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    Nouveau gouvernement: Entre Pap Ndiaye et Jean-Michel Blanquer, le grand écart des idées

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 15:05 · 1 minute

POLITIQUE - Ce sera sans doute l’un des ministres les plus scrutés dans les mois à venir . L’historien Pap Ndiaye, spécialiste des discriminations et des minorités a pris le relais de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Education nationale, vendredi 20 mai. Un passage de flambeau qui a cristallisé l’attention des observateurs, alors que tout semble opposer les deux hommes, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

L’islamo-gauchisme, sans “aucune réalité”

Durant son mandat, l’ancien ministre de l’Éducation nationale a notamment fait de la lutte contre l”islamo-gauchisme” son cheval de bataille. “Il y a des courants islamo-gauchistes très puissants dans les secteurs de l’enseignement supérieur qui commettent des dégâts sur les esprits, ” dénonçait Jean-Michel Blanquer devant l’Assemblée nationale le 22 octobre 2020. Interrogé quelques mois plus tard sur ce terme au micro de France Inter, Pap Ndiaye balaie d’un revers de la main la pertinence de ce concept qui “ne désigne aucune réalité dans l’université.”

Sur d’autres sujets liés aux discriminations et au racisme, le même fossé semble séparer les deux hommes. En 2019, après l’interruption d’une pièce de théâtre à la Sorbonne par des militants anti-racistes dénonçant un “ blackface ”, Jean-Michel Blanquer prenait ce fait divers comme l’exemple de l’émergence d’une “autre forme de racisme”. Quelques mois plus tard, l’historien Pap Ndiaye rappelait pour sa part que “se déguiser en Noir ou se déguiser en personne asiatique, c’est quelque chose de très offensant et beaucoup d’opéras de par le monde ont déjà prohibé le blackface.” Une chose est sûre, l’ère Ndiaye ne devrait pas avoir grand chose à voir avec l’ère Blanquer.

À voir également sur le HuffPost : L’annonce du nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne

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    Pap Ndiaye nommé ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 15:33 · 4 minutes

L'universitaire Pap Ndiaye, historien et directeur du musée de l'immigration, a été nommé ministre de l'Éducation et de la Jeunesse (photo d'archive prise en mars 2021 devant le palais de la Porte dorée). L'universitaire Pap Ndiaye, historien et directeur du musée de l'immigration, a été nommé ministre de l'Éducation et de la Jeunesse (photo d'archive prise en mars 2021 devant le palais de la Porte dorée).

POLITIQUE - Un changement de taille rue de Grenelle. Après avoir vu Jean-Michel Blanquer occuper pendant cinq ans le poste de ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, un record , c’est Pap Ndiaye , universitaire de 56 ans, qui a été nommé ce vendredi 20 mai pour le remplacer au sein du premier gouvernement d’Elisabeth Borne .

Spécialiste de l’immigration et des minorités, cet historien dirigeait jusqu’à présent le musée national de l’Histoire de l’immigration, situé au palais de la Porte dorée, dans le XIIe arrondissement de Paris. Par le passé, il a enseigné à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Sciences Po Paris et aux États-Unis, où il s’est notamment intéressé à l’Histoire sociale du pays.

Né d’un père sénégalais et d’une mère française, ce Normalien est par ailleurs le frère de Marie Ndiaye , romancière qui a notamment reçu le prix Fémina en 2001 (pour “Rosie Carpe”) et le Goncourt en 2009 (pour “Trois femmes puissantes”), en plus d’être jouée de son vivant à la Comédie française, une singularité.

Dénonciation des violences policières

Au cours de sa carrière, Pap Ndiaye a publié plusieurs textes, évoquant tant le fait d’être noir en France (“La Condition noire. Essai sur une minorité française.”) que les combats pour l’égalité outre-Atlantique (“Noirs américains. En marche pour l’égalité”).

Ces dernières années, il s’est fait remarquer par un ton qui promet de détonner par rapport à celui de certains de ses collègues et même du président de la République Emmanuel Macron, s’attaquant vivement au problème des violences policières en France, notamment en assurant que cette question est loin de concerner uniquement les États-Unis. En juin 2020, il déclarait par exemple sur France Inter que “l’attitude de déni en ce qui concerne les violences policières en France est tout à fait classique, et depuis longtemps: il y aurait des violences policières aux États-Unis, mais pas en France.”

Un parcours qui lui a valu, et qui continue de lui valoir depuis sa nomination rue de Grenelle, de vives critiques de la part de l’extrême droite. Ce vendredi, du bras droit d’Éric Zemmour, Stanislas Rigault, à l’élu RN Julien Odoul , plusieurs personnalités de cette famille politique ont dénoncé le choix d’un “militant immigrationniste” cherchant à “rééduquer nos enfants” et à “déconstruire l’Histoire de France”.

Une ligne bien différente de Blanquer sur le “wokisme”

Des critiques caricaturales qui font écho à plusieurs prises de position passées de Pap Ndiaye, qui a notamment fait de l’accueil des migrants et donc de la dénonciation des violences -policières notamment- contre les minorités des combats privilégiés. Ces derniers jours, dans les colonnes de Ouest France , il dénonçait notamment le fait que “les questions d’immigrations (n’aient) pas leur place dans le récit national”, ce qui est “pourtant essentiel si l’on veut comprendre notre Histoire”.

En février 2021, après que le meurtre de George Floyd aux mains de la police à Minneapolis a ravivé le débat sur les violences contre les minorités, il fustigeait également de faux sujets, telle que les attaques contre les universitaires “woke”. “La vraie violence est bien du côté des groupes paramilitaires fascisants, et non de celui du woke”, expliquait-il chez nos confrères du Monde , sans pour autant mettre sous le tapis les “dérives bien réelles et navrantes” du woke.

Et d’ajouter, dans le même entretien, qu’il est nécessaire de prendre en compte les sujets qui mobilisent aujourd’hui la jeunesse mondiale, et qui ont été ramassés dans ce terme: “l’antiracisme”, “la lutte contre le réchauffement climatique” et la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes, à savoir “la défense des minorités sexuelles et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes”.

Une vision du monde qui tranche avec celle de Jean-Michel Blanquer, qui avait justement fait de “ l’idéologie woke ” et du “wokisme” des adversaires à combattre en bloc sans jamais entrer dans ce niveau de nuance.

À voir également sur le HuffPost : Jean-Michel Blanquer regrette “la symbolique” de ses vacances à Ibiza

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    Le système scolaire broie les enfants dys, dont le mien - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 29 April - 09:02 · 3 minutes

Chaque fois que j’évoque quoi que ce soit qui touche à l’école avec lui, ça tourne au pugilat. Il se braque, monte en pression et grimpe sur ses grands chevaux au galop. Chaque fois que j’évoque quoi que ce soit qui touche à l’école avec lui, ça tourne au pugilat. Il se braque, monte en pression et grimpe sur ses grands chevaux au galop.

TROUBLES DYS - Ce soir j’ai pété un plomb. Fondu un boulon. Cramé une durite.

Ce soir j’ai hurlé et pleuré face à mon fils de 10 ans. Parce que je suis à bout de nerfs. Parce que l’école et les devoirs sont des combats pour un enfant qui présente ces si joliment appelés “ dys ”.

L’Éducation nationale, cette implacable machine

Parce que chaque p***** de soirs c’est le même combat, le même cirque pour qu’il accepte enfin de faire ses devoirs , prendre sa douche, dîner, aller se coucher... parce qu’à chaque fois que j’évoque quoi que ce soit qui touche à l’école avec lui, ça tourne au pugilat. Il se braque, monte en pression et grimpe sur ses grands chevaux au galop.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

Alors oui, ce soir, je n’étais pas cette mère parfaite qui use de patience, de compréhension et d’abnégation. Ce soir, j’étais une folle hystérique, complètement échevelée qui hurle sur son fils qu’elle n’en peut plus. Qu’elle est fatiguée de se battre tous les jours contre lui alors qu’elle essaie de toutes ses forces et de toute son énergie de l’aider. Alors même qu’elle s’apprête à faire front face à l’implacable machine qu’est l’ Éducation nationale .

J’ai hurlé à plein poumons ma détresse et mon impuissance. Je l’ai supplié de m’aider à comprendre ce que je faisais de si mal et qui me valait tout son courroux.

Alors même qu’elle passe son temps à courir de rendez-vous en rendez-vous, un coup le psy, un coup l’orthophoniste, un coup l’ergothérapeute,... qu’elle passe ses soirées à écumer tout Internet pour trouver une pédagogie alternative, un outil qui aiderait son fils dans ses acquisitions, n’importe quoi qui lui faciliterait la vie, lui qui galère tant...

Le soir de trop

Alors oui, ce soir, c’était le soir de trop. Son agenda a volé à travers le couloir. J’ai hurlé à plein poumons ma détresse et mon impuissance. Je l’ai supplié de m’aider à comprendre ce que je faisais de si mal et qui me valait tout son courroux.

Alors oui, bien sûr, demain tout ira mieux. Et bien sûr, que je sais qu’il ne le fait pas exprès, qu’il ne comprend pas les enjeux, qu’il ne soupçonne pas l’investissement que ça demande à toute la famille. Que ça me demande à moi.

Ce soir j’ai hurlé et pleuré. Ce soir, j’ai avoué à mon fils mon impuissance et ma détresse de le voir s’en prendre à moi qui fait tant pour lui.

Ce soir, je crois que même si je n’ai pas été une mère parfaite, j’ai été une mère aimante.

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Ce témoignage, initialement publié sur le compte Instagram Crise de mère , a été reproduit sur Le HuffPost avec l’autorisation de son autrice.

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À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi il faut arrêter de voir les personnes dyslexiques comme des personnes dysfonctionnelles?

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    Après la plainte de la famille de Samuel Paty, Darmanin défend les services de l'État

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 7 April - 11:03 · 2 minutes

Hommage à Samuel Paty, le 16 octobre 2021. Hommage à Samuel Paty, le 16 octobre 2021.

JUSTICE - Au lendemain de la plainte déposée mercredi 6 avril par la famille de Samuel Paty contre “plusieurs agents du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Éducation nationale”, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré ce jeudi “comprendre” mais que l’État n’avait “pas à rougir” de son action dans cette affaire.

“Il faudra et c’est normal que l’État dise tout ce qu’il a pu faire et il n’aura pas à rougir de ce qu’il a fait”, a déclaré le ministre de l’Intérieur sur BFMTV. Auparavant, le ministre a répété “comprendre la volonté” de la famille “de connaître toute la vérité”, tout en assurant que les autorités n’ont “rien à cacher”.

Défendant les services de renseignement, il a rappelé que l’assassin de Samuel Paty, Abdoullakh Anzorov, dont le compte Twitter avait été signalé dès l’été 2020 à la plateforme Pharos, “n’était connu par aucun service de renseignement” et qu’il s’était “autoradicalisé en quelques jours”.

Gérald Darmanin a également appelé à “ne pas se tromper de cible”. “Ceux qui ont tué Samuel Paty, ce sont les islamistes radicaux”, a-t-il martelé.

La plainte déposée à Paris, et dont l’AFP a eu connaissance, cible les délits de “non-empêchement de crime et de non-assistance à personne en péril” et vise “plusieurs agents du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Éducation nationale” qui ont eu à connaître directement ou indirectement de la situation de Samuel Paty.

Quinze personnes mises en examen dans l’enquête antiterroriste

Le 16 octobre 2020, le professeur âgé de 47 ans avait été poignardé puis décapité par Abdoullakh Anzorov, réfugié russe d’origine tchétchène, tué peu après par la police.

L’homme de 18 ans, radicalisé, reprochait à l’enseignant d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la laïcité dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine.

Il avait pris connaissance de la polémique visant le professeur quelques jours plus tôt via les réseaux sociaux où des vidéos de Brahim Chnina, père d’une collégienne qui prétendait avoir assisté au cours, et du sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, avaient été diffusées.

Pour la famille, “les agents du ministère de l’Intérieur ont failli dans l’assistance à Samuel Paty”, qui “aurait dû bénéficier au minimum de la protection la plus faible”, un ou deux agents, au vu de la “menace” le visant, ce qui “l’aurait sauvé”.

Dans l’enquête antiterroriste sur l’assassinat, au moins quinze personnes sont mises en examen dans ce dossier, dont six collégiens, le père de l’adolescente et Abdelhakim Sefrioui. Les investigations pourraient être clôturées d’ici la fin 2022, selon une source proche du dossier.

À voir également sur Le HuffPost: Hommage à Samuel Paty: à Conflans-Sainte-Honorine, ils racontent pourquoi ils sont venus marcher

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    Pour assister l’éducation, la précarité n’est plus tolérable

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 March - 07:00 · 4 minutes

Le 1er décembre 2020, et souvent depuis, les assistants d

POLITIQUE - À l’heure où la situation sanitaire a mis en évidence de nombreux métiers essentiels au bon fonctionnement de la société, l’Éducation nationale a également son lot d’indispensables dont font partie les 65.000 assistants d’éducation (AED).

Ces personnels sont pourtant ceux qui vivent les situations les plus précaires tant au niveau financier, à la stabilité de leur emploi, et à la reconnaissance de leur métier au sein des établissements scolaires.

En janvier 2022, un premier pas a été franchi avec l’adoption par l’Assemblée nationale à l’initiative du groupe socialiste, d’une disposition reprise ensuite par le Sénat et intégrée à la proposition de loi visant à combattre le harcèlement scolaire, permettant la “Cdisation” de ces personnels. Ne manque plus désormais que le décret, qui tarde à arriver.

Leur reconnaissance reste insuffisante. On renvoie cette profession à la très réductrice notion de "job" et on l’associe aux étudiants boursiers se destinant aux carrières de l'enseignement. La mission qu’ils assument ne peut se voir réduite à un simple tremplin.

Tous ces agents, bien que très souvent oubliés des discours, ont reçu dernièrement les plus beaux éloqges à l’Assemblée Nationale. On a reconnu oralement leur travail et leur rôle, ils ont été qualifiés d’irremplaçables, dans l’accompagnement des élèves, que ce soit individuellement ou collectivement. Leur métier a ainsi été présenté comme une des clefs de voûte de l’institution.

Ce sont les premières et les premiers au contact des élèves. Ils les aident, les écoutent, les conseillent, les accompagnent dans tous les moments en dehors du cadre fermé de la salle de classe, dans tous les moments de ce qu’on appelle la vie scolaire.

Les AED aiment leur métier, ils veulent continuer à l’exercer, malgré la faiblesse de leur rémunération. C’est avec passion qu’ils travaillent dans les établissements scolaires, liés par des contrats précaires et éphémères que le code de l’éducation restreignait jusqu’à peu à une période de six ans.

Un métier à part entière

Auprès des élèves, les AED sont tour à tour diplomates, gardiens de la paix, psychologues, soutiens scolaires, encadrants, animateurs, conseillers d’orientation, assistants sociaux, éducateurs. Auprès des CPE, ils ont un rôle fondamental, notamment dans la gestion des absences, des transferts de responsabilité, des heures de retenue, du courrier, des dossiers scolaires...

Auprès des enseignants, des équipes administratives et médico-sociales, les AED font un travail de secrétaires, de standardistes, d’agents d’accueil, de concierges, de coursiers, d’archivistes, de sentinelles pour détecter les problèmes familiaux, sociaux, alimentaires, d’absentéisme, d’addiction, de harcèlement, de violence, de détresse... Les AED collaborent ainsi quotidiennement avec l’ensemble des personnels des établissements scolaires.

Ils sont aussi les premiers interlocuteurs des parents d’élèves, qui s’adressent en premier lieu à la vie scolaire pour tout ce qui concerne le quotidien de leur enfant dans l’établissement.

Il est nécessaire que la place des AED aux côtés des équipes éducatives soit enfin pérennisée et reconnue d’égal à égal.

Pourtant, leur reconnaissance reste insuffisante. On renvoie cette profession à la très réductrice notion de “job” et on l’associe aux étudiants boursiers se destinant aux carrières de l’enseignement, ce qui ne correspond plus à la réalité alors que moins de 30% d’entre eux sont étudiants.. Par la diversité des tâches essentielles qu’ils effectuent chaque jour, la mission qu’ils assument ne peut se voir réduite à un simple tremplin vers les métiers de l’enseignement.

Pour une reconnaissance au-delà des mots

Il est nécessaire que la place des AED aux côtés des équipes éducatives soit enfin pérennisée et reconnue d’égal à égal. Pour continuer à accompagner tous les moments de vie scolaire. Pour construire et participer aux projets éducatifs. Pour continuer d’assurer un cadre propice à l’éducation.

C’est pourquoi, plus que jamais, les AED réclament une véritable reconnaissance de leur travail par l’intégration au sein de l’institution. Le caractère limité de leurs contrats, en plus de les enfermer dans la précarité et de les exposer à l’arbitraire, ne leur permet pas de continuer à participer à ce vivier démocratique qu’est l’école.

Nous appelons à ce que le décret permettant la mise en place rapide de ces contrats soit le fruit d’une véritable concertation avec les personnes concernées et les parlementaires qui ont été à l’origine de cette avancée. En dépit de nos nombreuses sollicitations auprès du ministre de l’éducation nationale et plus de deux semaines après promulgation de la loi, ce  décret  n’a toujours pas été publié sans que nous n’en connaissions les raisons, suscitant la crainte que ces personnels ne puissent pas bénéficier de ce droit nouveau.

La possibilité de signer un CDI a pourtant fait naître un formidable espoir chez des milliers d’AED en réelle souffrance de devoir quitter leurs établissements dans quelques mois.

C’est une première pierre dans la construction d’un métier à part entière, à partir de laquelle un véritable statut devra être créé permettant ainsi aux AED de contribuer à l’éducation  émancipatrice pour tous les élèves

À voir également sur Le HuffPost: Handicap: ces AESH épuisées d’être “maintenues dans la précarité”

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    Covid-19 à l'école: Le pic semble passé à la veille des vacances scolaires

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 4 February - 11:00 · 2 minutes

Dans les écoles, les contaminations recensées sont en baisse de 28% en une semaine (photo d

CORONAVIRUS - Le protocole sanitaire dans les écoles sera-t-il allégé zone par zone à la rentrée? À la veille des vacances de février, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer , s’est montré optimiste sur la situation des écoles face au Covid-19 , ce vendredi 4 février, au micro de Sud Radio . Selon lui, “la tendance va dans le bon sens”.

Le ministre a, en effet, annoncé que 16.836 classes sont actuellement fermées, contre plus de 21.000 la semaine dernière , soit une baisse de 20%. Et 410.000 cas de Covid ont été recensés chez les élèves sur 7 jours cumulés contre 572.000 contaminations la semaine dernière, soit une baisse de 28%. Parmi le personnel des écoles, le ministre observe une même tendance à la baisse, avec 26.798 contaminations, soit 2,23% des personnels (35.000 il y a une semaine).

Les contaminations et fermetures de classes restent à un niveau élevé mais marquent une “petite tendance baissière” qui “nous met dans une forme de confiance vers une normalisation”, a résumé Jean-Michel Blanquer.

Cette “perspective de baisse nous conduit à penser à un allègement” du protocole sanitaire après les vacances d’hiver qui démarrent samedi (dans la zone B) et s’achèvent le 7 mars (zone C). Les décisions pourraient être annoncées après une réunion ce mardi 8 février avec les syndicats et les autorités sanitaires, a-t-il ajouté, sans préciser la nature des mesures.

“On a fait le pire dans cette vague”

Interrogé sur la fin du port du masque dans les classes, il a estimé qu’on “n’en pas là” même si c’est “désirable”. “Est-ce qu’on sera en mesure de le faire dès le retour des vacances de février? Je n’en suis vraiment pas sûr”, a commenté le ministre.

“Si les chiffres se confirment, je souhaite qu’on puisse donner de la visibilité au retour des vacances scolaires pour chaque zone sur l’allégement du protocole scolaire”, avait déjà évoqué Emmanuel Macron dans une interview accordée à La Voix du Nord , le 1er février. Reconnaissant que “les reproches sur l’envoi tardif des protocoles scolaires étaient justifiés”, le chef de l’État a déclaré qu’“il faut désormais (...) anticiper [les règles à l’école] avant les retours de la première zone”.

Cet espoir dans les écoles reflète le léger mieux aussi observé dans la population générale. Jeudi, interrogé sur BFMTV, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait indiqué qu’“ on a fait le pire dans cette vague ”. “Vu la dynamique épidémique actuelle, il est probable que [la fin du pass vaccinal] soit bien avant le mois de juillet, avait-il avancé. Sauf s’il y a une mauvaise nouvelle.”

À voir également sur Le HuffPost: L’intégralité des annonces de Jean Castex et Olivier Véran sur la levée des restrictions

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    Jean-Michel Blanquer parle de ses relations avec Olivier Véran sur fond de Covid

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 30 January - 11:22 · 3 minutes

POLITIQUE - Jean-Michel Euphémisme. Invité de l’émission On est en direct , sur France 2 , le ministre de l’Éducation nationale a évoqué de petites divergences de vues avec son collègue à la Santé , samedi 29 janvier, quelques jours après que la presse s’est fait le relais d’un vif moment de tensions entre les deux hommes à l’Élysée.

“Êtes-vous toujours d’accord l’un et l’autre?”, lui a notamment demandé Laurent Ruquier en insistant à plusieurs reprises sur le rôle d’ Olivier Véran dans les différents protocoles sanitaires mis en place dans la société. Réponse de Jean-Michel Blanquer , comme vous pouvez le voir ci-dessous : “Non, bien sûr que non. Il arrive très fréquemment que l’on ait des désaccords, c’est normal.”

Et le locataire de la rue de Grenelle de confirmer, sur le fond, que son collègue est sans doute moins attaché que lui à la fameuse politique de “l’école ouverte” quoi qu’il en coûte.

Le ministre de la Santé n’est pas le seul à se montrer réservé quant au sujet de l’école ouverte . Dans un avis publié jeudi 20 janvier, le Conseil scientifique pointait la “circulation très active du virus dans les écoles” comme le facteur responsable de “la reprise épidémique” mi-janvier, avant d’atténuer les responsabilités dans une mise à jour publiée une heure plus tard. Jean-François Delfraissy et ses collègues continuent, en revanche, de plaider pour un “dépistage itératif”, à rebours de ce qui est fait actuellement avec le “dépistage réactionnel” dans les établissements scolaires.

“Cela fait deux ans, il y eu des sujets de tous ordres. J’ai toujours été, on le sait bien, très en faveur de l’école ouverte”, a ainsi poursuivi le ministre de l’Education nationale, avant d’être coupé dans son élan par Léa Salamé: “et lui moins?” Réplique diplomatique: “Un peu moins. Mais il a quand même beaucoup été en appui pour que ce soit le cas, simplement on a parfois des critères différents et c’est normal.”

Des tensions au conseil des ministres

De quoi lever, un peu, le voile sur les crispations qui ont parcouru le Conseil des ministres du 12 janvier dernier. Car si la relation entre les deux hommes est “normale”, à en croire les mots utilisés par Jean-Michel Blanquer sur France 2, la tension monte parfois d’un cran... même dans les salons feutrés de l’Elysée.

Ce jour là, le ministre de l’Éducation a foncé “visiblement très énervé” et “très remonté” vers son collègue pour lui faire une série de reproches, selon les récits de plusieurs médias. Les raisons de cette colère? Jean-Michel Blanquer estimait que le manque de soutien du gouvernement, a fortiori de son collègue à la Santé, alimentait les critiques dont il est l’objet, dans la rue ou à l’Assemblée nationale, à propos du protocole sanitaire ubuesque dans les écoles.

“Il parle à Olivier Véran de façon confuse d’un article évoquant leur conflit” lors d’une réunion de travail, racontait un témoin de la scène au Parisien . Confirmation d’un ministre: “C’était très chaud”. Une interpellation à laquelle le ministre de la Santé aurait répondu du tac-au-tac, ”Écoute, Jean-Michel, il faut que tu te calmes, il faut qu’on fasse bloc. Il faut qu’on tienne bon dans la tempête médiatique, mais il faut se calmer”.

À voir également sur Le HuffPost: Le sosie de Jean-Michel Blanquer a ambiancé la manif des profs

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    Le sosie de Jean-Michel Blanquer a ambiancé la manif des profs

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 27 January - 16:22 · 2 minutes

Ce jeudi 27 janvier, le sosie du ministre de l

POLITQUE - “Jean-Michel Àpeuprès” en chair et en os. Lors de la mobilisation interprofessionnelle ce jeudi 27 janvier, le sosie de Jean-Michel Blanquer a fait la joie des manifestants, toujours très remontés contre le ministre de l’Éducation nationale.

Depuis ses vacances à Ibiza, d’où il a annoncé le protocole sanitaire à la veille de la rentrée, Jean-Michel Blanquer cristallise plus que jamais les tensions . Pour la troisième semaine consécutive, les personnels de l’éducation ont battu le pavé ce jeudi, rejoints cette fois par d’autres secteurs. Mais pas question d’oublier le ministre de l’Éducation nationale et son séjour sur l’île espagnole.

Dans le cortège, un groupe de manifestants en tenue de plage a mis l’ambiance sur une musique de soirée. Parmi eux, le sosie de Jean-Michel Blanquer, en chemise blanche, cravate, veste de costume... et short de bain, comme le montrent ces images de notre journaliste sur place.

Ce n’est pas la première que le sosie en question sévit. Une semaine auparavant, il s’était fait remarquer devant le ministère rue de Grenelle , lors d’un happening organisé par des élus et militants écolos.

Le sosie de Blanquer est conseiller EELV à Paris

Ce n’est pas un hasard. Nour Durand-Raucher de son vrai nom est conseiller EELV à la mairie de Paris depuis 2020, en charge des affaires sociales, raconte Le Parisien . Il est engagé au sein du parti écologiste depuis 2017 et proche de Julien Bayou.

“Il se fait vanner depuis un bout de temps sur sa ressemblance. C’est assez savoureux, c’est génial! Mais je crois qu’il prend son rôle de délégué à la sécurité à cœur. Il est tout jeune élu, on a presque le même âge. Il gagne à être connu et il se fera un visage pour d’autres raisons que ses pas de danse”, assure d’ailleurs le secrétaire national des Verts au quotidien.

Le grand public ne l’a découvert que très récemment. Mais comme il l’a raconté sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC le 25 janvier “ses copains le vannent depuis 5 ans”, c’est-à-dire depuis la nomination de Blanquer au ministère.

Nour Durand-Raucher a choisi pour l’instant de se servir de sa ressemblance avec le ministre pour servir son parti politique. “On utilise les armes de notre époque pour se faire entendre: le buzz”, confie-t-il au Parisien . Mais il ne veut pas non plus “harceler” le vrai Jean-Michel Blanquer et s’arrêtera donc quand il le faudra.

Après une première mobilisation réussie le 13 janvier, la deuxième journée d’action des enseignants une semaine plus tard avait été moins suivie. Pour cette troisième manifestation, le mot d’ordre avait été élargi, avec la hausse des salaires et la question du pouvoir d’achat comme revendications principales .

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