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    Les cartels de drogue sud-américains ouvrent leurs sites officiels sur le darknet

    news.movim.eu / Numerama · 3 days ago - 09:26

Une organisation a repéré plusieurs plateformes sur le darknet se targuant d'être les portails des plus importants cartels latino-américains. L'émergence de ces sites pourrait être liée à la fermeture des principales places de marché illégales. [Lire la suite]

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    En Belgique, un labo clandestin de fabrication d'ecstasy découvert sur une base militaire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 28 June - 21:18 · 2 minutes

Des officiers de police à Bruxelles Des officiers de police à Bruxelles

BELGIQUE - Un laboratoire de fabrication de pilules d’ecstasy a été découvert sur une base militaire belge connue pour héberger une partie de l’arsenal nucléaire à la disposition de l’Otan , a-t-on appris ce mardi 28 juin de source judiciaire.

Deux personnes ont été interpellées sur place, qui “ne sont pas employées de la Défense”, a précisé à l’AFP une porte-parole du parquet de la province belge du Limbourg (nord). Elles ont été remises en liberté après avoir été interrogées par les enquêteurs, selon le parquet, qui ne précise pas s’il y a eu inculpation.

“Le mercredi 22 juin 2022, la police locale de la Campine a découvert un laboratoire de drogues synthétiques, situé sur le domaine militaire (Otan) à Peer” et “utilisé pour la production de MDMA” (ou ecstasy), a indiqué le parquet dans un communiqué.

Le laboratoire, ajoute le communiqué, “a été démantelé par les services spécialisés de la police fédérale, en collaboration avec l’Institut national de criminologie (NICC) et la Protection civile”. Il semblerait qu’“une maison voisine” soit impliquée dans la création de ce laboratoire clandestin, est-il souligné.

Si le sujet est très rarement évoqué par la Défense belge ou l’exécutif, ce domaine militaire ― à Kleine-Brogel sur la commune de Peer ― est connu dans le pays pour héberger des armes nucléaires américaines dans le cadre du dispositif de défense de l’Otan, avec d’autres bases en Europe.

Dès la fin des années 1980, un ministre belge avait reconnu la présence d’armes nucléaires sur la base de Kleine-Brogel, où opère un contingent de l’armée américaine.

Mais aucune précision n’a jamais été donnée sur leur nombre. Les abords de la base belge sont régulièrement le théâtre de manifestations de pacifistes et d’écologistes qui dénoncent ce manque de transparence.

En 2019, le député belge Samuel Cogolati (Ecolo) avait estimé que “de 10 à 20” ogives nucléaires étaient entreposées sous contrôle américain sur cette base.

Par ailleurs, la province du Limbourg, limitrophe des Pays-Bas, à mi-chemin entre le port d’Anvers et la Ruhr allemande, est une zone principalement rurale qui est prisée des trafiquants pour y nicher des entrepôts de stockage ou laboratoires clandestins de transformation de drogues.

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    Solidays 2022: piqûre en soirée ou en festival, comment réagir

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 24 June - 04:22 · 6 minutes

Solidays 2022: piqûre en soirée ou en festival, comment réagir Solidays 2022: piqûre en soirée ou en festival, comment réagir

DROGUE - Alors que s’ouvre ce vendredi 24 juin le festival de musique Solidays pour le week-end, la prudence est de mise en plein boom des piqûres en soirées et boîtes de nuit. Le 17 juin, la Direction de la police nationale (DGPN) a annoncé que plus de 800 plaintes ont été déposées en France pour des faits de piqûres et que 1098 victimes avaient été recensées au 16 juin.

Sur tout le territoire, des attaques à la piqûre dans des bars, des discothèques, des concerts et des festivals, ont été signalées, mais aucun élément probant n’a pas été mis en évidence par les enquêteurs pour l’expliquer. D’autant que dans les plus de 800 cas , aucune des analyses effectuées n’a mis au jour la présence de GHB.

Dans une note de synthèse de la DGPN datée du 7 juin, les rédacteurs évoquent “un mode opérateur” ne faisant pas de distinction entre les hommes et les femmes. Les marques de piqûres se situent sur “les bras”, “les fesses”, “le dos”, sans que les victimes ne voient leur agresseur.

En prévision de ce week-end de festival qui s’annonce, Le HuffPost fait ici le point sur la marche à suivre si vous vous faites piquer.

Une piqûre et des symptômes (ou non)

Vous êtes en train de danser, de prendre un verre ou discuter avec vos amis, et vous commencez à vous sentir mal, nauséeuse, faible ou encore ressentez des bouffées de chaleur. Cet état ne semble pas lié à votre consommation d’alcool et vous ne voyez aucune raison de vous sentir comme ça. Que vous ayez senti une piqûre ou non, il se peut que vous ayez été droguée .

Les symptômes peuvent être multiples et varient d’une personne à l’autre et en fonction de la substance injectée. Cela peut-être: nausées, bouffées de chaleur, sensations de malaise, amnésie, tête qui tourne, “trous noirs” ou encore trouble du comportement. Dans le cas d’une agression à la piqûre, vous pourrez peut-être constater une zone douloureuse sur votre corps, un bras, une jambe ou ailleurs, indicateur du point d’entrée de l’aiguille. Mais il n’est toutefois pas systématique d’en trouver une.

À partir du moment où vous ressentez des symptômes ou que vous constatez que vous avez été piquée ou le soupçonnez, il faut réagir et vite.

La marche à suivre en cas de soupçon de piqûre

La première étape est de se mettre en sécurité. Rapprochez-vous de vos amis, prévenez-les de ce qui vous arrive et ne les lâchez pas. Si vous êtes seule, alertez le personnel de la boîte/bar/festival et restez avec eux. Sur Twitter, des guides pour vous aider dans ce type de situation fleurissent ces derniers jours, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Mais tous ne s’accordent pas sur la deuxième étape à suivre. Et pour cause, elle varie en fonction de votre état.

“Il y a deux options, soit aller aux urgences, soit appeler la police pour qu’elle vienne vous prendre en charge. Et on ne peut pas dire qu’il vaut mieux telle ou telle option, car elle dépend de comment vous vous sentez”, explique au HuffPost Eina, membre du collectif Héro.ïnes 95 , association d’aide aux victimes.

En effet, si vos symptômes sont lourds, que vous n’êtes plus maître de vous-même, que vous vous sentez mal et/ou que vous êtes susceptible de perdre connaissance, “il faut avant tout penser à votre santé et votre sécurité, il faut aller aux urgences pour être prise en charge”, appelle Eina. Vous pouvez ainsi appeler le 18 ou le 15.

Si toutefois vous ne ressentez pas ou peu de symptômes, il est conseillé de contacter la police (17) pour déposer plainte et ainsi avoir la possibilité de recueillir les preuves. “C’est primordial, c’est ce dépôt de plainte qui va permettre les prélèvements toxicologiques et le reste de la procédure, nous explique-t-on au ministère de l’Intérieur. C’est ce dépôt qui va permettre de déclencher l’enquête, le recueil des témoignages, la conservation des vidéoprotections, etc.”. Ce dépôt de plainte peut se faire dans un commissariat ou à la gendarmerie.

Relever les preuves avant qu’elles ne disparaissent

Recueillir les preuves est important pour tenter de confondre l’agresseur, et pour cela, il s’agit d’agir vite. “Car ces preuves, telles que la trace de piqûre, les bleus et les substances, disparaissent très vite”, précise le ministère. Des prélèvements de sang et d’urine en urgence vont ainsi être faits par un médecin légiste pour détecter les éventuelles substances qui vous ont été administrées. À noter que, lors d’un dépôt de plainte, ces examens et analyses sont pris en charge par les frais de justice.

Une internaute, nommée Callipyge sur Twitter, a été victime en soirée d’une agression à la seringue et a partagé conseils et expérience. Elle recommande ainsi vivement, si possible, de prendre en photo la trace de la piqûre et noter l’heure afin de pouvoir donner le plus d’informations précises à la police.

Si vous ne souhaitez pas déposer plainte, il est quand même préférable de se rendre aux urgences ou en Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD), de préférence dans les 48 heures, pour savoir s’il est nécessaire de vous délivrer un traitement prophylactique contre le VIH. En effet, elle n’est pas recommandée systématiquement, comme vous pouvez le voir dans le tableau ci-dessous.

Une vérification de la sérologie pour l’hépatite B est aussi recommandée. “Dans les différentes communications, on entend essentiellement parler du risque lié au VIH alors même que le risque de contamination par le virus de l’hépatite B est nettement plus important. Vérifier sa sérologie pour l’hépatite B est primordial. Sans tomber dans la psychose, il est important de se protéger alerte le Dr Leila Chaouachi, pharmacienne au centre d’addicto-vigilance de Paris et experte nationale sur l’enquête soumission chimique auprès de l’ANSM, interrogée par Le Journal des Femmes .

Une sérologique pourra également être réalisée pour contrôler que les vaccins, notamment celui du tétanos, sont à jour.

Quoi qu’il en soit, en soirée, surveillez votre verre, évitez de boire dans le verre d’une autre personne ou une boisson qui n’aura pas été servie devant vous. Veillez sur vos amis et portez leur assistance s’ils sont en détresse.

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    Louane droguée au GHB dans un bar parisien? Une enquête ouverte

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 June - 11:29 · 1 minute

Louane lors des NRJ Music Awards, à Cannes en 2021 (REUTERS/Eric Gaillard) Louane lors des NRJ Music Awards, à Cannes en 2021 (REUTERS/Eric Gaillard)

FAIT DIVERS - Un verre, des vertiges et une interrogation: Louane a-t-elle été droguée dans un bar parisien ce lundi 13 juin? C’est en tout cas la question à laquelle la police parisienne devra répondre après la plainte déposée par la chanteuse, apprend Le HuffPost auprès du parquet de Paris, confirmant une information du Parisien . Une enquête de flagrance a été ouverte pour “administration de substances nuisibles”.

Les faits se sont produits lundi dans le 18e arrondissement de la capitale, confirme le parquet de Paris. En début de soirée, Louane prend un verre avec la nounou de ses enfants , rapporte Le Parisien , et est rapidement prise de vertiges, de nausée et de vomissements. Des symptômes qui, pour le médecin qu’elle a appelé rapidement, font penser à une intoxication au GHB, souligne 20 Minutes .

En plus du dépôt de plainte, l’artiste a fait une prise de sang pour tenter de déterminer si elle a été droguée.

La question de l’administration de drogue dans les lieux festifs est particulièrement sensible depuis plusieurs semaines, notamment face à la vague inexpliquée de piqûres en boîte de nuit . Des dizaines de plaintes ont été déposées et des enquêtes sont en cours, sans résultat probant à ce stade. Quant à l’administration de GHB, dans les verres de jeunes femmes, le fléau ne semble pas marginal: après un appel lancé par une association en novembre 2021, quelque 60 femmes avaient, en deux semaines seulement, témoigné avoir été droguées à Paris .

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    Piqûre en discothèque: à Orléans, enquête pour "dénonciation mensongère" contre une femme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 7 June - 13:10 · 2 minutes

Une femme affirmant avoir été piquée en discothèque poursuivie pour Une femme affirmant avoir été piquée en discothèque poursuivie pour "dénonciation mensongère" (photo d'un policier par AFP)

ENQUÊTE - Le parquet d’Orléans a ouvert une enquête pour “dénonciation mensongère” après la plainte d’une jeune femme de 19 ans qui assurait avoir été piquée à son insu lors d’une soirée en discothèque, a-t-il annoncé ce mardi 7 juin dans un communiqué.

La jeune femme, qui avait porté plainte le 18 avril 2022 pour “administration de substance nuisible à son insu” , disait avoir été piquée “par un homme et par une femme dans une discothèque de Saint-Loup-des-Vignes” (Loiret), entre Montargis et Orléans, selon le communiqué du parquet.

Des “allégations” “pas vraisemblables”

La victime “déclarait avoir ressenti une vive sensation de brûlure dans l’avant-bras , s’être affaiblie au point de ne plus être en mesure de bouger et de perdre connaissance” et “présentait une trace rougeâtre s’apparentant à une trace de piqûre”, d’après la même source.

Une enquête ouverte par le parquet d’Orléans avait été confiée à deux unités de gendarmerie du Loiret. Pendant ce temps, la jeune femme “informait les médias nationaux (notamment BFMTV, France 3 et TF1) des faits”, a précisé le parquet.

Finalement, les investigations menées par les gendarmes et les auditions de la victime, de ses amis, et des videurs de la discothèque “ont établi que les allégations de la plaignante n’étaient pas vraisemblables”, écrit la procureure Emmanuelle Bochenek-Puren.

Vague inexpliquée de piqûres partout en France

La plainte a été classée sans suite le 6 mai pour “absence d’infraction” et le parquet a ouvert une nouvelle enquête pour “dénonciation mensongère de faits constitutifs d’un crime ou d’un délit qui ont exposé les autorités judiciaires à d’inutiles recherches.”

La procureure précise que trois autres enquêtes sont en cours sur le ressort du tribunal d’Orléans pour “administration de substance nuisible” pour des faits intervenus dans des discothèques et un bar entre février et mai 2022.

Une vague inexpliquée de piqûres touche depuis début avril des jeunes dans des boîtes de nuit, bars et festivals de toute la France, avec des plaintes déposées notamment à Lille, Béziers, Nantes, Rennes, Strasbourg, ainsi qu’à Grenoble, Nancy, Lyon, Besançon, Valence ou encore Toulouse.

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    Le Monsieur anti-drogue du Paraguay assassiné en pleine lune de miel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 09:50 · 5 minutes

Marcelo Pecci, le 10 mars 2020. Marcelo Pecci, le 10 mars 2020.

PARAGUAY - Des tueurs débarqués en jet-ski sur la plage paradisiaque de l’île de Baru, en Colombie , ont assassiné, ce mardi 10 mai, le procureur du Paraguay spécialisé dans la lutte contre le trafic de drogue , Marcelo Pecci, alors qu″il y passait sa lune de miel.

Le meurtre a eu lieu sur la plage privée d’un palace local, l’hôtel Decameron, au milieu des touristes et devant les eaux bleues transparentes de la mer des Caraïbes. “Deux hommes sont arrivés [depuis la mer] sur une embarcation, ils se sont approchés et ont ouvert le feu, avant de s’enfuir”, a-t-elle expliqué. “Un gardien a voulu intervenir, ils lui ont aussi tiré dessus.” Le procureur Pecci n’avait “reçu aucune menace”, a-t-elle simplement ajouté.

Marcelo Pecci, 45 ans, avait épousé le 30 avril dans la ville de Carthagène une journaliste colombienne, Claudia Aguilera, publiant des photos de son mariage sur son compte Twitter. “Oui il est mort”, a confirmé son épouse, dans une courte interview avec une radio colombienne.

Diffusion de la photo de l’un des tueurs

Le complexe hôtelier où séjournait le couple a dans un communiqué donné d’autres détails, précisant que les “assassins sont arrivés en jet-ski sur la plage devant l’hôtel”.

Sur la dernière photo publiée avant le drame sur le compte Instagram de la jeune femme, le couple était enlacé sur une plage, avec au premier plan une paire de chaussons pour bébé, laissant entendre que les nouveaux mariés attendaient un enfant.

Cinq enquêteurs colombiens ont été dépêchés sur l’île des Caraïbes “où le meurtre a été commis” pour mener les investigations avec l’appui du Paraguay et des États-Unis, a annoncé à la presse en début d’après-midi le chef de la police colombienne, le général Jorge Luis Vargas. Il n’a pas précisé la date ou les circonstances exactes de l’assassinat, commis alors que le procureur passait sa lune de miel sur cette île touristique.

Selon l’ambassadrice du Paraguay en Colombie, Sophia Lopez, “le transfert” du corps du procureur Pecci vers son pays “ne se fera pas dans l’immédiat”, en raison des nécessités de l’enquête. Le procureur était en voyage “privé” et il n’avait aucune réunion de travail prévue pendant son séjour, a précisé la diplomate, s’exprimant sur un média colombien.

En fin d’après-midi mardi, la police colombienne a diffusé la photo de l’un des meurtriers présumés, en bermuda noir et tête couverte d’un chapeau Panama beige. La police a annoncé une récompense de 488.000 dollars pour toute information menant à la capture des tueurs.

“Sa femme attendait un bébé”

Le directeur de la police colombienne, le général Jorge Luis Vargas, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’agence antidrogue américaine DEA, les autorités colombiennes et paraguayennes s’efforçaient de concert d’“obtenir le plus d’informations possible” sur ce crime.

Une “commission de policiers” du Paraguay va se rendre en Colombie pour participer à l’enquête colombienne, a précisé le général colombien Jorge Luis Vargas.

Sur Twitter, le président paraguayen Mario Abdo Benitez a condamné “le lâche assassinat du procureur Marcelo Pecci en Colombie” qui “endeuille toute la nation paraguayenne”. “Nous condamnons cet acte tragique dans les termes les plus forts et redoublons notre engagement dans la lutte contre le crime organisé”, a assuré le président.

“La façon dont ils [les assassins] ont agi, la façon dont ils ont exécuté, est typique de la mafia. Je ne vois pas d’autre explication [...]”, a estimé le président de l’Association paraguayenne des procureurs publics, Augusto Salas.

S’exprimant sur une radio colombienne, la procureure générale du Paraguay, Sandra Quiñonez, a rappelé que son collègue assassiné avait obtenu “des condamnations importantes” dans ces “onze années de lutte contre le narcotrafic et le crime transnational”.

“Il voulait juste profiter de sa lune de miel, dans l’intimité, et c’est pour ça qu’il n’avait pas de sécurité” autour de lui. “C’était un grand ami [...], il m’avait annoncé que sa femme attendait un bébé”, a confirmé Sandra Quiñonez.

Impliqué dans l’enquête qui a conduit Ronaldinho en prison

Le président colombien Ivan Duque a également condamné, via son compte Twitter, l’assassinat et a assuré être en communication avec son homologue du Paraguay afin d’assurer “toute la coopération (nécessaire) pour trouver les responsables”.

Marcelo Pecci était un procureur spécialisé dans le crime organisé, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il était connu pour son implication dans l’enquête qui a conduit le footballeur Ronaldinho derrière les barreaux entre mars et août 2020 pour être entré au Paraguay avec de faux documents .

Le Paraguay et la Colombie ont renforcé ces dernières années leur coopération contre le crime organisé international. Malgré des décennies de lutte contre les cartels et les narcotrafiquants, la Colombie reste le principal pays producteur et exportateur de cocaïne dans le monde.

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    Trump a pensé à bombarder les labos de drogues au Mexique, selon l'ex-chef du Pentagone

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 6 May - 10:33 · 1 minute

Trump a pensé à bombarder des labos de drogues au Mexique, selon l'ex-chef du Pentagone (Donald Trump le 1er mai 2022 par Kenneth Ferriera/Lincoln Journal Star vía AP, archivo) Trump a pensé à bombarder des labos de drogues au Mexique, selon l'ex-chef du Pentagone (Donald Trump le 1er mai 2022 par Kenneth Ferriera/Lincoln Journal Star vía AP, archivo)

ÉTATS-UNIS - Donald Trump et les idées brillantes. L’ancien président américain s’est enquis en 2020 de la possibilité de bombarder les laboratoires de narcotrafiquants au Mexique auprès de son ministre de la Défense, rapporte ce dernier, Mark Esper, dans un livre qui paraîtra le 10 mai.

Selon des extraits de l’ouvrage cités par le New York Times , le président américain estimait à l’époque que les États-Unis pourraient prétendre ne pas être à l’origine d’une telle frappe de missiles sur le sol mexicain , affirme Mark Esper, qui fut ministre de la Défense de Donald Trump entre juillet 2019 et novembre 2020.

L’ex-locataire de la Maison Blanche aurait demandé à deux reprises si les forces armées pouvaient “tirer des missiles sur le Mexique pour détruire les labos de drogue ”, écrit Mark Esper dans ses mémoires intitulées “A Sacred Oath” (Un serment sacré), affirmant que les déclarations de Donald Trump l’avaient laissé sans voix.

“Tirez-leur dans les jambes ou quelque chose”

Donald Trump avait décidé de limoger Mark Esper en novembre 2020, quelques jours après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle américaine.

Les relations entre le bouillant président septuagénaire et son ministre étaient tendues depuis que le chef du Pentagone s’était opposé publiquement quelques mois plus tôt au déploiement de l’armée pour réprimer les manifestations antiracistes dans le pays.

Dans d’autres extraits de ses mémoires, Mark Esper écrit ainsi qu’en marge de ces manifestations en juin 2020, le président, très irrité, aurait lancé dans le Bureau ovale: “Vous ne pouvez pas simplement leur tirer dessus ? Tirez-leur dans les jambes ou quelque chose.”

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    Au Royaume-Uni, l'ampleur des piqûres en boîte de nuit force à des mesures spécifiques

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 6 May - 04:15 · 9 minutes

Alors que le phénomène touche actuellement la France, le Royaume-Uni a été victime en premier de centaines de piqûres mystérieuses en boîte de nuit. Un phénomène qui inquiète les autorités, qu'elles soient politiques, sécuritaires ou sanitaires (image d'illustration). Alors que le phénomène touche actuellement la France, le Royaume-Uni a été victime en premier de centaines de piqûres mystérieuses en boîte de nuit. Un phénomène qui inquiète les autorités, qu'elles soient politiques, sécuritaires ou sanitaires (image d'illustration).

ROYAUME-UNI - Ces dernières semaines, les cas se multiplient partout en France. À Rennes , Béziers ou lors du Printemps de Bourges , de jeunes fêtards craignent d’avoir été piqués contre leur gré durant une soirée en boîte de nuit ou dans des festivals de musique.

Ce phénomène inquiétant a déjà touché le Royaume-Uni , où plus d’un millier de plaintes ont été déposées fin 2021. Et Outre-Manche justement, ces affaires ont pris tant d’ampleur -notamment après des témoignages de victimes très relayés médiatiquement - qu’une réponse institutionnelle est en cours. Que ce soit au niveau politique, du côté de la police et même des instances sanitaires, chacun tente de réagir.

Le 26 avril dernier, le Home Affaires Committee , une commission de la chambre des communes composée de onze députés, chargés entre autres d’évaluer l’action du ministère de l’Intérieur, a ainsi publié un rapport parlementaire sur le sujet. Une longue enquête portant sur la problématique des piqûres en boîte de nuit, et sur celle des drogues ou liquides versés dans les verres des fêtards à leur insu, qui formule des recommandations et interpelle le gouvernement quant aux mesures à prendre pour endiguer le phénomène. De telle

Anxiété, paralysie, cauchemars, amnésies...

Ces travaux ont été lancés après une alarmante série de plaintes à l’automne 2021. Les médias locaux en dénombraient au moins 1300 en janvier tout en assurant que la majeure partie des victimes n’osaient pas se présenter à la police, craignant de manquer de preuves pour dénoncer ce “ crime invisible ”.

Plusieurs victimes ont effectivement déclaré devant la commission qu’après avoir expliqué leur situation sur les réseaux sociaux, elles avaient été contactées par des centaines de personnes dans le même cas, des deux sexes et de tous âges. Avec à chaque fois des victimes expliquant avoir retrouvé sur leurs corps des traces de piqûre par des seringues ou des stylos à injection (comme ceux dont disposent parfois les personnes diabétiques), souvent après être sorties d’une torpeur éprouvante ou même s’être réveillées dans une position ou un lieu anormal.

Dans le rapport, les députés précisent avoir obtenu les retours de 1.895 victimes et de plus de 1.400 témoins de “ spiking ”, le nom donné outre-Manche à ces pratiques (piqûres et verres trafiqués confondus). Et ils insistent sur le fait qu’à l’époque des faits, à l’automne dernier donc, le phénomène des piqûres n’avait cours qu’au Royaume-Uni, très majoritairement dans des bars et des boîtes de nuit.

Ces témoignages ont permis aux parlementaires de distinguer deux types de conséquences aux piqûres: une souffrance mentale (anxiété, cauchemars, sensation de “viol”, amnésie) et des problèmes physiques (paralysie, spasmes, difficultés à se mouvoir...). Et cela sans même évoquer les psychoses que la série de cas fait planer sur toute une génération de fêtards.

Les élus britanniques avancent aussi des raisons derrière l’action de ceux qui piquent, au travers des témoignages recueillis: “jeu” malsain entre amis au sein d’une équipe de sport, manœuvre pour dérober une carte bancaire, tentative d’agression sexuelle ou de viol...

Parmi les conclusions du rapport, il est également intéressant de noter cette explication apportée à l’absence récurrente de plainte: étant donné l’environnement dans lequel les piqûres ont lieu, expliquent les parlementaires, elles concernent une population qui a souvent consommé d’autres substances, parfois illicites. Et qui craint donc, en allant témoigner auprès de la police, “d’avoir des problèmes” en lien à la prise de drogue par exemple.

Une batterie de mesures proposées

Une fois cet inquiétant état des lieux dressé, les parlementaires proposent des mesures au gouvernement de Boris Johnson. Et parmi celles-ci, ils insistent sur la nécessité en premier lieu pour le ministère de l’Intérieur de mieux connaître le problème. Cela en menant des enquêtes précises sur “la fréquence, l’ampleur et les conséquences” du spiking .

Ils suggèrent ensuite l’ajout d’un volet spécifique à la campagne de communication gouvernementale contre les violences faites aux femmes et aux filles, où la problématique serait abordée directement. Ce message de prévention pourrait ainsi être martelé dans les lieux de fête, en milieu scolaire et universitaire, et dans les hôpitaux, ainsi que dans les commissariats pour inciter les victimes à témoigner.

De même, ils demandent au ministère de la Justice d’évaluer sous six mois la nécessité de légiférer spécifiquement contre les piqûres, en créant un crime à part. Une décision qui permettrait de suivre judiciairement à l’avenir un individu condamné pour avoir piqué quelqu’un. “Cela servirait aussi à dissuader les auteurs de tels faits en leur montrant qu’il s’agit d’un véritable crime qui entraîne des conséquences judiciaires lourdes”, écrivent-ils.

Surtout, face à un phénomène si discret et qui laisse les victimes sans défense, les élus britanniques répètent qu’il est nécessaire de trouver des moyens de protéger la population. Et cela en renforçant les mesures de sécurité à l’entrée des lieux de fête, en incitant par exemple à plus de recrutement de vigiles et en particulier des femmes, à une meilleure formation et à un renforcement des fouilles.

Dans les cas des verres dans lesquels sont versées des substances, ils donnent un exemple concret: un personnel de sécurité plus nombreux permettrait de mieux surveiller les verres des fêtards sortis fumer. Et vont jusqu’à suggérer de supprimer la licence d’établissements qui ne mettraient pas les moyens pour protéger leur clientèle.

Trop peu d’affaires résolues

Une meilleure protection face aux piqûres passe aussi par un meilleur accompagnement des victimes une fois qu’elles ont porté plainte. Sur ce sujet, les parlementaires ont une demande pour le gouvernement: s’assurer que la police dispose de moyens suffisants pour pouvoir dépister toute trace de psychotrope chez les victimes. Cela permettrait de leur donner un argument de poids pour aller en justice, si des substances sont effectivement retrouvées dans leur organisme.

Car pour l’heure, et c’est un problème de taille, seules de très rares plaintes ont donné lieu à des suites permettant d’en savoir plus sur le phénomène . Ce que déplorent les élus dans leur rapport, se disant “déçus par le très faible nombre de procédures ayant pu être menées à leur terme”. Raison pour laquelle ils demandent au gouvernement d’agir, tant en lançant des études académiques sur le profil des agresseurs qu’en donnant davantage de moyens d’investigation aux forces de l’ordre. Le rapport note effectivement que “neuf victimes sur dix n’ont pas reçu d’aide” après avoir témoigné, que ce soit de la part de la police comme des équipes de sécurité des lieux de fête.

Un constat d’échec qui a déjà poussé de nombreux responsables locaux à s’engager, dans l’attente des retours du gouvernement sur le sujet.

Le maire du Grand Manchester (la métropole autour de la ville de Manchester) Andy Burnham a par exemple créé un “ partenariat contre le spiking ”, c’est-à-dire une vaste initiative mêlant les autorités politiques, la police et d’autres responsables locaux en matière de sécurité.

L’idée est que soient rendus accessibles à tous des dispositifs de test antidrogue dont les résultats peuvent être utilisés en justice, que des volontaires soient postés dans les zones animées pour venir en aide aux personnes désorientées ou qui auraient été volées par exemple et que des campagnes de sensibilisation aient lieu dans les établissements scolaires.

Ces initiatives, tout comme le rapport parlementaire, sont saluées par les associations qui luttent contre les piqûres et plus généralement les comportements répréhensibles dans le milieu de la nuit. À l’image de Dawn Dines , une militante qui expliquait récemment à la BBC que la création d’un crime spécifique au spiking serait une excellente mesure, pour venir en aide aux victimes et à la police autant que pour décourager les auteurs. Un avis partagé par les victimes , soulagées de savoir qu’en dépit de l’absence généralisée d’explications et d’enquêtes abouties, la société britannique se mobilise.

Charge désormais à Boris Johnson et à ses ministres de mettre en application les suggestions des députés pour tenter de lutter contre un phénomène bien loin d’avoir disparu, outre-Manche.

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