à la stigmatisation du prénom et à montrer qu’ils ne sont fondés sur rien. Le film sera en grande partie tourné en France mais le réalisateur se rendra aussi en Allemagne où une application a été créée afin d’indiquer les prénoms avec lesquels votre enfant pourrait avoir des problèmes à l’avenir, le Kevin-O-meter. Il ira également découvrir l’origine du prénom en Irlande, où Saint-Kevin est apparu pour la première fois.

Pour financer le film, Kevin Fafournoux a lancé une campagne de financement participatif sur Ulule, d’un montant de 8000 euros. L’objectif a été atteint, plusieurs jours avant la date de clôture de la campagne. La prochaine étape ? L’organisation d’un événement rassemblant tous les Kevin à Paris.

Si les choses semblent donc aller en s’arrangeant pour les Kevin, ce n’est que lors des élections législatives de cette année que les deux premiers députés s’appelant Kevin ont fait leur entrée à l’Assemblée nationale.

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    Les discriminations à la fac moins nombreuses qu'au travail

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 15 February - 14:29 · 2 minutes

S’il s’agit d’un master juridique, parmi les plus demandés, on passe à 30% de chances en moins d

RACISME - Les étudiants ont-ils tous les mêmes chances de s’inscrire à des masters? Non. Le risque d’être discriminés à cause d’un nom nom à consonance maghrébine est de 12% par rapport aux autres noms.

Ce chiffre , nous le devons aux chercheurs de l’Observatoire national des discriminations et de l’égalité dans le supérieur, nouvellement créé, qui ont fait appel à la méthode du “testing”, utilisée par SOS Racisme pour d’autres enquêtes du même ordre.

Les chercheurs ont fait parvenir 3 mails aux responsables de 607 masters, chacun signé d’une personne fictive différente: l’un précisant qu’il est en fauteuil roulant, l’autre signé Thomas Legrand et le dernier disant s’appeler Mohamed Messaoudi.

On répond moins souvent aux étudiants d’origine supposée maghrébine

Les mails étaient plus ou moins identiques et demandaient des renseignements sur les masters et les procédures d’inscription.

Si aucune différence de traitement pour les étudiants qui mentionnent un handicap n’a été trouvée, ceux supposés d’origine maghrébine sont pénalisés par rapport aux deux autres. “On leur répond moins souvent en leur indiquant la marche à suivre pour s’inscrire”, précise l’un des chercheurs, Yannick L’Horty , sur France Inter.

Le pire: les masters juridiques

Ainsi, les candidats d’origine maghrébine ont 12% de chances en moins de recevoir une réponse à leur demande. Encore pire, s’il s’agit d’un master juridique, parmi les plus demandés, on passe à 30% de chances en moins. Pour les scientifiques, c’est 20% et pour les lettres, les arts et les sciences humaines, on tombe à 7%.

En ce qui concerne l’emploi, le risque de se faire discriminer à l’embauche est de 25% pour une personne au nom ou d’origine maghrébine. Dès lors, l’université s’avère moins discriminante.

Mais d’après Yannick L’Horty, cité par Le Monde , le fait qu’il existe une potentielle discrimination à ce stade a des conséquences sur le devenir des étudiants qui sont encore plus dommageables, parce que plus précoces que celles liées à l’emploi. “Les étudiants, souligne-t-il, doivent alors redoubler d’efforts ou bien réduire leurs ambitions.”

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    Amina Frühauf, mère de Bilal Hassani, raconte son combat contre le harcèlement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 2 February - 18:30 · 3 minutes

TÉMOIGNAGE - Amina Frühauf a aidé ses fils à se créer une carapace face aux  faits de harcèlement dont ils ont été victimes au cours de leur enfance. La maman de Bilal Hassani a décidé de raconter ses combats dans Être mère, Taha, Bilal et moi (Éditions Michel Lafon), disponible ce jeudi 3 février.

Elle y raconte le racisme et l’homophobie à l’école qui a eu pour conséquence de voir Bilal Hassani être exclu de son collège en 4e après avoir embrassé un garçon, comme elle l’explique dans notre interview vidéo en tête d’article.

“Son renvoi, je l’ai très mal vécu, ça a été un grand moment de solitude. Des parents sont allés voir le directeur et ne voulaient pas que Bilal, homosexuel, reste dans le même établissement que leurs enfants. Ça a été une terrible injustice et il a fallu expliquer à Bilal qu’il ne pouvait pas finir son année scolaire à cause de son orientation sexuelle.”

Son frère Taha n’est pas été épargné par les remarques: on se moque de ses “cheveux de mouton” ou de sa couleur de peau. Face à cette violence, Amina Frühauf décide de créer des outils éducatifs pour ne jamais briser les liens et être à l’écoute de ses enfants.

Un “confessionnal” et une “table des savoirs”

Elle imagine le “confessionnal du dimanche”, moment au cours duquel ses enfants peuvent lui poser toutes sortes de questions et revenir sur des situations auxquelles ils ont pu être confrontés à l’école les jours précédents.

“Il y avait une classe d’enfants autistes dans l’école primaire de Bilal. C’est dans ce ‘confessionnal’ qu’il a osé me poser des questions à ce propos et comprendre ce qu’était un enfant autiste, sans tabous ni jugement”, explique cette maman originaire du Maroc, venue en France à l’âge de 23 ans pour s’émanciper en tant que femme et mener des études d’œnologie.

Elle confie d’ailleurs avoir planifié l’éducation de ses enfants avant même de les avoir. “L’objectif était de garder le fil avec mes enfants pour qu’ils puissent se confier lorsqu’ils en ressentaient le besoin et surtout qu’ils n’intériorisent pas ce à quoi ils étaient confrontés à l’école.”

Elle a aussi décidé de transformer une table basse en une “table des savoirs”, sur laquelle tout type de magazines étaient proposés à la lecture aux enfants. La sélection allait de la revue XXI , au Guide du zizi sexuel de Zep , sans oublier les magazines de mode, alors même qu’elle était la seule femme du foyer. “Il n’y avait pas de jugements ou de discriminations culturelles: chacun était libre de choisir ses revues et Bilal lisait beaucoup ces magazines,” souligne-t-elle.

Le harcèlement durant l’Eurovision

Dans son ouvrage poignant, Amina Frühauf revient également sur l’Eurovision 2019, où Bilal Hassani avait terminé à la 14e place. Avant d’interpréter brillamment le titre “Roi” à Tel-Aviv, l’artiste avait bien failli tout abandonner en raison de la vague de cyberharcèlement à laquelle il a dû faire face les jours précédents la compétition.

“Quand on a vu cette vague de cyberharcèlement, la solution qu’on a trouvée à l’époque c’était de lui retirer ses comptes pour qu’ils soient gérés par un community manager. On m’a déconseillé d’aller lire les messages sur Youtube ou Twitter mais je regardais quand même. Il y avait quand même des appels au meurtre. C’était d’une violence inouïe”, se souvient-elle. Face au torrent de haine, le chanteur avait décidé de porter plainte contre X pour injures et menaces homophobes.

Amina Frühauf espère que son histoire pourra inspirer les parents dont les enfants sont, comme Taha et Bilal, victimes de harcèlement scolaire. ”Je ne peux pas changer la société à moi toute seule, mais si je mets deux enfants au monde et arrive à leur transmettre les principes de bases que sont le droit à la différence et la tolérance, alors j’aurais contribué à construire une société meilleure.”

À voir également sur Le HuffPost: “Kingdom”: Bilal Hassani nous raconte le sens de son titre “Roi”

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    Discriminations, sexisme : Ubisoft a « pris au sérieux les signalements » à Singapour

    news.movim.eu / Numerama · Monday, 31 January - 11:07

Six mois après avoir ouvert une enquête contre le studio d'Ubisoft à Singapour, l'agence en charge du respect des droits des travailleurs a rendu ses conclusions : l'entreprise n'a pas fauté. [Lire la suite]

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    Discrimination : Riot Games règle une affaire grâce à ses (nombreux) dollars

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Tuesday, 28 December, 2021 - 14:30

template-jdg-2021-12-28t145421-343-158x105.jpgRiot Games discrimination sexisme

Un accord final a pu être trouvé entre les plaignantes et Riot Games dans un recours collectif. Le montant de cet accord est de plusieurs millions de dollars.

Discrimination : Riot Games règle une affaire grâce à ses (nombreux) dollars

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    Harcèlement, vol, agression, spam : où demander de l’aide en ligne ?

    news.movim.eu / Numerama · Monday, 20 December, 2021 - 16:27

aide main

Il existe de nombreuses plateformes qui peuvent recueillir votre signalement et vous fournir de l'aide, en fonction du problème que vous avez. [Lire la suite]

Voitures, vélos, scooters... : la mobilité de demain se lit sur Vroom ! https://www.numerama.com/vroom/

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    Les discriminations à l'emploi touchent 37% des jeunes, selon cette étude

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 7 December, 2021 - 08:13 · 2 minutes

37% des jeunes disent avoir été discriminés lors de la recherche d

EMPLOI - Harcèlement et discrimination, le constat n’est guère reluisant dans le monde de l’emploi. Plus d’un jeune sur trois (37 %) âgé de 18 à 34 ans déclare avoir vécu une “ situation de discrimination ou de harcèlement discriminatoire” dans le cadre de leur recherche d’emploi ou de leur carrière. C’est ce qui ressort du 14e baromètre sur la perception des discriminations dans l’emploi , publié ce mardi 7 décembre par la Défenseure des droits.

Les 18 à 34 ans semblent “particulièrement exposés” à ces discriminations , selon ces données et près d’un jeune sur cinq déclare même y avoir été confronté à plusieurs reprises. Lesdites discriminations peuvent parfois être doublées de “pressions illicites” de la part de l’employeur, telles que des demandes pour changer leur apparence ou pour adopter un certain comportement.

Ainsi, 46% d’entre eux estiment avoir subi ces pressions en échange d’un poste ou d’une promotion. “Les discriminations au travail s’inscrivent dans un continuum d’attitudes hostiles, allant de propos et comportements stigmatisants à tout un éventail de situations de dévalorisation, qui peuvent in fine être constitutives d’un harcèlement discriminatoire”, note l’étude publiée par Claire Hédon .

Préjugés, stéréotypes et rapports de domination

Et les sujets de ces discriminations sont multiples: 68 % des personnes interrogées estiment avoir été attaquées sur leur origine, leur couleur ou leur nationalité. 63 % sur leur apparence physique et 61 % sur leur genre. Par ailleurs, 60 % des personnes interrogées disent avoir subi des discriminations en raison de leur orientation sexuelle, 54 % à cause de leur handicap ou 57 % en raison de leur religion.

Ces discriminations peuvent se produire aussi bien lors d’un recrutement (34 %), dans le travail quotidien (33 %), lors d’une évolution de carrière (23 %) ou encore lors de l’accès à un stage (18 %).

Selon l’étude, ces faits peuvent s’illustrer à travers des préjugés, des stéréotypes, mais aussi des rapports de domination. D’ailleurs, plus d’un tiers des 3200 personnes interrogées considèrent que les discriminations constituent un “phénomène massif dans la société française”.

La loi du silence pour 4 jeunes sur 10

Malgré ces chiffres alarmants, beaucoup préfèrent encore garder le silence . En effet, elles sont plus de 4 personnes sur 10, dont principalement des femmes, à déclarer préférer ne rien dire en cas de discrimination. La moitié d’entre elles (50%) estiment que cela n’aurait rien changé à leur situation, 34% déclarent qu’elles ne savaient pas quoi faire et 26% qu’elles avaient peur des représailles.

Ces discriminations ne sont évidemment pas sans conséquence puisque, selon l’étude, cela peut avoir des “effets néfastes et durables sur la santé mentale”. Dans les faits, 85 % des personnes ayant vécu une discrimination ressentent de la colère au moment des faits, et la moitié d’entre elles en fait l’expérience durablement.

À la lumière de cette étude, Claire Hédon dénonce “l’insuffisante mobilisation des pouvoirs publics” sur la question des discriminations et appelle à la création d’un “Observatoire des discriminations”.

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