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    Au Bac philo nous voulons éviter la page blanche et en 2022, le bulletin blanc

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 00:15 · 5 minutes

Des dizaines de jeunes mobilisés pour le climat avec des slogans sur l

Aujourd’hui nous passons l’épreuve mythique du bac: la philo. Quel sera le sujet cette année? Nous ne le savons pas encore, mais voilà un des sujets que l’on aurait aimé que nos politiques traitent à notre place:

Faut-il rassembler pour gagner et diviser pour mieux régner?

Ce matin, nous avons quatre heures. Quatre heures pour développer une pensée claire, argumentée, critique et percutante. C’est court. Outre le fond, la gestion du temps est essentielle. L’objectif final: la note, le score. Or, pour qu’une copie soit concise et convaincante, il faut savoir faire des concessions, savoir s’en tenir à l’essentiel. Formuler la proposition juste qui permette d’obtenir la note maximale, décrocher le bac et s’envoler vers notre avenir. C’est aussi ce que nous vous demandons, à vous, hommes et femmes politiques qui prétendez nous représenter en participant à l’élection présidentielle de 2022 , vous qui portez l’espoir d’un avenir souhaitable pour notre génération.

Nous sommes la Jeunesse avec un grand J. Nous exigeons la Justice avec le même J majuscule.

Vous avez 300 jours, le temps d’une année scolaire. Vous avez 300 jours pour ne pas devenir les cancres de l’Histoire.

Nous acceptons certaines de vos règles, comme cet exercice de philosophie. Nous avons aussi nos exigences. Nous exigeons d’avoir le choix. Soyez à la hauteur du moment et de cette élection présidentielle de 2022. Cette élection est décisive pour notre avenir. Elle pourrait nous libérer du non-choix annoncé en nous permettant d’adhérer à un projet d’écologie populaire , où la justice sociale et la démocratie ne sont pas seulement des mots creux qu’on entend aux infos.

Pour cela, nous convoquons Dumas! “Un pour tous, tous pour un!” criaient D’Artagnan et ses compères. Nous vous lançons le même appel, en n’oubliant pas que un peut être une! Ce sont les mêmes termes, le même objectif que les mousquetaires: sauver le pays et ses habitants des périls, en l’occurrence de l’extrême-marché, et de l’extrême-droite.

Non seulement philosophes, nous avons aussi des bases de mathématiques. Elles sont suffisantes pour comprendre que seule une candidature unitaire du front populaire écologique pourra sortir victorieuse de cette élection.

La Raison ne sera peut-être pas le thème de l’épreuve d’aujourd’hui mais, face à l’alternative qui, pour le moment, nous est promise, nous sommes contraints de vous raisonner. Nous sommes la Jeunesse avec un grand J. Nous exigeons la Justice avec le même J majuscule.

Depuis trop longtemps, vos divisions contraignent nos choix. Alors que nous pouvons ensemble reconstruire un pays où il fait bon vivre et où l’avenir est désirable, vos désunions conduisent à hypothéquer notre avenir. Vous n’avez pas le droit de nous imposer votre défaite annoncée! Si vous voulez être à la hauteur du moment, vous n’avez pas le choix: trouver un chemin vers l’union de toutes les volontés en faveur de l’écologie, de la justice sociale et de la démocratie. Aujourd’hui, nous avons peur. Peur parce qu’une catastrophe climatique nous attend au tournant. Peur parce qu’en fonction de nos origines, de notre genre, de notre sexe, de notre couleur de peau, de notre orientation sexuelle, nous pouvons être insultés, rejetés, discriminés. Peur de la précarité comme seul horizon. Peur parce que la plupart des chaînes d’information ne nous informent plus. Peur d’une politique qui ne nous représente pas. Parce que vous en avez les moyens, redonnez-nous espoir.

Seule une candidature unitaire du front populaire écologique pourra sortir victorieuse de cette élection.

Ce matin, dans nos salles de cours, nous voulons éviter la page blanche. En avril 2022 aussi, dans l’isoloir, vous pouvez nous éviter le bulletin blanc. Pour cela il faut nous redonner confiance et espoir. Vous n’avez que quelques mois pour enclencher une dynamique gagnante. Si vous osez, en participant à la primaire populaire, nous serons avec vous, sinon, nous voterons blanc au premier tour de la prochaine élection.

Vous avez déjà passé trop de temps sur votre brouillon. Il est temps d’entamer la rédaction si vous voulez être prêts à temps et surtout assurer la meilleure note, celle qui vous qualifiera pour le prochain tour. Vous ne pourrez pas vous contenter d’un 8 ou d’un 9. Vous avez le devoir de majorer la présidentielle.

Pour cela, il faudra tenir fermement un seul stylo, et pourquoi pas le tenir cette fois, pour le challenge, de la main gauche.

Les signataires:

Loreleï LOISEAU, 18 ans, Villeurbanne

Grégoire MAUDUIT, 18 ans, Saint-Avertin

Anne-Elisabeth LEGROS, 18 ans, Saint Sauveur d’Aunis

Pierre BOSSELLI,  18 ans, Brie

Valentin MICHEL, 18 ans,  Charly

Margot RABILLOUD, 18 ans, Grenas

Manon GIL, 18 ans, La Rochelle

Mariam, DRAPEAU, 18 ans, La Rochelle

Joséphine ROUE, 18 ans, Saintes

Charlotte RUIZ, 18 ans, Villeurbanne

Marie, GUEDE, 18 ans, La Rochelle

La Primaire Populaire est une initiative citoyenne indépendante des partis politiques. L’élection présidentielle 2022 est cruciale pour notre avenir, l’objectif de la Primaire Populaire est de permettre aux citoyens et citoyennes de faire émerger une candidature de rassemblement, gagnante en 2022 autour d’un projet écologique, démocratique et social.
Une désignation citoyenne inédite, pour donner la parole à tous et toutes et redonner la main aux citoyens sur notre démocratie. Au terme d’une phase de parrainage citoyen, les 10 les plus plébiscités (5 femmes 5 hommes) seront départagés à l’automne via un vote au jugement majoritaire.
Le vote sera ouvert aux personnes de 16 ans et plus.
Pour signer l’appel de la Primaire Populaire : rendez-vous sur primairepopulaire.fr

A voir également sur Le HuffPost : Castex annonce la fin du port du masque généralisé en extérieur et la fin du couvre-feu dès dimanche

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    Planter des arbres pour le climat est mauvaise idée (si on le fait mal)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 10 June - 16:02 · 5 minutes

Les plantations d

CLIMAT- Planter des arbres est un business qui roule. Peugeot-Citroën, Toyota, Audi et une majorité des constructeurs automobiles compensent leurs émissions de carbone de la sorte. Chez Eurostar, on boise à “chaque train” qui traverse la manche. Shell cultive 5 millions d’arbres par an, rien qu’aux Pays-Bas, Enni ensemence l’équivalent de la Nouvelle-Aquitaine (8 millions d’hectares). Total injecte 90 millions d’euros dans le forestier.

Si bien qu’en 2021, il est difficile de trouver une entreprise qui n’arbore pas un bilan carbone ajusté grâce à des programmes de reforestation. Planter des arbres est un moyen peu coûteux de lutter contre le dérèglement du climat . Mais tout n’est pas vert. À outrance, cette pratique tue la biodiversité et pourrait même s’avérer contre-productive pour le climat, selon un rapport conjoint du GIEC et son équivalent pour la biodiversité, l’IPBES, publié ce jeudi 10 juin.

“Mal utilisées, la reforestation et l’afforestation peuvent détruire les écosystèmes, la biodiversité qui y vit, réduire le stockage du carbone et créer des inégalités d’accès à la nourriture”, révèle ce rapport scientifique inédit intitulé “ Biodiversité et changement climatique ” qui réunit pour la première fois les spécialistes mondiaux du climat et du vivant. Ce décloisonnement des domaines d’études était très attendu par les écologistes du monde entier qui y voient une approche capable de maximiser l’efficacité des mesures pour l’environnement.

En mesurant l’impact sur la biodiversité des solutions destinées à enrayer le réchauffement climatique (capter le CO2, ou construire des centrales d’énergie renouvelable), les chercheurs se sont aperçus que certaines activités “vertes” pouvaient noircir le tableau. Parmi les pratiques à bannir, le boisement de très vastes espaces en monoculture- c’est-à-dire avec une seule variété- ou dans des territoires inadaptés à la afforestation.

Des entreprises peu regardantes

En effet, dans la course à la compensation carbone, certaines entreprises sont peu regardantes sur les endroits où poussent leurs “crédits carbone”- ainsi nomme-t-on la transaction qui vise à compenser les émissions de CO2. “Planter dans les savanes où il n’y a pas eu d’arbres depuis des centaines d’années, c’est extrêmement néfaste pour la biodiversité et probablement pas avoir tant d’effet sur le climat qu’escompté”, s’insurge auprès du HuffPost Paul Leadley, professeur à l’université de Paris Saclay et un des leaders de l’étude.

Les zones de boisement les plus ambitieuses risquent d’entrer en compétition avec la faune et la flore déjà présentes, volant de précieuses ressources naturelles comme l’eau aux autres espèces. “Souvent, l’Eucalyptus est privilégié par les entreprises. Cette variété atteint sa maturité en 7 ans. C’est le plus rentable en termes de compensation carbone, mais il n’y a pas de miracle. Pour aller aussi vite, ces espèces boivent énormément”, s’insurge Sylvain Angerand, ingénieur forestier pour l’association écologiste Canopée.

Autre absurdité écologique: planter une seule espèce. Le rapport du Giec et de l’IPBES condamne les super-projets de la sorte. Ces plantations ne sont pas pérennes, elles sont très sensibles aux tempêtes, aux feux de forêt et aux maladies, de plus en plus fréquentes à cause du réchauffement climatique. Le comble ? “Certaines cultures utilisent des engrais et des pesticides nocifs pour les environnements”, pointe le rapport. Ainsi, les pires projets s’avèrent même contre-productifs, et empêchent la captation naturelle du CO2.

Pourtant, le business des plantations d’arbres capteur de CO2 pourrait connaître une très forte croissance dans les prochaines années. En France, l’article 38 de la future loi Climat prévoit de rendre obligatoire la compensation des émissions de gaz à effet de serre des vols intérieurs via des puits de carbone naturels.

L’arbre qui cache la forêt

Une disposition qui rend furieux certains écologistes, convaincus que la compensation carbone est un “leurre”. “Cette course à celui qui plante le plus d’arbres risque surtout d’éloigner les regards des enjeux de réductions des émissions et de changement de mode de vie”, poursuit Sylvain Angerand, ingénieur forestier pour l’association écologiste Canopée.

Ainsi, Canopée et Greenpeace se sont insurgés contre le Global Forest Summit qualifié de “Greenwashing”, dans un communiqué commun. En mars dernier, ce sommet chapeauté par Emmanuel Macron a rassemblé le gratin de l’écologie politique française et européenne  (Barbara Pompili, Pascal Canfin) et des entreprises privées (AXA ou Hennessy) déterminées à planter des arbres pour sauver la planète.

Si l’intention est louable, elle risque de ne pas suffire. “Planter des arbres pour limiter le réchauffement à 2°C (selon les objectifs de l’Accord de Paris) est peu réaliste d’un point de vue environnemental et sociétal, estiment l’IPBES et le Giec. Pour y arriver, il faudrait planter l’équivalent de presque de fois l’Inde. Une telle forêt serait un désastre écologique. ”La nature ne peut pas tout faire. La terre et l’océan font déjà beaucoup - ils absorbent près de 50 % du CO2 provenant des émissions humaines” rappelle Ana María Hernández Salgar, présidente de l’IPBES, dans un communiqué marquant la sortie de l’étude.

Selon les scientifiques, planter des arbres est surtout utile lorsque cela sert à restaurer les écosystèmes et à les préserver. “L’idée, c’est de replanter des espèces locales, de recréer les forêts qui étaient là récemment”, souligne Paul Leadley, de l’université de Paris Saclay. Et ainsi créer des cercles vertueux. Une nature qui se porte bien capture plus de CO2. “Aujourd’hui, 15% des terres et 7,5% des océans sont des zones protégées. Il faudrait plutôt que ce soit 30 à 50% de la planète qui soit concernée” renchérit Hans Otto Pörtner, co chair of the Scientific Steering Committee. Préserver la biodiversité permet de sauvegarder la captation naturelle de CO2, ainsi la biodiversité et le climat sont deux crises indissociables, qu’il faut aborder de front, conclut le rapport.

À voir également sur Le HuffPost: Cet artiste a créé une forêt de 300 arbres... dans un stade de foot

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    Au Sri Lanka, le cargo MV X-Press Pearl sombre plein de fioul

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 2 June - 14:37 · 3 minutes

ÉCOLOGIE - Après l’incendie, le naufrage. Le porte-conteneurs MV X-Press Pearl ravagé par un incendie pendant treize jours au large de Colombo a sombré ce mercredi 2 juin avec plusieurs centaines de tonnes de pétrole dans ses réservoirs menaçant d’accentuer le désastre écologique qu’il fait déjà subir aux côtes du Sri Lanka .

“Le navire court le risque imminent de sombrer”, a déclaré le porte-parole Indika de Silva, quelques heures après le début du remorquage du navire MV X-Press Pearl, immatriculé à Singapour , par la société néerlandaise Smit, afin de l’éloigner des côtes de Colombo. Un photographe de l’AFP à Sarakkuwa, juste au nord du port de Colombo, a indiqué que la poupe du navire était sous l’eau.
“La poupe du navire est sous l’eau, le niveau d’eau est au-dessus du pont”, a confirmé Indika de Silva, “le navire est en train de sombrer”.

“Lors des opérations de lutte contre l’incendie, énormément d’eau a inondé les ponts. Une grande partie de cette eau s’est écoulée à l’arrière”, avait expliqué un peu plus tôt le responsable à l’AFP. Une nappe de pétrole a été observée à proximité des plages de Negombo, haut lieu du tourisme de l’île, à environ 40 kilomètres de Colombo tandis que l’eau de mer recouvrait la poupe du navire.
Le feu s’est déclaré à bord du navire sur le point d’entrer dans le port de Colombo le 20 mai et n’a été éteint que mardi après 13 jours d’efforts internationaux, avec l’aide de garde-côtes indiens et de Smit.

Risque de marée noire

La Marine du Sri Lanka a aidé un peu plus tôt mercredi les experts de Smit à monter à bord du navire en perdition pour entamer une opération de remorquage après plusieurs tentatives avortées pendant la nuit en raison du mauvais temps. Le président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa avait ordonné son déplacement pour réduire les risques de pollution pour les côtes de l’île.

Des tonnes de petits granulés de plastique, provenant de la cargaison du MV X-Press Pearl, ont déjà recouvert 80 kilomètres du littoral de l’ouest de l’île, soit la plus grave catastrophe écologique de son histoire.  Une marée noire ne ferait qu’aggraver la situation, car le navire transporte 278 tonnes de fioul de soute et 50 tonnes de gazole dans ses réservoirs.

Selon la Marine, un navire des garde-côtes indiens sur zone est doté des équipements nécessaires pour traiter toute fuite de pétrole. Les autorités qui avaient prévu de pomper l’eau contaminée du navire avec une opération censée durer trois jours se sont résolues à l’abandonner par manque de temps. Les dommages écologiques sont en cours d’évaluation, selon la présidente de l’Autorité de protection de l’environnement marin, Dharshani Lahandapura. Elle a affirmé que c’était les pires qu’elle ait observés dans ce pays abritant l’une des plus riches biodiversités d’Asie du Sud.

Le président Rajapaksa a demandé lundi à l’Australie d’aider à cette évaluation.
Le Sri Lanka a ouvert une enquête criminelle sur l’incendie et la pollution.
Les autorités pensent que l’incendie a été provoqué par une fuite d’acide nitrique remarquée par l’équipage dès le 11 mai, bien avant que le navire n’entre dans les eaux sri-lankaises. Il devait ensuite faire route vers la Malaisie et Singapour. Les trois principaux membres de l’équipage, dont le capitaine et le chef mécanicien, tous deux de nationalité russe, devront rester sur l’île pour toute la durée de l’enquête, a indiqué la police. Leurs passeports ont été confisqués mardi sur ordre d’un tribunal.

À voir également sur Le HuffPost: Au Sri Lanka, le feu enfin éteint à bord du cargo “X-Press Pearl” à l’origine d’un désastre écologique

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    Sri Lanka: Le feu à bord du cargo "X-Press Pearl" enfin éteint

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 1 June - 14:49 · 1 minute

INTERNATIONAL - L’incendie à bord d’un cargo en perdition depuis 13 jours au large du Sri Lanka a été éteint ce mardi 1er juin grâce à une opération internationale, a indiqué la marine de ce pays, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article .

Des experts de la société danoise de sauvetages en mer SMIT sont montés à bord du “MV X-Press Pearl” et ont par ailleurs fait état d’un niveau d’eau élevé dans la salle des machines, a indiqué le porte-parole de la marine sri-lankaise Indika de Silva.

Des tonnes de granules de microplastique provenant de sa cargaison ont souillé les plages du Sri Lanka, ce qui a conduit à une interdiction de la pêche et fait craindre un désastre écologique.

Le porte-parole de la marine a déclaré que l’arrière du porte-conteneurs de 186 mètres s’était enfoncé d’environ un mètre. Il a précisé que les jets d’eau des pompiers avait été arrêtées pour éviter de nouvelles accumulations d’eau, mais que certaines zones du navire étaient encore trop chaudes pour procéder à un examen complet du bâtiment, qui a pris feu le 20 mai.

La pire catastrophe

La marine sri-lankaise a reçu des renforts des garde-côtes indiens et de remorqueurs affrétés par SMIT pour combattre les flammes, qui ont détruit la plupart des quelque 1.500 conteneurs du navire.

Le bateau, immatriculé à Singapour, transportait notamment 25 tonnes d’acide nitrique et d’autres produits chimiques, ainsi que 28 conteneurs de matières premières plastiques, dont la plupart sont tombés à la mer.

Le chef de l’Autorité de protection de l’environnement marin, Dharshani Lahandapura, a déclaré qu’ils évaluaient les dégâts écologiques, mais qu’il pensait qu’il s’agissait du “pire accident jamais survenu de son vivant”.

À voir également sur Le HuffPost: En Grèce, les pompiers luttent contre l’incendie de Geraneia, une “catastrophe écologique”

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    Fête des mères 2021: Les dessous de la production de roses en Équateur pour l’exportation - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 30 May - 05:31 · 4 minutes

<i><strong>Une plantation de roses en Équateur.</strong></i>La célébration de la fête des mères ce 30 mai est l’occasion de se pencher sur les conditions de production de roses pour l’exportation et ses impacts socio-écologiques locaux en Equateur.

FÊTE DES MÈRES —Quoi de plus commun que d’offrir un bouquet de roses pour célébrer la fête des mères ce 30 mai? Mais que se cache-t-il derrière ce beau bouquet de roses? Quelles sont les conditions de production lorsque ces fleurs proviennent de l’autre bout du monde? A-t-on même conscience de leur lieu d’origine? On répond ici à ces questions en apportant quelques éclairages et solutions pour consommer plus durable!

L’Équateur est le troisième exportateur mondial de roses , dont le prestige découle de sa situation géographique privilégiée et son microclimat favorable dans les Andes, en particulier dans les provinces de Pichincha et Cotopaxi. Ce secteur est stratégique sur le plan social en générant au moins 103 000 emplois directs et indirects, qui bénéficient surtout aux femmes. La fierté de la production de roses à grande échelle s’est notamment traduite dans le record atteint par l’Équateur en 2018 dans le Guinness pour sa pyramide contenant le plus grand nombre de fleurs au monde. La pyramide était inspirée de la culture ancestrale andine Cochasqui, mêlant tradition et modernité.

Pandémie et impact sur les populations locales

Cependant, le prestige et la fierté associés à l’agrobusiness floricole en Équateur masquent une réalité plus contrastée. Au nord de la province de Pichincha, de nombreuses tensions se manifestent du fait de l’inégale répartition des droits de l’eau entre entreprises floricoles et communautés locales et autochtones. En Équateur, on estime que 1% des unités de production agricole concentre 67% des ressources en eau, alors que les populations paysannes et autochtones, représentant 86% des usagers, ne possèdent que 13% de l’accès à ces ressources. En outre, la production industrielle de roses engendre des impacts socioécologiques considérables en termes de pollution des sols et des cours d’eau, mais aussi sur la santé des travailleurs et des habitants, du fait de l’usage de substances chimiques.

La pandémie de covid-19 est venue exacerber encore davantage ces tensions, se traduisant par la fermeture brutale de nombreux marchés d’exportation, notamment aux États-Unis et aux Pays-Bas (les deux plus gros consommateurs de roses équatoriennes), menant à la perte de nombreux emplois et aggravant la pression sur les ressources en eau et les terres causée à cause des migrations des villes vers les zones rurales.

La réduction des profits de l’industrie floricole affecte également leur soutien aux alternatives proposées par les communautés autochtones en faveur de la conservation des sources d’eau et d’une meilleure répartition des bénéfices. Mauricio Cisneros, membre de l’Institut d’Écologie et Développement des Communautés Andines ( IEDECA ), nous explique que “les entreprises floricoles justifient leur réticence à financer les initiatives communautaires pour la protection de l’eau à cause de la crise sanitaire et économique, mais imaginez dans quelle situation se trouvent les populations locales!” .

Initiatives pour un commerce équitable et durable

Malgré tout, diverses initiatives fleurissent dans la région afin de remédier aux impacts socioécologiques de l’agrobusiness floricole en proposant des alternatives basées sur le développement communautaire et une meilleure répartition et conservation des ressources en eau. Un exemple est la construction en cours du Fonds Plurinational de l’eau proposé par la Confédération du peuple Kayambi , qui vise à faire participer les industries et centres urbains au financement d’activités de conservation et de gestion des zones naturelles de haute montagne, aussi appelées páramos, qui permettent le stockage et l’approvisionnement en eau. La Confédération promeut de même le développement d’exploitations floricoles à petite échelle et durable gérées de façon communautaire pour un partage plus juste et équitable des bénéfices.

Un canal d’irrigation pour la production de roses à Tabacundo, Équateur.

D’autres initiatives locales ont vu le jour afin d’assurer les principes de traçabilité, transparence et durabilité de certaines entreprises floricoles, à travers l’usage de labels et systèmes de certification environnementale, parmi les principaux FLOREcuador Certified et Fairtrade/Max Havelaar .

Autant d’initiatives qui doivent permettre au consommateur de choisir en conscience d’acheter des roses issues du commerce équitable et produites dans des conditions durables.

Alors si vous hésitez à acheter des roses pour célébrer la fête des mères, renseignez-vous sur leur origine et leur certification, ou alors achetez tout simplement des fleurs produites par des producteurs locaux pour soutenir le commerce de proximité.

À voir également sur Le HuffPost: Voici ce qu’il y a dans les bouquets de fleurs

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    Déménager à la campagne pour l'écologie, fausse bonne idée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 26 May - 08:12 · 1 minute

HABITAT - Ah, la campagne. Douce et belle France. Avec les multiples confinements, les urbains ont fui temporairement la promiscuité et le bruit de la ville pour le grand air. Résultat? L’habitat rural n’a jamais été aussi prisé dans les mentalités, à tel point que 9 2% des Français estiment qu’il est agréable de vivre à la campagne, selon un sondage Ifop. C’est 20 points de plus qu’en 2018.

Parfois, on se dit que partir à la campagne c’est aussi faire un geste pour la planète. Adieu le goudron, vive les pissenlits. Sauf que ce n’est pas si simple. La ville, grâce à sa densité de population et à ses économies d’échelle, est plus écolo qu’il n’y paraît. Alors, quel mode de vie est le plus vert? À la campagne, quels sont les éléments qui nuisent au climat et à l’environnement? Les réponses à ces questions dans cet épisode de l’Enver(t) du décor, le podcast environnement du service sciences du HuffPost .

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