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    Comment Snapchat riposte face au trafic de drogue

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 16:25 · 5 minutes

Comment Snapchat fait la guerre aux trafiquants de drogues

STUPÉFIANTS - Baptisé “le réseau social de la drogue” par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, Snapchat est mis en cause aux quatre coins du monde pour la facilité avec laquelle il permet aux trafiquants de mener leur business. Un problème que semble vouloir prendre à bras-le-corps la plateforme, qui multiplie les annonces sur ses moyens de lutte contre le deal . La dernière en date, annoncée ce mardi 18 janvier: la modification de l’option d’ajout rapide d’amis.

Désormais, les mineurs de 13 à 17 ans ne pourront plus apparaître dans les recommandations des utilisateurs adultes avec lesquels ils n’ont pas ou peu de contacts communs. Car c’est notamment via ces suggestions d’amis que les dealers, sur Snapchat, peuvent facilement entrer en contact avec d’éventuels nouveaux clients. Si dans les faits, ils pourront toujours contourner cette mesure, elle leur rendra toutefois la tâche plus compliquée.

“Collaboration étroite avec les autorités”

Début décembre, Snapchat annonçait déjà qu’il allait améliorer la détection et la suppression des contenus liés à la drogue , grâce à une meilleure modération humaine, l’intelligence artificielle et les signalements effectués par les utilisateurs. Snapchat a fait savoir que sa détection des contenus liés à la drogue avait augmenté de 390% l’année dernière, rapporte The Guardian .

Le réseau social, célèbre pour ses messages éphémères , avait aussi lancé un portail de prévention sur les risques liés à la drogue et aux addictions, nommé Head’s Up. Visés en particulier: “la consommation de cannabis, de MDMA ou l’usage détourné du protoxyde d’azote .”

Sarah Bouchahoua, responsable des Affaires publiques pour la France chez Snap Inc., affirmait que ces “mesures [...] s’inscrivent dans une approche globale de la lutte contre le trafic de substances illicites, allant du développement d’outils proactifs pour détecter et supprimer les contenus et les comptes liés à la drogue, à une collaboration étroite avec les autorités”.

Des mesures en série à l’ampleur du phénomène du trafic de drogue sur le réseau social, où se multiplient de véritables pubs pour les points de deal, les vendeurs et les produits (promotions, cartes de fidélité, etc.).

En France, c’est surtout le cannabis qui est présent. Mais aux États-Unis, confrontés à une crise des opioïdes, les dealers commercialisent également le fentanyl -un analgésique très puissant- via le réseau social. Quelques semaines avant la dernière annonce de Snapchat, l’agence fédérale des États-Unis en matière de protection de la santé publique (CDC) alertait sur l’augmentation des overdoses liées au fentanyl parmi les jeunes, selon The Guardian , qui a discuté avec des parents d’enfants victimes d’overdose et consulté des captures d’écran de comptes vendant des opioïdes.

Snapchat, pas le seul réseau social touché

Si Snapchat a pris conscience du problème, le trafic en ligne et son ubérisation -sur le modèle des livraisons à domicile de nourriture- ne sont pas que le fait de cette plateforme. Instagram ou TikTok sont également utilisés pour le commerce illicite. D’ailleurs, selon Jean-Baptiste Lusignan, responsable du pôle santé jeunesse au Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes (Crips) joint par Le HuffPost , les lycéens et jeunes adultes rencontrés par l’association évoquent plus Instagram que Snapchat.

Des propos que semble confirmer une enquête de terrain menée fin 2017 en Norvège, au Danemark, en Finlande, en Islande et en Suède, et publiée dans la Drug and alcohol review. Elle estimait que Snapchat arrivait en troisième position des plateformes les plus utilisées pour le deal, derrière Facebook et Instagram.

Mais une autre étude menée en 2019 au Royaume-Uni par VolteFace, organisation spécialisée dans les politiques publiques de réduction des risques liés à l’usage de drogues, nuançait ce constat. Selon l’étude, 56% des près de 2000 jeunes âgés de 16 à 24 ans interrogés avaient vu de la publicité pour de la drogue sur Snapchat, contre 55% sur Instagram et 47% sur Facebook. Le cannabis arrivant en tête des produits mis en avant. Les chercheurs notaient également que, contrairement aux applications du groupe Meta, “les revendeurs Snapchat ne mentionnaient pas des problèmes de comptes ou de profils fermés” à l’époque. Ils ajoutaient que les dealers y étaient peu discrets.

Les trafiquants “auront toujours un temps d’avance”

Pour Jean-Baptiste Lusignan, si la dernière annonce de Snapchat a un intérêt, ce serait celui “d’ouvrir la discussion avec les parents sur ces espaces très privés et difficiles à contrôler” que sont les comptes des adolescents sur les réseaux sociaux. “Ils savent que leurs parents n’ont pas la moindre idée des choses qu’ils voient”, déclare-t-il au HuffPost . “Au Crips, on pense que l’éducation doit passer par le ‘faire avec’ en accompagnant les premiers usages des réseaux sociaux”, avance Jean-Baptiste Lusignan. Il conseille aux parents “de s’intéresser [aux influenceurs que suivent leurs enfants], de savoir écouter et aller” sur les plateformes qu’ils utilisent.

Sur l’impact des nouvelles mesures sur les trafiquants, il est plus sceptique. De toute façon, si le réseau social se ferme aux dealers, “ils investiront un autre espace”. “Ils auront toujours un temps d’avance, assure le responsable du pôle jeunesse du Crips, pour qui la prévention est primordiale. Ils auront une autre façon de vendre et de trouver de nouveaux consommateurs.”

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    Des sachets de "Haribeuh" saisis lors d'une opération anti-drogue dans le Vaucluse

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 5 January - 14:23 · 1 minute

Des sachets

DROGUES - “Haribeuh c’est beau la vie, y’a de la weed et du teuchi”. Ce slogan, c’est celui inscrit sur des dizaines de sachets de cannabis saisis le mardi 4 janvier lors d’une opération anti-drogue du peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie d’Avignon. Celle-ci s’est déroulée dans la cité des Griffons à Sorgues dans le Vaucluse, selon France Bleu Vaucluse .

S’inspirant du slogan de la célèbre marque de bonbons , les vendeurs de cannabis ont adapté la petite chanson pour qu’elle colle au mieux à leur produit. En réponse, les forces de l’ordre se sont félicitées de leur prise sur Facebook , en la légendant de leur version du jingle Haribo: “Haribeuh ce n’est pas bon à notre avis, ni pour les grands ni pour les petits”. En plus des sachets de cannabis, les gendarmes ont également retrouvé de la cocaïne et de l’argent liquide.

Les gendarmes du Vaucluse ont saisi du cannabis, de la cocaïne et de l

Une saisie qui témoigne de la “stratégie marketing” des dealers de drogues qui ne manquent visiblement pas d’imagination. Comme le rappelle France Info , en février 2021, les vendeurs de stupéfiants avaient caché les produits dans des “Kinder Surprise”. En octobre, les policiers municipaux d’Échirolles avaient retrouvé des sachets d’herbe ” à l’effigie de l’actuel ministre de la Justice ”, Éric Dupond-Moretti.

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    Canada: Uber Eats se lance dans le cannabis à emporter en Ontario

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 26 November - 11:55 · 2 minutes

UBER - “Je vais commander, tu veux quelque chose?“. Pour la première fois de son histoire, Uber Eats s’associe au magasin canadien Tokyo Smoke et va rendre possible les commandes de cannabis sur son application. Cette nouveauté, dévoilée le 22 novembre, ne concerne pour le moment que la province de l’Ontario, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Le cannabis récréatif est légal au Canada depuis 2018. À défaut de pouvoir ouvrir ce marché aux États-Unis, le géant américain a jeté son dévolu sur l’Ontario. Uber ne souhaite pas pour autant pousser à la consommation . Il ne sera pas possible de se faire livrer à domicile, afin d’éviter les abus. Seules les personnes majeures pourront commander et devront également montrer une pièce d’identité en venant récupérer les produits.

Tokyo Smoke , revendeur légal de cannabis, propose aussi des objets dérivés. L’entreprise compte 50 magasins dans l’Ontario. Cette province comprend notamment la capitale, Ottawa, et Toronto. Déjà présente sur le marché de livraison d’alcool, la firme Uber n’a jamais caché son envie d’investir le marché du cannabis. En avril dernier, son PDG, Dara Khosrowshawi , avait affirmé que son entreprise livrerait du cannabis aux États-Unis dès que la législation le permettrait.

Une ouverture à d’autres marchés ?

Au-delà de l’aspect financier, la firme met aussi en avant sa volonté de lutter contre le marché clandestin. Il représenterait 40% des ventes de cannabis à l’échelle nationale, selon elle. Les données de BDS Analytics, relayées par Les Echos , chiffrent les ventes de cannabis au Canada à 4 milliards de dollars cette année.

Cette ouverture en Ontario pourrait en entraîner d’autres. Le porte-parole d’Uber a confié à Reuters , qu’ils continueraient à “surveiller de près les réglementations et les opportunités marché par marché. À mesure que les lois locales et fédérales évoluent, nous explorerons les opportunités avec les commerçants qui opèrent dans d’autres régions”, a-t-il déclaré.

Le concept n’est pas près de s’exporter en France, où le cannabis est toujours interdit . Seul le cannabidiol ( CDB ), une substance issue du chanvre, est vendu légalement dans l’hexagone.

À voir également sur le HuffPost: Du cannabis lâché du ciel par un drone à Tel-Aviv

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    Sur la drogue, le reboot de "Gossip Girl" n'échappe pas aux incohérences

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 23 November - 02:27 · 6 minutes

Le casting de

SÉRIES - Harcèlement scolaire, mépris social, diktats de la beauté... Diffusée dans plus d’une cinquantaine de pays entre 2007 et 2012, la série pour ados Gossip Girl revient ce mardi 23 novembre, chez nous en France sur Warner TV, à l’occasion d’un reboot qui, dans les faits, semble vouloir faire table rase des vestiges honteux qui ont fait son succès.

Plus de “slut-shaming” ni de rivalités dégradantes entre femmes. Le casting, lui, se veut plus divers. Les deux héroïnes de cette nouvelle version sont noires et deux autres personnages, bisexuels. Toutes et tous semblent avoir plus conscience de leur fortune et de leurs privilèges de classe.

″À la lumière de [Black Lives Matter], à la lumière de beaucoup d’autres choses, comme Occupy Wall Street, les choses ont changé”, justifie le show-runner du programme de HBO Joshua Safran, selon qui il n’est plus possible d’exhiber les grosses voitures, montres ou sacs à main de luxe de ces lycéens de l’Upper East Side comme l’a fait le premier Gossip Girl.

Fini les limousines, bonjour les Uber. Les nouveaux protagonistes ne sont (presque) pas impolis avec les gens autour d’eux. Les premiers épisodes semblent le confirmer.

Retrouvez ci-dessous la bande-annonce de “Gossip Girl”.

Ils racontent l’arrivée d’une nouvelle recrue dans l’école huppée, une certaine Zoya, jeune étudiante boursière et demi-sœur de Julien, influenceuse et reine du bahut. Mais voilà, les choses ne se passent pas comme prévu. Et pour cause, la plus célèbre des blogueuses anonymes, Gossip Girl, refait surface sous la forme d’un compte Instagram pour révéler au grand jour les secrets des uns et des autres.

L’ecsta? En entier

Une manière de dénoncer les dérives des réseaux sociaux? Peut-être. Reste que, dès les premiers épisodes un détail on ne peut plus toxique a semble-t-il réussi à se glisser entre les mailles du filet: la drogue. Ici, on gobe l’ecstasy en entier, après l’avoir minutieusement pioché dans un saladier au beau milieu des toilettes. La kétamine, elle, se mélange à la cocaïne.

C’est là que le bât blesse. L’ecstasy, drogue euphorisante très en vogue dans les années 1990, se compose principalement de MDMA, produit appartenant à la famille des amphétamines. Elle se présente sous la forme d’un petit comprimé, comme une tête de mort, un Lego, un domino... Parce que les effets de ce comprimé sont forts, les consommateurs le divisent généralement en deux, parfois en trois ou même quatre morceaux.

Quant à la kétamine, drogue de synthèse aussi connue pour être un puissant anesthésiant, elle s’inhale par le nez, comme la cocaïne. Mélanger les deux drogues porte un nom. C’est ce qu’on appelle un Calvin Klein, en référence aux initiales des deux produits. Une pratique dangereuse, notamment quand on ne consomme aucune de ces deux drogues en temps normal, comme Julien de Gossip Girl .

De telles images posent question. On est loin d’une réduction des risques. D’après le psychiatre Jean-Victor Blanc, contacté par Le HuffPost , “cela revient à véhiculer des modes de consommation qui peuvent être très dangereux de manière assez aiguë”. ” Représenter la consommation de produits, comme la kétamine et l’ecstasy qui connaissent un regain d’intérêt chez les personnes plus jeunes, pour faire un peu de buzz sans se renseigner et s’éloigner d’une forme de crédibilité, ça n’augure rien de bon”, précise l’auteur du livre Addicts , un essai paru aux éditions Arkhé, dans lequel il décrypte les nouvelles addictions sous le prisme de la pop culture.

Un impact chez les jeunes?

Gossip Girl n’est évidemment pas la première production à se planter à l’écran, à l’instar de la série britannique Skins , ou de la plus récente production Netflix How To Sell Drugs Online . Le cinéma n’est pas non plus exempt, comme le préfigurent une scène en boîte de nuit dans Les Trois Frères et cet autre moment dans le second volet où Didier Bourdon et Bernard Campan se goinfrent de MDMA.

Quand ce n’est pas la manière dont sont consommés les produits qui pose problème, ce sont leurs effets peu crédibles qui flanchent. Un cas de figure remarqué dans Foodie Love , série espagnole au cours de laquelle les deux protagonistes partent en vrille toute une journée après avoir partagé un unique ecstasy, mais aussi dans le film français Joséphine s’arrondit .

L’intérêt pour certains produits, comme la kétamine, étant récent et restreint (en comparaison à d’autres substances addictives, comme l’alcool), il est difficile d’affirmer que de telles images, à l’instar de celles véhiculées dans Gossip Girl , ont un effet d’incitation. Il peut toutefois y avoir une influence, explique Jean-Victor Blanc, qui rappelle, par exemple, que “ des ados qui regardent des films dans lesquels on fume beaucoup ont deux fois plus de risque de consommer du tabac”.

Qui plus est, “ on sait que les séries et la pop culture, plus généralement, sont une source d’information utilisée par les plus jeunes, ajoute le spécialiste. Si les choses représentées ne sont pas crédibles, ça peut avoir un impact.” À cet égard, les drogues (autres que le cannabis) ont beau être très présentes dans les séries pour ados, leur expérimentation parmi les jeunes de 17 ans demeure en réalité assez stable entre 2014 et 2017 (environ 6,8 %), selon un rapport de Santé publique France . Ces séries sont donc une facette de la jeunesse, mais pas forcément du plus grand nombre.

Euphoria , Requiem for a Dream ...

Enfin, ces critiques ne témoignent pas d’une volonté de censurer ou de prohiber les substances à l’écran. Certaines productions s’en sortent d’ailleurs haut la main. C’est le cas d’ Euphoria , série dans laquelle gravite une flopée d’adolescents tous traversés par un large éventail de problèmes, allant de l’addiction aux produits à l’omniprésence des réseaux sociaux.

Son créateur, le cinéaste Sam Levinson ( Another Happy Day ), a déjà évoqué avoir lui-même passé une grande partie de sa jeunesse en centres de désintoxication. L’actrice principale du show, Zendaya, se confie régulièrement en public sur sa propre santé mentale. “ On n’est pas à se dire qu’il faut que ce soit une personne atteinte d’un trouble bipolaire pour jouer une personne atteinte d’un trouble bipolaire”, mais quand ces œuvres sont réalisées par des personnes concernées, soutient Jean-Victor Blanc, “elles sont généralement meilleures”.

“Une représentation juste, selon moi, c’est une représentation de la consommation qui va s’abstenir de jugement moralisateur, qui va représenter de manière crédible ce que peut être la maladie addictive et ses conséquences”, explique le psychiatre, qui cite notamment le film Requiem for a Dream, sorti en 2000, en bon élève.

Reste maintenant à savoir comment généraliser cette démarche. Faut-il mettre un message préventif? Devant les craintes d’une incitation au suicide, la série 13 Reasons Why a demandé à son casting de lire un texte d’avertissement au début de chaque épisode de la saison 2. Des soignants et des activistes du domaine de la santé mentale ont aussi contribué au programme. “On peut espérer que ce genre d’initiatives soient répliquées”, concède l’auteur d’ Addicts . Elles montrent que les séries et les films ont une responsabilité, y compris quand elles se déroulent dans l’Upper East Side.

À voir également sur Le HuffPost : Kristen Bell lit des tweets de Donald Trump avec la voix de “Gossip Girl”

Après les témoignages de <a class=#Balancetonbar, la procureure de Paris ouvre une enquête (Photo by MARTIN BUREAU/AFP via Getty Images)" src="https://img.huffingtonpost.com/asset/5e10d7b8250000041998fc0f.jpeg?cache=epnPOuXk3H&ops=crop_11_371_5557_2906%2Cscalefit_630_noupscale" />

VIOLENCES - Un mouvement né en Belgique et qui trouve un écho en France. Alors que le hashtag #Balancetonbar a été lancé à Bruxelles il y a quelques semaines, les témoignages s’accumulent sur les réseaux sociaux. De ce côté-ci de la frontière, le mot dièse a également pris son essor, à tel point que la nouvelle procureure de Paris, Laure Beccuau, a décidé d’ouvrir une enquête.

“Balance ton bar” est un mouvement invitant à l’ouverture de la parole sur les établissements où plusieurs personnes ont été droguées à leur insu au GHB , aussi appelée “drogue du violeur”, avant d’être victimes d’agressions ou de viols.

Analyses toxicologiques des plaignantes

“Un certain nombre de plaintes ont été reçues au parquet, a annoncé Laure Beccuau sur RTL ce mercredi 17 novembre. Nous avons à l’heure actuelle neuf plaintes”. Ces dernières se concentrent toutes dans le quartier Pigalle à Paris, selon le média.

“Nous avons démarré ces enquêtes depuis le 8 novembre, donc c’est vraiment tout récent. Ce que nous sommes en train d’accomplir ce sont toutes les analyses toxicologiques des plaignantes afin de savoir si elles ont été bien victimes de ce que l’on appelle l’administration de substances de façon non consentie. Ce qui fait que les auteurs peuvent encourir des peines tout à fait importantes”.

L’enquête est, pour le moment, “confiée aux commissariats de police compétents. Mais il n’est pas exclu que les services de police judiciaire, si le phénomène se développe, soient saisis rapidement”, souligne Laure Beccuau.

Cette dernière souhaite aussi “dire aussi à ces jeunes femmes qui fréquentent ces établissements festifs, les bars: ‘méfiez-vous de ces substances qu’on peut introduire à votre insu dans vos verres’”.

À 61 ans, Laure Beccuau, en place depuis un mois, est la première femme à prendre la tête du parquet de Paris, un des postes les plus sensibles de la magistrature. Elle était depuis 2016 procureure de Créteil.

“Vivre sans le poids d’être en danger perpétuellement”

Les militantes à l’origine du hashtag ont interpellé dans un courrier début novembre les 19 bourgmestres de la région de Bruxelles. Elles ont ainsi demandé le soutien du monde judiciaire et du milieu de la nuit pour lutter contre ce qu’elles présentent comme des “violences sexuelles systémiques” dans les bars et clubs de la capitale belge.

“Nous exigeons de vivre sans le poids d’être en danger perpétuellement et en tous lieux. Nous voulons un changement radical et immédiat, car ce fléau sévit depuis de trop nombreux siècles et nous ne pouvons plus le tolérer”, écrit dans cette lettre le collectif baptisé “Union féministe inclusive et autogérée” (Ufia), mêlant associations et activistes défendant les femmes et les minorités de genres (LGBTQIA+).

À voir également sur Le HuffPost: Écarter les candidats auteurs de violences sexuelles? La base, pour ces manifestantes

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    Fabien Azoulay a eu "plusieurs fois peur pour sa vie" en prison en Turquie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 6 November - 10:05 · 3 minutes

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JUSTICE - Fabien Azoulay a vécu un calvaire en prison en Turquie et révèle avoir eu peur pour sa vie à plusieurs reprises. Interviewé par BFMTV vendredi 5 novembre, le Franco-américain de 43 ans de retour en France et remis en liberté, a témoigné de ces années d’incarcération pour avoir acheté du GBL.

Il avait été en effet interpellé à Istanbul en 2017 en possession de cette substance, un solvant classé comme “stupéfiant” et interdit en Turquie, mais répertorié en France seulement comme “substance vénéneuse”. Ingérée en petite quantité, elle peut être utilisée comme excitant sexuel.

“J’ai acheté un bidon de deux litres, c’était la quantité minimale de commande, pour m’amuser”, a expliqué Fabien Azoulay sur BFMTV , assurant se sentir aujourd’hui “beaucoup mieux” et vivre une “renaissance”.

“Je me sens beaucoup mieux qu’à mon incarcération. Je me sens soulagé, heureux d’être avec mes proches, ma famille, mes amis, a-t-il confié. Je ne réalise pas encore complètement. C’est comme un atterrissage en douceur.”

Ciblé pour sa religion et son orientation sexuelle

Fabien Azoulay a vécu des moments particulièrement difficiles avant d’être transféré en France. Il confie avoir eu peur pour sa vie à plusieurs reprises et relate une agression qu’il a subie lors de ses quatre ans en prison. Et ce, selon ses avocats, en raison de sa religion juive et de son homosexualité.

“Un détenu m’a agressé, qui était arrivé deux jours auparavant dans la cellule. Il m’a envoyé une bouilloire d’eau chaude sur le corps, le visage, en criant ‘Allahu akbar’. Clairement, quelqu’un lui avait dit que j’étais juif ou homo”, a-t-il confié.

Désormais, l’objectif de Fabien Azoulay est de “tout faire” pour que son nom “soit lavé de toute accusation”. Il veut aujourd’hui se “reconstruire”, et “essayer d’apprécier les petites choses de la vie, les feuilles de l’automne, le froid parisien. C’est une renaissance pour moi. Et à un moment ou à un autre, retourner chez moi à New York.”

Intervention d’Emmanuel Macron pour son retour en France

En Turquie pour réaliser des implants capillaires, Fabien Azoulay était accusé d’avoir acheté sur internet un bidon de GBL, livré à son hôtel. Il ignorait, selon ses avocats, que ce produit était interdit dans ce pays. Après quatre années de détention, il avait été transféré en France le 17 août.

Le 1er octobre dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait ramené, dans le cadre de l’accord de transfèrement conclu entre la France et la Turquie, sa condamnation à cinq ans de prison . Il s’agit de la peine maximale en France pour “association de malfaiteurs en vue de commettre un délit” et “recel de délit”, en l’occurrence la vente de GBL. Le tribunal avait en revanche rejeté sa demande de mise en liberté.

Ses avocats avaient alors déposé une demande d’aménagement de peine, “qui a conduit à sa libération” ce mardi, ont-ils précisé dans le communiqué. Le transfèrement de Fabien Azoulay en France avait été obtenu lors d’un échange entre Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan , en marge du sommet de l’Otan le 14 juin, avaient indiqué l’Élysée et les avocats de l’intéressé.

À voir également sur Le HuffPost: Condamnation de Nicolas Sarkozy: l’affaire Bygmalion résumée en deux minutes

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    Une femme morte d'overdose trouvée Porte de la Villette à Paris

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 4 November - 00:02 · 2 minutes

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FAIT DIVERS - Une jeune femme a été découverte morte d’une overdose d’héroïne , au square de la Porte de la Villette à Paris, où les autorités ont procédé à un regroupement contesté d’usagers de crack, a-t-on appris ce mercredi 3 novembre auprès d’une association et de la mairie de Paris.

Le corps de cette femme d’une vingtaine d’années a été retrouvé jeudi dernier, a indiqué l’association 93 Anti-Crack, qui distribue des boissons chaudes dans ce square situé en contrebas du boulevard périphérique, dans le XIXe arrondissement, en bordure de la Seine-Saint-Denis.

Le parquet de Paris a ouvert le jour même une enquête pour déterminer les causes de la mort, a-t-il indiqué à l’AFP. La mairie de Paris, contactée par l’AFP, a confirmé ce décès.

“L’inaction et le mutisme de l’État ne doivent plus perdurer et nous exigeons une mise à l’abri immédiate et des actions de prise en charge sanitaire et sociale sans délais”, a déclaré dans un communiqué cette association, qui dénonce le regroupement de toxicomanes à cet endroit par les autorités.

“Ce supermarché de la drogue va devenir un mouroir”

D’après des consommateurs de crack rencontrés mercredi dans le square par l’AFP, la jeune femme n’habitait pas sur place, mais s’y rendait tous les jours avec son chien. Selon celui qui dit avoir découvert son corps, elle avait été déposée sur place, inconsciente, par ceux qui lui ont fourni sa drogue, achetée à l’extérieur.

“Si rien n’est fait, ce supermarché de la drogue va devenir un mouroir, c’est ce qui est en train de se passer”, a réagi auprès de l’AFP le maire (PS) du XIXe arrondissement François Dagnaud, dénonçant un “alourdissement de la situation”. Dérivé fumable, bon marché et très addictif de la cocaïne, le crack gangrène de longue date le nord-est parisien et sa banlieue proche.

Le déplacement fin septembre d’une cinquantaine de toxicomanes du quartier des jardins d’Éole (XIXe) jusqu’au square de la porte de la Villette fait craindre aux riverains l’apparition d’un nouveau haut lieu de consommation à la limite de la Seine-Saint-Denis.

De petites manifestations d’habitants se tiennent chaque mercredi soir ces dernières semaines. Les autorités ont érigé un mur entre la commune voisine d’Aubervilliers et le square où ont été relocalisés les usagers, censés éviter le passage vers la banlieue de ces derniers.

Pour ses détracteurs, qui le qualifient parfois de “mur de la honte”, il est devenu le symbole de l’impuissance de l’État face au fléau endémique du trafic et de la consommation de drogues.

À voir également sur Le HuffPost: En Espagne, des trafiquants de drogue arrêtés grâce à... des baigneurs

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    Fabien Azoulay, condamné pour du GBL en Turquie, finalement libéré en France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 2 November - 16:38 · 2 minutes

Photo de Fabien Azoulay avant son voyage en Turquie par Jamie McCarthy/WireImage.

JUSTICE - L’épilogue d’une affaire longue et complexe. Fabien Azoulay, un Français condamné pour “détention de stupéfiants” à presque 17 ans de prison en Turquie, puis à cinq ans d’emprisonnement à Paris le mois dernier après son transfert en France, a été libéré ce mardi 2 novembre dans le cadre d’un aménagement de peine, ont annoncé ses avocats.

“Ce dénouement doit tout à l’obstination de ses soutiens, à la rigueur juridique et à la diplomatie. Convaincus de son innocence, nous n’avons jamais cédé à la tentation de découragement”, se sont réjouis ses avocats maîtres Carole-Olivia Montenot et François Zimeray dans un communiqué.

“C’est pour Fabien la fin d’un long calvaire et pour nous une victoire émouvante. Quatre années d’une détention injuste et brutale qui le marqueront à vie”, ont-ils ajouté.

Maltraité en détention

Fabien Azoulay, Franco-américain de 43 ans, avait été interpellé à Istanbul en 2017 en possession de GBL, un solvant classé comme “stupéfiant” et interdit en Turquie, mais répertorié en France seulement comme “substance vénéneuse”. Ingérée en petite quantité, elle peut être utilisée comme excitant sexuel.

En Turquie pour réaliser des implants capillaires, il était accusé d’avoir acheté sur internet un bidon de GBL, livré à son hôtel. Il ignorait, selon ses avocats, que ce produit était interdit dans ce pays. Après quatre années de détention, marquées par des violences en raison de sa religion juive et de son homosexualité selon ses avocats, il avait été transféré en France le 17 août.

Le 1er octobre dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait ramené, dans le cadre de l’accord de transfèrement conclu entre la France et la Turquie, sa condamnation à cinq ans de prison. Il s’agit de la peine maximale en France pour “association de malfaiteurs en vue de commettre un délit” et “recel de délit”, en l’occurrence la vente de GBL. Le tribunal avait en revanche rejeté sa demande de mise en liberté.

Ses avocats avaient alors déposé une demande d’aménagement de peine, “qui a conduit à sa libération” ce mardi, ont-ils précisé dans le communiqué. Le transfèrement de Fabien Azoulay en France avait été obtenu lors d’un échange entre Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan , en marge du sommet de l’Otan le 14 juin, avaient indiqué l’Élysée et les avocats du concerné.

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